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22 juin 2014 7 22 /06 /juin /2014 08:03

Bd Voltaire

Saviez-vous que même en grève, un train peut en cacher un autre ?  Et même mieux, qu’un ballon de foot peut cacher un palais de justice ?

On en a la preuve en ce moment avec le procès de la Caisse centrale d’activités sociales d’EDF-GDF, impliquant son ancien directeur, une douzaine d’autres personnes ejusdem farinae, la CGT, sa Fédération des mines et de l’énergie, L’Humanité, la Voix ouvrière, une sénatrice. Ce joli monde doit répondre d’abus de confiance, recel et complicité au préjudice de la CCAS, le tout au profit de diverses têtes de l’hydre communiste ou organismes commensaux. « Je te passe Marcel, tu me payes de la pub’ dans mon journal, tu me rends Mohamed, et je te refile six gros bras pour les séquestrations de patrons… » Et chez ces damnés de la terre, on ne joue pas avec des billets de Monopoly : 400 millions d’euros de budget annuel !

Contrairement à la règle commune qui veut que les fonds pour les œuvres sociales des entreprises soit prélevées sur la masse salariale (1,59 % par exemple pour la fonction publique hospitalière), c’est sur le chiffre d’affaires des ventes de gaz et d’électricité que le CCAS lui, prélève 1%. A côté de ça, l’Euromillion, c’est une  tombola de collège !

Notez qu’il aura quand même fallu douze ans pour qu’un juge opiniâtre arrive à mettre ces braves gens dans un box d’accusés. Les mauvais esprits penseront peut-être que des magistrats du syndicat du murs des c…, ou de sociétés d’admiration mutuelle, ont balancé quelques seaux de graviers dans les rouages de la justice ; alors qu’il ne peut évidemment s’agir que de ses lenteurs habituelles.

Mais le hasard fait quand même bien les choses : c’est au moment précis où le monde médiatique a les yeux braqués sur un Brésil que le procès a été ordonnancé. Quel bol, non ? Et la fine fleur du social de se presser à la barre comme témoins de moralité, tel le professeur Lyon-Caen (je pense que c’est Lyon qui va gagner 2-0), auteur d’un récent Code du travail dans lequel les constipés chroniques trouveront soulagement à se plonger. Pour excuser le bonneteau financier en direction du syndicat, l’éminent juriste a évoqué « la lourde charge qui pèse sur les confédérations, leurs responsabilité sociales et la faiblesse de leurs ressources ». On en pleurerait.

Mais ce n’est pas sur ce coup-là que les fabricants de bracelets électroniques se paieront des Ferrari : le procureur (cf. supra sur les mauvais esprits) a demandé ici 6 mois, là 18 mois, le tout avec sursis bien sûr, plus quelques poignées d’euros. On parie que le jugement sera rendu le 15 août ?

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Published by voxpop - dans La France en résistance
21 juin 2014 6 21 /06 /juin /2014 15:51

Nouvelles de France

L’affaire Bygmalion n’en finit plus d’occuper les colonnes des journaux. Ce qui, au départ, était une histoire de collusions et de petits contrats entre amis s’est rapidement mué en gros détournement entre mafieux de la politique. Et il y a d’autant plus d’articles que cette affaire mouille directement des éléphants de l’UMP, jusqu’à l’ex-président Sarkozy. C’est un feu d’artifice. Maintenant, ne cache-t-il pas une autre affaire, au moins aussi gênante dans ce qu’elle implique ?

On me dira que c’est assez improbable compte tenu de l’ampleur des allégations soulevées par différents organes de presse, à commencer par l’inénarrable Mediapart qu’on voit pointer son nez à chaque fois qu’il est question de s’en prendre à Nicolas Sarkozy. Si, de mon côté, je trouve tout cela particulièrement amusant (n’ayant jamais eu le moindre doute sur la capacité naturelle de tous les politiciens, parvenus à un certain niveau, à empiler malhonnêteté sur malversations, magouilles et tromperies), je ne peux m’empêcher de noter la constance étonnante de cet organe à s’en prendre spécifiquement à l’ancien chef d’État au point que, de loin, on pourrait y voir une vendetta personnelle.

Compte tenu des faits rapportés, qu’une enquête — judiciaire cette fois-ci — permettra de confirmer, il apparaît évident que cet acharnement n’est en rien déplacé. Tant qu’à faire, si on peut s’éviter un nouveau quinquennat d’effervescence inutile, c’est toujours bon à prendre. On regrette cependant que, symétriquement, les mêmes énergies ne soient pas dépensées pour faire jaillir toute la lumière (à commencer par la lumière médiatique, parfois nécessaire à la révélation de l’ampleur des corruptions) sur une autre affaire, qui le mérite amplement.

Parce que pendant que la presse s’empare largement du sujet Bygmalion et qu’elle détaille, force graphiques à l’appui, les petits et gros arrangements avec la légalité de l’UMP, on ne voit malheureusement guère d’articles aussi fouillés, aussi documentés et aussi généreusement illustrés par la fine fleur du journalisme d’investigation lorsqu’il s’agit de relater le procès qui a actuellement lieu, pour les malversations du Comité d’Entreprise d’EDF/GDF, qui implique (excusez du peu) la CGT et l’Humanité (oui, le débris journalistique qui ne survit que grâce au capitalisme).

Vous n’en avez pas entendu parler ? C’est normal. Par un hasard extrêmement curieux pour une presse française qui déclenche la jalousie partout dans le monde pour sa pertinence, rares sont les articles détaillant ce qui se passe exactement, alors qu’en réalité le procès n’est que l’aboutissement de dix longues années d’enquêtes, de procédures et de révélations. Et au final, seize personnes, la CGT, le PCF ainsi que la société du journal L’Humanité sont jugés depuis le 5 juin dernier pour abus de confiance, recel ou complicité, pour avoir détourné des fonds provenant du Comité d’entreprise d’EDF-GDF, la Caisse centrale des activités sociales (CCAS). Ces détournements auraient servi à financer des prestations à la Fête de l’Humanité, des emplois fictifs au bénéfice de la CGT et de la Fédération des mines et de l’énergie (FNME-CGT) ou encore des périodiques proches du PCF et de la CGT.

Oh, bien sûr, on trouvera bien quelques dépêches ici ou là, un article du Figaro ou du Parisien, ainsi que quelques articles de la presse étrangère francophone, mais pour les Unes de Libération, Le Monde, Médiapart ou même des précités, il faudra repasser.

Il faudra donc lire chaque petite phrase pour tenter de comprendre les enjeux, et découvrir que, selon l’accusation, une association de formation financée par la CCAS aurait, par exemple, filmé des spectacles lors de la fête de l’Humanité pendant plusieurs années pour un coût totalisant les 1,2 million d’euros, ou qu’une employée rémunérée par la même CCAS aurait en réalité travaillé pour la fédération communiste des Hauts-de-Seine.

La CGTIci, le fait que tous ces accusés soient franchement orientés à gauche, que la presse soit reconnue comme majoritairement à gauche, que des artistes (subventionnés ou salariés) soient impliqués, que des syndicats qu’on retrouve actuellement dans les grèves les plus amusantes du moment, toutes ces similitudes avec des comportements mafieux et des associations habituelles de malfaiteurs existants ou ayant existé ne sont que des coïncidences fortuites et aucun animal n’a été blessé dans la réalisation de ces magouilles fermez le ban et n’en parlons pas.

On pourra aussi s’attarder quelque peu sur les déclarations hallucinantes de l’ancien président d’EDF, François Roussely, du juriste Antoine Lyon-Caen et celles de l’historien du syndicalisme et des mouvements sociaux, Michel Dreyfus, qui, convoqués à la barre, ont cru nécessaire de rappeler l’historique de la Caisse pour expliquer ces errements dont on commence à peine à mesurer l’ampleur.

« La CCAS n’est pas un comité d’entreprise, même si le législateur a essayé ces dernières années d’insérer cette institution originale dans le cadre général des entreprises privées. »

 

Eh non. En fait, c’est un gros tuyau. D’un côté, on met l’argent récupéré des Français lorsqu’ils paient leurs factures de gaz ou d’électricité, et de l’autre, on récupère des journaux communistes, des syndicalistes communistes, des emplois dans des fédérations communistes qui, tous, participent à la bonne introduction du communisme, du collectivisme et de la doxa socialiste dans l’esprit des Français, pour leur plus grand bien. Ce serait, effectivement, dommage d’appeler ça un Comité d’Entreprise alors que c’est beaucoup plus !

« La CCAS c’est une institution de notre République qui lui a fourni des ressources exceptionnelles (son budget est alimenté par 1% du produit des ventes de gaz et d’électricité) à une époque où le facteur travail était aussi considéré que le facteur capital .»

 

Eh oui, la CCAS, ce n’est pas une association permettant d’acheter du loisir pour les salariés d’EDF et de GDF. C’est aussi une institution de la République, qui, même si elle n’est ni démocratique, ni de service public, rend un fier service au syndicalisme et à tout ce qui gravite autour en lui fournissant … des moyens, tiens pardi ! C’est beau comme une facture Bygmalion.

Bref : il semblerait que les montants, pourtant copieux (on dépasse le million rien que pour la partie « Fête de l’Humanité ») ne justifient pas pour les médias de s’intéresser à l’affaire. Du reste, on se souvient que tout ce qui avait entouré, en son temps, la sortie duRapport Perruchot avait été soigneusement évité par la presse (largement tenue coite par le Syndicat du Livre CGT – coïncidence toujours). De la même façon, les malversations répétées rapportées tant par le Canard enchaîné que par la Cour des Comptes au sujet des syndicats font généralement peu de vagues ; au-delà du petit article dans l’un ou l’autre quotidien, chaque scandale, même de nature très scabreuse, ne déclenche tout au plus qu’une petite bordée de titres timides avant que l’actualité (politique, sociale) reprenne le dessus bien sagement.

Le fait que cette affaire-ci mouille, encore une fois, des gros syndicats, des groupuscules gauchistes bien introduits et des grosses sociétés anciennement nationalisées et encore bien acoquinée avec l’Etat de nos jours semble agir comme un repoussoir magique à toute médiatisation. Ainsi, comme le remarque Contribuables Associés, le Comité d’entreprise de la SNCF nage dans une certaine opulence qui lui permet de venir en aide à la CGT dans des proportions qu’on pourrait qualifier de louches. Là encore, verra-t-on Mediapart sortir du bois et agiter ses enregistrements exclusifs sur les internets pour enfin démasquer les fraudeurs de ce syndicat ? Le Monde ou Libé vont-ils mener l’enquête ?

N’y comptez pas.

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Published by voxpop - dans La France en résistance
21 juin 2014 6 21 /06 /juin /2014 15:39
20 juin 2014 par les4v

 

Une semaine finalement assez normale en Hollandie, faite de résultats économiques désastreux et de copinages mafieux. Une bonne nouvelle, dans le classement des meilleurs dirigeants de la planète, pépère est en tête… à condition de regarder la feuille à l’envers !

 

On coule, suite. Une fois de plus, la Cour des Comptes balance sévère : les chiffres données par le gouvernement sont bidons. Elle a publié son rapport d’étape sur le budget annuel et elle envoie du lourd. En clair, les engagements du gouvernement seront loin d’être tenus ! Et le déficit a de grandes probabilité de « tomber » à 4% du PIB cette année, contre 3,5 attendus… Et contre 3% promis en 2013 !!! En clair, les très célèbres 50 milliards d’économie sur les dépenses de l’état sont là aussi bidons ! La cour des Comptes est formelle : Sur les 50 attendus, il en manque 30 ! 20 milliards sont en effet des orientations décidées et actées mais le reste est encore plus que flou : en effet, dans es documents officiels, il manque plus de 13 milliards dans la réduction des dépenses de l’État, 8,5 dans celle des collectivités locales et 7,9 dans celle de la Sécurité sociale. D’autant plus que ces 2 derniers postes ne dépendent pas directement de l’état ! Autrement dit, si les collectivités locales ont recours à l’impôt ou à l’endettement, les économies ne se feront pas. Comme en 2013, d’ailleurs, puisque les collectivités, malgré un gel des dotations de l’État, ont augmenté leurs dépenses de personnel de 2,5 à 7 % en 2013. Et puis la CDC n’oublie pas de souligner que la prévision de croissance de Bercy est très optimiste, à 1%, et qu’il est très probable que les rentrées fiscales ne seront pas au niveau attendu. On la rappelle : fin 2103, il manquait presque 12 milliards… Bref, on le dit et on se répète, mais le sérieux budgétaire et le socialisme, c’est tout sauf compatible…

 

Les recettes de la CDC. Didier Migaud, ancien socialiste, n’y va pas par 4 chemins pour essayer de rentrer dans les clous budgétaires de ce que le gouvernement a lui-même promis : geler (pour de vrai) le salaire des fonctionnaires, en baisser les effectifs et augmenter leur temps de travail. C’est du bon sens, étayé par des études répétées sur la question : « Plusieurs enquêtes menées récemment par la Cour montrent que la durée effective de travail est assez souvent inférieure à la durée légale et qu’il serait nécessaire de ramener la première au niveau de la deuxième. » A force de le crier, quelqu’un va bien finir par l’entendre…

 

http://www.les4verites.com/societe/chronique-hebdomadaire-de-la-hollandie?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+les4verites+%28les+4+v%C3%A9rit%C3%A9s%29

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Published by voxpop - dans La France en résistance
21 juin 2014 6 21 /06 /juin /2014 15:12

 

 

FIGAROVOX/GRAND ENTRETIEN - Dans son dernier livre, Al-Qaïda en France, Samuel Laurent raconte comment l'organisation terroriste s'est implanté en France. Le consultant international redoute un ou plusieurs attentats de grande ampleur dans notre pays.

 1/5 

Consultant international, Samuel Laurent est avant tout un homme de terrain. Il sillonne depuis des années les régions contrôlées par Al-Qaïda, et possède des contacts inégalés au sein de cette organisation. Il est l'auteur de Sahelistan (seuil, 2013). Son dernier livre, Al-Qaïda en France vient de paraître.


Après l'affaire Merah et l'affaire Nemmouche, les médias et les spécialistes du terrorisme se focalisent sur le cas des loups solitaires. On pensait que les réseaux traditionnels d'Al-Qaïda étaient en voie de disparition. Or votre livre révèle l'existence d'une organisation terroriste qui se serait implantée sur le sol français. Quelle est la nature et l'ampleur de la menace?

Samuel Laurent: Les «spécialistes» du terrorisme considèrent les mouvances radicales comme un objet d'étude totalement virtuel, qu'ils ne côtoient jamais de l'intérieur. Cela explique leur incapacité à appréhender la psyché de ces jeunes combattants, ainsi qu'à comprendre, en temps réel, les aspirations et les objectifs de ces organisations. Qu'il s'agisse d'Al Qaida ou d'autres groupes partageant la même idéologie. Mon approche se fonde exclusivement sur le terrain. Comme je le raconte dans mon livre, je suis allé rencontrer les cadres d'Al Qaida en Syrie, sous les bombes de Bachar Al Assad ainsi que les jeunes français partis combattre dans les brigades jihadistes. Au terme de cette enquête, je peux affirmer deux choses:

Le loup solitaire n'existe plus. C'est un vestige de «l'époque» afghane, qui occulte les profonds changements survenus dans les mouvements islamistes radicaux depuis le début de la guerre en Syrie, et l'engouement des jeunes européens pour le jihad. Nous ne sommes plus face à une poignée de combattant venus d'une terre lointaine, mais à des milliers de jeunes volontaires immergés dans une nébuleuse salafiste qui contrôle désormais une grande partie des «cités» européennes.

« Le jihad ne s'arrêtera que quand le drapeau de l'Islam flottera sur le balcon de l'Elysée et de la Maison Blanche »

Cheik Omar Bakri

En Syrie comme dans notre pays, on leur apprend que le djihad ne connait aucune frontière, et que l'objectif à atteindre ne représente rien moins que l'avènement d'un califat islamique mondial, qui «tolérera» les chrétiens et les juifs, à condition qu'ils acceptent de vivre sous la Charia. Cheik Omar Bakri, une figure emblématique de l'Islam radical qui a endoctriné des dizaines de milliers d'européens, me confiait à Tripoli que «le jihad ne s'arrêtera que quand le drapeau de l'Islam flottera sur le balcon de l'Elysée et de la Maison Blanche». Un leitmotiv qu'on répète ensuite inlassablement à nos jeunes concitoyens, durant leur séjour sur le front. La Syrie, aux yeux des islamistes, ne représente qu'une étape. Pas une fin en soi.

Doit-on redouter en France un attentat du type 11 septembre 2001?

En Europe, des réseaux puissants et bien organisés, incitent les jeunes à partir et les accueillent à leur retour. Les jihadistes bénéficient de l'appui et du soutien de ces mouvements salafistes en France, en Angleterre, en Belgique, etc… Ils leur permettent de se déplacer , de vivre incognito, et de se procurer des armes lorsqu'ils décident de passer à l'action. Nemmouche en est l'illustration parfaite. Pour connaitre personnellement les membres de ces organisations, je puis vous affirmer que ces loups sont tout, sauf solitaires…

Sans le moindre doute possible, un ou plusieurs attentats de grande ampleur sont désormais à craindre dans notre pays…

En parallèle, Al Qaida utilise désormais le flux intarissable de volontaires français qui se déverse en Syrie pour créer des cellules dormantes à l'intérieur de l'hexagone, qui représente un danger infiniment bien plus grave que celui des hommes comme Nemmouche. Disciplinés, fanatisés à l'extrême, ces hommes proviennent de Jabhat Al Nosra, filiale directe d'Al Qaida en Syrie. Au terme d'une réimplantation longue et délicate qui leur permet d'échapper à la surveillance des services français, mais également d'endormir la méfiance de nos concitoyens, ces hommes se tiennent prêt à frapper des cibles de grande ampleur. Ils ne correspondent absolument pas au profil établis par nos services, puisqu'ils s'intègrent parfaitement dans notre société. Pas de barbes, pas de discours suspect, pas de prosélytisme. A l'inverse, ces hommes font tout pour apparaitre comme «modérés». Comme j'ai pu le vérifier lors de mon enquête, ils disposent d'un arsenal suffisant pour mener des opérations extrêmement meurtrières sur notre sol. L'enfouissement de ces hommes au cœur de la société française demande plusieurs années. Dès lors, impossible de prévoir quand ils frapperont. Mais sans le moindre doute possible, un ou plusieurs attentats de grande ampleur sont désormais à craindre dans notre pays…

A l'heure actuelle, la DGSE & la DGSI ne disposent pas d'informations suffisamment concrètes pour les neutraliser.

Comment les services de renseignement ont-ils pu passer à côté de cette menace?

Il est possible qu'ils disposent de pistes ou d'un faisceau d'informations qui attestent de leur présence. Cette semaine, Loic Gaillet parlait de djihadistes français entrainés par Al Qaida en Syrie pour revenir mener des attentats en France. L'information commence à remonter. De façon encore fractionné et incomplète. Mais nos services sont au courant.

Cependant, connaitre l'existence de ces cellules ne suffit pas. A l'heure actuelle, la DGSE & la DGSI ne disposent pas d'informations suffisamment concrètes pour les neutraliser. Le travail qui aurait du être fait depuis des années, à savoir infiltrer les brigades salafistes à l'aide d'agents de la DGSE qu'on enverrait combattre dans ces groupes n'a jamais été entrepris. Ni en France, ni ailleurs. J'en ai eu confirmation par un agent britannique du MI5 l'année dernière. Il s'agit d'une guerre vitale pour la sécurité de notre Nation, mais d'une guerre «sale» et extrêmement dangereuse. Nos services refusent de faire courir des risques aussi élevés à leurs agents. Malgré l'importance de l'enjeu. Malheureusement, à terme, ce sont les français qui en paieront le prix…

Les membres d'Al- Qaïda qui ont accepté de vous parler ont exigé de contrôler ce que vous écrirez. Comment êtes-vous sûr de ne pas être manipulé? Avez-vous pu confirmer la véracité de leurs témoignages?

Lorsque vous traitez avec Al Qaida et les autres mouvements islamistes radicaux, il s'agit toujours d'une manipulation mutuelle et consentie. L'occident mène deux guerres contre cette organisation. Une guerre de terrain et une guerre de communication. Sur le terrain, nous perdons. Il suffit de comparer les régions et les pays passés sous son influence depuis une quinzaine d'années pour s'en convaincre. La guerre de la communication, en revanche, nous la gagnons. Elle consiste, comme dans tous les conflits, à réduire et à manipuler le message de l'adversaire. Pourtant, Al Qaida communique. Toujours pour servir ces intérêts.

Après de longues négociations, je suis parvenu à me rendre dans une de leurs caches d'armes. Condition siné qua non à la publication de nos entretiens. Ce que j'y ai découvert est édifiant.

Concernant la véracité de leur témoignage, il est malheureusement indiscutable. Comme je l'explique dans mon livre, au vu des mesures de sécurité qui entouraient nos rencontres, je n'ai eu qu'un interlocuteur en France. L'émir de cette cellule. Impossible d'apporter un quelconque crédit à son discours sans disposer de preuves pour étayer ses dires. Dès lors, après de longues négociations, je suis parvenu à me rendre dans une de leurs caches d'armes. Condition siné qua non à la publication de nos entretiens. Ce que j'y ai découvert est édifiant. Si le moindre délinquant peut avoir accès à une kalachnikov dans les milieux du banditisme français, ces hommes possèdent en revanche du matériel extrêmement sophistiqué, et très difficile à obtenir, même au travers des filières classiques du trafic d'arme international. Missiles anti-aériens, anti-char, mais également explosif, fusil de sniper et mortier. Suffisamment pour mener plusieurs attentats à grande échelle. J'ignore si ces hommes m'ont menti concernant le nombre d'agents dormants qui se réimplante actuellement en France (une trentaine, selon eux) mais les armes dont ils disposent constituent une garantie suffisante de leur crédibilité.

Quel est l'intérêt pour eux de vous livrer des informations aussi capitales?

Dans ce cas précis, l'objectif est évident. Il s'agit de dévoiler leur présence au cœur même de l'occident, alors que leur principal argument consiste à dénoncer l'ingérence de nos pays dans le monde musulman.

En parlant comme ils l'ont fait, ces hommes cherchent également à influer sur la politique étrangère de la France, considérée comme fondamentalement hostile aux musulmans. L'Emir de cette cellule m'a confié qu'à l'époque du Mali, les agents n'étaient pas prêts. Mais si aujourd'hui, nos dirigeants se lançaient dans une nouvelle «guerre contre le terrorisme», contre Boko Haram au Nigéria par exemple, il est très probable que des attentats aie lieu dans les mois qui suivent sur le sol français. Mais il existe également une troisième raison qui a poussé ces hommes à me parler. Plus cynique. Lorsque notre pays sera frappé par une opération de grande ampleur, la réaction de nos concitoyens sera très prévisible. Puisque ces hommes s'étaient exprimés dans mon livre, comment est-il possible que les services de renseignements n'aient pas réussis à les contrer. Un formidable pied de nez à notre appareil sécuritaire, qui leur garantit un prestige accru au sein de la communauté islamiste radicale. Et auprès de certains musulmans français, enclin à une certaines sympathie pour leurs actions…

En arrivant chez l'Emir d'Al Qaida à Selma, en Syrie, ses premiers mots on été : « donne-moi une bonne raison de ne pas t'arrêter après ce que la France a fait au Mali ? »

Il est important de souligner que ces entretiens et ces informations permettent de comprendre en détail leurs objectifs et les réseaux qu'ils utilisent, en Syrie et en Somalie, mais qu'à aucun moment ils ne permettent de remonter jusqu'à eux ou d'entamer la cuirrasse de secret qui entoure cette organisation.

La France est-elle plus exposée que d'autres pays européens? Si, oui pourquoi est-elle devenue une cible privilégiée?

La France dispose d'un grand nombre de jeunes musulmans prêts à se radicaliser, souvent après un voyage en Syrie. Donc, le nombre de candidats au jihad issu de notre pays fait que la France devient tout naturellement une terre de prédilection pour implanter ce type de cellule. Il est possible que d'autres structures similaires existent chez nos voisins. Malheureusement, je ne possède pas d'informations à ce sujet.

Mais surtout, notre pays demeure très actif, peut-être à tort, dans cette «guerre contre le terrorisme» qui ne connait plus de frontières. En arrivant chez l'Emir d'Al Qaida à Selma, en Syrie, ses premiers mots on été: «donne-moi une bonne raison de ne pas t'arrêter après ce que la France a fait au Mali?» Nous sommes perçus comme des acteurs importants dans la lutte contre l'islam radical à travers le monde. Et, à ce titre, comme des ennemis de premier ordre…

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Published by voxpop - dans La France en résistance
20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 06:56


La situation budgétaire de la France demeure dans un état grave et les objectifs de réduction de la dette comme ceux de la maîtrise du budget ne seront pas tenus. Dans son dernier rapport, la Cour des Comptes met une nouvelle fois en exergue les mensonges et autres omissions de François Hollande et de son gouvernement.

Sur les 50 milliards d'économies promis, 30 milliards ne sont toujours pas "documentés", c'est-à-dire ni argumentés, ni décidés alors que nous sommes déjà au milieu de l'année.

Sur le reste, beaucoup d'économies sont incertaines, l'Etat ne contrôlant pas les dépenses des administrations dont plusieurs sont, comme à l'Education Nationale, dirigées par les syndicats et non par leur ministre. 

Didier Migaud, le président de la Cour des Comptes évoque aussi le poste le plus important dans les possibilités d'économies : la réduction de l'effectif des fonctionnaires, en surnombre et sous-employés dans beaucoup d'administrations, ainsi que l'augmentation de la durée de leur temps de travail. Cependant, sur ce dernier point, il ne s'agit pas d'augmenter la durée légale du travail, excepté peut-être là où elle est anormalement courte comme au ministère de la Culture (24 h hebdomadaires !), mais d'augmenter la durée du travail effectif en réduisant entre autres choses l'absentéisme chronique dans la fonction publique et en augmentant la productivité souvent très faible (excepté hôpitaux, police, gendarmerie, justice, etc.).

"La maîtrise de la masse salariale publique est incontournable pour permettre un freinage des dépenses publiques dans leur ensemble. Aussi convient-il d’envisager le recours au levier de la baisse des effectifs des administrations publiques, porteuse d’économies importantes et durables". (Rapport de la Cour des Comptes).

C'est notamment le cas à la SNCF, en grève depuis plus d'une semaine, alors que son nouveau statut est en discussion depuis mardi à l'Assemblée nationale. La productivité y est moindre de 30 % et les salaires supérieurs de 35 % par rapport aux conditions salariales des entreprises de même nature en France et en Europe (transports publics et compagnies ferroviaires).

Mais d'abord, peut-on dire que "la SNCF est en grève" ? Non car il ne s'agit que d'une petite fraction des employés, 14,1 % le chiffre est précis, mais dans ces 14 %, la moitié sont des conducteurs de trains qui, bien sûr, bloquent le reste.

Ce serait le moment d'employer la méthode que le président Reagan utilisa lors de la grève des contrôleurs aériens aux Etats-Unis : tous furent licenciés et la plupart réembauchés aussitôt, mais sous un nouveau statut et à cette occasion triés en fonction de leur utilité pour le service public.

Et si Guillaume Pepy faisait la même chose, avec l'appui de Valls, l'homme qui préside la France depuis son bureau de Premier ministre et se prétend capable de réformer notre fonction publique archaïque, conservatrice et vieillotte ? Tous les conducteurs et les contrôleurs licenciés, triés et repris en CDI avec un réaménagement de leurs conditions de travail et une amélioration contractuelle de leur salaire pour compenser la perte des primes et des durées de travail archaïques actuelles, comme la prime "de charbon", l'emploi garanti à vie et la retraite en moyenne à 52 ou 53 ans, quasiment au dernier salaire.

On peut parier qu'aucun président ou ministre socialiste n'aura le courage de le faire. Aucun directeur de la SNCF non plus, par solidarité de classe avec la fonction publique. Ni Marine Le Pen, dont le silence actuel montre son embarras et la difficulté qu'elle éprouve à choisir entre les clients de la SNCF en colère et les syndicalistes qui lui ont apporté une part de sa victoire aux européennes : 41 % des ouvriers, 35 % des employés et presque 30 % des syndicalistes dont, selon L'Humanité consternée, 33 % des F.O., 27 % de SUD pourtant à l'extrême gauche, 22 % de la CGT qui reste le relais du PC, 17 % de la CFDT. Le FN reste tabou chez les cadres des syndicats, mais plus du tout à la base, que Marine veut séduire, pensant qu'il y a encore des voix à y prendre.

Pour le moment, le gouvernement tient bon face aux grévistes car il ne peut plus céder alors qu'il est en échec ou semi-échec partout : sur les Finances et l'économie, sur les intermittents où il y a aussi un tri à faire entre les vrais travailleurs intermittents et les profiteurs du système, notamment dans le service public, sur la loi de Cantat-Duflot sur le logement qui bloque tout notamment la construction de logements neufs, sur la loi pour une transition énergétique grandement absurde parce que trop idéologique, sur la sécurité dans les cités et les campagnes, et même sur sa propre communication qui s'avère catastrophique.

Au fait, pourquoi cette grève de la SNCF ? L'objet de la loi en discussion est officiellement de "renforcer et moderniser le Service public". Bel objectif sur lequel tout le monde devrait être d'accord, surtout les syndicats.

C'était déjà l'objectif annoncé par les technocrates qui nous gouvernent quand, en 1977, ils séparèrent SNCF en deux entités : SNCF qui gèrerait les transports et RFF, Réseau Ferré de France, qui gèrerait le réseau, les rails et les caténaires. Cela permettrait, disaient énarques et polytechniciens par la voix des politiques, de resserrer les coûts et résorber la dette. Et effectivement, la dette de la SNCF disparût aussitôt, transférée d'un coup de baguette magique comptable de SNCF à RFF qui naquit endetté jusqu'au cou, voyez comme le service public est bien géré !

Ils n'oublièrent qu'un détail : doter RFF des moyens d'avoir son propre personnel sous statut privé, en CDI, et de le former à l'efficacité et à la productivité. Du coup RFF, cette coquille très endettée mais vide, dut louer son personnel à SNCF, au même conditions salariales, statutaires et syndicales d'inefficacité et de manque de productivité. Résultat : la catastrophe de Brétigny qui a permis une enquête montrant que le réseau est mal entretenu, 1/3, oui, 1/3 des boulons qui tiennent les rails sont dévissés, tordus, cassés parce que le personnel d'entretien occupé par les RTT, les réunions syndicales, les vacances, les retraites à 50 ans et l'absence d'encadrement - car ce dernier est terrorisé par les syndicats -, ne fait pas son travail.

Un ami conducteur de TER m'a raconté qu'après une nuit bien arrosée dans son club de danse à Nantes où l'on fêtait un prix de danse, il avait conduit dès 6 heures du matin une rame se rendant de Nantes à, non pas Montaigu, mais les Sables d'Olonne, et s'étant endormi aux manettes avait zappé l'arrêt à une station, passant à toute allure sous les yeux des clients-voyageurs médusés, avant d'être arrêté par le système de sécurité automatique où on le trouva toujours endormi. Quelle sanction ? Aucune, il a simplement appelé avec son portable son délégué syndical qui est allé voir le directeur régional de réseau qui a arrangé l'affaire. Pourtant, un signal auquel il doit réagir sonne toutes les dix minutes dans sa cabine de pilotage, pour voir si le conducteur, que ce soit un TER ou un RER, est toujours éveillé et le reste. Dans le cas de mon ami, grosse fatigue et alcool… D'ailleurs les syndicats protestent contre ce signal de contrôle et d'alerte qui "stresse" parait-il les conducteurs et justifie disent-ils leurs gros salaires et les jours de repos compensatoire dont ils bénéficient.

Une telle gestion a finalement produit 44 milliards de dette supplémentaire et elle s'accroît de 1,5 milliard par an. D'où l'idée des mêmes énarques et polytechniciens de ressouder SNCF et RFF en une seule entité, SNCF avec deux filiales SNCF-Réseaux qui gèrera les rails et SNCF-Mobilité qui gèrera le transport des voyageurs et des marchandises. Vous ne voyez pas la différence avec la situation précédente ? Pourtant il y en a une, celle qui est baptisée "renforcer et moderniser le service public" : SNCF aura le poids suffisant pour emprunter des milliards sur les marchés financiers ce qui lui permettra de continuer à s'endetter. Génial, non ?

Mais CGT et SUD-Rail n'en veulent pas, ils veulent que l'Etat prenne en charge la dette de 44 milliards et la résorbe par l'impôt au moment où le même Etat cherche 50 milliards d'économies et le moyen de tenir sa promesse de réduire l'impôt. D'où le clash et le blocage.

C'est que CGT et SUD ont compris que, s'ils gagnent, ils empêcheront la mise en œuvre de la concurrence qui a pour objectif d'obliger SNCF à se moderniser, à réguler sa charge salariale, à rendre son personnel productif comme il l'est dans toutes les compagnies ferroviaires européennes et même dans les filiales de la SNCF qui opèrent à l'étranger, et finalement à gagner de l'argent comme une entreprise doit le faire, et comme le font les compagnies de chemin de fer allemandes et italiennes par exemple, dont les tarifs ne sont pas plus élevés et le service meilleur qu'à la SNCF. Pour vérifier, faites donc un Paris-Milan ou Paris-Venise par la Cie italienne Thello.

Ouais ! Mais si on ne peut plus dormir aux manettes et s'il faut serrer les boulons au soleil ou sous la pluie… Donc on emm… les clients, ces pauvres salariés qui eux doivent arriver à l'heure au boulot et y faire leurs 7 h 30 ou plus journalières, et on menace et on insulte les non-grévistes, ceux qui ont compris qu'il est impossible de revenir à la SNCF des années 50 et à ses cheminots qui harassés par le pelletage du charbon dans les tenders et le travail sur les plates-formes en plein air des locomotives à vapeur, 45 heures par semaine, avaient bien mérité leur retraite à 50 ans.

Voir une video édifiante à ce sujet en cliquant sur le lien ci-dessous...
http://bcove.me/n1q69afa

Maurice D.

 

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20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 06:51

Bd Voltaire

Marie Delarue

 

Retenez bien la date du 18 juin 2014, elle marque une première dans l’histoire : celle de l’apparition d’une grande figure de la littérature nationale comme personnage le plus « niqué » sur les réseaux sociaux.

J’ai nommé Victor Hugo, poète, dramaturge, romancier, homme politique, peintre, académicien et grand amoureux de la vie. Le grand « Totor », patriarche à la barbe fleurie, que la nation éplorée accompagna en grand deuil jusqu’au Panthéon le 31 mai 1885, en ce lieu dévolu aux « grands hommes » par « la patrie reconnaissante ».

Elle a bien changé, la patrie !

Le crime de Victor Hugo, 129 ans après sa mort ? Avoir alimenté ce 18 juin le sujet de l’épreuve anticipée du bac français des premières S et ES. Au menu, « Crépuscule », un poème issu des Contemplations. Un texte au sombre romantisme où « l’herbe s’éveille et parle aux sépulcres dormants ». La vie, la mort, le monde d’en bas et celui d’en haut…

Avant de poursuivre, signalons que les sections S et ES sont censées représenter les « bons élèves » de l’Education nationale appelés à poursuivre sur la dure route du savoir. Mais voilà, Victor Hugo, pour nombre d’entre eux, c’est de l’hébreu. Pire que cela : du cunéiforme informe. Déjà, le mot crépuscule est pour beaucoup un inconnu à la figure barbare, alors commenter les visions allégoriques du poète au seuil de la tombe, c’est pire que traverser le détroit de Behring à la nage…

Et c’est qu’ils lui en veulent. Salement. De vrais petits teigneux, tous ces bacheliers à la triste figure. Du coup, à peine sortis de l’épreuve, ils se sont lâchés. Une véritable explosion dans ce style fleuri qui leur est propre, réussissant à faire de Victor Hugo le sujet le plus commenté sur Twitter ce mercredi 18 juin en fin d’après-midi.

Voici donc, pour reprendre le joli titre du Huffington Post, un petit extrait des « Misérables du bac français » :

« Tu pu vraiment enfoiré, avec ton crépuscule du cul là ! »
« Un bel enfoiré avec ton Crépuscule à la con »
« Victor Hugo c’est un baisé dans sa tête ! Un discours entre un brin d’herbe et une tombe… »
« Victor Hugo, c’est un fils de pute »
« Nique ta mère Victor Hugo »
« Quelqu’un peux dire à Victor Hugo d’aller sfaire enculer et des dles fumer ses brins d’heber »
« Moi perso, je nique Victor Hugo »
« Crépuscule de merde, Victor Hugo, tu fais chié à écrire des poèmes comme sa ! avec ta nature, ta vie et ta mort à deux balles ! »
« Le texte de Victor Hugo il était sale chaud , c’st vraiment un fils de pute celui la »
« Victor Hugo si j’te croise dans la rue t’es mort »
« Nike ta mère Victor Hugo et Nike la mère à tes de potes aussi pd »
« J’avoue Victor Hugo il est pas tout seul dans sa tête. Genre le mec il compare l’amour a un tombeau »
« Victor Hugo je te retiens salopard ! Y’a rien a dire pr un commentaire sur ta poésie ou ca parle d’une tombe et d’1 brin d’herbe »
« Victor Hugo il est compliqué comme garçon wesh pk tu casse les couilles avec ton crépuscule mon frère »
Etc. (Plus de 20.000 tweets).

Jusqu’ici, il fallait attendre les corrections du bac pour voir sortir les bêtisiers. Plus besoin : la connerie hargneuse et militante entretenue sur les bancs de l’école prend désormais les devants. D’habitude, ce grand moment culturel me fait plutôt rire. Mais là, j’avoue, j’ai l’humour qui s’émousse !

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17 juin 2014 2 17 /06 /juin /2014 23:11
Le socialisme est le vivant paradoxe d’une société en train (sic) de mourir. Il habitue à tout exiger, à tout attendre de l’Etat. Ce dernier rendu obèse et impuissant prend beaucoup pour faire de la graisse et perdre de son énergie. Il ne peut plus donner là où il est indispensable. Le socialisme est donc un mensonge d’Etat, une imposture qui fait élire, dont les élus les plus lucides cherchent à se libérer de façon plus ou moins adroite (resic).

L’exécutif exécute donc son programme, au sens pénal du terme : une balle dans la nuque. Laurence Boone qui fustigeait la politique économique va conseiller le Président. Elle vient de Bank of America. Tout un programme ! Elle était membre du C. A. de Kering, ex-PPR, replié sur le luxe et incapable de faire évoluer la Redoute. Les salariés de celle-ci, notamment à Roubaix-Tourcoing, qui perdent leur emploi, ne regretteront pas d’avoir boudé le PS.  La dame a des « inclinations de gauche », sans doute dans le genre « bobo » , l’électorat « tendance » du PS. Manuel Valls, lui, constate que la loi Alur avait un drôle de genre. Mme Duflot cette jeune ex-ministre aux idées antédiluviennes voulait bloquer les loyers. Elle a bloqué la construction et l’offre de logements. Les Français sont donc gouvernés par des gens qui se font élire en se trompant ou en les trompant, et leur disent :  » Pas de souci : on reste, on va changer de politique ».

Alors, le peuple de gauche se rebiffe. Les vraies victimes n’ont que leur bulletin de vote et devront attendre six mois de plus, les régionales étant retardées. Mais il y a les « aristos » du système, les massacreurs patentés de notre économie, les syndicats des services prétendus publics, toujours prêts à dégainer la grève avant de « causer ». Pendant des années, ils ont ralenti les réformes nécessaires en faisant croire que leur immunité statutaire leur permettait d’exprimer l’opinion collective. Désormais, ils sont tout nus. C’est la mode. Ceux qui ont empêché l’Etat et ses gouvernements légitimes de procéder à des réformes non seulement justes, mais indispensables, menées tambour battant à l’étranger, se moquent de la vie des autres et bien sûr, de l’intérêt du pays. La sauvegarde des avantages est l’unique préoccupation. Gag : CGT et Sud-rail se livrent à une concurrence syndicale effrénée pour entraver l’ouverture du Fer à la concurrence. Non pour protéger les usagers, mais pour leur interdire de devenir des clients, capables de choisir où est leur intérêt. Et au nom du service public, l’une de nos idoles au pied de laquelle trois génuflexions s’imposent.

Le Service Public est une expression-piège typique de l’idéologie française. Que l’Etat ou les collectivités assurent la continuité du fonctionnement de services vitaux pour le pays et l’égal accès des Français à ceux-ci est un impératif. Cette mission, en dehors des fonctions régaliennes, peut être concédée à des opérateurs privés. Le rail est déjà en concurrence avec les autres moyens de transport. L’arrivée de celle-ci sur le rail y introduira plus de liberté et d’économies pour les clients, plus de productivité pour les opérateurs. Même si l’Europe ne l’imposait pas, il faudrait le faire. L’hypocrisie du système actuel est totale. La SNCF, à travers ses satellites, pratique la concurrence à l’étranger et freine des quatre fers (sic), lorsqu’elle tente son entrée en France. L’enjeu de la grève est politique. En  voulant restaurer une société unique, les syndicats grévistes veulent maintenir la SNCF, et à travers elle, le sacro-saint statut, à l’abri des autres opérateurs, auxquels on imposerait le même carcan statutaire.  Or, la consanguinité entre les frères siamois actuels, leur séparation en trompe l’oeil sont responsables des retards et des déconvenues. En 1997, le gouvernement Jospin a mis la poussière du déficit SNCF (20 milliards) sous le tapis de RFF. 44 milliards d’Euros, à ce jour !. Ce sont les agents de la SNCF qui entretiennent les voies en facturant cet entretien au prix fort alors que la productivité est scandaleusement faible, de 30% inférieure au privé, et le sérieux parfois contestable comme à Brétigny/Orge où sur une voie, un tiers des boulons étant défectueux, il y eut sept morts. Le fret est ouvert au marché, mais alors que le transport par rail a grandi en Allemagne, de 300 Mt à 366, il a régressé chez nous de 120 à 87.  Au nom d’un « service public » peu efficace, les syndicats veulent priver les Français de la liberté de choisir leur opérateur, comme ils le font pour l’avion ou le téléphone avec bénéfice, et maintenir l’inégalité flagrante entre les détenteurs du statut et les salariés lambda.  Mieux payés, travaillant moins et moins longtemps, sûrs de de leur emploi, ils n’hésitent pas à nuire à ceux qui ont besoin de se déplacer pour leur travail ou pour en trouver. Et c’est au nom du « service public » que la grève coûte 100 millions chaque jour à l’économie nationale.

Mesure-t-on l’aberration qui consiste pour des agents de l’Etat à refuser une réforme voulue par celui-ci en le faisant chanter sous la menace de grève ? La grève est légitime lorsqu’une négociation est bloquée dans l’entreprise, pas avant. Ici, il s’agit d’employés d’une entreprise publique qui veulent bloquer une loi, s’estimant sans doute plus légitimes que les élus du peuple ! Et devant ce scandale, on a un Etat penaud qui bricole. La majorité précédente avait timidement instauré un service minimum. On en voit la portée. L’actuelle veut recréer la SNCF en séparant mieux ses deux fonctions au lieu de créer vraiment deux entités indépendantes. On la somme de revenir à la case-départ de 1997. La grève va perturber le Bac, une autre idole de la République. Le Ministre va allonger les épreuves d’une heure, en augmentant les risques de tricherie. On touche là à la nécessité d’une révolution culturelle dans notre pays, que, seul le recours au Référendum pourrait accomplir de manière démocratique. La comparaison avec l’Allemagne est une fois encore édifiante. La grève du service public y est impossible. Mais les employés des opérateurs du ferroviaire, y compris la Deutsche Bahn sont soumis au droit commun. Pas de grève. Pas de statut privilégié. En voilà une révolution !

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17 juin 2014 2 17 /06 /juin /2014 09:29

Par

À la une du Point.fr

Six jours déjà ! Six jours que la France est bloquée par des grévistes SNCF de plus en plus minoritaires : près de 28 % le premier jour, 22,6 % le deuxième, 17,5 % le troisième. Depuis, l'entreprise nationale n'ose plus donner de chiffres. Sauf celui-ci : ce lundi, 10 000 agents en gilet rouge sont déployés pour l'opération SNCF Assistance exams, destinée aux candidats au baccalauréat en déroute. C'est le comble de l'absurdité, et de l'indécence.

Le projet de loi qui provoque cette grogne entend en effet rendre le chemin de fer français plus solide face à la concurrence européenne inexorable. Ce n'est pas un luxe pour un secteur qui, après la séparation de l'activité équipement (confiée à RFF) en 1997, n'a pas réussi, bien au contraire, à réduire le poids de son endettement et n'a guère amélioré sa productivité.

Les enfants, les parents, les grands-parents, pourquoi pas les voisins de palier ?

C'est la Cour des comptes qui le dit déjà dans un rapport de 2010 : "Une analyse comparative des heures de travail accomplies par les personnels d'autres opérateurs ferroviaires en Europe fait apparaître une situation nettement plus favorable aux agents de la SNCF." En 2013, pas de cris non plus quand la même institution dénonce carrément "des opérations dispendieuses, des marchés irréguliers" en matière de communication. Il y en a quand même pour plus de 200 millions d'euros par an !

Le silence est tout aussi assourdissant quand la Cour des comptes critique dans son rapport public, début 2014, les facilités de circulation accordées aux agents et à leur famille élargie : les enfants, les conjoints et concubins ainsi que les parents, grands-parents et même arrière-grands-parents de tout ce petit monde. Au total, 1,1 million de personnes, dont 15 % à peine travaillent pour la SNCF. Il ne manque plus que les voisins de palier...

Le coût de cette générosité ? Il pourrait dépasser 100 millions d'euros par an, selon la Cour des comptes. Quelques jours après cette publication, en février 2014, la SNCF annonce un déficit annuel de 180 millions d'euros. Quand il a quitté la SNCF, Louis Gallois, un haut fonctionnaire pourtant progressiste, mesuré et discret, avait assez bien résumé la situation : "Dix ans passés à la tête de cette société, cela vous vaccine contre l'optimisme

 

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14 juin 2014 6 14 /06 /juin /2014 07:48

 

Les fabricants de brouilleurs de téléphones portables ont trouvé une clientèle fidèle, inattendue pour leur rentable commerce : les MOSQUÉES.

Sous le prétexte d’empêcher les sonneries inopinées des portables de leurs fidèles dans les salles de prière, les mosquées en France ont commencé à commander et à installer des brouilleurs de téléphones portables. C’est l’objectif affiché. Mais on connaît cette capacité de dissimulation qu’est la taqîya (la taqîya – تقيّة – est le mensonge autorisé et/ou la dissimulation conseillée pour protéger les Musulmans en territoire ennemi). Cet objectif en occulte un autre, bien plus important.

Pour les imams des mosquées, ce qui se passe intra-muros ne concerne que les fidèles, les pieux musulmans. Afin donc d’empêcher l’enregistrement des prêches sur les portables et leur diffusion hors les murs, les imams ont décidé de s’affranchir de l’interdiction d’équiper leur mosquée en brouilleurs. Les brouilleurs sont en effet réservés aux lieux de défense ou de sécurité publique.

Par ce nouvel équipement, l’intention des imams est de retrouver une totale liberté de parole en dressant un « contre-feu » sur les opérations de filtration des prêches par la DCRI, prêches qui, sur le sol de France, se déroulent toujours dans une langue étrangère : l’Arabe pour les mosquées arabes, le Turc pour les mosquées tenues par les Turcs, l’Ourdou pour les Afghans, le Persan pour les Iraniens, etc. Ces prêches dans des langues allogènes compliquent la surveillance des discours religieux, surtout quand ils sont enflammés et menacent la sécurité de l’État.

Quand on sait que les mosquées sont les fiefs de l’endoctrinement et de la radicalisation des musulmans, des couveuses pour les terroristes, bien avant les prisons et Internet, on mesure les difficultés qu’éprouvent les services de la sécurité intérieure à traquer les futurs djihadistes.

 

0 brouilleur.jpg
Ci-dessus, le "BMP-55", souvent choisi par les Muslims pour leurs mosquées (moyenne portée réglable sur alimentation secteur, jusqu’à 80 mètres de rayon d’action).

L’État doit (devrait) être intransigeant : d’abord supprimer tout brouilleur dans tout lieu de culte, ensuite exiger de toutes les mosquées que les prières s’effectuent en langue française, que tous les prêches soient faits en Français, que toutes les lectures du Coran se fassent en Français. Allah maîtrise toutes les langues de notre planète ! Les prières à Allah en Français parviendront à Allah aussi bien que les prières en Arabe ou en Turc, non ?


Rester sur cette ligne trop laxiste de tolérance des langues étrangères, c’est reconnaître l’impossibilité ou l’échec de toutes les volontés d’intégration et accepter le communautarisme.

Un étranger qui veut résider en Suède doit apprendre, lire et parler le Suédois, un étranger qui veut résider en Allemagne doit apprendre, lire et parler Allemand, un étranger qui veut résider en France doit apprendre, lire et parler le Français. Cet apprentissage doit être OBLIGATOIRE et les états doivent se donner les moyens pour parvenir à cette intégration par la langue nationale.

Reste que l’immigré doit vouloir s’intégrer et faire des efforts. À défaut il devrait être invité à rentrer au pays.

0 Loi République Française.jpg
L'article L33-3-1 du Code des Postes et des Communications Électroniques (CP&CE) stipule que « l'importation, la publicité, la cession à titre gratuit ou onéreux, la mise en circulation, l'installation, la détention et l'utilisation de tout dispositif destiné à rendre inopérants des appareils de communications électroniques de tout type (c'est-à-dire tout système de brouillage d'ondes) est PROHIBÉE sauf pour les besoins de l'Ordre Public, de la Défense et de la Sécurité Nationale, ou du service public de la Justice ». Cette note est systématiquement rappelée par l’Agence Nationale des Fréquences (ANFR) à tous les fabricants et/ou importateurs de ce type de matériel sensible.

Je pense qu’on va bientôt ajouter « sauf pour les besoins de l’ANCI – Agence Nationale du Culte Islamique ». Ça n’existe pas encore, mais ne vous inquiétez pas : ça va venir !

S’inspirant d’Aristote, Portalis (l’un des jurisconsultes qui conçut le Code Civil à la demande de Napoléon Ier) n’avait-il pas posé comme principe intangible s'imposant aux Tribunaux « Nul n'est censé ignorer la loi » ?

Pour célébrer la fin de son Consulat, Cicéron disait « Cedant arma togæ » (Que les armes cèdent à la toge).

J’ajouterais volontiers « Cedant culti togæ » (Que les cultes cèdent à la toge).

 

Luc Sommeyre

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8 juin 2014 7 08 /06 /juin /2014 16:45

 

Intervention d’Éric Denécé, docteur en sciences politiques, directeur du Centre français de recherche sur le renseignement, sur BFM Business le 4 juin 2014.

http://www.bfmtv.com/video/bfmbusiness/good-morning-business/alstom-est-un-element-securite-nationale-france-eric-denece-gmb-04-06-201797/

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