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11 octobre 2013 5 11 /10 /octobre /2013 10:53

 

hubert

 

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Published by voxpop - dans La France en résistance
11 octobre 2013 5 11 /10 /octobre /2013 08:06

Bd Voltaire

 

Le 11 octobre 2013

Marie
Delarue
Ecrivain, musicienne, plasticienne.

La stratégie de communication de l’actuel gouvernement pourrait se résumer d’une phrase : « Tout pour ma gueule ».

Après les violentes crises d’ego de ces dernières semaines – prurit des Montebourg et consorts, passes d’armes Valls-Taubira, puis Valls-Duflot –, le gros tout mou censé mener la barque a passé la godille à son Premier ministre. Moins gros mais tout aussi mou. Idéal sans doute pour une carrière de prof de CEG (Collège d’enseignement général) à l’Éducation nationale d’hier, mais un peu court pour la charge qui lui incombe. Il a donc vaguement tancé ses ministres, les priant de réfléchir et de demander la permission avant de parler. Consigne qu’à l’évidence il ne s’applique pas…

Invité de Jean-Pierre Elkabbach dans la matinale d’Europe 1 mercredi dernier, Jean-Marc Ayrault n’a pas résisté, lui aussi, à l’envie de se faire mousser. Interrogé sur le sort des deux journalistes de la station (Édouard Élias et Didier François) retenus en otages par les Syriens depuis le 6 juin dernier, il a « balancé ». Les journalistes otages ne sont pas deux mais quatre. Et de révéler les noms de Nicolas Hénin et Pierre Torrès, bien qu’il ait été convenu avec les familles de n’en pas parler.

Nicolas Hénin est le responsable du bureau de l’agence de presse Solas Films en Afrique et au Moyen-Orient depuis sept ans, correspondant du Point, d’Arte et de Radio France. Pierre Torrès est photographe et effectuait son deuxième séjour en Syrie quand ils ont été raflés. Leurs familles avaient jusqu’ici choisi de garder le silence et, en accord avec les autorités enquêtrices, devaient s’exprimer le week-end prochain au cours du Prix Bayeux qui récompense les correspondants de guerre.

Le Premier ministre, comme un grand, en a décidé autrement. Il a voulu faire « son intéressant », comme on disait autrefois dans les cours d’école, du temps où il était prof d’allemand. Au mépris de la parole donnée aux proches des otages, il a vendu la mèche, histoire de montrer à la nation comme on s’occupe bien de ses enfants.

Une fois de plus, c’est raté. Pire : c’est minable.

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Published by voxpop - dans La France en résistance
11 octobre 2013 5 11 /10 /octobre /2013 08:00
Le 11 octobre 2013
Bd Voltaire
Redah
Karzan
Fonctionnaire international

Atatürk doit se retourner dans le mausolée où son corps repose depuis 1953. Le père de la République de Turquie voit en effet son travail mis à sac depuis des années par le Premier ministre Erdoğan et ses partisans de l’AKP. L’agenda politique de l’exécutif turc est clair comme de l’eau de roche, et pourtant aucune voix forte ne vient remettre en cause les avancées islamistes d’un pays qui se veut le chantre de la modernité en Asie mineure.

Un agenda clair mais pour s’éviter de trop nombreuses critiques, la Turquie place des paravents et surfe avec un certain succès sur le soft power. Quoi de mieux, en effet, que de mettre devant des yeux étrangers l’image d’une Turquie moderne, libre et ouverte sur le monde ? Les séries télévisées turques jouent ce rôle avec succès depuis des années auprès d’un large public arabe épris de liberté. En un mot, la liberté par procuration. C’est aussi ce qui attend les Turcs eux-mêmes, car à deux pas des studios télé, les islamistes sont à la manœuvre. Erdoğan a pour projet de faire de l’islam la seule et unique référence culturelle et politique qui doit gouverner les normes sociales en Turquie.

Les attaques contre la laïcité ne sont pas nouvelles. L’embrigadement islamiste de la jeunesse a été et reste un objectif du pouvoir. Mais n’est-ce pas une chose louable quand cela est la seule solution pour éviter une « jeunesse droguée » ? Argument culotté auquel il fallait penser ! Le dernier coup, et pas des moindres, donné par les islamistes turcs est la fin du principe de laïcité dans la fonction publique. Les femmes ont désormais le droit de porter le foulard dans les institutions publiques. Cela n’est pas vrai dans tous les corps publics (police, armée, justice sont pour le moment épargnées), mais le ver est dans le fruit et ce dernier ne devrait pas tarder à pourrir.

Les choses sont quelque peu différentes en France. Hollande n’est pas un islamiste (même s’il les aide allègrement en Syrie) et la laïcité lui tient très à cœur, en tout cas en paroles. La réalité est tout autre. Mettre un joli paravent pour les yeux du public – comme en Turquie – et en profiter pour renier les principes constitutifs de notre République. La laïcité est battue en brèche et rien n’est fait par le gouvernement pour répondre à ces attaques. Le foulard à l’université ? Les Français sont contre à une écrasante majorité. Peu importe la voix du peuple. Pour Geneviève Fioraso, ministre de l’Enseignement supérieur, le port du foulard « n’est pas un sujet ». Fin du débat, les Français sont bafoués et la laïcité bien mal-en-point.

Peut-on toutefois s’étonner d’un laxisme coupable de la part de socialistes dirigés il n’y a pas longtemps encore par une Martine Aubry qui réservait des horaires spécifiques pour les femmes dans les piscines municipales de Lille ? Les principes d’égalité et de laïcité ont du plomb dans l’aile avec de tels personnages. Allez demander à Jean-Louis Bianco, grand ami de François Hollande, devenu président de l’Observatoire de la laïcité par la grâce présidentielle, si les choses tournent rond en ce moment. La réponse sera surprenante pour les moins avertis, car dans la joyeuse France hollandaise, le problème, c’est le peuple, rien d’autre.

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10 octobre 2013 4 10 /10 /octobre /2013 08:25

Bd Voltaire

 

Le 21 juin 2013

 
François
Jourdier
Essayiste

Une dizaine de députés demandent l’abolition des privilèges dont bénéficient les parlementaires, en particulier en matière de retraite.

Au moment où l’on doit s’en prendre à l’ensemble des retraites des Français, ce me semble une saine réaction que malheureusement seuls 10 sur 577 députés ont l’honnêteté d’avoir. Les autres protestent de la dureté de leur sort.

À vrai dire, c’est à l’ensemble des personnels de l’Assemblée nationale qu’il conviendrait d’appliquer une révolution pour ramener leurs salaires à quelque chose de raisonnable.

Si j’en crois la fiche éditée par l’Assemblée nationale, les 1.351 fonctionnaires sont recrutés par concours et disposent d’un statut autonome fixé et mis en œuvre par le Bureau de l’Assemblée nationale, le Président et les Questeurs. Ils assurent des tâches d’assistance intellectuelle, administrative ou matérielle, utiles à l’accomplissement du mandat des 577 députés. On recense 181 secrétaires des services et 50 secrétaires administratifs, 168 administrateurs, conseillers, chefs de division, directeurs adjoints et directeurs. 21 secrétaires des débats et 38 rédacteurs des débats assurent les comptes rendus des travaux.

Le personnel de l’Assemblée nationale comprend également médecins et assistantes médicales, architectes, informaticiens et de nombreux corps techniques parmi lesquels les personnels des restaurants, les ouvriers d’entretien, tapissiers, ébénistes, électriciens, etc. Tous sont fonctionnaires : ne pourrait-on pas externaliser une partie de ces tâches ?

Bien sur, on insiste sur les servitudes auxquelles ces malheureux sont astreints : neutralité politique, totale disponibilité, totale discrétion professionnelle. Remarquons que les militaires sont soumis aux mêmes obligations.

Une chose est cependant soigneusement occultée : le salaire des personnels de l’Assemblée nationale.

L’Institut français pour la recherche sur les administrations publiques (IFRAP) a publié une étude en juin 2012. Le salaire moyen d’un agent est de plus de 7.700 € brut par mois. Ces revenus confortables proviennent du fait que les heures supplémentaires pour séances de nuit sont perçues, que l’agent soit présent où non. Résultat : un salaire de 2.200 € brut passe plutôt à 3.600 € net par mois, primes comprises. Pour le haut de l’échelle, les salaires tournent entre 15.000 et 18.000 €, dont environ 8.000 € de prime de séances de nuit.

À la Chambre des communes, un agent touche en moyenne 2.733 £, au Bundestag 4.390 €, à l’Assemblée nationale 7.777 €. Ajoutons que la France est le pays d’Europe où le député reçoit personnellement le plus d’indemnités différentes pour un montant le plus élevé : 162.146 € contre 139.644 € pour un député allemand et un maximum de 105.188 € pour leur homologue britannique.

Profitons du prochain 4 août pour abolir ces privilèges : ce sera un excellent exemple en plus d’une substantielle économie. On pourrait d’ailleurs diviser par deux le nombre des parlementaires sans conséquences graves.

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10 octobre 2013 4 10 /10 /octobre /2013 08:03

 

 

Le 9 octobre 2013

Christian
Vanneste
Homme politique.
Ancien député UMP et Président du Rassemblement pour la France.

 

On a vu apparaître, en septembre dernier, les « Veilleurs du fisc » qui protestent deux jeudis par mois devant Bercy et qui se réuniront à nouveau ce soir devant le ministère des Finances. C’est le Rassemblement pour la France qui en a pris l’initiative ?

L’idée des Veilleurs du fisc est née d’une rencontre entre un chef d’entreprise exaspéré par la montée en complexité et en coût des prélèvements obligatoires sur son activité. Il se demandait quoi faire. Nous avons pensé que les « Veilleurs » expérimentés dans le cadre de la Manif pour tous étaient un bon moyen d’exprimer d’une façon pacifique un triple sentiment envers l’action gouvernementale. Il ne s’agit pas d’une protestation éphémère liée à une décision précise. C’est d’abord une action symbolique de défiance, qui peut se traduire par : « Désormais, nous vous avons à l’œil. » Ensuite, il y a dans la présence muette l’idée que la discussion est inutile avec des ministres qui n’écoutent pas et méprisent. Enfin, cette mise sous surveillance signifie encore : prendre date, attendre que le fruit tombe, le ministre ou sa politique.

Quelles sont les revendications des « Veilleurs du fisc » ?

La revendication est claire : la France n’en peut plus.

 

 Les chiffres sont un réquisitoire.

 Notre pays est premier ex æquo avec le Danemark pour la dépense publique, à 57 % du PIB ; ses prélèvements obligatoires atteignent un sommet à 46 %. Les Français, juste derrière les Belges cette fois, sont « libérés » fiscalement le 29 juillet, quand les Britanniques le sont dès le
13 mai. Le taux d’imposition moyen est de 56,6 % chez nous, de 53 % en Allemagne et de 42 % au Royaume-Uni. Le salarié français est le plus cher, mais les charges qui pèsent sur son travail sont plus lourdes que le pouvoir d’achat qu’il en tire : 26.583 €/23.276 €. Les entreprises sont ponctionnées lourdement et au travers d’une fiscalité complexe et mouvante. L’IS (impôt sur les sociétés) va finalement être augmenté pour fournir les 2,5 milliards manquant au budget, quand celui des Britanniques, déjà inférieur au nôtre, va encore baisser. En 2012, la taxation sur les bénéfices des sociétés était déjà de 37,1 % en France contre 24 % au Royaume-Uni et 31 % en Allemagne. Les impôts fonciers ont crû de 21 % en cinq ans. Tout cela réduit la consommation et l’investissement, décourage l’effort et fait naître un double sentiment de lassitude et d’injustice. On pense notamment à ceux dont les heures supplémentaires sont désormais fiscalisées. La politique fiscale est anti-économique et, contrairement à ce que dit le ministre, elle mine le pacte républicain. Elle doit être entièrement revue, simplifiée, incitatrice plutôt que pénalisante. L’équilibre budgétaire doit être atteint par des économies, non par des impôts.

Pour l’instant, les Veilleurs ne sont pas très nombreux : pensez-vous que ce moyen d’action puisse vraiment être efficace ?

Nous appelons évidemment tous ceux qui sont sensibilisés par cette question à y participer. Je pense notamment aux associations de contribuables, particulièrement compétentes et mobilisées. L’absence de toute véhémence et de toute violence est de nature à faire venir les gens. Bien sûr, nous souhaitons l’intérêt des médias. Une telle action n’a de sens que si elle est connue, et je remercie Boulevard Voltaire de s’y intéresser.

Le mouvement est inspiré de celui des « Veilleurs debout », issus de la Manif pour tous. Est-ce un mouvement appelé à se généraliser ? Allons-nous bientôt voir apparaître d’autres Veilleurs et sur quels thèmes ?

Il est assez rare qu’un exécutif soit aussi impopulaire. La raison en est pourtant simple. Depuis son arrivée, sans obtenir le moindre résultat dans les domaines qui préoccupent les Français, le chômage et la délinquance, il a imposé sans écoute ni concession des mesures clivantes, rejetées par une partie importante de la population, sinon par la majorité. C’était le mariage et l’adoption pour les homosexuels. Ce sera la loi qui, demain, permettra à des délinquants condamnés à 5 ans d’emprisonnement de ne pas être incarcérés. C’est la pluie de taxes et d’impôts qui tombe sur tous les Français, l’augmentation de la TVA par exemple, qui touche les plus modestes et dément cruellement les promesses électorales. Cette politique est inefficace par ses résultats et immorale par sa manière. La rupture de confiance, d’une gravité considérable en démocratie, s’est produite. La généralisation des Veilleurs ou des Sentinelles est un signal sans doute précurseur d’un mouvement. Les Veilleurs, on l’a vu, ça peut aussi marcher…

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10 octobre 2013 4 10 /10 /octobre /2013 07:54

Bd Voltaire

 

Le 9 octobre 2013

Dominique
Jamet
Journaliste et écrivain.
Il a présidé la Bibliothèque de France et a publié plus d'une vingtaine de romans et d'essais.

Poursuivant sans désemparer, et proche de mener à bien l’admirable projet, lancé par son lointain prédécesseur Serge Tchuruk, d’une grande entreprise multinationale sans usines, Michel Combes, actuel PDG d’Alcatel-Lucent, rendait public avant-hier son plan « Shift » de redressement, sixième du genre en sept ans, qui prévoit la suppression de dix mille emplois et la fermeture de la quasi-totalité des sites français de la firme. Ainsi espère-t-il redresser les comptes et renouer avec la rentabilité d’un groupe qui, depuis dix ans, accumule les déficits.

Là-dessus, les inconditionnels du libéralisme se contenteront de constater qu’Alcatel étant une affaire privée, il n’y a pas à s’en mêler, et de souhaiter bon vent à ce dirigeant courageux.

Il se trouve que le plan de M. Combes prévoit la suppression de neuf cents emplois en France, neuf cents emplois dont les titulaires, fiers et conscients d’être à la pointe de la recherche, ont du mal à comprendre que la hache s’abatte sur leur tête. Dans la situation où est notre économie et vu l’état du moral de nos compatriotes, une telle décision ne pouvait qu’émouvoir les pouvoirs publics. De fait, ils se sont émus.

Ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, dont on ne saurait contester la bonne volonté, mais qui ne dispose pas des moyens de concrétiser les meilleures intentions du monde, a donc adjuré M. Combes de ne pas prendre de décisions « excessives ». L’homme d’affaires (peut-on encore le qualifier d’industriel ?) a ri très poliment au nez du ministre. En déplacement à Roanne au chevet d’usines qui tournent encore avec du personnel, François Hollande a déploré ce nouveau coup porté à l’emploi. Les neuf cents salariés touchés par le plan « Shift » pleurent eux aussi, tout comme le chef de l’État pour qui ils sont évidemment un certain nombre à avoir voté il y a un an.

Du socialisme, le gouvernement actuel perpétue la manie taxatrice, la défiance envers les entrepreneurs, l’aversion pour les professions libérales. Du libéralisme, il a retenu le pire : au nom d’un prétendu respect pour une loi du marché qui, livré à lui-même, n’est rien d’autre qu’une jungle, il s’interdit des interventions que justifieraient amplement la plus élémentaire préoccupation sociale et la volonté affichée de lutter contre le démantèlement de nos industries. L’an dernier à Florange, aujourd’hui confronté au projet d’Alcatel, notre Président « socialiste » n’envisage pas une minute de faire pression sur des capitalistes sans entrailles. Il n’y songe même pas. Que dirait Bruxelles, que dirait la City, que dirait le FMI, que dirait la Fed ?

Le temps n’est plus où l’épée de Damoclès de la nationalisation pesait sur les entreprises indifférentes aux conséquences humaines de leurs décisions. La finance poursuit son règne triomphant. Il ne reste à l’État et aux Français que leurs yeux pour pleurer. Nous pensions avoir élu un Président, nous avons installé une pleureuse à l’Élysée.

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9 octobre 2013 3 09 /10 /octobre /2013 09:30

 

 

Le 7 octobre 2013

Bd Voltaire
Christian
Vanneste
Homme politique.
Ancien député UMP et Président du Rassemblement pour la France.

Avec le grand courage et le sens de la responsabilité qui la caractérisent, la gauche a décidé de s’attaquer à la grande muette pour faire des économies qu’elle n’ose pas faire ailleurs. C’est ce qui s’appelle avoir tout faux.

Certes, on perçoit les trois calculs politiciens qui donnent à cette opération comptable sa logique. D’abord, la facilité de s’attaquer à des fonctionnaires non syndiqués et dont l’obéissance silencieuse est le premier devoir. En second lieu, la gauche a un lourd inconscient pacifiste et antimilitariste, largement responsable de l’impréparation de notre pays lors des deux grandes guerres du XXe siècle. En troisième lieu, il faut souligner le double aveu que ce retrait exprime. La France n’est pas seule en Europe à réduire sa défense, tandis que des pays d’Asie font exactement l’inverse, comme la Chine et le Japon. Le sous-continent européen qui dominait le monde au début du XXe siècle est sur le déclin, malgré la bonne santé économique de la vieillissante Allemagne. Il n’existe militairement que dans l’ombre des États-Unis, et plus profondément, gomme de la politique ce qui n’est pas d’ordre économique, et par voie de conséquence, environnemental et social.

Mais, pour une fois, la muette a parlé. Le général Ract-Madoux a déclaré lors d’une audition parlementaire : « Tout ceci accentue les inquiétudes du personnel et contribue à alimenter un sentiment de lassitude. » Un « Manifeste pour la sauvegarde de nos Armées » a été rédigé par un groupe d’officiers et de spécialistes, les « Sentinelles de l’Agora ». On lit dans ce texte bien autre chose que le cri d’alarme des techniciens. Ce que souligne ce document, c’est le retrait de la fonction militaire dans nos sociétés devant les exigences de l’État-providence et les préférences des postmodernes. L’air de rien, notre vieille civilisation, avec ses trois piliers, spirituel, militaire, et économique, se réfugie sous le dernier d’entre eux, et réduit l’homme à n’être qu’un individu producteur, consommateur, matérialiste et hédoniste dans le meilleur des mondes pacifique, protecteur, laïque et jouissif.

En souhaitant qu’on fasse appel à l’armée pour éradiquer le crime à Marseille, une sénatrice socialiste a formulé une proposition peu raisonnable mais chargée de sens. On ne souhaite pas que l’armée remplace la police et revive la bataille d’Alger à Marseille. En revanche, l’armée a toujours eu dans notre pays une mission qui dépassait la technique des opérations militaires. La conscription était le meilleur outil d’intégration, le rite d’initiation à la citoyenneté qu’on a eu le grand tort de supprimer. Les Suisses, par référendum, ont voté à 73 % son maintien. L’armée assurait par ailleurs une mission d’éducation en complétant celle-ci et en dépistant les déficiences de la formation initiale.

Curieusement, ce sont deux idéologies en apparence contradictoires qui ont abouti à ce résultat. D’un côté, le socialisme a installé un État obèse qui finira par tout faire sauf la seule chose pour laquelle il a été créé et qu’il est le seul à pouvoir faire : défendre le pays. De l’autre, les libertaires rêvent d’une humanité d’individus, d’agents économiques d’autant plus aptes à régler leurs problèmes que l’État ne s’occupera pas de planifier leur action.

Cette réduction de la personne humaine à sa dimension économique et matérielle est dans les deux cas une erreur, même si la seconde approche est plus juste que la première dans le monde de la production et des échanges. La transmission des valeurs spirituelles et culturelles, humainement plus importantes que l’économie, exige des familles et une nation, et l’armée est indispensable pour protéger celle-ci et celles-là plus encore que nos intérêts économiques.

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9 octobre 2013 3 09 /10 /octobre /2013 09:20

 

Le 8 octobre 2013

Bd Voltaire
Renaud
Camus
Ecrivain.
.

Lampedusa : quelles sont les solutions à mettre en place pour éviter de pareils drames à l’avenir ?

Il faut bouleverser de fond en comble le système juridique aberrant, l’ensemble de lois, de règlements, de conventions, de chartes, de traités internationaux qui rend l’Europe follement désirable à la terre entière, laquelle n’en croit pas ses yeux de la somme d’avantages et de droits que garantit le seul fait d’être sur le territoire européen, de l’avoir atteint. C’est comme un jeu : gagner la case désirée est difficile (et encore, pas toujours… ), mais une fois que vous y êtes, vous vous trouvez hors d’atteinte, le règlement vous protège, le précédent occupant ne peut plus rien contre vous. Il est même tenu de vous loger, de vous nourrir, de vous soigner, d’élever vos enfants et de vous assurer un peu d’argent de poche. Une fois que vous serez chez lui, que vous aurez seulement posé le pied sur son sol, vous pourrez même le narguer et défiler dans ses rues en réclamant plus de droits encore, plus d’avantages et plus de confort. Qui pourrait résister à pareille tentation ? Qui pourrait être assez bête pour ne pas tenter sa chance, quels que soient les risques courus ? La folie juridique qui sous-tend ce système c’est que, contrairement à toutes les traditions du droit, violer la loi crée des droits, le contrevenant peut se prévaloir de son forfait, transgresser une frontière engendre en faveur du transgresseur des obligations du pays bafoué.

Les Européens, dans leur hébétude, ne croient pas plus à la frontière qu’à la citoyenneté. Or, de même qu’il n’y a de citoyenneté qu’à la condition que tout le monde ne soit pas citoyen, et qu’il y ait une différence nette entre citoyens et non-citoyens, il n’y a de nation qu’à la condition qu’elle ait des frontières, qu’elle y croie, qu’elle soit prête à les défendre et que ceux qui les violent soient considérés comme des ennemis. Ce semble l’évidence, mais cette évidence n’a plus cours.

Pensez-vous, comme certains politiques, que l’Europe et l’Occident en général soient « coupables » de ce qui s’est passé à Lampedusa ?

Bien sûr que non. Enfin si : elle est coupable envers elle-même de se croire coupable, de jouir de s’afficher coupable devant le reste du monde, qui n’en revient pas mais qui en profite. Jacques Dewitte expose à merveille ces mécanismes morbides dans son beau livre L’Exception européenne.

Mais le drame, c’est que cette tragédie va servir à plus d’immigration encore, c’est à dire à plus de malheur, plus de violence, plus de surpopulation et de désastre écologique. Il est déjà question d’une flotte de bateaux de secours spécialement chargée de repêcher les clandestins en péril. C’est leur dire clairement : venez encore plus nombreux. Ne vous préoccupez pas de l’interdiction : c’est pour rire. Accourez ! Si ça tourne bien, ça tourne bien, et si ça tourne mal, ça tourne bien aussi, on est là, on s’occupe de tout.

En Turquie, Monsieur Erdoğan se propose d’autoriser à nouveau la barbe pour les hommes et le foulard pour les femmes dans la fonction publique… Ce qui nous ramène au temps d’avant Atatürk… Parallèlement, et sous couvert de laïcité en France, on parle d’autoriser le voile dans l’enseignement supérieur… La France marcherait-elle dans les pas de la Turquie ?

Oh, qu’ils fassent ce qu’ils veulent, vos Turcs ! La France ne marche pas sur les pas de la Turquie, qui est une puissance militaire avec de fortes ambitions, elle marche sur les pas du royaume burgonde, de la Lotharingie, de l’Autriche-Hongrie, de l’URSS, de la Yougoslavie, de tous les pays qui ont disparu de la carte parce qu’ils n’étaient pas viables ou parce qu’ils voulaient mourir.

Concernant le club de sport réservé aux femmes à Raincy, certains plaident que, s’agissant d’un club privé, ils peuvent bien faire ce qu’ils veulent. Pourtant, la crèche Baby Loup était privée elle aussi, mais a été condamnée car elle défendait la neutralité des espaces communs… Qu’en pensez-vous ?

Que notre pays meurt en toute légalité.

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9 octobre 2013 3 09 /10 /octobre /2013 09:07

L’Appel de Renaud Camus

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Le changement de peuple implique le changement de civilisation. Croire qu’il puisse en aller autrement, que la France puisse être encore la France, l’Europe encore l’Europe, avec une autre population, c’est mépriser les peuples et les individus, réduits au statut d’hommes et de femmes remplaçables, interchangeables, délocalisables à merci.

Ce que j’appelle le Grand Remplacement est à la fois la plus grave crise de notre histoire et le problème le plus sévère que nous devions affronter aujourd’hui. Non seulement toutes les autres épreuves que nous rencontrons, si douloureuses qu’elles puissent être, sont secondaires comparées à celle-là, mais elles n’en sont le plus souvent qu’un contrecoup. Insécurité, dureté croissante des rapports sociaux et de voisinage, violence à l’école, violence à l’hôpital, violence au fin fond des campagnes, hyperviolence, décivilisation, réensauvagement de l’espèce, effondrement du système scolaire, effondrement des comptes publics, crise du logement, surpopulation carcérale, détérioration du territoire, autant de problèmes majeurs qu’il est absurde de vouloir traiter ou seulement évoquer en faisant abstraction de ce qui les suscite ou, à tout le moins, suivant les cas, les aggrave terriblement : le changement de peuple et de civilisation.

Aussi bien notre pire ennemi est-il le mensonge, le silence imposé sur ce qui survient, cette façon qu’ont les deux pouvoirs, médiatique et politique, de faire comme si le Grand Remplacement et les désastres qu’il entraîne n’étaient pas l’évidence qui crève les yeux et les écrans. La première urgence est de rendre aux mots leur sens et aux Français la foi dans leur propre regard : le droit de constater par eux-mêmes ce qu’on leur interdit de nommer.

Nous ne sommes pas les forces du mal : ce n’est pas nous qui mettons le pays à feu et à sang. La morale est de notre côté dans ce combat parce que le monde qu’on nous impose est celui de la violence quotidienne, de l’hébétude généralisée et du malheur. Pour l’imposer, nos adversaires ne cessent de mentir, et d’abord par omission, sur les causes comme sur les faits.  Or il n’y a pas de vertu sans vérité.

 

Ce monde sinistre du tous contre tous,

 

 il faut lui dire NON de toute urgence :

 

 NON au changement de peuple,

 

 NON au Grand Remplacement,

 

 NON à la poursuite de l’immigration,

 

 NON aux naturalisations de masse,

 

 NON à la déculturation,

 

 NON à l’islamisation,

 

 NON à l’effacement de la France et de sa culture.

 

 Il ne faut pas seulement le refuser de toutes nos forces,

 

 il faut en renverser le cours.

Je suis à peu près seul, je ne suis à peu près rien : rejoignez-moi aujourd’hui, rejoignez-nous demain ! Ce qu’il nous sera possible de faire c’est à vous, maintenant, d’en décider. Je fonde ici le NON au Changement de Peuple et de Civilisation (NCPC)— un front du refus, le mouvement de tous ceux qui disent NON au Grand Remplacement.

Si nous sommes dix nous serons une veillée funèbre pour la patrie. Si nous sommes cent nous serons un groupe de réflexion. Si nous sommes mille nous serons un élan. Si nous sommes dix mille nous serons une force d’influence. Si nous sommes cent mille, un million ou davantage nous serons un pouvoir capable d’arrêter la course à l’abîme et même, qui sait, de remonter la pente.

Renaud Camus

 

Le site Internet est disponible au http://www.le-non.fr. Ce sera notre salon, notre Mutualité, notre caserne. Maintenant, il faut recruter, recruter et recruter encore. Et que les nouveaux adhérents recrutent à leur tour, fassent connaître, diffusent. Le nombre est la condition de notre force.

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9 octobre 2013 3 09 /10 /octobre /2013 08:34
Le 8 octobre 2013
Bd Voltaire
Christian
Vanneste
Homme politique.
Ancien député UMP et Président du Rassemblement pour la France.

On s’en raconte des histoires ! Qu’on aurait inventé les droits de l’homme ! Qu’on serait la patrie de la liberté ! Que plus contestataires que nous, y a pas ! En fait, il faut regarder la vérité droit dans les yeux : c’est pas vrai ! La liberté en France, on en a peur.

On lui préfère l’égalité : tous les mêmes droits en plus des quelques privilèges qu’on appelle « droits acquis » pour ne pas déplaire. Alors, pour assurer cette égalité où certains sont plus égaux que les autres, il faut éviter de tout déballer : les fromages, les combines, le pantouflage pénard. C’est une question de vocabulaire. Vous dites « service public » et vous pouvez caser des tas d’intérêts privés. Vous dites « intérêt général » et vous créez votre association pour avoir les subventions de vos amis qui sont élus à la ville ou au département. Vous dites « républicain » et au nom du « bien commun », vous pouvez exclure vos adversaires du débat démocratique. Vous dites « citoyen » pour soutenir ceux qui ne sont pas plus citoyens que les autres, et ne le sont parfois pas du tout, mais sont du bon côté, le vôtre. L’égalité est un bon slogan pour tuer la liberté en maintenant les privilèges. Le tout est d’avoir le bon mot au bon moment.

La liberté du travail ? Celle du renard dans le poulailler, du patron odieux imposant n’importe quelle condition au chômeur ? Non, la liberté de celui qui veut travailler plus pour gagner plus, qui veut travailler la nuit ou le dimanche parce qu’il en a la force, et qui est prêt à le faire, soit parce qu’il n’a pas de famille, soit parce qu’il veut faire plaisir à celle qu’il a ou payer ses études sans que ça coûte à ses parents.

Alors, bien sûr qu’il faut des limites ! Il faut protéger la vie familiale que, par ailleurs, on fait tout pour détruire, et ne pas faire n’importe quoi pour faire plaisir au député du coin ! Mais il faut laisser aux gens qui ont envie de travailler la liberté de le faire. La Révolution a supprimé les corporations, mais on a les syndicats, plus décidés, pour certains, à accrocher le scalp d’une entreprise à leur ceinture qu’à défendre les droits des travailleurs. Il y a même eu des cas où les droits ont tellement gagné la bataille que tous les travailleurs ont disparu. Allez savoir pourquoi nos ports, si bien situés, se portent tous moins bien que ceux de l’autre côté de la frontière…

La France est un curieux pays où des gens ont assez de pouvoir pour imposer leur conception de la liberté aux autres. À force d’être des « malgré-eux » de la liberté, il est normal que les Français aient peur d’une chose qu’ils pratiquent peu, et qui a souvent l’air d’une contrainte. Il y eut, sous feu Mitterrand, un ministère du Temps libre, confié avec humour à un enseignant. La véritable liberté n’a pas besoin de ministère. Elle est la propriété privée de chacun d’entre nous !

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Published by voxpop - dans La France en résistance

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J'ai plus envie de me croire à Kaboul dans ma ville,

J'ai plus envie de l'incivisme, plus envie de la médiocrité comme religion, plus envie du manque d'ambition comme profession de foi.

J'ai plus envie de relativiser. >>>>