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2 mai 2012 3 02 /05 /mai /2012 18:05

 

 

 

A écouter à tout prix !

 

Vous connaissez sans doute des personnes qui sont encore indécises pour le second tour des élections, dimanche prochain.

Peut-être même avez-vous des doutes, vous aussi.

Si c'est le cas, alors je vous demande de regarder cette vidéo de toute urgence, et de la diffuser le plus largement possible à vos amis, votre famille, vos contacts sur Internet.

Certains voudraient faire croire à la population que l'avenir pour vous sera à peu près le même, que ce soit l'un ou l'autre des candidats qui gagne.

Mais c'est un énorme mensonge.

En réalité, notre pays s'engagera dimanche prochain dans des voies diamétralement opposées, selon celui qui l'emportera.

En quelques minutes, vous comprendrez. Pour voir la vidéo, cliquez ici :www.rassemblementjustice2012.fr/bilan/

Bien cordialement,

Laurence Havel
Institut pour la Justice

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Published by voxpop
2 mai 2012 3 02 /05 /mai /2012 17:46

 

A quelques heures du débat, le terrible aveu de François Hollande par la bouche de Jérôme Cahuzac.

La vérité ne sort pas que de la bouche des enfants... En avouant que ''François Hollande ne pourra réaliser la totalité de son programme", le très proche conseiller et inspirateur du programme économique du candidat socialiste, Jérôme Cahuzac, a tout dit.

Le programme de son candidat est inepte car il ne serait tout simplement pas tenable. Alors que nous traversons encore une crise économique mondiale sans précédent et que la croissance est encore fragile, il ne serait pas tenable de dépenser sans compter et de creuser le déficit en toute impunité. Au-delà des comptes publics, les premières victimes en seraient les Français eux-mêmes dans leur pouvoir d'achat, qu'il s'agisse de nos retraites, de nos salaires ou de notre épargne d'aujourd’hui pour nos enfants demain. 

Alors que notre pays doit se désendetter pour retrouver la maîtrise de son destin, il ne serait pas tenable d'embaucher des dizaines de milliers de fonctionnaires et de revenir sur la règle du non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite.    

Mais l'aveu va encore plus loin. Il ne se résume pas aux chiffres, il porte sur les valeurs.

Alors que nos concitoyens aspirent à une Europe des frontières plus protectrice, il ne serait pas tenable de prôner une régularisation massive des clandestins.

Alors que notre pacte républicain est un acquis fragile, il ne serait pas tenable de vouloir accorder le droit de vote et d'être élu aux immigrés aux élections locales.

Alors que la lutte contre la délinquance est un combat permanent et collectif, il ne serait pas tenable d'abroger les peines planchers.

Par la voix de Jérôme Cahuzac, François Hollande admet, aujourd'hui, qu'en plus d'être irréalisable économiquement, son programme est dangereux socialement et absurde politiquement. Cet aveu d'échec vient certes bien tard, mais comme dit le dicton, à quelques heures du débat et à quelques jours de l'élection, mieux vaut tard que jamais...

 

 

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2 mai 2012 3 02 /05 /mai /2012 17:24

 

François Hollande trompe les Français 

 

 

A lire avec attention !

 

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2 mai 2012 3 02 /05 /mai /2012 15:34

Ce soir, Nicolas SARKOZY sera face à François HOLLANDE.
Plus que jamais il a besoin de savoir que vous êtes avec lui ! 



Ce soir, Nicolas SARKOZY va débattre projet contre projet 

ou plutôt idées nouvelles contre vieilles recettes du passé, avec le candidat socialiste. 


Enfin un combat à armes égales : un contre un ! 

C’est le point culminant de cette campagne du deuxième tour, c’est le moment crucial pour

la France, celui où François HOLLANDE ne pourra pas s’esquiver, ne pourra pas cacher la vérité,

ne pourra pas masquer les incohérences et la faiblesse de son programme. 

Ce face à face, Nicolas SARKOZY l’aborde avec enthousiasme, force et détermination.

Comme il le fait depuis le premier tour, il y met toute sa force, toute son énergie,

parce que c’est sa nature et que c’est son devoir. 

Au cours de ce débat, pour faire gagner la France forte, il continuera à porter nos valeurs

et nos engagements : pour le respect de nos frontières, pour la lutte contre les délocalisations,

pour la maîtrise de l’immigration, pour la sécurité de nos familles, pour la valorisation du travail,

de l’investissement, de l’innovation et pour la croissance. 

Depuis le début de la campagne, vous êtes aux côtés de Nicolas SARKOZY. 

Ce soir, il a besoin de savoir que vous êtes là pour l’encourager

afin de le mener à la victoire dimanche prochain.

 
Oui, il a besoin de votre aide et de votre engagement indéfectible à ses côtés.
 

Merci pour votre aide et pour tout ce que vous faites pour soutenir Nicolas SARKOZY.
 
 
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2 mai 2012 3 02 /05 /mai /2012 14:17
  • 2 mai 2012
  • Le Figaro
  • SOPHIE HUET
Des électeurs de Le Pen ou de Bayrou au premier tour ont partagé l’enthousiasme des militants UMP.


« On est tous là pour que Sarko passe ! »

DROITE Il y a les inconditionnels, les passionnés, les curieux, les inquiets et les anti-hollande. Beaucoup sont venus en famille, ou entre amis. « La France, ce n’est pas la CGT », s’exclame Louise, une retraitée de 67 ans. « J’habite près de la Bastille, et tous les ans je vois passer le défilé très politisé du 1er Mai, avec les drapeaux rouges. Je suis contente d’assister à mon premier meeting, avec des gens de droite. » Armande, 50 ans, cadre de santé dans un hôpital public, ajoute : « Le 1er Mai n’appartient ni aux syndicats ni à Jeanne d’arc, mais à la France. »

Timide, Gwilherm, un élève de terminale, confie qu’il a voté Marine Le Pen au premier tour « parce que je suis contre le mariage homosexuel et contre l’euthanasie ». Le 6 mai, il votera Sarkozy « pour les valeurs qu’il défend » . Patrice, 60 ans, directeur d’entreprise, a aussi voté Le Pen au premier tour. « Je viens soutenir Sarkozy au second tour avec des semelles de plomb, parce que c’est le moindre mal », explique-t-il. Sa femme, Fabienne, est plus mesurée : « Je suis sarkozyste mais j’ai voté FN pour les valeurs morales. Je reviens vers Sarko parce que Hollande, c’est la catastrophe. »

Des électeurs de François Bayrou sont aussi là. Pierre, médecin, 59 ans, a voté

pour le candidat centriste le 22 avril « parce qu’il veut réduire la dépense publique ». Il assiste lui aussi à son premier meeting, bien décidé à voter Sarkozy le 6 mai car il trouve « l’alternative sinistre et dangereuse ». Thomas, un lycéen de 18 ans, a mis son premier bulletin dans l’urne en faveur de Bayrou. « Mais il s’exprime mal. Et je sais que Sarkozy a la carrure » , analyse-t-il.

Les inconditionnels sont légion. Suzanne, une commerçante de la Loire, a fait le déplacement avec des amies. « On est tous là pour que Sarko passe », résume-t-elle, en regrettant que le président-candidat « n’ait pas été plus à droite sur les questions d’immigration ». Elle ajoute : « À la cantine d’une école privée, on a refusé du poisson à ma petite-fille, car il était réservé aux enfants musulmans. Où on va ? » Sa copine Maryse, une secrétaire à la retraite, ajoute : « Je ne veux pas vivre sous la loi islamique. »

Être le meilleur, mercredi

Leur voisin, Richard, 32 ans, est un chrétien d’origine turque, dont les parents, réfugiés politiques, sont arrivés en France en 1980. « La France, c’est ma patrie. Elle m’a tout donné. Je ne veux pas que l’on donne le droit de vote aux étrangers aux élections municipales car cela va créer des communautarismes », souligne ce responsable de service dans une compagnie d’assurances. Venus en couple, Dany, 68 ans, ancienne fonctionnaire, et Maurice, 72 ans, commerçant retraité, assistent à leur premier meeting, « très émus ». « Sarko parle avec son coeur. Il a fait des réformes qui n’étaient pas populaires. Mais il n’a pas assez exposé son bilan », regrette Dany. Une « inconditionnelle » au même titre que Sophie, une styliste de 54 ans, venue au Trocadéro avec son vélo couvert de fleurs. « C’est la dernière chance. Sarko n’a pas assez mis en avant ce qu’il a fait de bien. Mais on est là pour lui dire bravo. »

Paul, un auto-entrepreneur barbu qui roule sa cigarette, a plutôt un look de gauche mais se revendique « sarkozyste à fond la caisse ». « Les socialistes, cela fait un an qu’on les voit à la télé. On en est gavés », lâche-t-il. Michel, architecte d’intérieur, salue dans son champion « une volonté de fer, un pouvoir d’absorption des coups inégalables ». « On est tous là pour l’encourager à être le meilleur, mercredi soir, dans son débat face à Hollande », conclut Eleonore, venue de Marseille.

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2 mai 2012 3 02 /05 /mai /2012 09:25

 

 
 

Chers ami, Chère amie,

Nous étions 200 000, il y a quelques heures à peine sur la Place du Trocadéro, à Paris

et des millions, dans toutes les villes de France, dans nos campagnes,

dans nos territoires d’outre-mer et à l’étranger, unis par l’élan de cette célébration du travail.

Sur l’esplanade des Droits de l’homme, j’ai vu le visage radieux de la France.

Nous sommes la France qui sait que le travail est au cœur de nos valeurs

et au cœur de notre avenir.

 

              100 photos pour un 1er mai historique !

http://www.facebook.com/media/set/?set=a.219930764784666.43687.100003032333114&type=3

 



 
     
 
Video: discours sur le travail
- Twitter   Facebook -
 
     
 

Cet avenir, en ce 1er mai, je vous propose de le bâtir sur un nouveau modèle français

fondé sur le travail, le mérite, l’effort, la responsabilité et sur la force de notre héritage.

Ce projet est celui d’une grande nation française rassemblée, fière de ses valeurs et de son identité.

Une nation qui conserve la maîtrise de son destin et l’ambition de grands projets.

Tel était mon message aujourd’hui, dans le discours que je vous ai adressé

et que vous pouvez regarder ci-dessus.

Il ne reste que cinq jours pour transformer cet élan en victoire

et permettre à ce grand projet de se réaliser.

Je compte sur vous dans les défis à venir. 

Notre destin est entre nos mains. Mobilisons-nous pour convaincre, pour voter et pour gagner !

 
     
 

La France forte se construit avec vous.
La France forte c’est vous.

Nicolas Sarkozy

 
     
 
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30 avril 2012 1 30 /04 /avril /2012 22:38

 


>>>> Voir

 

 

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30 avril 2012 1 30 /04 /avril /2012 22:19

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30 avril 2012 1 30 /04 /avril /2012 21:21

 

Les Français voulaient 3 débats

 

>>> Voir le sondage

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30 avril 2012 1 30 /04 /avril /2012 16:19

PUBLIÉ LE 29/04/2012 06:43 | INTERVIEW JEAN-PIERRE BÉDÉÏ ET JEAN-CLAUDE SOULÉRY

Nicolas Sarkozy :« Mon discours politique n'a pas varié entre les deux tours »

Interview de Nicolas Sarkozy avant son meeting à Toulouse

Nicolas Sarkozy :« Mon discours politique n'a pas varié entre les deux tours »
Nicolas Sarkozy :« Mon discours politique n'a pas varié entre les deux tours »
Nicolas Sarkozy :« Mon discours politique n'a pas varié entre les deux tours »

Pour un de vos derniers grands meetings, vous venez donc à Toulouse, une ville où vous avez recueilli 22,84 % des voix, bien en deçà de votre score national. N'est-ce pas téméraire de venir ici, dans une région qui reste une « terre de mission » pour la droite ?

Votre question est quand même extraordinaire ! Un jour, on me dit que je chasse sur les terres du Front National, le lendemain que je ne pourrais pas venir à Toulouse au prétexte que Toulouse serait une ville de gauche ! Permettez-moi de vous rappeler deux choses. La première, c'est qu'en France aucune force politique n'est propriétaire d'une ville ou d'une région et encore moins de ses électeurs. Pas plus le Parti Socialiste que le Front National. La seconde, c'est que dire que Toulouse est une ville de gauche relève de la plaisanterie. « La Dépêche du Midi » aurait-elle oublié que Pierre puis Dominique Baudis ont été maires de cette ville pendant près de trente ans et que, si Dominique Baudis n'avait pas souhaité servir la République autrement, il serait encore au Capitole ? Comme pour chacun de mes déplacements, je viens à Toulouse pour parler sans intermédiaire aux Français. Aujourd'hui, à sept jours du second tour, à travers sept rassemblements régionaux organisés en France, cette réunion publique multidiffusée exceptionnelle me permettra donc de m'adresser, au-delà des Toulousains, à d'autres Français qui souhaiteront se joindre à nous. Ce sera l'occasion de lancer un appel à la mobilisation générale pour le grand rassemblement du 1er Mai, Place du Trocadéro, à l'occasion de la fête du travail.

Les sondages ne sont toujours pas bons pour votre candidature. Une semaine et un face-à-face télévisé seront-ils suffisants pour faire mentir les sondages ? Êtes-vous certain - comme la rumeur vous l'a fait dire - que vous allez « exploser » votre adversaire lors de ce fameux débat ?

Les sondages et les sondeurs sont un peu désorientés en ce moment. Il y a quelques mois, on me prêtait à peine 20 % et l'on s'interrogeait de savoir si j'allais être présent au second tour… Or, malgré un Front National qui atteint 18 %, j'ai recueilli plus de 27 % des voix au premier tour de l'élection présidentielle. Permettez-moi de rappeler que lorsque, en 2002, Jean-Marie Le Pen avait atteint près de 17 %, le Président sortant de l'époque était à 19 %. Avec un total de 43 %, jamais, sauf peut-être en 1995, les forces de gauche n'ont atteint un score global aussi faible. Le candidat socialiste arrive à peine à totaliser 2 % de plus que Ségolène Royal en 2007. Est-ce cela la vague de gauche qui devait tout emporter sur son passage dès le 1er tour ? Quant au débat, je n'ai évidemment jamais tenu un tel propos, ni même eu une telle pensée. Parce que ce qui compte dans le débat, c'est la clarté des choix que l'un et l'autre nous proposons aux Français.

Dans cette campagne de second tour il ne vous est pas reproché de vous adresser aux électeurs du FN, mais de reprendre à votre compte certaines de ses thèses comme la dénonciation des élites, du système, une certaine approche de l'immigration comme l'a signifié François Bayrou. N'êtes-vous pas en train de vous tromper de discours et d'arguments en direction des électeurs du FN ? Votre langage est-il compatible avec l'électorat de Bayrou ?

Je n'ai pas changé un mot de mon discours politique entre le 1er et le second tour. Je ne m'adresse ni à la gauche, ni à la droite, ni au centre mais aux Français… J'ai dit à Villepinte devant plus de 80 000 personnes que je ne voulais plus d'une Europe passoire et que j'exigerai, au nom de la France, une renégociation des accords de Schengen pour que l'Europe se dote d'une véritable protection de ses frontières. La notion de frontière est aujourd'hui un élément central du débat politique car la pression de la mondialisation exige que nous nous interrogions sur la maîtrise des flux migratoires, mais aussi sur l'efficacité des frontières économiques pour la protection de nos agriculteurs, de nos producteurs, de nos entrepreneurs, de nos emplois. Sur les questions d'immigration, je n'ai pas varié dans mes positions. J'ai dit avant le 1er tour que nous devions diminuer de moitié l'immigration car notre système d'intégration ne fonctionne plus. Lorsque je dis que je diviserai par deux le flux migratoire en France pour les cinq années qui viennent, ce n'est pas pour renoncer à une France ouverte, c'est simplement pour accueillir dignement ceux qui souhaitent venir vivre dans notre pays. De même, je ne cesse d'alerter les Français sur le risque communautariste que le vote des immigrés, voulu par le candidat socialiste, ferait courir au pays. Les centristes, qui me soutiennent depuis le début de cette campagne, partagent cette approche car ils ne veulent pas voir diluer la citoyenneté française.

Vous dites que François Mitterrand a mis deux ans pour « tourner casaque » et que François Hollande mettra deux jours pour en faire autant. Vous-même n'avez vous pas tourné casaque sur le bouclier fiscal ou, précisément, sur le vote des étrangers auquel vous étiez favorable en 2008 ?

Non ! j'ai dit que là où il avait fallu deux ans à François Mitterrand pour réaliser que la politique insensée de creusement des déficits publics engagée en 1981 menait le pays à la ruine, il ne faudrait aujourd'hui que deux jours pour que les marchés financiers sanctionnent les options politiques proposées par le candidat socialiste. Pourquoi ? Parce que M. Hollande ne propose aucune mesure de réduction des dépenses publiques, mais au contraire une folie dépensière comme le recrutement à vie de 65000 fonctionnaires supplémentaires, le détricotage de la réforme des retraites, l'arrêt de la réforme de l'Etat et des mesures d'économie qui vont avec, l'augmentation des dépenses des collectivités locales. Aucun pays au monde ne propose cela. Que va-t-il se passer ? Alors que nous empruntons au taux historiquement bas de moins de 3 %, les taux vont passer au même niveau que ceux de l'Espagne et nous allons payer encore plus d'intérêts. Nous aurons le sort de la Grèce ou de l'Espagne et au final, pour nous en sortir, le seul impôt des Français. Pour retrouver notre souveraineté par rapport aux marchés, il faut réduire notre dette. Il n'y a pas un seul pays en Europe qui ne l'a pas compris.

Au fur et à mesure qu'approche le 6 mai cette campagne se durcit. Certains députés UMP comme M. Luca commettent quelques dérapages lamentables. Est-ce que vous croyez qu'en politique on peut tout dire pour gagner ? Autrement dit : la fin justifie-t-elle les moyens ?

Connaissez-vous un président de la République qui a été plus insulté que moi ? On m'a traité de « sale type », « d'anormal » puis, au choix selon les humeurs des uns et des autres, j'ai été comparé à Madoff, à Pétain, à Franco et enfin à Hitler ! J'attends toujours que François Hollande s'excuse de ces propos lorsqu'il les a lui-même tenus ou les condamne lorsqu'ils l'ont été par ses amis. Quant aux propos auxquels vous faites allusion, ils sont parfaitement déplacés. Pour ma part, j'ai une autre ambition pour mon pays. Loin des insultes de la gauche ou des agitations médiatiques, j'essaie de parler au peuple français des défis que nous devons relever dans le contexte de crise que nous connaissons. C'est pour cela que je fais une campagne en vérité, que je refuse les facilités ou de passer sous silence des évidences.

En campagne électorale, il est difficile de reconnaître le plus petit mérite à son adversaire. Ça passerait pour une concession. Pour autant, n'y a-t-il pas, dans le projet de François Hollande, au moins une mesure que vous jugez bonne pour la France ?

Je constate avec satisfaction que le candidat socialiste a affirmé qu'il ne reviendrait pas sur certaines réformes qu'il a pourtant violemment combattues en son temps, comme le service minimum en cas de grève, la réforme des universités, les investissements d'avenir et même, à sept jours du deuxième tour, l'interdiction de la burqa.

S'il y a un « vrai travail » - comme vous l'avez dit -, cela signifie-t-il qu'il y a de « faux » travailleurs ?

Non, j'ai voulu dire : une vraie fête du travail, c'est-à-dire un moment où nous puissions parler du travail aussi bien avec des travailleurs du public, sous statut, qu'avec des travailleurs du privé, plus exposés. Le travail n'est pas une idée dépassée. C'est la valeur cardinale qui doit nous permettre de renouer avec la croissance et la prospérité. Pendant trop d'années, nous n'avons cessé de diminuer la durée du travail quand tous les autres pays faisaient le choix de travailler davantage. Aujourd'hui encore nous payons le prix des erreurs historiques des gouvernements socialistes qui ont décidé la retraite à 60 ans et le passage aux 35 heures. Jamais on n'a vu un pays s'en sortir sans effort. La France ne s'en sortira que par le travail. Le travail est aussi une valeur sociétale. Travailler, se savoir utile, est indispensable à l'épanouissement de la personne. C'est pour cela que je pense qu'il faut se battre pour permettre aux chômeurs et aux personnes exclues du marché du travail de retrouver un emploi par la formation plutôt que de les laisser s'enfoncer dans l'assistanat.

En cas de victoire, choisirez-vous un Premier ministre dans la jeune garde de l'UMP ?

Face à l'ampleur des difficultés qui attendent la France et l'Europe, il faut à Matignon un homme ou une femme d'expérience.

Et en cas de défaite confirmez-vous que vous abandonnerez la politique ?

J'ai déjà répondu à votre question, j'ai la conviction qu'elle n'est pas d'actualité.

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