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19 décembre 2012 3 19 /12 /décembre /2012 07:22


LA POLÉMIQUE à propos de Gérard Depardieu n’en finit pas d’enfler, notamment après la publication de la lettre ouverte de Philippe Torreton mardi dans le quotidien Libération, titrée « Alors, Gérard, t’as les boules ? ». Mais les gens de cinéma sont loin d’être tous au diapason. Le réalisateur Xavier Giannoli, auteur de Quand j’étais chanteur, ne décolère pas. «
 Je trouve les propos de Torreton injurieux et humiliants. Je trouve ça hallucinant de haine de s’en prendre à un tel comédien. Aujourd’hui, Depardieu est livré à la vindicte et au bûcher, c’est tellement dégueulasse ! C’est la stratégie du bouc émissaire. »

Le réalisateur Pascal Thomas ne dit pas autre chose : « Je suis horrifié par ce tombereau de mesquineries. Pour parler avec la même vulgarité que lui, je trouve que Torreton suce la roue du Parti socialiste ! Ce sont les roquets qui s’attaquent aux grands fauves ! À l’exception de Depardieu et de quelques autres comme Dujardin, pas un acteur ne mérite de gagner plus de 100 000 euros par film. » Quant au metteur en scène Jérôme Savary, ami de Gérard Depardieu depuis trente ans, il considère que les attaques de Philippe Torreton sont « ignobles. Qu’il se taise ! Il faut arrêter avec Depardieu. Il a fait une connerie et en dit surtout. Mais il en a le droit. Moi, je paye mes impôts en France… Au lieu de rendre son passeport, il ferait mieux de rendre son permis de conduire ! C’est un trésor public. Je t’aime, Gégé, tu es toujours aussi beau ! »

Ils sont nombreux à défendre l’acteur. « Depardieu est le premier comédien du monde, le reste n’est qu’envie, jalousie, bêtise ! » s’insurge Jean-Laurent Cochet, qui fut son professeur. Le cinéaste Alain Jessua, qui avait dirigé Depardieu dans Les Chiens, ne mâche pas ses mots : « Je soutiens Gérard Depardieu, car c’est l’un des plus grands comédiens français. Il est honteux qu’un confrère se permette de donner des leçons de morale. Les indignations politiques des acteurs me font doucement sourire. C’est du maccarthysme à l’envers. »

«Tête de Turc»

À Philippe Torreton, qui écrit « Tu voudrais avoir l’exil fiscal peinard, qu’on te laisse avoir le beurre, l’argent du beurre et le cul de la crémière qui tient le cinéma français », Pascal Thomas réplique : « Gérard Depardieu a fait gagner de l’argent au cinéma français. Et tout le cinéma français a voulu tourner avec lui, Pialat, Duras, Blier, Berri, Truffaut, Resnais, Rappeneau… Depardieu fait des affaires, mais tous les artistes en font depuis Mitterrand ! Comme ce fut le cas pour Michel Simon ou d’autres, la France est trop petite pour le monstre Depardieu ! »

Pour Xavier Giannoli, il est clair qu’ « on est en train de reprocher à Gérard Depardieu de ne pas être un type banal. Cet article de Libé sert déjà à emballer le poisson… à commencer par celui de Gérard ! » 

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18 décembre 2012 2 18 /12 /décembre /2012 07:25

 

  • 18 déc. 2012
  • Le Figaro
  • par Gaëtan de Capèle gdecapele@lefigaro.fr

 

Le club des « minables » s’agrandit. À en croire les autorités belges, 500 Français souhaitent, comme Gérard Depardieu, changer de nationalité. Pourquoi ? Parce que, comme l’acteur, ils veulent quitter une France lancée dans une fuite en avant fiscale sans précédent. Une France où l’on stigmatise ceux qui créent de la richesse, avant de les taxer à satiété. Où le niveau des prélèvements obligatoires - 46 % du PIB - bat tous les records et dépasse celui de tous les pays comparables. Où l’instabilité fiscale n’a aucun équivalent en Europe et ailleurs dans le monde. En un mot, ils fuient ce qui est devenu un enfer fiscal. Le plus étonnant est que le gouvernement s’en étonne ! Et prétende, pour stopper l’hémorragie, faire partager sa frénésie au reste de l’Europe, au nom d’une nécessaire harmonisation fiscale. Faut-il être naïf pour croire un seul instant nos voisins disposés, comme le demande François Hollande, à renégocier les conventions fiscales afin de s’inspirer de nos folles dérives ? La réalité est que la gauche française vit dans une bulle, campée sur ses certitudes du siècle dernier. Le problème, pour elle, est que nous vivons dans un monde ouvert aux quatre vents, où les capitaux circulent sans difficulté. L’Angleterre et la Belgique, nouvelles terres d’accueil de nos exilés, ne figurent pas sur la liste des paradis fiscaux. Mais elles en prennent l’allure dès qu’on les compare à la France ! Par un curieux hasard, l’affaire Depardieu, qui résume l’impasse fiscale où nous a déjà conduits le hollandisme, se télescope avec un autre événement. Après avoir beaucoup augmenté les impôts, le gouvernement se réunit aujourd’hui en séminaire pour décider comment il va s’y prendre pour faire des économies. Le chantier est, l’a-t-on suffisamment répété ?, urgent et immense. Mais il ne se passera rien ! Au moins six mois d’audit sont paraît-il nécessaires avant de prendre des décisions. Vous avez dit « minable » ?

 

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Published by voxpop - dans La France en résistance
17 décembre 2012 1 17 /12 /décembre /2012 16:36

16 décembre 2012

 

Gérard Depardieu a rendu son passeport français en accompagnant celui-ci d’une lettre au Premier Ministre. « Minable ? Vous avez dit minable ? Comme c’est minable ! » Chacun aura reconnu le pastiche de Louis Jouvet dans « Drôle de Drame ». L’un des acteurs français les plus connus, et le mieux payé tirait sa révérence. Sous l’insulte, il ajoute la flèche du Parthe en direction d’un Ayrault, qui, décidément, n’en manque pas une. La tirade est ironique et méprisante. On y sent l’homme blessé. Il y a quelques jours, Alain Delon rappelait avec franchise, que vivant en Suisse depuis des années, il n’avait pas de commentaire à faire. Il y a peu, une salve médiatique avait frappé Bernard Arnault, le patron de LVMH. Les Français vont-ils enfin prendre conscience du ridicule dont se couvre aux yeux du monde entier un pays qu’on croyait intelligent, et qui l’a été, qui entreprend méthodiquement de chasser ses personnalités les plus réputées, ses meilleurs contribuables, sous prétexte de faire rentrer plus d’impôts ? La prétendue droite n’a pas eu le courage de supprimer l’Impôt Sur la Fortune. Elle a préféré biaisé avec cette fausse intelligence qui n’est que le masque de la lâcheté. Elle a instauré le bouclier fiscal, avec le résultat que l’on sait : des remboursements de « trop-payés » aux montants révoltants. La véritable intelligence s’appelle courage ! Elle consiste à voir le problème, à trouver la solution, à les exposer l’un et l’autre au peuple, et à mettre en oeuvre les réformes nécessaires. Elle s’est appelée Churchill ou Thatcher au Royaume-Uni, Schröder en Allemagne. Elle n’a plus de nom en France depuis Pompidou. Le triste personnage qui est à la tête des « Jeunes Pops » avait cité Laval. C’était révélateur de la culture d’ignorance et de lâcheté qui prévaut dans notre pays. Schröder a perdu les élections, mais il a fait gagner son pays qui tire profit, aujourd’hui, des réformes difficiles qu’il a osé entreprendre. Voilà un socialiste respectable qui ne fait pas partie, malheureusement, des produits de qualité que nos voisins d’Outre-Rhin nous importent en masse.

Notre production locale de socialistes est très différente. Il s’agit d’une fabrication périmée,dangereuse et incapable d’affronter le marché international. La montre socialiste, qui n’est pas suisse, sauf pour les membres du parti qui en font collection, est en panne depuis 1792. Une lecture de l’histoire westernienne situe les gentils à gauche et les méchants à droite, avec une curieuse inversion des valeurs. Les émigrés qui fuient un pays qui les rejette, les nobles de 1789, habitués à payer l’impôt du sang, ou les créateurs et les talents d’aujourd’hui, poursuivis pour délit de réussite sont les mauvais. Les immigrés, qui ont un taux de chômage deux à trois fois supérieur à celui des nationaux et qui constituent 22% de la population pénitentiaire sont les gentils. Déchéance de la nationalité pour les premiers. Droit de vote sans nationalité pour les seconds. Les pays que l’on fuit ne sont pas ceux où règne la liberté. La gauche maintient un dangereux climat de guerre civile, avec, comme c’est bizarre, les bons Français et les mauvais : pour peu, c’est la droite qui pourrait rappeler les heures noires de l’histoire ! Jamais la liberté d’expression n’a été davantage menacée devant des tribunaux de plus en plus politiques. Un parti  qui est choisi par près d’un électeur sur cinq est exclu de la vie politique. Les riches sont sur la liste des suspects. Cette préférence idéologique qui se double d’une mise à l’index de la préférence nationale exige un patriotisme sacrificiel auquel ne sont soumis ni les privilèges des politiciens, ni les candidatures à la nationalité française. Le bon sens appelait prioritairement le renforcement de la compétitivité et de l’attractivité de notre pays, et celles-ci, la baisse des dépenses publiques et des prélèvements obligatoires. Au lieu de mener une guerre froide sociale, il fallait gagner la guerre économique, avec plus de travail et moins d’assistance, une diminution du poids du secteur public et une baisse du coût de production, un allongement du temps de travail et une plus grande incitation à travailler. Une TVA sociale à 25% et une suppression de l’ISF au pays des industries du luxe n’auraient pas visé la démagogie, mais la création d’emplois.

Michel Sardou se dit fier de continuer à payer ses impôts en France. Il faut l’en féliciter. Mais l’attachement des vrais patriotes à leur pays ne doit pas servir de caution à ceux qui le trahissent vraiment en le gouvernant si mal. La gauche aime les mutineries. Elle ne devrait pas s’étonner que certains désertent une armée dont les chefs demandent des efforts auxquels ils ne se livrent pas eux-mêmes.

 Christian Vanneste - Député Honoraire 

 

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16 décembre 2012 7 16 /12 /décembre /2012 22:35

 

 Posted on  by Daniel Hamiche

Une lectrice, que je remercie, vient de me signaler une information qu’elle a entendue ce matin dans la revue de presse de RTL, diffusée vers 8 h 30. Le journaliste, reprenant une information du Parisien, indiquait que les propriétaires qataris du PSG – le club de football Paris Saint-Germain – avaient exigé la modification de son logo que voici dans son état présent…

Les propriétaires qataris demandent à ce que « Paris » et l’image de la Tour Eiffel soient agrandis, que la mention « Saint-Germain » soit diminuée en taille et que disparaisse la petite image située sous la Tour Eiffel. C’est image est la reprise du blason de la ville de Saint-Germain. Ce blason montre un berceau fleurdelisé surmonté d’une grande fleur de lis, sous lequel on peut lire « 5 7bre 1638 ». C’est en fait la date de la naissance à Saint-Germain-en-Laye le 5 septembre 1638, de Louis-Dieudonné, c’est-à-dire du futur Roi Très-Chrétien Louis XIV. C’est un nouvel attentat contre nos traditions et les racines chrétiennes de la France. Mais enfin, comme on le sait « qui paie l’orchestre choisit la musique » et dès lors que la France est vendue en tranches à l’étranger, et notamment, au Qatar, il ne faut pas jouer au surpris. Tout cela ne fait que commencer. Le proche avenir nous promet d’autres mauvaises surprises.

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16 décembre 2012 7 16 /12 /décembre /2012 15:59

 

Du bas de ses trois pommes de deux pour cent aux élections Cécile Duflot se prend pour le Petit Père Combes. Elle cherche à jeter, par un effet d’annonce, le discrédit sur l’Eglise de France.  Au passage elle insulte la mémoire de l’abbé Pierre et de soeur Emmanuelle qui, dans l’Eglise, ont fait pour les pauvres plus qu elle ne fera jamais avec son culot médiatique d écolo bobo bien au chaud.
Comme si l’église avait attendu la menace de réquisition pour organiser l’accueil des sans abris. Madame Peppone est comique dans sa tentative indigne de salir les bonnes volontés discrètes qui dans le cadre « d’hiver solidaire », du « Corref », de « l’association des cités du secours catholique » oeuvrent pour héberger les sans-abris. Les catholiques en ont ras-le-bol de ces vieilleries du bigotisme d’extrême gauche qui accepte que la CGT possède des châteaux inoccupés sans dire un mot et s’acharne exclusivement sur l’Eglise dont le fondateur fut le premier sans logis de l’Histoire. Ce ministre de la discorde religieuse devrait être délogé de son ministère et aller coucher sous les ponts de la partisanerie imbécile.
Il serait temps que les catholiques de France se réveillent, notamment dans leur hiérarchie peureuse, pour que cessent les attaques idéologiques. Ce coup bas est l’une des armes utilisées par la propagande verte dans le débat tronqué sur le mariage gay auquel l’église s’oppose lucidement. Cela s’appelle l’argument ad hominem. On cherche par tous les moyens à discréditer l’adversaire pour réduire la portée morale de son message. Madame Peppone a raté son coup.
Si Hollande était un vrai président, il devrait lui sonner les cloches et l’envoyer crécher ailleurs par respect pour tous les catholiques insultés.
Si Paris ne vaut plus une messe, la concorde vaut bien un ministre. A la rue, Duflot !

Gilbert Collard

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16 décembre 2012 7 16 /12 /décembre /2012 09:54

 

 

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Noel-2012.jpg

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16 décembre 2012 7 16 /12 /décembre /2012 09:18

 

Le baromètre Ifop/JDD

VOIR

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16 décembre 2012 7 16 /12 /décembre /2012 08:34

 

OUI qui êtes vous Monsieur le premier ministre pour vous permettre d'injurier ? 

 

 

depardieu-copie-1

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15 décembre 2012 6 15 /12 /décembre /2012 19:22

 

  • 15 déc. 2012
  • Le Figaro
  • MARIE-LAETITIA BONAVITA
Bibliothèque des essais

Je veux papa et maman
«Père-et-mère» congédiés par la loi CHRISTIAN FLAVIGNY, SALVATORE, 

Et l’enfant dans tout cela ? Cette question, soulevée par le projet de loi sur le « mariage pour tous », est le fil conducteur de l’ouvrage du pédopsychiatre Christian Flavigny, qui dirige le département psychanalyse de l’enfant et de l’adolescent à l’hôpital de la Salpêtrière. Cette question fut, sans nul doute, au coeur de son exposé, lors de son audition par les parlementaires sur le sujet. « L’enfant n’a pas seulement besoin de se retrouver dans la famille, il y a besoin de s’y retrouver, de comprendre pourquoi il y est » , explique l’auteur. Certes, l’amour est un ingrédient de la vie familiale, quelle qu’elle soit, qui profite à l’enfant, mais il n’est pas suffisant pour grandir. La « colonne vertébrale psychique » indispensable à cette fin, c’est la filiation. Elle seule rend cohérente sa venue auprès de ses parents, elle seule l’établit comme leur enfant. La base de l’identité, c’est la filiation. Celle-ci structure, au demeurant, l’interdit de l’inceste. La signification en latin du mot « parent » - pareo - renvoie à l’« enfantement » - partum parere - qui implique la différence des sexes au sens du masculin et de féminin. « Tout enfant sait que l’homme et la femme se rendent père et mère depuis leur incomplétude sexuelle » , écrit l’auteur. Et si l’enfant adopté n’est pas le fruit de l’union corporelle de ses parents, il lui importe de se sentir le fruit de leur désir partagé d’enfanter. De fait, dans le cas d’un couple homosexuel, l’enfant doit surmonter le fait que, pour lui, le scénario de sa conception n’est pas plausible. Et de se demander pourquoi il n’a pas mérité d’avoir « mon-père-et-ma-mère ». Au moment où le débat autour du projet de loi sur « le mariage pour tous » est relancé par une possible ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) aux couples de lesbiennes, l’ouvrage a le mérite de rappeler que la procréation nous fait, non pas créateurs (ce qui relèverait de l’orgueil de la toute-puissance) mais procréateurs, relayant le devenir humain. Compacte et directe, la démonstration de Christian Flavigny est convaincante : le projet de loi défendu par le gouvernement actuel favorise peut-être les parents, mais pas l’enfant.

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15 décembre 2012 6 15 /12 /décembre /2012 10:16

 

15 déc. 2012

Le Figaro

NATACHA POLONY


Ce droit de vote serait un curieux message pour tous nos concitoyens, et notamment ceux qui ont choisi de devenir français par la naturalisation

On croyait le droit de vote des étrangers une fois de plus discrètement enterré par un pouvoir de gauche qui l’avait pourtant solennellement promis à son électorat. Et voici que les députés socialistes signent un appel au chef de l’État pour qu’il mette en oeuvre cette réforme à haut risque politique. Et le premier secrétaire du Parti socialiste s’adresse aux parlementaires pour les convaincre de s’engager dans ce combat. Les arguments? Comment peut-on accepter qu’un retraité anglais installé depuis deux ans ait le droit de voter aux élections municipales et pas le maçon algérien installé depuis quinze ans ? Le droit de vote serait un signe formidable en faveur de l’intégration.

Essayons d’examiner sans hystérie ces arguments. Et la précision est essentielle tant, sur ce débat comme sur celui du mariage homosexuel, on ne peut être que « farouchement pour » ou «farouchement contre». La nuance est inaudible. Tentons-la pourtant.

Quand François Mitterrand a inscrit en 1981 le droit de vote pour les étrangers aux élections locales dans ses 110 propositions, la France découvrait une immigration familiale qui tout à coup se substituait à l’afflux de travailleurs destinés à rentrer un jour au pays.Mais des décennies de discours sur le droit à la différence n’avaient pas encore interdit de prononcer le mot intégration. À vrai dire, même l’assimilation pouvait encore se concevoir. À cette époque, même si la proposition était contestable sur le plan des principes, en ce qu’elle porte atteinte à l’idée même de citoyenneté, elle n’était pas forcément dangereuse politiquement.

Mais, trente ans plus tard, le contexte est radicalement différent. Une immigration de masse a été confinée dans des banlieues ghettos des années durant, sans qu’aucun travail n’ait été fait pour intégrer ces populations, c’est-àdire leur donner l’envie d’adopter les modes de vie et les valeurs qui caractérisent notre pays. Pour le dire crûment, les discours différentialistes et les politiques qui en découlaient ont tué chez nombre d’immigrants la volonté d’intégration.

Quel message enverrions-nous aux populations qui veulent venir en France si nous accordions le droit de vote aux étrangers résidant depuis cinq ans sur notre sol ?Malheureusement pas un message propre à les inciter à faire un pas de plus vers nous. Mais au contraire, cela renforcerait la tendance d’une partie, même minoritaire, de ces populations, à estimer que l’on peut venir sur le sol français sans en accepter les corollaires : une certaine vision de l’individu, de son rapport aux autres, et de l’égalité entre tous. Ne soyons pas naïfs, à une époque où la logique communautaire l’emporte peu à peu sur l’émancipation individuelle, quelle formidable tentation pour certains de faire exister des solidarités autres que nationale.

Mais surtout, ce serait un curieux message pour tous nos concitoyens, et notamment ceux qui ont choisi de devenir français par la naturalisation. La citoyenneté est ce qui défini notre participation à la chose commune, la République. C’est cette citoyenneté qui nous fait égaux en droits. Et qui doit nous conduire à nous mêler de la vie de la cité, à nous sentir responsables de son devenir. Mais le retraité anglais, répondent les députés socialistes ? Ceux-là ne devraient pas employer un tel argument, qui ne cessent de nous chanter une supposée citoyenneté européenne. Au nom de l’Europe, pourtant, un ressortissant d’un des pays de la communauté ne saurait être sur le même plan qu’un immigré d’une autre partie du monde. Que cela soit une chimère est une autre affaire. C’est une chimère qui régit notre droit.

 

On a voulu croire pendant des années qu’il suffisait à des étrangers d’être sur notre sol pour partager notre vision du monde. Et ce alors même qu’on développait parallèlement un discours multiculturaliste qui niait la nécessité même de ce partage. Certains hurlent même à la discrimination quand les pouvoirs publics (même sous un ministre de gauche) demandent que la maîtrise de la langue française soit un critère d’attribution de la nationalité. En fait, ce qu’ils ne supportent pas, c’est l’idée même de Nation, l’idée d’une communauté humaine qui se choisit un destin collectif et qui repose – dans le cas de la France et du peuple-nation – sur l’adhésion à un idéal politique sur un territoire géographique et culturel. Mais à nier les limites et les différences, ils consacrent des frontières qui elles sont dangereuses, celles qui enferment l’homme dans une communauté supposée, du seul fait de sa naissance.

 

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J'ai plus envie de me croire à Kaboul dans ma ville,

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J'ai plus envie de relativiser. >>>>