HALTE à la surenchère
Il faut empêcher tous ces furieux de casser notre société !
C'est URGENT !
Nouvelle publication sur L'observatoire de la Christianophobie | |
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| Posted: 06 Feb 2013 03:45 AM PST L’Assemblée Nationale est le temple de notre démocratie. Elle en présente avec ostentation la colonnade grecque que les députés ne franchissent jamais puisqu’ils rentrent de l’autre côté, comme tous les artistes, par le Palais Bourbon, ce qui n’est pas un symbole insignifiant. On dort peu à l’Assemblée et on s’y amuse beaucoup : entre les fou-rires de Madame Taubira, ses petits-bouts et ses longues récitations lyriques, les mimiques amusées des faire-valoir de l’opposition et les feintes indignations sur les inévitables références mémorielles, les parlementaires présents, rares à droite, semblent y prendre du plaisir. D’autres, à gauche, jouent au scrabble ou lisent des romans sur les ordinateurs portables autorisés depuis quelque temps déjà, et d’autres encore prennent des photos, et en bons délateurs, législateurs peu respectueux des règles, les lancent sur les réseaux sociaux. Sans le buzz, l’Assemblée mourrait d’ennui. C’est ce que dit le député PS et joueur : le débat est inutile, et trop long. Il n’y aura pas de référendum, puisque les parlementaires n’ont pas fini de voter les lois organiques de la révision constitutionnelle de 2008. Pas grave : il y aura un long débat au Parlement. Mais celui-ci aussi est superflu. On ne va pas passer trop de temps pour chambouler l’Anthropologie et le Code Civil. On a autre chose à faire : préparer sa réélection en allant faire croire aux ouvriers d’une usine de sa circonscription, qu’on pense beaucoup à eux, qu’on va tout faire pour retarder une fermeture qu’on sait inévitable et que leurs gosses auront grâce à nous des emplois-jeunes à la Mairie ou au Département. > Le 13 Janvier, un million de vrais opposants, non pas au gouvernement, mais à la loi Taubira, s’étaient rassemblés pour être entendus d’un gouvernement manipulateur et méprisant. La caricature de débat à l’Assemblée n’est pas à la hauteur de la mobilisation de ces Français de conviction. Manifestement, ils croyaient que leur nombre compterait. Pour le ludique député bourguignon, ils n’existent même pas. Pour les élus de l’opposition favorables à la loi, soit parce qu’ils ont envie de se faire élire à Paris, soit parce qu’ils frétillent à l’idée d’être les chouchous des médias, soit encore parce qu’ils y ont un intérêt intime, tous ces manifestants sont des gêneurs. Le pouvoir n’est pas dans la rue, mais à la Chambre, comme on disait dans le temps. C’est justement devant cette Chambre où sommeillaient l’intérêt national et la grandeur de la France que le 6 Février 1934, des milliers de Français, révoltés par l’affaire Stavisky et la décrépitude des institutions républicaines, s’étaient rassemblés. Comment ? Vous osez rappeler cette odieuse tentative de coup d’état fasciste ! D’abord, ce n’était pas un coup d’état. Sans aucune organisation commune, sans plan d’action, trois formations d’extrême-droite ont certes participé à des violences qui leur ont valu quatorze morts, mais le gros des manifestants, des anciens combattants de tous bords, et les Croix-de-Feu, du Colonel de La Rocque, s’étaient déjà dispersés. C’est d’ailleurs l’occasion de rappeler que ce mouvement dont le chef est mort à son retour de déportation, n’a pas été le moins du monde fascisant. > C’est aussi le moment de citer Doriot, député communiste et créateur du Comité de Vigilance antifasciste de Saint-Denis, Marcel Déat, député socialiste, et membre du Comité de Vigilance des Intellectuels Antifascistes, Adrien Marquet, député-maire socialiste de Bordeaux, Gaston Bergery, « radical-bolchevik » et initiateur du Front Commun contre le Fascisme et la Guerre, député du Front Populaire, le pacfiste de gauche, jean Luchaire, et bien sûr Laval, sénateur-maire d’Aubervilliers, ministre avant et après le 6 Février, tous collaborationnistes notoires, dont le souci de carrière avait animé l’antifascisme et l’esprit républicain en 1934 et la trahison en 1940. C’est un grand honneur que d’être désigné par le Peuple pour le représenter. Le représenter n’est pas le remplacer. Lorsque j’étais député, j’ai été l’un des rédacteurs d’amendements qui ont conduit à l’adoption du projet de référendum d’initiative populaire, dont certains se plaisent aujourd’hui à dire qu’il n’est pas constitutionnel. N’est-il pas là le coup d’état ? Dans ce refus de donner la parole au Peuple pour le confisquer au profit des « professionnels » de la politique ! Aujourd’hui, le débat qui se déroule à l’Assemblée est crucial. La vigilance est celle qu’exercent sur leurs élus les Françaises et les Français qui souhaitent préserver notre modèle de la Famille. Si l’Assemblée montre qu’elle est par trop envahie par des carrièristes ambitieux, par de fins tacticiens dénués d’expérience et de valeurs, qui se moquent de cette question, alors, il faudra craindre le réveil légitime d’une suspicion sur la légitimité du Parlement. Il faudra craindre le retour du 6 Février ! |
« Faire du chiffre est un élément essentiel du métier »
SÉCURITÉ Le fameux « ras-le-bol » qu’expriment à mots souvent couverts les policiers dans l’exercice de leurs missions vient d’être passé au crible. Loin du simple coup de menton, il prend même la forme d’un réel malaise dans les commissariats. C’est en tout cas ce que laisse apparaître une « Étude sur le management et le stress au travail » menée par une unité de recherche du CNRS de Toulouse avec l’appui du syndicat Alliance Police nationale.
Fondé sur un large échantillon de 6 000 gardiens de la paix et gradés témoignant de manière anonyme en région parisienne et en province, le document, épais de 54 pages, dresse un état des lieux très édifiant. D’emblée, les policiers interrogés, souvent critiques sur leur hiérarchie directe, déplorent un « manque de soutien et de reconnaissance de l’institution » . Considérant à 63 % que la police ne valorise pas leur contribution à l’accomplissement de sa mission, ils sont 90 % à réfuter en bloc l’idée selon laquelle « la police se soucie vraiment de mon bien-être » . Dans une proportion quasi équivalente, ils estiment que leur institution ne reconnaît guère leurs efforts (72,2 %), ne tient pas compte de leurs remarques et de leurs attentes (79,6 %) ou encore qu’elle n’est pas fière de leurs réalisations au travail (62,9 %).
Exprimant un réel sentiment d’injustice, sept fonctionnaires sur dix assurent que l’attribution des récompenses est appliquée de manière incohérente et ne se fonde pas sur des « critères objectifs et non biaisés » . Ils estiment à plus de 65 % que « les policiers qui font bien leur travail ne sont généralement pas récompensés » . Au chapitre de la culture du résultat, les policiers sondés entre mai 2011 et janvier 2012 soutiennent alors que « faire du chiffre est un élément essentiel du métier » . « Ils estiment également à 75 % qu’il s’agit d’un critère important afin d’être reconnu par leur hiérarchie, observe le rapport. Cependant, même s’ils sont partagés, ils pensent que la lutte contre l’insécurité reste la norme dans la police (54 %) et que la baisse des chiffres de la délinquance est le principal objectif du métier de policier (49 %). »
Les auteurs de l’étude pointent des « relations de travail saines » au niveau de la base, tant sur le terrain qu’au sein des équipes et des services. « En effet, les policiers estiment en majorité ne pas être en compétition entre eux (59,9 %), ne pas avoir de difficultés relationnelles avec les autres services (47,6 %), décrypte l’étude. De plus, ils mettent en avant le fait d’aider leurs collègues (69,6 %), d’écouter les soucis et les problèmes de leurs collègues (68 %), de transmettre les informations (84,7 %) et de participer à l’intégration des nouveaux (75,4 %). » « Enfin, ils estiment ne pas se sentir constamment surveillé par la police des polices (52,7 %)… » , ajoute l’étude qui montre en creux que nombre de fonctionnaires redoutent encore de tomber entre les griffes des « boeufs carottes » (le surnom de la police des polices). Globalement, le « climat relationnel de travail sain » et le « bon esprit d’équipe à l’opposé des relations avec la hiérarchie » seraient de nature à « favoriser l’efficacité générale des policiers » . Le constat est plutôt heureux tant les forces de l’ordre semblent crouler par ailleurs sous les contingences opérationnelles.
« Lourdeurs bureaucratiques »
Englués dans les « lourdeurs bureaucratiques » , qu’ils situent à un niveau de 8,5 sur une échelle allant de 1 à 10, les fonctionnaires déplorent le « manque de ressources en personnel » (8,5/10), les « équipements et/ou des matériels inadaptés » (7,5/10), une « multiplicité de nouvelles tâches à effectuer » (7,4/10) ou encore « trop de paperasse à faire » (7,2/10). En résumé, la coupe est pleine.
Fort de cette enquête, le syndicat Alliance Police nationale compte évoquer cette « situation préoccupante » à l’occasion des Assises de la formation qu’organise jeudi Manuel Valls à la Cité internationale universitaire de Paris. Nul doute que le premier flic de France devra une nouvelle fois faire preuve de diplomatie pour répondre à ses troupes qui demandent des
Mariage pour tous ? Oui. Mais alors, sans distinction de race (c’est interdit) ni de culture (c’est très relatif). Et laissons la place au pétulant Bruno Nestor Azérot, député martiniquais pas vraiment de droite (Gauche démocrate et républicaine ; en France ultramarine, les appellations politiques n’ont pas toujours le même sens qu’en métropole) qui, le 30 janvier dernier, a créé un certain malaise à l’Assemblée nationale à propos du « mariage pour tous » :
Outre-mer, la quasi-totalité de notre population est opposée à ce projet qui bouscule toutes les coutumes et toutes les valeurs sur lesquelles reposent nos sociétés ultramarines. […] Nous devons exprimer cette opinion de notre électorat qui ne comprend pas ce qui se passe ici et maintenant. Le risque est grand de plonger la population dans un profond désenchantement vis-à-vis de la politique du Gouvernement, voire de provoquer une cassure morale irrémédiable. Ce texte, en effet, ne donne pas une liberté supplémentaire, il fragilise au contraire le délicat édifice sur lequel se sont construites nos sociétés antillaises et guyanaises après l’abolition de l’esclavage. Il existe même, à mon sens, un risque de rupture du pacte républicain qui nous lie depuis deux siècles à la France.
À l’origine, en établissant le mariage comme institution, la société a donné un cadre juridique à une donnée naturelle : l’union d’un homme et d’une femme en vue de la procréation d’un enfant. Or, à l’évidence, il ne peut en être ainsi avec le mariage gay. Certes, aujourd’hui, le mariage est plus un “mariage-sentiment” qu’un “mariage-procréation”, comme il l’était autrefois : l’enfant n’est plus la finalité du mariage, si bien que des personnes hors mariage, voire des couples stériles, peuvent avoir envie d’enfant. La question qui se pose est donc plutôt : le sentiment doit-il donc devenir le sens nouveau et unique d’un mariage qui serait ouvert à tous les hommes et à toutes les femmes, qu’ils soient hétérosexuels ou homosexuels ?
Moi, homme issu d’un peuple opprimé, réduit en esclavage, où le système social refusait à un homme et à une femme de pouvoir avoir un enfant et se marier légitimement, où le mariage était interdit et où il a été une conquête de la liberté, j’affirme le droit à l’égalité dans la différence et non dans le même, le semblable, l’unique ! Car enfin, au nom de l’égalité et du refus des discriminations, peut-on établir une équivalence entre tous les couples ? Au contraire, je crois que l’on ne peut mettre sur le même plan hétérosexualité et homosexualité : un homme et une femme, ce n’est pas pareil que deux hommes ou deux femmes ensemble. Établir une équivalence, une nouvelle égalité, une nouvelle norme, c’est nier la réalité, c’est rétablir une oppression en confondant genre, sexe et pratique. C’est un diktat de la pensée contre l’humanité vitale, contre les droits de l’homme et de la femme. Refuser cette différence naturelle, c’est refuser la différence sexuée, c’est revenir sur l’oppression de la femme et de ses droits émancipés, […] Et l’enfant ? Puisque deux hommes ou deux femmes ne peuvent procréer, que va-t-on faire ? Pour procréer, il faut bien un homme et une femme. Inéluctablement se posera la question du recours à la procréation médicale assistée… car ce désir d’enfants est légitime. Toutefois, ce n’est pas le droit qui refuse aux homosexuels d’avoir un enfant, c’est la nature.
En 2012, toutes les cinq minutes, un chrétien a trouvé la mort pour sa foi. C’est le bilan abominable de l’Observatoire de la liberté religieuse, organisme créé par le ministère italien des Affaires étrangères. À sa tête, le sociologue et chercheur turinois Massimo Introvigne alerte l’attention publique sur les persécutions dont sont victimes les chrétiens : « C’est devenu aujourd’hui la première urgence mondiale en matière de violence et de discrimination religieuse. Il n’existe aucune autre foi qui soit autant combattue. »
L’Afrique demeure le principal théâtre des violences interconfessionnelles. La palme revient au Nigéria, qui a vu son groupuscule islamiste Boko Haram perpétrer de véritables pogroms contre les fidèles chrétiens. En janvier, ils étaient 120 à périr sous les coups des soldats barbares qui ne cachent même plus leur volonté d’éradiquer le christianisme au sud du pays : « Nous avons attaqué simplement parce que c’est une église » déclarait Abul Qaqa, le porte parole du mouvement. Dans l’indifférence la plus totale, les médias avaient alors évoqué un conflit social. Huit mois plus tard, les mêmes hommes armés s’en étaient pris à des étudiants chrétiens, allant jusqu’à les égorger à la machette, officiellement en raison d’une élection étudiante qui aurait tourné au vinaigre.
Aussi, il faut croire que les printemps arabes, consacrés à tort comme des croisades pour la liberté, n’ont fait qu’enfanter un désir de revanche contre l’Occident judéo-chrétien. En Égypte, les coptes sont tués au nom d’un Coran accepté par certains comme uniquement guerrier. Des jours sombres sont à venir pour nos amis chrétiens.
Il est de bon ton de dénoncer l’islamophobie et de taire le reste, par un souci pusillanime de ne pas stigmatiser les musulmans français. Lorsque 85 % des tombes profanées sont chrétiennes, il est préférable de noyer le poisson en s’émouvant avec un serrement de cœur des 15 % restantes. Car la culpabilité post colonialiste n’admet pas que nous soyons plaintifs et qu’il serait bien farfelu de vouloir remettre l’église au milieu du village.
L’année dernière, 105 000 chrétiens sont allés picorer leur croyance par la racine quand ils sont 200 millions à être toujours persécutés. La messe est dite. Fermer les yeux sur une telle épuration religieuse est un opprobre pour les 2,3 milliards de partisans du Christ dont je ne fais pas partie. À l’heure où l’on nous répète sur tous les tons, sur tous les fronts, que le chrétien doit être cloué au pilori pour son conservatisme aigu, il faut croire que servir la noble cause de la défense de sa foi est devenu un danger, sinon un crime.
| Posted: 04 Feb 2013 12:01 AM PST La stratègie de F. Hollande a décollé. Il s’agit d’une fusée à trois étages dont l’ingéniosité consiste en ce que chacun des étages a pour but de cacher le suivant, le but n’étant pas de faire, mais de cacher qu’on ne fait pas. Le « François » s’avance masqué, sous le regard méprisant, puis surpris et peut-être bientôt désabusé des bandes éparses de l’opposition où se mêlent le néant idéologique habituel dans ce qu’il est convenu d’appeler la « droite » et les ambitions personnelles qui y prospèrent en raison inverse des talents et des compétences. Après l’euphorie d’un début de mandat chaotique et cahotant, l’opposition s’était pris les pieds dans les palinodies de l’UMP, et avait trouvé le moyen de se relever en rejoignant les défilés organisés par la société civile contre le mariage pour n’importe qui. Elle attendait Hollande sur la Famille, et le « François » a attaqué sur la Patrie. Ce fut d’abord l’échec désastreux de la tentative de libération de Denis Allex lancée, comme par hasard alors qu’un million d’opposants battaient le pavé parisien. Carter n’avait pas survécu à un échec semblable pour délivrer les otages américains en Iran. La riposte, sans doute improvisée, à l’attaque islamiste contre Konna au Mali s’est révèlée un coup de génie : elle a fait oublier la Somalie ; elle a contraint l’opposition à l’unanimisme patriotique ; elle a sans doute ému beaucoup de vrais patriotes, ravis de voir l’armée française, efficace et victorieuse acclamée par les foules africaines ; elle a permis au « François » de déployer sa fierté nationale, avec un soupçon à peine perceptible de repentance gauchisante sur la dette coloniale : un « sans-faute » auprès duquel les armes de Kadhafi répandues dans le désert djihadiste, la dérive de « nos » protégés de Benghazi, et « l’Homme africain qui n’est pas assez entré dans l’Histoire » prennent l’allure de maladresses coupables. > Pendant ce temps, la stratégie du pouvoir se développe. Par le jeu des nominations, l’Etat PS ou plutôt « hollandais » se met en place, « naturellement » par le jeu des compétences. Après tout, Sarkozy n’avait-il pas déjà reconnu avec l’ouverture à gauche qu’il y en avait davantage qu’à droite…? On ne dira jamais assez combien cette habileté, dont l’ancien Président paraissait si fier, était stupide puisqu’elle accentuait le complexe intellectuel de la prétendue « droite », la vraie, la décomplexée étant de toute manière bannie. J’en sais quelque chose. Le débat sur le « mariage » qui va sans doute intéresser directement moins de 1% des Français a envahi la scène politique comme le brouillard londonien la City. L’Anthropologie et le Code Civil bousculés, le bonheur tel que le conçoit le bon sens des Français mis à mal pour satisfaire la gauche idéologique ne sont que l’apparence, la muletta destinée à faire foncer le taureau. Certes, une fois encore, la conscience fausse de l’idéologie, concoctée dans ce que François Furet appelait les « Sociétés de Pensée » , va imposer une réforme sociale fondée sur une inversion du réel, qui fera de l’orientation sexuelle la réalité incontournable et du sexe une illusion d’optique. Certes, l’opposition va s’y opposer…puis s’y rallier, en ordre dispersé : d’abord, ceux qui sont « à droite » par carrière, ensuite ceux qui trouvent un intérêt personnel et privé dans la réforme, enfin la masse des professionnels dont le métier ne s’embarasse jamais longtemps de ces fastideuses questions de principe. La gauche idéologique va trépigner pour obtenir la Procréation Médicalement Assistée, puis les mères porteuses par exigence féministe, écologique et « plus égalitariste que moi, tu meurs ». Le « François » ne donnera pas tout, et pas tout de suite, histoire de maintenir le brouillard dans la plaine et de se concilier une partie du marais où attendent les Bayrou et autres Borloo. Et si 1988 se cachait déjà derrière 1981 ? La gauche va sans doute perdre les municipales : de quoi multiplier les ambitions et les rivalités à « droite » et au centre, avant et après, alors même que les restrictions budgétaires vont rendre la gestion des villes de plus en plus difficile. > Reste la bataille la plus dure, celle contre la réalité économique. On ne peut résoudre les problèmes en employant les moyens qui les ont créés : dépenses publiques, emplois publics, déficits, dette, fiscalité confiscatoire et décourageante, chômage réel en croissance forte malgré les signaux superficiels qui pourront clignoter. Le « François » le sait et il temporise, contre l’intérêt du Pays, mais dans celui du pouvoir. Comme Pétain en 1918, mais dans une posture moins guerrière, il attend les Américains et la reprise outre-atlantique. Il attend la relance européenne après la purge des pays du sud et le sauvetage de l’Euro, et d’ici-là, il avancera toujours aussi masqué. Pendant que Montebourg pilonnera les industriels au nom d’une politique industrielle inexistante et aux côtés de la tonitruante et calamiteuse CGT , il donnera plus discrètement les gages demandés par le patronat en général, comme on l’a vu avec le Pacte de Compétitivité. Le Président n’est certes pas un grand homme politique, mais c’est un habile politicien, un de ceux qui séduisent autant les salons parisiens par leur intelligence cynique qu’ils détruisent en profondeur le pays par leur absence de courage. Depuis Pompidou, la France semble avoir cassé le moule des Richelieu. |
L'inquiétude des Français vis-à-vis de leur propre retraite ne cesse de croître selon le baromètre annuel de l'institut CSA pour le Cercle des épargnants. 67 % des personnes interrogées se déclarent inquiètes (contre 60 % en 2012), soit le plus haut niveau enregistré depuis 2006. L'inquiétude est encore plus forte chez les jeunes actifs (77 % chez les 25/34 ans). Pour assurer la pérennité d'un système qu'ils jugent en faillite, 60 % des sondés (30 % en 2011) estiment nécessaire, à terme, de reporter l'âge légal de départ à la retraite à 65 ans (au lieu de 62 ans actuellement). Sur ce sujet le clivage est plus social que politique : 76 % des sympathisants de droite y sont favorables et même 52 % à gauche, alors que 75 % des cadres acceptent cette éventualité, contre seulement 38 % chez les ouvriers. Plus de la moitié des Français (52 %) épargnent en vue de leur retraite et 58 % des personnes interrogées se disent favorables à l'instauration d'une retraite par points qui permettrait à chaque salarié d'obtenir une retraite en fonction de ces propres cotisations.
© Editions FRANCIS LEFEBVRE
Qu’est-ce qui nous attend si nous oublions la dignité de la personne et de son corps ?
SYLVIANE AGACINSKI
En réalité, je pense qu’il y a énormément de gens de gauche qui sont extrêmement sceptiques sur ce projet. Je crois que le gouvernement s’est fourvoyé en unissant d’entrée de jeu le mariage et l’adoption, ce qui constitue immédiatement les deux époux comme un couple
Bravant le poids des intérêts catégoriels et des automatismes partisans, voici Sylviane Agacinski regardée avec des yeux doux par les mêmes qui la fustigeaient il y a peu de temps encore.C'était le 25 janvier sur Europe 1. D’une voix claire et posée, Sylviane Agacinski, philosophe, et, doit-on encore le mentionner, femme de Lionel Jospin, osait briser le plafond de verre du politiquement correct de gauche. Et s’emportait, comme elle le fit quelques jours plus tard sur RTL, puis au «Grand Journal» de Canal +, contre cette espèce de
terrorisme intellectuel, « d’intoxication idéologique très pesante, très impressionnante » selon laquelle si vous n’êtes pas favorable au projet gouvernemental « vous êtes forcément de droite, forcément réactionnaire, forcément religieux et même intégriste ! »
Sylviane Agacinski, la Frigide Barjot de gauche ? La nouvelle égérie des opposants au mariage pour tous ? Et pourquoi pas ? Bravache, l’intellectuelle - dont la tribune publiée dans Le Monde était brandie ce week-end par des députés UMP goguenards - ne tord pas le bout de son nez lorsqu’on lui fait remarquer qu’elle se retrouve de facto dans le camp de ceux que certains voudraient dépeindre comme les représentants d’une France rabougrie et passéiste. De gauche, toujours, elle se dit même prête à descendre dans la rue, à battre le pavé auprès de ces familles traditionnelles qui ont afflué de toute la France vers le Champ-de-Mars, pour dire leur opposition à ce projet de loi gouvernemental. Ce qui est important, explique-t-elle, «ce n’est pas la question de savoir qui on rejoint, mais de savoir au nom de quel principe on parle» . Alors, non, celle que l’on a longtemps caricaturée comme une femme savante des temps modernes, celle que Valérie Trierweiler, très en pointe dans le combat en faveur du mariage pour tous, a longtemps citée en exemple, elle, la femme indépendante et contemporaine, elle qui « était la femme de Jospin mais avait en même temps sa propre existence»,
n’est guère émue de se retrouver dans le même camp que cette France-là.
Et qu’importe si Jack Lang, excédé, lui lance, à bout d’arguments, sur le plateau de Canal +: «Enfin, on n’est plus à l’époque du droit romain, quand même! Sylviane, ce n’est plus la Sainte Famille ! » Qu’importe aussi si elle doit fustiger les propos de Pierre Bergé qui a déclaré sans ciller, au sujet de la gestation pour
autrui : « Louer son ventre pour faire un enfant ou louer ses bras pour travailler à l’usine, quelle différence?» Elle réplique, cinglante : «À chaque fois qu’il y a une utilisation de la vie d’une femme pour porter un enfant, elle est toujours rémunérée, donc socialement, c’est insupportable. On sait très bien quelles sont les femmes qui, à ce moment-là, sont utilisées.»
Être une philosophe poil à gratter, une féministe biberonnée au Deuxième Sexe de Simone de Beauvoir, mais qui n’hésite pas à aller à l’encontre de la doxa que voudrait imposer une petite élite parisienne (à laquelle elle peut sembler appartenir pourtant), n’est pas pour lui déplaire. On l’a vu, lors de ses dernières interventions médiatiques, l’ancienne enseignante,
auteur de La Politique des sexes (Seuil 1998), oppose des arguments de fond. Si elle se dit favorable au mariage des homosexuels, elle insiste cependant sur
la nécessité de « distinguer le processus de la filiation et le mariage» . On ne peut pas «faire comme si la logique traditionnelle du mariage pouvait s’appliquer aussi bien dans le cas d’un couple du même sexe que dans le cas d’un couple avec un homme et une femme». Et de poursuivre: «Le schéma du rapport parents/enfants vient du modèle naturel biologique de la procréation. C’est la raison pour laquelle la filiation, même quand ce ne sont pas les vrais géniteurs, est faite sur ce modèle. C’est une structure qui n’est pas mathématique. Ce n’est pas un plus un. Ce n’est pas quantitatif, c’est qualitatif.» «Les parents, comme les géniteurs, ne sont pas interchangeables», répète inlassablement la philosophe, convaincue que l’adoption ouvre la porte à la procréation médicalement assistée (PMA).
À dire vrai, cela fait quelque temps déjà que Sylviane Agacinski rencontre un petit succès auprès de publics qui ne lui sont a priori pas acquis. Elle a exposé et explicité son hostilité à la gestation pour autrui dans son livre Le Corps en miettes (Flammarion), paru en 2009, au moment des états généraux de la bioéthique : « Dans l’imaginaire biotechnologique, l’enfant n’est plus qu’un produit fabriqué à partir de miettes : sperme, ovocytes, utérus. Qu’est-ce qui nous attend si nous oublions la dignité de la personne et de son corps?»
Déjà provocatrice, elle interpelle, en 2010 sur France Inter, face à une Audrey Pulvar décontenancée, le « peuple de gôche » , qui approuverait la gestation pour autrui (GPA) : « J’en appelle aux gens de gauche et à la perspective marxiste d’aliénation : qu’est-ce que mettre sa vie à disposition pendant neuf mois ? N’est-ce pas une servitude ? » En novembre,enfin, elle a fait un tabac, comme le relate
La Croix, aux Semaines sociales consacrées au thème «Hommes et femmes, la nouvelle donne», en s’opposant à la possibilité de procréation médicalement assistée et à la gestation pour autrui.
Drôle de cheminement tout de même. Il y a plus de dix ans, un siècle, une éternité, Sylviane Agacinski apparaissait pour beaucoup comme la caricature de la femme de gauche bien-pensante. La bobo de Saint-Germain-des-Prés, chevauchant à vélo les rues du VIe arrondissement de Paris comme les petits chemins de l’île de Ré, toute de Sonia Rykiel vêtue et bardée de certitudes. L’agrégée de philosophie qui avait eu, à 38 ans, un enfant du philosophe Jacques Derrida et qui, comme elle le concédait à
Libération, avait « tout fait à l’envers, le célibat, puis un enfant, puis un mariage avec un autre» , n’avait pas que des amis à droite.
Autres temps, autres moeurs. Bravant le poids des intérêts catégoriels et des automatismes partisans, la voici regardée avec des yeux doux par les mêmes qui la fustigeaient il y a peu de temps encore. Et qui ont retrouvé avec amusement ce que disait Jospin en 2004. À l’époque, se déclarant opposé au mariage homosexuel, il s’élevait contre « la nouvelle tentation bien-pensante, voire une crainte de l’imputation homophobe, qui pourrait empêcher de mener honnê
tement la discussion » . De la modernité du couple
Jospin…
CHOISIR
LA FRANCE
J'ai plus envie de me croire à Kaboul dans ma ville,
J'ai plus envie de l'incivisme, plus envie de la médiocrité comme religion, plus envie du manque d'ambition comme profession de foi.
J'ai plus envie de relativiser. >>>>