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21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 07:56

 

Ce que je veux dire aux Français
J'ai longuement hésité avant de prendre la parole. D'abord parce que je sais qu'il existe des sujets prioritaires pour nos compatriotes, à commencer par l'explosion du chômage. Ensuite, parce que, depuis deux ans, je me suis tenu à la décision de silence et de retrait que j'avais annoncée au soir du second tour de l'élection présidentielle de 2012. Contrairement à ce qui s'écrit quotidiennement, je n'éprouve nul désir de m'impliquer aujourd'hui dans la vie politique de notre pays. Je ne suis animé par aucune velléité de revanche et ne ressens nulle amertume à l'endroit des Français qui m'ont fait l'immense honneur de me confier, durant cinq ans, les rênes de notre pays. J'ai par ailleurs trop conscience des peines, des souffrances et des inquiétudes qu'endurent chaque jour tant de nos compatriotes pour ne pas mesurer la chance qui m'a si souvent accompagné tout au long de ma vie. Cette réalité mêlée à mon tempérament fait qu'aussi loin que je m'en souvienne je n'ai jamais aimé me plaindre. À 59 ans, il est sans doute trop tard pour changer. En tout cas, sur ce point…
Et pourtant, je crois qu'il est aujourd'hui de mon devoir de rompre ce silence. Si je le fais, c'est parce que des principes sacrés de notre République sont foulés aux pieds avec une violence inédite et une absence de scrupule sans précédent. Si je le fais par le moyen de l'écrit et non celui de l'image, c'est parce que je veux susciter la réflexion et non l'émotion.
Qui aurait pu imaginer que, dans la France de 2014, le droit au respect de la vie privée serait bafoué par des écoutes téléphoniques? Le droit au secret des conversations entre un avocat et son client volontairement ignoré? La proportionnalité de la réponse pénale, au regard de la qualité des faits supposés, violée? La présomption d'innocence désacralisée? La calomnie érigée en méthode de gouvernement? La justice de la République instrumentalisée par des fuites opportunément manipulées?
Que chacun réfléchisse à ce bref inventaire car demain il pourra, à son tour, être concerné. C'est de moi qu'il s'agit aujourd'hui. Je ne suis pas une victime. Je peux me défendre. Je peux en appeler au bon sens des Français, de gauche comme de droite. Tous n'auront pas et n'ont pas cette chance.
Ancien président de la République, je suis devenu un citoyen comme les autres. C'est la règle démocratique. Qui d'ailleurs pourrait prétendre que je l'ai, si peu que cela soit, enfreinte? En vingt mois, j'ai subi quatre perquisitions qui ont mobilisé trois juges et quatorze policiers. J'ai été interrogé durant vingt-trois heures parce que l'on me suspectait d'avoir profité de la faiblesse d'une vieille dame! Des milliers d'articles rédigés à charge ont été publiés. Sur le sujet, que reste-t-il de cette boue complaisamment répandue? Rien, si ce n'est une décision de non-lieu après que toutes les investigations possibles ont été engagées. J'ai eu envie de crier: «Tout cela pour cela.» Mais je n'ai rien dit au nom du devoir que me créent les responsabilités qui furent les miennes. J'ai tout accepté, confiant dans la justice et surtout dans la vérité.
Et que dire de la prétendue affaire Karachi où, après des années d'enquête, les magistrats ont fini par découvrir que je n'y avais, au final, assumé aucune responsabilité. Là aussi, cela n'a pas empêché des centaines d'articles à charge.
Puis l'on s'est aperçu que j'avais été le seul de tous les candidats à avoir dépassé, durant la campagne présidentielle de 2012, les montants de dépenses autorisés! De ce fait, je fus reconnu fautif d'un dépassement de 2,1 %. La sanction fut, pour la première fois dans l'histoire de la République, la suppression de 100 % des financements publics. Le 9 juillet 2013, il nous a fallu rembourser 11,3 millions d'euros, dont j'étais caution à titre personnel. Grâce aux soutiens de 137.000 Français et à la mobilisation de ma famille politique, ce fut réalisé en deux mois. Comment leur dire mon immense reconnaissance? Cette fois encore, je n'ai rien dit. J'ai tout accepté.
Sans l'ombre d'une preuve et contre toute évidence, me voici accusé d'avoir fait financer ma campagne de 2007 par M. Kadhafi. On a parlé d'un virement de 50 millions d'euros! Un détail… Après des mois d'enquête, des dizaines de commissions rogatoires, la justice n'a trouvé ni virement, ni banque de départ, ni banque d'arrivée. Toute l'accusation repose sur les témoignages «crédibles» du fils de M. Kadhafi et de son entourage, sans doute une référence morale, et de celui de M. Takieddine, dont on connaît aujourd'hui le passif judiciaire.
J'ai déposé plainte contre Mediapart pour faux et usage de faux à la suite de la publication d'un faux grossier. Ma plainte a paru suffisamment crédible pour que ses dirigeants soient placés par la justice sous statut de témoin assisté.
Le simple bon sens devrait amener à considérer que la guerre que nous avons conduite en Libye a duré dix mois. Durant cette période, si M. Kadhafi avait eu le moindre document à utiliser contre moi, pourquoi ne l'a-t-il pas fait, alors même que j'étais le chef de la coalition contre lui?
Or voici que j'apprends par la presse que tous mes téléphones sont écoutés depuis maintenant huit mois. Les policiers n'ignorent donc rien de mes conversations intimes avec ma femme, mes enfants, mes proches. Les juges entendent les discussions que j'ai avec les responsables politiques français et étrangers. Les conversations avec mon avocat ont été enregistrées sans la moindre gêne. L'ensemble fait l'objet de retranscriptions écrites dont on imagine aisément qui en sont les destinataires!
Ajoutant l'illégalité à l'illégalité, on n'hésite pas à publier des extraits tronqués et mensongers de ces mêmes enregistrements. Qui a donné ces documents alors même qu'aucun avocat n'a accès à la procédure? Les seuls détenteurs en sont les juges ou les policiers… Sont-ils au-dessus des lois sur le secret de l'instruction?
On me met sur écoute en septembre 2013 pour des faits supposés de corruption qui auraient été commis en 2007! On le fait, non parce que l'on dispose d'indices, mais parce que l'on espère en trouver. Aujourd'hui encore, toute personne qui me téléphone doit savoir qu'elle sera écoutée. Vous lisez bien. Ce n'est pas un extrait du merveilleux film La Vie des autres sur l'Allemagne de l'Est et les activités de la Stasi. Il ne s'agit pas des agissements de tel dictateur dans le monde à l'endroit de ses opposants. Il s'agit de la France.
Suis-je en droit de m'interroger sur ce qui est fait de la retranscription de mes conversations? Je sais, la ministre de la Justice n'était pas au courant, malgré tous les rapports qu'elle a demandés et reçus. Le ministre de l'Intérieur n'était pas au courant, malgré les dizaines de policiers affectés à ma seule situation. De qui se moque-t-on? On pourrait en rire s'il ne s'agissait de principes républicains si fondamentaux. Décidément, la France des droits de l'homme a bien changé…
Heureusement, des milliers d'avocats, quelles que soient leurs sensibilités, ont décidé que trop, c'était trop. Avec le bâtonnier à leur tête, ils veulent faire entendre cette vérité qu'un avocat dans l'exercice de ses fonctions doit être protégé de la même manière qu'un journaliste. Dans la République, on n'écoute pas les journalistes, pas davantage que les avocats dans l'exercice de leurs fonctions!
Mais cela n'est pas tout. Mon propre avocat se trouve accusé d'avoir abusé de son influence auprès de notre juridiction suprême. Cette fois, fini de rire, car c'est à pleurer d'indignation. Son «crime»: être l'ami depuis trente ans d'un avocat général à la Cour de cassation, un des plus fameux juristes de France, à qui il a demandé des avis sur la meilleure stratégie de défense pour son client. Le problème, c'est que le client, c'est moi. Alors «le conseil» devient un «trafic d'influence» supposé. Peu importe que ce magistrat ne puisse exercer la moindre influence sur une chambre criminelle dans laquelle il ne siège pas. Détail, encore, que le gouvernement monégasque ait solennellement déclaré qu'il n'y avait jamais eu la moindre intervention. Dérisoire, le fait que le poste, auquel ce magistrat postulait pour après sa retraite, ait été pourvu un mois avant qu'il ait pensé à en signaler l'existence à mon avocat.
Tout ceci ne résiste pas à l'évidence. Eh bien, cela n'a pas empêché trois juges et vingt policiers de multiplier les perquisitions aux domiciles et au bureau de mon avocat, quatorze heures durant! Après avoir démonté sa machine à laver et exigé, qu'au moment de sa douche, à 6 h 30 du matin, il laissât la porte ouverte. La juge en charge est repartie avec ses téléphones. Dois-je considérer comme une anecdote le fait que cette magistrate soit membre du Syndicat de la magistrature? Ce syndicat désormais célèbre pour avoir affiché dans ses locaux le tristement fameux «mur des cons», où j'occupe une place de choix! Dois-je considérer qu'il s'agit d'un exercice serein et impartial de la justice? Augmenterai-je la gravité de mon cas en informant mes lecteurs que l'un des juges qui enquêtent sur le prétendu financement Kadhafi est celui-là même qui a signé, en juin 2012, l'appel des quatre-vingt-deux juges d'instruction, dont le ciblage de ma personne et de ma politique est transparent? Au moins dois-je être tranquillisé sur la clarté des opinions politiques d'un magistrat dont le devoir est pourtant d'enquêter à charge et à décharge. Pour la charge, je crois que l'on peut être confiant, mais pour la décharge… Quel justiciable voudrait connaître une situation semblable?
Et pourtant, envers et contre tout, je garde confiance dans l'institution judiciaire, dans l'impartialité de l'immense majorité des juges, dans la capacité de la justice à ne pas se laisser instrumentaliser.
Mon propos n'est pas de me plaindre. Je ne demande à personne de s'apitoyer sur mon sort. Ce texte est un appel à la conscience, aux convictions, aux principes de tous ceux qui croient en la République.
Aux Français qui n'ont pas voté pour moi, je demande d'oublier mon cas personnel et de penser à la République et à la France. Au nom de leurs propres convictions, peuvent-ils accepter ces violations répétées de nos principes les plus chers?
À ceux qui me sont attachés, je veux dire que je n'ai jamais trahi leur confiance. J'accepte tous les combats à condition qu'ils soient loyaux. Je refuse que la vie politique française ne fasse place qu'aux coups tordus et aux manipulations grossières.
Je veux affirmer que je n'ai jamais demandé à être au-dessus des lois, mais que je ne peux accepter d'être en dessous de celles-ci. Enfin, à tous ceux qui auraient à redouter mon retour, qu'ils soient assurés que la meilleure façon de l'éviter serait que je puisse vivre ma vie simplement, tranquillement… au fond, comme un citoyen «normal » !

NS

 

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21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 07:43

Ils ont plaidé devant le président de la République «une crise de confiance sans précédent qui affecte les relations entre la société civile et la justice, et celle entre avocats et magistrats». Jeudi matin, Maîtres Jean-Marie Burguburu, président du Conseil national des barreaux (CNB), Pierre-Olivier Sur, bâtonnier de Paris, Laurent Martinet, son vice-bâtonnier, et Marc Bollet, président de la Conférence des bâtonniers, ont rappelé durant l'entretien d'une heure qui leur a été consacré combien «les perquisitions menées dans le cadre de l'affaire des écoutes de Nicolas Sarkozy ont choqué une grande partie de la profession qui ne comprend pas l'ampleur des mesures prises dans ce dossier».«C'est une crise gravissime de la justice et du politique cristallisée par le dossier Herzog-Sarkozy», a fait valoir Pierre-Olivier Sur, rappelant au passage que«s'il n'y a pas de décision politique à ce sujet, c'est Bruxelles qui s'en chargera». Jean-Marie Burguburu fait, lui, incidemment remarquer que«les écoutes et les perquisitions des cabinets d'avocat qui étaient jusque-là un tabou se banalisent. Nous sommes passés d'un cas par an à une dizaine. Même si cela peut paraître minime au vu des 60 000 avocats français, c'est toujours dix fois plus que par le passé».

Un message auquel François Hollande a préféré répondre en demandant à ses interlocuteurs«de prendre de la hauteur». Une façon comme une autre de ne pas évoquer les affaires en cours, au nom de «son rôle de garant des libertés publiques et de l'indépendance de la justice». S'il doit y avoir une réforme des écoutes des avocats, cette dernière ne peut se faire«dans la précipitation». Elle devra prendre place dans une refonte plus vaste de la justice, celle amorcée par Christiane Taubira en janvier dernier a défendu le chef de l'Etat. Selon ses visiteurs, le président a soupiré: «Vous savez comment sont les magistrats…»

« Les avocats ne sont pas au-dessus des lois et ne demandent pas à l'être  »

 

Pierre-Olivier Sur a également évoqué l'«opération Écureuil», un dispositif visant à s'opposer à toute perquisition de l'ordre des avocats par une mobilisation sans précédent du barreau de Paris. Le bâtonnier n'a pas manqué de rappeler au président de la République, que«si un tel événement se produisait, ce serait 10 000 avocats qui envahiraient le palais de justice dès les premières heures». «Ces images feraient le tour du monde en quelques minutes», a-t-il ajouté. François Hollande a alors rappelé qu'il avait lui-même été avocat et donc toujours attentif aux préoccupations actuelles de la profession. «Qui sait si je n'y serais pas moi-même», a-t-il plaisanté. «Vous non, Monsieur le président, mais votre fils, qui est inscrit au barreau, nous l'espérons bien», ont rétorqué ses interlocuteurs.

Les avocats ont donc défendu leur proposition: la création d'une haute autorité chargée de statuer sur la légalité des mises sur écoute. Il ne s'agit«ni d'une demande d'immunité ni d'impunité. Les avocats ne sont pas au-dessus des lois et ne demandent pas à l'être», ont-ils martelé, tout en demandant à ce que le juge d'instruction ne puisse décider des interceptions téléphoniques qu'en cas «d'indices graves et concordants laissant présumer que l'avocat participe ou a participé à la commission d'un crime ou d'un délit». Ils suggèrent un renforcement du rôle du juge des libertés, ou de celui du président du tribunal, ou encore une extension des pouvoirs de la Commission nationale de contrôle des interceptions de sécurité qui gère les écoutes administratives. Dans le cas d'écoutes d'avocats, cette commission mobiliserait un haut magistrat, un représentant de la société civile ainsi que le bâtonnier de l'avocat concerné. Mais le président a rappelé à ses interlocuteurs qu'il fallait garder à l'esprit la dimension budgétaire, la justice ayant peu de chances de voir son budget augmenter…

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20 mars 2014 4 20 /03 /mars /2014 23:32

A l’occasion de la venue  Manuel Valls dans l’Isère, une manifestation de protestation a été organisée  par l’UMP38 afin de réclamer des policiers supplémentaires plutôt que des discours de campagne électorale.

Un communiqué de presse  a été lancé pour demander à ceux qui ont été victimes d’un PV de stationnement de l’apporter  au Ministre.

 

 

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20 mars 2014 4 20 /03 /mars /2014 22:47

 

 

Pour sa première grande intervention depuis la présidentielle de 2012, l'ancien président répond, dans une tribune au Figaro, aux attaques dont il est la cible.

 


C'est par écrit, dans les colonnes du Figaro, que Nicolas Sarkozy a choisi de s'exprimer. L'ancien président de la République répond dans un long texte intitulé «Ce que je veux dire aux Français» à l'ensemble des accusations qui le visent ou qui l'ont visé depuis qu'il a quitté le pouvoir, le 16 mai 2012. «J'ai longuement hésité avant de prendre la parole (…) depuis deux ans, je me suis tenu à la décision de silence et de retrait que j'avais annoncée au soir du second tour de l'élection présidentielle de 2012 (…) Et pourtant je crois qu'il est aujourd'hui de mon devoir de rompre ce silence. Si je le fais, c'est parce que des principes sacrés de notre République sont foulés aux pieds avec une violence inédite et une absence de scrupule sans précédent.»

«Voici que j'apprends par la presse que tous mes téléphones sont écoutés depuis maintenant huit mois (…) Les juges entendent les discussions que j'ai avec les responsables politiques français et étrangers. Les conversations avec mon avocat ont été enregistrées sans la moindre gêne. L'ensemble fait l'objet de retranscriptions écrites dont on imagine aisément qui sont les destinataires!», accuse Nicolas Sarkozy qui s'interroge «sur ce qui est fait de la retranscription de (ses) conversations».

«Je sais, la ministre de la Justice n'était pas au courant, malgré tous les rapports qu'elle a demandés et reçus. Le ministre de l'Intérieur n'était pas au courant, malgré les dizaines de policiers affectés à ma seule situation. De qui se moque-t-on? On pourrait en rire s'il ne s'agissait de principes républicains si fondamentaux. Décidément, la France des droits de l'homme a bien changé», poursuit-il.

«Aujourd'hui encore, toute personne qui me téléphone doit savoir qu'elle sera écoutée. Vous lisez bien. Ce n'est pas un extrait du merveilleux film La Vie des autres sur l'Allemagne de l'Est et les activités de la Stasi. Il ne s'agit pas des agissements de tel dictateur dans le monde à l'endroit de ses opposants. Il s'agit de la France», s'émeut Nicolas Sarkozy.

 

Il dénonce aussi les méthodes employées par les magistrats. «J'accepte tous les combats à condition qu'ils soient loyaux. Je refuse que la vie politique française ne fasse place qu'aux coups tordus et aux manipulations grossières», dit-il. Malgré cela, il affirme garder confiance dans «l'institution judiciaire, dans l'impartialité de l'immense majorité des juges».

«Je n'ai jamais demandé à être au-dessus des lois, mais je ne peux accepter d'être en dessous de celles-ci», fait-il valoir.

Au passage, Nicolas Sarkozy renvoie à plus tard les questions sur une éventuelle candidature en 2017: «Contrairement à ce qui s'écrit quotidiennement, je n'éprouve nul désir de m'impliquer aujourd'hui dans la vie politique de notre pays». Mais il ajoute, au moment de conclure: «Enfin, à tous ceux qui auraient à redouter mon retour, qu'ils soient assurés que la meilleure façon de l'éviter serait que je puisse vivre ma vie simplement, tranquillement… au fond comme un citoyen «normal»!

Il s'agit de sa première grande intervention solennelle depuis qu'il a été battu. Une intervention écrite et non orale, afin d'en appeler à «la réflexion plutôt qu'à l'émotion» des Français. En mai 2012, c'est par communiqué qu'il avait regretté l'inaction de la diplomatie française en Syrie, et en juillet 2013, c'est à huis-clos qu'il s'était exprimé devant les cadres de l'UMP après la sanction de ses comptes de campagne. Cette fois-ci, l'ancien président s'adresse aux Français directement.

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20 mars 2014 4 20 /03 /mars /2014 14:43

  LeParisien                                                                                                                            

Alors que le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, appelle à faire barrage au Front national à trois jours du premier tour, presque un tiers des Français (30%) voient plutôt d'un bon œil le fait d'avoir un maire à la de leur commune,
 Et 41% ne voient pas d'inconvénient à avoir un ou des conseillers municipaux frontistes.

 



11% des personnes interrogées considèrent que si le candidat FN l'emporte et devient maire de leur commune pendant les prochaines années, ce serait «une très bonne chose» ; et 19% jugent que ce serait «plutôt une bonne chose».

Dans l'hypothèse où le Front national obtiendrait «des sièges au conseil municipal», le taux d'approbation est plus élevé : 41% y sont favorables. Ainsi, 25% affirment que ce serait «plutôt une bonne chose» et 16% «une très bonne chose» d'avoir des conseillers municipaux FN.

62% jugent le FN incompétent pour diriger une municipalité

Sur la capacité du parti de Marine Le Pen à gérer une municipalité, 38% des personnes interrogées estiment que «ce n'est pas risqué de confier la gestion d'une ville au Front national» parce que «ce parti peut apporter du renouveau dans la façon d'administrer une commune».
 A contrario, 62% jugent que «ce serait risqué», parce que «ce parti ne dispose ni de l'expérience, ni des équipes pour bien l'administrer».

«Ces chiffres sont frappants», a commenté Brice Teinturier, directeur général délégué d'Ipsos, sur le site France TV Info. «Certes, il y a encore une majorité de Français qui exprime son scepticisme à l'égard de ce parti. Mais ces chiffres sont la traduction d'un succès, au moins relatif, de la stratégie du FN» analyse-t-il.

*Sondage réalisé sur internet auprès de 1 006 personnes constituant un échantillon représentatif de la population française, du 11 au 14 mars 2014.

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20 mars 2014 4 20 /03 /mars /2014 08:52

Bd Voltaire

Gabriel Robin

Abdelaziz Bouteflika brigue un quatrième mandat consécutif de président algérien. Âgé de 77 ans, l’homme est usé, une véritable momie qui ne se déplace plus qu’en fauteuil roulant suite à un accident vasculaire cérébral en 2013. Il bénéficie de l’appui des deux principaux partis politiques algériens, le FLN historique (Front de libération national) et le RND (Rassemblement national démocratique, représentant la majorité au Sénat). Cette oligarchie gérontocratique, dans laquelle les richesses et le pouvoir sont détenus par une caste dirigeante et consanguine, semble secouée à son tour par les convulsions qui ont agité son voisin tunisien et, bien sûr, l’Égypte. L’Algérie n’est pas une dictature au sens propre, la presse bénéficie d’une liberté relative, mais il s’agit bien d’un régime autoritaire.

L’Algérie a, pour l’instant, été « épargnée » par les mouvements des « printemps arabes ». Le directeur de la campagne d’Abdelaziz Bouteflika, le Premier ministre Abelmalek Sellal, déclarait même que « le printemps arabe est un moustique. Nous avons pu fermer la porte pour qu’il n’entre pas » ; alors que, dans le même temps, des affrontements communautaires opposaient ethnies berbères et arabes dans la ville de Ghardaïa, provoquant le décès de trois personnes. La situation est donc particulièrement tendue, et on peut avancer, sans trop se mouiller, que la configuration présente peut conduire à des troubles majeurs, voire à des conflits violents. Trois partis politiques ont d’ailleurs appelé à boycotter l’élection présidentielle et à manifester, estimant que celle-ci est une parodie d’élection libre.

Ces événements concernent au plus haut point la France : en effet, notre pays est historiquement lié à l’Algérie et nombre de personnes légalement françaises possèdent la double nationalité algérienne ou de la famille toujours « au pays ». Si un conflit civil grave émergeait outre-Méditerranée, on peut sans peine imaginer que de nombreux Algériens fuiraient leur pays pour tenter de s’installer en France. Chaque année, des milliers de ressortissants algériens souhaitent entrer en France et obtenir des « papiers » français. Mais avec une déstabilisation politique, le phénomène n’irait qu’en s’intensifiant lourdement. Nous nous retrouverions alors confrontés à un véritable exode, avec une arrivée massive de réfugiés politiques et de clandestins opportunistes, ainsi qu’une multiplication des mariages gris ou blancs.

Disons le tout net, la France n’est pas en mesure d’accueillir un nouveau flux d’immigration maghrébine, quand nous ne parvenons déjà pas à correctement intégrer ou assimiler ceux qui se trouvent ici. Nous avons pourtant toutes les raisons de craindre que le gouvernement ne sera pas capable de l’empêcher. Tant pour des raisons idéologiques que pratiques.

Pour les Français, un « printemps algérien » serait catastrophique…

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20 mars 2014 4 20 /03 /mars /2014 08:44

Le 20 mars 2014

Bd Voltaire

Fabrice Robert

 

Ce ne sont pas les populations d'origine immigrée qui doivent s'adapter mais plutôt les Français de souche européenne qui doivent toujours plus s'orientaliser...

     

         

Dans le village provençal de Valbonne, les parents d’élèves de l’école élémentaire Sartoux viennent de recevoir une proposition assez particulière. Leurs enfants pourraient – s’ils le souhaitent – suivre des cours d’arabe gratuits ! Dans une circulaire diffusée par la direction générale de l’enseignement scolaire, on apprend que l’enseignement de l’arabe dans les écoles françaises fait partie d’un programme national du ministère de l’Éducation nationale.

Les volontaires peuvent alors suivre des cours dispensés par des enseignants algériens, tunisiens ou marocains. Aucune information sur le contenu de ces cours, si ce n’est qu’ils sont proposés gratuitement alors que c’est loin d’être le cas quand il s’agit d’enseigner les langues traditionnelles de nos régions à nos enfants. Des langues parlées par nos ancêtres – comme l’occitan, le breton ou le provençal – seraient-elle donc moins importantes que l’arabe aujourd’hui en France ?

Au fond, tout ceci n’est pas étonnant lorsqu’on sait que Vincent Peillon a annoncé, en février dernier, des moyens supplémentaires pour le développement de l’enseignement de la langue et de la culture arabes, « pour répondre aux attentes de la jeunesse de l’autre côté de la Méditerranée ». Si l’on assiste déjà, depuis quelques années, à l’explosion du marché de la danse orientale, Vincent Peillon nous propose donc aujourd’hui de développer des sections spécifiques dites « langues et cultures méditerranéennes » et « orientales » dans les collèges et les lycées français. C’est là toute l’absurdité du discours républicain sur l’intégration qui, finalement, aboutit à une désintégration de l’identité française. Ce ne sont pas les populations d’origine immigrée qui doivent s’adapter mais plutôt les Français de souche européenne qui doivent toujours plus s’orientaliser.

Certains ne perdent pas de temps et ont fait le choix de distribuer des tracts en arabe dans le cadre des élections municipales. C’est le cas, notamment, d’une liste de « gauche rassemblée et citoyenne » à Pierre-Bénite. Pour Daniel Deleaz, l’adjoint au maire de cette commune de la banlieue lyonnaise, le choix est clairement assumé : « Si la République a fait le choix du français comme langue nationale, elle a aussi pour objectif de traiter à égalité tous les citoyens. La traduction de textes en langues étrangères est donc le moyen de lever la barrière des langues, de contribuer à l’égalité des citoyens, d’aider au rassemblement de tous. »

Précisant qu’il s’agit d’un tract bilingue, l’élu parle – en toute simplicité – d’une « pratique très courante dans certaines de nos régions, comme l’Alsace par exemple, où le français est très souvent traduit en langue locale ». Daniel Deleaz met donc sur le même plan un tract bilingue français-alsacien et un tract bilingue français-arabe. Et semble, par là même, admettre l’idée que l’arabe serait devenu la langue locale de Pierre-Bénite…

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20 mars 2014 4 20 /03 /mars /2014 08:32
Bd Voltaire

Gabrielle Cluzel

456
Le 20 mars 2014
L’histoire spirituelle et culturelle de la France s’enracine profondément dans une autre religion que l’islam.
       
         

Les mères voilées, lit-on, ont décidé de donner de la voix… Réunies en collectifs à travers toute la France, soutenues par le CCIF (Collectif contre l’islamophobie en France), elles demandent l’abrogation de la circulaire Chatel de 2012 sur les sorties scolaires.

On se doute qu’à quelques jours des élections, ce mouvement n’est pas tout à fait spontané… d’autant moins spontané qu’à dire vrai, dans les faits, la question de la circulaire Chatel n’en est plus une dans nombre d’écoles, les directions ayant depuis longtemps baissé les bras. Quiconque a un enfant scolarisé dans une école maternelle publique de Paris ou de sa banlieue le sait bien : les enfants devant être récupérés dans leur classe, si l’on refusait l’accès de l’enceinte scolaire aux femmes voilées, entre nounous des beaux quartiers et mamans des logements sociaux, la maîtresse se retrouverait à cinq heures avec toute une ribambelle de petits élèves sur les bras. Le Conseil d’État, fin décembre, l’a d’ailleurs lui-même recommandé aux chefs d’établissement dans un avis terriblement courageux : faites comme vous le sentez.

Profitons donc rapidement, avant qu’ils n’aient totalement disparu, des derniers établissements réfractaires pour faire monter la sauce de l’émotion et prendre appui sur la question de la circulaire Chatel pour remonter, étape par étape, toute la corde à (nombreux) nœuds du voile islamique.

Car le voile arrive aujourd’hui par les mères, il reviendra demain par les filles. Il est à lui seul le symbole de cette montée de l’islam en France à laquelle on préfère ne pas songer car elle induirait trop de questions insolubles, et dont on tente d’enfermer dans un placard les manifestations trop voyantes – tant qu’on peut encore le faire, tant que la targette du verrou tient le coup. On y réfléchira plus tard, n’est-ce pas ?

Des questions insolubles pour tous. Pour la gauche, bien sûr, qui doit ménager son électorat des banlieues, mais aussi pour la droite qui tente, pour surnager, de passer la tête dans la même bouée que son adversaire, une bouée rose taille 6 ans constellée de rustines et qu’on appelle laïcité…

Celle qui, pour faire bonne mesure (il n’y a pas de raison), renvoie dos à dos toutes les religions comme si rien ne les différenciait en France.

Celle qui, pour faire bonne mesure (il n’y a pas de raison), exige à l’école le retrait du voile et celui des médailles de baptême, ne tolère à la cantine ni les exigences de halal ni de poisson le vendredi, en faisant mine de ne pas voir que ce sont toujours les mêmes qui « comprennent » et s’accommodent.

Celle qui, prise dans sa logique du pour-faire-bonne-mesure-il-n’y-a-pas-de-raison, devrait sans doute un jour – ce serait cohérent – raser le « blanc manteau d’églises » ? Ou, à l’inverse, proposer aux musulmans de rattraper plus de mille ans de retard architectural discriminatoire ? Ou bien encore forcer les lieux de culte romans et gothiques à plus de polyvalence avec la dévotion alternée, un jour vers Jérusalem, un jour vers La Mecque ?

Autoriser aux mères voilées les sorties scolaires ? Leur en interdire l’accès ? Même un élève de sixième le sait : à un problème dont les hypothèses ont été mal posées il n’y a que de mauvaises réponses. Alors que l’on balance entre coercition et reddition, il faudrait simplement une constatation, claire et sans détour : la place est prise. L’histoire spirituelle et culturelle de la France s’enracine profondément dans une autre religion que l’islam. Et il faut, pour qui vient en France, accepter de vivre à l’ombre de ce grand arbre.

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20 mars 2014 4 20 /03 /mars /2014 08:17

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Bonjour,

La presse vient de faire état du fait que l’épouse de Manuel Valls avait obtenu de son mari qu’il fasse retirer un PV de stationnement à l’une de ses amies.
Le Ministre de l’Intérieur a immédiatement envoyé son commandant des services de sécurité pour  régler le problème.
Au moment où les socialistes n’ont que l'égalité de tous devant la loi, le procédé fait mauvais genre.

Dans la perspective de notre protestation, ce jour, Jeudi 20 mars - Place Félix Poulat à 16h30 à Grenoble ( tram A et B arrêt Victor Hugo), nous avons lancé un communiqué de presse pour demander à ceux qui ont été victimes d’un PV de stationnement de l’apporter  au Ministre.
Si vous avez vous même un PV, si vous avez des amis qui ont un PV merci de venir avec, afin de pouvoir le montrer et démontrer la duplicité de ce gouvernement qui prône pour les autres ce qu’il ne fait jamais pour lui-même,

Bien amicalement,

Catherine DAMIRON
Fédération de l'Isère
Chargée de la coordination
04 76 54 03 53

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20 mars 2014 4 20 /03 /mars /2014 07:27

Devant la pression du gouvernement et malgré le poids du déficit de leur régime, le dossier sensible de l'indemnisation des intermittents du spectacle devrait être renvoyé par les partenaires sociaux à plus tard.

 

La dernière séance de renégociation de la convention d'assurance-chômage, qui réunit ce jeudi au siège du Medef patronat et syndicats, se fera au son de la sono et des mégaphones. Les intermittents du spectacle ont en effet décidé, une fois encore, de se rappeler au bon souvenir des délégations présentes. Depuis que les trois organisations patronales - Medef, CGPME et UPA - ont proposé, le 13 février, de supprimer leur généreux régime d'indemnisation, artistes et techniciens ne désarment pas.

Ils sont venus devant le siège du Medef lors de la réunion du 27 février, ont occupé le ministère de la Culture, le Medef Île-de-France, les locaux parisiens de la CGPME et même… la Cour des comptes, qui a plusieurs fois fustigé «la dérive massive» de leur régime. Indubitablement, leur combat a été le sujet polémique de cette négociation, au point de masquer les autres enjeux, comme l'instauration de «droits rechargeables» ou la suppression du régime, lui aussi plus avantageux que le droit commun, des intérimaires.

Un quart du déficit total

Sur le fond, il est impossible de rééquilibrer les comptes de l'Unedic, le gestionnaire de l'assurance-chômage, sans traiter le cas des intermittents. Ces derniers sont un peu moins de 110.000 à être indemnisés, soit 5% de l'ensemble des chômeurs percevant une allocation. Mais leur régime spécifique, dans le rouge de plus un milliard chaque année, est à l'origine d'un quart du déficit de l'assurance-chômage! Un dérapage dû à des ­règles d'indemnisation très favo­rables. Ainsi, alors qu'un chômeur lambda perçoit 1 151 euros de revenus par mois en moyenne, les ar­tistes sont à 2 183 et les techniciens du spectacle à 3 030 euros, selon la Cour des comptes. En période de crise, une telle iniquité devient de plus en plus difficile à accepter.

Fort de ces arguments, le patronat - aiguillonné par la CGPME, mais aussi par le départ du Medef de Laurence Parisot, qui protégeait les intermittents et a récemment affirmé qu'elle était opposée à la suppression de leur régime - est sorti du bois cette année. L'actuelle négociation ne débouchera certainement pas sur une disparition du régime, le gouvernement s'y opposant formellement. «Je déconseille au Medef de persévérer dans cette erreur», a prévenu Jean-Marc Ayrault mi-février. Mais il est possible que le patronat obtienne quelques mesures d'économies immédiates - comme un plafonnement du cumul des revenus d'activité et de l'allocation, et une hausse des cotisations -, ainsi que l'engagement de remettre le sujet plus tard sur la table. Car les syndicats - et même la CGT, en pointe dans ce combat - y sont prêts. Sur un dossier figé depuis la révolte de 2003, ce serait un immense progrès…

 

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J'ai plus envie de me croire à Kaboul dans ma ville,

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J'ai plus envie de relativiser. >>>>