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5 septembre 2014 5 05 /09 /septembre /2014 08:51

Bd Voltaire

Peut-on nommer musulman un islamiste ? Implicitement, un islamiste est un musulman violent : tous les islamistes sont musulmans. À l’inverse, un musulman n’affichant aucune intention de violence verbale ou physique est considéré comme modéré : tous les musulmans ne sont pas islamistes. De fait, en Occident, il n’existe pas à ma connaissance de cas de manifestation musulmane spontanée massive et publique opérant cette distinction : elle ne semble se pratiquer qu’au sein des états-majors politiques et des quartiers généraux médiatiques européens, à savoir en dehors de la sphère musulmane.

L’on ne sait si une certaine prudence verbale et éditoriale censée prévenir l’amalgame abusif tient d’un empressement conciliateur façon Chamberlain ou, par-delà l’apparence, de la volonté d’en découdre façon Churchill. L’avenir nous le dira peut-être : « mauvais » ou « bons » musulmans, « conformité » ou non à l’islam, (le « vrai », bien sûr), c’est à ce dernier de faire un ménage qui tarde dangereusement. La récente épidémie djihadiste touchant la « jeunesse » européenne et dont le foyer est manifestement « multiculturel » semble enfin perturber quelque peu la comateuse sieste de nos « élites ».

Au Royaume-Uni, l’on songe soudainement à confisquer les passeports pour empêcher les retours du front, cependant qu’aux Pays-Bas l’on envisage la même méthode pour empêcher… les départs. Partout, y compris en France, l’on évoque des mesures législatives d’urgence qui devraient en toute logique recevoir le soutien enthousiaste de nos musulmans « modérés ». Or, voici ce que l’on peut lire dans Algemeen Dagblad (Pays-Bas) du 2 septembre : « L’organisation musulmane fondamentaliste Hizb ut-Tahrir projette de distribuer 1 millions de “flyers” [tracts] pour protester contre les mesures récentes prises par le gouvernement [néerlandais] dirigées non seulement, selon elle, contre les extrémistes, mais contre tous les musulmans. » [...]

Encore une fois, où sont les « modérés » pour approuver ces mesures ? Ce qui me renvoie à mon soupçon premier, exprimé dès 2009 dans un ouvrage fort instructif, Anatomie d’un désastre: L’Occident, l’islam et la guerre au XXIe siècle (Éditions Denoël, 2009), ouvrage publié sous pseudonyme (Enyo) d’une personne présentée comme « responsable importante du renseignement européen ». Nous lisons ceci à propos des processus de radicalisation (page 301) : [...] « D’ailleurs, les communautés islamiques qui sont les premières à identifier les processus de rupture et de radicalisation en leur sein n’aident jamais les services de police et de renseignements occidentaux à appréhender les futurs terroristes. Elles promeuvent presque toutes un double langage, selon qu’elles s’adressent aux pouvoirs publics ou à leurs fidèles. » [...]

Si c’est un membre des renseignements qui le dit…

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5 septembre 2014 5 05 /09 /septembre /2014 08:32

Bd Voltaire

Face au défi sans précédent que lance à la civilisation la barbarie à visage islamiste, la Russie est tout naturellement de notre côté, du côté de la civilisation. Elle a tout naturellement son rôle dans la grande coalition où Barack Obama, toujours en quête d’une stratégie comme Diogène était en quête d’un homme, finira bien par admettre que même des pays qui n’apprécient pas les États-Unis et que les États-Unis n’aiment pas ont toute leur place.

Face à l’OPA que les USA ont lancée sur l’Union européenne et qui tend à faire de celle-ci, avec la complicité de dirigeants indignes, un simple satellite de l’hyperpuissance yankee, la Russie est évidemment un élément d’équilibre de nature à nous permettre de rendre le jeu plus égal.

Dans le conflit fratricide qui ravage l’Ukraine, conflit où s’ingèrent de plus en plus grossièrement les États-Unis d’Amérique et leur bras armé (l’OTAN), la Russie a pris le parti des rebelles séparatistes qui, sur sa frontière, sous ses yeux, à portée de sa main, se battent en son nom, sous ses couleurs, sous son drapeau. Il faut bien comprendre, même si cela n’est pas conforme à la tradition française d’abandonner – comme au Vietnam, comme en Algérie – ceux qui se sont engagés pour elle, que Vladimir Poutine ne lâchera pas des hommes qui ont cru à sa parole et comptent sur son soutien.

Quoi que disent certains, quoi que puissent craindre ou croire les gouvernements et la population de pays comme la Pologne, l’Estonie, la Lituanie, la Lettonie (qui viennent tout juste de prendre ou de retrouver leur indépendance), la Russie ne se prépare pas et ne se risquera pas à entamer une opération de reconquête d’États qui, contrairement aux engagements pris lors de l’effondrement de l’Union soviétique, ont précipitamment adhéré à l’OTAN.

Le marché conclu entre la France et la Russie pour la construction de deux bâtiments de type Mistral était à la fois une bonne opération, bienvenue et nécessaire à la survie des Chantiers navals de Saint-Nazaire, et l’amorce d’une coopération technique, militaire et peut-être même politique entre nos deux pays. Qu’il ait excité la jalousie de nos concurrents, qu’il ait souverainement déplu à notre maître américain, c’est leur affaire, ce ne devrait pas être la nôtre. La rupture de ce contrat coûterait beaucoup à la France, non seulement sur le plan financier, mais en termes de fiabilité, de crédibilité, d’image et d’indépendance.

La décision, prise hier par M. Hollande – sous la pression de nos « alliés », comme il l’a reconnu lui-même –, de « suspendre » la livraison des Mistral est un mauvais coup de plus porté par le chef de l’État à notre commerce et à notre pays. L’hypothèse que la marine ukrainienne, la marine suisse ou, pourquoi pas, la marine tibétaine viennent se substituer à la commande russe ne tient pas la mer. Certes, le président de la République française, rattrapé par des soucis personnels, pourrait plaider qu’il a d’autres chats à fouetter que notre autonomie, notre dignité ou notre indépendance, lui qui dans le privé n’a pas su défendre les siennes. Mais s’il en est là, qu’il en tire les conséquences en rendant à la France le seul service qu’elle attend encore de lui. On ne le retiendra pas.

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5 septembre 2014 5 05 /09 /septembre /2014 08:24

 https://www.facebook.com/events/289708107885133/290121151177162/?notif_t=plan_mall_activity

 

Un jour viendra où les édentés se réveilleront et renverseront ce président indigne des fonctions qui lui ont été confiées. Le plus tôt sera le mieux.

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4 septembre 2014 4 04 /09 /septembre /2014 18:16
Le Monde
« Il s'est présenté comme l'homme qui n'aime pas les riches. En réalité, le président n'aime pas les pauvres. Lui, l'homme de gauche, dit en privé : “les sans-dents”, très fier de son trait d'humour. »

Cette anecdote recouvre une réalité bien moins légère que le ton employé, d'après l'ex-première dame, par le président Hollande. En France, l'accès aux soins dentaires n'est pas le même pour tous, et les plus démunis sont les premiers à souffrir de leur coût.

Selon une étude de l'IFOP, pas moins de 35 % des Français, soit plus d'un sur trois, ont déjà renoncé à des soins dentaires pour des raisons financières.

 C'est chez les personnes les plus pauvres que la situation est la plus grave. Les personnes soignées dans les centres d'accueil de l'ONG Médecins du monde en France souffrent par exemple de 3,2 caries en moyenne. Soit deux de plus que le reste de la population du pays.

L'état de santé dentaire des patients est « particulièrement dégradé » chez les patients de plus de 40 ans, note l'organisation dans un rapport. Les plus de 60 ans comptent en moyenne quinze dents absentes.

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3 septembre 2014 3 03 /09 /septembre /2014 08:51

Bd Voltaire

 

Ambiance sinistre dans l’école publique S… en ce jour de rentrée. Certes, les premiers jours de classe, en petite section de maternelle, se passent toujours dans les larmes, mais habituellement ce sont les enfants qui pleurent. Là, ce sont les parents qui sanglotent, ou quasiment, et on sent bien qu’il ne faudrait pas pousser beaucoup la maîtresse, assommée par les doléances, pour qu’elle se laisse aller à son tour.

Est-ce que c’est sa faute, à elle, si la rentrée échelonnée des petits se télescope avec les nouveaux rythmes scolaires et que l’on ne comprend plus rien à rien, si tous les après-midi, il va falloir réveiller, à peine endormis, les mêmes petits pour cause d’horaires de sortie anticipés, si les nounous et les mères de famille vont courir toute la sainte journée pour emmener les enfants plus souvent mais moins longtemps à l’école, si les animateurs du primaire (comme on le lit) sont recrutés sur « leboncoin », ambiance vide-greniers et matériel d’occase ?

« C’est le gouvernement » répète-t-elle à l’envi, avec l’air ennuyé qu’elle prend d’ordinaire pour dire « c’est le retour des poux ». Elle pourrait d’ailleurs mettre sa sempiternelle affichette sur la porte, avec son point d’exclamation dans le triangle rouge, en la retouchant à peine : « Attention, retour du gouvernement dans l’école, pensez à vérifier la tête de vos enfants ! » Avec tout ce qu’en haut lieu on veut y faire entrer.

« Si vous n’êtes pas contents, allez-vous plaindre au maire », finit-elle par lâcher. Comme si le pauvre homme ne s’arrachait pas déjà les cheveux. Il a cédé, mais malgré les pressions et les admonestations, d’autres s’opposent encore. Le Monde, comme s’il s’agissait de djihadistes, évoque une « poche de résistance ». Selon ces maires, le décret n’aurait pas force de loi, et les menaces seraient nulles et non avenues. Enfin, a priori, car à dire vrai, les experts peinent à trancher. Le Parisien énumère les idées fortes de certains pour empêcher l’ouverture ce mercredi : écoles cadenassées, comme le suggère Nicolas Dupont-Aignan, poignées de porte enlevées…

Mais le maire de Puteaux, Joëlle Ceccaldi-Raynaud, a semble-t-il trouvé une autre façon de marquer sa désapprobation envers le gouvernement sans s’attirer de sanction, une initiative « l’air-de-rien », à haute valeur symbolique… en offrant crânement cartable rose aux fillettes et cartable bleu aux petits garçons. Pied de nez agaçant, et angoissant. Car si l’on en croit famillechrétienne.fr, le gouvernement redouterait la convergence des frondes scolaires. Quelques heures après la « promotion » de Najat Vallaud-Belkacem, les responsables de LMPT à travers toute la France ont été contactés par les RG : « Ils voulaient connaître notre réaction à cette nomination, et si nous comptions nous rapprocher d’associations opposées à la réforme des rythmes scolaires », confie l’un d’eux.

Toujours selon le site, citant un proche du chef de l’État, consigne aurait été donnée à Najat Vallaud-Belkacem de se cantonner à la réforme des rythmes scolaires : « Cela suffit largement comme travail pour elle jusqu’en 2017. Si elle se met à faire du sociétal, ce serait pure folie. »

Pure folie, en effet, mais ce gouvernement s’est montré si souvent déraisonnable.

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3 septembre 2014 3 03 /09 /septembre /2014 08:26

Bd Voltaire

 

 

Prenons de la hauteur, observons la carte du monde. En Asie du Sud-Est, dans le sous-continent indien, en Afrique australe et en Amérique latine : le basculement dans la modernité, des États-nations constitués, le développement, la stabilité, la paix relative.

Et puis là, immense et étalé sur trois continents, entre les confins du Pakistan, touchant à l’Inde et à la Chine, puis à l’autre bout, jusqu’aux côtes africaines de l’Atlantique, et vers le septentrion européen, en Turquie et dans les Balkans, une immense tache, verte comme la bannière du prophète-conquérant, verte comme une de ces énièmes idéologies qui s’affublent d’une couleur – rouge, noire ou brune — pour séduire et électrifier les foules. Et un but aussi net que le tranchant du sabre ou de la lame de couteau avec lesquels ils égorgent leurs victimes : la réunion de tous les musulmans dans un nouveau califat aux dimensions d’un empire.

Les prédicateurs s’agitent, les mollahs lancent leurs fatwas, les groupes terroristes se sont organisés en armées régulières, les entreprises de déstabilisation politique se multiplient, tout ça avec le soutien financier des pétromonarchies, sans compter les crétins nés de la dernière pluie qui mènent leur djihad individuel en pays dhimmi.

Les dernières nouvelles montrent comment se dessinent les zones de congruence, comme des métastases, de l’expansionnisme islamiste : génocides et épuration ethnique en Irak et en Syrie, déstabilisation de la Jordanie, chaos en Libye où les milices se battent pour le contrôle de Tripoli, exactions des bandes armées en direction du Kenya, du Nigeria, du Mali ; niveau d’alerte terroriste maximale au Maroc ; le Kosovo musulman qui tente d’endiguer le flot de candidats djihadistes, les talibans afghans aux aguets avant le départ des Occidentaux, et derechef le Pakistan, avec la prise d’assaut de la télé d’État (dans un pays qui détient l’arme atomique). La stratégie des islamistes : la convergence entre les zones de djihad, en faisant sauter les maillons faibles de la ligne de front occidentale.

Nous sommes en guerre et nos dirigeants ne le savent pas. Face à une entreprise de conquête aux proportions immenses, Hollande commémore à tout va, l’Europe ploutocratique s’émeut pour ses livraisons de fruits et légumes à la Russie et nos maîtres du monde milliardaires se balancent des seaux d’eau sur la tête pour leurs bonnes œuvres humanitaires.

Quand ce qui agite le peuple le plus puissant de la terre (et aussi le plus bête, mais patience, nous en prenons le chemin grâce aux industries de divertissement) sont les costumes beiges (tan suit) d’un président, on se dit, comme Ernst Jünger, qu’une civilisation qui ne croit plus en ses propres valeurs doit en passer par le feu purificateur.

Ben Laden et Al-Qaïda en ont rêvé. Bush suivi d‘Obama, et leurs caniches Blair, Sarkozy ou Hollande l’auront fait. Les livres d’histoire, s’il en existe encore, nous diront à quel point nos dirigeants ont fait un contresens majeur. Aveuglés par la croyance en la supériorité de leur démocratie, les Occidentaux ont fait la guerre aux autocrates d’Afrique et du Moyen-Orient. En s’attaquant à des États souverains mais précaires, ils ont précipité le chaos.

L’ennemi n’était pas dans la tyrannie des États mais dans la barbarie des sociétés sans États. On a ouvert un boulevard à la sauvagerie des sociétés tribales, à la guerre de tous contre tous, alimentée par les identités les plus archaïques qui soient.

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3 septembre 2014 3 03 /09 /septembre /2014 08:14

 

Bd Voltaire

Dominique Jamet 

Le crime imputé à la Russie de Poutine, notamment par les dirigeants de l’Union européenne, de l’OTAN et des États-Unis, n’est certes pas insignifiant : pour la première fois sur le Vieux Continent, depuis la Seconde Guerre mondiale, un État souverain s’ingérerait dans les affaires d’un autre État souverain et prétendrait – au mépris du droit international – lui imposer par la force des armes une amputation de son territoire au prétexte de faire valoir le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

 

On ne laisse pas d’être impressionné par la répétition incessante de ce grief et par la volonté, quotidiennement exprimée au nom de la justice et de la démocratie, de s’opposer par tous les moyens, à commencer par des sanctions économiques et financières, individuelles ou collectives, aux entreprises du nouvel Hitler dont le siège est à Moscou et l’ambition planétaire. Certes, il n’est pas exact que la carte politique de l’Europe soit restée identique à ce qu’elle était en 1945 et la réunification des deux Allemagnes en 1989 est venue heureusement nous rappeler que le poids de l’Histoire et des réalités peut emporter les constructions artificielles apparemment les plus solides. De même n’est-il pas tout à fait impossible que la Catalogne, voire l’Écosse, prennent leurs distances avec l’Espagne ou l’Angleterre comme la Slovaquie s’est séparée de la Tchéquie. Mais dans ces trois cas de figure, les choses se sont passées ou pourraient se passer sans violence. Où l’on voit bien que M. Poutine ressuscite une manière de faire qui n’a plus cours au XXIe siècle.

 

Pourtant – mais peut-être est-ce ma mémoire qui me joue des tours –, il me semble me rappeler qu’il y a peu d’années, l’Union européenne, l’OTAN et les États-Unis, grands donneurs de leçons, grands professeurs de morale, n’ont pas hésité – sur le Vieux Continent, au XXe siècle  ! – à imposer à un État souverain une substantielle diminution de son emprise en procédant à une campagne de bombardements aussi intense que persuasive. Je crois me souvenir – mais sans doute est-ce mon grand âge qui m’égare – que le Kosovo, majoritairement peuplé d’Albanais, fut ainsi arraché à l’emprise et aux persécutions de Belgrade pour répondre au vœu de sa population. Certes, les démocraties excellent à mettre les formes et il fut bien entendu, lors de la partition forcée de la Serbie, que la province rebelle n’accéderait jamais à l’indépendance et qu’y seraient respectés les droits de la minorité serbe. Quinze ans après, le Kosovo est devenu un État souverain et les Serbes n’y sont plus qu’une espèce en voie de disparition.

Ce que s’est alors permis l’OTAN au mépris des protestations de la Russie, traditionnelle protectrice de l’élément slave, serait-il interdit à la Russie sans la permission de l’OTAN ? Le droit international ne serait-il pas toujours pesé sur les mêmes balances ? Le vœu d’une fraction importante et apparemment majoritaire de la population de l’Est ukrainien d’échapper à la domination de Kiev et d’accéder à un statut de région autonome, d’État confédéré, d’État souverain, voire d’être rattachée à la Russie est-il indigne d’être pris en considération ?

La tournure que prennent les propos et les actes des uns et des autres est aussi absurde qu’inquiétante. Fort des encouragements occidentaux, le ministre de la Défense ukrainien ne craint pas d’envisager une extension du conflit qui se traduirait par « des milliers, des dizaines de milliers de victimes ». La diplomatie occidentale travaille d’arrache-pied à de nouvelles sanctions contre Moscou. La Russie ne se cache plus d’apporter aux rebelles une aide qui a d’ores et déjà mis en déroute la puissante armée ukrainienne. L’OTAN en est aux grandes manœuvres et au déploiement de troupes à proximité du théâtre des opérations. La grosse voie des armes a pris le pas sur le verdict des urnes. Un mot que l’Europe croyait avoir banni de son vocabulaire est sur les lèvres officielles : la guerre. Il est encore temps de crier : halte aux fous !

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1 septembre 2014 1 01 /09 /septembre /2014 08:37
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31 août 2014 7 31 /08 /août /2014 08:29

Bd Voltaire

Dans certains cas, la substitution forcée de la langue française par un néologisme anglais semble avoir une réelle utilité pour le pouvoir en place : elle atténue la gravité des faits, en leur donnant une tournure presque ludique. « Car-jacking », « scoot-jacking », « bike-jacking » : le Français moyen serait bien en mal de dire exactement de quoi il s’agit, et s’il le sait, il ignore souvent la gravité de ces nuisances. Ce ne sont pas d’ineptes « défis Facebook » lancés par des « teenagers », mais des vols de véhicules assortis de violence et parfois d’assassinat.

Je me demande bien ce qui peut traverser l’esprit d’un ministre de l’Intérieur, théoriquement chargé de notre sécurité, lorsqu’il entend parler de l’augmentation des « home-jacking », jeu dangereux fort divertissant que nous pourrions décrire en français comme un « cambriolage avec séquestration ». Durant ce mois d’août, plusieurs familles de France ont vécu cette effrayante épreuve : à Gignac-la-Nerthe, à Saint-Sébastien-sur-Loire, à Pierrelatte, à Narbonne, à Wissant… Des hommes masqués et armés font irruption dans votre maison, la nuit tombée. Vous dormiez déjà. Ils vous sortent brutalement du sommeil, vous rouent de coups, vous ligotent, puis ils menacent votre femme, vos enfants. Ils veulent vos clés de voiture, vos bijoux, vos cartes bancaires. Vous devez tout leur donner, tout de suite, réduit à l’impuissance, mourant de peur pour vos proches et pour vous-même. Les malfrats repartent et vous êtes condamné à ne plus jamais dormir que d’un œil.

« Mes enfants sont traumatisés », déclare le père de famille de Gignac-la-Nerthe. Les agresseurs ont passé un couteau sous la gorge de sa fille de quatre ans. Monsieur Cazeneuve, pendant ce temps, triomphe. Le plan inauguré par M. Valls porte ses fruits, annonce-t-il : le nombre des cambriolages a baissé lors du premier semestre 2014. Quelques pourcentages trafiqués font le bonheur des énarques ; s’ils écoutaient les témoignages des victimes, et non pas seulement leurs mensongers « indicateurs », ils verseraient des larmes de compassion et de honte. Il n’est pas certain que les survivants d’un « home-jacking » se sentent rassurés par les rodomontades ministérielles. C’est que les statistiques ne mesurent pas l’évolution qualitative de la violence et ses effets sur le « sentiment d’insécurité ».

Ainsi sommes-nous gagnés par une appréhension quand vient le soir, et qu’un bruit inhabituel se fait entendre dans le jardin. Sommes-nous bien protégés ? La porte est-elle fermée à double tour ? Une angoisse insidieuse nous étreint : nous savons que, dans ce pays où les crimes les plus abjects ne dérangent pas un instant la quiétude de Beauvau, tout peut arriver. Nous sommes livrés pieds et poing liés à nos bourreaux ; et quelle que soit l’ignominie de leurs actes, ils en seront quittes pour une garde à vue – si jamais ils sont pris. Quant à nous, la justice ne nous pardonnera pas une seule velléité d’autodéfense…

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27 août 2014 3 27 /08 /août /2014 07:44

Bd Voltaire

 

L’ancienne secrétaire d’Etat Rama Yade vient d’exprimer selon Le Point sa « reconnaissance éternelle » envers Christiane Taubira pour sa loi qualifiant « l’esclavage » de crime contre l’humanité. Mais à quoi bon dénoncer l’esclavage si l’on exempte certains esclavagistes ? J’exprime quant à moi une éternelle reconnaissance à son compatriote sénégalais et anthropologue Tidiane N’Diaye pour avoir levé le voile sur la traite arabo-musulmane en ces termes : « Bien qu’il n’existe pas de degré dans l’horreur ni de monopole dans la cruauté, on peut soutenir que le commerce négrier et les expéditions guerrières provoquées par les arabo-musulmans furent, pour l’Afrique Noire tout au long des siècles, bien plus dévastateurs que la traite transatlantique » (Extrait de on ouvrage Le génocide voilé, cité dans le Nouvel Observateur 2010).

Madame Rama Yade n’est pas sans savoir l’espèce d’étrange allergie travaillant madame Taubira concernant la traite arabe : elle assume en effet ouvertement son occultation historique afin, dit-elle, d’épargner aux banlieusards franco-arabes de notre beau pays un fardeau moral supplémentaire. William Goldnadel l’avait dénoncé dans son livre « Du racisme blanc au racisme anti blanc ». Fumisterie idéologique de bas étage qui n’a d’ailleurs pas échappé à des millions de français que l’on prend ainsi ouvertement pour des truffes.

De devoir de mémoire en devoir d’oubli, l’obstination de certains descendants d’esclaves à louper un éléphant à deux mètres interroge… Nous connaissions des officines comme SOS Racisme, dont j’estimais dernièrement qu’elles sont à l’antiracisme ce que le prêtre pédophile est au christianisme, nous voilà avec SOS Esclavage et c’est selon moi la même crapulerie. Au même moment en Afrique, des dizaines (ou des centaines ?) de jeunes filles kidnappées par des islamistes, converties de force, mariées de force, ou destinées à la vente sur les marchés africains, en d’autres termes réduites en esclavage, observent, stupéfaites, mesdames Taubira et Yade se congratuler, et fêter « l’abolition de l’esclavage » chaque 10 mai. Et elles ne savent vraiment pas si, les voyant feindre de dénoncer encore et encore « l’esclavage », elles doivent éclater de rire ou fondre en larmes.

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J'ai plus envie de me croire à Kaboul dans ma ville,

J'ai plus envie de l'incivisme, plus envie de la médiocrité comme religion, plus envie du manque d'ambition comme profession de foi.

J'ai plus envie de relativiser. >>>>