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18 décembre 2013 3 18 /12 /décembre /2013 09:09
Bd Voltaire

C Vanestre

    
Le 17 décembre 2013
Il s’agit de favoriser l’avènement de la foule solitaire constituée d’individus sans racines, ni famille, interchangeables...
       
         

La principale menace qui pèse sur la République et sur la Nation, ces deux réalités inséparables, est le communautarisme. Le processus est toujours le même. Un groupe minoritaire exprime une revendication, celle de pouvoir vivre sa différence librement et en complète égalité avec la majorité. Il y a dans cette démarche une première perversité qui consiste à instrumentaliser le droit contre l’esprit même de la société qui l’a instauré.

Il y en a une seconde qui, à travers la notion féconde de « phobie », vise à anesthésier les résistances. Ainsi le « droit » de la minorité s’érige-t-il en obligation culpabilisante pour la majorité, contrainte de renoncer à l’affirmation d’une quelconque « identité » plus légitime à ses yeux que celles qui s’affirment d’autant plus impérativement qu’elles sont plus minoritaires. Une minorité se proclamant victime, en situation d’infériorité, peut en effet exiger des dispositions compensatrices, de la discrimination positive ou des accommodements raisonnables.

Le tour est joué : au nom de l’État de droit, on assiste à une inversion de la démocratie où régnera désormais le privilège de la minorité au détriment de la majorité et de la culture nationale à laquelle elle est attachée. Peu à peu, celle-ci devient suspecte, est décrite par les esprits éclairés comme sentant le rance ou le moisi.

Les « phobies » se multiplient : après l’homophobie qui reposerait sur l’idée scandaleuse d’une sexualité plus « normale » ou « plus compatible avec la fondation de familles et l’éducation des enfants », est venue l’islamophobie qui aurait l’outrecuidance de penser que l’islam a joué un moins grand rôle dans notre histoire que le christianisme. Les « communautés » affirment leur existence : alors même que la notion de race appuyée sur la couleur de la peau est reléguée au rang d’imbécillité notoire, une association prétend représenter les noirs comme s’il s’agissait d’une communauté et comme si la pigmentation tenait lieu d’identité. Les « gays » ont leurs jeux olympiques et sont parvenus à introduire la grotesque idéologie des genres dans l’enseignement. Les fêtes réputées chrétiennes doivent se faire plus modestes. Le sapin ou le Père Noël sont bannis des écoles de la République au nom de la laïcité alors qu’ils sont étrangers l’un et l’autre au christianisme.

Au nom du droit, on restreint la liberté d’expression qui est une des conquêtes de notre civilisation. Au nom de l’égalité, on donne à des associations communautaires les moyens nécessaires à la propagande et aux actions en justice afin de faire taire les opposants, les défenseurs de la communauté nationale et de ses traditions majoritaires. Ces communautés, si tant est qu’elles méritent ce nom, sont en contradiction sur tout. On voit mal le point commun qu’il y aurait entre l’enseignement de l’idéologie du genre et le respect des valeurs très « sexuées » de l’islam dans l’école de la République.

Pourtant, le point commun existe : il n’est pas fondateur, mais destructeur. Il ne s’agit nullement de promouvoir des diversités incompatibles, mais de gommer l’unité nationale et de condamner la majorité qui la porte, avec son histoire, sa culture, son mode de vie et ses valeurs au silence précurseur de la mort. Il s’agit de favoriser l’avènement de la foule solitaire constituée d’individus sans racines, ni famille, interchangeables, citoyens du monde si tant est qu’un monde confondu avec le marché mondial aurait encore besoin de citoyens

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Published by voxpop - dans La France en résistance
17 décembre 2013 2 17 /12 /décembre /2013 08:22
Bd Voltaire

C Vanestre

    
Le 16 décembre 2013
Le premier coup a été porté contre la famille.
Le second le sera contre la nation.
             
         

Pour le coup, le rapport gouvernemental qui préconise le retour du voile à l’école est une bombe. Le tout est de savoir si c’est du nucléaire ou si ça relève des farces et attrapes. Le contenu de l’engin est ahurissant. Il s’agit ni plus ni moins que de déposer les armes. La nation française se rend : elle renonce à son identité et affiche ses identités multiples. Elle reconnaît en se prosternant la richesse de l’héritage apporté par les migrants. Elle n’ose plus employer le terme offensant d’intégration. Elle veut gommer toute trace de différence entre le citoyen et l’étranger qui nous fait l’honneur de s’installer chez nous. Elle fait machine arrière, contrite et penaude, sur l’interdiction des signes religieux. Elle recrée une « autorité indépendante de lutte contre les discriminations », en oubliant, sans doute, que la précédente existe toujours dans le périmètre du Défenseur des droits. Elle enseignera plus que jamais les langues et l’histoire des pays d’origine. Elle ne manquera pas de se flageller publiquement en réparation des turpitudes de la colonisation et de l’esclavage. Elle proclame enfin ses nouveaux credo : la République, c’est le communautarisme ; l’intégration, c’est le compromis avec toutes les différences ; l’égalité, c’est la discrimination positive au profit des nouveaux arrivants.

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17 décembre 2013 2 17 /12 /décembre /2013 08:16
Bd Voltaire
Entretien avec Yannick Jaffré
Le 16 décembre 2013    

Entretien réalisé par Emmanuelle Duverger.

Le collectif Racine se présente comme « un groupe d’enseignants amoureux de l’école et déplorant son déclin ». Ce n’est pas le cas de la plupart des enseignants ?

Non, certains vous expliquent encore que ce déclin de l’école est une vue de l’esprit, qu’il s’agit d’une simple démocratisation de l’enseignement, et qu’il est donc nécessaire d’adapter le niveau à ce nouveau public. Et il y a ceux qui partagent notre constat de dégradation générale du système, mais qui ne proposent comme solution pour y remédier que des dispositifs qui ont déjà échoué et qui, à nos yeux, sont responsables de ce déclin.

Selon vous, quels sont les éléments qui participent à ce déclin ?

On peut distinguer trois grands axes. Le premier relève des méthodes utilisées. Nous dénonçons l’emploi de la méthode semi-globale et ce tour de passe-passe sophistiqué et de mauvaise foi qui consiste à prétendre que cette méthode n’a jamais existé alors qu’en réalité, la démarche globalisante l’a emporté sur la syllabique dès la fin des années 70. Certains instituteurs ont d’ailleurs été mal notés ou dépréciés par leur hiérarchie parce qu’ils maintenaient un enseignement syllabique strict. Nous défendons cette méthode, partout. L’appauvrissement général des programmes, à partir des années 90, et au nom de l’adaptation au nouveau public, a également participé au déclin de l’enseignement : recul de la rigueur démonstrative en mathématiques, appauvrissement des programmes de lettres, abandon de l’enseignement chronologique de l’histoire de France, etc.

Il y a ensuite des problèmes de structures. Nous plaidons pour la fin du collège unique mais en revalorisant l’enseignement par le haut et donc, en revalorisant vraiment les filières professionnelles. En faisant en sorte qu’il y ait plusieurs niveaux d’apprentissage. On pourrait même poursuivre les filières jusqu’en terminale avec des lycées professionnels revalorisés et continuer avec des classes prépa et une grande école des métiers. Il faut faire en sorte que les meilleurs élèves puissent choisir ces filières-là et les tirer vers le haut.

Mais cette sorte d’élite professionnelle n’existe-t-elle pas déjà avec le système des compagnons ?

Nous souhaiterions que les filières d’excellence professionnelle (hôtellerie, arts appliqués) soient inscrites dans des bacs pro revalorisés. Les compagnons sont un lieu d’excellence et doivent servir de modèle, mais nous voudrions mettre tous ces cursus en cohérence pour désengorger les filières générales et faire remonter leur niveau ainsi que celui des licences universitaires dont 50 % des élèves sortent aujourd’hui sans diplôme… La revalorisation de l’enseignement professionnel est vraiment le point névralgique de la réforme que nous souhaitons voir mettre en œuvre.

Enfin, troisième axe, la formation des professeurs, la crise des vocations, les conditions morales et matérielles d’exercice du métier qui en éloignent actuellement les meilleurs étudiants. La dépréciation sociale du métier, les conditions salariales ou les conditions de mutation sont autant de critères qui ne rendent pas la profession très attractive…

Voilà nos trois grandes directions de travail. Sans oublier, bien sûr, un but politique puisque nous avons des adversaires, mus par une idéologie elle-même nourrie par un certain nombre d’acteurs de l’Éducation nationale comme feu l’Institut national de recherche pédagogique, ou par un certain nombre de personnes à la tête des syndicats. Leur base, au contraire, est plutôt sympathisante de nos analyses, même si l’on constate un verrou idéologique, moral et surtout imaginaire qui empêche beaucoup de venir nous rejoindre…

On a tendance à penser que « les valeurs de gauche » sont quasi identitaires dans le milieu enseignant. Votre initiative fait-elle bouger les lignes ?

C’est exactement ce que nous souhaitons faire. Pour ma part, je suis un ancien chevènementiste. Nous souhaitons dépasser les clivages politiques. Certains qui nous ont rejoints sont de l’UMP, d’autres du FN évidemment, mais d’autres encore viennent d’une gauche patriote. Nous voulons faire bouger les lignes. Notre conception de l’école est classique et républicaine. Nous ne sommes en aucun cas en contradiction avec l’histoire de l’école de la République. Faire évoluer ces marqueurs idéologiques est une difficulté mais aussi un défi que nous tentons de relever avec gourmandise…

Vous prônez quand même des valeurs comme « ordre, discipline, sélection »

Quand on place ces vocables les uns derrière les autres, on alimente une certaine tonalité exclusivement répressive. Oui, nous plaidons pour l’autorité des maîtres. Mais nous disons bien d’autres choses. Quant à la sélection, ce n’est pas pour nous un gros mot puisque, de toute façon, elle s’opère depuis 30 ans maintenant dans une tartufferie dont, effectivement, certains professeurs de gauche bien-pensants se font les complices : la sélection s’opère par le fait, par les conditions sociales que l’on prétend combattre en défaisant l’élitisme républicain. On prétend donc lutter contre l’inégalité quand, en réalité, on l’entretient. Car, dans le système actuel, qui s’en sort et qui va intégrer les meilleures écoles ? Les enfants des milieux favorisés et les enfants de professeurs. Nous plaidons pour l’amour des œuvres classiques, pour les méthodes qui vont du simple au complexe, pour la pondération entre la répétition et l’invention. Et aussi, c’est vrai, le rétablissement de l’autorité car les lois Lang de l’été 2000 ont rendu très difficile l’application d’une sanction. Nous marchons sur nos deux jambes : autorité et discipline, mais au service de la liberté de l’esprit.

Pourquoi avoir choisi ce patronage de Racine ?

Jean Racine est l’un des grands fondateurs de la langue française classique et nous devons entretenir et exalter notre patrimoine. En outre, nous voulions revendiquer le besoin d’entretenir nos racines, celles de notre histoire, de notre culture. Enfin, le mot « racine » recoupe également une notion mathématique et convient donc aussi à nos collègues mathématiciens.

Que pensez-vous de la tentative de réforme de Vincent Peillon ?

La réforme des rythmes scolaires a été mal conduite, elle laisse une part trop importante au périscolaire et elle a désorganisé la vie des familles. Mais nous ne sommes pas opposés à une réforme intelligente des rythmes scolaires. S’agissant de la modification du statut des professeurs des classes préparatoires et de leur rémunération, nous nous y sommes d’emblée opposés, dénonçant la collusion du SNES qui a corédigé le texte… Le professeur de classe préparatoire est le cheval de Troie d’une modification plus générale du statut du professeur à laquelle nous sommes totalement opposés. Le statut auquel nous sommes soumis nous définit par l’acte d’enseigner. Et la méthode consistant à prendre aux professeurs de classes préparatoires pour donner aux classes de ZEP me paraît participer d’une malhonnêteté égalitariste. Pour nous, l’égalité est servie par l’excellence et non pas menacée par elle.

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17 décembre 2013 2 17 /12 /décembre /2013 07:31
Le Figaro Magazine

 

 

    • Par Guillaume Guichard
    • Mis à jour le 17/12/2013 à 06:19
    • Publié le 17/12/2013 à 06:00

 

Quelque 6000 «mercenaires des hôpitaux» peuvent gagner jusqu'à 15.000 euros par mois.

Le député socialiste et praticien hospitalier, Olivier Véran, dénonce dans un rapport des rémunérations de médecins intérimaires grimpant jusqu'à 15.000 euros.

Halte à la gabegie de l'intérim médical à l'hôpital. Face à «un marché qui s'est emballé», le député PS Olivier Véran propose, dans un rapport présenté ce mardi, de «plafonner et contrôler les niveaux de rémunération» des médecins intérimaires. Au total, l'intérim coûte 500 millions d'euros par an aux établissements. L'élu, également neurologue au CHU de Grenoble, propose de fixer la limite à 8000 euros net par mois, soit le salaire d'un praticien hospitalier au dernier échelon, majoré des indemnités de fin de mission et autres congés payés.

Aujourd'hui, ces quelque 6000 «mercenaires des hôpitaux» peuvent gagner jusqu'à 15.000 euros par mois, et en moyenne 2,5 fois plus qu'un praticien hospitalier salarié de même formation. Parce qu'elles sont très demandées, certaines professions médicales (anesthésiste, radiologue, médecine d'urgence) peuvent en effet mener à une «surenchère salariale», les candidats «mettant en concurrence les établissements» peu attractifs parce qu'isolés ou peu prestigieux.

Grassement rémunérés

Pour éviter la fermeture d'un service, les directeurs d'hôpitaux font donc flamber les salaires et reconduisent, mois après mois, des contrats de courte durée grassement rémunérés. Certains gonflent artificiellement le nombre de gardes qui ne sont pas toujours réellement effectuées, une critique également portée par l'Inspection générale des affaires sociales (Igas) dans son rapport de février dernier sur l'hôpital.

«Comment faire autrement lorsqu'il n'y a plus d'anesthésiste pour endormir les malades au bloc opératoire?», reconnaît Olivier Véran. Outre l'encadrement des salaires, le député réclame aussi un renforcement des contrôles et que les sanctions soient réellement appliquées, contrairement à la pratique actuelle.

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Published by voxpop - dans La France en résistance
16 décembre 2013 1 16 /12 /décembre /2013 22:04
Propos du général Lalanne-Berdouticq, en clôture d'un séminaire à l'I.H.E.D.N. (Institut des Hautes Études de la Défense Nationale) 


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Le discours que nous reproduisons ci-dessous a été prononcé par le général Lalanne-Berdouticq (ancien commandant du 3ème régiment étranger d’Infanterie et ancien chef du bureau de liaison de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban – FINUL 2), lors de la clôture d'une récente session de l'IHEDN.

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Après ces dix huit jours inoubliables à travailler ensemble, à vous forger des amitiés dont certaines seront définitives, à voir les choses différemment, voici ce que, comme votre « entraîneur » et un peu « ouvreur de voie », je voudrais vous dire. En toute liberté bien sûr et avec mon franc-parler habituel !
  Le monde est complexe et dangereux
Il est loin des « blocs » que nous avons connus des décennies durant, aussi bien que de la « fin de l’histoire » que l’on nous annonçait voici vingt ans, et encore plus loin de la « paix définitive » qui aurait permis « d’engranger les dividendes de la paix » chers à des hommes à la courte vue.
Ce monde, notre monde, reste dangereux. Comme les prophètes que personne n’écoutait dans les années 1930, je ne cesse de dire que le décuplement des dépenses militaires en Extrême-Orient depuis dix ans devrait nous inciter à mieux surveiller les diminutions insensées que subissent les nôtres. Dans l'Histoire en effet les mêmes causes produisent les mêmes effets et il y a donc tout à craindre des abandons qui se produisent chez nous.
Mais encore faudrait-il voir le monde comme il est et non comme beaucoup voudraient qu’il soit.
  • Méfions-nous du « prêt à penser »
Il est presque toujours faux et ordonné à des fins peu recommandables.
Non le Kosovo n’est pas meilleur après la campagne qu’y ont conduite les alliés en 1999, montée suite à une incroyable guerre d’intoxication médiatique diabolisant les Serbes et présentant les Albanophones comme des anges persécutés…
Il en résulta la fondation du premier pays[1] presque totalement mafieux du continent européen, dont la population originelle, serbe, a été sans pitié chassée de chez elle dans le silence des médias ; ses monastères détruits et ses maisons incendiées.
Non l’Afrique d’aujourd’hui ne vit pas mieux que du temps de la colonisation, à commencer parce que l’esclavage (personne ne le dit) et les massacres ethniques sont repartis de plus belle et que bien des Etats officiellement constitués sont en faillite aussi bien financière que politique.
Non la Libye d'aujourd'hui n'est pas meilleure que celle d'hier, puisque au demeurant elle n'existe tout simplement plus, et  que son tyran a été remplacé par d'autres, en plus grand nombre.
Non la démocratie occidentale n’est pas applicable à tous les continents et à tous les pays. D’abord parce que ce n’est pas un système unique (voyez comme la nôtre est différente de celle des Etats-Unis ou d’Israël, ou bien encore de la Grande-Bretagne) ; ensuite parce que ce système politique ne peut s’épanouir qu’au sein de peuples voyant la personne comme un individu et non comme une partie d’un tout (société personnalistes contre sociétés holistiques)…
  • Dans les grandes questions du monde...
...n’oublions jamais de considérer le paramètre démographique. Il est capital et le silence des médias et des analystes sur ces sujets en dit long sur l’aveuglement, qui ne peut qu’être volontaire, de nos élites autoproclamées.
Ainsi, quel est l’avenir de l’Allemagne, qui aura perdu sept millions d’habitants en 2030 et se verra peuplée en grande partie de ressortissants d’origine turque ? Sera-t-elle-la même ?
On sait que l’islam confond la sphère publique et la sphère privée en refusant absolument de distinguer « Dieu » et « César ». Or, cette distinction est à la base même des systèmes démocratiques.
Enfin, oublie-t-on qu’une population peut être chassée de chez elle, ou se voir remplacée par une autre, les autochtones se retrouvant alors comme étrangers sur leur propre sol ?
Sans remonter à la diaspora juive du premier siècle, pensons aux Coptes d’Egypte, aux chrétiens de Turquie et d’Asie (20% de la population en 1900 alors qu’ils sont aujourd’hui 0,02%, soit mille fois moins) ou bien encore aux Serbes du Kosovo, déjà cités (90% de la population en 1900 et moins de 10% aujourd’hui) !
Hors les idéologues, qui peut être assuré qu’en France, nous sommes à l’abri de tels phénomènes ?
Refuser d’examiner la question sous couvert de mots en « isme » est singulièrement irresponsable.
Or, entendons nous que l’on pose cette question ? Non.
Considérons aussi l’incroyable effondrement démographique de nos voisins Italiens et Espagnols et tentons d’imaginer ces deux pays dans trente ans ! « Il n’est de richesse que d’hommes », dit le proverbe.
Que sera la civilisation occidentale si, dans trois siècles, des touristes visitent nos cathédrales sans que personne ne puisse leur expliquer le sens d’un Christus pentocrator dont ils contempleront la sculpture sur le tympan, ainsi que cela se passe pour les églises de Cappadoce, alors que plus aucun chrétien ne vit aux alentours ?

> > > > > 
Rien n’est définitif dans l’histoire des hommes,  pas plus le tracé des frontières que les peuples qui s’abandonnent et doutent d’eux-mêmes.
  • Enfin, cessons de nous croire à l’abri des menaces militaires...
... au motif que nous possédons d’admirables sous-marins nucléaires.
La guerre est bien de retour et le fracas des combats des Balkans, maintenant assourdi, nous rappelle qu’elle peut s’inviter dans des contrées européennes très proches, et pourquoi pas chez nous ? Qui peut ignorer que si tout le monde (tout le monde, sauf nous !) réarme sur la planète, c’est bien pour quelque raison !
 
Et l’Europe, direz-vous !

> > > > > 
Fort bien, mais l’Europe n’est sur le plan militaire qu’une addition de faiblesses, vous le savez. Ajouter des faiblesses à d’autres faiblesses n’a jamais constitué une force mais bien une faiblesse plus grande encore[2] !
Comme le disait, je crois, Roosevelt au moment de la Grande dépression, puis au début de l’engagement américain dans la 2e guerre mondiale, « Ce que nous devons craindre le plus au monde, c’est la peur elle-même ». Or, l’histoire nous enseigne que les populations qui ont peur de la mort sont celles qui disparaissent de la surface du globe.
> > > > > 
Notre manière « d’évacuer » la mort de la vie sociale est effrayante en elle-même, car un jour ou l’autre nous devrons combattre pour notre vie, et donc la risquer. Ne pas s’y préparer c’est nous assurer de perdre cette vie à coup sûr.
> > > > >  
Cela s’appelle la lâcheté, qui n’a jamais attendri aucun adversaire déterminé ; jamais, bien au contraire.

> > > > > Rappelons-nous avec honte que certaines erreurs peuvent être commises puis recommencées : la République naissante déclara la guerre illégale en 1791 et se trouva en conflit avec l’ensemble de ses voisins deux ans plus tard. En 1928, à la Société des Nations, cet ancêtre de l’ONU, le « Pacte Briand-Kellog » déclara la guerre « criminelle » à la face du monde. Onze ans plus tard aussi bien la France que la Grande-Bretagne étaient acculées à une mobilisation générale dans des conditions désastreuses, pour aboutir à ce que l’on sait : l’occupation de  toute l’Europe sauf la Suisse, et aussi les camps de concentration. Nous n’avions pas voulu lire Mein Kampf, non plus que méditer les pensées de Lénine et voir les camps soviétiques, qui mèneraient l’un à Katyn et l’autre à Treblinka ou Sobibor.
« Le droit sans la force n’est  rien, la force sans le droit c’est la tyrannie » disait à peu près Pascal.
Souvenons-nous-en.

> > > > > 
Enfin, je voudrais insister sur le sens des mots. Discutant avec plusieurs d'entre vous pendant la session j'ai une nouvelle fois constaté que les mots n'avaient souvent pas le même sens pour l'un et pour l'autre. Je pense à un échange récent sur le mot République dont mon partenaire me disait que « Pour lui la république c'était… ».
Or, là est le danger : nous n'avons pas à dire que « Pour nous » un mot veut dire telle chose ; nous devons au contraire nous référer à sa définition exacte sinon plus aucun échange n'est possible.

> > > > > 
Reprenant l'exemple de la République, je lui disais que celle-ci se définit par trois critères et seulement trois : Un gouvernement collégial, qui obéit à des lois, et dont le mode de succession n'est pas dynastique. Un point c'est tout.
La république romaine était-elle démocratique ? Non, mais c'était tout de même une république.
Donc, ne confondons pas les mots les uns avec les autres. Ainsi de la démocratie[3], qui peut parfaitement trouver sa place dans un système monarchique comme en Grande-Bretagne et ainsi de suite.
À notre époque où le dialogue semble érigé à la hauteur de vertu et de principe cardinal des relations sociales, travaillons donc à ce qu’il qu'il soit possible au travers de mots employés dans leur juste sens. Nous aurons alors fait un grand pas vers la clarté et de saines relations interpersonnelles.
J'insiste : cette question de la précision du vocabulaire est absolument essentielle si l'on y réfléchit bien.

> > > > > 
En conclusion :
-Il nous faut chasser l’idéologie, quelle qu’elle soit ; de « droite » ou de « gauche ». C’est une maladie mortelle de l’esprit car elle fait voir la réalité au travers de systèmes d’idées, qui sont autant de lunettes déformantes.

> > > > > 
A l’idéologie il faut opposer le principe de réalité qui veut que les choses soient ce quelles sont, que cela nous plaise ou non.. Alors on peut agir en  espérant ne pas trop se tromper.

> > > > > 
Il n’y a pas de bons camps de concentration (cubains, nord-coréens, chinois) dont on ne parle jamais, et de mauvais, les nazis, dont il faut sans cesse se souvenir.
Il y a eu et il y a des camps de concentration où des innocents sont morts et meurent encore dans des conditions atroces.
Il n’y a pas l’antisémitisme, évidemment condamnable, des « néonazis », et sa variété excusable, celle des « islamistes », qui est passée sous silence. Il y a l’antisémitisme (qui d’ailleurs est un antijudaïsme), un point c’est tout.
Au nom de quoi devrait-on condamner « l’islamophobie » si l’on ne le fait pas de la « papophobie » ou de la « christianophobie » ? A-t-on vu un chrétien Chaldéen ou un Melchite se faire sauter dans une mosquée d’Irak ? Un seul ? Dès lors, comment mettre sur le même pied « les » intégrismes ?

> > > > > 
Il existe quand même une différence de nature entre un zélateur d’Al Quaeda et un Mormon, je crois.

> > > > > 
Distinguer souverainement le bien du mal, ne pas mettre à égalité le bon et le mauvais s’appelle aussi : Liberté.

> > > > > Il nous faut être convaincus que la France est et reste une grande puissance. Du moins si elle continue de le décider.
Aujourd'hui, combien de pays ont-ils une représentation diplomatique dans le monde comparable à la nôtre ? Un seul.

> > > > > 
Combien de pays disposent-ils de sous-marins lanceurs d’engins totalement conçus, fabriqués, maîtrisés par leur gouvernement national dans le monde ? Trois, et pas la Grande-Bretagne.

> > > > > 
Combien de pays disposent-ils de porte-avions de premier rang à catapulte avec une flotte aérienne adaptée, moderne et entrainée ? Deux.

> > > > > 
La France est au premier rang de toutes les grandes négociations mondiales, elle dispose d’un siège de membre permanent au Conseil de sécurité de l’ONU, ses avions volent dans tous les cieux de la planète. Elle est au premier rang de la technique, de l’art, de la littérature.

> > > > > 
Elle est au premier rang des pays possédant un patrimoine multiséculaire, admirable et entretenu.

> > > > > 
Elle est au premier rang de certains travaux de recherche, elle inonde une partie du monde de son rayonnement culturel, artistique, commercial, d’influence, et ce depuis neuf siècles sans discontinuer !

> > > > > 
Quand la France parle, on l’écoute, parfois on la jalouse et on la brocarde de temps en temps,  mais on l’écoute et son message est souvent reçu. C’est un fait.

> > > > > 
Cependant… restons modestes et cessons de donner des leçons au monde entier, car, comme d’autres, nous n’avons pas que des qualités. Le blanc de notre drapeau n’est hélas pas immaculé. Nous avons aussi de graves défauts : nous sommes souvent arrogants, légers, hâbleurs, désunis, insupportables.

> > > > > 
Nous voulons répandre les Droits de l’Homme sur le monde, mais nous avons inventé le génocide sous le terme de populicide, puis l’avons mis en œuvre en Vendée en 1793. Nous sommes (avec raison) pour la tolérance religieuse, mais… des Dragonnades de Louis XIV[4] aux « baptêmes républicains » de Carrier à Nantes ou aux lois d’Emile Combes en 1905[5], nous savons aussi persécuter nos concitoyens pour leurs convictions religieuses…

> > > > > 
Cependant et tout bien considéré, soyons fiers de ce que nous sommes, mais avec mesure.

> > > > > 
Soyons fiers de notre héritage multiséculaire, en ayant conscience de ce quenous sommes les « débiteurs insolvables » des richesses léguées par nos ancêtres.
Nous ne pourrons jamais rembourser cette dette, qui nous oblige.
Mais soyons aussi convaincus que cet héritage est fragile et peut s’effondrer en quelques années, voire quelques mois si des événements dramatiques venaient à se produire et auxquels nous n’aurions pas fait face à cause de notre impréparation, de notre inconscience, ou parinconsistance ouimprévoyance.
> > > > > 
Voyez comme s’est écroulé l’Ancien régime en quelque semaines[6], ou encore le tsarisme, le communisme, la Vienne impériale, sans parler des empires romain, moghol, khmer ou aztèque…
> > > > > 
Ce formidable patrimoine, notre patrimoine (matériel et immatériel) est fragile et se trouve entre nos mains.
> > > > > 
Alors restons vigilants et combattons les idées dangereuses pour l’avenir, tout en travaillant d’arrache-pied à l’unité de notre nation, qui en a de jour en jour plus besoin.
Nous savons de mémoire séculaire, depuis Bouvines pour le moins, que la France unie est victorieuse des défis.
Désunie elle se dissout et, qui sait, pourrait disparaître.
Cela ne se doit pas.
Alexandre Lalanne-Berdouticq

> > > > >
[1]
Grand comme un département de chez nous : 10 000 km2 et un million d’habitants…
[2] Dix estropiés au départ d’un cent mètres olympique ne feront pas un champion !
> > > > >
[3] Dont la caractéristique essentielle est que le siège de la souveraineté se tient « dans la personne du peuple », qui délègue ou non son autorité à des mandataires (démocratie directe ou indirecte).
[4] Contre les Protestants
> > > > >
[5] Contre les Catholiques
[6] Il a succombé à des crises multiples et simultanées : économique avec des dettes abyssales et une fiscalité inopérante et injuste, une défiance du peuple dans ses élites qui ne le représentaient plus, l’incapacité du système à se réformer et un pouvoir impuissant qui refusait de voir la réalité. Comparons avec aujourd’hui…
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Published by voxpop - dans La France en résistance
16 décembre 2013 1 16 /12 /décembre /2013 21:54

Valeurs Actuelles

 

Justice. 70 députés UMP proposent une loi  qui octroierait un droit d’appel pour les victimes dans le cadre de la réforme pénale.  

70 députés de l’UMP, dont Henri Guaino et Marc Le Fur, emmenés par Etienne Blanc, député UMP de l’Ain, dénoncent une aberration du système judiciare : les victimes n’ont pas la possibilité d’interjeter appel dans un procès pénal après une décision d’acquittement ou de relaxe contre l’avis des magistrats. Or, ce droit est octroyé aux délinquants. Ce déséquilibre entre les parties au procès est ancien mais est aujourd’hui critiqué par des associations, des politiques ou certains magistrats. Etienne Blanc de pointer du doigt le décalage qu’il existe entre victimes et agresseurs : « si les victimes sont présentes tout au long de la procédure pénale en tant que parties civiles, ont droit à une confrontation, à obtenir des actes de l’instruction et à réparation, il est étonnant qu’elles ne puissent faire appel au même titre que le procureur ou la défense ».

De ce fait, ils proposent une loi destinée à réparer cette iniquité. « Certes la procédure pénale protège la société. Mais il faut pouvoir inclure les victimes exposées, à titre individuel, en première ligne à la délinquance. Il n’y a pas de raison qu’au moment du jugement, elles disparaissent purement et simplement, et n’aient pas le droit à une seconde lecture. C’est parfaitement inéquitable » estiment-ils.

Une proposition que soutient l'Institut Pour la Justice (IPJ) qui a contribué à la rédaction du texte en apportant le soutien de ses experts. Contacté par Valeurs actuelles, Alexandre Giuglaris, son Délégué Général confie : "Aujourd’hui la victime est un citoyen de 2ème zone auquel on refuse l’égalité des droits. Elle  bénéficie de moins de protection et de considération que son agresseur de la part de la justice". Il insiste pour que le statut de victime soit pleinement reconnu en précisant que « ce droit permettrait de rapprocher la justice des citoyens, notamment parce que voir son statut de victime reconnu est la première étape pour se reconstruire. Il ne s’agit évidemment pas de rechercher la vengeance, mais au contraire l’apaisement dans les cas où la culpabilité avait été reconnu par le Parquet ».

Un rapprochement qui semble aujourd’hui bien nécessaire après l’affaire du « mur des cons » du, très à gauche, Syndicat de la Magistrature où des pères de victimes avaient été épinglés aux côtés de nombreuses personnalités, essentiellement de droite. Ce rapprochement magistrats/citoyens sera malgré tout difficile quand on connaît l’opposition traditionnelle des principaux syndicats de magistrats à l’instauration d’un droit d’appel des victimes global ou limité au cas de relaxe et d’acquittement. 

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16 décembre 2013 1 16 /12 /décembre /2013 21:43

Valeurs Actuelles

 

Luchini. Invité lundi soir de l’émission « C a vous » sur France 5, Fabrice Luchini s’est livré à une attaque en règle du gouvernement. Le couple exécutif n’a pas échappé à ses critiques mordantes. A contrario, l’acteur a fait part de son estime pour l’ancien président Nicolas Sarkozy. 

D’emblée, le ton est donné : « Vous savez, moi, je ne déteste pas du tout Nicolas Sarkozy. Je le connais pas mal. Non mais, pour les acteurs, quand tu disais ça il y a quelques années, t’étais comme un pote à Goering. Tu vois ce que je veux dire ? Donc là je le dis maintenant, il n’est plus aux affaires ».  Les propos sont décapants. Rompant avec le politiquement correct, il dénonce en filigrane l’omerta qui règne dans les milieux culturels parisiens.

Puis il s’est laissé aller à décrypter la situation politique et à brosser le portrait du couple exécutif. Hollande est le premier servi : « Moi je les aime beaucoup les hommes politiques. Hollande, je l’aime beaucoup aussi. Mais il ne tient plus la baraque. J’ai l’impression que la baraque n’est plus tenue du tout ».

Faisant référence à la réforme fiscale lancée par le Premier ministre, Luchini déclare : « L’impulsion de Ayrault sur les impôts n’était pas mauvaise. Mais faut que ça se fasse un peu avec le Parlement. Mais pas des initiatives comme ça. C’est une des plus grandes réformes. Pourquoi il fait ça à l’Américaine ? ». Et de poursuivre : « On dirait que c’est plus tenu, la turne (nldr : maison). Faut que ça soit repris en main ».

Puis il dresse un portrait au vitriol de Jean-Marc Ayrault : « Jean-Marc Ayrault, on sent bien que c’est un brave homme. On ne sent pas le pervers, on ne sent pas le touzard (ndlr : partousard). On voit bien que Jean-Marc Ayrault il se fait pas des turlutes avec DSK, avec des cochonnes…Tu vois ce que je veux dire, il n’a pas de caméscope pendant qu’il y a une femme sur lui… » déclame-t-il sans achever sa phrase. « Il est pas comme ça, Jean-Marc Ayrault. On sent qu’il n’a pas niqué le fisc. Il ne doit pas gagner beaucoup d’argent (…) On sent que ce n’est pas quelqu’un de pervers. C’est un brave homme et un honnête homme ». Et de finir par : « Mais il n’a pas écrit le Voyage au bout de la nuit, c’est ça le problème ». 

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16 décembre 2013 1 16 /12 /décembre /2013 21:15
Posted On 27 nov 2013

Il y a une constante en France, c’est sa tolérance envers les humiliations provenant des Algériens qui haïssent la France.

Ce mardi 19 novembre 2013, c’est la ville de Toulouse, ou a sévi le barbare terroriste franco-algérien Mohamed Merah, qui s’est laissée insulter par la « racaille arabe ».

Des centaines de supporters de l’Algérie qui défilaient pour fêter la victoire de leur pays d’origine, qualifié pour le Mondial de football, se sont réunis devant la mairie de Toulouse.

Il arrache le drapeau français sous les applaudissements

Puis, un supporter escalade l’un des murs de l’édifice, se dirige vers le mât où est accroché le drapeau français, et l’arrache sous les applaudissements de la foule.

Tout en scandant “one two three viva l’Algérie”, un autre jeune a alors hissé le drapeau algérien sur la mairie.

La vidéo se termine sans que l’on sache ce qui s’est passé, et si la police a finalement identifié le responsable de la violation du drapeau français.

Plus tôt dans la soirée, plusieurs centaines de supporters de l’équipe algérienne s’étaient rassemblés dans le quartier parisien de Barbès (XVIIIe arrondissement) pour célébrer la qualification de leur équipe nationale. Ici aussi, les drapeaux algériens flottaient sans gêne. Une importante colonie algérienne réside à Barbès. Le trafic sur la ligne 2 du métro a dû être interrompu en raison de la présence de plusieurs personnes sur un viaduc au dessus des rails.

Des supporters de l’Algérie se sont également réunis dans le centre ville de Strasbourg en brandissant des drapeaux algériens. A Marseille, des incidents se sont produits dans le quartier du Vieux-Port de Marseille.

 

Si les Algériens de France continent à violer le symbole de la souveraineté de ce pays qui les accueille, selon un plan manifestement prémédité et d’envergure nationale, c’est parce qu’ils estiment – dans leur fort intérieur – que les citoyens français ainsi que leurs hommes politiques (et surtout les élus de la République) sont des lâches, des faibles, qui ne peuvent pas réagir. Ces comportements seraient inimaginables sur le territoire algérien.

La France, par peur des émeutes de sa communauté musulmane, tolère tout ou presque. La loi du plus fort règne, et surtout celle du plus nombreux. A ce jeu, les arabes ont vu juste, il faut le reconnaître.

Depuis plusieurs années, en France, les insultes contre la France faible et passive augmentent, comme la Marseillaise, qui est systématiquement sifflée par des Français d’origine maghrébine, notamment au cours de matchs de foot. Lors des mariages, ils agitent, à l’intérieur et à l’extérieur de la mairie, leurs drapeaux algériens.

La gauche les applaudit. Mais si un Français avait le malheur de sortir, avec la même fierté, un drapeau français, cette même gauche le traiterait de xénophobe.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Souhail Ftouh pour Dreuz.info.

A propos de l'auteur
Spécialisation : droit et politique du monde arabo-musulman. Souhail Ftouh est avocat au barreau de Tunis, et délégué de l'organisation "Avocats Sans Frontières" pour la Tunisie.

 

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16 décembre 2013 1 16 /12 /décembre /2013 09:05
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16 décembre 2013 1 16 /12 /décembre /2013 08:37
Bd Voltaire
Entretien avec Aymeric Chauprade

Le 15 décembre 2013

Entretien réalisé par Nicolas Gauthier.

Le choc des civilisations, il y a ceux qui en font un fonds de commerce, ceux qui le redoutent, sans oublier ceux qui le suscitent. Où vous situez-vous dans cette béchamel ?

Dans aucun de ces camps. Je suis un réaliste. La réalité historique s’impose à moi, c’est tout et je n’ai pas à la refaire à mon goût. Et l’histoire dans la longue durée, c’est le choc des civilisations et des peuples. Comment nier d’ailleurs le choc multiséculaire entre l’Occident et l’islam ? Bien évidemment, ce choc est à nuancer par le jeu des nations, lesquelles ont pu faire des choix contradictoires. Je sais très bien que la France de François Ier était alliée à l’Empire ottoman et que nous n’étions pas du côté de la civilisation chrétienne à Lépante. L’histoire est complexe, nuancée. Mais, dans la longue durée, la civilisation est ce qui compte par-dessus tout. C’est ce qui reste quand tout ou presque a changé, a pu dire un historien. En tant qu’historien, je constate le choc ; en tant que politique, je soutiens le dialogue (des civilisations) mais j’ai le devoir de ne pas être angélique face à l’islamisation.

Aujourd’hui, deux constats s’imposent à nous. Le premier tient au fait que dans le monde musulman, alors que les tentatives nationalistes laïcisantes (Nasser, Saddam Hussein, Bourguiba, Kadhafi…) sont désormais derrière nous, l’islam comme projet politique (mais l’islam n’est-il pas, par essence, un projet politique ?) revient en force partout. Et ce retour ramène la femme à une place d’infériorité évidente, comme il ramène les minorités non sunnites (chiites ou chrétiennes) à un statut d’infériorité. Cette révolte du monde musulman contre le glissement qui s’était produit vers des standards occidentaux, cette révolte contre une « mondialisation-occidentalisation », qui peut la nier ? Les prétendus printemps arabes ne se sont pas faits pour installer la démocratie occidentale. Ils sont l’expression de la réislamisation du monde arabe. Cette révolte va des Frères musulmans à Al-Qaïda, de l’expression politique à l’expression terroriste. Or, nous serons obligés d’en tenir compte, dans les années à venir, d’autant plus que la démographie sera largement à l’avantage de la rive sud de la Méditerranée. Malheureusement, parce que l’Européen est un oublieux de l’histoire, il laisse progressivement l’islam se rapprocher de lui en matière de capacités militaires.

Le deuxième constat est que ce réveil de l’islam se combine, en Europe de l’Ouest (mais de plus en plus, aussi, en Europe centrale, je le vois en Autriche), avec une immigration de masse en majorité musulmane, ce qui produit l’islamisation de l’Europe. En imposant le modèle du multiculturalisme au détriment de l’assimilation, l’Union européenne se révèle être la meilleure alliée de l’islamisation. C’est la raison pour laquelle il est impossible de combattre l’islamisation de l’Europe si l’on ne libère pas celle-ci de l’Union européenne.

À regarder plus loin en arrière, les guerres intra-européennes, n’auraient-elles pas été plus meurtrières que les conflits ayant opposé Orient et Occident ?

D’abord, il est dangereux de comparer les époques en matière de bilans humains. Ce sont les seuils technologiques qui expliquent avant tout ces bilans terribles. Il est évident que les guerres intra-européennes modernes ont tué des millions d’Européens du fait même de la puissance de feu au XXe siècle qui n’a rien à voir avec celle des XVIe et XVIIe siècle au moment où l’Europe affrontait l’Empire ottoman. Donc, je ne crois pas que la comparaison soit pertinente sur le plan quantitatif.

Et d’ailleurs, l’affrontement entre ces nations européennes, logées sur de petits territoires avec des démographies limitées, s’avère être l’un des facteurs les plus essentiels du progrès technologique européen – progrès qui a contribué à sa supériorité sur les autres civilisations à partir du XVIe siècle. Ce que je veux dire, c’est que jusqu’au XIXe siècle, on peut considérer que les guerres intra-européennes ont davantage été un moteur de puissance pour les Européens qu’un frein. Le XXe siècle, en revanche, a été un véritable suicide européen qui a conduit à son déclassement au profit des États-Unis.

La question des guerres entre Orient et Occident est très différente. L’islam a pu donner l’illusion d’une supériorité sur les autres civilisations durant les trois premiers siècles parce qu’il s’est étendu très vite. En réalité, il a recouvert, avec une facilité déconcertante, les vides démographiques ; mais a buté sur les civilisations denses, l’Europe féodale, l’Inde, la Chine, la Russie. Les croisades, première contre-offensive européenne à l’islam, puis l’ouverture des routes maritimes au XVIe siècle, ont donné aux Européens l’avantage grâce au contournement de l’islam pour gagner l’Asie.

Ce qui est certain, c’est que, dans l’imaginaire musulman, il y a cette idée que la marche normale du monde aurait dû être la continuation de l’expansion des premiers siècles jusqu’à l’unité islamique mondiale. Si vous étudiez les idéologies du monde arabe, qu’elles soient nationalistes ou islamistes (les deux seuls modèles importants en réalité), vous constatez qu’elles sont toutes mues par l’objectif de la revanche sur l’Occident chrétien.

C’est donc terrible à dire, mais je pense que si le monde musulman rattrapait l’Occident en puissance, nous connaîtrions un enfer bien pire que celui que nos expéditions guerrières font subir épisodiquement aux peuples musulmans. Ce serait une terrible revanche de l’histoire. Je ne le souhaite pas, mais ce n’est pas pour autant que je soutiens des guerres inutiles dans le monde musulman. Je ne vois pas en quoi massacrer régulièrement une famille de dix personnes en Afghanistan, à coups de « jeu vidéo-drone », pour tuer un hypothétique taliban, peut contribuer à la sécurité des Américains ou des Européens. Ce sont des crimes injustes qui renforcent la haine des musulmans à l’encontre de l’Occident. Imaginez un enfant qui voit un missile venu de nulle part (commandé par un type derrière une console à des milliers de km) découper en morceaux ses parents, ses frères et soeurs. Il y a l’horreur doublée de l’humiliation. Croyez-vous qu’il puisse entendre quelque chose à la théorie de l’exportation de la démocratie par l’Occident ?

L’ancestrale opposition entre thalassocratie et tellurocratie, soit le Vieux et le Nouveau Monde, vous paraît-elle être une ligne de fracture toujours pertinente ?

Oui, je le pense. Je pense que deux modèles géopolitiques possibles s’opposent pour les Européens : le bloc transatlantique, dominé par les Américains – ce que nous avons aujourd’hui, au fond, et qui fait de l’Union européenne un ventre mou de l’Amérique – et le modèle continental, qui serait Paris-Berlin-Moscou, et qui changerait complètement les données géopolitiques mondiales. Je pense que toute la géopolitique américaine continue de reposer sur la pensée de Mackinder, qui réfléchissait à la manière de conserver aux puissances maritimes (Angleterre, puis États-Unis) l’avantage sur les éventuelles unités continentales. La meilleure manière de sauver les équilibres planétaires et repousser la perspective d’une guerre mondiale entre un bloc atlantique et la Chine (et où serait alors la Russie ?), c’est d’avoir une Europe-puissance et un monde multipolaire. La construction de l’Europe-puissance passe par la destruction de l’édifice bruxellois, qui aliène les Européens à l’Amérique, pour le remplacer par une Europe confédérale, fondée sur les synergies de puissance.

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