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20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 15:03
L'UMP et le FN confrontés aux mêmes réalités
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La droite n’est pas obligée de retomber dans le piège de la gauche, en répétant après elle qu’il n’y a aucune valeur commune entre l’UMP et le FN. Cet argument, repris ces jours-ci par les "gaullistes" et les "humanistes", est le meilleur moyen pour eux de persister dans le déni des mutations sociologiques, culturelles, religieuses, de la société. L’éditorialiste de Libération s’offusque ce mercredi du jugement deNadine Morano, piégée par l’humoriste Gérald Dahan, qui a dit à propos de sa circonscription : "Je n’ai pas envie que ça devienne le Liban". Serait-il donc inconvenant de parler ainsi? Pourtant, il existe bel et bien pour l’avenir un risque d’éclatement de la nation, sous la pression d’une constante immigration de peuplement qui, en certains points du territoire, ne s’intègre déjà plus et se désolidarise de la loi commune. Ne pas vouloir reconnaître cette réalité, au prétexte de garder ses distances avec Marine Le Pen qui dit sans doute la même chose, relève de la lâcheté et de la sottise. Il y a, bien sûr, des préoccupations qui sont communes aux électeurs de l’UMP, du FN et même, très probablement, du PS et du PC…

L’interdiction de dire ce qui est, de décrire ce qui se voit, est le but voulu par l’idéologie immigrationniste qui  a gagné cette droite toujours prête à se renier. ....                                                                             Je ne milite pas pour un rapprochement UMP-FN (l’UMP pourrait très bien se débrouiller seule si elle  décidait d’ouvrir les yeux) mais je comprends les électeurs qui le souhaitent.........  Ce qui me désole, c’est d’observer les Juppé, Raffarin, Baroin, Bachelot, etc, se montrer insensibles aux bouleversements sociétaux qu’ils laissent aux analyses de Marine Le Pen. La réélection dès le premier tour, ce mercredi à midi, de Christian Jacob à la présidence du groupe UMP à l’Assemble, est la victoire d’un proche de François Copé, qui affrontera à l’automne le prudent François Fillon pour la présidence de l’UMP. Est-ce l’affirmation d’une droite enfin lucide ?
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Je ne milite pas pour un rapprochement UMP-FN (l’UMP pourrait très bien se débrouiller seule si elle  décidait d’ouvrir les yeux) mais je comprends les électeurs qui le souhaitent. Je remarque aussi qu’Alain Juppé se trompe lorsque, pour illustrer l’ "incompatibilité des valeurs" avec le FN, il explique  que "ce parti n’a jamais clarifié ses positions sur l’antisémitisme et la Shoah". C’est inexact, et c’est d’ailleurs la raison pour laquelle il est en train de réussir sa dédiabolisation. Pour ma part je me contente, comme mes confrères épinglés par Terra Nova, d’essayer d’être au plus près des réalités et le plus éloigné du politiquement correct, de ses mensonges, de ses liste noires. Ce qui me désole, c’est d’observer les Juppé, Raffarin, Baroin, Bachelot, etc, se montrer insensibles aux bouleversements sociétaux qu’ils laissent aux analyses de Marine Le Pen. La réélection dès le premier tour, ce mercredi à midi, de Christian Jacob à la présidence du groupe UMP à l’Assemble, est la victoire d’un proche de François Copé, qui affrontera à l’automne le prudent François Fillon pour la présidence de l’UMP. Est-ce l’affirmation d’une droite enfin lucide ?
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20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 14:42

Michelle nous adresse les 11 questions qui l'interpellent.

  

Pujadas

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20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 09:39

Le rêve c'est fini ! Les pleurs c'est maintenant et pour longtemps !


 

  • 20 juin 2012
  • Le Figaro
Un cocktail fiscal destructeur

L’ÉDITORIAL DE GAËTAN DE CAPÈLE La France de François Hollande vue de l’étranger, c’est David Cameron qui en parle le mieux. En un trait d’humour ravageur, le premier ministre britannique a tout dit, devant les plus grandes puissances économiques du monde médusées, de ce qui attend le pays avec la mise en oeuvre du programme fiscal socialiste : un exode, sur tapis rouge, de ses entrepreneurs. Et, aurait-il pu ajouter, le laminage méthodique de ce qui reste de son tissu industriel. Semaine après semaine, les chiffres s’égrènent, désespérants. La rentabilité des entreprises françaises est au plus bas depuis vingtcinq ans, leurs coûts ne cessent de s’alourdir et leurs parts de marché dans le commerce mondial fondent comme neige au soleil. Ces données, incontestables, traduisent une dramatique perte de compétitivité, maintes fois décrite par d’innombrables experts de tout bord. Le gouvernement lui-même en semble conscient, puisqu’il a inventé le ministère du Redressement productif. Cet inquiétant diagnostic exigerait de la France un « choc de compétitivité », partout à l’oeuvre en Europe, en faveur des entreprises. Au lieu de quoi se prépare un cocktail fiscal destructeur. Après une première hausse des cotisations sociales pour financer un abaissement de l’âge de la retraite (!), voici poindre une taxation des entreprises qui versent des dividendes et une augmentation de la fiscalité sur le capital. Inutile, dans ces conditions, d’espérer attirer des investisseurs en France. Viendra ensuite une hausse du smic, que supporteront au premier chef les PME. S’ajoutera à cela une taxation à 75 % - autant dire une confiscation - des revenus au-delà d’un million d’euros. D’ores et déjà, de nombreux créateurs, cadres de haut niveau et entrepreneurs ont pris le chemin de l’exil fiscal. Pour faire bonne mesure est attendue une taxation des banques, dont la santé chancelle et qui prêtent insuffisamment à l’économie. Enfin, un durcissement du licenciement économique est à l’étude, ce qui aura pour effet de freiner encore davantage les embauches. François Hollande se targue d’avoir placé la croissance et l’emploi au coeur de son projet. Mais il a omis une règle élémentaire : ce sont les entreprises, et elles seules, qui lui permettront de gagner son pari.

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19 juin 2012 2 19 /06 /juin /2012 08:24
Cameron prêt à «dérouler le tapis rouge» aux évadés fiscaux français

LeParisien

Publié le 18.06.2012, 21h52 | Mise à jour : 19.06.2012, 07h32

 

 
LOS CABOS (MEXIQUE), 18 JUIN 2012. Le Premier ministre britannique David Cameron s'est dit prêt à accueillir les entreprises qui fuiraient l'impôt en France, après avoir critiqué le projet du président français François Hollande de relever l'imposition des contribuables les plus riches.
LOS CABOS (MEXIQUE), 18 JUIN 2012. Le Premier ministre britannique David Cameron s'est dit prêt à accueillir les entreprises qui fuiraient l'impôt en France, après avoir critiqué le projet du président français François Hollande de relever l'imposition des contribuables les plus riches. |AFP/OMAR TORRES
Zoom
Devant un parterre de représentants du monde des affaires réunis avant le sommet du G20 à Los Cabos au Mexique, le Premier ministre britannique David Cameron n'a pas joué la carte de la solidarité européenne. A moins qu'il ne s'agisse d'un trait d'humour britannique...

«Quand la  instituera un taux de 75% pour la tranche supérieure de l'impôt sur le revenu nous déroulerons le tapis rouge, et nous accueillerons plus d'entreprises françaises, qui paieront leurs impôts au Royaume-Uni», a déclaré David Cameron, qui devait sans doute songer aux patrons qui s'exileraient de 
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17 juin 2012 7 17 /06 /juin /2012 21:51

 Repas amical de fin d'année (sans viande halal garanti)

A Hagondange (Moselle), l’école élémentaire « Jean de la Fontaine » organise le dimanche 24 juin un repas de fin d’année avec les élèves et leurs familles.

Dans l’invitation, le menu (des brochettes et des saucisses blanches, spécialité mosellane) est annoncé avec la précision suivante : « les brochettes de boeuf et les saucisses proviennent d’une boucherie halal ».

L’école publique sert ici de faire-valoir à des interdits religieux étrangers à notre culture, qui de plus s’imposent à tous puisqu’il n’y a même pas de choix du menu (avec de vraies saucisses blanches au porc).

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17 juin 2012 7 17 /06 /juin /2012 10:35
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16 juin 2012 6 16 /06 /juin /2012 22:54
Merkel inflige un sévère
recadrage à Hollande
Par David PhilippotMis à jour le 15/06/2012 à 23:49 | publié le 15/06/2012 à 23:02 
Discours d'Angela Merkel devant la Fédération des entreprises familiales, vendredi, à Berlin.
Discours d'Angela Merkel devant la Fédération des entreprises familiales, vendredi, à Berlin. Crédits photo : MAURIZIO GAMBARINI/EPA/MAXPPP

La chancelière estime que les idées françaises mènent à la «médiocrité».

Standing ovation pour Angela Merkel dans une ambiance digne d'un stade de football. Ses propos intransigeants pour défendre l'Allemagne des accusations dont elle fait l'objet ont soulevé vendredi des tonnerres d'applaudissements devant la Fédération des entreprises familiales. Ses formules, destinées à souder son électorat tout autant qu'à calmer les ardeurs étrangères, ont fait mouche. Surtout quand il s'agit d'asséner leurs quatre vérités aux donneurs de leçons, la France et les États-Unis au premier chef, coupables aux yeux de la chancelière de vouloir relancer la «croissance à la pompe». «Le faux débat entre la croissance et la rigueur budgétaire, c'est n'importe quoi!», a lancé la chancelière avec une familiarité dont elle n'est pas coutumière et qui trahit son exaspération. Le mot Quatsch qu'elle a employé peut aussi se traduire par «conneries».

L'Allemagne se targue d'être le seul pays producteur de croissance et à ce titre le seul pôle de stabilité en Europe. Avec un regard appuyé vers Paris, Mme Merkel a invité l'Europe à comparer le coût du travail et les performances économiques des deux côtés du Rhin. Le PIB de l'Allemagne au premier trimestre (0,6 %) équivaut à la prévision de croissance pour la France sur l'année entière.

Visiblement agacée par les accusations proférées par le premier ministre français, Jean-Marc Ayrault, pourtant réputé connaisseur de l'Allemagne, la chancelière a jeté d'autres pierres dans le jardin de François Hollande. Les euro-obligations ont pris du plomb dans l'aile: «La médiocrité ne doit pas devenir l'étalon.» À une semaine de la rencontre informelle prévue à Rome entre Merkel, Hollande, Monti et Rajoy, une position commune en vue du sommet de Bruxelles de fin juin semble hors de portée.

Les efforts de François Hollande pour fédérer les partisans de la croissance commencent à agacer. Un jour avec les leaders de l'opposition sociale-démocrate allemande, le lendemain avec Mario Monti pour afficher leurs «convergences». Angela Merkel a beau jeu de dénoncer «le manque de solidarité européenne».

Berlin se sent persécuté

Soumise à des pressions croissantes venues de l'étranger, la chancelière a voulu pointer les contradictions des accusateurs. À deux jours du sommet du G20 au Mexique, elle a renvoyé les accusateurs à leurs responsabilités dans le déclenchement de la crise actuelle. Le président Obama, à la tête d'un pays drogué à la croissance à crédit, n'apporte pas de réponse acceptable aux yeux de la chancelière. Longtemps accusée d'immobilisme, l'Allemagne encaisse de plus en plus mal les pressions, estimant proposer des solutions viables pour annihiler la crise. Le document de huit pages publié le mois dernier par la Chancellerie, visant à plus d'intégration européenne, est resté sans écho. Et sans que ses efforts financiers pour éteindre les incendies aux quatre coins de l'Europe soient salués. Premier pays contributeur au fonds de solidarité européen (FESF), sa participation a encore augmenté avec la défection de l'Espagne, à hauteur désormais de 33 %. Autant dire que les éditoriaux espagnols, grecs ou italiens accusant l'Allemagne d'égoïsme sont perçus au minimum comme de l'ingratitude.

L'Allemagne, droite dans ses bottes, ne veut pas céder à la panique et au «diktat des marchés», comme l'a souligné le ministre des Finances, Wolfgang Schäuble. Berlin estime payer sa part à hauteur de ses moyens et ne pas pouvoir donner au-delà de ses forces, a asséné la chancelière devant le Bundestag. En échange de sa contribution, Berlin veut surtout des garanties. Le traité de Maastricht, en échange de l'abandon de son «liebe Deutsche Mark», assurait à l'Allemagne l'indépendance de la BCE et la garantie que les États ne voleraient pas au secours les uns les autres. Deux dogmes allègrement piétinés depuis le début de la crise, au grand dam des Allemands, attachés au respect des textes. Pas question pour Berlin, lassé d'être réduit au statut de tiroir-caisse, de s'engager sur un chemin aventureux sans que des promesses soient gravées dans le marbre des traités.

Comme pour montrer l'exemple, le Bundestag va donc adopter le pacte budgétaire au lendemain du sommet de Bruxelles, le 29 juin. Aux autres pays européens, à commencer par la France, d'en faire autant. L'Allemagne, attaquée de toute part, se sent donc persécutée, «comme un animal dans une battue», a comparé l'éditorialiste d'un journal régional, le Badische Zeitung. Angela Merkel a donc sorti les griffes.

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15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 08:32
Christian Saint-Étienne : les choix de Hollande
sont fous et intolérables

L'économiste Christian Saint-Étienne claque la porte du Conseil d'analyse économique pour marquer son désaccord avec la politique économique de Hollande.
Il juge la politique du président normal contraire aux intérêts fondamentaux du pays par ignorance de la réalité de la situation économique. 

 

Saint-Étienne démissionne
du Conseil d'analyse économique

 Christian-Saint-Etienne

 

Par Ghislain de MontalembertMis à jour le 13/06/2012 à 16:16 | publié le 13/06/2012 à 12:57 
 INTERVIEW - En «opposition totale» avec les premières décisions du gouvernement, l'économiste annonce au Figaro Magazine sa démission du Conseil d'analyse économique, chargé de conseiller le premier ministre. Il en explique les raisons.

Que pensez-vous, en tant que membre du Conseil d'analyse économique (CAE), cet organisme placé auprès du premier ministre, des premières décisions du gouvernement?

«Je vous annonce ma démission du Conseil d'analyse économique. J'en démissionne parce que je ne suis pas d'accord avec les orientations de la politique économique du gouvernement. Je suis en opposition totale avec les options prises par le gouvernement, qui sont contraires aux idées que je défends en tant qu'économiste depuis plus de vingt ans, comme elles sont en contradiction avec les recommandations récentes de la Cour des comptes, de la Commission européenne ou encore du FMI et de l'OCDE. Les membres du CAE ayant pour rôle de conseiller le gouvernement dans ses choix économiques, je ne me voyais pas faire partie plus longtemps de cette instance! François Hollande a beau être doté de qualités indéniables, j'estime que lui et son gouvernement font fausse route et qu'il est de mon devoir de dénoncer les conséquences extrêmement négatives des premières mesures qui ont été prises.»

Quelles décisions désapprouvez-vous le plus?

«L'une des toutes premières décisions du gouvernement a consisté à revenir à la retraite à 60 ans (qui concerne 1/5 des gens qui partent à la retraite) pour un coût annuel d'au moins 5 milliards d'euros en incluant les régimes complémentaires, voire 5,5 milliards d'euros en régime de croisière. C'est un choix intolérable qui nie totalement les réalités économiques et la situation extrêmement précaire des régimes de retraite. S'il y avait une première mesure à prendre d'urgence, ce n'était pas de ramener la retraite à 60 ans, mais, à mon sens, de consentir un effort massif de relance de l'investissement des entreprises (notamment au service de l'innovation dans les PME). Songez qu'il manque à la France 3 millions d'emplois productifs par rapport à l'Allemagne! Il faut remettre les choses dans leur contexte, au regard notamment de la perte de compétitivité dont pâtit l'économie française depuis plusieurs années. La France a perdu 42% de ses parts de marché à l'exportation entre 1999 et 2011 au plan mondial, 25% dans la zone euro. L'urgence, c'est de relancer la production, pas la consommation.»

Que pensez-vous de l'idée de taxer les plus hauts revenus à 75%?

«Là encore, c'est une idée qui va totalement à l'encontre des intérêts fondamentaux du pays. Qu'il y ait une mesure de justice fiscale, c'est bien. Mais quand vous avez déjà un niveau de CSG très élevé, et un taux marginal d'impôt sur le revenu de 45 %, cela donne un taux d'imposition beaucoup plus élevé qu'ailleurs. Or le gouvernement britannique vient d'annoncer une baisse du taux marginal d'imposition sur les revenus qui mettra la France en décalage fort par rapport au Royaume-Uni où, par ailleurs, le gouvernement s'est engagé à fortement réduire le taux de l'impôt sur les sociétés. Là où la France est à 34%, les Britanniques seront bientôt à 22%! Par ailleurs, le gouvernement de Jean-Marc Ayrault veut aligner la fiscalité de l'épargne sur celle du travail, mais sans prendre en compte le fait que quand on investit en actions ou en obligations, on supporte un risque en capital important, si bien qu'on va fiscaliser les gains sans compenser les pertes. C'est pour prendre en compte celles-ci qu'avait été instauré le prélèvement libératoire, que Nicolas Sarkozy avait d'ailleurs porté à 35%,soit un taux d'imposition très élevé, beaucoup plus élevé qu'en Allemagne, par exemple. Quand on compare les revenus procurés au fisc par l'impôt sur le capital en France et en Allemagne, on s'aperçoit qu'ils sont aujourd'hui trois fois plus élevés chez nous qu'outre-Rhin! Le capital supporte dans l'Hexagone une très forte taxation, qui touche particulièrement le secteur productif et les personnes les plus productives. Le drame en France, c'est qu'on veut que les Français soient consommateurs, mais on laisse filer la production. On instaure un ministre du Redressement productif, on va aller sauver les quelques entreprises en faillite, mais, en même temps, on écrase d'impôts celles qui fonctionnent encore, ce qui revient au bout du compte à préparer les faillites de demain…»

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14 juin 2012 4 14 /06 /juin /2012 22:45

Faut pas rêver. A son âge on ne peut changer

 

  • 14 juin 2012
  • Le Figaro
  • par Paul-henri du Limbert phdulimbert@lefigaro.fr
Hollande contre Hollande

Il aura donc fallu peu de temps pour que la présidence normale devienne franchement étrange. Personne n’a souvenir d’un premier ministre invitant la première dame de France à la discrétion. Personne n’a souvenir non plus d’un règlement de comptes sentimentalo-politique au sommet de l’état exposé aussi volontairement et abruptement sur la place publique. À qui la faute ? À Valérie Trierweiler, bien sûr, mais à François Hollande d’abord. Sans abuser de son autorité, il lui était facile de recommander fermement à sa compagne un minimum de retenue à partir du jour où lui et elle sont entrés à l’élysée. L’un et l’autre ne s’appartiennent plus tout à fait puisqu’ils représentent désormais la France. Dès lors, la décence et le bon sens commandaient de remiser les amertumes amoureuses et les jalousies diverses, qui n’intéressent que les personnes concernées, c’est-à-dire peu de monde. Le chef de l’état n’a pas su imposer cet élémentaire code de bonne conduite à sa compagne. Inévitablement, « l’affaire Trierweiler » ternit l’image du président, qui reprochait à son prédécesseur d’étaler sa vie privée au grand jour. De ce point de vue, le fameux tweet de la première dame de France aura probablement des conséquences politiques, ne serait-ce que sur l’image du président. Valérie Trierweiler - et c’est un comble - va alimenter les commentaires sur le défaut réel ou supposé de son compagnon, à savoir son manque d’autorité. Certains diront que l’humilité ne doit pas conduire à la faiblesse. Or c’est apparemment cette humilité qui a fait le succès du candidat socialiste lors de la campagne présidentielle. François Hollande va donc devoir sortir de lui-même et, peut-être, jouer contre nature. L’homme éternellement conciliant est contraint de prouver qu’il peut tonner, trancher, sanctionner, quitte à paraître injuste. François Mitterrand, son modèle, savait le faire. Mais il est vrai que le premier président socialiste de la Ve République n’a jamais considéré que ce métier était un métier normal. Il serait bon que François Hollande s’en rende compte rapidement.

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14 juin 2012 4 14 /06 /juin /2012 22:36

 

Le 17 juin il faut faire barrage à la gauche. 

Zone euro : la crise s'aggrave,
l'Europe se déchire
Mis à jour le 14/06/2012 à 22:22 | publié le 14/06/2012 à 20:09  
Les taux d'emprunt de l'Espagne et de l'Italie s'envolent. La Grèce met l'Europe et les marchés sous pression. La France et l'Allemagne affichent des visions opposées sur la sortie de crise.

À trois jours d'élections à haut risque en Grèce, les marchés sont fébriles, les taux d'emprunt de l'Espagne et de l'Italie s'envolent, mais l'Europe est aux abonnés absents, paralysée par une opposition frontale entre Paris et Berlin.

Jeudi, les rendements des obligations espagnoles à 10 ans ont atteint 7%, un niveau historique. Sceptiques à l'égard du plan de sauvetage des banques, qui fait jouer au gouvernement espagnol le rôle d'ultime garant du prêt de secours de 100 milliards d'euros, les marchés parient sur un sauvetage d'État qui serait très onéreux pour l'Europe. Par effet de contagion, l'Italie, troisième économie de la zone euro, a vu ses taux d'emprunt grimper à plus de 6 %, un record sur six mois. Dans sa tourmente, l'Espagne entraîne aussi l'Italie, troisième économie de la zone euro, qui voit ses taux d'emprunt grimper à plus de 6% un record sur six mois.

Face à cette situation, l'Europe n'a pas de réponse commune rassurante pour les marchés. Et pour cause: la France et l'Allemagne ne sont plus du tout sur la même longueur d'onde. Alors que François Hollande réclame de «nouveaux instruments financiers», notamment des euro-obligations, pour calmer les marchés, l'Allemagne s'y oppose fermement. Tout comme elle refuse une union bancaire qui ferait du contribuable allemand le bouclier contre une ruée des épargnants européens vers les guichets.

Pour que les choses soient claires, Angela Merkel a fait jeudi une mise au point très ferme, en affirmant que le sauvetage de la zone euro ne saurait reposer sur les seules épaules de l'Allemagne «dont les ressources ne sont pas illimitées». Surtout, elle a mis en garde contre les solutions «faciles» et «rapides», voire «médiocres», qui ramèneraient la crise en Europe à son point de départ. Signe de l'extrême tension qui règne entre Paris et Berlin,Jean-Marc Ayrault l'a aussitôt invitée, dans une réponse inhabituellement cinglante, à «ne pas se laisser aller à des formules simplistes». Dans un entretien à L'Usine nouvelleArnaud Montebourg reproche quant à lui à Angela Merkel son «aveuglement idéologique».

Endettement et «manque de compétitivité»

Les solutions «faciles» dénoncées par la chancelière - les euro-obligations et l'union bancaire - ne peuvent être que l'aboutissement d'un processus d'intégration, estime-t-on à Berlin. «Nous ne faisons pas de la politique pour les marchés, mais pour l'avenir des hommes», a insisté Angela Merkel, rappelant que les «mécanismes de mutualisation de la dette sont non seulement anticonstitutionnels (au regard de la loi fondamentale allemande), mais aussi contre-productifs».

Pour Berlin, il n'y aura pas de solution à la crise si l'on ne s'attaque pas à ses deux racines les plus profondes: l'endettement et le «manque de compétitivité», deux tares partagées par la France et l'Italie. Il n'y aura ni de transferts budgétaires ni «d'eurobonds» sans une véritable union politique en Europe, qui nécessite des transferts majeurs de souveraineté.

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J'ai plus envie de relativiser. >>>>