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8 décembre 2013 7 08 /12 /décembre /2013 08:44
Mali - Serval : une occupation qui dérange ?  

Le président malien et une partie de la population s'insurgent contre l'ingérence de la France qui pousse les autorités à négocier avec les rebelles touareg.  

Le Point.fr - Publié le 06/12/2013 à 14:18 - Modifié le 07/12/2013 à 12:44
 
 
De notre correspondante à Bamako, Pauline Jacot

"Serval, dégage !" C'est la première fois depuis janvier 2013 et l'arrivée des militaires français au Mali pour en chasser les djihadistes que résonnent à Bamako des slogans aussi radicaux contre la France. Le 28 novembre, des centaines de Maliens défilaient dans la capitale en direction de la place de l'Indépendance. Comme toute manifestation, le lieu d'arrivée est un symbole. "À bas la France, à bas la politique française", "nous voulons que François Hollande libère Kidal", clament les organisateurs de la manifestation. La veille, une autre marche, sur le même thème, avait eu lieu dans les rues de Bamako. Le message lors de ces deux manifestations est clair : la France doit quitter le pays et surtout changer sa politique à Kidal, ville située au nord du pays où il y a un mois Ghislaine Dupont et Claude Verlon, deux journalistes de RFI, étaient assassinés dans des circonstances encore troubles.
Personne ne remet en doute l'intervention française. De nombreux jeunes remercient d'ailleurs volontiers les forces armées pour leur aide, mais "il est temps", comme il est écrit sur les tee-shirts, de laisser les Maliens décider de leur politique. Dans la presse nationale, ces derniers jours, les titres ressemblent eux aussi à des slogans contre la politique française et dénoncent le "double jeu" de François Hollande à Kidal. Au diapason de l'opinion, le président Ibrahim Boubacar Keïta : "Beaucoup a été fait pour le rétablissement de la démocratie au Mali. (...) Nous avons des troupes qualifiées pour intervenir et rétablir l'ordre au sein de notre État", a-t-il déclaré sur BFM jeudi soir.

Le spectre de la partition

Motif de cette colère : la France est accusée de complaisance avec le MNLA, le mouvement de libération de l'Azawad, ces rebelles touareg qui réclament l'indépendance du nord, qualifiés de "terroristes" par de nombreux Maliens. Contrairement à Gao ou à Tombouctou, où l'armée malienne est en mesure de jouer un rôle de premier plan, à Kidal, seuls 200 soldats maliens sont présents, cantonnés dans leur campement militaire. Censée empêcher les "débordements" entre armée malienne et rebelles à Kidal, cette force est de moins en moins acceptée et commence à ressembler pour certains à une occupation qui dérange.
À Bamako, les manifestants réclament donc que leur armée chasse définitivement les rebelles de la région. "Ils ont pillé, ils ont violé, ils ont tout fait au nord", crie un manifestant pendant que le haut-parleur embarqué dans la voiture en tête du cortège continue de cracher "Serval, Minusma (la mission de l'ONU au Mali), dégagez". "Nous sommes sûrs que la France encourage la partition du Mali. Nous, la partition du Mali, nous sommes contre, vive l'unité du pays ! Il n'est pas question de laisser la France décider de notre politique territoriale", affirme une jeune femme qui organise la mobilisation de la jeunesse malienne pour "redresser la situation du pays".

Les craintes de la population au nord

Reste qu'au nord tous les habitants ne sont pas de cet avis : un directeur d'école à Gao ne craint qu'une chose, que Serval parte et que l'armée malienne, qualifiée de troupe d'amateurs, soit la seule à garder le contrôle de la zone. Une zone où de "nombreux djihadistes" sont encore cachés dans les villages autour de la ville de Gao, dit-il.
"Il n'y aura pas d'autonomie, pas d'indépendance (du Nord-Mali, NDLR), je suis clair là-dessus", a déclaré IBK jeudi soir sur France 24. Le président malien a encouragé le MNLA à "se calmer", puis il a affirmé qu'il n'était "pas question que l'on traite le Mali comme un pays sujet". Des déclarations censées redorer le blason d'un président qui déçoit une partie de ses électeurs, restés en grande partie chez eux lors du premier tour des élections législatives fin novembre. Et qui jettent un froid à l'ouverture du sommet pour la paix et la sécurité en Afrique, à l'Élysée, et alors que la France envoie une fois de plus ses soldats rétablir l'ordre en Centrafrique.
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8 décembre 2013 7 08 /12 /décembre /2013 08:41

Classement PISA

Méfiez-vous quand on vous dit que ce n’est pas si grave que cela. Le classement international PISA vient de tomber. Pour la France, c’est non seulement une chute mais aussi une dégradation générale. Tous les élèves sont touchés.

Sur les 65 pays participants, 25 connaissent une amélioration des performances de leurs élèves, 25 restent stables et 15 voient leurs résultats reculer. Parmi ces derniers, la France.

En 2003, la proportion des élèves de 15 ans très performants à l’évaluation PISA était légèrement au-dessus de la moyenne de l’OCDE, ils ne sont maintenant plus que dans la moyenne de l’OCDE. Eh oui, même si les journaux ont oublié d’en parler, ces faits sont pourtant dans les premières lignes du rapport PISA rendu public dans le monde entier ce 3 décembre.

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7 décembre 2013 6 07 /12 /décembre /2013 19:19

 

Les Français nés la même année que vous

http://francaiscelebres.com/

 

 

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7 décembre 2013 6 07 /12 /décembre /2013 18:49

Gérard Brazon


C’est la panique au cabinet de Christiane Taubira et dans les permanences des associations LGBT ! Le gouvernement a laissé filé les délais légaux pour prendre les ordonnances qui devaient suivre la promulgation de la loi autorisant le mariage de personnes de même sexe. 

  Selon l’article 14 de la loi du 17 mai 2013 ouvrant le mariage et l’adoption à tous les couples, le gouvernement disposait de six mois à compter de la promulgation pour prendre des ordonnances concernant l’adaptation de certaines dispositions législatives.

Cela concernait notamment le remplacement des termes «mari et femme» et «père et mère» par «époux» et «parents» dans différents codes, ainsi que les adaptations nécessaires à l’application de la loi dans les Dom Tom. Mais arrivé au 18 novembre dernier, aucune de ces ordonnances n’avait été prise par le gouvernement.

Maintenant que le délai de six mois est dépassé, «L’habilitation donnée par le législateur au gouvernement ne vaut plus », a rappelé Dominique Rousseau, professeur de droit à l’Université de Paris Panthéon-Sorbonne.

Le gouvernement est donc forcé de redemander au législateur l’autorisation de prendre les ordonnances qu’il souhaite.

Mercredi 4 décembre, lors des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale. Jean-Frédéric Poisson, député des Yvelines et président du Parti chrétien-démocrate, a interpellé le ministre de la Justice Christiane Taubira

«Vous aviez six mois pour produire ces ordonnances et venir les faire ratifier auprès du Parlement, a rappelé Jean-Frédéric Poisson. Vous avez saisi le Premier ministre pour alerter le gouvernement sur le fait que tous les ministères devaient produire la matière nécessaire à cette rédaction. Un numéro d’enregistrement a été enregistré au Conseil d’État sur un projet d’ordonnance à la fin du mois de septembre. Et donc vous avez engagé cette mécanique apparemment pour la conduire jusqu’au bout. Puis, plus rien. Aujourd’hui le délai de six mois est passé. Vous n’avez plus les moyens de faire autrement que de revenir devant le Parlement à nouveau modifier les textes par la loi. Elle produit insécurité juridique pour tous ceux qui sont concernés par ce droit. Et nous ne pouvons pas l’accepter. Deuxièmement, elle manifeste un mépris pour la Constitution parlementaire à qui vous avez demandé de se dessaisir de sa capacité à légiférer

24 sénateurs ont déjà fait savoir leur volonté de rouvrir le débat politique entourant cette loi dénaturant le mariage : «Qu’il s’agisse d’une manœuvre politique ou d’une erreur matérielle, le résultat est le même: l’habilitation donnée par le Parlement est caduque, et le Gouvernement est dans l’obligation de repasser devant les députés et les sénateurs

Ces parlementaires exigent «que le Gouvernement se conforme à la loi, en demandant une nouvelle habilitation au Parlement». Bruno Retailleau accuse aussi le gouvernement de François Hollande d’avoir «trompé le Conseil constitutionnel» : d’après ces parlementaires, la validation de la loi par le Conseil constitutionnel aurait été motivée principalement par cet engagement du gouvernement à légiférer sur ces ordonnances

Ven 6 déc 2013
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7 décembre 2013 6 07 /12 /décembre /2013 09:37

Bd Voltaire

Spécialiste de l'Afrique

 

En moins de deux décennies, Nelson Mandela, président de la République du 10 mai 1994 au 14 juin 1999, puis ses successeurs, Thabo Mbeki (1999-2008) et Jacob Zuma (depuis 2009), ont transformé l’Afrique du Sud, un temps excroissance de l’Europe à l’extrémité australe du continent africain, en un Etat du « tiers-monde » dérivant dans un océan de pénuries, de corruption, de misère sociale et de violence dans lequel surnagent quelques secteurs ultraperformants, mais de plus en plus réduits, le plus souvent dirigés par des Blancs :

- Selon le Rapport Economique sur l’Afrique pour l’année 2013, rédigé par la Commission économique de l’Afrique (ONU) et l’Union africaine (en ligne), pour la période 2008-2012, l’Afrique du Sud s’est classée parmi les 5 pays « les moins performants » du continent sur la base de la croissance moyenne annuelle, devançant à peine les Comores, Madagascar, le Soudan et le Swaziland (page 29 du rapport), quatre pays en quasi naufrage…

- Le chômage touche environ 40 % des actifs et le revenu de la tranche la plus démunie de la population noire, soit plus de 40 % des Sud-africains, est inférieur de près de 50 % à celui qu’il était sous le régime blanc d’avant 1994. En 2013, près de 17 millions de Noirs ne survécurent que grâce aux aides sociales, le Social Grant.

- Le climat social est empoisonné par les criantes inégalités nourries par les « Black Diamonds », ces nouveaux riches noirs, profiteurs insatiables et corrompus qui ont fait main basse sur l’économie du pays, affichant avec insolence un luxe ostentatoire.

- Les travailleurs des mines, exploités tant par les multinationales que par leurs nouveaux employeurs noirs, réclament des salaires décents à l’occasion de grèves qui prennent de plus en plus un caractère insurrectionnel, comme le 17 août 2012 à la mine de platine de Marikana où la police tira dans la foule des grévistes, faisant une quarantaine de morts et plus d’une centaine de blessés. Quelle aurait été la réaction des médias européens si une telle répression s’était déroulée au temps du régime blanc ?

- Le pays est livré à la loi de la jungle avec une moyenne de 43 meurtres par jour. Entre 1970 et 1994, en 24 ans, alors que l’ANC était « en guerre » contre le gouvernement blanc, une soixantaine de fermiers blancs furent tués. Depuis avril 1994, date de l’arrivée au pouvoir de Nelson Mandela, près de 2.000 furent massacrés.

- La crise morale atteint des limites inouïes et la jeunesse sud-africaine a perdu tous ses points de repère. Le 4 mars 2013, Aaron Motsoaledi, le ministre de la Santé, a ainsi déclaré que 28 % des adolescentes noires entre 10 et 16 ans sont séropositives, contre 4 % des garçons de la même tranche d’âge, ce qui, selon lui, signifie qu’elles se prostituent à des hommes adultes.

- L’Affirmative Action a remplacé le mérite et la compétence par la préférence raciale ou communautaire au bénéfice des groupes raciaux dits « historiquement désavantagés », ce qui a largement contribué à ruiner des pans entiers de l’économie.

- Le pari qui était que la RSA allait décoller en raison de sa main d’œuvre noire à bon marché et de son encadrement blanc de haut niveau a été perdu car, depuis 1994, les Blancs diplômés quittent le pays, chassés par l’insécurité, les brimades diverses et la surfiscalité ; ou bien ils se replient dans la région du Cap, seule province échappant encore à la mainmise de l’ANC et à sa gestion clanique, dogmatique et corrompue.

- L’ANC connaît de graves tensions multiformes entre Xhosa et Zulu, entre doctrinaires post marxistes et « gestionnaires » capitalistes, entre africanistes et partisans d’une ligne « multiraciale ». Un conflit de génération oppose également la vieille garde composée de « Black Englishmen », aux jeunes loups qui prônent une « libération raciale » et la spoliation des fermiers blancs, comme au Zimbabwe.

- Politiquement, le mythe de la « nation arc-en-ciel » s’est brisé sur les réalités régionales et ethno-raciales. Le pays est en effet plus divisé, plus cloisonné, plus éclaté que jamais, phénomène illustré par les élections lors desquelles chaque communauté vote pour les siens.

Les perroquets de presse ne cessent d’affirmer qu’en 1994, grâce à Nelson Mandela, la transition « pacifique » a pu se faire, en Afrique du Sud, ce qui aurait permis à la majorité noire de succéder sans cataclysme à la minorité blanche.

Là encore, la réalité est autre car le véritable artisan de cette révolution politique fut le président De Klerk. Trahissant toutes les promesses faites à son peuple, ce fut en effet lui qui hissa Nelson Mandela au pouvoir :

- après avoir brisé la résistance des nationalistes afrikaners,
- après avoir désintégré une armée sud-africaine que l’ANC n’était pas en mesure d’affronter,
- après avoir empêché la réalisation d’un État multiracial décentralisé, alternative fédérale au jacobinisme marxiste et dogmatique de l’ANC.

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7 décembre 2013 6 07 /12 /décembre /2013 09:32

humanite
Le 7 décembre 2013
La gauche possède l’arme nucléaire de propagande. Et ce ne sont pas les contradictions qui l'étouffent...
    Bd Voltaire
         

En catimini, l’Assemblée nationale éponge la dette du journal L’Humanité Cela serait sans doute passé inaperçu, car l’Assemblée nationale vote tellement de lois et d’amendements qu’il est difficile de suivre tous ses travaux lorsque ceux-ci ne concernent pas des sujets d’actualité brûlante… Alors que, mercredi, elle criminalisait les clients de la prostitution tout en offrant des papiers aux prostituées en situation illégale (reconnaissant de facto la prostitution et l’encourageant même, puisque l’on imagine aisément l’appel d’air que cela va entraîner), l’amendement numéro 410 du 3 décembre 2013 est très intéressant.

En une dizaine de lignes appelées « exposé sommaire », nos députés ont épongé en quelques minutes une dette de plus de 4 millions d’euros contractée par le journal L’Humanité. Si on peut s’émouvoir de l’abandon d’une telle rentrée d’argent dans les caisses de l’État à l’heure où l’on demande aux Français de se serrer la ceinture, on se demande également sur quels critères cet amendement favorise la survie de L’Huma alors que bien d’autres journaux se sont cassé la gueule et que la presse française est loin d’être au beau fixe.

Je serais sans doute passé à côté de cette information si, ce matin, je n’avais pas été une nouvelle fois interpellé par les propos de Christiane Taubira. Sur Radio Classique, cette dernière a en effet qualifié Le Figaro d’ « organe de propagande »… Était-elle au courant de l’amendement voté au moment de sortir de tels propos (justifiés ou non, là n’est pas la question) ? Car son outil de propagande à elle vient de subir un blanchiment fiscal de premier ordre. Les contribuables et PME apprécieront ce cadeau.

Madame Taubira devrait une nouvelle fois réfléchir avant de vociférer car, en matière de propagande, elle a bénéficié de tous les outils nécessaires, notamment lors de sa loi du « Mariage pour tous » avec Pierre Bergé et sa publication Têtu. D’autres exemples ? Que penser du silence radio des médias une fois avéré que le « tireur fou » de Paris n’était pas un skinhead. Ajoutons le fait que personne ou presque n’ait mentionné que Clément Meric avait traqué sa proie durant des jours… Sans oublier le système éducatif, fervent relais pour faire passer les « nouvelles valeurs de gauche » comme la théorie du genre, la nouvelle famille ou le « vivre-ensemblisme ». Et puis, la télévision publique qui a toujours sous le coude quelques reportages sur le racisme, la Shoah ou la résurgence des années 30… Parlons enfin des affaires touchant le PS qui ne méritent apparemment pas plus qu’un encart en quatrième page des quotidiens alors qu’il y a polémique quasi nationale lorsqu’un élu UMP estime que les roms sont bien meilleurs pyromanes que pompiers. En fait, la gauche possède l’arme nucléaire de propagande. Et ce ne sont pas les contradictions qui l’étouffent…

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7 décembre 2013 6 07 /12 /décembre /2013 09:19
Bd Voltaire

Gal

Entretien avec Henri Pinard Legry
L’ennemi que vont affronter nos soldats en RCA est capable de barbarie…

Le 7 décembre 2013

La France intervient depuis jeudi en RCA. L’ensemble de la classe politique française approuve cette intervention. Fallait-il y aller ?

Depuis quelques mois (la chute de Bozize, le 24 mars), la Séléka, milice composée d’opposants centrafricains et de bandits de grands chemins (dont de nombreux étrangers soudanais et Tchadiens de confession musulmane), mettent la RCA (très majoritairement composée de chrétiens) en « coupe réglée ». Depuis mars, ces milices ont fait des centaines de victimes. La France ne peut laisser une de ses anciennes colonies sombrer dans l’anarchie sous les coups de bandes étrangères et laisser prendre nos ressortissants en otages. Quelle aurait été notre crédibilité si nous n’avions rien fait ? Et à quoi sert d’aller au Mali si on laisse sombrer la RCA ?

Il s’agit bien de défendre à la fois nos valeurs et nos intérêts de long terme, mais c’est aussi l’intérêt premier de la population centrafricaine (qui nous supplie d’intervenir). L’ennemi que vont affronter nos soldats est composé d’un ensemble de bandes de quelques milliers de prédateurs (hommes et jeunes adolescents), capables de la plus extrême violence, voire de barbarie. Il faudra donc les éliminer au plus vite et frapper fort pour éviter les exactions qu’ils sont capables de commettre à tout moment sur une population apeurée et sans défense.

Il appartient au pouvoir politique français (président et gouvernement) d’expliquer l’objectif politique visé par la France en RCA et montrer la cohérence avec le Mali et plus globalement, la finalité de notre déploiement et de notre engagement en Afrique. Cette explication est indispensable pour que les Français s’intéressent à leur armée et la soutiennent sans réserve dans ce nouvel engagement qui ne se fera pas sans pertes. En RCA, c’est donc bien la France tout entière qui s’engage et qui combat et pas seulement son armée.

François Hollande a précisé que « cette intervention sera rapide, elle n’a pas vocation à durer… » Le ministre Le Drian parle d’une durée de 6 mois… Pourtant, dès jeudi matin, le général Vincent Desportes expliquait sur place que l’intervention serait forcément longue… Qui a raison ?

La crise en RCA, qui est la énième du genre, ne se règlera pas par une intervention militaire réussie. Notre intervention comme celle au Mali doit s’inscrire dans une politique africaine de long terme. L’Afrique et notamment l’Afrique subsaharienne est un enjeu stratégique majeur pour la France dans les décennies à venir en raison de la richesse en matières premières que nous ne possédons pas et en raison de l’explosion démographique de ce continent. Son développement économique est à la fois indispensable pour maintenir la population africaine en Afrique dans des conditions de vie normale et présente une opportunité économique remarquable pour la France.

Il ne s’agit donc pas de dire que l’armée française va régler le problème de la RCA. Il faut en revanche dire que, sans intervention militaire, la situation va empirer et s’étendre à toute l’Afrique centrale. La restauration de la sécurité et de la paix en RCA est la condition indispensable pour qu’un long processus de reconstruction de l’Etat puisse démarrer. Ce processus sera long et notre présence durera plus de six mois.

N’est-il pas paradoxal, une fois de plus, de multiplier les engagements militaires à l’extérieur alors qu’on ne cesse de restreindre les budgets de l’armée ? La France a-t-elle encore réellement les moyens des ses ambitions ?

L’Afrique constitue une zone stratégique essentielle pour la France mais aussi pour l’Europe (proximité, population, matières premières). La France a encore une bonne connaissance de ce continent. Elle comprend, mieux que les autres, ses populations.

Déjà la Chine, l’Inde et le Bresil sans parler des États-Unis tournent leur regard vers l’Afrique. La France se doit d’être très présente, c’est à dire très active non seulement sur le plan militaire, mais également sur les plans minier, commercial, industriel, agricole, culturel et financier. Bref, c’est une stratégie générale. Pour cela il faut que notre armée ait les capacités d’agir et de durer pour permettre puis accompagner cette politique. L’armée est au cœur de l’action de l’État. Quelle politique étrangère possible sans armée capable d’anticiper, de dissuader, d’agir, de contrôler et d’accompagner ?

Le projet de Loi de programmation militaire (LPM) 2014-2019 ne permettra pas aux armées de relever les défis qui s’annoncent en Afrique pour les années à venir. Les engagements seront à l’évidence longs.

Une véritable politique africaine implique des moyens militaires (effectifs et matériels) prépositionnés et d’intervention qui dépassent ceux qui sont prévus aujourd’hui dans la LPM. Le président peut tout à fait décider de renforcer les armées s’il apparaît que celles-ci sont très sollicitées (plus que prévu). Il n’est donc pas anormal d’ajuster les moyens aux besoins pas toujours prévisibles. Il s’avère aujourd’hui indispensable de revoir à la hausse un budget de la Défense à l’évidence sous estimé. C’est une question de bon sens et une marque de respect pour nos soldats.

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7 décembre 2013 6 07 /12 /décembre /2013 09:10
PÉTITION
« TOUS NÉS D'UN HOMME ET D'UNE FEMME »

PÉTITION D'INITIATIVE POPULAIRE
DEMANDANT UN RÉFÉRENDUM
AU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE
Paris, mercredi 4 décembre 2013

APRÈS LE VOTE MAJORITAIRE DE LA CROATIE,
L'AVENIR POUR TOUS LANCE UNE PÉTITION POUR INSCRIRE LES ORIGINES HOMME ET FEMME DE L’HUMANITÉ DANS LA CONSTITUTION
ET SUPPRIMER LA LOI DE GENRE DE NOS INSTITUTIONS
SANS DISCRIMINER LES COUPLES DE PERSONNES DE MÊME SEXE




La Croatie a obtenu le 1er décembre par voie référendaire un "amendement" de sa constitution y définissant le mariage comme l'union d'un homme et d'une femme avec près de 65% des suffrages exprimés, dans ce pays où l'union civile est en application pour reconnaître la conjugalité des couples de même sexe.

Réclamant un referendum sur le mariage depuis plus d'un an, L'AVenir pour Tous profite de cet évènement historique pour rappeler sa vision qui n'a jamais changé chez ses fondateurs Frigide Barjot, Xavier Bongibault et Laurence Tcheng depuis le 17 novembre 2012, début du grand mouvement des Consciences, des Familles et de l'Humain. En effet, le but a toujours été de protéger la filiation biologique en rappelant que nous sommes "tous nés d'un homme et d'une femme", tout en reconnaissant le statut du couple homosexuel équivalent à celui du couple homme-femme dans une union conjugale patrimoniale hors filiation.

Cette proposition concrète respectant le couple homosexuel
, reconnue dans les médias dès le début du mouvement par Frigide Barjot et émise depuis le vote auprès des élus et candidats de tous mandats avec la Charte de Réforme de la loi Taubira, est aujourd'hui mise à disposition des citoyens dans une pétition d'initiative populaire demandant un référendum au président de la République pour inscrie la filiation dans la constitution et le couple homosexuel comme une réalité politique, juridique et institutionnelle sans changer l'anthropologie naturelle.
Nous comptons sur vous. Nous ne lâcherons personne et surtout pas vous !

 

C'est la Pétition

 

qu'il faut signer !

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6 décembre 2013 5 06 /12 /décembre /2013 21:00

Bd Voltaire

Gabrielle Cluzelle

 

C’est Mediapart qui a mis, c’est le cas de le dire, le feu aux poudres. Dans un article intitulé « Un maire UMP du Var aimerait voir brûler les Roms », il met en ligne l’enregistrement sauvage d’un conseil de quartier de Roquebrune-sur-Argens dans lequel le maire Luc Jousse tient les propos suivants : « Les Roms m’ont mis 9 fois le feu. Dans le dernier, ils se le sont mis eux-mêmes. Vous savez ce qu’ils font ? Ils piquent des câbles électriques et après ils les brûlent pour récupérer le cuivre. Et ils se sont mis à eux-mêmes le feu dans leur propre caravane. » On entend du bruit dans la salle. Le maire reprend la parole pour citer, avec une certaine complaisance, une phrase qui a jailli du public : « Ce qui est presque dommage, c’est qu’on ait appelé trop tôt les secours… Mais je l’ai pas dit. Je l’ai pas dit ! »

Le porte-parole des députés PS, Thierry Mandon, a déclaré « qu’aucune excuse, aucune justification n’était plus recevable ». Le chef de file des députés UMP, Christian Jacob, a parlé de propos « inacceptables », « choquants » et qui « justifient une sanction ». L’UMP a annoncé qu’une réunion du bureau politique du parti aurait à statuer sur son cas mercredi prochain.

Peut-être, comme le suggère Mediapart, Luc Jousse, rattrapé par des « affaires » et soucieux de la montée du Front national, tente-t-il, par ses propos outranciers et irresponsables, de donner des gages. Comme un bleu-bite qui arrive dans le régiment, il pense, lui qui n’a jamais fait alliance qu’avec la gauche, que pour séduire un public qu’il sait excédé par les Roms, il faut en faire des tonnes, et raconter des blagues dégueulasses à faire rougir un sapeur.

Mais l’affaire, évidemment, ne se résume pas à ça. Elle sous-tend une vraie question : jusqu’à quand l’action de la gauche se réduira-t-elle à appuyer sur le bouton « on » d’un mouchard caché sous la table, et jusqu’à quand la droite acceptera-t-elle de courber l’échine face à cette gauche-corbeau ? Jusqu’à quand acceptera-t-elle d’aller jouer sur le terrain adverse, toujours en défensive, les bras sur la tête pour parer les coups ? Jusqu’à quand refusera-t-elle obstinément de jouer sa propre partition ?

Une partition évidente, pourtant. Les propos de Luc Jousse et les rires complices qu’ils ont déchaînés dans la salle du conseil sont en effet très inquiétants. Parce qu’ils révèlent un climat délétère. Un insupportable climat de violence qui se développe à la faveur de l’incurie de l’État. Dans une ville où, malgré une décision de justice, la procédure d’expulsion n’est pas appliquée. Dans une ville du Sud de la France où neuf départs de feu en plein été mettent, bien sûr, en danger toute une population.

Luc Jousse, pas plus qu’avant lui Gilles Bourdouleix, maire UDI de Cholet, ou Régis Cauche, maire UMP de Croix, ne sont des psychotiques névrosés qui font une fixation sur les Roms depuis qu’ils sont hauts comme ça. Mais pour eux comme pour tant d’autres maires, le « problème rom » est kafkaïen… et le propre des problèmes kafkaïens est de vous rendre fou.

Faute de jouer sa propre partition, l’UMP tente d’en jouer deux autres à la fois, en appuyant trop fort sur les touches, avec les couacs que l’on sait : les UMP « au contact » racolent les électeurs FN avec des œillades trop appuyées, et les UMP des hautes sphères, douairières collet monté à l’auréole antiraciste vissée sur la tête, s’indignent de leurs façons de roulures, pour garder les faveurs du clergé socialiste. L’ensemble est un peu dissonant…

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6 décembre 2013 5 06 /12 /décembre /2013 20:52

 

Bd Voltaire

Le message de Christiane Taubira a manifestement été reçu 5 sur 5. En plein marasme insécuritaire, drôles d’images que celles qui nous sont parvenues de Montmédy dans la Meuse. On peut y voir des détenus effectuer un « Harlem Shake », cette danse consistant à improviser en trente secondes des mouvements déstructurés avec des gais lurons masqués. Mariages, casernes de pompiers ou encore écoles, cette mode a donc infiltré une de nos prisons françaises.

Si le côté « bon enfant » peut évidemment prêter à sourire, on peut en revanche s’étonner de voir de pareilles images en direct de nos prisons. Outre la question soulevée des complicités (qui a fourni les téléphones portables et les vestes d’uniforme de gardien ?), on ne peut que constater la déliquescence de l’autorité de l’État, une fois de plus. Si notre pays ne se trouvait pas dans un tel état de délabrement sécuritaire, on pourrait juste se dire que certains employés de l’administration pénitentiaire agissent avec beaucoup de légèreté mais cela intervient dans un climat particulièrement dégradé.

Alors que l’actualité a dirigé les projecteurs coup sur coup sur deux bijoutiers excédés par des braqueurs multirécidivistes, on ne peut que faire le rapprochement avec un discours qui déresponsabilise de plus en plus les criminels. Loin de moi l’idée d’affirmer que tous les protagonistes de cette vidéo sont des bandits de grand chemin (après tout, en France, on risque davantage de prison pour des impôts non payés que pour un viol), mais il n’en demeure pas moins qu’à l’heure où on essaie de calmer nos concitoyens en leur disant que l’État est là pour assumer ses fonctions régaliennes, ces derniers peuvent légitimement se demander si les discours sont en accord avec les actes.

Cela montre une nouvelle fois que nos prisons sont des passoires. Certes, cette fois-ci il ne s’agit « que » de téléphones portables, mais pour cette vidéo, combien de trafics de drogue, d’armes ? Comment redonner confiance dans notre système carcéral qui souffre pourtant déjà d’un manque cruel de places ? Difficile également de ne pas faire le parallèle avec le message de madame Taubira. À force de dire que les détenus sont des victimes du système, que la prison ne résout rien et qu’au fond « ce n’est pas grave », il ne faut pas s’étonner que des détenus prennent ce message au pied de la lettre. Alors que le passage par la case prison est censé proposer une réhabilitation par la coercition, par la privation et par la mise à l’écart de la société, la réalité nous explose au visage : les prisons françaises sont en fait des lieux où on peut s’aménager des moments de déconne, des lieux où on peut choisir son menu à la carte comme le témoigne la récente controverse sur les menus halal.

Le fait est qu’aujourd’hui la prison, quand on y va, fait rire. Pas tout le monde, car pour vous ou moi, ce sera un supplice, un purgatoire, mais les délinquants aguerris, ceux-là même que madame Taubira veut chouchouter et excuser, n’en ont plus peur. La République ne fait plus peur, la République n’est plus respectée.

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Published by voxpop - dans La France en résistance

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