Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
14 décembre 2013 6 14 /12 /décembre /2013 09:01

CMU.png

Sur son blog, le très talentueux dessinateur Konk rappelle qu’ « entre 1807 et 1918″, la France a procédé à un total de 265 000 naturalisations, « soit environ 2500 par an ». « Pour être naturalisé il fallait au moins 10 ans de résidence non interrompue en France, un casier judiciaire vierge, l’avis du maire, du préfet, etc », rappelle-t-il. Et « bien sûr, la plupart de ces étrangers étaient probablement d’origine européenne et de religion chrétienne ». L’objectif de Manuel Valls est d’atteindre 100 000 naturalisations par voie réglementaire chaque année, sans compter les 20 000 naturalisations annuelles de marié(e)s à un(e) Français(e). On sait que l’immense majorité de ces personnes n’est ni d’origine européenne ni de religion chrétienne. Si ce n’est pas un projet de substitution de population, on se demande bien ce que c’est…

Partager cet article
Repost0
Published by voxpop - dans La France en résistance
14 décembre 2013 6 14 /12 /décembre /2013 08:41
Nouvelles de France

Le rapport sur l’intégration vient d’être remis au Premier ministre et répond aux attentes de son commanditaire, il est tout sauf une expertise mais un solide bloc d’idéologie. Surtout, il constitue un bouleversement sans précédent dans l’histoire de France, un changement de paradigme comme il l’avoue lui-même. Aux apparences sociétales vécues a minima, ce changement est en réalité un ferment de guerre civile à terme.

Le rapport est écrit dans un langage abscons, caractère propre à la novlangue. C’est un mélange d’amphigouri sociologique et de franche idéologie, avec égalitarisme, antiracisme, multiculturalisme obligatoires à tous les étages et remboursés par la sécurité sociale. On y lit que l’intégration est une exigence de solidarité nationale, comprenez que vous allez payer pour cela, c’est le tribut aux tribus ! On y invoque le « vivre ensemble égalitaire » pour parvenir à faire de « l’en commun ». On aimerait avoir devant soi l’auteur de cette magistrale formule : « l’en commun » et se demander comme Arletty, s’il a une gueule « d’en commun ». Ce Diafoirus doit être issu de quelque filière universitaire de sociologie qui produit tant de Trissotins juste assez formés pour nuire à la société, pas assez pour lui être utile. Le goulag postmoderne à son langage, il a aussi ses commissaires. Ceux-ci dissimulent leur survie électorale par un langage social, ils veulent par l’intégration sauver « les victimes de la mondialisation ». Autrement dit, il va nous incomber d’assumer les conséquences d’une politique qu’ils ont voulue.

« Le PS est littéralement devenu le parti de l’étranger. »

Bref, il s’agit d’une vaste entreprise de rééducation des masses, et l’on attend avec impatience ce que les médias couchés vont faire au service de cette rééducation. En fait de rééducation, nous avons ici une contradiction tout à fait stupéfiante entre la rééducation à la laïcité prônée par le ministre de l’Éducation nationale et sa charte de la laïcité qui prohibe tous les signes religieux à l’école alors que le rapport veut faire accepter le voile .

Pourquoi une telle contradiction ? Simplement parce que le think tank socialiste Terra Nova fait apparaître que, sans l’électorat d’origine immigrée et singulièrement arabo-musulman, les socialistes n’ont aucune chance de se maintenir au pouvoir. Le PS est littéralement devenu le parti de l’étranger. Il n’en est même plus au stade de la présomption républicaine qui lui donnait à croire que l’islam était soluble dans la république. Ce faisant, il renie jusqu’aux fondements mêmes de son identité politique propre, traître à lui-même, traître à ses électeurs. Faute de pouvoir changer LE peuple, il entreprend de changer DE peuple et cela pour des considérations bassement électoralistes. Ainsi, pour la prospérité matérielle à court terme d’une poignée de socialistes, le passé millénaire de la France et l’avenir de nos enfants et de nos petits enfants vont se trouver anthropologiquement bouleversés. C’est tout simplement inacceptable !

« Les inspirateurs d’un tel rapport
sont des fauteurs de guerre civile.
Ils devront être jugés, à tout le moins électoralement,
pour ce qu’il faut bien appeler une trahison. »

Dans ces conditions, le médiocre Hollande et le piètre Ayrault porteront une responsabilité écrasante dans le grand remplacement. Les homoncules, parfois dans l’histoire, provoquent des bouleversements en proportion inverse de leur importance. Néanmoins, ce calcul apparaît hasardeux et l’on peut s’étonner qu’après une année de révolte du peuple français, ils aient pris le risque de provoquer un peu plus son réveil par ces actes de haute trahison.

Risqué donc par les conséquences électorales qu’un tel rapport peut provoquer, s’il est mis en œuvre, parce qu’à court terme, la machine à discriminer va tourner à plein en faveur des Arabo-musulmans et négativement en défaveur des Français de souche ou même d’origine arabo- musulmane et assimilés depuis longtemps comme la courageuse Malika Sorel qui dénonce « la perspective d’une traque des Français de souche culturelle européenne » et « une véritable police de la pensée ». Il n’est pas douteux que le réveil en cours du peuple français rendra difficile la mise en œuvre de ce rapport et, qu’à forcer les peuples à se plier à un destin qu’ils n’ont pas choisi, les violences et les troubles se produiront. Les inspirateurs d’un tel rapport sont des fauteurs de guerre civile. Ils devront être jugés, à tout le moins électoralement, pour ce qu’il faut bien appeler une trahison.

Partager cet article
Repost0
Published by voxpop - dans La France en résistance
13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 19:27

    Le seul fait d'avoir publié ce rapport est condamnable !

Ce sont les créateurs et les promoteurs qui sont irresponsables 

et non JF Copé lorsqu'il s'exprime comme suit :

 

Le rapport remis au Premier ministre sur le thème de l'intégration est en rupture totale avec notre vision de l'assimilation républicaine.

Ce rapport préconise d'ériger le communautarisme en nouveau modèle pour la France. Ce ne serait plus aux immigrés d'adopter la culture française, mais à la France d'abandonner sa culture, ses valeurs, sa langue, son histoire et son identité pour s'adapter aux cultures des autres.

De toutes mes forces, je refuse une telle vision de la France qui revient à gommer tout ce qui nous rassemble pour faire place à tout ce qui nous divise.

Je ne peux pas accepter qu'on remplace la République une et indivisible par une assemblée hétéroclite de communautés, d'ethnies et de groupes de toutes sortes.

Je ne peux accepter qu'on abandonne la laïcité pour laisser les religions dicter leurs lois dans l'école de la République. Non, les signes religieux ostensibles n'ont pas leur place dans une salle d'école publique. Non, le port de la burqa ne peut pas être autorisé dans l'espace public en ce qu'il constitue un déni d'identité pour les femmes. Chacun sait le combat, qu'avec beaucoup d'autres, j'ai mené pour que les choses soient dites dans ce domaine par l'autorité de la loi.

Je ne peux accepter, de la même manière, que notre langue à tous, le Français, soit enseigné en France au même titre que les langues du monde entier.

Je ne peux accepter que notre histoire commune, celle qui remonte à Clovis en passant par Jeanne d'Arc, Henri IV, Napoléon, Clémenceau, le général de Gaulle, soit effacée au profit d'une histoire impersonnelle et multiple qui ferait la part belle à toutes les histoires, à l'exception de celle de la France.

Je ne peux pas accepter que l'on construise une société où le mot droit effacerait totalement le mot devoir. Dans ce rapport, les Français doivent savoir que le mot devoir apparaît seulement 13 fois alors que le mot droit est répété 440 fois.

Je refuse cette entreprise ahurissante de déconstruction de tout ce qui a fait la France que nous aimons.

Je suis, comme tous les Français, profondément attaché à ce que nos parents, nos enseignants, nous ont appris. Je suis attaché à ce que notre Constitution rassemble tous les Français, quels que soient leur origine, leur croyance, leur parcours.

La France est et doit rester une République indivisible, laïque, démocratique, sociale.

La langue de la République est et doit rester le français.

L'emblème national est et doit rester le drapeau tricolore, bleu, blanc, rouge.

L'hymne national est et doit rester « La Marseillaise ».

La devise de la République est et doit rester « Liberté, Égalité, Fraternité ».

Je veux dire aux auteurs de ce rapport que ce qu'ils proposent est explosif et irresponsable car cela conduit à abandonner tout référentiel commun et c'est le meilleur moyen de miner la laïcité, d'inciter à l'intégrisme, au repli sur soi et à toutes les formes de racisme.

Je veux interpeller solennellement le Président de la République.

Je vois bien, derrière ce rapport, qu'il y a une fois de plus la triste stratégie électoraliste que la gauche a adoptée depuis François Mitterrand. Agiter des chiffons rouges pour faire monter le FN et affaiblir l'UMP, la droite républicaine et le centre à l'approche d'élections qui s'annoncent difficiles pour la gauche.

On n'a pas le droit, au nom de calculs électoralistes, idéologiques et tacticiens de remettre en cause la source même de la République à des fins politiciennes. Monsieur le Président de la République, je vous le dis avec gravité, je ne vous laisserai pas briser notre pacte républicain pour de basses considérations électoralistes.

Notre République serait en danger si vous cédiez à cette tentation en mettant en œuvre, ne serait-ce qu'a minima, un rapport dont l'intention est de déconstruire cette République pour laquelle tant de générations d'hommes et de femmes ont donné leur talent, leur énergie, leur force et parfois leur sang et dont nous sommes aujourd'hui collectivement, au nom de nos enfants, les dépositaires.

Partager cet article
Repost0
Published by voxpop - dans La France en résistance
13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 15:43
 Le FIGARO       

 

 

INTERVIEW - Pour Malika Sorel-Sutter, ancien membre du Haut Conseil à l'intégration, le rapport sur l'intégration remis au premier ministre est «une rupture assumée avec l'héritage du peuple français».

LE FIGARO. - Comment jugez-vous les recommandations de ce rapport?

Malika SOREL-SUTTER. - Elles sont fidèles à la commande de Matignon, qui avait adressé une lettre de cadrage très claire aux ministres concernés. La rupture avec l'héritage du peuple français est pleinement assumée. Rien n'est laissé au hasard, comme en témoignent les recommandations qui détaillent les modalités de la rééducation des masses. Il faut traquer les Français de souche culturelle européenne et leur propension à discriminer l'autre, en mettant sur pied de nouvelles institutions, ainsi qu'une multitude de mesures dignes d'une véritable police de la pensée. Même la langue française voit sa suprématie contestée! À aucun moment on ne trouve l'expression d'une quelconque reconnaissance de dette pour tout ce que la France a pu donner aux étrangers extraeuropéens et à leurs enfants. Le nombre de fois où apparaît le mot «devoir» est révélateur de l'esprit du texte: 13 fois seulement, tandis que le mot «droit» est cité 440 fois!

Qu'a en tête le gouvernement, selon vous?

Il faut se souvenir ici du rapport de Terra Nova intitulé «Gauche: quelle majorité électorale pour 2012?». L'électorat y était passé au scanner: «La population des Français issus de l'immigration est en expansion démographique et en mutation identitaire», notait-on. Il est manifeste que cette refondation de la politique d'intégration n'est pas innocente. Elle nourrira le ressentiment des Français, avec une traduction probable dans les urnes...

Que peut-on dire de la composition des groupes de travail?

Les cinq rapports dénotent une grande homogénéité dans l'approche. À quelques exceptions près, la plupart des membres sont inconnus sur les sujets traités. Mais il ne faut pas accorder trop d'importance à la composition des groupes, qui m'apparaissent comme de simples cautions: l'entreprise était déjà décidée.

Partager cet article
Repost0
Published by voxpop - dans La France en résistance
13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 15:29

 http://www.gouvernement.fr/sites/default/files/fichiers_joints/rapport_au_premier_ministre_sur_la_refondation_des_politiques_d_integration_1.pdf

Le FIGARO 

Remis au premier ministre, il doit servir de base à une « refondation » qui débutera en janvier.

Une réunion sur le thème de l'intégration rassemblera début janvier une partie du gouvernement autour du premier ministre. Entre leurs mains, les ministres auront un rapport en cinq volets, qui stigmatise «cette injonction à l'intégration». «On veut changer la manière d'aborder l'intégration, explique-t-on à Matignon. On s'oriente vers une politique fortement ancrée sur l'égalité des droits et la lutte contre les discriminations».

Lors de son discours de politique générale, en juillet 2012, Jean-Marc Ayrault avait annoncé son «ambition de renouveler en profondeur l'approche des questions d'intégration en France». Cet été, cinq groupes de travail thématiques («Faire société commune», «Habitat», «Protection sociale», «Connaissance reconnaissance», «Mobilités sociales») ont été constitués, auxquels ont participé des représentants des services de l'État, des collectivités territoriales, des associations, des partenaires sociaux ainsi que des chercheurs. «Refonder notre politique d'intégration suppose de répondre à l'attente des personnes immigrées et de leurs descendants: être considéré comme n'importe quel Français», était-il précisé dans la lettre de mission des «personnalités qualifiées» choisies pour présider les groupes de travail. «Une telle démarche ne peut réussir qu'à la condition d'admettre que la richesse de l'héritage légué par les migrants au fil des âges fait partie de l'identité française.»

«Changement de mot»

La lecture des cinq volets de ce rapport, qui viennent d'être publiés sur le site du premier ministre, donne un aperçu de la «feuille de route» dont souhaite s'inspirer le gouvernement. Ne parlons plus d'intégration!, préconisent-ils en substance. «Symboliquement, l'abandon du terme peut constituer un signal fort pour celles et ceux qui sont soumis à cette injonction au quotidien et à tort», analysent les experts missionnés par le gouvernement. Mais le «changement de mot» n'est pas suffisant: il doit «s'accompagner d'une transformation du sens de l'action et de l'intervention publique qui soit visible», exhorte le rapport. Il s'agira donc, désormais, de «faire France en reconnaissant la richesse des identités multiples».

Sommés «d'opérer un déplacement, un pas de côté dans la façon de concevoir ces questions», les experts font carrément demi-tour. Autorisation du voile à l'école, création d'un «délit de harcèlement racial» et d'une «Cour des comptes de l'égalité», ces propositions détonantes vont-elles être reprises par le gouvernement? Le premier ministre, en tout cas, «salue la grande qualité» de ces travaux. «Pour moi, il s'agit de déraciner le peuple français…», s'inquiète Malika Sorel-Sutter, ancien membre du Haut Conseil à l'intégration. Ce Haut Conseil à l'intégration dont les experts critiquent «l'appellation», dénoncent l'opposition «à la promotion d'un Nous inclusif et solidaire» et concluent qu'«il y a donc lieu d'y mettre fin».

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
Published by voxpop - dans La France en résistance
13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 15:05
TROP c'est TROP !
C'est une trahison de notre identité, des principes et valeurs républicaines, et des règles qui seules permettent la cohésion nationale.
 
Capture-d-ecran--106-.png
Rejetons le rapport commandé par le Premier ministre !
  
   

 

Dès juillet 2012, le premier ministre Jean-Marc Ayrault avait annoncé qu’il souhaitait «  renouveler en profondeur l’approche des questions d’intégration ». Il s’apprête à le faire de la pire des façons.

  

Les « experts »,  qu’il avait mandatés pour lui faire des propositions, viennent de lui rendre un rapport dont le contenu est radicalement contraire aux valeurs et aux principes de la République française.

  

Ce rapport, comme le révèle le Figaro, appelle les pouvoirs publics à « assumer la dimension « arabe-orientale » de la France, ce qui passe, par exemple, à l’école par :

 

  • La réécriture des programmes scolaires.

Les auteurs du rapport incitent à une « (re)mise à plat de l’histoire de France » afin de faire changer les figures mises en avant dans les manuels scolaires. « L’histoire enseignée se réfère à des figures incarnées qui demeurent très largement des « grands hommes » mâles, blancs et hétérosexuels » Sic. 

Les auteurs du rapport proposent donc de changer ces « figures » pour les remplacer par d’autres censées être plus représentatives « des dynamiques plurielles de la société. » Quitte à enseigner une histoire de France totalement réinventée pour l’occasion !

  

  • La valorisation de l’arabe à l’école

  

Le rapport incite, en effet, sur la prétendue nécessité, de reconnaître à l’école « toutes les langues de manières identiques ». Le français deviendrait ainsi une langue parmi d’autres. Il propose également qu’à partir du collège, soit enseignée au moins une langue africaine.

  

  • L’autorisation du  voile islamique à l’école

  

Enfin, dernier exemple parmi tant d’autres, le rapport  demande que l’on supprime les lois et règlements qui interdisent le port du voile à l’école, au prétexte que cela serait discriminant.

  

Avec certainement bien des arrière-pensées politiques et électoralistes, le premier ministre a salué la qualité des travaux de ces « experts » et il vient d’annoncer que ceux-ci serviraient de base à une « refondation » de notre politique d’intégration. Un séminaire gouvernemental est déjà programmé pour le début janvier 2014 sur cette question.

  

Le temps presse.... Nous devons prouver, par notre mobilisation, au gouvernement que nous n'accepterons pas ce genre de politique.

 
Car, en réalité, ce n’est pas une « refondation » qui est proposée par ce rapport, mais une trahison de notre identité, des principes et valeurs républicaines, et des règles qui seules permettent la cohésion nationale.
 
C’est pourquoi, je vous invite déjà à signer et faire signer cette pétition adressée à Jean-Marc Ayrault pour qu’il rejette publiquement et clairement les conclusions de ce rapport et qu’il renonce à mettre en œuvre les propositions qui en sont issues. 
 
 

L'UNI se prépare à lancer une campagne (affiches, tracts, autocollants) pour alerter un maximum de nos concitoyens sur les dangers contenus dans ce rapport. Seule une mobilisation massive et rapide peut faire peur au premier ministre et le forcer à rejetter l'intégralité de ce rapport.  
  
Pour cela , nous avons besoin de votre aide. Aidez-nous à faire connaître notre combat en diffusant autour de vous notre pétition.

Nous avons également besoin de moyens pour faire éditer des tracts et des affiches  . Vous pouvez nous aider en faisant un don, même modeste, à l'UNI afin de financer ces impressions et les diffuser massivement.
 

Vous pouvez nous envoyer vos dons via paypal, ou également par chèque à l'ordre de l'UNI à l'adresse suivante :

UNI - 34 rue Emile Landrin, 92100 Boulogne-Billancourt



Vous recevrez un reçu fiscal vous permettant de déduire 66 % du montant de votre don de vos impôts.

 
Merci encore pour votre aide et votre mobilisation.
 
Olivier Vial
Président de l'UNI
 
Contact
UNI, 34 rue Emile Landrin 92100 Boulogne-Billancourt
Partager cet article
Repost0
Published by voxpop - dans La France en résistance
13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 08:13

Chers amis,
Vous trouverez ci-dessous un message de La Manif Pour Tous, qui continue sont combat pour préserver la famille.

Les manifs pour tous, c’est reparti les 14 et 15 décembre !

Après avoir fait sa rentrée à Nantes (ville du Premier ministre) le 23 novembre dernier en présence de plus de 6000 manifestants, La Manif Pour Tous organise de nouvelles manifs pour contrer les projets de loi qui attaquent la famille que le gouvernement prépare pour 2014.
Nous devons être sur le terrain et montrer que nous ne lâcherons jamais rien !
NON à l’extension de la PMA, à la GPA, à la propagande du genre à l’école, à la réduction du congé parental, à la remise en cause de l’adoption plénière, au matraquage fiscal des familles, à la loi Taubira…

 

Manifs à Venir

14 décembre
Bordeaux
15 décembre
Versailles, Blois
& Montpellier

>> plus d'infos <<

Participez au Grenelle de la famille !

Lille, Lyon et Paris, ne manquez pas les forums régionaux du Grenelle de la famille. Ce processus national se poursuit afin de rédiger une proposition de loi-cadre sur la famille alternative au projet de loi Bertinotti. Vous êtes donc invités à participer aux prochains forums organisé par La Manif Pour Tous avec de très nombreux intervenants :

A Lille le 11 décembre : Xavier Mirabel (Alliance Vita), Antoine Renard (CNAFC), Jérôme Brunet (Appel des Professionnels de l'Enfance), Niels Villemain (Fondation Espérance Banlieues), Virgine Tesson (psychothérapeute), Ludovine de la Rochère (Présidente de La Manif Pour Tous)...
A Lyon le 12 décembre : Henri Guaino (Député), Camel Bechikh (Fils de France), Pierre-Yves Gomez (Economiste), Aude Mirkovic (Juriste), Patrick Louis (conseiller de Lyon), Ludovine de la Rochère (Présidente de La Manif Pour Tous)...
A Paris le 13 décembre : Atanase Périfan,(créateur de la fête des Voisins), Franck Meyer (porte-parole du collectif des Maires pour l'enfance et Maire de Sotteville sous le val), Ludovine de la Rochère (Présidente de La Manif Pour Tous)...

Les dates des forums

11 décembre à Lille
12 décembre à Lyon
13 décembre à Paris

>> plus d'infos <<


Louis-Marie GUITTON,
Coordinateur du Collectif « Tous pour le Mariage »

 

Partager cet article
Repost0
Published by voxpop - dans La France en résistance
12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 22:23

DES PAYSANS MENACES 

 

Le  Pays réel se réveille, aidons le, leur combat est juste, c' est aussi  pour l' avenir de nos enfants et petits enfants.  

    

Partager cet article
Repost0
Published by voxpop - dans La France en résistance
12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 19:24
Que pensent les électeurs de Nicolas Sarkozy en matière de sécurité ? Prônent-ils avant tout une plus grande fermeté ?

Guillaume Peltier : Les Français – sympathisants de gauche comme de droite – sont majoritairement favorables aux mesures dites sécuritaires, comme par exemple la mise en place de caméras de vidéoprotection dans les villes. La gauche a fait sa révolution sémantique sur ce sujet : regardez comme les déclarations d’un Manuel Valls sont aux antipodes du "sentiment" d’insécurité dont parlait Lionel Jospin en 2002. Mais le problème s’est en réalité décalé : si les Français reconnaissent que les policiers font bien leur travail, c’est le laxisme de la justice qui est sévèrement pointé du doigt. Sur ce point, la politique pénale de Madame Taubira (la suppression des peines-planchers par exemple) ne va pas dans le sens d’une réconciliation des Français avec leur justice.

Jérôme Fourquet : Sur ce thème aussi leur positionnement s'est durci. La période est objectivement plus dure avec la crise économique mais l'électorat UMP, ou au moins une partie, a considéré que la politique menée par Nicolas Sarkozy n'était pas à la hauteur des attentes de 2007. Dans la dernière partie de son mandat, il y a eu une prise en compte de ce décalage grandissant pour faire comprendre que ce message était entendu. C'est qui a donné naissance à cette parole décomplexée de la part d'une frange de l'UMP.

En matière de fiscalité ? Sont-ils globalement favorable à une baisse des impôts ? 

Guillaume Peltier : Je ne suis pas certain qu’il existe ne serait-ce qu’un seul Français qui ne soit pas favorable à une baisse des impôts, après le matraquage fiscal imposé par le gouvernement de François Hollande. Sur cette question, le ras-le-bol fiscal s’est mué en explosion sociale. François Hollande aura réussi le "tour de force" de se mettre à dos la France du travail, il aura réussi à réveiller la France laborieuse, habituellement silencieuse. Qu’ils s’appellent, pigeons, poussins, dindons ou bonnets rouges, ce sont les artisans, commerçants, les professions libérales, les agriculteurs, les profs de prépa, qui manifestent leur exaspération fiscale avec un seul mot d’ordre : laissez-nous travailler en paix ! Regardez comme les chiffres sont éloquents à cet égard : février 2011, 27% des Français jugent "excessif" le montant de leurs impôts (51% "assez élevé"). En novembre 2013 ils sont 45%, soit un bond de 18 points ! (43% "assez élevé", selon un sondage Ifop/Le Figaro novembre 2013). Enfin, dans ce contexte, il n’est pas anodin que la fiscalité apparaisse comme le premier enjeu pour les municipales de mars prochain (à 51%) devant la sécurité (32%). Par dela la fiscalité il nous faudra surtout une audace nouvelle dans la baisse des dépenses publiques (réduction du nombre de fonctionnaires, réforme de la Sécurité sociale…) . 

Jérôme Fourquet : L'électorat adhère 5 sur 5 au discours de l'UMP en la matière qui dénonce à l'envi le matraquage fiscal. Leur positionnement s'est radicalisé également sur l'impôt et ils sont globalement  devenus très  sensibles à la question du déficit public. D'une manière générale, ils considèrent qu'il est urgentissime de tailler dans les dépenses. Ils sont en outre favorables à la réforme fiscale proposée par Ayrault.

Quelle est leur position sur des sujets plus sociétaux comme le mariage  pour tous ou l'Aide médicale d'État (AME) ? Sont-ils vraiment pour une suppression de ces aides ?

Guillaume Peltier : Les sympathisants de droite étaient très majoritairement opposés au mariage et surtout à l’adoption par les couples de même sexe. Sur l’AME, l’idéologie socialiste l’a emporté sur le bon sens et s’est traduite par la suppression du ticket modérateur. Résultat, l’AME, exclusivement destinée à plus 250 000 sans-papiers, pourrait coûter, selon les prévisions, près de 820 millions d’euros en 2013 contre 700 millions en 2012…  Ce sont ces dérives qui exaspèrent nos compatriotes, de droite comme de gauche… La droite de demain que j’appelle de mes vœux, c’est la droite du courage et du mérite ! 

Jérôme Fourquet : Sur l'AME, ils sont assez remontés. C'est également le cas sur le mariage pour tous même s'ils étaient essentiellement opposés non pas au mariage mais au droit  l'adoption qui en découlait. Sur ces thématiques, on retrouve grosso modo la distinction entre un tiers qui prônent un recentrage des idées et deux tiers qui veulent une droite assumée. Les deux tiers des sympathisants  UMP sont aujourd'hui favorables à la suppression de l'AME et de la loi Taubira.

Propos recueillis par Sylvain Chazot


Read more at http://www.atlantico.fr/decryptage/en-attendent-discours-nettement-droite-mais-que-mettent-exactement-derriere-mot-droite-electeurs-potentiels-nicolas-sarkozy-923901.html#ywsOdoxKIJ7mFrE1.99
Que pensent les électeurs de Nicolas Sarkozy en matière de sécurité ? Prônent-ils avant tout une plus grande fermeté ?

Guillaume Peltier : Les Français – sympathisants de gauche comme de droite – sont majoritairement favorables aux mesures dites sécuritaires, comme par exemple la mise en place de caméras de vidéoprotection dans les villes. La gauche a fait sa révolution sémantique sur ce sujet : regardez comme les déclarations d’un Manuel Valls sont aux antipodes du "sentiment" d’insécurité dont parlait Lionel Jospin en 2002. Mais le problème s’est en réalité décalé : si les Français reconnaissent que les policiers font bien leur travail, c’est le laxisme de la justice qui est sévèrement pointé du doigt. Sur ce point, la politique pénale de Madame Taubira (la suppression des peines-planchers par exemple) ne va pas dans le sens d’une réconciliation des Français avec leur justice.

Jérôme Fourquet : Sur ce thème aussi leur positionnement s'est durci. La période est objectivement plus dure avec la crise économique mais l'électorat UMP, ou au moins une partie, a considéré que la politique menée par Nicolas Sarkozy n'était pas à la hauteur des attentes de 2007. Dans la dernière partie de son mandat, il y a eu une prise en compte de ce décalage grandissant pour faire comprendre que ce message était entendu. C'est qui a donné naissance à cette parole décomplexée de la part d'une frange de l'UMP.

En matière de fiscalité ? Sont-ils globalement favorable à une baisse des impôts ? 

Guillaume Peltier : Je ne suis pas certain qu’il existe ne serait-ce qu’un seul Français qui ne soit pas favorable à une baisse des impôts, après le matraquage fiscal imposé par le gouvernement de François Hollande. Sur cette question, le ras-le-bol fiscal s’est mué en explosion sociale. François Hollande aura réussi le "tour de force" de se mettre à dos la France du travail, il aura réussi à réveiller la France laborieuse, habituellement silencieuse. Qu’ils s’appellent, pigeons, poussins, dindons ou bonnets rouges, ce sont les artisans, commerçants, les professions libérales, les agriculteurs, les profs de prépa, qui manifestent leur exaspération fiscale avec un seul mot d’ordre : laissez-nous travailler en paix ! Regardez comme les chiffres sont éloquents à cet égard : février 2011, 27% des Français jugent "excessif" le montant de leurs impôts (51% "assez élevé"). En novembre 2013 ils sont 45%, soit un bond de 18 points ! (43% "assez élevé", selon un sondage Ifop/Le Figaro novembre 2013). Enfin, dans ce contexte, il n’est pas anodin que la fiscalité apparaisse comme le premier enjeu pour les municipales de mars prochain (à 51%) devant la sécurité (32%). Par dela la fiscalité il nous faudra surtout une audace nouvelle dans la baisse des dépenses publiques (réduction du nombre de fonctionnaires, réforme de la Sécurité sociale…) . 

Jérôme Fourquet : L'électorat adhère 5 sur 5 au discours de l'UMP en la matière qui dénonce à l'envi le matraquage fiscal. Leur positionnement s'est radicalisé également sur l'impôt et ils sont globalement  devenus très  sensibles à la question du déficit public. D'une manière générale, ils considèrent qu'il est urgentissime de tailler dans les dépenses. Ils sont en outre favorables à la réforme fiscale proposée par Ayrault.

Quelle est leur position sur des sujets plus sociétaux comme le mariage  pour tous ou l'Aide médicale d'État (AME) ? Sont-ils vraiment pour une suppression de ces aides ?

Guillaume Peltier : Les sympathisants de droite étaient très majoritairement opposés au mariage et surtout à l’adoption par les couples de même sexe. Sur l’AME, l’idéologie socialiste l’a emporté sur le bon sens et s’est traduite par la suppression du ticket modérateur. Résultat, l’AME, exclusivement destinée à plus 250 000 sans-papiers, pourrait coûter, selon les prévisions, près de 820 millions d’euros en 2013 contre 700 millions en 2012…  Ce sont ces dérives qui exaspèrent nos compatriotes, de droite comme de gauche… La droite de demain que j’appelle de mes vœux, c’est la droite du courage et du mérite ! 

Jérôme Fourquet : Sur l'AME, ils sont assez remontés. C'est également le cas sur le mariage pour tous même s'ils étaient essentiellement opposés non pas au mariage mais au droit  l'adoption qui en découlait. Sur ces thématiques, on retrouve grosso modo la distinction entre un tiers qui prônent un recentrage des idées et deux tiers qui veulent une droite assumée. Les deux tiers des sympathisants  UMP sont aujourd'hui favorables à la suppression de l'AME et de la loi Taubira.

Propos recueillis par Sylvain Chazot


Read more at http://www.atlantico.fr/decryptage/en-attendent-discours-nettement-droite-mais-que-mettent-exactement-derriere-mot-droite-electeurs-potentiels-nicolas-sarkozy-923901.html#ywsOdoxKIJ7mFrE1.99

Atlantico : Selon le sondage PollingVox pourValeurs actuelles, 61% des sympathisants UMP (55% au premier tour) souhaitent que Sarkozy, pour son retour, adopte un discours "nettement à droite". Concrètement, qu'est-ce que recouvre cette expression ? Qu'est-ce que PollingVox entend par "nettement à droite" ?

 

Guillaume Peltier : "Nettement à droite" s’entend par opposition à "modérément à droite" qui était l’autre possibilité de réponse proposée par PollingVox, choisie par 39% des sympathisants de droite. C’est, il me semble, l’idée très simple d’une droite qui s’assume de droite, qui ne s’excuse pas de ne pas être de gauche. Plus largement l’idée de "nettement" renvoie à l’idée de courage c’est-à-dire de la capacité à porter des idées nouvelles et audacieuses. 

Jérôme Fourquet : Nous avons réalisé un sondage identique pour Le Figaro Magazine où 24% des sympathisants UMP souhaitent qu'en cas de retour au pouvoir, Nicolas Sarkozy mette en œuvre une politique "de droite modérée", 55% "de droite" et 8% "très à droite". En résumé, 2/3 des sympathisants UMP veulent que Sarkozy mène une politique de droite, mais pas forcément très à droite. Le reste est sur un positionnement plus centriste. Ce résultat se retrouve d'ailleurs ans le classement des personnalités UMP préférées de sympathisants : Nicolas Sarkozy, François Fillon et Alain Juppé.

Au sein de l'électorat UMP, 6 électeurs sur 10 sont les tenants d'une ligne à droite, une droite assumée, décomplexée, mais qui n'est pas pour eux l'extrême droite. Cet électorat ne se voit pas comme un électorat extrême mais comme un électorat qui veut afficher ses valeurs. Cela nous place clairement dans la continuité du quinquennat de Nicolas Sarkozy et surtout de la deuxième moitié de sa campagne en 2012.

Comment aurait-il fallu procéder pour mettre des éléments objectifs derrière cette expression ?

Guillaume Peltier : Tester des mesures concrètes plutôt qu’un positionnement général ! La grille de lecture très à gauche, un peu à gauche, un peu à droite ou très à droite me paraît, si ce n’est périmée, du moins peu pertinente. Parce que les Français ne croient plus en la crédibilité de la parole publique et sont défiants vis-à-vis des partis politiques. Le siècle des idéologies est dépassé. Nous sommes dans celui du pragmatisme. C’est pourquoi il est toujours intéressant de tester des idées : l’alignement public/privé des régimes de retraite, le rétablissement du jour de carence pour les fonctionnaires, la suppression des régimes spéciaux, la réforme du droit du sol, le rétablissement du ticket modérateur pour l’AME… 

Quels thèmes sont caractéristiques d'un positionnement clairement à droite ? Comment a évolué l'opinion des sympathisants UMP et des électeurs de Nicolas Sarkozy sur ces thèmes ?

Guillaume Peltier : Le champ du régalien bien entendu, mais pas seulement. C’est aussi l’idée de la protection face à la mondialisation, de la liberté et de la souplesse dans le monde du travail parce qu’avant de redistribuer la richesse, encore faut-il la créer… Et surtout l’idée centrale du mérite qui permet d’offrir une nouvelle grille de lecture à la société fondée sur l’ascension sociale. Je ne suis pas certain que le clivage droite/gauche fonctionne à plein ; à mon sens, depuis Maastricht, à ce clivage horizontal s’est substitué un clivage vertical entre les élites et le peuple. C’était le sens de la campagne 2012 de Nicolas Sarkozy : une campagne au peuple. Je crois que les Français ne nous ont pas reprochés une campagne trop à droite (réflexe de Pavlov des commentateurs politiques) mais de ne pas être aller assez loin dans nos réformes pendant le quinquennat. 

Jérôme Fourquet : On a d'abord un axe classique et social avec un positionnement clairement à droite et libéral. Concrètement, cela passe par la remise en cause des 35 heures, un programme de réduction massif des dépenses et des déficits publics, un retour à la règle de non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux, des mesures contre l'assistanat, pour un allègement des charges, de la réforme du code du travail, etc. Ce sont des mesures qui pourraient être prises très rapidement par ordonnance en cas de victoire de la droite en 2017.

Sur la dimension identitaire et sécuritaire, on parle d'une réforme de la justice et d'un débat sur les peines planchers. Surtout, les sympathisants réclament d'avantage de fermeté en matière d'obtention de la nationalité française.

On voit que sur ces différents thèmes, il y a une radicalisation de l'électorat UMP, un durcissement encore plus net sur les thématiques identitaires et sécuritaires. C'est ce qui fait croire à certains qu'il y a une fusion des droites mais je pense que ce n'est pas encore le cas.

Quelle est leur positionnement en matière d'immigration ?

Guillaume Peltier : 9 électeurs de droite sur 10 souhaitent par exemple la remise en cause de l’acquisition automatique de la nationalité française. Ce plébiscite n’est peut-être pas surprenant, mais ce qui est nouveau, c’est que les Français dans leur ensemble y sont très largement favorables (72%) et qu’à gauche, se dégage presque une majorité sur cette idée, à 47%... (sondage BVA/Itélé, octobre 2013)

Jérôme Fourquet : J'ai rédigé, avec Marie Gariazzo, une note pour la fondation Jean-Jaurès sur ce sujet en septembre 2013 et qui montre que, de 2006 à 2013, le positionnement des électeurs UMP en matière d'immigration s'est durci. Ainsi, en septembre 2013, 87% des sympathisants UMP pensaient qu’" il y a trop d’immigrés en France", soit 25 points de plus qu'en avril 2006. Du côté du FN, ils sont 96%, à penser la même chose.

 

Que pensent les électeurs de Nicolas Sarkozy en matière de sécurité ? Prônent-ils avant tout une plus grande fermeté ?

Guillaume Peltier : Les Français – sympathisants de gauche comme de droite – sont majoritairement favorables aux mesures dites sécuritaires, comme par exemple la mise en place de caméras de vidéoprotection dans les villes. La gauche a fait sa révolution sémantique sur ce sujet : regardez comme les déclarations d’un Manuel Valls sont aux antipodes du "sentiment" d’insécurité dont parlait Lionel Jospin en 2002. Mais le problème s’est en réalité décalé : si les Français reconnaissent que les policiers font bien leur travail, c’est le laxisme de la justice qui est sévèrement pointé du doigt. Sur ce point, la politique pénale de Madame Taubira (la suppression des peines-planchers par exemple) ne va pas dans le sens d’une réconciliation des Français avec leur justice.

Jérôme Fourquet : Sur ce thème aussi leur positionnement s'est durci. La période est objectivement plus dure avec la crise économique mais l'électorat UMP, ou au moins une partie, a considéré que la politique menée par Nicolas Sarkozy n'était pas à la hauteur des attentes de 2007. Dans la dernière partie de son mandat, il y a eu une prise en compte de ce décalage grandissant pour faire comprendre que ce message était entendu. C'est qui a donné naissance à cette parole décomplexée de la part d'une frange de l'UMP.

En matière de fiscalité ? Sont-ils globalement favorable à une baisse des impôts ? 

Guillaume Peltier :   Je ne suis pas certain qu’il existe ne serait-ce qu’un seul Français qui ne soit pas favorable à une baisse des impôts, après le matraquage fiscal imposé par le gouvernement de François Hollande. Sur cette question, le ras-le-bol fiscal s’est mué en explosion sociale. François Hollande aura réussi le "tour de force" de se mettre à dos la France du travail, il aura réussi à réveiller la France laborieuse, habituellement silencieuse. Qu’ils s’appellent, pigeons, poussins, dindons ou bonnets rouges, ce sont les artisans, commerçants, les professions libérales, les agriculteurs, les profs de prépa, qui manifestent leur exaspération fiscale avec un seul mot d’ordre : laissez-nous travailler en paix ! Regardez comme les chiffres sont éloquents à cet égard : février 2011, 27% des Français jugent "excessif" le montant de leurs impôts (51% "assez élevé"). En novembre 2013 ils sont 45%, soit un bond de 18 points ! (43% "assez élevé", selon un sondage Ifop/Le Figaro novembre 2013). Enfin, dans ce contexte, il n’est pas anodin que la fiscalité apparaisse comme le premier enjeu pour les municipales de mars prochain (à 51%) devant la sécurité (32%). Par dela la fiscalité il nous faudra surtout une audace nouvelle dans la baisse des dépenses publiques (réduction du nombre de fonctionnaires, réforme de la Sécurité sociale…) . 

Jérôme Fourquet : L'électorat adhère 5 sur 5 au discours de l'UMP en la matière qui dénonce à l'envi le matraquage fiscal. Leur positionnement s'est radicalisé également sur l'impôt et ils sont globalement  devenus très  sensibles à la question du déficit public. D'une manière générale, ils considèrent qu'il est urgentissime de tailler dans les dépenses. Ils sont en outre favorables à la réforme fiscale proposée par Ayrault.

Quelle est leur position sur des sujets plus sociétaux comme le mariage  pour tous ou l'Aide médicale d'État (AME) ? Sont-ils vraiment pour une suppression de ces aides ?

Guillaume Peltier : Les sympathisants de droite étaient très majoritairement opposés au mariage et surtout à l’adoption par les couples de même sexe. Sur l’AME, l’idéologie socialiste l’a emporté sur le bon sens et s’est traduite par la suppression du ticket modérateur. Résultat, l’AME, exclusivement destinée à plus 250 000 sans-papiers, pourrait coûter, selon les prévisions, près de 820 millions d’euros en 2013 contre 700 millions en 2012…  Ce sont ces dérives qui exaspèrent nos compatriotes, de droite comme de gauche… La droite de demain que j’appelle de mes vœux, c’est la droite du courage et du mérite ! 

Jérôme Fourquet : Sur l'AME, ils sont assez remontés. C'est également le cas sur le mariage pour tous même s'ils étaient essentiellement opposés non pas au mariage mais au droit  l'adoption qui en découlait. Sur ces thématiques, on retrouve grosso modo la distinction entre un tiers qui prônent un recentrage des idées et deux tiers qui veulent une droite assumée. Les deux tiers des sympathisants  UMP sont aujourd'hui favorables à la suppression de l'AME et de la loi Taubira.

Propos recueillis par Sylvain Chazot

Partager cet article
Repost0
Published by voxpop - dans La France en résistance
12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 10:48

Valeurs actuelles

Mercredi 13 Novembre 2013 à 15:00 (mis à jour le 13/11/2013 à 15:57)

 

Une large majorité de Français ne supporte plus les discours bien-pensants sur la question de l’immigration.

Qui osera encore parler, comme le fit Bernard Stasi en 1984, de l’immigration “chance pour la France” ? Notre sondage exclusif réalisé par l’Ifop ne laisse aucune place au doute :

pour une large majorité de Français,

l’immigration est aujourd’hui perçue de manière négative.

Ils sont ainsi  86 %  à penser qu’il faut passer d’une

immigration subie à une immigration choisie”,

au lieu de 62 % en avril 2006.

Pis : la proportion de sympathisants de gauche à partager cette opinion s’élève à… 82 % (avec la plus forte progression : 33 points en sept ans), quand ceux de l’UMP sont 96 %, et ceux du Front national, 92 % !

Racisme ? Xénophobie ? On entend déjà les beaux esprits fustiger une société française “radicalisée” et une “parole qui se libère”. Qu’ils analysent les résultats de notre sondage : les sympathisants du NPA à 83 %, ceux du Front de gauche (75 %), du PS (85 %), d’Europe Écologie-Les Verts (77 %), du MoDem (90 %) et de l’UDI (96 %) la partagent eux aussi !

« On observe, sur la question de l’immigration, un durcissement très net de la société française, commente Jérôme Fourquet, directeur du département opinion de l’Ifop. Ce durcissement s’est même accéléré ces dernières années, et ce, sur toutes les questions que soulève ce débat. »

En effet,  67 %  des sondés affirment qu’“on en fait plus pour les immigrés que pour les Français”.

En avril 2006, ils n’étaient que 40 % à le penser. Cette hausse flagrante n’épargne pas la gauche (38 % des électeurs de Mélenchon et 41 % de ceux de Hollande partagent ce constat !) mais touche particulièrement la droite, où elle atteint 41 points dans l’électorat UMP et 27 dans celui du FN.

Plus révélateur encore, c’est dans les catégories supérieures(61 % à partager l’affirmation) que le rejet de l’immigration est le moins prononcé. Dans les classes populaires, en revanche, 73 % des employés et 80 % des ouvriers ressentent cette “préférence immigrée”. On observe, de même, un crescendo de l’exaspération selon que les sondés vivent ou non éloignés des beaux quartiers parisiens d’où viennent les leçons de morale de la gauche bien-pensante. Ainsi, 76 % des habitants des communes rurales répondent oui à cette question, tout comme 66 % de ceux des villes de province. Les habitants de l’agglomération parisienne ne sont en revanche “que” 59 % à partager cette opinion.

« Tous les indicateurs vont dans le même sens », poursuit Jérôme Fourquet. À la question “Trouvez-vous que les pouvoirs publics luttent efficacement contre l’immigration clandestine ? ”, les Français apportent un cinglant désaveu à la caste médiatico-politique, qui jette un voile pudique sur la question.

En février 2007, ils étaient 45 % — sous un gouvernement de droite — à penser que la réponse du gouvernement était adaptée. En octobre 2013, ils ne sont plus que 24 % ! Au PS, seuls 50 % des sympathisants jugent satisfaisante la politique menée en la matière par “leur” gouvernement, quand, à l’UMP, seuls 8 % se disent satisfaits, et 6 % au Front national ! Là encore, confirmant les thèses du géographe Christophe Guilluy, théoricien de cette “France des invisibles”, périurbaine et rurale, « beaucoup moins habituée au métissage et au multiculturalisme, sujette à un réflexe très marqué », selon Fourquet, 18 % seulement des Français des catégories populaires se disent satisfaits.

Cinglant démenti, enfin, à l’affirmation de Bernard Stasi. Repris dans une question de notre sondage, le titre de son livre, l’Immigration, une chance pour la France, fait aujourd’hui la quasi-unanimité contre lui. Les Français ne sont plus que 37 % à partager sa conviction — ils étaient encore 49 % en février 2007. Un discrédit généralisé envers la doxa politiquement correcte de nos gouvernants actuels.

 

 

immi

 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
Published by voxpop - dans La France en résistance

Bienvenue

  • : Le blog de voxpop
  • : Immigration en France : Etat des lieux, réflexion et charte de vote. La France en résistance
  • Contact

CHOISIR 

LA  FRANCE

 

RESISTANCE !

Capture-d-ecran--316-.png 

J'ai plus envie de me croire à Kaboul dans ma ville,

J'ai plus envie de l'incivisme, plus envie de la médiocrité comme religion, plus envie du manque d'ambition comme profession de foi.

J'ai plus envie de relativiser. >>>>