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30 octobre 2014 4 30 /10 /octobre /2014 17:55
  1. Débats
Guillaume Perrault

LE FIGARO. - Comment expliquez-vous le pessimisme des Français aujourd’hui ?

Valéry GISCARD D’ESTAING. - L’autorité politique est affaiblie. Les dirigeants français ne s’occupent pas vraiment de l’avenir et ne s’intéressent plus au passé. Par exemple, existe-t-il une proposition de la France en faveur d’une organisation fédérative de l’Europe? Et pourquoi avoir oublié de commémorer en 2014 les neuf cents ans de la bataille fondatrice de la France à Bouvines, dont la date était connue jusqu’à une période récente par tous les écoliers et tous les enseignants de France ?

L’avenir économique de notre pays paraît bouché. L’outil institutionnel européen n’est guère performant. Pendant ce temps, la Chine et, dans une moindre mesure, l’Inde poursuivent leur rattrapage. Ces deux nations s’affirment comme des concurrents économiques redoutables. Pour autant, je suis convaincu que le déclin de la France n’est en rien irréversible.

La dette publique dépasse désormais 2 000 milliards d’euros…

Depuis dix ans, la France, comme tous les pays de l’Europe latine, s’est laissée aller au dévergondage budgétaire, c’est-à-dire à l’abandon de toute discipline en matière de comptes publics. Autrefois, les États étaient tenus par la peur de la dévaluation, qui était impopulaire. Depuis la création de l’euro, beaucoup considèrent qu’ils peuvent accumuler les déficits sans en supporter les conséquences ! Les déficits, en effet, n’ont plus de conséquences immédiates sur la monnaie, mais des conséquences invisibles et à moyen terme sur la dette. L’opinion ne les mesure pas. Elle croit qu’il existe un Trésor caché qui payera la dette ! Pourtant, en France, les intérêts de la dette coûtent chaque année 48 milliards aux contribuables. C’est une lourde menace pour l’avenir. Aujourd’hui, nous sommes protégés par des taux d’intérêt très bas, mais c’est provisoire. La Fed a annoncé son intention de relever ses taux d’intérêt dès que la conjoncture le permettra, probablement dans les dix-huit mois à venir. Le changement de la politique monétaire américaine aura des conséquences sur les taux d’intérêt exigés par les créanciers de l’État français.

Ce jour-là, notre pays risque de se retrouver dans la situation qu’a connue la Grèce. Les pouvoirs publics seront conduits à demander l’aide du FMI.

Le pacte de stabilité concourt-il à la très faible croissance de la France ?

Nos engagements européens ne sont pas responsables de l’atonie de la croissance. Cette situation nous incombe entièrement, alors que nous en faisons grief aux autres. En 2012, la France a confirmé solennellement son engagement de respecter les 3 % de déficits publics. Le Parlement a autorisé la ratification de cet accord. Bien sûr, nous pouvons, une fois encore, demander à Bruxelles un délai. Mais ce choix de facilité revient à réclamer le droit de continuer à se surendetter.

En réalité, il est impossible de retrouver une croissance forte dans une économie où les dépenses publiques absorbent 57 % du PIB ! C’est la clé de tout !

Convenez que les Français nourrissent malgré tout un grand scepticisme envers les institutions européennes…

Une idée reçue voudrait que les Français rejettent la construction européenne. C’est inexact ! Les Français sont insatisfaits des institutions européennes telles qu’elles fonctionnent aujourd’hui, ce qui est tout différent, et je partage leur sentiment. Leur désenchantement est logique. Aucune réforme sérieuse n’a été menée à bien pour adapter les institutions imaginées pour les six pays fondateurs du traité de Rome à un ensemble qui compte aujourd’hui vingt-huit membres. Les commissaires européens sont trop nombreux. Chaque État présente le commissaire européen de sa nationalité comme son avocat à Bruxelles. Or, la Commission européenne, garante de l’intérêt général européen, n’a aucun compte à rendre aux États membres ! Le Conseil européen, pour sa part, créé à mon initiative en 1974, connaît un affaiblissement coupable. À l’époque, il réunissait neuf chefs d’État et de gouvernement, sans aucun collaborateur à leurs côtés. Aujourd’hui, chacun des vingt-huit chefs d’État et de gouvernement arrive au Conseil européen avec une délégation. On compte maintenant plus de cent participants présents dans la salle à chaque rencontre ! Comment voulez-vous avoir des échanges de fond dans ces conditions et aboutir à des décisions nettes ? Pour tout arranger, en juin 2012, le Parlement européen a arraché au Conseil européen son pouvoir de décision dans le processus de désignation du président de la Commission. C’est un coup porté à l’équilibre institutionnel voulu par Jean Monnet.

Comment interprétez-vous le résultat des Européennes de juin, qui ont vu les listes de Marine Le Pen arriver en tête ?

Le succès du Front national aux européennes traduit la force du vote de protestation. En réalité, le mécanisme de l’Europe à vingt-huit a été disloqué avec le non français au référendum de 2005. Pour autant, les sondages l’attestent : une grande majorité de nos compatriotes ne veut en aucun cas abandonner l’euro ! Nous devons prendre appui sur ce soutien de l’opinion pour retrouver le fil du projet européen initial avec ceux qui, parmi nos voisins, le veulent bien. Et en laissant les autres vivre leur vie.

Qu’entendez-vous par là ?

Il existe désormais, sur le continent européen, deux projets politiques différents qui connaîtront inéluctablement des évolutions divergentes. Le premier est celui d’une grande zone de liberté commerciale comprenant des facilités de circulation et d’échange. Londres, en particulier, défend ce projet. Les Britanniques ne consentiront à rester dans l’Union européenne que s’ils parviennent à imposer à Bruxelles de restituer aux États membres certaines des compétences qu’elle exerce aujourd’hui. En outre, ces partisans d’une Europe réduite à une grande zone de liberté commerciale militent pour de nouveaux élargissements vers des États de moins en moins européens. À leur initiative, Bruxelles, activement soutenue par Washington, poursuit de manière quasi clandestine des négociations avec la Turquie et des contacts avec l’Ukraine. La majorité des Vingt-Huit soutient ces élargissements, que désapprouvent la France et l’Allemagne. Or, ces élargissements à des pays de plus en plus hétérogènes affaibliraient l’identité de l’Union et feraient perdre toute signification à la « citoyenneté européenne ».

Que doivent faire la France et l’Allemagne, selon vous ?

L’autre projet pour l’Europe, que je défends avec mon ami Helmut Schmidt, consiste à approfondir l’intégration européenne, dans la fidélité historique au projet de Robert Schuman et Jean Monnet, en faisant de la zone euro un ensemble économiquement intégré. Il sera ainsi d’une force comparable aux grandes puissances que sont les États-Unis et la Chine, capable de maintenir l’emploi et de porter ses valeurs culturelles et sociales. En 1957, le traité de Rome a institué un marché commun, qui s’est mué en marché unique, qui a appelé ensuite une monnaie commune. L’euro, chacun le sait, ne se concevait pas sans une politique économique unifiée. Or, cette dernière étape n’a pas été accomplie. Le temps est donc venu de l’instituer entre les pays disposés à aller de l’avant. C’est le seul moyen de dessiner un avenir qui corresponde aux attentes des Français.

Qui ferait partie de cette union approfondie ?

Les six pays fondateurs de 1957 (France, Allemagne, Benelux, Italie), l’Espagne, le Portugal, l’Autriche et, le moment venu, la Pologne. La participation de l’Irlande et de la Finlande peut être envisagée. Ces douze États constitueraient un ensemble homogène que nous appellerons « Europa ». Son objectif est de compléter l’euro par une union budgétaire et fiscale, dotée à terme d’un Trésor public commun et d’un mécanisme de solidarité financière.

Vaste programme ! N’est-ce pas utopique ?

En aucun cas : nous avons déjà fait le plus dur en créant l’euro. L’idée est simple. Lorsque vous prenez le Thalys à Paris pour vous rendre à Bruxelles, vous ne savez pas quand vous traversez la frontière entre la France et la Belgique. Pourtant, dans cet espace sans frontières intérieures, des fiscalités très différentes coexistent. Ça ne peut plus durer ! Il faut qu’un entrepreneur puisse créer de l’activité lundi à Munich, mercredi à Milan, vendredi à Barcelone, en sachant que les impôts y seront identiques - hormis les impôts locaux. Ainsi sera mis en place un espace homogène de créativité économique. Cette réforme permettra de surmonter les blocages dont notre pays souffre tant. La jeunesse française en sera la première bénéficiaire. Elle pourra plus aisément déployer ses talents dans tout l’espace européen ! Ce sera une liberté nouvelle pour entreprendre et créer au service d’une économie renouant avec la croissance.

Voilà qui est séduisant, mais comment s’y prendre concrètement ?

Au plan technique, il n’y a rien d’insurmontable. Les directeurs respectifs des administrations fiscales des pays concernés se réuniront pour définir les caractéristiques d’un « bon impôt européen » en matière d’impôt sur le revenu, d’impôt sur les sociétés et de taxation du patrimoine. L’idéal serait une courbe progressive à pente faible. La réduction des disparités d’assiette et de taux peut commencer très vite et être étalée sur une quinzaine d’années. C’est possible sans modifier les traités, par un simple accord des chefs d’État et de gouvernement. Une même monnaie, les mêmes impôts : une fois cette unification réalisée, l’opinion n’acceptera plus qu’on revienne en arrière. Lors de la prochaine élection présidentielle, on ne pourra pas échapper à ce débat…

On va crier à la mort de la souveraineté nationale !

L’intérêt de la fédération d’États-nations que je défends, c’est au contraire que de très nombreuses compétences - santé, éducation, logement, protection sociale, culture, défense - resteront du ressort des États membres. À terme, un mécanisme de solidarité financière entre les États d’Europa, à l’image du dispositif en vigueur en Allemagne depuis 1949, permettra aussi de garantir une certaine homogénéité des ressources sur l’ensemble de leur territoire. Si les besoins d’endettement se rapprochent, il deviendra possible d’émettre des emprunts publics communs de la zone euro par le Trésor public d’Europa. Les États d’Europa conserveront le droit d’emprunter sous leur seule signature, mais ces emprunts seront alors dépourvus de tout caractère européen et ne sauraient faire appel à la solidarité des ressources de la zone.

Comment assurer le contrôle démocratique de ces institutions ?

Des institutions distinctes des Vingt-Huit - un directoire élisant un président et des vice-présidents - prendraient des décisions selon le principe de la double majorité (majorité des États membres représentant 60 % de la population d’Europa). Aucun des pays de cette union renforcée ne pourrait invoquer un droit de veto. Ce directoire serait assisté d’un Congrès des peuples d’Europa, composé pour un tiers de députés européens élus dans Europa et pour deux tiers de parlementaires nationaux. Un tel projet n’est pas très difficile à réaliser.

Lorsque vous étiez élève à l’ENA, votre promotion avait choisi comme nom « Europe ». On peut dire que vous avez de la suite dans les idées…

Je suis convaincu depuis toujours qu’il faut constituer une fédération d’États-nations de la taille de nos grands concurrents - les États-Unis, la Chine - et la doter d’une forte unité de fonctionnement pour défendre ses intérêts, mais aussi son progrès social et sa culture. Le morcellement ne nous protégera pas ! Avec mon ami Helmut Schmidt, si nous avions trente ans de moins, nous nous passionnerions pour ce projet. Et notre rêve est si ardent que nous avons la présomption de croire que nous réussirions à le réaliser. Nous transmettons le flambeau à la jeunesse. Il n’est pas de projet plus exaltant pour elle. Puisse-t-il l’aider à surmonter le pessimisme qui étreint aujourd’hui la France !

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29 octobre 2014 3 29 /10 /octobre /2014 22:34

FIGAROVOX/ENTRETIEN - Au-delà du cas personnel du secrétaire général de la CGT, l'affaire Lepaon révèle la face sombre du syndicalisme français. Le décryptage de Jean-Luc Touly, auteur de Syndicats - Corruption, dérives, trahisons.


Jean-Luc Touly est conseiller régional d'Île-de-France. Il a notamment écrit «L'Argent noir des syndicats», avec Roger Lenglet et Christophe Mongermont, (Fayard, 2008) et «Syndicats - Corruption, dérives, trahisons», avec Roger Lenglet, (éditions First, 2013)


FigaroVox: La CGT aurait déboursé 130.000 euros pour la rénovation de l'appartement de fonction de son secrétaire général, Thierry Lepaon. Cela vous étonne-t-il? Ce genre de pratiques est-il vraiment inédit?

Jean-Luc TOULY: La contradiction flagrante des dirigeants syndicaux que révèle cette affaire ne m'étonne aucunement. On pourrait citer un nombre incalculable de dérives semblables des individus, des organisations syndicales, des fédérations, des confédérations, des comités d'entreprise… On pourrait parler des frais de fonctionnement injustifiés, du Comité d'entreprise d'Air France, d'EDF, de la SNCF de Lyon, où les syndicats ont été condamnés. Les scandales sont légion.

Les hauts responsables syndicaux, en fin de carrière, sont souvent nominés dans des postes élevés, bien payés, dans des autorités étatiques ou privées.

Evidemment, faire payer la CGT entre 130000€ et 150000€ de travaux pour Thierry Lepaon est scandaleux, d'autant plus que les syndicats sont encore financés entre les 2/3 et les 3/4 par les entreprises ou l'Etat: ce sont donc les cotisations et les subventions de l'Etat qui, indirectement, ont payé le logement! Le manque de transparence des syndicats et leur système anti-démocratique conduisent systématiquement à des dérives. Ces informations ont d'ailleurs probablement été transmises par des adhérents de la CGT, choqués par cette découverte. Il existe ainsi des poches de résistance au sein même de l'organisation, qui dénoncent ces pratiques et ce côté occulte qui détruisent la confiance envers les syndicats. J'ai été moi-même membre de la CGT pendant 30 ans, avant de rejoindre FO, et j'ai bien vu que la dénonciation n'est jamais facile dans ces organisations: elle entraîne pressions, perte de mandat syndical voire perte de l'emploi dans certains cas!

Au-delà du cas de Thierry Le Paon, cela révèle-t-il un problème plus large de corruption au sein de la CGT? Quel est l'ampleur de celle-ci aujourd'hui?

Je pourrais vous parler de nombreux cas! Les hauts responsables syndicaux, en fin de carrière, sont souvent nommés à des postes élevés, bien payés, dans des autorités étatiques ou privées. Bernard Thibault a ainsi été élu en juin dernier administrateur du Bureau International du Travail, à Genève, avec l'aide de François Hollande. Les grandes entreprises peuvent faire de même: le directeur de cabinet de Thibault, Bernard Saincy, a été par exemple nommé à un haut poste chez GDF-Suez, après avoir quitté la CGT. Ces nominations sont des cadeaux accordés aux dirigeants syndicaux pour services rendus ; or, quels services rendent-ils vraiment? Je n'irais pas jusqu'à parler de méthodes mafieuses, mais les secrets et l'opacité de ces nominations posent problème…

Les syndicats reçoivent des sommes colossales, versées notamment par les entreprises, qui achètent ce faisant une sorte de paix sociale: les organisations leur sont dès lors redevables. On comprend très vite l'ambiguïté de leur action: d'un côté, ils appellent à manifester ; de l'autre, ils maintiennent des relations très étroites avec les patrons…

Ce nouveau scandale va venir alimenter la détestation du syndicat. Le véritable problème est celui de la transparence, de l'indépendance. Comment faire confiance à ses représentants si ceux-ci ne sont pas francs?

Le scandale de L'UIMM a révélé que des patrons «fluidifiaient les relations sociales». Les pouvoirs économiques, voire politiques, neutralisent-ils les syndicats?

On a parlé du cumul chez les politiques, mais le même problème existe chez les syndicalistes !

Evidemment: pour faire passer ses réformes, parfois difficiles ou impopulaires, le gouvernement a besoin de l'appui des syndicats. En cas de refus, il les menacera de faire passer une loi pour plus de transparence dans leur organisation et leur financement, loi qui sera ensuite très vite laissée de côté. En réalité, derrière les oppositions de façades, les syndicats travaillent main dans la main avec le patronat et l'Etat. L'exemple de Perruchot me paraît parlant: ce parlementaire avait dénoncé un certain nombre de dérives et de scandales en 2011, et avait préparé un rapport explosif. Cependant, il n'a jamais été publié, car personne n'avait intérêt à ce qu'il soit rendu public.

Dans mon travail, j'essaie de transférer à mes collègues mon expérience du syndicalisme. Toutefois, j'ai le plus grand mal à leur faire comprendre que les personnes à la tête de ces organisations sont choyés par les dirigeants de l'entreprise, dans le plus grand secret. Les salariés sentent quand même un certain malaise, et ne comprennent pas le cumul des mandats chez ces représentants. On a parlé du cumul chez les politiques, mais le même problème existe chez les syndicalistes! Certains sont en poste depuis 20 ans, 30 ans, et resteront pour une durée indéterminée.

Dans ce contexte, faut-il s'étonner que ces derniers soient relativement passifs face à certaines réformes du gouvernement?

C'est ce que j'ai essayé de montrer dans mes livres. Les patrons, par exemple, cherchent à s'attirer les bonnes grâces des syndicats, pensant qu'ils vont ainsi contrôler les travailleurs ; or, il n'en est rien, pour la simple et bonne raison que les syndicats ne représentent plus les salariés! Leur rôle, aujourd'hui, se cantonne à gérer le comité d'entreprise, les activités sociales et culturelles. Ils sont devenus des prestataires de services, de voyages.

Le syndicalisme, rendu aveugle par ses œillères, ne se rend pas assez compte de cet état de fait, se met à dos les consommateurs, et s'enferme peu à peu dans ses intérêts propres, sans considérations extérieures.

Les syndicats ne se battent plus pour les intérêts des employés ; et, plus grave encore, ils se focalisent sur leur entreprise, sur leurs salariés, sans considération pour les citoyens, les consommateurs à l'extérieur de leur travail. La coupure, entre ces deux instances est donc bien installée. Prenons un exemple: lorsque des salariés, dans le secteur des transports, font grève, ils sont eux-mêmes touchés par leur mouvement, mais ils affectent également - et même surtout - la vie des utilisateurs des transports en commun. Le syndicalisme, rendu aveugle par ses œillères, ne se rend pas assez compte de cet état de fait, se met à dos les consommateurs, et s'enferme peu à peu dans ses intérêts propres, sans considérations extérieures.

De plus, les syndicats ne peuvent plus rester enfermés dans des oppositions de principe. Par exemple, plutôt que de refuser catégoriquement le travail le dimanche, mieux vaut en parler, poser le problème et essayer de trouver une solution: c'est ce que les travailleurs, et notamment les jeunes, attendent d'un syndicalisme intelligent. Or, la situation actuelle ne correspond nullement à cette vision.

Cela explique-t-il également la désyndicalisation massive de la France?

Les syndicats ont fait une erreur en poussant leurs adhérents à voter pour la gauche, en 1981. Ils espéraient que l'alternative politique allait régler les problèmes des Français ; on connaît la suite. Or, en appelant à voter pour un parti, ils ont perdu leur indépendance politique, et la confiance des Français.

Pour l'instant, les syndiqués n'osent pas, ou très rarement, dénoncer ces abus. Ils ont peur, et connaissent les conséquences potentielles en cas de critiques.

A mon sens, la chute des syndicats est partie de là. Les autres éléments, que nous avons évoqués précédemment, participent du même mouvement de désaffection, de méfiance. Nous avons toujours besoin de syndicats prêts à se battre pour les travailleurs ; pour l'instant cependant, aucun ne remplit ce rôle.

Le seul moyen d'améliorer la situation viendrait d'un engagement des politiques, qui doivent absolument prendre cette affaire au sérieux, et instaurer un certain nombre de règles: transparence, limitation du cumul des mandats des dirigeants syndicaux, voire obligation de publier son patrimoine. Je suis en parfaite harmonie avec l'analyse et les remèdes du rapport Perruchot.

Pour l'instant, les syndiqués n'osent pas, ou très rarement, dénoncer ces abus. Ils ont peur, et connaissent les conséquences potentielles en cas de critiques: perte du mandat syndical, perte de l'emploi, pressions, dépression nerveuse. Certains cas, dont je pourrais vous parler, ont mal fini. Les syndicalistes se comportent en cela comme des patrons voyous. Les journalistes, en dénonçant ces abus, ont également un rôle essentiel dans ce processus. A terme, si les scandales sont révélés et que les médias en parlent, les syndicats devront forcément changer leur organisation. Plus nous attendons, toutefois, plus la transition sera difficile.

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Published by voxpop - dans La France en résistance
28 octobre 2014 2 28 /10 /octobre /2014 18:56
Lefigaro.fr           

L'enquête sur la mort de Rémi Fraisse, dimanche sur le site du barrage contesté du Tarn, privilégie ainsi la thèse d'un décès dû à une grenade offensive, du type de celles utilisées par les gendarmes, selon le procureur d'Albi.

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27 octobre 2014 1 27 /10 /octobre /2014 20:58

 

 

FIGAROVOX/HUMEUR - Fleur Pellerin n'a pas été capable de citer une oeuvre de Patrick Modiano, prix Nobel de littérature. L'écrivain Christian Combaz n'en revient toujours pas.


Christian Combaz est écrivain et essayiste. Son dernier livre, «Gens de Campagnol», est paru en 2012 chez Flammarion. Lire également ses chroniques sur son blog.


Chère Fleur,

Comme écrivain je n'avais déjà guère d'illusions quant à l'intérêt que vous portez à la littérature, mais le fait que vous ayez été incapable, il y a quelques heures de répondre à la question «quel est votre livre préféré de Patrick Modiano?» achève de me convaincre que vous n'êtes pas à votre place rue de Valois. Quand la journaliste qui vous interrogeait, stupéfaite, vous a fait remarquer que c'était étonnant tout de même, vous avez répondu que vous n'aviez «guère le temps de lire depuis deux ans», c'est à dire vraiment n'importe quoi. Son étonnement ne concernait pas le temps que vous étiez en mesure de consacrer à la lecture depuis deux ans, mais celui que vous employez au service de la France depuis six semaines.

Le contenu des livres, pour vous, c'est de l'enfantillage, du pittoresque, du secondaire.

Quand on est chargé de la promotion de la culture française, le matin où l'on apprend que Patrick Modiano a décroché le prix Nobel, on tape son nom sur Wikipédia à l'heure du café. Dans l'ascenseur on se fait résumer Villa Triste. On demande un dossier de presse avant dix heures et demie. N'importe quel cadre commercial à qui l'on vient d'annoncer l'obtention d'un nouveau marché se rue sur les informations du tribunal de commerce. La ministre de la culture, en recevant un coup de fil de chez Gallimard, serait donc incapable de bachoter son sujet une demi-heure avant que les caméras ne débarquent? Evidemment non. Vous n'en êtes pas incapable. Vous avez seulement mieux à faire. Le contenu des livres, pour vous, c'est de l'enfantillage, du pittoresque, du secondaire. L'art pour vous, ce sont des textes de loi, des décrets, des budgets à attribuer, vous venez de l'avouer ingénument sur Canal Plus avec cette espèce de dédain navré des gens qui sont occupés de choses sérieuses, et qui répondent «si vous croyez que j'ai le temps!».

Chère Fleur, je me demande de quoi vous avez bien pu parler, lors de votre déjeuner avec votre hôte nouvellement couronné, si vous n'avez rien lu de lui. (En outre, quand on le connaît, on se doute qu'il n'a pas dû être excessivement bavard à table).

Le scandale est que vous n'ayez pas saisi cette chance pour prononcer un discours intelligent sur la sensibilité littéraire de la France, sur l'importance que revêt la littérature dans la vie sociale de notre pays. Et la raison pour laquelle vous ne l'avez pas fait, c'est que vous en ignorez tout.

Tant de fois pour ma part, avant d'aller dîner chez un écrivain, avant d'aller au théâtre sur une aimable invitation de l'auteur, j'ai commandé un ouvrage ou consulté des articles, la veille, pour rafraîchir ma mémoire à leur sujet. Je ne suis pas ministre, je suis simplement poli. Vous semblez illustrer qu'il y a incompatibilité entre les deux mais passe encore après tout. Même si une impolitesse commise au nom de l'Etat est une impolitesse au carré, on peut toujours pardonner une bourde personnelle. Le problème est que vous n'étiez pas en mesure, à l'occasion de cet événement, de promouvoir l'image de la France à l'étranger, au moment où elle est si souvent écornée dans d'autres domaines. Le scandale est que vous n'ayez pas saisi cette chance pour prononcer un discours intelligent, que le monde entier aurait écouté, sur la sensibilité littéraire de la France, sur l'importance que revêt la littérature dans la vie sociale de notre pays. Et la raison pour laquelle vous ne l'avez pas fait, c'est que vous en ignorez tout.

Alors ce n'est pas à vous, finalement, que j'en veux mais à ceux qui ont placé votre ignorance, si banale, si consternante, au gouvernail parce qu'elle ressemblait à la leur . A mon avis, dès ce soir, Manuel Valls et François Hollande vont consulter Wikipédia sur Modiano.

Votre mésaventure aura au moins servi à cela.

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27 octobre 2014 1 27 /10 /octobre /2014 14:12

 

 

Par

À la une du Point.fr

 

Marylise Lebranchu, ministre de l'Injustice sociale

Le Point - Publié le 27/10/2014 à 06:38 - Modifié le 27/10/2014 à 09:11

600 000 familles vont voir leurs allocations familiales amputées. Mais pas les fonctionnaires, qui ne sont pas concernés par ce coup de rabot. Explications.

   

Elle est ministre de la Fonction publique depuis l'arrivée de François Hollande à l'Élysée. On ne parle pas d'elle. Elle ne se fait jamais remarquer et ne fait d'ombre à personne. Même si elle est copine avec Martine Aubry, il ne lui viendrait pas à l'idée de critiquer son Premier ministre, encore moins son président, ni en public ni en privé. Et c'est exactement ce qu'on attend d'elle : pas de vagues, pas d'épines, pas de chocs !

C'est qu'elle est la patronne des fonctionnaires français, les derniers bataillons de l'armée Hollande,

une classe sociale unique au monde qui bénéficie d'avantages incomparables, hors du commun et absolument intangibles qui ne peuvent évoluer que dans un seul sens : toujours plus !


Ainsi de cette question des allocations familiales qui vont être largement réduites pour les familles aisées déclarant fiscalement plus de 6 000 euros par mois. Six cent mille familles seront concernées, paraît-il, et on leur amputera 50 à 75 % de leurs prestations familiales. Reniant ainsi toutes leurs théories soi-disant "sacrées",

les socialistes ont rompu avec deux principes fondamentaux

qui étaient jusqu'alors gravés dans le marbre :

"l'universalité" des allocations familiales -

elles sont indépendantes des revenus des parents et ne varient qu'en fonction du nombre des enfants -

et la non-rétroactivité des lois et règlements.

Or, cette mesure concernera les enfants déjà nés et s'appliquera donc à une population enfantine conçue bien avant par des parents qui n'imaginaient pas qu'une pareille punition soit possible.

Double peine

Marisol Touraine, la ministre des Affaires sociales et de la Santé, responsable de la Sécurité sociale, avait d'abord déclaré qu'une telle entorse aux "grands principes républicains" était impossible, avant de s'y trouver contrainte par François Hollande, puis de jurer qu'en tout état de cause elle ne pourrait s'appliquer qu'aux enfants à naître. Double méprise. Double bêtise pour la ministre. Et double peine pour les familles concernées. On pourrait évidemment trouver que ces familles "riches" qui font des enfants n'ont pas de raisons majeures de se plaindre, ayant largement les moyens de les élever. Sauf que, connaissant l'imagination de Bercy quand on lui ouvre de nouvelles portes, on sait comment ça commence, jamais comment ça peut finir...

Quittons Marisol et revenons à Marylise pour constater une nouvelle fois que

ses fonctionnaires chéris ne seront pas concernés par ces mesures scélérates,

car pour déclarer un minimum de 6 000 euros mensuels, en net fiscal, il faut bénéficier d'un salaire d'au moins 125 000 euros brut par an, et les fonctionnaires qui arrivent à ces niveaux de rémunération empilent généralement des primes dont beaucoup ne sont pas fiscalisables. Ce minimum de 6 000 euros avait été clairement mis au point à Bercy pour que, justement, même les hauts fonctionnaires ne soient pas touchés.

En outre, il faut savoir que les fonctionnaires des trois fonctions publiques (État, hôpitaux, collectivités locales) bénéficient d'un "supplément familial de traitement",

le SFT, un bonus qui vient s'ajouter à leurs "allocs",

et là, nous sommes au coeur d'un véritable scandale.

Double injustice

Voyons cela de plus près :

le montant de ce SFT est non seulement fonction du nombre d'enfants mais aussi proportionnel au salaire, avec des minima et des maxima.

Plus vous êtes payé, plus vous touchez !

Ainsi, pour trois enfants, ce bonus, payé mensuellement, sera au minimum de 2 200 euros par an pour les salaires supérieurs à 2 100 euros, et au maximum de 3 370 euros par an pour les salaires supérieurs à 3 320 euros. Soit, grosso modo, un mois de salaire qui vient s'ajouter aux allocations familiales ! Pour quatre enfants, le bonus annuel est porté à 3 730 euros dans le premier cas et à 5 800 euros dans le second. Au-delà, par enfant supplémentaire, on ajoute 1 560 et 2 450 euros. Ces chiffres sont tirés d'une solide étude parue le 21 octobre dans le journal L'Opinion.

Voilà donc encore une belle usine à gaz, discrète et doublement injuste en ce qu'elle ne bénéficie qu'aux fonctionnaires et favorise les mieux payés d'entre eux.  La Cour des comptes ne s'y est pas trompée, qui dénonce régulièrement cette double anormalité depuis 2007 sans que rien ne change... D'autant que le coût de cette libéralité à sens unique est assez monstrueux : 2,3 milliards d'euros par an, somme à rapprocher des 800 millions d'euros d'"économies" recherchées en cisaillant les allocations des familles nombreuses aisées du privé, lesquelles ont déjà eu à subir la baisse du quotient familial ainsi que tous les impôts ajoutés dernièrement par le fiscaliste en chef qui occupe l'Élysée.

Ponction publique

Marisol a donc été désavouée deux fois par son président et, depuis lors, on ne l'entend plus. Quant à Marylise, elle a fait savoir de son côté que ce "supplément de traitement" réservé à ses chers fonctionnaires représentait "un acquis ancien" et que "ce dossier n'(était) pas ouvert". D'ailleurs, Marylise a d'autres chats à fouetter. Elle vient d'ouvrir avec ses syndicats de la fonction publique des négociations sur "les parcours professionnels, les carrières et les rémunérations". Elle aurait pu proposer à François Hollande de faire participer ses fonctionnaires à l'effort de "justice sociale" qui a servi de justification au coup de rabot sur les allocs des hauts revenus du privé, mais elle ne l'a pas fait.

Cette fois, c'est clair :

la ségrégation sociale au profit des fonctionnaires,

basée sur l'inégalité, est confirmée et amplifiée.

Ils sont déjà mieux payés que dans le privé,

travaillent moins,

bénéficient d'avantages et de privilèges exclusifs,

partent à la retraite plus tôt avec de meilleures pensions

et détiennent de plus durant toute leur vie professionnelle

un véritable trésor, la sécurité et la garantie de l'emploi.

C'est à se demander s'il ne faudrait pas changer la dénomination du ministère de Marylise Lebranchu, pour l'appeler au choix "ministère de la Ponction publique" ou "ministère de l'Injustice sociale et de l'Inégalité ", ce qu'il est très exactement devenu aujourd'hui.

 

 

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Published by voxpop - dans La France en résistance
27 octobre 2014 1 27 /10 /octobre /2014 09:16

Chers lecteurs,

 

Depuis près de 3 mois nous subissons une invasion publicitaire fort désagréable à l'initiative de l'hébergeur de notre blog.

Pour mettre un terme à cette situation nous avons décidé de louer notre nom de domaine.

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22 octobre 2014 3 22 /10 /octobre /2014 09:00

Bd Voltaire

Le 18 octobre dernier, c’est en grandes pompes que le maire UMP de Rochefort a décidé d’honorer l’événement. Le maire a invité son prédécesseur socialiste. Tous deux se dressent derrière le ruban républicain, comme s’il s’agissait d’un monument public. Le maire prononce son petit discours duquel on retiendra ceci : « Vous pourrez toujours compter sur ma présence à vos côtés pour défendre votre vision de l’islam de France et de Rochefort tournée vers la tolérance. »

Il ne s’agissait même pas de l’inauguration de la mosquée (cela avait été fait en 2012), il s’agissait seulement d’en célébrer l’extension.

Ce qu’il y a de terrible, avec l’UMP et le PS c’est que ces deux partis politiques, par leur pusillanimité, donnent le sentiment de jouer le rôle principal dans la destruction de notre civilisation. Ce qui vient de se passer à Rochefort en est l’illustration et s’inscrit à la suite d’un processus mis en place il y a une quinzaine d’années dans cette sous-préfecture de 25.000 habitants.

Rochefort, ce n’est ni Marseille ni Roubaix. Rochefort, c’est une petite ville de Charente-Maritime. Il y a 20 ans, elle ignorait encore tout des conséquences de l’immigration islamique. En 2001, changement de majorité. Les socialistes prennent la mairie. Ils font alors ce que font toutes les mairies de gauche (et malheureusement certaines de droite) : ils paupérisent la ville croyant se créer un électorat. Ils multiplient les logements sociaux dont les portes s’ouvrent largement à une population venue du Maghreb et du Moyen-Orient. Dans les rues, sur le marché, les femmes voilées apparaissent et, d’année en année, se multiplient à l’envi.

En conséquence, le maire met à la disposition des musulmans un terrain de 1.160 m2. Comme un peu partout en France, il le fait en contournant la loi du 9 décembre 1905, par le biais d’un bail emphytéotique de 99 ans dont le loyer est de 50 € par an. Les fidèles se chargent de la construction et du financement. L’opposition UMP avalise le projet selon la sacro-sainte formule sarkozienne : « Mieux vaut que l’islam s’exprime à ciel ouvert plutôt que dans les caves », comme si ça devait changer quelque chose.

Mars 2014 : le socialiste sortant, 80 ans, ne se représente pas. L’UMP l’emporte. Pour les musulmans, rien ne change. Comme ils sont de plus en plus nombreux, leur mosquée, inaugurée en 2012, ne suffit déjà plus. Ils sollicitent le nouvel élu pour un permis de construire permettant une extension
de 170 m2 dans laquelle seront dispensés des cours d’arabe et de soutien scolaire. Il leur est accordé en juillet dernier.

Et nous, nous posons ces questions à ce maire UMP :

Peut-il nous dire ce que le ruban républicain faisait là ? Peut-il nous dire en quoi la ville de Rochefort devait s’associer à la cérémonie célébrant l’extension de la mosquée, autrement dit l’expansion de l’islam ? Peut-il nous dire s’il souhaite que l’islam continue son expansion en France, au point de devenir bientôt majoritaire ? Enfin, peut-il nous dire s’il a l’intention de faire dans la principale église de la ville, en pleine décrépitude, les travaux que son prédécesseur n’a jamais voulu faire ?

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22 octobre 2014 3 22 /10 /octobre /2014 08:47

Bd Voltaire

 

 

Dans la rubrique « Société » de Valeurs actuelles du 9 octobre figurait la photo d’une énième maman éplorée fixant l’objectif, portrait de sa jeune fille en bandoulière : Assia, 15 ans, fugueuse candidate au djihad. Selon le magazine, au cours des derniers mois, les cas d’interceptions d’adolescents tentant de rejoindre la Syrie « se sont multipliés ».

L’islamologue Rachid Benzine souligne que l’État islamique est « nourri par un sentiment profond et ancien d’humiliation des peuples arabes par l’Occident » ainsi que « la mémoire des croisades », « des entreprises coloniales [...] en passant par la guerre d’Algérie ». Et si les familles françaises concernées masquaient, cultivaient en leur sein, en lieu et place d’une légitime et sincère affection pour notre pays, un ressentiment suffisamment sourd pour alimenter l’étrange épidémie djihadiste touchant leur juvénile progéniture ?

Peu après les crimes commis par Merah, il fallut que la sœur de ce dernier soit piégée en caméra cachée par son autre frère, Abdelkader, pour que soit mis au jour son admiration pour ces crimes. Suite à une enquête pour apologie du terrorisme, elle avait ensuite condamné ces meurtres. Aujourd’hui, elle semble être partie, peut-être en Syrie, où son mari serait déjà : double langage, autrement dit valeur des mots égale à zéro.

L’on ferait bien de s’interroger en haut lieu, plutôt que de se perdre en conjectures sur des histoires de perte de repères communes – paraît-il – à toutes les jeunesses du monde, quel type d’environnement, d’arrière-plan familial peut inciter une gamine française de 15 ans à s’enfuir non pas pour rejoindre la fiesta prohibée du samedi soir, mais une région du monde où – de notoriété publique – l’on décapite au couteau des Occidentaux infidèles.

Typiquement un truc d’adolescent… Tellement français, également… Et encore plus judéo-chrétien, pour sûr…

Ils seraient des centaines à l’échelle de l’Europe. Jean-Pierre Perrin note pourtant que « c’est dans la nature des califats : ils se doivent d’être en expansion. C’est la condition qui, autrefois, leur permettait d’aimanter sans cesse de nouveaux candidats pour la guerre sainte », dit-il. Le journaliste ne précise toutefois pas en quoi, « autrefois » comme de nos jours, cette « guerre sainte » se distingue du « vrai» islam (vous savez, l’islam de paix et d’amour).

C’est contre toute attente du génial peintre Nicolas de Staël que parvient un témoignage non moins stupéfiant, quoique très ancien. En 1935, à l’âge de 21 ans, le futur grand peintre se trouve au Maroc, d’où il écrit à son tuteur : « Un très grand mouvement nationaliste, dont Hitler est le prophète, prend vraiment de l’envergure là-bas et dans toute l’Afrique, je pense. Mouvement raciste avec cette haine des juifs qu’ils ont tout le temps. Cela s’amplifie encore par le renouveau de toute la religion de l’islam. Dans quelques années, nous assisterons à une véritable croisade contre les blancs. »

Churchill, dans ses mémoires, fit cette observation étrange à propos de Mein Kampf : « C’était le Coran de la foi nouvelle et de la guerre future, ampoulé, verbeux, informe, mais chargé d’un lourd message. »

Churchill, de Staël : un duo de racistes islamophobes incultes comme seul l’Occident en produit, au grand dam (ou pour la profonde jouissance, l’on ne sait plus) d’Edwy Plenel ? Et si, au final, notre duo avait raison ? Assia et sa maman habitent bien en France. Mais est-on sûr que la France habite en elles ?

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21 octobre 2014 2 21 /10 /octobre /2014 07:57

Lepoint.fr

Source AFP

 

Huit Français sur dix pensent que François Hollande n'est pas un bon président de la République et plus de six sur dix que Manuel Valls n'est pas un bon Premier ministre, selon un baromètre Odoxa pour L'Express, la Presse quotidienne régionale et France Inter diffusé mardi. À la question de savoir s'ils diraient que François Hollande est un bon président de la République, 80 % des personnes interrogées ont répondu "non" et 20 % "oui", au vu de ce nouveau baromètre. Si une quasi-totalité (98 %) des sympathisants de droite ont affiché un jugement négatif, les sympathisants de gauche sont apparus divisés (51 % portant un jugement négatif, 49 % positif).

Priés aussi de dire si Manuel Valls est un bon Premier ministre, 61 % des sondés ont répondu par la négative, tandis que 37 % ont dit "oui" et 2 % ne se sont pas prononcés. Alors que 79 % des sympathisants de droite ont exprimé un avis négatif à son égard, cela a été le cas de moins de la moitié des sympathisants de gauche (40 %), au vu de l'enquête Odoxa.

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20 octobre 2014 1 20 /10 /octobre /2014 18:49

Le Figaro.fr

EXCLUSIF - Sondage : à mi-mandat, la rupture entre Hollande et les Français

Voilà une mi-quinquennat très préoccupante pour François Hollande. Un président contesté dans son propre camp et qui n'a de cesse de décrocher avec l'opinion. Selon notre sondage OpinionWay, seules 15 % des personnes interrogées (-2 depuis avril) se déclarent satisfaites de l'action du chef de l'Etat depuis son élection, contre 85 % (+2 depuis avril) qui se disent mécontentes.

Logiquement, 86 % des sondés ne souhaitent pas que le chef de l'Etat se représente en 2017 contre 13 % seulement qui le souhaitent.

Sans surprise, c'est sur la lutte contre le chômage que le taux de mécontentement est le plus fort (88 %). Les sondés sont aussi 86 % à se dire assez ou très mécontents quand on évoque les engagements de la campagne ou la fiscalité.

Plus inquiétant encore pour le chef de l'État : ses traits d'image sont considérés comme très mauvais. Selon notre enquête, une infime minorité de Français jugent que Hollande est à l'écoute des préoccupations des Français (18 %), dit la vérité (16 %), sait prendre des décisions difficiles (16 %), sait où il va (14 %). Alors qu'il avait fait campagne sur le rassemblement, seuls 10 % de sondés jugent, deux ans et demi après son élection, qu'il est capable de rassembler les Français.

Plus d'infos sur Le Figaro
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J'ai plus envie de me croire à Kaboul dans ma ville,

J'ai plus envie de l'incivisme, plus envie de la médiocrité comme religion, plus envie du manque d'ambition comme profession de foi.

J'ai plus envie de relativiser. >>>>