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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 21:58
Classé dans: France,Les dossiers,Terrorisme,VIDEOS | 

Le procureur de Paris a annoncé mercredi la prolongation de la garde à vue de 12 islamistes arrêtés samedi, après que du matériel pour fabriquer des explosifs ait été découvert, avec des armes, au domicile du musulman où se trouvait la liste de centres communautaires juifs, et le nom d’un responsable de la communauté.

Les terroristes appréhendés étaient prêts à passer à l’acte, a expliqué le procureur François Molins, après la perquisition, qui a duré une partie de la nuit, à Torcy, en Seine-et-Marne dans les parking de l’immeuble d’un des islamistes.

Pour cette, raison, la menace terroriste de cette nuit a été prise très au sérieux, et près de 400 habitants de la Tour Kennedy de Loos-lez-Lille, le plus haut immeuble d’habitation de la métropole lilloise, ont été évacués entre 22h15 et 1h40.

En cause, la menace de vengeance par un membre de la famille d’un islamiste arrêté ce week-end, qui a affirmé, dans une lettre anonyme, avoir posé une bombe dans la Tour Kennedy.

Fausse alerte, les habitants de l’immeuble, situé dans le territoire occupé des Oliveaux à Loos-Lez-Lille, ont été autorisés à regagner leur domicile après trois heures d’angoise.


La lettre anonyme a été confiée à la police scientifique pour rechercher des traces d’ADN.

« J’ai descendu 27 étages quatre à quatre », explique Isabelle, 45 ans, assise près d’un homme qui tient son enfant endormi dans ses bras. « On dormait tous quand ils sont venus nous chercher. Nous, on a pris l’ascenseur. J’espère que ça ne durera pas toute la nuit. Mais il faut faire avec. De toutes façons, on n’a pas le choix, non? »

Marie-Christine, Pascale et Marie-Pierre, côte à côte, en chemise de nuit et robe de chambre, sont moins sereines. Toutes trois sont folles d’inquiétude : elles ont oublié leurs animaux.

45 sapeurs-pompiers, une trentaine de policiers et une quinzaine d’urgentistes du Samu et les membres de la cellule médico-psychologique, qu’il convient de remercier pour leur mobilisation de tout instant au service de la sécurité des personnes, se sont occupé des évacués pendant la recherche de la bombe.

A 1h40, les chiens sortent de l’immeuble en frétillant de la queue : ils n’ont rien flairé.

Pour la première fois, des Français ont gouté à ce que vivent, depuis 2009, les habitants de la ville de Sdérot en Israël, qui des dizaines de fois ont dû, en pleine nuit, se précipiter dans les abris pour se protéger de la même menace : les terroristes musulmans.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour www.Dreuz.info

http://www.nordeclair.fr/info-locale/menace-islamiste-400-personnes-evacuees-cette-nuit-de-la-tour-kennedy-a-loos-ia0b0n76957

 
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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 15:59
Créé le 09-10-2012 à 19h54 - Mis à jour le 10-10-2012 à 15h18

ENQUETE Le relèvement récent du plafond ravive les questions sur l’utilisation des sommes versées sur ce placement unique au monde.




 

Qui dit mieux ? Tous les Français ou presque – 94,3 % de la population ! – détiennent un livret A. Ils y ont déjà mis à l’abri 220 milliards d’euros. Et bientôt beaucoup plus : depuis le 1er octobre, les épargnants peuvent y placer un maximum de 19.125 euros, contre 15.300 euros auparavant. Cette forme d’épargne réglementée, esi elle est une exception française, est surtout une passion française, écrit le haut fonctionnaire Pierre Duquesne dans le rapport qu’il a remis le 19 septembre au ministre de l’Economie et des Finances, Pierre Moscovici. Ce n’est pas saugrenu, puisqu’elle est un vieux produit connu des Français et servant à financer leur logement social." Mais pas seulement.

Les ressources placées sur le livret A sont collectées par les Caisses d’épargne, La Poste et les banques. Sur 100 euros, 65 sont conservés et gérés, pour le compte de l’Etat, par la Caisse des dépôts (CDC). A la fin de l’année dernière, cela représentait 141 milliards d’euros, auxquels il faut ajouter 43 milliards pour le livret de développement durable (LDD), affecté lui aussi à la "politique de la ville". Sur la base de ces dépôts, 118 milliards d’euros, soit 64 % du total, ont servi à financer du logement social.

Des placements calamiteux

Et le solde ? Une grande partie de l’argent est placée… sur les marchés financiers. "Il est impossible d’employer tous les fonds pour des emplois à quarante ans comme le logement social, explique un expert de la CDC. Que se passerait-il si les épargnants exigeaient le rem-boursement de leurs livrets ? Il faut garder un volant de liquidités pour faire face à ce risque." Mais ce coussin financier, constitué par les placements en actions et obligations, est défraîchi. L’année dernière, la gestion du Fonds d’épargne de la CDC a été calamiteuse : une perte d’exploitation de 600 millions d’euros, due à 1,2 milliard de pertes sur les placements financiers ! Celle-ci provient notamment d’une dépréciation de titres souverains grecs… pour un montant de 450 millions. En 2008, la perte d’exploitation avait été de 1,65 milliard.

Comme pour toutes les banques, pourrait-on dire, la période n’est pas facile. "Le fonds d’épargne est très liquide, et ses ressources marginales supplémentaires sur le marché financier ont actuellement un très faible rendement, estime Pierre Duquesne. Le “modèle d’affaires” traditionnel du Fonds d’épargne n’est plus pertinent."

Des attributions invérifiables

L’une des solutions serait de permettre à la CDC de financer autre chose que le logement social avec le livret A, ce qu’elle fait déjà un peu (7,8 milliards d’euros aux collectivités locales et 5,3 milliards pour les PME via Oséo). "La CDC gère des fonds d’épargne pour le compte de l’Etat. Ceux-ci ont vocation à financer des investissements qui contribuent à l’intérêt général, rappelle le sénateur Jean Arthuis, membre de la commission de surveillance de la Caisse. Le financement des collectivités locales répond à cet objectif, ce qui permettrait de pallier la carence des concours bancaires." 

Autre solution : laisser davantage de ressources aux banquiers qui critiquent le relèvement du plafond. Selon Jean-Paul Chifflet, président de la Fédération bancaire française, celui-ci "revient à retirer des financements aux PME." Sur la collecte du livret A, les banquiers ne conservent en effet que 35 % des fonds en moyenne, soit 100 milliards d’euros en 2011. Tout le monde n’est pas logé à la même enseigne.

Un rapport comprenant une seule page

Les nouveaux entrants – ceux qui ne proposent des livrets A à leurs clients que depuis 2008 – en conservent davantage. Crédit agricole, BNP Paribas et Société générale gardent ainsi près de deux tiers des liquidités du livret A dans leurs comptes. Les réseaux "historiques" (Caisses d’épargne, La Banque postale) en rendent, eux, bien plus à la CDC : près de 80 % des fonds. D’ici à 2022, ce "taux de centralisation" sera unifié pour toutes les banques à 65 %. Seul le Crédit mutuel respecte aujourd’hui ce ratio.

Quel que soit le montant conservé dans les banques, il doit être utilisé pour financer les PME. La loi les contraint à publier chaque année un rapport présentant l’emploi des ressources collectées au titre de ces livrets (A et LDD). En février, elles ont pour la première fois rendu leur copie. En fait de rapport, il s’agit d’une page unique. On y trouve le montant total des prêts aux PME qu’elles ont accordés dans l’année 2011 et non ceux financés grâce aux seuls fonds du livret A.

"Cette ressource est totalement fongible, juge Anatole de La Brosse, directeur général délégué de SIA Conseil. Impossible de la lier directement à un emploi, comme les autres ressources de la banque, cette obligation n’a donc pas de sens." Le rapport Duquesne dénonce néanmoins la "carence de lisibilité et de traçabilité" dont font preuve les banquiers.

Emprunt d’Etat déguisé

Trop de placements hasardeux à la CDC, pas de visibilité sur les emplois faits par les banques : la gestion des fonds du livret A aurait besoin d’un bon toilettage. Pas sûr que l’Etat s’y attelle, il trouve bien son compte dans l’affaire. Bercy prélève chaque année une dîme sur les fonds du livret A gérés par la CDC en rémunération de la "garantie publique" apportée aux capitaux placés. Depuis 1984, la CDC a ainsi versé 70 milliards d’euros à l’Etat. En 2011, malgré la mauvaise gestion du Fonds d’épargne, 963 millions sont partis dans ses caisses pour combler (un peu) le déficit public. "En période de disette, l’Etat pourrait être tenté de prélever encore davantage sur les fonds propres du Fonds d’épargne", craint Jean Arthuis.

L’épargnant, lui, ne sait pas que les pouvoirs publics piochent dans son bas de laine, qui, il est vrai, est défiscalisé. Dans ce système unique au monde règnent l’endogamie et les conflits d’intérêts. Il vaudrait mieux dire aux Français que le livret A est un emprunt d’Etat… perpétuel et à taux variable. C’est ainsi qu’il avait été conçu en 1818 par Louis XVIII, qui avait trouvé ce moyen pour solder les dettes des guerres napoléoniennes.

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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 07:44
Les immigrés, les descendants d'immigrés et leurs enfants

Pascale Breuil-Genier, Catherine Borrel, Bertrand Lhommeau INSEE

En 2008, 8,4 % des personnes vivant en France sont immigrées. Deux immigrés sur dix vivent en France depuis quarante ans au moins et trois sur dix sont arrivés il y a moins de dix ans. Par ailleurs, les descendants directs d'immigrés représentent 11 % de la population en France métropolitaine ; la moitié ont entre 18 et 50 ans, et parmi eux, la moitié ont un seul parent immigré. La diversité des origines de la population se retrouve chaque année dans les naissances. En 2010, comme au début des années 1980, 16 % des nouveaux-nés ont une mère immigrée. Souvent, le père et la mère ont des histoires différentes. Ainsi, parmi les enfants nés entre 2006 et 2008 ayant un parent immigré, six sur dix ont un autre parent qui n'est pas immigré. Sur deux générations et en combinant les histoires des deux parents, les histoires familiales des enfants nés entre 2006 et 2008 sont donc variées : un enfant sur dix a deux parents immigrés, six sur dix ont deux parents qui ne sont ni immigrés ni descendants d'immigrés, et trois enfants sur dix ont des profils plus « mixtes ». Cette diversité apparaît encore plus nettement quand on tient compte des pays d'origine des parents ou grands-parents.
Les enfants d'immigrés
plus nombreux que leurs parents

 

Par Stéphane Kovacs, Service infographie du FigaroMis à jour le 10/10/2012 à 07:34 | publié le 10/10/2012 à 07:14 

7 millions de personnes nées à l'étranger résident en France. 

INFOGRAPHIE - C'est une originalité française. Selon l'Insee, la France compte 5,3 millions d'immigrés et leurs descendants sont près de 6,7 millions. Cette «deuxième génération» est la plus nombreuse de l'UE.

C'est une position originale en Europe: en France, les descendants d'immigrés sont plus nombreux que les immigrés. Selon l'étude «Immigrés et descendants d'immigrés en France», publiée ce mercredi par l'Insee (Institut national de la statistique et des études économiques), plus de 5,3 millions d'immigrés vivaient en France en 2008, les deux tiers natifs de pays hors UE. Leurs descendants sont près de 6,7 millions, soit 11% de la population. Au total, plus de 7 millions de personnes nées à l'étranger résident en France.


Cliquez sur l'aperçu pour agrandir l'infographie.

«Jusque dans les années 1970, l'immigration est surtout économique, plutôt masculine et reste principalement limitée à cinq origines (Algérie, Espagne, Italie, Maroc et Portugal), note Gérard Bouvier, chef de division au sein du département des statistiques, des études et de la documentation du Secrétariat général à l'immigration et à l'intégration. Puis, l'immigration change avec les motivations des immigrés: de plus en plus de femmes, et une immigration familiale qui signifie l'installation définitive en France, et qui favorise la constitution d'une population de descendants d'immigrés». Tandis que s'opère une diversification des origines, avec notamment une forte croissance de l'immigration d'origine africaine (hors Maghreb), turque et chinoise, la part des immigrés dans la population augmente à nouveau: elle représentait 8,4% en 2008.

«Depuis les années 2000, les flux annuels d'immigration sont un peu plus faibles en France que dans les principaux pays européens, poursuit Gérard Bouvier. Cette relative faiblesse, combinée à l'ancienneté de l'immigration, place la France un peu en deçà de la plupart de ses voisins au regard des personnes nées à l'étranger». En revanche, la France figure parmi les pays où la «deuxième génération» est la plus présente, tant en proportion (13,5% des 25-54 ans) qu'en nombre.

Dans les zones frontalières, urbanisées et industrielles

La première caractéristique de cette «deuxième génération» est sa jeunesse. Les moins de 35 ans représentent plus de 40% des descendants d'immigrés adultes, contre un quart pour les «ni immigrés, ni descendants d'immigrés».

La moyenne 2005-2010 des premiers titres de séjour délivrés à des étrangers est de l'ordre de 190 000 par an. Hormis les étudiants (environ 60.000 en 2010), il s'agit de «migration familiale» (85.000), de migrants économiques (20.000) et d'environ 10.000 réfugiés. Parmi ces 190.000 nouveaux bénéficiaires de titres de séjour, quelque 100.000 personnes -des ressortissants de «pays tiers» s'installant durablement en France- signent un Contrat d'accueil et d'intégration (CAI). Ce contrat entre l'État et le nouvel arrivant, qui propose par exemple des formations linguistiques, est très majoritairement délivré au titre de la migration familiale (73%). Moins d'un titre sur dix est accordé pour motif professionnel.

Où s'installent ces immigrés? Principalement dans les zones frontalières et les régions urbanisées et industrielles. Quelque 43% des immigrés et 32% de leurs descendants résident en Ile-de-France, alors que la population francilienne ne représente que 18% de la population totale. La part des immigrés dans la population active est également supérieure à la moyenne (entre 10 et 20%) dans les régions du Sud-Est (Paca, Languedoc-Roussillon, Corse) et en Alsace.


L'Afrique en hausse

Du milieu des années 1970 au début des années 2000, souligne l'étude de l'Insee, la part des immigrés en France est restée proche de 7,5% de la population totale. Ce chiffre, stable avant de passer à 8,4% en 2008, cache pourtant de multiples évolutions.

Entre 1975 et 2008, la part des immigrés venus de l'ensemble de l'Europe a constamment diminué, passant de 66% à 38%. Une grande partie des travailleurs venus d'Espagne, d'Italie ou du Portugal sont rentrés chez eux. Depuis 1999, on note également une diversification des pays d'origine européens: le nombre de natifs du Royaume-Uni a augmenté de 73.000, de Serbie de 51.000 et de Russie de 40.000.

L'immigration en provenance du Maghreb s'est elle aussi considérablement développée. De 554.000 en 1975, le nombre d'Algériens a augmenté de 28%, pour atteindre 710.000 en 2008. L'immigration marocaine a presque triplé depuis 1975: les Marocains constituent désormais 12% de la population immigrée. Celle des autres pays d'Afrique est plus récente. Si elle ne représente aujourd'hui qu'un huitième de la population étrangère, elle a contribué à raison d'un quart à son accroissement depuis 1999. Il s'agit principalement de Camerounais, d'Ivoiriens et de ressortissants de la République démocratique du Congo.

En ce qui concerne l'Asie, l'immigration en provenance des pays autres que Cambodge, Laos et Vietnam -dont les ressortissants étaient arrivés pour l'essentiel à la fin des années 1970- a bondi de 51% entre 1999 et 2008. L'immigration d'origine asiatique est aujourd'hui principalement d'origine turque et chinoise. Le nombre de nouveaux arrivants natifs de Chine a plus que doublé depuis 1999, pour atteindre 80.000 en 2008.

 

 


Le poids de l'histoire

En 2008, 3,7 millions d'étrangers et 5,3 millions d'immigrés, selon la définition proposée par l'Insee dans son rapport ont été recensés en France. Quatre immigrés sur dix avaient déjà acquis la nationalité française.

L'étude porte également sur les descendants directs d'immigrés, ayant au moins un parent immigré. Fin 2008, parmi les plus de 18 ans résidant en France, 4,5 millions de personnes correspondent à cette définition. Parmi les enfants mineurs nés en France, 2,1 millions vivent dans une famille dont au moins un des parents est immigré. Au total, l'Insee estime donc à environ 6,7 millions de personnes le nombre de descendants directs d'immigrés nés en France, soit 11% de la population.

La part, dans l'Hexagone, des résidents nés à l'étranger est également d'environ 11%. Cela situe la France, comme d'autres grands pays européens (Allemagne ou Royaume-Uni), et les États-Unis, dans une position médiane. C'est bien moins que dans certains États comme l'Australie, le Canada, le Luxembourg ou encore la Suisse. Mais c'est beaucoup plus que dans bien des pays d'Amérique du Sud ou les géants asiatiques (Chine, Inde, Japon).

En Europe, les liens géographiques et historiques sont déterminants: la quasi-totalité des immigrés algériens, par exemple, se retrouvent en France, tandis que les Turcs ont choisi l'Allemagne. Le Royaume-Uni connaît un changement important: alors que ses habitants sont nombreux à être nés en Irlande, en Inde ou au Pakistan, on enregistre depuis 2004 des arrivées importantes de Polonais.

Entre 2004 et 2008, le flux annuel de personnes ayant migré pour s'installer dans un pays de l'Union européenne, qu'elles aient la nationalité d'un pays communautaire ou non, est d'environ 3,5 millions.

 

 

LIRE AUSSI:

» Immigration: net recul des naturalisations

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9 octobre 2012 2 09 /10 /octobre /2012 19:49

 

La Tribune
Copyright Reuters
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Pierre Manière, à Paris | 09/10/2012, 18:34 - s

Alors que les plans sociaux s'accumulent, les adhérents et délégués syndicaux présents ont regretté que l'Etat ne soutienne pas davantage l'industrie française.
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8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 22:42

Contrôle de l’Aide médicale aux étrangers : Soutenez la proposition de loi relative à l’AME !

 

 
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8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 22:21

 

 

il flotte en cette rentrée 2012 comme un léger parfum de lutte des classes postmoderne. Un peu comme si la France renouait, crise oblige, avec ses vieux démons marxistes et faisait du " patron " la cause de tous ses maux. Deux faits d'actualité confirment ce retour en arrière et font oublier que ce sont les entreprises qui créent l'emploi en France, et pas l'Etat ou les syndicats.

Primo la tentative du gouvernement Ayrault de taxer les revenus du capital à hauteur des revenus du travail, notamment via la surimposition des plus-values de cession. Cette disposition du PLF 2013, promesse de campagne du candidat Hollande, a provoqué l'ire des créateurs d'entreprises qui, grâce aux " Pigeons ", ont réussi à faire plier l'exécutif. Prendre des risques, investir dans une entreprise, embaucher des salariés pour développer son projet n'est pas un " travail " comme un autre et ne peut donc pas être taxé comme tel. Sauf, bien sur, à vouloir faire fuir les investisseurs et créateurs de France, et à tuer l'emploi privé dans notre pays !

Cette perspective, visiblement, ne gène guère Frédéric Giudicelli. Le responsable de la communication digitale de l'Elysée (il a changé ce weekend end la présentation de son compte twitter personnel) a envoyé la semaine dernière deux messages qui en disent longs sur la pensée dominante au sommet de l'Etat, voire sur l'inculture entrepreneuriale de ceux qui nous gouvernent : " Les enfants auront l'obligation de chanter l'internationale et ils devront cracher sur une photo de Steve Jobs " et " Les entrepreneurs seront envoyés en camp de rééducation où ils seront forcés de lire le petit livre rouge d'Hollande ". Comme aux grandes heures des Khmers rouges peut-être ?

Secundo la violente charge, répétée, de Bernard Thibault contre les (vilains) patrons. Une nouvelle preuve en est donnée dans l'interview du secrétaire général de la CGT publiée aujourd'hui dans L'Humanité : nationalisation des secteurs stratégiques en difficulté, droit suspensif des plans sociaux accordé aux représentants des salariés, absence de problème de compétitivité liée à un coût du travail trop important, recherche de profit immédiat des patrons… Tout y passe ou presque, et il ne manque plus que la référence à Etienne Lantier dans Germinal de Zola pour boucler la boucle. Ah, que l'économie se porterait mieux s'il n'y avait pas de patrons, forcément voyous !

Et Bernard Thibault de presser une nouvelle fois à François Hollande de choisir entre le camp des salariés et celui des employeurs - lutte des classes, encore et toujours -, le président de la République ayant eu l'outrecuidance de demander aux partenaires sociaux de parvenir à un " compromis historique " dans leur négociation sur la sécurisation de l'emploi. " Avec Nicolas Sarkozy, il s'agissait d'aller plus loin en matière de flexibilité, une majorité de salariés a dit non. Ce n'est pas pour qu'au travers de la négociation avec les employeurs, nous en arrivions aux résultats escomptés sous le précédent gouvernement ! C'est bien pour faire du nouveau ! On appelle cela le changement ! (…) Il n'y aura pas de signature de la CGT en bas d'un accord qui constituerait une nouvelle étape de réglementation du travail infondée et injustifiée. " Une menace à peine voilée de la part du dirigeant de la CGT qui cherche à donner des gages à son aile gauche un peu trop remuante sur fond de crise de succession ? Ou une manière de faire oublier qu'il a appelé à voter pour lui au second tour de la présidentielle ? Qu'importe, la France n'a pas besoin en ce moment d'une telle charge anti-patrons. Et il serait temps que certains le comprennent…

 

Par   Marc Landré
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8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 08:57

 

Madame je partage votre inquiètude et plus encore.

Je ne suis pas disposé à attendre 5 ans ! Je ne suis pas disposé à subir les inconséquences de cette présidence fruit du hasard !

Cela ne peut durer, le DANGER est trop grand pour notre pays, pour nous, pour nos enfants.

Il y a URGENCE ! Il faut AGIR sans délai.

 Il faut que partout se lèvent des femmes et des hommes pour déposer cet attelage, en finir avec le " déclinisme", reconstruire !

Nombre de mes adhérents partagent ce sentiment de survie !

 

 

  • Classement de l'article  
  • 8 oct. 2012
  • Le Figaro
  • Nathalie Kosciusko-Morizet
L’ancienne ministre, députée de l’Essonne, s’interroge sur l’avenir de la France avec le gouvernement actuel.

Sommes-nous destinés à devenir “hollandais” ? Où est le peuple de France ? Doit-il se laisser aller à cet esprit de mollesse, à cette guimauve envahissante ? Doit-on subir un pouvoir sucré ? S’agit-il d’un moment de Restauration, post-mitterrandien ? Hollande est-il cet autre Louis-Philippe ?

Être immobile n’a jamais voulu dire être efficace. Être impopulaire ne peut dans ce moment si difficile être un passeport pour gouverner. Être inaudible, colporteur d’une politique du vide, au fil des interventions télévisées de François Hollande et JeanMarc Ayrault, ne peut que rendre vaine une présidence déjà fruit du hasard.

Je suis, comme tous les Français, pleine de questions. La gauche arrivée au pouvoir, de quelle nature est-elle ? Quelle est sa légitimité historique, sa doctrine, son intention ? Hollande est-il le nom d’une génération, une créature médiatique ou de marketing, l’empreinte d’une illusion ? Le socialisme existe-t-il encore ? Parfois, je me demande de quoi la politique est-elle le mot. Coty, Queuille ne ressemblaient guère à Jaurès, à Blum, ou à de Gaulle. Et Hollande est bien l’héritier des premiers. Fadeurs. Hésitations. Peurs et renoncements. Voila sa musique, le ton de ses interventions. Cette victoire de Hollande nous a laissé un goût amer bien sûr. Mais au sortir de l’été, ces nouveaux gouvernants plongent les Français dans un désarroi jusqu’alors inconnu. Apparemment, nous ne pouvons rien faire. Faut-il attendre cinq ans ? Faut-il crier, attaquer, se battre ongles et griffes sortis ? La réponse s’impose encore : renaître.

Ces bourgeois de la politique qui se sont déguisés, bedaines effacées, sourires patelins, se révèlent arrogants, menteurs, tricheurs. Ils ont l’esprit de clan et veulent mettre l’État en coupe réglée et se servir. Un ministre du Budget méprisant. Un ministre de l’Industrie vociférant. Un ministre de l’Économie absent. Quel bel attelage !

Ils achètent les bonnes consciences des « profs » en provoquant artificiellement le recrutement d’un millier de nouveaux enseignants mais ce sont ceux qui avaient échoué aux concours. Quel sens cela a-t-il pour les vrais reçus ? Quelles compétences auront-ils ? La sélection ne veut-elle rien dire ?

Mais où est donc ma France ? Quel est ce pays devenu subitement monocolore et qui ne parvient plus à se rassembler ? Où sont les frondeurs ? Sommesnous destinés à devenir « hollandais » ? Où est le peuple de France ? Doit-il se laisser aller à cet esprit de mollesse, à cette guimauve envahissante ? Doit-on subir un pouvoir sucré ? S’agit-il d’un moment de Restauration, post-mitterrandien ? Hollande est-il cet autre Louis-Philippe ? Tout cela est anachronique.

Cela ne peut durer. Nous avons le devoir de définir les lignes politiques de demain, de dire les principes qui dessineront le contrat social de la France, de rendre l’espoir là où le désarroi détruit tout optimisme.

Nous allons être un peu seuls. Il n’y a guère à attendre des syndicats. C’est la CGT, en pleine contradiction avec la charte d’Amiens, qui, par la voix de son secrétaire général, a appelé à voter pour Hollande. Comment vont-ils faire : renonciation, trahison ou collaboration ? J’ai trop de respect pour le syndicalisme et tous ceux qui incarnent ce vaste mouvement social, cette médiation indispensable, pour imaginer un seul instant qu’ils puissent être en accord avec une équipe politique qui frise chaque jour l’imposture. Les « bobos » vont fiscalement tellement souffrir qu’il ne leur reste plus qu’à déchanter et à se donner à d’autres. Seuls restent au bord du chemin les ouvriers, les employés, déjà menacés de déclassement et qui ont pris un risque considérable pour eux, leurs enfants, leur confort, leur dignité, leur sécurité.

Mais le pire arrive. Voila un président qui ne peut cacher la haine qu’il ressent à l’endroit de son prédécesseur. Qui se rengorge d’importance : « Il me revient de façonner une conception nouvelle de la présidence de la république. » Bigre.

La France est un grand pays. Moderne. Démocratique. Dont les femmes et les hommes offrent une force, une énergie, une intelligence exceptionnelles. Cela fait son histoire. Sa place dans le monde. La compétitivité de son économie. Il faut en finir avec le « déclinisme ». Arrêter de se taper la poitrine. Personne ne viendra nous sauver de notre dépression.

C’est pourquoi je me bats. Ce n’est pas le moment de présenter des programmes ou d’additionner les promesses. Hollande a déjà trompé tout le monde. Il a gagné la présidentielle sur le mode de slogans séduisants et populistes. On en voit tous les effets. En mal d’arguments face au « Hollande bashing », il éructe : « Les magazines ont avant tout un bon sens commercial. » Diable.

Que va-t-il se passer ? Quelle image de la politique ! Quelle image de la France ! Est-ce encore le Front national qui bénéficiera de tout ce dépit, de tant de mépris, de toute cette impéritie ? Je me suis battue, dos au mur, contre le FN. J’ai dit et redit que les machinations de la famille Le Pen étaient néfastes. Je l’ai écrit. Le combat continue. Et cette gauche autiste, calculatrice, nous le savons tous, peut être le meilleur allié du FN. Alors la droite et le centre sont ces jours-ci le dernier rempart à ces aspirations confuses. Il faut continuer à expliquer, batailler et préparer l’avenir.

C’est pourquoi je veux dire ce que nous sommes, penser ce qui doit nous permettre de réécrire notre avenir. La confiance en la France, voila le premier mot. L’engagement d’un principe nouveau, la réciprocité, qui fait que chacun existe, est reconnu, mais sait qu’il n’est pas seul, voila l’idée.

Pour reconstruire, malgré l’urgence, il faudra du temps. Reconstruire s’impose face au vide d’un pouvoir confisqué par Hollande. Il faut que partout se lèvent des femmes et des hommes qui sachent qu’il faut réinventer l’école, le pacte de santé, notre envie d’être riches, inventifs, conquérants. Et je laisse à Hollande ses congrès, ses ruses, mimiques, et prétentions. Je lui laisse un règne d’amateur. Fade et triste.

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Published by voxpop - dans La France en résistance
6 octobre 2012 6 06 /10 /octobre /2012 10:04

 

      Abrupte vérité !

Il fallait beaucoup de courage pour le dire haut et fort. 

 


 

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5 octobre 2012 5 05 /10 /octobre /2012 22:39

 

  • Classement de l'article  
  • 5 oct. 2012
  • Le Figaro
  • STÉPHANE KOVACS skovacs@lefigaro.fr
Mises à l’écart, insultes à répétition, agressions physiques… les témoignages des « Gaulois » des cités sensibles révèlent une réalité que certains préfèrent ignorer.

Je connais des parents qui ont dû changer leurs enfants d’établissement, parce qu’on voulait leur faire la peau BRUNO BESCHIZZA, SOUS-PRÉFET

Elle n’allait tout de même pas leur avouer qu’elle était « entièrement » française ! Elle, la seule Blanche de la classe, constamment asticotée par ses camarades, dans ce lycée professionnel des Hauts-de-Seine, mise à l’écart parce qu’elle n’était « pas comme eux » . Alors cette petite brune au « prénom typiquement français » a invoqué son grand-père immigré… italien. Cela n’a pas suffi. « Gauloise » , « blanc d’oeuf » ou « toubab » (mot utilisé en Afrique pour désigner les Blancs), les quolibets n’ont pas cessé. « Un ancêtre africain, ç’aurait été mieux… » , lâche-t-elle, un peu honteuse.

PHILIPPE ARNASSAN/PHOTOPQR/NICE MATINL’aversion pour la France s’étale parfois jusque sur les murs des villes.

« Un racisme anti-Blancs se développe dans les quartiers de nos villes, s’insurge le secrétaire général de l’UMP, Jean-François Copé, dans son Manifeste pour une droite décomplexée. Des individus méprisent des Français qualifiés de “gaulois”, au prétexte qu’ils n’ont pas la même religion, la même couleur de peau ou les mêmes origines qu’eux » . Plus d’un Français sur deux (56 %) en sont bien conscients, d’après un récent sondage. Selon une enquête de l’Ined, 18 % de la population « majoritaire » auraient d’ailleurs déjà été « la cible d’insultes, de propos ou d’attitudes racistes » . Mais qui entend leurs souffrances ?

« Le pire, c’est que c’est intégré »

Le phénomène n’est pas nouveau. « On a parlé de David, on a parlé de Kader mais qui parle de Sébastien ? » , s’étaient interrogées, en 2005, dans un « Appel contre les ratonnades anti-Blancs » (après des dérapages en marge de manifestations lycéennes), des personnalités marquées à gauche comme Bernard Kouchner, l’éditorialiste Jacques Julliard ou le philosophe Alain Finkielkraut. Tollé parmi les intellectuels de gauche, qui dénoncèrent « une lepénisation des esprits ». La même année, le député - aujourd’hui sénateur - de Moselle François Grosdidier a aussi eu « le souci de briser ce tabou-là ». Associé à 200 parlementaires UMP, il dépose une plainte auprès du ministère de la Justice, accusant neuf groupes de rap de promouvoir le racisme anti-Blancs. « J’ai envie de dégainer sur des f.a.c.e.s. d.e. c.r.a.i.e./ Dommage (…) que ta mère ne t’ait rien dit sur ce putain de pays/Me retirer ma carte d’identité, avec laquelle je me suis plusieurs fois torché » , scande par exemple le groupe Ministère Amer dans sa chanson Flirt avec le meurtre. À Woippy, sa ville aux 70 % de logements sociaux et aux dizaines de nationalités, le député a constaté que « les jeunes écoutaient ça toute la journée, et n’avaient ni le recul ni la formation nécessaires pour le prendre au deuxième degré » . Sa plainte n’aboutira pas,

comme d’ailleurs, apparemment, aucune des rares plaintes pour « racisme anti-Blancs ».

Si aujourd’hui on entend moins les rappeurs orduriers, les apostrophes comme « toubab », « kouffar » (infidèles) ou « Gaulois » ne choquent plus dans les cités. « Le pire, c’est que c’est intégré, affirme François Grosdidier. Chez les jeunes, on en rigole. C’est plus rare entre adultes, mais il arrive que des policiers ou des enseignants soient victimes d’agressions racistes, verbales et parfois physiques. Le comble, c’est cette Maghrébine que j’ai dû faire poursuivre parce qu’elle avait été très grossière avec une policière municipale d’origine antillaise, en s’en prenant à sa nationali

té ! » Au Raincy (Seine-Saint-Denis), son collègue Éric Raoult, ancien ministre UMP chargé de l’Intégration, est aussi « confronté tout le temps à cela » . « Plusieurs fois, j’ai été obligé de ramener l’ordre dans un mariage, parce que les familles venaient avec des drapeaux étrangers, raconte-t-il. Il y a une volonté de prouver à ceux qui sont les plus nombreux qu’ils sont en fait minoritaires. »

Selon le sociologue Tarik Yildiz, auteur de Le Racisme anti-blanc : ne pas en parler, un déni de réalité, « le phénomène se développe d’année en année » . « C’est le fait des deuxième et troisième générations d’immigrés, précise-t-il. Cela vient d’un manque de repères, d’autorité, d’une démission de l’État dans certains quartiers. Si on n’est pas arrêté dès l’adolescence, âge où l’on teste les limites, on va toujours aller plus loin. »

Cela peut commencer par « une petite humiliation dans la cour de l’école, un regard de travers, un coup d’épaule dans un wagon, indique Bruno Beschizza, sous-préfet, élu de Seine-Saint-Denis et ancien secrétaire général du syndicat de police Synergie-officiers. Derrière ce type de racisme, il y a tout ce qui peut représenter notre société occidentale : un flic, comme un gamin qui bosse bien. Si l’on s’en prend au petit Blanc, c’est parce qu’il symbolise le monde qui s’en sort » .

« Les associations craignent le sujet »

Mais s’en sort-il vraiment, le « petit Blanc » qui se fait traiter de « bolos » (pigeon), d’ « Aryen » ou de « Français de m… » et parfois agresser à la récréation ? « Je connais des parents qui ont dû changer leurs enfants d’établissement, parce qu’on voulait leur faire la peau » , raconte Bruno Beschizza. « J’ai moi-même assisté à cela, dans mon collège, à la cité des Grèves, l’une des plus problématiques du 92, se souvient Tarik Yildiz. Je pense notamment à un collégien qui, seul Blanc en 6e, a été pris à partie par les autres. “Sale mangeur de porc !”, lui criait-on, avant que les insultes se transforment en violences physiques. Il n’a pas pu déménager tout de suite, a eu beaucoup de difficultés scolaires et aujourd’hui encore, en garde des séquelles. C’est de plus en plus une réalité en banlieue. À tel point que pour avoir la paix, certains jeunes Français s’inventent une origine métissée ! »

La plupart des victimes n’osent rien dire, par peur de représailles, ou tout simplement parce qu’elles pensent qu’elles ne seront pas prises au sérieux. « Tous ont le sentiment de ne pas compter dans la société, d’être totalement délaissés, et surtout l’impression d’un “deux poids-deux mesures”, analyse le jeune sociologue. Car il existe dans l’inconscient collectif une sorte de schéma avec les “dominants” et les “dominés”, et que, pour beaucoup, les “dominés” ne peuvent pas être des bourreaux. Mais peut-on considérer que des familles modestes, Français de souche vivant dans des quartiers défavorisés, fassent partie du groupe des “dominants” ? Alors, quand on leur parle toute la journée du racisme dans les cours d’instruction civique, et que ceux-là ne peuvent pas s’exprimer, cela a des effets très néfastes ».

Dans les quartiers Nord de Marseille, Fabien est confronté à ce genre de racisme « presque quotidiennement » . « Plusieurs fois, dans le métro, j’ai dû subir des “sale Gaulois”, “mécréant” ou d’autres injures en arabe, rapporte ce fonctionnaire quadragénaire. Une fois, ils ont même sorti un couteau, j’ai pris un coup de bouteille de Coca-Cola sur la tête et un coup de poing sur la tempe. Des inscriptions “va crever, Français”, il y en a jusque sur les murs de ma rue. Alors bien sûr, j’aimerais déménager, mais mon appartement est invendable… » Porter plainte ? « J’ai essayé, ça a été classé. Pour de telles agressions, les policiers ne se déplacent même pas, soupire-til. Quant aux éventuels témoins, ils se débinent. Si ce phénomène est en croissance exponentielle, les citoyens en sont aussi un peu responsables, par leur immobilisme, leur manque de rébellion » .

Contacter des organisations antiracistes ? « A SOS-racisme, on m’a répondu que le racisme anti-Blancs n’existait pas, s’exaspère Sophie. Que c’était moi la raciste, qui dénonçait des immigrés ! » Cindy Leoni, la nouvelle présidente de l’association, veut bien concéder l’existence d’un « racisme envers les Blancs » , mais surtout pas d’un « racisme anti-Blancs » , un « vocable emprunté à l’extrême droite ! » « De toute façon, c’est très rare, assène-t-elle, et cela se cantonne à des insultes. N’allez pas nous faire croire qu’il est plus difficile d’être blanc qu’immigré ! »

Ni le Défenseur des droits, ni le Mrap n’ont jamais été saisis pour racisme anti-Blancs. « Les associations craignent ce sujet, avoue Pierre Mairat, coprésident du Mrap, car elles hésitent à montrer du doigt une population déjà stigmatisée. Mais si on veut lutter contre le racisme, on ne doit s’affranchir d’aucune problématique. Ce racisme-là, même s’il n’est pas systémique, mais sporadique, n’en participe pas moins à la racialisation de la société. »

La Licra sera partie civile, le 26 octobre, dans une de ces rares affaires. « Il s’agit d’un jeune homme agressé à l’arme blanche il y a deux ans, gare du Nord, par trois individus, raconte son avocate, Me Naïma Moutchou. Aux cris de “sale Français”, “Gawerer” (« sale Blanc » en arabe). Nous avons l’espoir d’obtenir une condamnation, car il y a des témoins ». Président de la Licra, Alain Jakubowicz reconnaît que « ces petits voyous-là font un mal énorme à la France ». « C’était une erreur de ne pas parler de ce phénomène, de le laisser exploiter de manière honteuse par le FN, conclut-il. Sans pour autant les mettre au même niveau que les discriminations dont font l’objet les immigrés, il faut dire les choses. On a culpabilisé à outrance trop de nos concitoyens. »

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4 octobre 2012 4 04 /10 /octobre /2012 21:40
Par Carl Meeus
Mis à jour le 03/10/2012 à 15:12 | publié le 03/10/2012 à 15:00 Réactions (1012)
Jean-Marc Ayrault et François Hollande: la popularité des deux hommes est en baisse, tant chez les ménages aisés que chez les plus modestes.
Jean-Marc Ayrault et François Hollande: la popularité des deux hommes est en baisse, tant chez les ménages aisés que chez les plus modestes. Crédits photo : PHILIPPE WOJAZER/REUTERS


Pour la première fois depuis l'élection du 6 mai, le couple exécutif devient impopulaire, selon le dernier baromètre du Figaro Magazine.

 

» L'intégralité du baromètre (document pdf)

 

Jusqu'où s'arrêtera la chute de François Hollande et de Jean-Marc Ayrault? Depuis le début de l'été, le président de la République et le premier ministre ont perdu 14 et 13 points de confiance. Pour la première fois depuis l'élection du 6 mai, le couple exécutif devient impopulaire. Moins de six mois après son arrivée, c'est inédit!

D'autant que le président et son premier ministre entraînent dans leur chute l'ensemble des membres du gouvernement. En dehors de Manuel Valls, le ministre de l'Intérieur, qui se maintient en tête du baromètre, et de Michel Sapin, le ministre du Travail, tous les autres baissent. Preuve qu'il ne s'agit pas d'une simple correction de popularité mais d'une véritable défiance à l'égard de la politique du gouvernement. Les ménages les plus aisés font évidemment payer la note de leur augmentation d'impôts (-18 points pour Hollande et - 17 pour Ayrault). Mais les classes populaires ne sont pas en reste (-14 pour le président, -14 pour le premier ministre, qui avait déjà perdu la confiance de ces électeurs le mois dernier).

Difficile, il est vrai, d'être populaire quand, en période de crise, on doit annoncer des hausses d'impôts de plus de 20 milliards pour les particuliers et les entreprises. Et lorsque, en plus, on ajoute des erreurs grossières de communication, les choses ne s'arrangent pas. Touchée par les hausses des taxes sur la bière, de la redevance audiovisuelle comme par le gel du barème de l'impôt sur le revenu, l'opinion a bien compris, contrairement à ce qu'a avancé Jean-Marc Ayrault, que plus d'un Français sur dix serait victime du choc fiscal.

 

Par Carl Meeus
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J'ai plus envie de me croire à Kaboul dans ma ville,

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J'ai plus envie de relativiser. >>>>