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21 novembre 2013 4 21 /11 /novembre /2013 07:23

Bd Voltaire

Gabrielle Cluzel

 

L’affaire du « tueur fou » est en en train de trouver son épilogue. L’auteur présumé des fusillades dans les locaux de Libération et devant la Société Générale, le preneur d’otage des Champs-Elysées a été retrouvé dans un parking de Bois-Colombes et confondu par son ADN. Il s’agit d’Abdelhakim Dekhar, alias « Toumi », 49 ans, condamné en 1998 à quatre ans de prison pour association de malfaiteurs et complicité de vol à mains armées dans l’affaire Rey-Maupin, un braquage en région parisienne remontant à 1994, au cours duquel cinq personnes, dont trois policiers, avaient trouvé la mort.

À ceux qui s’étonnent qu’il n’ait pas été identifié plus tôt, le criminologue Xavier Raufer répond : « L’ADN de “Toumi”, déjà condamné, n’était probablement pas répertoriée car la France n’est pas en pointe dans ce domaine et n’a commencé que récemment à constituer ses bases de données… »

La fusillade de l’époque avait marqué les esprits, dit-on, par sa violence et par la jeunesse de ses auteurs. Dans un article datant de 1996, Libération décrit « Toumi » avant les faits : « Avec son son k-way et son sac à dos, l’Algérien tourne en banlieue depuis des années. Squatt, concerts, manifs, réunions, guerre du Golfe, mouvement anti-CIP, soutien aux Maliens de Vincennes, Toumi est partout. » C’est ainsi qu’il croise le chemin de ses deux jeunes complices « Florence Rey et Audry Maupin, étudiant en philo à Nanterre et sympathisant des Scalp (Sections carrément anti-Le Pen) ». Plus tard, au cours du procès, Toumi soutiendra mordicus faire partie de la sécurité militaire algérienne et être chargé par le gouvernement algérien d’infiltrer l’extrême gauche française, en relation avec des réseaux islamistes.

Bref, si je synthétise, avant de le faire passer pour un lecteur de Minute, il y a quand même du boulot. Car cela n’avait échappé à personne, depuis la fusillade à Libération, et tandis que l’on poursuivait ce « trentenaire au type européen » (sic), les esprits éclairés — point du tout échaudés par l’affaire Merah, ça alors, il ne manquerait plus que ça —, avaient posé leur diagnostic : André Gattolin, sénateur écologiste et ancien dirigeant de Libération, quoique reconnaissant « ignorer encore ce qui a pu déboucher sur un tel drame » affirmait que ce dernier semblait cependant « renvoyer aux violentes crispations qui parcourent la société; des crispations qui en viennent à menacer, à travers [Libération] et la presse en général, un pilier de la démocratie ».

De son côté, David Assouline, porte-parole du PS, voyait que tout cela intervenait « dans un moment où notre société vit un climat de violence insupportable ». Jean-Michel Baylet, président du PRG, lui, évoquait un « contexte actuel marqué par une multiplication des attaques contre les valeurs républicaines ». Mais la palme revient à Caroline Fourest, qui, au moins avec le mérite de la franchise, n’avait pas tourné autour du pot : « La plus grande responsabilité, aujourd’hui, est à droite, où l’absence de complexe et la surenchère ont libéré une parole mortifère. »

Bon, ben les gars, je crois que c’est encore raté. On annule la grande scène du II, vous pouvez ranger le matériel. Mais pas trop loin, hein, ça peut resservir bientôt. Et cette fois, pour le tweet « Putain je suis dégoûté que ce soit pas un nazi », qui s’y colle ?

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20 novembre 2013 3 20 /11 /novembre /2013 23:24

Le Salon Beige

20 novembre 2013

Déposée à l'assemblée :

"M. Jacques Bompard attire l'attention de M. le ministre de l'intérieur sur l'attaque de l'Eglise de Saint Nicolas du Chardonnet le 17 novembre dernier. Celle-ci a été commise pendant une messe dominicale hautement symbolique pour les fidèles et par ailleurs constitutive de l'identité française depuis des milliers d'années. Des projectiles ont été jetés alors que de jeunes enfants se trouvaient dans l'assemblée. Les médias n'ont pas jugé utile de souligner l'évènement mais nombre de catholiques s'attendent à une réaction du ministère qui ne vient pas. Cette agression s'est déroulée dans un climat de christianophobie délétère qui tend nombre de croyants alors que des journalistes et autres personnages publics se sont fendus de déclarations notoirement haineuses sans jamais avoir été inquiétés par la justice. Par ailleurs de nombreux cimetières et lieux de cultes chrétiens sont pris pour cible par des groupes extrémistes sur le motif de la haine de l'Autre et de l'intolérance. Il n'est pas normal que les chrétiens de France se sentent retranchés du reste de la communauté nationale. Ils ont le sentiment de ne pas bénéficier de la même protection et de la même sollicitude des autorités que les autres communautés religieuses quand leurs lieux de culte sont attaqués ou leur foi mise à l'Index. Monsieur Jacques Bompard demande à M. le ministre de l'intérieur si son intérêt est circonscrit aux synagogues et aux mosquées ou s'il compte enfin prendre la mesure de la christianophobie ambiante qui règne en France."

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20 novembre 2013 3 20 /11 /novembre /2013 08:52

Bd Voltaire

Marie Delarue

L’école, responsable du chômage des jeunes ?

 

 

La France, autrefois, dispensait à ses jeunes un excellent enseignement professionnel. Jusqu’aux dernières décennies du siècle dernier, Paris – et particulièrement les XVIIIe et XIXe arrondissement – disposait des lycées techniques les plus performants et les entreprises faisaient la queue pour embaucher les jeunes à la sortie.

Tout cela, c’était avant le « collège unique », « les territoires perdus de la République » et les rêves bafoués d’égalité des chances. On sait ce qu’il est advenu de nos enthousiasmes soixante-huitards : faute de pouvoir mettre tout le monde à Polytechnique, on a mis tout le monde au chômage. C’est l’égalité de la malchance.

Le 12 novembre, François Hollande recevait ses homologues européens pour parler – justement – du chômage des jeunes de moins de 25 ans : 7,7 % en Allemagne, 25,9 % chez nous. Une Allemagne qui fait toujours la part belle à l’apprentissage. Huit jours après, on apprend par un sondage OpinionWay que « 62 % des professeurs de collège estiment que l’entreprise est un lieu d’exploitation. » On a bien dit « collège », c’est-à-dire des gens qui s’adressent à des gamins âgés de 11 à 15 ans. Bien malléables. Frais et dispos pour être formatés, le crâne bourré de la certitude que « les termes épanouissement et convivialité » n’ont pas droit de cité dans l’univers du travail, que c’est un épouvantable « monde de compétition » que « 90 % des professeurs de collège [l']associent au stress » et où il est bien sûr impossible de trouver un sens heureux à l’existence. De même, nous dit-on, « 66 % des professeurs de collège pensent que la discrimination est répandue dans l’entreprise. »

Qui s’étonnera, après cela, que des gamins envoyés dans des filières techniques comme des bêtes à l’abattoir refusent de se lever le matin pour apprendre à bosser ?

On peut aussi se poser la question : ces enseignants du collège qui dénigrent l’entreprise, qu’en connaissent-ils au juste ? Passés de l’école à la fac et de la fac à l’école, que savent-ils du verbe « entreprendre » ? Et si leur vision funeste n’était que le reflet du seul monde qu’ils connaissent, celui d’une Éducation nationale sclérosée, dépassée, déphasée, qui ne laisse aucune place au mérite ou à l’initiative ?

Enfin, un autre chiffre pour rapprocher ces deux mondes : 16 % de la population active française éprouve aujourd’hui des difficultés à lire et à écrire (étude réalisée en 2011). Plus de 2,5 millions d’adultes (soit 7 %) sont illettrés, dont la moitié et c’est tant mieux pour eux – ont malgré tout un emploi. Moins dramatique mais sérieusement handicapant pour l’entreprise tellement honnie des enseignants, de nombreux salariés – y compris des cadres supérieurs – ont une maîtrise de la langue écrite très approximative. Des jeunes bardés de diplômes ont « d’invraisemblables lacunes en orthographe ». « Nous recevons des candidatures de jeunes HEC criblées de fautes, c’est effarant », confiait récemment la responsable d’un cabinet de recrutement. « Même des quadras, à des niveaux de responsabilité élevés, commettent des erreurs dignes d’un élève du primaire. »

De ce fait, et devant l’ampleur du désastre, de plus en plus d’entreprises – Bouygues, La Poste, la Société générale, etc. – proposent « une aide » aux employés dont elles constatent les lacunes abyssales. Et « pour ne pas heurter leur amour-propre en parlant d’orthographe », on leur propose pudiquement des stages de « technique usuelle de communication ».

Nos professeurs de collège ont-ils quelque chose à dire là-dessus ?

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20 novembre 2013 3 20 /11 /novembre /2013 08:18

Le blog de Philippe Bilger

Extrait ;

 

 

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19 novembre 2013 2 19 /11 /novembre /2013 08:05

Bd Voltaire

Eric Zemmour

 

Crise de régime, crise de société ou révolution : selon vous, sommes-nous en 1958, 1968 ou 1788 ?

Ce n’est pas une crise de régime car le régime est la dernière protection de François Hollande. Une crise de société ? Oui, mais pas seulement. C’est bien plus que cela. Nous sommes en fait dans la conjugaison d’une quadruple crise :

Une crise économique d’abord, c’est-à-dire une crise de l’austérité, de l’euro et de la mondialisation qui se fait au détriment de l’Europe.
Une crise sociale car ce sont les pauvres des pays riches qui entretiennent les riches des pays pauvres et, évidemment, il y a de plus en plus de pauvres dans les pays riches…
Une crise sociétale parce que la société supporte de moins en moins la tyrannie de l’idéologie soixante-huitarde.
Une crise ethnique enfin, puisque la diversité qui devait être une chance pour la France pousse aujourd’hui les gens à se séparer et ils se voient de moins en moins un destin commun.

Cette quadruple crise a pour conséquence une crise de confiance car on a trop de désaccords : on est en guerre civile larvée. C’est d’ailleurs une constante de la France. D’où la violence, d’où l’ultime tentative des élites bien-pensantes de culpabiliser la France avec ses campagnes sur le racisme qui visent à nous faire croire que nous sommes dans les années 30 alors qu’en réalité, s’il y avait une comparaison historique à émettre, nous sommes plus près de 1913 (pour la crise du libre-échange et de ses contradictions) ou à la veille des guerres des religions…

C’est compliqué car nous sommes dans un mélange, une sorte de fin de cycles… Une sorte de guerre civile larvée.

Qui pourrait aboutir à ?

 

À une vraie guerre civile ! Je l’écrivais déjà dans Mélancolie française

. La violence monte en France : on est le seul pays d’Europe à être aussi violent !

Qui pourrait aboutir à ?

À une vraie guerre civile ! Je l’écrivais déjà dans Mélancolie française. La violence monte en France : on est le seul pays d’Europe à être aussi violent !

On a l’impression que les autorités sont à la fois aveugles et qu’elles ne veulent pas voir cet état de fait… De toutes façons, elles ne peuvent rien faire. Car finalement, c’est Einstein qui a raison : « On ne résout pas les problèmes avec les modes de pensée qui les ont engendrés. »

 

 

 

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18 novembre 2013 1 18 /11 /novembre /2013 08:19

Bd Voltaire

Le philosophe athée vient de déclarer, sur Arte, que la France était chrétienne. Il ne veut donc pas qu’on change le nom de Noël pour le transformer en « fête de fin d’année ». Il n’a pas davantage envie qu’on empêche les cloches des églises de sonner avec l’alibi laïque. Aggravant son cas, le misérable a osé – cerise sur le gâteau – raconter que l’islam est une religion de conquête guerrière, qu’on y apprend comment décapiter les infidèles, les homosexuels, les juifs et tout ce qui n’était pas musulman. Encore plus grave, il a osé affirmer que, d’ici cinquante ans, la France et l’Europe seraient islamisées, s’appuyant sur la démographie pour émettre ce pronostic épouvantable.

Il vit dangereusement, l’ami Onfray. De tels propos, cela s’appelle, selon certaines officines dites antiracistes, une incitation à la haine contre un groupe de personnes (les musulmans) en raison de leur appartenance à une religion (article 24-8 de la loi sur la liberté de presse, voté en décembre 2004). Des dizaines de personnes ont déjà été condamnées devant la 17e chambre correctionnelle de Paris pour avoir écrit bien moins que cela.

Pourtant, il y a quelques années, il était encore très bien, Michel Onfray. En 2002, il votait Besancenot ; en 2007, il soutenait Bové avant de se rallier à nouveau au facteur. Quand il s’est éloigné de Besancenot, il s’est rapproché de Mélenchon. Et puis un jour, il l’a entendu parler de Cuba et de la Chine avec admiration, et cela a gâché l’idylle.

Depuis, il file un très mauvais coton, le camarade Onfray ! Déjà, il avait osé déboulonner Freud, ce qui lui avait valu, entre autres, de se voir qualifié d’antisémite (ben voyons !) et de fasciste.

Puis il a osé comparer Camus et Sartre, encensant le premier, dans lequel il voit un vrai libertaire, et massacrant le deuxième, ainsi que sa compagne Simone de Beauvoir, montrant sans concession leur haine de la démocratie française et leur fascination pour les dictatures de gauche.

Aggravant son cas, sur les plateaux de télévision, il paraît sympathiser avec Éric Zemmour qui, faut-il le rappeler, véhicule à longueur d’année des idées « nauséabondes ». Les propos du journaliste sont tellement graves que le SNJ-CGT de France Télévisions a même demandé son licenciement.

Poursuivant sa fuite en avant, cet esprit libre, le jour du centenaire de Camus, a même accepté de répondre à une interview dans Boulevard Voltaire. Pourtant, il suffit de lire Le Nouvel Observateur, Libération, Les Inrockuptibles ou Mediapart pour savoir que ce site est l’allié objectif de l’extrême droite, et que c’est à cause de ses contributeurs si le populisme et le racisme progressent dans notre pays.

Dans une France que la dictature du politiquement correct rend irrespirable, notamment avec l’instrumentalisation grossière du racisme autour de Taubira, chaque passage médiatique du philosophe libertaire est une bouffée d’oxygène.

Quelle nouvelle étape franchira, à présent, cet amoureux de la liberté d’expression ? Pour traduire dans la rue les propos tenus sur Arte, défilera-t-il le 8 décembre prochain, dans les rues de Paris, pour défendre la loi de 1905, nos traditions et les fêtes chrétiennes, répondant à l’appel de Résistance républicaine et sa présidente, Christine Tasin, organisatrice de l’apéro saucisson-pinard et de la première marche contre le fascisme islamique ?

Certes, de la part de Michel Onfray, cela serait vivre dangereusement, et susciterait inévitablement son lynchage médiatique, orchestré par l’inévitable Askolovitch.

Mais cela serait digne du panache et du courage qu’il manifeste sur les plateaux de télévision.

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18 novembre 2013 1 18 /11 /novembre /2013 07:51
Lire sur Boulevard Voltaire

 

 

Le soir d’Ukraine-France, après un match où les Bleus ont été humiliés dans le combat viril par ces fils de l’ex-URSS, le présentateur Pascal Praud a littéralement explosé en direct : « Ces joueurs n’en ont rien à foutre, de l’équipe de France, rien à foutre, du maillot bleu. [...] Ils sont insupportables. Si on est éliminé, pour les Français, ce sera tant mieux, parce qu’ils détestent cette équipe de France. Ils n’ont plus envie de voir ces gens-là. » En quelques phrases, Praud balançait ce que la plupart des gens pensent – depuis des années – en voyant ce onze composé en grande part de racailles de banlieue. Le journaliste a même ajouté : « Le décalage entre les médias et ce que disent les gens sur les réseaux sociaux est immense. »

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17 novembre 2013 7 17 /11 /novembre /2013 22:16

 

 

Le 17 novembre 2013

Bd Voltaire
Marie
Delarue
Ecrivain, musicienne, plasticienne.

C’est un court article du Pr Éric Raoult, dans la dernière livraison du Point, qui devrait nous exploser au nez comme une attaque virale un soir d’hiver. Son titre : « Épidémies, la leçon de La Mecque ». Rappelons que le Pr Raoult est une éminence dans son domaine et qu’il dirige l’Unité de recherche sur les maladies infectieuses de la faculté de médecine de Marseille. Tout cela pour dire, et y insister, qu’il sait de quoi il parle.

Ici, de la propension de nos gouvernements et de l’OMS à être « obnubilés par de fausses épidémies », et partant d’ignorer celles qui réellement nous menacent. Rappelons-en quelques-unes. H1N1 en 2009, par exemple : le ministère de madame Bachelot achète alors 94 millions de vaccins qui vont pour l’essentiel finir à la poubelle ou être revendus aux moins offrants. Facture : 400 millions d’euros, achat et « destruction » comprise. Grippe aviaire, grippe du poulet, du lapin ou du cochon, on ne cesse d’agiter devant les populations le spectre de la pandémie. H5N1, H7N9 n’étaient pourtant que de « fausses épidémies [qui] ont fait, à elles deux et sur dix ans, à peine autant que le nombre de cas de grippe ramenés de La Mecque en deux semaines ».

Car c’est l’alerte et la leçon que lance le Pr Raoult : les virus fantômes, ce qu’il appelle « les menaces hollywoodiennes », occultent la réalité. En l’occurrence celle de la grippe ou de l’infection à pneumocoques que rapportent chaque année 9 à 10 % des pèlerins rentrant de La Mecque et qui vont, eux, répandre le virus. Parce que ce lieu saint est l’un de ceux qui brassent en un lieu confiné une population venue de tous les coins du globe, et particulièrement « d’Afrique subéquatoriale où la grippe sévit actuellement ». Le brassage de toutes ces populations en un même lieu « favorise la mutation des virus », dit le Pr Raoult, et cette contamination à grande échelle pourrait être évitée en vaccinant les pèlerins avant le grand départ. Mais voilà, les vaccins ne sont jamais prêts à temps. Pourquoi ? Parce que les autorités sanitaires se focalisent sur de « fausses épidémies ». Ainsi « la peur du nouveau coronavirus d’Arabie saoudite, un virus rarissime dont on ne recense actuellement aucun cas, les a fait lancer un plan de détection des pèlerins de La Mecque d’une complexité réglementaire effarante et totalement superflu ». Et surtout qui n’empêche pas les pèlerins de rapporter la grippe avec eux.

« Depuis le 18 octobre, 30.000 Français sont revenus de La Mecque, dont 3.000 porteurs du virus grippal », écrit le Pr Raoult. Or, rappelons que si les « virus hollywoodiens », ceux qui nourrissent les scénarios catastrophe et font la fortune des labos, tuent – quand ils tuent ! – tout au plus quelques dizaines de personnes dans le monde, la grippe, elle, élimine chaque année de 100.000 à 400.000 personnes.

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16 novembre 2013 6 16 /11 /novembre /2013 21:34
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16 novembre 2013 6 16 /11 /novembre /2013 21:12

 

Le 15 novembre 2013

Bd Voltaire
Gabrielle
Cluzel
Ecrivain, journaliste.
Son blog.

Un témoignage, dans la presse, a été peu relayé. Sauf dans quelques médias, pour le tourner en dérision. Celui, paru dans Le courrier de l’Ouest, des parents de la fameuse fillette angevine de 11 ans qui a crié vers Christiane Taubira « La guenon, mange ta banane » en brandissant sa banane.

Ces parents parlent d’une « sottise de gamine » dont leur fille n’aurait pas « mesuré la portée », une « très grosse bêtise digne d’une cour d’école », que leur enfant « a comprise ». « Elle a été assez punie par cette histoire. Mais ça reste une petite fille espiègle, sensible, artiste dans l’âme, que nous devons protéger ».

Pour ces parents de famille nombreuse, militants de la Manif pour tous, les réactions « hostiles » ont été « disproportionnées », et tout cela a été « instrumentalisé ». Ceux qui daignent rapporter ces propos s’indignent, ironisent, vitupèrent. Ah bon, mais que fallait-il donc que ces parents disent ? Qu’ils allaient noyer cette « pauvre petite conne » comme l’a appelée sur France Inter à une heure de grande écoute, François Morel ? Qu’ils demandaient pardon d’avoir engendré un tel monstre ?

En réalité, ces parents ont tout juste le droit de se cacher.

Parce que, de l’avis général, Christiane Taubira l’a d’ailleurs martelé, les grands responsables ce sont eux. Si leur fille a tenu de tels propos, c’est qu’elle les tient de leur bouche, ou au moins du climat familial nauséabond dans lequel elle baigne. Un postulat curieux admis de tous. Car, dois-je l’avouer, si une caméra cachée filmait subrepticement mes enfants, elle pourrait surprendre des propos peu glorieux : « Tu ne comprends rien ou quoi, espèce de “mongol” ! » Et pourtant, ce mot est prohibé chez nous, nous côtoyons souvent des enfants trisomiques, et au risque de passer pour une illuminée, il m’a toujours semblé que l’arrivée d’un de ces petits pauvres en esprit dans une famille s’apparentait au Christ lui-même qui viendrait frapper à sa porte. Je serais mortifiée et désolée de ces propos, je gronderais mes enfants avec force, mais ensuite ? La Fondation Lejeune me ferait-elle un procès ? Enfin heureusement pour moi, il y a discrimination et discrimination, et celle-là, tout le monde s’en fout.

Dans cette affaire angevine, pas un son discordant. Tout le monde a pris ses distances avec cette famille et y va de sa condamnation sans circonstance atténuante. Dans cette course effrénée contre un système qui attend en embuscade derrière ses pièges soigneusement disposés, pas question de tendre la main à ceux qui ont chu, car on serait pris à son tour. Lorsque le filet de l’antiracisme s’est refermé sur une proie et que les médias sont en train de battre la mayonnaise, il n’y a pas d’autre choix pour les autres que le grand détour pour s’écarter du piège et la fuite éperdue pour sauver sa peau. Pas de la lâcheté, seulement de l’instinct de survie. Il y aurait pourtant tant à dire.

Tant à dire de ces méthodes de journaliste consistant à filmer de jeunes enfants à leur insu et à l’insu de leurs parents pour utiliser contre eux leurs propos, par essence irresponsables.

Tant à dire de ces insultes, comparées à celles d’autres écoliers, contre leurs profs cette fois, gravées au compas sur les pupitres, marquées au feutre dans les toilettes ou parfois même proférées en pleine face, un jour d’énervement : « pute », « salope » « imbaisable » ou, tiens, aussi, dans le registre animalier : « truie » pour les visages ronds, « hamster » pour les anguleux, « hippopotame » pour les tours de taille imposants, « chacal » pour les haleines chargées, « macaque » pour les pilosités développées ou les bras un peu longs… Dont l’inspiration trouve une source inépuisable à la télévision, dans les comiques officiels que sont, pour ne citer qu’eux, Bedos père et fils. Et seule cette fillette mériterait d’être traitée de « petite conne » ?

Tant à dire de cette affaire face à celle de la page Facebook d’Elie Peillon, jeune fils de Vincent, qui suggérait, l’an passé, concernant ces « connards de manifestants » La Manif pour tous de tous les « pendre en place publique ». Mais il est vrai qu’il n’est qu’un enfant. Et que son père ne peut en rien être tenu responsable de ses propos…

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J'ai plus envie de me croire à Kaboul dans ma ville,

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