Mais où est donc le ministre de l'agriculture ?
Mais où est donc le ministre de l'agriculture ?
Bd Voltaire
Renaud Camus
Interview au JDD
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ce n’est pas l’expression Grand Remplacement qui est radicale, c’est la sinistre réalité de ce qu’elle désigne. Le Grand Remplacement n’est pas une théorie, ce n’est pas un concept, à peine une notion, moins encore un fantasme, comme dit la presse remplaciste, ou une « vision complotiste ». Plût au ciel que ce fût tout cela, et rien d’autre ! C’est ce que nos yeux constatent tous les jours et que les sociologues de cour s’acharnent à nier : le simple fait que dans nos rues, nos rames de métro, nos écoles, nos écoles maternelles et nos maternités surtout, sur des pans entiers du territoire, il y avait un peuple et que, à sa place, il y en a un ou plusieurs autres.
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Pas d'éducation , ni d'intelligence des situations, RIEN !
Le Point
Cette fois, c'est hélas confirmé : les investisseurs américains ne veulent plus de nous et ils estiment avoir de sérieux arguments.
Chaque année à la même époque, la chambre de commerce américaine en France (l'AmCham) publie les résultats de son baromètre sur le moral des investisseurs américains à partir d'une étude du cabinet de conseil Bain & Company. Pour cette quinzième étude annuelle, les résultats sont très mauvais : ils ne sont plus que 12 % à avoir une "perception positive" ("bonne" ou "excellente") de la France "par rapport à d'autres destinations d'investissement".
Quand on sait qu'ils étaient 56 % en 2011, la chute de l'image de la France est spectaculaire. L'année de l'arrivée de François Hollande à l'Élysée, ils étaient déjà tombés à 22 % en 2012. Pour être précis, ce sont les dirigeants des filiales françaises qui sont interrogés par Bain & Company sur "la perception de la France" par leur maison mère des États-Unis, les Américains étant très présents dans l'Hexagone avec 4 000 entreprises employant 440 000 salariés, comme le souligne Les Échos en date du 24 octobre.
Au chapitre des perceptions négatives ("mauvaises"), la hausse est énorme, par contrecoup, celles-ci passant de 15 % en 2011 à 34 % en 2013, pour finir à 46 % en 2014 ! Le balancier a brutalement changé de côté et les investissements américains créateurs d'emplois ont déjà commencé à chuter de 22 % en 2013, selon l'Afii, l'Agence française pour les investissements internationaux. Dernier élément significatif de cette enquête : lorsqu'il est demandé à ces dirigeants d'entreprises américaines installées en France s'ils recommanderaient la France à leurs amis américains qui souhaitent investir à l'étranger, ils ne sont plus que 2 % à nous mettre une bonne note, autant dire zéro !
Sans trop entrer dans les détails, il n'étonnera personne de sensé que les principaux problèmes soulevés par l'AmCham tournent autour de la réforme du marché du travail, de l'allégement de la fiscalité et du poids démesuré de l'administration dans l'économie. À propos du marché du travail, il faut clairement mettre au passif de notre pays l'impact outre-Atlantique d'affaires interminables de type Goodyear, de prises d'otages de cadres non condamnées ou de l'interventionnisme rétrograde de l'État dans des entreprises paraît-il "stratégiques" comme Peugeot. Sans compter les grèves fréquentes et abusives des soi-disant défenseurs du "service public" qui, en réalité, ne défendent que leurs privilèges, les moulinets maladroits et les vociférations intempestives d'un Arnaud Montebourg lorsqu'il était ministre de l'Économie, les interventions mortifères de l'inconsciente verte Cécile Duflot avec sa loi Alur sur la construction ou du marxiste borné Benoît Hamon sur les nouvelles contraintes qu'il a installées à l'encontre des entreprises quand les dirigeants veulent céder leur société. L'addition des mauvaises manières finit toujours par être présentée à la fin du repas, même et surtout en cas d'indigestion.
Pour ces deux événements et pour les deux photos-souvenirs officielles, les puissants personnages étrangers que l'État voulait séduire ont été relégués au deuxième ou au troisième rang, le premier étant occupé par François Hollande et sa brochette de ministres convoqués pour l'occasion. Aux États-Unis, lorsqu'on reçoit des invités que l'on veut honorer, on les place au premier rang sur les photos et on se met en retrait. C'est une question d'éducation et une question d'intelligence des situations, l'une et l'autre ne faisant pas partie apparemment de la boîte à outils présidentielle.
Il attend quoi ?? On attend quoi ??
Le Parisien
Un sondage* Odoxa pour RTL montre que les Français rejettent en bloc l'action du président de la République.
97 % d'entre eux estiment par exemple que François Hollande a «plutôt échoué» dans la politique de l'emploi, un chiffre qui grimpe à 100 % chez les sympathisants de droite.
Mais cela ne s'arrête pas là. 88 % des Français pensent que le président a «plutôt échoué» en matière de fiscalité et 78 % en matière de politique familiale. Pire, mêmes les sympathisants de gauche, à 55 %, désavouent François Hollande dans ce dernier domaine.
«Les Français sont quasi-unanimes à juger que son bilan est un échec total... sur tous les plans. L'unanimité est totale sur l'emploi (...) Nulle catégorie ne le sauve un tant soit peu, ses propres sympathisants étant eux aussi plus de neuf sur dix à le penser (NDLR : 94 % des sympathisants de gauche et 93 % des sympathisants socialistes diagnostiquent un échec)», analyse Gaël Sliman, président d'Odoxa.
Finalement, le seul sujet sur lequel François Hollande bénéficie au moins du soutien d'un sympathisant socialiste sur deux est le mariage pour tous. «49 % jugent que c'est un échec, autant que c'est un succès», détaille Gaël Sliman.
«Face à un tel bilan, il n'est finalement guère surprenant que les Français soient une écrasante majorité à souhaiter une rupture institutionnelle invraisemblable pour la Ve République», poursuit le président d'Odoxa en évoquant le souhait des Français de voir Manuel Valls prendre les rênes de la seconde partie du quinquennat. 71 % d'entre eux veulent le voir décider des grandes orientations économiques et sociales.
Lâché par son propre camp
«Plus difficile encore pour le chef de l'Etat, explique le président d'Odoxa, même son propre noyau dur électoral, les sympathisants socialistes, sont un sur deux à ne pas soutenir sa légitimité institutionnelle pour décider des grandes orientations du pays».
*Sondage réalisé auprès d’un échantillon de 1006 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus et interrogées par Internet les 30 et 31 octobre 2014. Méthodes des quotas.
LeParisien.fr
Guillame Roquette
GROQUETTE@LEFIGARO.FR
Jusqu’ici, la digue tenait tant bien que mal. L’Etat s’efforçait de maintenir l’école publique à l’abri du communautarisme. Parfois par la loi, quand cela s’avérait nécessaire : celle de 2004 interdisant les signes religieux à l’école, puis la circulaire Chatel de 2012 élargissant cette obligation aux parents d’élèves participant à la vie des établissements. Concrètement, les mères voilées ne pouvaient pas accompagner les sorties scolaires. Vincent Peillon quand il était ministre de l’Education nationale mais aussi Manuel Valls quand il avait la charge des cultes comme ministre de l’Intérieur avaient résisté aux pressions de toutes sortes et maintenu cette interdiction.
Ça, c’était avant. Car moins de deux mois après avoir été nommée ministre de l’Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem vient de donner satisfaction, dans la plus grande discrétion, aux activistes musulmans : désormais, les parents accompagnant des enfants dans le cadre scolaire ne sont plus soumis à la neutralité religieuse. La brèche est ouverte. Déjà, les associations contre « l’islamophobie » crient victoire et espèrent bien que la ministre ne s’arrête pas en si bon chemin. La liste des prochaines revendications est prête : le halal dans les cantines, l’autorisation des tenues couvrantes pour les filles, et, bien sûr, l’abrogation in fine de la loi de 2004.
Apparemment, Najat Vallaud-Belkacem n’en a cure. Habile, elle justifie sa décision en se réfugiant derrière le Conseil d’Etat, qui juge lui aussi que les mères voilées ne posent pas de problème. Cela ne vous rappelle rien ? Il y a vingt-cinq ans, le même Conseil estimait déjà que le port du voile islamique à l’école était compatible avec la laïcité (de même qu’il n’avait rien trouvé à redire au regroupement familial d’Africains polygames…). Où est le problème ? D’autant que la ministre de l’Education nationale prend bien soin de préciser qu’en cas de prosélytisme trop voyant, les responsables scolaires pourront réclamer aux mères « de s’abstenir de manifester leurs croyances ». Le message aux enseignants est clair : débrouillez-vous comme vous voulez avec l’islam mais ne demandez plus à l’Etat de vous soutenir. Il est interdit d’interdire.
Il y a six mois, Le Figaro avait provoqué un énorme scandale en révélant un rapport remis au Premier ministre de l’époque, Jean-Marc Ayrault, qui préconisait d’en finir avec l’intégration au nom de la lutte contre les discriminations. Les experts sollicités préconisaient d’assumer la dimension « arabe-orientale » de la France, proposaient l’enseignement d’une langue africaine au collège… et réclamaient qu’on mette fin à l’interdiction pour les mères voilées d’accompagner les sorties scolaires. A l’époque, toute la gauche au pouvoir, François Hollande en tête, avait juré ses grands dieux que ces recommandations resteraient sans lendemain. On sait désormais à quoi s’en tenir : autant les socialistes français sont mobilisés contre la violence islamiste, autant ils semblent avoir pris leur parti de l’halalisation à l’œuvre dans des territoires entiers de la République. Il est loin (1989) le temps où, comme le rappelle Eric Zemmour dans son dernier livre, Ségolène Royal signait des pétitions pour dénoncer dans le voile « le signe de l’oppression et de la contrainte exercées sur les femmes ». Désormais, l’assimilation semble devenue un gros mot, la laïcité une vieillerie tout juste bonne à em… les catholiques.
Et pendant ce temps, le communautarisme pousse ses feux à tous les étages du système éducatif. La célèbre crèche Baby-Loup, qui avait osé licencier une collaboratrice voilée, a dû quitter Chanteloup-les-Vignes, harcelée par les salafistes. A l’université, les incidents liés au respect de la laïcité se multiplient. Sur le campus de Lille 1, selon Le Monde, des étudiantes maghrébines tête nue sont accostées par des étudiants de même origine qui leur demandent pourquoi elles ne portent pas le voile. Merci, Madame la ministre.
NON à la propagande du lobby
homosexuel dans les écoles !
Voir la pétition
http://petit.io/petition/avenir-de-la-culture/stop-au-califat-lgbt-a-l-education-nationale-1
Bd Voltaire
Il est bien, Alain Juppé. Il n’est plus le gendre idéal, certes, mais l’a-t-il jamais été ? Il a cette élégance discrète, une élégance de chat, cet égoïste mammifère qui retombe toujours sur ses pattes et sait si bien ronronner et se lover au creux de son maître. Mais Alain Juppé n’a plus de maître. Sa seule allégeance, désormais, va aux dogmes qui gouvernent le monde. Lui qui, autrefois, était de droite dans ses bottes s’affirme en majesté un parfait candidat à la magistrature suprême pour quiconque pense large, à défaut de penser loin, haut et profond, en clair pense à gauche et au centre gauche en ce pays. Cette élégance discrète plaît tout autant aux descendants des grandes et antiques lignées bourgeoises pour qui tout doit changer afin que rien ne change (on connaît l’histoire) qu’aux adeptes inconditionnels de la dissolution des mœurs et de notre peuple dans un grand ensemble sans foi ni loi.
alain
Sa parole, très légèrement colorée d’un accent que l’on entend au bord de la Garonne à l’ombre des beaux hôtels particuliers, fait couler un flot ample et rassurant qui n’a plus rien à voir avec le torrent impétueux et menaçant de ses débuts en politique, flot qui s’en va mourir langoureusement dans l’océan des bonnes intentions. Bref, on boit ses paroles comme les meilleurs crus bourgeois, sans modération, d’autant que le millésime est fort respectable. Pour autant, ce vin est-il charpenté ? Oui, si l’on considère que l’ambition personnelle et l’orgueil structurent toute action politique. Rien de bien original, en somme. De ce tonneau on a bu et on boira sans doute encore longtemps.
Alors, pourquoi un tel engouement si on veut bien aller au-delà de la rassurante élégance du personnage ? Et si, au fond, Alain Juppé n’était pas d’une certaine façon la garantie que tout va pouvoir continuer comme avant ou à peu près comme avant. « À peu près comme avant » : tout est là, au reste. Les Français ne sont-ils pas en train d’acheter en Juppé une certaine tentation de Venise, tentation dont il fit un livre, on se souvient, en un moment de découragement où il faillit tout laisser tomber ? Notre peuple tout entier n’est-il pas aujourd’hui dans cette même configuration psychologique ?
Avec ce vieux sage, la fête continuerait comme avant, ou à peu près comme avant, alors même que les vieux palais s’enfoncent chaque jour un peu plus dans la mer, que les barbaresques menacent de débarquer toujours plus nombreux sur la place Saint-Marc – mais n’est-ce pas une heureuse occasion, si l’on en croit notre nouveau Montaigne ou Montesquieu, l’on ne sait – et que la classe patricienne n’a plus aucune prise sur le peuple car elle en a perdu l’affection, la confiance et le respect. On se dit que sous les masques de carnaval, on pourra continuer à se mentir, à mentir aux autres, à se délecter aussi d’une décadence qui est une forme d’élégance, quand on y songe un peu.
Avec Juppé, les hommes pourront toujours se marier avec les hommes, les femmes avec les femmes et on ne s’interdira pas toutes sortes d’autres choses dans cette fuite en avant et surtout dans les profondeurs de la lagune. En même temps, avec Juppé, on retrouvera un peu de crédibilité, de stature, d’honorabilité qui siéent à une vieille République, le temps des bouffons normaux ou anormaux semblant révolu. Et puis, par-dessus tout, Juppé serait le seul à pouvoir barrer la route à ceux qui ont des manières si rugueuses et prétendent incongrûment rétablir le pays dans sa souveraineté pleine et entière.
Voila, c’est cela, Alain Juppé : une certaine tentation de Venise offerte aux Français. À moins qu’entre-temps, l’égoïsme de l’âge l’emportant sur l’orgueil de l’animal politique, le vieux sage ne préfère se la garder pour lui tout seul, cette tentation. Il aurait raison : pour lui-même et pour la France.
CHOISIR
LA FRANCE
J'ai plus envie de me croire à Kaboul dans ma ville,
J'ai plus envie de l'incivisme, plus envie de la médiocrité comme religion, plus envie du manque d'ambition comme profession de foi.
J'ai plus envie de relativiser. >>>>