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4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 22:00
Demain ce sera vous, ce sera moi !
LeFIGARO
 
Une femme violemment agressée à son domicile de Fontenay-sous-Bois (Val-de-Marne) fin octobre a tenté de se suicider après avoir appris que ses agresseurs avaient été remis en liberté, a-t-on appris aujourd'hui de sources concordantes.

Selon Le Parisien, qui rapporte l'information, la victime, une retraitée de 58 ans, a tenté de mettre fin à ses jours dans la nuit de lundi à mardi, traumatisée par le retour dans son quartier de ceux qui l'avaient attaquée quelques jours plus tôt.

Les premiers faits remontent au 31 octobre dernier. Ce jour-là, trois personnes pénètrent de force dans son domicile. Ils la frappent et la jettent au sol, avant de lui dérober des bijoux sous la menace d'un couteau.  Ils parviennent à prendre la fuite mais sont interpellés quelques jours plus tard grâce à des traces ADN laissées sur les lieux.

Les trois agresseurs présumés, deux mineurs et un majeur, sont placés en garde à vue et mis en examen le 16 novembre pour séquestration, vol avec arme et violences aggravées, a précisé une source judiciaire, des faits passibles de dix ans de prison.
Le parquet de Créteil, qui ouvre alors une information judiciaire, requiert leur placement en détention. Mais contre l'avis du parquet, le juge des libertés ordonne qu'ils soient placés sous contrôle judiciaire. Ils ne sont donc pas écroués mais remis en liberté.

Leur contrôle judiciaire stipule toutefois qu'ils ne peuvent pas entrer en contact avec la victime. Deux d'entre eux ont également l'interdiction de se rendre dans le Val-de-Marne, sauf pour leur scolarité. Le troisième, qui habite Fontenay, a l'interdiction de se rendre dans le quartier de la Redoute, où se sont déroulés les faits.

Ainsi, selon la fille de la victime, citée dans le Parisien, deux des agresseurs présumés ont été vus à Fontenay depuis l'agression. "L'un d'eux est même avec moi aux leçons de code à l'auto-école à deux pas de là", a-t-elle affirmé au journal. "Savoir que ses agresseurs sont de retour dans la ville lui est insupportable", a-t-elle ajouté au sujet de sa mère.

Le Parquet a indiqué son intention de faire appel. Le dossier doit passer devant la chambre de l'instruction mardi 10 décembre. La mairie de Fontenay-sous-Bois, qui a reçu la fille de la victime hier après-midi, a indiqué avoir fait une proposition de relogement à la victime.
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4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 08:24

Bd Voltaire

 

Les gens qui occupent les palais nationaux sont décidément d’une inventivité sans limite : après la remise à plat de la fiscalité, voici la TVA à taux réduit sur la capote !

C’est vrai que, face aux révoltes qui agitent la France, aux émeutes urbaines dont la presse ne parle pas — de peur sans doute de réveiller la bête immonde raciste et xénophobe —, face à l’agitation antifiscale — même Mélenchon s’y met —, ou à la dégradation de la note de la France, nos princes républicains ont trouvé la parade. Baisser le prix des Durex, tandis qu’on augmente celui des Gauloises, le tout par souci de santé publique : il fallait y penser !

 

...

...

À quand le remboursement par la Sécurité sociale ?

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4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 08:14

Bd Voltaire

 

Vincent Peillon avait anticipé les mauvais résultats de l’enquête PISA de cette année. Et effectivement, dans ce domaine aussi, la courbe ne s’est pas inversée. Depuis 2000, cette enquête internationale évalue le niveau des élèves de 15 ans dans différents domaines (compréhension de l’écrit, mathématiques, sciences). Depuis 2000, les résultats des jeunes Français baissent. Cette année encore, nous perdons deux places pour nous retrouver sous la moyenne. Cette baisse est particulièrement marquée en mathématiques, rendant problématique l’avenir de cette discipline dans laquelle la France excelle encore aujourd’hui.

Ce qui est particulièrement signifiant pour notre pays, c’est que les inégalités se creusent : entre les meilleurs élèves, qui restent excellents, et les moins bons, mais aussi, peut-être surtout, entre les classes sociales favorisées et les défavorisées. Comment expliquer ce fait ?

Depuis des décennies, les différentes réformes ont toutes eu comme objectif de réduire les inégalités en nivelant par le bas. Mais le savoir reste exigeant. La culture demande, pour qu’elle soit autre chose qu’un simple vernis, de vraies connaissances, de vrais savoirs. Si l’école ne transmet plus ces connaissances, seuls ceux qui les recevront de leur famille pourront les maîtriser. Renforçant ainsi les inégalités sociales que les réformateurs prétendaient réduire. Il est quand même paradoxal que les inégalités scolaires se soient renforcées depuis que Bourdieu les a dénoncées.

Nous ne pouvons qu’être d’accord avec Vincent Peillon : la dégringolade du niveau des élèves demande une refondation de l’école. Mais il est à craindre que sa refondation ne soit qu’une continuation des réformes pédagogistes précédentes. À preuve, il remet en cause les programmes de l’école primaire de 2008 qui, s’ils n’étaient pas parfaits, recentraient les apprentissages sur les fondamentaux. Il projette de rapprocher le CM2 et la 6e, ouvrant la voie à une primarisation du collège.

Une véritable refondation serait de revenir à un enseignement rigoureux, systématique de savoirs solides à tous les niveaux. Les fondamentaux, lire, écrire, compter et calculer au primaire ; des connaissances reconnues et solides au collège dans les matières scientifiques et littéraires essentielles à une culture humaniste ; un approfondissement et une appropriation des ces savoirs pour accéder à une pensée autonome au lycée. En abandonnant les gadgets pédagogistes coûteux et inefficaces que les professeurs comme les élèves regardent comme une perte de temps.

On pourrait alors espérer une inversion de la courbe et rattraper les niveaux des premiers du classement PISA, comme la Corée du Sud, le Japon, la Suisse, heureux pays où les pédagogues ne font pas la loi.

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4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 08:08

Bd Voltaire

Nicolas Gauthier

Ce lundi dernier, l’ambiance était au Vercors, au très parisien théâtre du Rond-Point. De la résistance dans l’air. Brassards FFI et FTP, bérets basques, Traction Avant aux moteurs vrombissants et mitraillettes Sten graissées de près. Normal, logique : il y avait péril en la demeure. La menace raciste était là, prête à tout submerger. Christiane Taubira au bord du bûcher. La nouvelle Jeanne d’Arc entendrait-elle des voix ? Nul ne le sait. Mais le Parti socialiste, organisateur de cette fête paroissiale, entendait sûrement le bruit des siennes, s’en allant en loucedé vers le Front national.

Bref, le gratin de la haute était là. Entre Damnés de la Terre et casting mondain. Jane Birkin, Josiane Balasko, Valérie Trierweiler, Nicole Garcia, Patrick Timsit, Valérie Bruni-Tedeschi, Costa-Gavras, Sanseverino, Rost. Pour dire non à la bête immonde dont le ventre est toujours fécond. C’était un cri venu de l’intérieur, tel que naguère chanté par Bernard Lavilliers.

Quand les historiens des siècles à venir observeront notre époque, façon entomologistes, ils auront de quoi s’exploser la rate et les zygomatiques. Et même le reste. Morts de rire, qu’ils seront. Devant ces écologistes sans écologie, qui ne disent rien ou presque contre la malbouffe mondialisée, aromatisée aux pesticides, mais se dressent pour la défense des homos sans papiers voulant se marier tout en fumant des joints en vente libre ; on résume, mais grosso merdo, le concept y est.

Leur cœur lâchera probablement aussi, au terme d’une crise d’hilarité fatale, à l’étude de cette caste ayant fait de l’antiracisme une rente de situation ; alors que racisme, il n’y a guère en France. Idem pour leurs frères et cousins, ayant inventé l’antifascisme sans fascistes et l’antinazisme sans nazistes. Le tout à coups de guitare. Comme si les spartakistes de l’Allemagne de l’entre-deux-guerres se battaient à coups de ukulélé… Gag ultime, les véritables antinazis, les premiers résistants partis à Londres avec un aller simple plutôt qu’un aller retour, campaient globalement plus à l’extrême droite qu’à l’autre bord de l’échiquier politique.

Ces historiens du futur plus haut évoqués auront encore de quoi demeurer dubitatifs quant à cette caste de privilégiés et autres intermittents du spectacle qui, à leur seul profit, exigent une préférence nationale (exception culturelle française et quota obligatoire de chansons françaises sur nos radios) qu’ils refusent aux autres, les prolos, plus portés sur Mireille Mathieu que Noir Désir.

En effet, que la femme de ménage française quoique d’origine maghrébine se retrouve au chomdu, parce que concurrencée par son homologue roumaine clandestine, encore plus sous-payée – merci l’Europe ! –, on peut dire, au risque de filer la métaphore chiraquienne, que cela leur en touche une sans faire bouger l’autre.

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4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 07:52

Bd Voltaire

Marie Delarue

 

Dans les moments de crise, il faut avoir la métaphore « virile », alors disons-le : les Français ont les c… qui manquent à leur gouvernement. Ce qu’ils veulent, c’est être gouvernés, pas dorlotés ni abusés par des histoires à dormir debout.

Ils veulent des réformes, pas de la bobologie. La preuve par un sondage IFOP-Le Figaro dont les résultats sont parus ce matin : à une écrasante majorité (61 %), les Français de tous bords considèrent que leur pays est en train de s’enfoncer. Ils réclament la réforme des dépenses publiques, donc la diminution du nombre de fonctionnaires, constatant que leur nombre excède chez nous largement ce qu’il est chez nos voisins, cela pour une efficacité bien moindre. (Et ce ne sont pas les résultats de l’enquête PISA publiés également aujourd’hui qui vont leur remonter le moral…)

« Pour les Français, notre pays est au bout du rouleau. Ils sont désormais d’accord avec l’idée de s’attaquer aux réformes structurelles », dit le directeur du département Opinions de l’IFOP. Salaires, impôts, droit du travail plombent la compétitivité, et aujourd’hui seuls 27 % des personnes interrogées pensent que la France est « bien placée dans la compétition économique mondiale » : 85 % des sympathisants de droite et 56 % de ceux de gauche considèrent au contraire que la France est mal placée. Conséquence : 94 % pensent qu’il est urgent de réformer le pays, dont 57 % « très urgent » (ils n’étaient que 36 % en 2004). Les mêmes 57 % estiment donc également urgent de diminuer le poids de « la sphère publique », et 60 % verraient d’un bon œil la réduction du nombre de fonctionnaires, pensant que la qualité desdits services publics n’en serait pas affectée.

En conclusion : « Le jugement sur les prélèvements fiscaux est sans appel: 45 % trouvent son montant excessif (+ 18 points en deux ans), 43 % élevé
(– 8 points). Il n’est jugé acceptable que par 2 % des Français. »
On se demande bien lesquels… Sans doute les fonctionnaires de Bercy ?

Ce qui frappe, c’est moins les chiffres, une fois encore, que le décalage entre les citoyens et leurs « élites » gouvernementales. Si De Gaulle nous prenait pour des veaux – ce qui l’a souvent bien arrangé –, il faudrait, cinquante ans plus tard, que nos gouvernants arrêtent de nous prendre en plus pour des cons. Les Français, confrontés à la gestion d’un quotidien de plus en plus kafkaïen, sont lucides. Conscients qu’il faut casser les systèmes, remettre les choses à plat. RÉFORMER !!! Ils sont prêts aux sacrifices, ils ont le courage de se serrer encore la ceinture s’ils savent que c’est, à terme, pour le redressement national ; pour leur avenir, celui de leurs enfants et des générations futures. Ils ont besoin d’une ligne, d’un projet, d’une vision crédible. Pas qu’une bande de couilles molles qui n’ont jamais, de près ou de loin, connu l’entreprise mais sont depuis l’enfance nourries au biberon de la fonction publique leur agite sous le nez des doudous à crédit en espérant s’assurer une réélection.

Spécialistes du rétropédalage, nos politiques s’appliquent depuis des décennies à suivre à la lettre la philosophie d’Henri Queuille, le « petit père » qui assurait : « Il n’est aucun problème que l’absence de solution ne parvienne à résoudre. » Il serait peut-être enfin temps d’en sortir ?

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3 décembre 2013 2 03 /12 /décembre /2013 19:12

 

STOP à l’hypocrisie sur tout ce qui concerne la famille ! Ne nous laissons pas berner !

 

Agissons dès maintenant, avant qu’il ne soit trop tard ! On ne lâche rien, jamais !
  
 

Grande traversée de Paris : RDV dimanche 8 décembre 15h Porte de Saint Cloud 

 

 

Cliquez 

Venez en voiture, scooter, moto, camion, tracteur ou tout autre engin motorisé…

avec vos sweats, autocollants, drapeaux, etc 

 

Manifestation à Versailles dimanche 15 décembre : Rendez-vous 14h30 Place d'Armes 

Cliquez 
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3 décembre 2013 2 03 /12 /décembre /2013 15:09

ENFIN ! Les Français s'expriment

ils  n'acceptent plus les dérives du service public !


 

Est-ce une conséquence directe du ras-le-bol fiscal exprimé dans les précédentes enquêtes d'opinionDu ras-le-bol fiscal à la sociale, il n’y a qu’un pas. Un petit pas en passe d’être franchi, malgré ce qu’en laisse paraître le . Prompt à dédramatiser la situation en la minimisant, l’exécutif a pourtant des raisons d’être soucieux.

 

 

Une majorité de Français (61%)

estime nécessaire de faire des économies sur les dépenses publiques

et donc de ne plus relever les impôts

quitte à fermer certains services publics

selon un sondage Ifop pour Le Figaro à paraître ce mardi.

A la proposition «il est nécessaire de faire des économies budgétaires compte tenu de l'ampleur des déficits publics et de la dette, quitte à fermer certains services publics», 61% des personnes interrogées répondent oui, tandis que 39% jugent «nécessaire de garder les services publics à proximité des usagers sur l'ensemble du territoire quitte à augmenter les impôts».

 

 

 Six Français sur dix estiment aussi que

l'Etat peut faire aussi bien avec moins d'agents

et qu'«il serait possible d'avoir des services publics de qualité

tout en réduisant le nombre de fonctionnaires


32% des Français répondent non et 8% ne se prononcent pas.

 

 

Le niveau des impôts jugé excessif ou élevé

Pour 54% des personnes interrogées,

«le non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite»

est une "bonne mesure"

46% pensent le contraire.

 

 Interrogés sur le montant des impôts et taxes,

45% des Français qualifient d'«excessif»,

43% d'«élevé»,

10% de «plutôt acceptable» et 2% de «très acceptable». 


Invités à juger la dans la compétition économique mondiale,

73% d'entre eux jugent qu'elle est «mal placée»,

27% pensant l'inverse.

 

Le sondage a été réalisé par questionnaire en ligne du 22 au 28 novembre auprès d'un échantillon de 2.973 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus (méthode des quotas).

LeParisien.fr

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3 décembre 2013 2 03 /12 /décembre /2013 08:02

Bd Voltaire

Christian Vannestre

Les Croates ont très largement approuvé le texte qui leur était soumis par référendum (64 %). Il s’agissait de modifier la Constitution afin d’y préciser que le mariage est défini comme l’union d’un homme et d’une femme. Ce vote revêt une triple signification. C’est d’abord la victoire de la démocratie, puisque dans ce pays, contrairement à la France, les citoyens peuvent trancher eux-mêmes les questions qui touchent à l’organisation de la société.

Ce vote croate permet aussi de dénoncer les extravagances juridiques qui menacent aujourd’hui nos institutions. La démocratie libérale qui est, en principe, notre système politique, repose sur deux piliers : la majorité des électeurs directement – par référendum – ou indirectement – par l’élection de représentants – détermine les choix politiques de la collectivité. Son pouvoir n’est pas absolu. Il est limité par un droit supérieur qui protège les personnes et les minorités.

Pour autant, elle ne donne pas aux individus ou aux minorités le privilège d’imposer leurs désirs ou leurs revendications. C’est pourtant la stratégie utilisée par l’idéologie « droit-de-l’hommiste » qui consiste à étendre sans cesse les revendications des minorités en les présentant comme des droits supérieurs à la volonté populaire et auxquels celle-ci ne pourrait s’opposer légitimement. À la fin de ce processus, on en arrive à renverser la démocratie en douceur, en niant par exemple la différence juridique entre un étranger et un citoyen ou en imposant des revendications ultra-minoritaires.

Le référendum croate rappelle donc qu’en démocratie, le souverain est le peuple et que le fait de limiter le mariage à l’union d’un homme et d’une femme est évidemment respectueux du droit supérieur auquel le souverain doit obéir. Il l’est triplement : d’abord, parce qu’aucun alinéa des déclarations des droits de l’homme ne justifie le mariage unisexe. Ensuite, parce que celui-ci, étant contraire aux données de l’anthropologie, s’oppose évidemment à toute justification par un « droit naturel ». Enfin, parce que le sens le plus fort du droit naturel repose sur son obéissance à la raison. Il est absurde et illégitime de punir une personne en se fondant sur des lois rétroactives. Il est absurde et illégitime de « marier » des personnes qui, « par nature », ne peuvent fonder une famille qu’en usant de moyens qui mettent en question les droits de l’homme et singulièrement ceux de l’enfant. Le « droit de l’homme » au mariage unisexe étant, pour le moins, discutable, le peuple a donc toute légitimité pour trancher.

En dernier lieu, ce vote intervient à contre-courant de l’évolution juridique européenne imposée par l’idéologie qui domine l’Union et inspire l’oligarchie qui y accapare les pouvoirs aux antipodes des pères fondateurs majoritairement démocrates-chrétiens. C’est une raison culturelle, à côté des raisons économiques et monétaires, de dénoncer la dérive européenne et de la stopper.

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2 décembre 2013 1 02 /12 /décembre /2013 22:58

L'oeil de Goldnadel. Chaque semaine, Gilles-William Goldnadel propose aux lecteurs de Valeurs actuelles son Regard sur l'actualité. Aujourd'hui, il profite de la sortie du film La Marche, pour expliquer, que contrairement aux idées reçues, les Français ne "marchent" plus.


> Autres contributions de Gilles-William Goldnadel


Le Monde a le sens de l'euphémisme : la marche « contre le racisme » de samedi dernier aurait eu un résultat « en demi-teinte ». La vérité, qui est rarement dite sur ce sujet fâchant, est qu’il s'agit bel et bien d'un flop. Ceux, dont je suis, qui considèrent que les associations soi-disant « antiracistes », organisatrices, avec les syndicats d'extrême gauche, de cet événement raté, sont les premiers fourriers du racisme, ne bouderont pas leur plaisir.

La vérité, s'il faut la dire, est que les gens ne marchent plus. Ils ne marchent plus dans la combine des années 80 imaginée par les socialistes et leurs potes à la menotte jaune pour terroriser tous ceux qui considéraient que l'immigration incontrôlée n'était pas forcément une chance pour la France.

Ils ne marchent plus pour croire un seul instant que les dérapages racistes d'une minute doivent alimenter fébrilement la chronique médiatique et politique de la France pendant un mois.

Ils ne marchent plus pour accepter un antiracisme de pacotille, à la morale sélective, qui voudrait faire croire que les blancs sont forcément coupables et jamais victimes.

Ainsi, je participais il y a quelques jours à un débat télévisé sur une antenne du service public, consacré à l'improbable montée du racisme en France. En hors-d’œuvre, nous fut proposée une rétrospective des derniers incidents racistes répertoriés dans le pays ces dernières années. Bien entendu, le document se termina sur les insultes contre la Garde des sceaux. Je fus obligé de protester contre le fait que pas un mot, pas une image ne rappela qu'il y a quelques mois, un fanatique pénétrait dans une école juive pour massacrer des enfants juifs, parce que juifs.

Pour toute réponse, ma contradictrice, ministre socialiste, ancienne présidente du MRAP, et organisatrice de la manifestation ratée, cru devoir m'objecter niaisement, que l'assassin avait tué également des musulmans quelques jours auparavant. Ce qui était objectivement exact, mais subjectivement inepte, puisque chacun sait que Mohamed Merah s'en était pris aux uniformes que portaient les malheureux militaires, pas seulement musulmans. Et me voilà, au risque d'être taxé de communautariste dans la concurrence victimaire, réduit à faire observer subsidiairement la différence vertigineuse d'échelle entre un assassinat d'enfants passé sous silence et une injure outrancièrement surexposée. Le réflexe mauvais de la ministre socialiste, correspondant très exactement au mauvais réflexe « antiraciste » qui exaspère désormais légitimement la majorité des Français : Merah ne pouvait pas être raciste, parce qu'il ne s'appelait pas Martin.

Les gens ne marchent plus avec ces antiracistes hémiplégiques qui veulent faire croire, contre l'évidence aveuglante, que les racistes, et plus généralement « les fascistes » ne se recrutent que sur l'hémisphère droit de la mappemonde politique.

Ainsi que je le faisais remarquer la semaine dernière, c'est un fasciste de la pire espèce, tirant sur un photographe de presse, qui se dissimulait sous le masque de l'antifascisme d'ultra gauche autoproclamé.

On ne le rappellera jamais assez : contrairement à toutes ses attentes, tous les crimes antisémites mortels qui ont ensanglanté le sol français depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, n'émanaient pas de l'extrême droite occidentaliste, mais de l'extrême gauche ou de la radicalité islamique, jamais visées par l'antiracisme de pacotille. Celui-ci avait réussi, après Copernic, après la rue des rosiers, à faire descendre les Français dans la rue, en leur faisant prendre des vessies islamistes pour des lanternes nazies.

Aujourd'hui, ils ne marcheraient plus.

Mais rien n'y fait. La gauche antiraciste est indécrottable. Même la Licra, de loin la plus éclairée et présidée par un homme respectable, retourne à ses vieux errements. Ainsi, on apprenait qu'elle avait décidé de renoncer à réclamer des comptes judiciaires à l'ineffable Siné pour ses propos répugnants à l'encontre du mariage judaïque du fils Sarkozy, « parce qu'elle avait tellement à faire ailleurs. »

Entendez par là, qu'on ne va s’épuiser (surtout son crédit médiatique) à poursuivre le racisme d'extrême gauche…

Déjà, il y a longtemps, lorsque le dessinateur imprécateur avait éructé contre les juifs à l'antenne de Carbone 14, comme jamais un extrémiste de droite ne s'était permis de le faire publiquement depuis 60 ans, il m'avait fallu me substituer, via Avocats Sans Frontières, in extremis au désistement de la même association pour sauver la procédure. Hémiplégie quand tu nous tiens…

Même s'agissant de « la Marche des beurs », les Français ne veulent plus marcher. Ils veulent bien considérer favorablement le mouvement intégrationniste, égalitaire, pacifique et laïc des années 80.

Mais certainement pas la propagande outrancière, menée par les radios de service public, qui accompagne un déjà bide, sur fond d'un air de music rap’ appelant à l'autodafé contre Charlie hebdo le caricaturiste.

En début de semaine, un quotidien se faisait l'écho du blues de ces associations antiracistes autoproclamées, se sentant, dans un dernier éclair de lucidité, ringardisées et vécues désormais comme des petites marquises infatuées, voyant la manifestation à venir, comme leur dernière planche de salut.

Les Français n'ont pas marché et ne marcheront plus.

C'est la meilleure nouvelle qu'on pouvait espérer pour avancer vraiment contre le vrai racisme.

 

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2 décembre 2013 1 02 /12 /décembre /2013 09:47

 

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J'ai plus envie de me croire à Kaboul dans ma ville,

J'ai plus envie de l'incivisme, plus envie de la médiocrité comme religion, plus envie du manque d'ambition comme profession de foi.

J'ai plus envie de relativiser. >>>>