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2 mars 2014 7 02 /03 /mars /2014 08:51

Bd Voltaire

D. Jamet

Украина, флаг, желтый, синий, 3000x1500
Le 2 mars 2014
Le président Obama, si prompt à montrer du doigt la paille dans l’œil de Poutine, ne voit-il pas la poutre qui est dans le sien ?
            
         

Les derniers et dramatiques développements de la crise ukrainienne ont soudain fait remonter à la surface de ma mémoire des souvenirs vieux de plusieurs décennies.

Il y avait alors un crieur de journaux, particulièrement astucieux et facétieux, qui écumait les cafés de Montparnasse et de Saint-Germain en surprenant et en alléchant, par sa faconde, les acheteurs éventuels, et je me suis rappelé ce jour où il colportait de table en table une manchette d’autant plus sensationnelle qu’elle était entièrement de son invention : DERNIÈRE MINUTE, L’ARMÉE ROUGE ENVAHIT L’URSS !

De fait, ces dernières trente-six heures, des acteurs politiques de premier plan et des commentateurs autorisés qui n’ont pas l’excuse de devoir vendre du papier pour gagner leur vie et qui n’accompagnent pas leurs boniments du sourire ou du clin d’œil qui nous ferait comprendre qu’ils plaisantent, vont répétant, le regard sombre et la voix caverneuse, que dans cette affaire la Russie se mêle de ce qui ne la regarde pas et qu’en somme elle n’a rien à faire dans son pré carré, dont la Crimée fait pourtant si évidemment partie.

Lorsqu’en 1954, il y a donc seulement soixante ans, Nikita Khrouchtchev, premier secrétaire du Parti communiste et ukrainien de naissance, décida de rattacher la Crimée à l’Ukraine, cette décision, prise bien entendu sans la moindre consultation des intéressés, était d’ordre purement administratif puisqu’il ne s’agissait que d’inclure un territoire soviétique dans une des Républiques soviétiques.

Lorsqu’en 1991 Boris Eltsine, entre deux vodkas, décida de brader l’URSS et d’accorder leur indépendance à la quasi-totalité des Républiques jusqu’alors fédérées au sein de ce gigantesque ensemble, la Crimée resta associée à l’Ukraine. La chose se fit automatiquement et comme machinalement dans le cadre d’une dévolution aussi bâclée que le fut en son temps le passage de l’Algérie française à l’Algérie indépendante.

Cependant, eu égard au fait que la grande majorité de sa population était russophone et russophile, russe de langue et russe de cœur, la presqu’île, base traditionnelle de la flotte de la mer Noire, eut droit au statut de région autonome, avec un Parlement spécifique où le parti pro-russe des Régions remporta lors des dernières élections une écrasante majorité. C’est cette majorité qui refuse désormais, semble-t-il, le cadre dans lequel elle resterait partie intégrante d’un pays dont elle ne partage pas les orientations et dont elle souhaiterait séparer son destin pour retrouver le giron de la mère-patrie.

Non seulement la Crimée n’a pris aucune part à la « révolution », mais après l’avoir regardée avec méfiance, après avoir subi comme une brimade l’annonce de l’abandon du russe comme deuxième langue officielle de l’Ukraine, c’est sur le modèle de Maïdan, porté aux nues par l’Occident, que des individus armés ont pris le contrôle du Parlement, qu’ils ont fait « élire » comme à Kiev un gouvernement local et qu’ils ont demandé à la Russie d’assurer leur protection comme le nouveau gouvernement ukrainien qui ne tient, lui aussi, sa légitimité que de l’insurrection en appelle au soutien des puissances occidentales pour résister à la pression russe. Pourquoi ce qui est permis aux uns et leur vaut les louanges du monde entier serait-il interdit aux autres ?

Il en est autrement du reste de l’Ukraine, et il est parfaitement compréhensible que l’autorisation accordée par la Chambre haute au président russe d’employer la force armée pour y normaliser la situation, que la suggestion émise par le Conseil de la Fédération de rappeler l’ambassadeur russe à Washington et que les démonstrations de force militaires qui accompagnent et étayent ces démonstrations de volonté politique inquiètent les imprudents parrains de la « révolution » de Kiev.

La menace d’embargo, de confiscations, de poursuites judiciaires, de sanctions de tous ordres brandie par la communauté internationale, du moins par ceux qui prétendent parler en son nom, est-elle pour autant la bonne réponse ?

La grande puissance qui depuis cinquante ans multiplie les interventions extérieures, officielles ou clandestines, à travers le monde (les États-Unis pour les appeler par leur nom) est-elle qualifiée pour se faire, comme souvent, le porte-parole de la morale universelle et de la bonne conscience occidentale ?

Le président Obama, si prompt à montrer du doigt la paille dans l’œil de Poutine, ne voit-il pas la poutre qui est dans le sien ? Un pays qui s’est arrogé le droit, pendant quinze ans, d’écraser le Vietnam sous un tapis de bombes et de pesticides, d’installer ou de protéger des dictatures militaires au Guatemala, en Argentine, au Chili, au Nicaragua, à Saint-Domingue, un pays dont les interventions massives et maladroites ont déstabilisé l’ensemble du monde musulman, un pays qui a généralisé le chaos et fait tomber du ciel la mort sur l’Irak, l’Afghanistan, le Pakistan, le Yémen, s’émeut à la seule idée que la Russie ait son mot à dire sur ce qui se passe chez son plus proche et son plus grand voisin.

Quelques sympathies, parfois hâtives, qu’ait pu éveiller le soulèvement d’une partie de la population ukrainienne contre un président, un gouvernement et un Parlement régulièrement élus, il faut bien admettre que le président et le gouvernement désignés par acclamation et confirmés par un Parlement terrorisé n’ont aucune légitimité. Si une révolution se produisait au Mexique, au Canada ou dans quelque autre coin de la vaste « arrière-cour » des États-Unis et installait au pouvoir un régime issu de la rue et hostile à Washington, croit-on que l’Amérique resterait sans réaction ?

Mis à part quelques boutefeux irresponsables, l’Union européenne et les États-Unis qui ont si bien encouragé, attisé, sponsorisé et peut-être même financé au nez et à la barbe de Vladimir Poutine l’insurrection ukrainienne sont-ils prêts à une confrontation armée avec la Russie ? Allons-nous vers une opération Sangaris sur les bords de la Volga ? Il est encore temps de s’aviser sur les bords du Potomac que la Russie n’est ni le Centrafrique ni la Serbie ni même l’Iran, et que chacun dans cette affaire retrouve le sang-froid que certains ont apparemment perdu.

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2 mars 2014 7 02 /03 /mars /2014 08:03

            

Par Benoît Conta
Publié le 1 mars 2014 à 13h23
Mis à jour le 2 mars 2014 à 07h44

La Fifa, par l’intermédiaire du Board, a décidé d’autoriser le port du voile et du turban dans ses compétitions officielles.

La Fifa, par l’intermédiaire de l’International Football Association Board (IFAB), l’organe autorisé à modifier les règles du football, a décidé d’autoriser les joueuses de football à porter un voile ou un turban sur la tête lors des matches officiels. "Il a été décidé que les joueuses pouvaient avoir la tête couverte pour jouer", a expliqué Jérôme Valcke, le secrétaire général de la Fifa, samedi, lors d’une conférence de presse organisée à l’issue de la 128e assemblée générale annuelle de l’IFAB.

Pour cela, cette dernière a modifié la loi 4, sur "l’équipement des joueurs", et prévoit d’autoriser le port des couvre-chefs pour les hommes également, notamment après la demande de la communauté sikh. Le Board a officialisé ce nouveau règlement après deux ans d’essai, suite à une première décision prise en 2012, suite à une demande de Confédération asiatique de football (AFC) et du Prince Ali Bin al-Hussein de Jordanie (un des six vice-présidents de la Fifa).

La FFF opposée à cette loi

Une décision à l’époque unanimement saluée par les monarchies du Golfe, et très critiqués par les associations féministes. Avant cela, l’Iran avait d’ores et déjà porté plainte contre la Fifa en juin 2011, cette dernière ayant empêché l’équipe iranienne de disputer un match de qualification aux JO 2012 contre la Jordanie en raison de l'interdiction du voile islamique. Une interdiction qui avait court jusqu’en 2007 au nom de la neutralité religieuse, puis au prétexte des risques de blessures au cou ou à la tête pour les joueuses. Désormais, La Fifa autorise donc ce port du voile, à la seule condition qu’il ne soit pas relié au maillot, pour des raisons de sécurité.

Pour le reste, on pourra noter que la Fédération française de football s’est opposée en 2012 à ce règlement. "En ce qui concerne la participation des sélections nationales françaises dans des compétitions internationales d'une part, ainsi que l'organisation des compétitions nationales d'autre part, la Fédération française de football rappelle son souci de respecter les principes constitutionnels et législatifs de laïcité qui prévalent dans notre pays et qui figurent dans ses statuts", avait écrit la FFF, dans un communiqué. Une position confirmée à Europe 1 ce samedi. Reste à savoir si la 3F pourra faire appliquer son interdiction, lorsque le cas d’une joueuse désirant jouer avec le voile se présentera… 

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1 mars 2014 6 01 /03 /mars /2014 08:23

Observatoire de l'islamisation

28/02/2014

Un conseiller municipal PS pilote le Campus islamique turc de Strasbourg

Extraits d'un article de Libération du 7 octobre 2013 de Bernadette Sauvaget "La Turquie investit dans l'islam made in France"

libeturquie.jpg"Saban Kiper, l’une des chevilles ouvrières du chantier, figure des milieux musulmans de Strasbourg et conseiller municipal socialiste."

"Pour le moment, c’est un chantier. Mais c’est surtout l’un des projets les plus ambitieux de la communauté musulmane en France. Enfin, celle d’origine turque. Pour une quinzaine de millions d’euros au bas mot, un campus franco-turc va voir le jour dès l’an prochain dans le quartier de Hautepierre à Strasbourg (...)L’ampleur et l’ambition du projet qui comprend aussi un internat ont un peu pris tout le monde de court. Et rend perplexe jusque dans les couloirs du ministère de l’Intérieur, chargé des cultes. Au départ, en 2010, il s’agissait seulement de former des imams issus des jeunes générations"

Les autorités turques, elles, n’ont pas attendu la bénédiction de Paris pour avancer leurs pions. Depuis 2010, l’association (française) qui pilote le chantier a déjà acquis quatre immeubles (de plus de 10 000 m2 de surface) à Hautepierre. Dans un proche avenir, elle devrait compléter ce patrimoine immobilier. Même si elle ne dispose pas encore des locaux, la faculté a bel et bien démarré. Une promotion d’une quinzaine d’étudiants a entamé, il y a un peu plus d’un an, le cursus de cinq ans qui sera sanctionné par un diplôme de la faculté de théologie d’Istanbul. En apprenant l’arabe. «C’est indispensable pour le cursus, car l’essentiel du corpus est dans cette langue», explique Fazli Arabaci, le futur doyen, envoyé par Ankara pour superviser l’affaire. Dès la rentrée prochaine, deux classes de seconde seront ouvertes, les prémices d’un vrai lycée musulman, un peu à la manière des imam hatip turcs, les établissements scolaires religieux dont est issu le Premier ministre, Recep Tayyip Erdogan"

Comme l’Algérie et le Maroc, la Turquie envoie et rémunère des imams en France, 150 actuellement, pour une durée de quatre ans. Ce nombre ne couvre pas tous les besoins. Le ministère des Affaires islamiques, le Diyanet, contrôle, en effet, 250 mosquées sur les 400 lieux de culte de la diaspora turque en France.

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28 février 2014 5 28 /02 /février /2014 08:53
Bd Voltaire

Gabrielle Cluzel

entree-des-artistes-517
Le 27 février 2014
             

Allez hop, c’est reparti comme en 2003, les intermittents sont à nouveau dans la rue. On va voir ce qu’on va voir. Le MEDEF a dit vouloir aligner le régime spécial des intermittents du spectacle sur le régime général, mettre un terme à un système d’indemnisation par trop généreux. C’est dégueulasse. Aurélie Filippetti a immédiatement répliqué avec la finesse, la mesure et l’argumentaire habituels : « Le MEDEF veut tuer la culture. » Dit autrement, quand le MEDEF entend le mot « Kultur », il sort son revolver. Nous voilà pour ainsi dire renvoyés aux heures les plus sombres de notre histoire, comme à chaque fois que quelqu’un s’avise de remettre en cause un deux poids deux mesures dans ce pays.

Non, mais, oh ! Z’êtes pas bien dans votre tête ? Otez vos sales pattes des dernières pépinières socialistes que l’on garde bien au chaud dans la serre, que l’on arrose amoureusement, et que l’on berce tendrement le soir. La prochaine moisson électorale sera assez mauvaise comme ça, manquerait plus qu’en sus les intermittents du spectacle mettent les bouts.

Alors évidemment, il y a les chiffres. Les chiffres que même un élève moyen de CM2 trouverait curieux : les intermittents du spectacle, c’est 1/3 du déficit de l’UNEDIC… pour 3 % des demandeurs d’emploi. Avec toute la sympathie que l’on peut éprouver pour l’univers du spectacle, la compréhension que l’on peut avoir pour ces professions – par essence – instables… il faut peut-être faire quelque chose ? Quelque chose de plus juste pour tous les Français qui, eu égard à l’instabilité économique, deviennent eux aussi des intermittents du travail, même si leur travail à eux n’est ni spectaculaire ni sous la lumière des spots. Pour tous les Français du secteur privé dont les laborieuses cotisations chômage viennent, à leur corps défendant, cofinancer structurellement le programme culturel du gouvernement, des boîtes de production riches à millions qui ont ainsi construit leur empire, des médias florissants usant « d’intermittents permanents » pour des postes on ne peut plus pérennes et des professionnels, aussi, du « travailler moins pour gagner plus » pour lesquels l’intermittence est devenue une forme ordinaire de congés payés.

Mais vous savez comme, ces derniers temps, en haut lieu, on est fâché avec les chiffres. Chiffres du chômage, des manifestants, des sondages… Ils véhiculent une vérité qui s’impose à vous et contre laquelle on ne peut rien, toute réactionnaire. Comme si l’arithmétique était devenue une valeur de droite. Alors, on leur fait le coup du mépris, on leur tourne le dos. Et surtout on gueule très fort. Ce que les manifestants indignés contre le MEDEF savent très bien faire, puisque le spectacle, n’est-ce pas, c’est leur métier. Mais que sait, aussi, très bien faire le gouvernement, le spectacle étant aussi son métier. Un spectacle qui tend à s’essouffler cependant, mettant toute l’équipe en situation précaire. Et l’on comprend l’empathie d’Aurélie Filippetti pour les intermittents du spectacle. L’approche des élections, cela sonne un peu comme la fin de tournage du film.

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28 février 2014 5 28 /02 /février /2014 08:39

Bd Voltaire

Paul Véglio

 

J’évoque à nouveau Agnès de La Barre de Nanteuil, ardente patriote, chrétienne exemplaire, chef scout et authentique résistante qui fut (entre autres) officier du deuxième bureau de l’état-major départemental de l’Armée secrète. Tuée en 1944 dans un train de déportés, elle avait 22 ans.

Je suis bien d’accord avec l’un des articles de Dominique Jamet : « La part accordée aux femmes sous les voûtes du temple laïque dédié à toutes nos gloires est pour le moins inéquitable… » On devrait en effet y trouver des héroïnes très remarquables. Agnès, par exemple. Elle était résistante (et quelle vraie résistante !) mais comme elle n’était pas communiste, elle n’eut pas droit à une station de métro à son nom, contrairement au malheureux Guy Môquet, qui eut le malheur de se faire prendre en distribuant un tract communiste, se retrouva interné à Châteaubriant et fut le plus jeune des quarante-huit otages fusillés en octobre 1941.

Et pourtant…

Agnès, d’une famille de vieille noblesse normande, royaliste et très pieuse, fut professeur d’anglais, se dévouant aux autres. D’une grande force de caractère, cette belle et grande jeune fille, simple et très élégante, s’engagea au sein de différents mouvements de jeunesse comme cheftaine de louveteaux.

Après le désastre de 1940, son père puis sa mère s’engagèrent dans la résistance. L’année suivante, Agnès participa à une filière d’accueil et d’évasion d’aviateurs anglais créée par sa mère Sabine et procura de faux papiers aux réfractaires du STO. Elles contribuèrent à faire passer en Espagne une trentaine d’aviateurs alliés. Avec sa sœur cadette, Catherine, elle devint agent de liaison du réseau Libé-Nord et travailla également pour le deuxième bureau de l’état-major de l’Armée secrète en Bretagne comme sous-lieutenant. Elle avait 20 ans.

Le 13 mars 1944, elle effectua le balisage d’un terrain de largage de matériel pour le maquis mais fut arrêtée à son retour par le SD (service de sécurité allemand) et remise à la Gestapo de Rennes. Sa sœur Catherine fut arrêtée peu après.

Torturée, elle se tut pendant les premiers jours, ne cédant rien pour permettre à ses compagnons de se mettre à l’abri et fut déportée trois mois plus tard dans le dernier convoi au départ pour l’Allemagne. Dans ce convoi de 2.000 personnes, attaqué par des chasseurs alliés, Agnès fut blessée. Elle mourut peu après des suites de cette blessure, à l’âge de 22 ans, en gare de Paray-le-Monial, mais eut le temps de dicter un mot pour les siens avant d’expirer : « Je donne ma vie pour mon Dieu et ma patrie… j’ai été dénoncée, mais j’ai pardonné… »

En réalité, Agnès avait été blessée par un soldat allemand qui craignait que les détenues ne s’enfuient. Gravement touchée au ventre, elle fut rechargée dans son wagon dévasté et brinqueballée de gare en gare jusqu’à Saint-Pierre-des-Corps (Indre-et-Loire) et Paray-le-Monial (Saône-et-Loire) où elle fut enfin pansée malgré l’opposition des SS, puis rechargée sur une civière et mise dans un wagon surchauffé et sans eau. Sans se plaindre, elle survécut encore trois jours avant de succomber d’une gangrène.

Ses compagnes d’infortune, certaines membres des jeunesses communistes, prièrent et la veillèrent « comme une sainte au beau visage », dirent-elles par la suite, puis la remirent aux autorités civiles de Paray où elle fut provisoirement ensevelie, entourée de guides et cheftaines scoutes qui assistaient la Croix-Rouge sur place et qui furent prévenues de son décès.

En 1947, de Gaulle lui décerna la médaille de la Résistance à titre posthume. En 1951, ce sera la Légion d’honneur. Sa mère et ses autres enfants seront aussi décorés par la France, les États-Unis et le Royaume-Uni. En Bretagne, plusieurs rues portent son nom et plusieurs unités scoutes aussi, mais aucune école publique puisqu’elle n’était pas une résistante communiste ou athée. Pour moi, elle aurait du être béatifiée par l’Église.

À défaut, en 2002, Agnès sera faite marraine de la XXVIe promotion de l’École militaire de Saint-Cyr-Coëtquidan. Elle est, avec Jeanne d’Arc, la seule femme à avoir donné son nom à une promotion de cette prestigieuse école d’officiers.

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27 février 2014 4 27 /02 /février /2014 08:07
Bd Voltaire

D Jamet

gouvernement
Le 26 février 2014
L’exercice du gouvernement engage l’image, le prestige et le destin de la France. Il devrait être interdit aux amateurs.
       
         

Le ministre de l’Économie et des Finances en avait fixé et réaffirmé l’objectif à plusieurs reprises. Le déficit public de la France serait ramené au niveau symbolique de 3 % du PIB à l’horizon 2015. Très précisément, il serait encore de 3,6 % en 2014 pour s’établir à 2,8 % dès l’année suivante. L’alourdissement des impôts et la réduction de la dépense publique en étaient la garantie… Oui, mais les recettes attendues ne sont pas plus au rendez-vous que les économies annoncées. Des dépenses imprévues pourraient bien noircir encore le tableau. Bref, c’est plutôt aux alentours de 4 % (3,9 % au plus juste) que tournent les prévisions rendues publiques par la Commission de Bruxelles, et puisque nous sommes décidément de mauvais élèves, nos maîtres font planer sur notre pays la menace de sanctions.

Un million d’emplois, c’était le chiffre qu’avait laissé courir le président de la République, et qui devait être la contrepartie du considérable allégement des charges sociales pesant sur les entreprises. La courbe du chômage n’en menait pas large… Oui, mais le chef de l’État ne s’était sérieusement préoccupé ni des moyens par lesquels il obtiendrait les effets promis, ni des compensations qu’il faudrait trouver au trou creusé dans le montant des prestations sociales, ni du délai dans lequel les 50 milliards évoqués seraient réunis. Tous comptes faits, c’est entre 130.000 et 300.000 emplois « créés ou sauvegardés » (sic) que pourrait se solder le pacte de responsabilité, grande pensée du quinquennat. Si tout va bien.

L’intervention de l’armée française au Centrafrique serait de courte durée. C’est en tout cas l’engagement pris par le commandant en chef et son ministre de la Défense. Oui, mais… tout comme la gravité et l’ampleur de la crise, les responsables ont découvert en cours de route la difficulté et la complexité de l’opération Sangaris. Le niveau des effectifs et la durée de l’engagement français avaient été grandement sous-évalués. Bref, c’était une nouvelle preuve de la légèreté et de l’incapacité de ceux qui se sont fait fort, il y a deux ans, de gouverner notre pays.

Au Café du Commerce, on peut refaire le monde sur le zinc sans que cela tire à conséquence. Le ministère de la Parole, qui revient automatiquement à l’opposition, est celui de toutes les outrances, de toutes les démagogies, de toutes les solutions, de tous les miracles. Passer de la tribune au pouvoir, c’est passer du rêve à la réalité, de la parole aux actes, être confronté aux vrais problèmes, aux vrais gens, éventuellement aux vrais morts. L’exercice du gouvernement engage l’image, le prestige et le destin de la France. Il devrait être interdit aux amateurs.

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26 février 2014 3 26 /02 /février /2014 23:12
 

Posted: 25 Feb 2014 10:54 AM PST
> Le mythe brandi par la gauche n’en finit pas de se dissiper. L’épouvantail de l’extrême-droite, à force d’être agité par M.Valls à la suite de tant d’autres, perd ses derniers oripeaux et les fétus de paille qui lui restent ne parviennent plus à masquer la réalité. Des esprits dérangés peuvent compenser leurs fragilités en fantasmant sur la virilité nazie et ses démonstrations de force, bras en érection, symboles provocateurs, et tenues para-militaires, le vrai danger, la violence politique depuis longtemps se situe à l’exact opposé, dans les mouvements radicaux animés par des idées de gauche. La sévérité à l’encontre des premiers n’a d’égale que la mansuétude à l’égard des seconds. On sentait le Ministre de l’Intérieur mal à l’aise en commentant les violences commises par les gauchistes roses, rouges et verts de Nantes. Magasins saccagés, policiers agressés, équipement urbains vandalisés , voitures incendiées non par des nervis fascistes, mais par des manifestants de gauche au milieu desquels, une Ministre, Mme Duflot, loin de les désavouer, aurait aimé se trouver. Une quinzaine de ces excités ont été interpellés et une poignée d’entre eux condamnés dans l’urgence. A la fin du Jour de Colère, qui s’était déroulé dans le plus grand calme, la police, sur ordre, a empêché les manifestants de se disperser normalement et a provoqué des incidents sans commune mesure avec ceux de Nantes afin de brandir 250 arrestations. Une telle partialité chez les auto-proclamés défenseurs de la République doit inquiéter. Combien de ministres, de parlementaires de gauche ont-ils fait leurs armes, comme Jospin naguère, dans des mouvements d’extrême-gauche ?
> Or, la liste est longue des diatribes contre l’extrême-droite et le retour supposé des « années noires » à la suite d’attentats et de violences qui venaient au contraire de l’extrême-gauche, des sauvageons des quartiers sensibles ou encore de l’islamisme. Non seulement, il est temps de mettre fin à ce mensonge institutionnel, mais il faut désigner les vrais coupables qui ne sont pas sans lien avec le pouvoir actuel et sont même parfois ses alliés. La mort tragique, mais stupide, aussi,  de Clément Méric a révélé cette manipulation politicienne doublée de décisions partiales et arbitraires. La victime était un provocateur  violent qui agressait sans doute celui qui l’a tué en se défendant. Au sein d’Antifa ou avec Act up, il s’était déjà illustré lors d’actions contre les manifestants hostiles au « mariage » unisexe. Discours et articles ont accusé l’extrême-droite, et plusieurs mouvements ont été dissous sans la moindre équité. Ni les antifa, ni Act up n’ont été dissous, malgré leurs atteintes constantes à l’ordre public. Aujourd’hui, le Ministre de l’intérieur a accusé les Black Blocs, ces réseaux mobiles et bien organisés de casseurs anarchistes, très nombreux en Allemagne et qui n’hésitent pas à franchir les frontières. Ils avaient démontré leur capacité de nuisance à Strasbourg en Avril 2009 lors d’un sommet de l’OTAN, ou encore à Poitiers pour protester contre un transfert de prison. Ces groupes d’activistes sont connus. Pourquoi les laisse-t-on pénétrer sur le territoire, rejoindre des manifestations quand on a interpellé à Paris de simples Veilleurs portant un vêtement ou un drapeau de la « Manif »? La mémoire qui se complaît à rappeler les années 30 flanche bizarrement sur les racines beaucoup plus proches de ces groupuscules : en Allemagne, la Fraction Armée Rouge, ou bande à Baader, en France Action Directe, en Italie les Brigades Rouges. Dans les années 80, ces groupes se rapprochent. Ils ont dans leur sinistre bilan des enlèvements et des assassinats d’hommes politiques, de patrons, de militaires et de policiers. Ni par l’ampleur, ni par la continuité, ni par le nombre des victimes, il n’y a rien eu de semblable à l’extrême droite, en Europe depuis la seconde guerre mondiale. Ce qui a favorisé ce phénomène, c’est la complaisance intellectuelle et morale de la gauche à l’égard d’extrémistes auxquels ses discours ont apporté  justification et compréhension.
> La protection accordée à Cesare Battisti par François Mitterrand est révélatrice. Ce voyou devenu révolutionnaire a été condamné en Italie pour quatre assassinats. Mitterrand lui a accordé l’asile, et il a pu s’enfuir facilement en 2004 sous Chirac, Sarkozy étant Ministre de l’Intérieur, pour se réfugier au Brésil de Lulla. De la complaisance à la complicité, il n’y a qu’un pas et il a été franchi. Le choeur des Belles-âmes de gauche de Bedos à Delanoé en passant par l’inévitable BHL a défendu un assassin, parce que, comme eux, il était de gauche, du bon côté qui donne tous les droits.  Y compris celui de tuer un flic père de famille, sans doute ? A gauche, le show-bizz, le journalisme, l’intelligentsia soixante-huitarde se sont mobilisés pour défendre ce triste héros. François Hollande, qui, déjà, n’en ratait pas une, lui a rendu visite en prison. Dans « Génération Battisti, Guillaume Perrault analyse la trouble et troublante compromission de ceux qui « comptent » dans notre pays avec la dérive terroriste de gauche.  En dénonçant l’extrême-droite, en excusant l’extrême-gauche, les politiciens de gauche et parfois d’ailleurs entretiennent leur bonne conscience auréolée par l’idéologie dominante. Plus que les casseurs abrutis, ce sont eux les responsables et donc les coupables.
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Published by voxpop - dans La France en résistance
26 février 2014 3 26 /02 /février /2014 23:01
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Published by voxpop - dans La France en résistance
26 février 2014 3 26 /02 /février /2014 19:17
Les Echos.fr

Le nombre de chômeurs a progressé de 8.900 en janvier. C’est une nouvelle déconvenue pour le gouvernement, qui voit l’objectif d’une inversion continuer de se dérober et mise désormais tout sur le futur pacte de responsabilité.

Rien n’y fait. Les chiffres du chômage tombent, le constat reste : le gouvernement n’arrive désespérement pas à inverser la courbe du chômage. Après avoir perdu, avec la hausse enregistrée en novembre et décembre, son pari d’y parvenir avant fin 2013, François Hollande a subi une nouvelle déconvenue sur sa « priorité des priorités » avec l’annonce, cet après-midi, d’une nouvelle progression, en janvier, du nombre de chômeurs n’ayant pas du tout travaillé dans le mois (catégorie A), dont le total a progressé de 8.900 (+0,3 % sur un mois, +4,4 % sur un an), peu ou prou comme en décembre (+10.000).

Le léger mieux enregistré sur la croissance au quatrième trimestre ne se sera donc pas retrouvé, pour l’instant au moins, dans les chiffres de l’emploi. Surtout, après avoir estimé, après les baisses enregistrées en aout et octobre, que la France touchait enfin au but, le gouvernement se retrouve aujourd’hui confrontée à une troisième hausse mensuelle consécutive du chômage, ce qui ne lui était plus arrivé depuis le printemps 2013.

Le constat est le même en incluant les inscrits à Pôle Emploi ayant en partie travaillé dans le mois. En catégorie A,B et C, le nombre de demandeurs d’emploi a progressé en janvier de 23.600 (+0,5 %, +5,3 % sur un an). Comme quasi systématiquement, les plus de 50 ans ont été les plus touchés (+1 % en janvier) et le chômage de longue durée continue d'exploser (+1,1 %). Après une baisse quasi continue depuis l’été dernier, le chômage des moins de 25 ans s’est, lui, « contenté » de stagner en janvier.

Dans la matinée, la grande prudence affichée par le ministre du Travail, Michel Sapin, en marge d’un déplacement au Salon de l'agriculture, laissait présager d’une telle mauvaise nouvelle. « Il doit y avoir moins de chômeurs à la fin de l’année qu’au début. Il faut faire reculer le chômage », a-t-il déclaré, donnant ainsi l’impression de repousser à fin 2014 l’objectif initialement fixé pour fin 2013.

Alors que les contraintes budgétaires interdisent d’aller plus loin sur les contrats aidés, déjà abondants, le ministre compte poursuivre la lutte avec sa « boîte à outils » et a répété qu’ « on ne changera rien à la politique de l’emploi ». Cependant, a-t-il de suite souligné, « il faut un deuxième moteur : c’est la croissance », expliquant que « c’est le pacte de responsabilité qui peut faire la bascule. »

Vendredi, les partenaires sociaux se réuniront une première fois pour tenter de s’entendre sur les contreparties à la future baisse de charges promise par François Hollande pour relancer les créations d’emploi. Plus que jamais, l’exécutif mise dessus pour enfin inverser la courbe du chômage. Mais plus que jamais, il est se retrouve en position de faiblesse face à un patronat de plus en plus appelé à l’aide pour relancer des créations d’emploi qui manquent encore cruellement à l’appel.

Derek Perrotte
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Published by voxpop - dans La France en résistance
26 février 2014 3 26 /02 /février /2014 09:25

Scènes de guerre, quartier saccagés, nantais outrés… Il fallait parler. Manuel Valls a donc pris la parole pour condamner de vraies violences, et il a eu raison sur un point : ces casseurs étaient en marge de la manifestation. L’immense majorité des manifestants a marché dans le calme contre un projet indécent et contestable, certains ont dû exprimer leur légitime colère après des mois et des mois de contestation ignorée, rien de plus.
En revanche la violence inouïe de fin de manifestation, nous savons à qui nous la devons en grande partie, et ne pas le reconnaître serait justement priver de leur légitimité ces manifestants.
« Cette violence venant de cette ultra-gauche, de ces Black Blocs […] est inadmissible et elle continuera à trouver une réponse particulièrement déterminée de la part de l’Etat ».

Alors d’une part, inutile de sortir les grands mots pour embobiner tout le monde, « l’ultra gauche » ou les « blacks blocs » ne sont autres que des antifas (altermondialistes, écolos ou socialistes à leurs heures), ces groupuscules qui profitent depuis quelques mois d’une complaisance scandaleuse de Manuel Valls, trop occupé sans doute à condamner des violences anti-républicaines imaginaires de quelques familles avec poussettes et ballons roses.
Ils avaient agi avec la même violence à Rennes ou à Paris récemment.

Et d’autre part, les beaux discours c’est bien, mais la « réponse particulièrement déterminée de la part de l’Etat », on se marre. 14 interpellations, et 5 condamnations. La belle affaire.

Pour simple comparaison, le 26 mai dernier, quelques canettes jetées avaient entraîné 350 interpellations. Le 26 janvier, même scénario, aucune autre violence en fin de manifestation que quelques pétards ou fumigènes : 256 interpellations.

Et samedi, à Nantes, 14 personnes interpellées. Les dégâts ? Un quartier saccagé : cocktails Molotov, boulons et pavés jetés sur les CRS, vitrines explosées et Abribus incendiés… bref, 300.000 euros de travaux.

La fermeté de Manuel Valls laisse rêveur, tant elle est aléatoire. « Je ne tolérerai aucun débordement » : étonnamment, c’est le genre de défi que se lance le ministre de l’Intérieur les jours de Manif pour tous uniquement… Ces jours où les manifestants suivent docilement les policiers venus les arrêter, laissant échapper une fois sur deux un « merci » en fin de garde-à-vue, rattrapés par leur bonne éducation…

Les punks à chien-anarchos-antifas à l’ennemi imaginaire mais à la violence bien rodée, c’est autre chose…

Certains rêvent de dissolution, elle est impossible.

Ces groupes n’existent pas. Être casseur d’extrême gauche est d’abord un « état d’esprit » : révolté contre tout ce qui représente l’ordre, et donc le « fascisme », du shampooing aux flics.

Alors évidemment, quand la police se présente, ils répondent avec des boulons ou des pavés, courent se réfugier dans une tente et ne présentent pas leurs papiers.

L’un des cinq condamnés l’avoue sans gêne : il ne savait pas quel était l’objet de la manifestation, mais « caillasser du CRS, ça soulage ». Propre, le combat. Un autre a écopé d’un an ferme, mais est reparti planter ses choux dans la ZAD. À 24 ans, il a déjà 29 condamnations à son actif.

Mais quand on accuse Manuel Valls de faiblesse, il répond rouge de colère : « Nous ne sommes complaisants avec personne ».

Pour que cessent ces violences il n’y a pas mille solutions : des interpellations massives, et des peines réelles. Alors si vraiment l’État est décidé à apporter une vraie réponse à ces violences, il faudrait peut-être commencer par laisser les CRS en famille les soirs de Veilleurs, et les envoyer en renfort les jours de manifs antifas…

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