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27 mai 2013 1 27 /05 /mai /2013 09:44

violence

 

Ces Français qui ne sont certes pas des habitués, encore moins des professionnels de la manifestation, et qui, pourtant, par centaines de milliers, voire par millions, sont descendus dans la rue spontanément, pacifiquement, puis résolument dans l’espoir, jusqu’ici bafoué, de s’y faire entendre, ces multitudes qu’aucun parti – et l’UMP pas plus que le PS, le Front de gauche ou le Front national – ne serait capable de réunir, ces foules considérables ne méritaient-elles pas un peu plus de considération ? Si elles ont été prises en compte, ce n’est malheureusement que par une partie de l’opposition qui, sous l’égide du néfaste Jean-François Copé, a tenté la plus classique et la plus sordide opération de récupération politicienne d’un mouvement réellement populaire.

Le candidat socialiste sorti vainqueur de l’élection présidentielle avait pris un engagement, nous dit-on. Il en a pris d’autres qu’il s’est empressé d’oublier, de remettre ou de renier, et ce n’est certainement pas à cause de celui-ci qu’il a été élu. Était-il vraiment urgent, nécessaire et tout simplement opportun de chambouler à la va-vite une institution sociale vieille de plusieurs millénaires pour complaire à un groupe de pression, apparemment influent et bien en cour, mais dont rien ne démontre qu’il est représentatif de la minorité dont il s’autoproclame le porte-parole ?

Dans l’état actuel de nos mœurs, l’homosexualité peut être ici un atout, voire un tremplin, là une déviation que certains regardent de travers, mais la discrimination sociale et professionnelle sur cette base appartient à un passé révolu, et l’homophobie n’est le plus souvent, Dieu merci, qu’une invention d’obsédés, une fable racontée par des bergers qui crient au loup. Dix ans après l’adoption du PACS, notre société était sans doute prête à admettre l’égalité des droits fiscaux, successoraux et sociaux entre les couples homosexuels et les couples « normaux » ; en d’autres termes l’union civile. Elle n’était en revanche pas disposée et ne le sera pas de sitôt à étendre le mot et la notion de mariage à des rapprochements par nature stériles et moins encore à accepter tous les artefacts – adoption-filiation, gestation pour autrui, procréation assistée – sur lesquels il est clair que les inspirateurs et les promoteurs de la loi Taubira entendent fonder des ersatz de familles que récusent la biologie et le sens commun.

Il est des sujets où la démocratie directe doit l’emporter sur la démocratie parlementaire, et c’est notamment le cas lorsqu’une disposition censée s’imposer à tous met en jeu des questions de conscience. Hélas, on sait de reste, depuis le rejet du traité européen de 2005, que les gouvernements redoutent et fuient comme la peste les occasions de consulter le peuple, par peur de la réponse qu’il leur donnerait, quelle que soit la question posée. Le bouleversement de civilisation auquel nous venons d’assister est entaché par la procédure suivie qui ne permet pas de décider s’il repose sur la seule source de légitimité dans une démocratie, à savoir l’assentiment populaire. La loi qui vient d’être débattue, votée et promulguée dans la hâte propre aux mauvais coups n’est que la loi de celui qui est provisoirement le plus fort. Si elle a rassemblé – et elle a rassemblé -, c’est contre elle. Hollande, combien de divisions ?

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27 mai 2013 1 27 /05 /mai /2013 09:35

26mai

 

Il paraît que cette manif du 26 mai devait être la manif de trop. Il ne fallait surtout pas emmener les enfants, c’était bien trop dangereux, les groupuscules d’extrême droite — les fameux groupuscules d’extrême droite — allaient sévir, l’initiatrice du mouvement elle-même tordait d’ailleurs le nez et se tâtait quant à savoir si elle devait s’y rendre, et surtout, cette manif n’avait aucun sens et ne servait à rien puisque les dés étaient déjà jetés.

Eh bien dites donc, pour une manif inutile et dangereuse, il y avait une foule monstre. Une foule monstre d’inconscients masochistes ou sadiques profitant vicieusement de la fête des mères pour venir mettre en danger leur famille… Ou une foule monstre déterminée devenue imperméable au bourrage de crâne et aux menaces. Une foule monstre pour laquelle il y aura un avant et un après « Manif pour tous ». Une foule monstre, dont peu à peu, au fil des décomptes truqués, des pétitions ignorées, des votes bâclés, des gazages, des matraquages et des arrestations sommaires, les yeux se sont dessillés.

Une foule monstre qui a fait connaissance avec la calomnie et l’injustice, mais aussi avec la fierté de se battre vent debout pour ses valeurs. Une foule monstre qui a perdu en innocence mais gagné en courage. Une foule monstre qui ne se laisse pas intimider, ni par le gouvernement, ni par telle ou telle personnalité qui chercherait à se l’approprier ou la récupérer.

Une foule monstre qui déferlait comme un rouleau compresseur, ce dimanche sur les Invalides et dont on peut parier qu’elle a pris goût à l’action, à la satisfaction de pouvoir enfin l’ouvrir et qu’elle pèsera de façon forte et certaine sur la vie politique française des prochains mois.

Une foule « monstre » au sens propre du terme, car elle doit sa genèse au docteur Frankenstein-Hollande : si l’intelligence du gouvernement n’avait pas été aveuglée par son idéologie, il aurait évidemment, de façon rusée et pragmatique, offert en apparence aux opposants un semblant de visage démocratique, tenté de tendre une main ici, de faire une concession là, pour endormir les réticences des plus modérés et dégonfler les effectifs.

Son invraisemblable intransigeance n’a fait au contraire que fédérer, consolider, renforcer la résistance.

Après la manifestation, des incidents ont éclaté entre des « perturbateurs » et les forces de l’ordre, mobilisées en masse (qui ont, au passage, gazé les Veilleurs qui ne perturbaient rien).

Parce que le gouvernement croit peut-être que le danger vient de là ? Sans se rendre compte que la foule « monstre » va inéluctablement se retourner, comme dans l’histoire de Mary Shelley, contre l’apprenti sorcier qui lui a donné vie ?

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25 mai 2013 6 25 /05 /mai /2013 23:22

Ceux qui approuvent le gouvernement et son projet de société ont raison de ne pas venir manifester demain, qu'ils soient de gauche ou de droite.

> Manifesteront demain tous ceux qui sont contre la direction dans laquelle nous entraîne le président en termes de société, civilisation, valeurs et morale.

> Tous ceux qui se laisseront impressionner donneront raison et un CHÈQUE EN BLANC au gouvernement.

> Chaque personne qui renoncera à venir sera une victoire pour le Gouvernement et sa politique.

> Henri Guaino, samedi 25 Mai, RTL 18h
>
>
> Tous demain à PARIS !

 

On lâche RIEN DE RIEN

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25 mai 2013 6 25 /05 /mai /2013 22:36



COMMUNIQUE DE PRESSEde Jacques MYARD Député de la Nation Maire de Maisons-Laffitte Président du Cercle Nation et République

 
Le 25 Mai 2013

 

Il ne s'agit pas de tirer des conclusions hatives et définitives , avant que l'enquête n'établisse les faits avec une parfaite objectivité , mais il n'en demeure pas moins que l'agression perpétrée au cutter contre un militaire en patrouille vigipirate à la Défense rappelle tragiquement le mode opératoire des événements de Londres .

Les dérives croissantes d'intégristes islamistes qui s'auto fanatisent sur les réseaux et sites internet sont devenues en France une réalité funeste , comme le souligne le rapport de la commission d'enquête de l'Assemblée Nationale sur le fonctionnement des services de renseignements dans le suivi et la surveillance des mouvements radicaux armés , à laquelle J.Myard a participé activement .

Il y a quelques jours certains bons esprits m'ont accusé d'extrémisme alors que je dénonçais notre naïveté face à la montée de l'islamisme jihadiste présent en France et qui constitue une véritable cinquième colonne , ces bons esprits aveugles et irresponsables auront dès lors ainsi tout loisir de réviser leurs jugements irresponsables !

Cette situation appelle une révision totale de notre politique en matière de contrôle de nos frontières , Schengen doit être révisé , notre politique de naturalisation doit aussi être revue . La France est grande et généreuse mais on ne saurait admettre sur notre sol des appels à la haine voire au Jihad .

Le temps de la naïveté imbécile est révolu car il faut savoir que le temps des terroristes assasins ne fait que commencer !



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11 mai 2013 6 11 /05 /mai /2013 15:01

 

 

 

Sondage exclusif. Selon notre enquête Ifop-“Valeurs actuelles”, une majorité de Français est désormais opposée à la loi Taubira et lui préfère un simple contrat d’union civile. Résultat de six mois de débats qui ont vu une génération se lever contre l’inversion des valeurs de la société. Un Mai 68 de droite ?

 

 

C’est le sondage qui change tout. En éclairant d’un jour nouveau les intentions du gouvernement : si François Hollande a tenu à accélérer la procédure parlementaire sur son projet de “mariage pour tous”, c’est parce qu’il savait que l’opinion, au fil des débats, se retournait. À la question : “Parmi les deux options suivantes, laquelle a votre préférence ? ”, 54 % des Français répondent préférer un “contrat d’union civile en mairie qui offrirait aux couples homosexuels les mêmes droits que le mariage mais sans autoriser l’adoption d’enfants”. Seuls 36 % des Français disent choisir “la loi Taubira qui autorise le mariage et l’adoption d’enfants pour les couples homosexuels”. Il y avait eu un premier signal d’alerte pour le gouvernement : selon un sondage BVA-le Parisien Magazine publié le 12 avril, 55 % des Français se disaient déjà opposés au “mariage pour tous” (contre 43 % de favorables). Un « référendum sondagier », selon les termes de Frigide Barjot (lire son portrait page 16), que renforce encore notre étude : hostiles dans leur majorité à la loi Taubira, les Français le sont encore davantage lorsqu’une alternative politique lui est opposée.

Le discrédit apporté à la loi Taubira est cinglant : pas une classe d’âge, pas une catégorie socioprofessionnelle, pas une zone géographique ne se dit majoritairement favorable au projet de loi de “mariage pour tous” voté le 23 avril dernier. Si le rapport est plus serré au sein des 18-35 ans (43 % de favorables contre 46 % d’opposés), il est écrasant chez les plus de 35 ans : 33 % pour, 57 % contre. Le “mariage pour tous” est surtout très largement désavoué au sein des catégories populaires, atteignant son point culminant chez les ouvriers : 56 % d’entre eux lui préfèrent le contrat d’union civile…

Si François Hollande a longtemps cru que la loi Taubira lui permettrait de diviser la droite, notre sondage démontre qu’il a au contraire réussi le tour de force d’y faire l’unanimité contre lui. 83 % des sympathisants de Borloo (UDI), 82 % des électeurs UMP et 64 % de ceux du Front national préfèrent un contrat d’union civile au “mariage pour tous”.

C’est un profond désaveu pour Hollande et le pouvoir socialiste. Une preuve supplémentaire d’une cassure entre l’exécutif et les Français. Le gouvernement ne peut plus s’abriter derrière l’étendard de son “mariage pour tous” pour masquer son incapacité.

« Quand on pose séparément les questions du mariage et de l’adoption, une majorité de Français est certes favorable au premier et opposée à la seconde mais, dans ce débat, l’adoption a cristallisé le rejet, décrypte Jérôme Fourquet, directeur du département opinion de l’Ifop. Les Français ont compris que le “mariage pour tous” n’était pas qu’un “super pacs”. » Cette consécration dans l’opinion du “droit de l’enfant” sur le “droit à l’enfant” change la donne. Adressant, au passage, un signal au Conseil constitutionnel, qui étudie la loi — et pourrait, selon plusieurs experts en droit constitutionnel, édicter en principe fondamental reconnu par les lois de la République (PFRLR) l’égalité entre les enfants, rompue par les modifications des règles de l’adoption.

La question du contrat d’union civile, posée dans notre sondage, divise en revanche les opposants à la loi Taubira. On retrouve, d’un côté, les partisans de l’abrogation pure et simple du texte, décidés à “ne rien lâcher” et rétifs à tout compromis. De l’autre, les tenants du contrat d’union civile, parmi lesquels Frigide Barjot, convaincus que seule une alternative politique crédible leur permettra de sortir vainqueurs. Signe de cette friction : les huées de certains manifestants à l’encontre de Frigide Barjot, le 5 mai à Lyon… Mais, s’ils sont divisés sur la question du contrat d’union civile, les opposants au “mariage pour tous” n’en sont pas moins mobilisés. Un récent sondage Ifop-Atlantico indiquait que près de huit opposants sur dix se déclaraient prêts à poursuivre la contestation. Un « important degré de détermination » souligné par Jérôme Fourquet, d’autant que « cette population se recrute majoritairement à droite au sein de catégories peu adeptes traditionnellement de contestation dans la rue, surtout après qu’une loi a été votée »…

Ce phénomène nouveau a accouché d’une génération “manif pour tous” venue des profondeurs de la société, surgie par surprise et qui, quel que soit l’aboutissement de ce combat, marquera profondément ceux qui y ont pris part. Au soir du vote de la loi, le 23 avril, le soulagement des Christiane Taubira, Najat Vallaud-Belkacem et autres ne faisait-il pas penser à celui, quarante-cinq ans plus tôt, de ces Français hostiles à la “chienlit” de Mai 68 et rassurés par le plébiscite du général de Gaulle dans les urnes ? Pourtant, Mai 68 allait profondément bouleverser la société. C’est aujourd’hui à cette hégémonie culturelle que s’attaquent ceux de la génération “manif pour tous”. Après avoir constaté l’affaiblissement de nos piliers — autorité, justice, famille, enseignement, valeurs… — par cette “génération 68”, ils se sont levés pour inverser le cours des choses. Le “mariage pour tous” devait être l’aboutissement de l’hégémonie soixante-huitarde ? Il pourrait, par un effet boomerang, sceller sa chute. En voulant achever l’institution du mariage, Hollande aura provoqué en réaction un vaste mouvement de fond. Peut-être un Mai 68 à l’envers.

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11 mai 2013 6 11 /05 /mai /2013 14:35

Publié le 11.05.2013, 13h03 | Mise à jour : 13h39

Le Conseil de l'Europe a été saisi d'une question du Parti populaire Européen (PPE, droite) sur «la répression croissante et inquiétante» en France des opposants au mariage homosexuel, révèle samedi Le Figaro.
Le Conseil de l'Europe a été saisi d'une question du Parti populaire Européen (PPE, droite) sur «la répression croissante et inquiétante» en France des opposants au mariage homosexuel, révèle samedi Le Figaro.
| AFP/PIERRE VERDY
La question écrite de l'Italien Luca Volontè, du groupe PPE à l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe, met «en cause la gestion, par le gouvernement français, des manifestations contre la loi Taubira».

«Le mouvement social de défense de la famille qui anime actuellement la France, écrit Luca Volontè, fait l'objet d'une répression croissante et inquiétante, inacceptable de la part d'un État membre du Conseil de l'Europe», ajoute le quotidien. «Ainsi, lors de la manifestation du 24 mars 2013, poursuit-il, de nombreuses personnes dont de très jeunes enfants, des femmes et des personnes âgées ont été violentées par les forces de l'ordre.»
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11 mai 2013 6 11 /05 /mai /2013 08:49

 Boulevard Voltaire

 

Etienne
Lahyre
Haut fonctionnaire.

 

Ça se confirme : David Cameron change de cap et de braquet. Dans le traditionnel discours du trône, prononcé par le souverain mais préparé par le Cabinet du Premier ministre, Elizabeth II a affiché la volonté du gouvernement conservateur de mieux contrôler l’immigration : limitation de l’accès aux soins et aux prestations sociales des immigrés bénéficiant de titres de séjour de courte durée, facilitation de l’expulsion des délinquants étrangers, implication des propriétaires qui devront s’assurer de la régularité du séjour en Grande-Bretagne de leurs locataires étrangers… Voilà de quoi répondre aux attentes des électeurs UKIP (Parti pour l’indépendance du Royaume-Uni).

Après deux ans de mandat et une politique libérale-conservatrice aussi prévisible qu’infructueuse, Cameron opère exactement le même tournant que Sarkozy en 2009 lorsque celui-ci lança le débat sur l’identité nationale.

Le parallèle franco-britannique ne s’arrête pas là : des statistiques rendues publiques et commentées par le Daily Mail montrent que les Britanniques blancs quittent massivement les zones où ils sont devenus minoritaires. Depuis 2001, plus de 600.000 Blancs ont quitté Londres : alors que 58 % des Londoniens étaient blancs en 2001, ils ne sont plus que 45 % en 2011. En France, le géographe Christophe Guilluy décrit un phénomène identique : les anciens quartiers populaires des grandes villes et leurs proches banlieues se vident de leurs populations blanches, qui préfèrent la relative quiétude des zones rurales ou péri-urbaines.

Les conséquences politiques de ces mouvements sont particulièrement sensibles : métropoles et banlieues immigrées sont devenus des fiefs inexpugnables de la gauche, où la droite parlementaire et le FN sont en chute libre. À l’élection présidentielle de 2012, Paris a majoritairement voté en faveur du candidat de gauche pour la première fois de l’histoire de la Ve République. Alors que la droite avait gagné la totalité des vingt arrondissements parisiens aux élections municipales de 1989, l’est parisien est désormais ingagnable pour elle, la gauche y obtenant régulièrement près de 70 % des voix.

Cette fuite des Blancs (« White Flight ») s’accélère particulièrement dans les zones où ils sont progressivement devenus minoritaires, dans les zones où les us et coutumes n’ont plus rien de britannique ou d’européen. Dans ces quartiers où un ordre politique et social parallèle s’est substitué à l’État de droit et la culture nationale.

Face à cela, les élites mondialisées proposent une analyse et une réponse erronées : à leurs yeux, c’est l’économie et elle seule qui mène le monde ; le retour de la croissance et la baisse du chômage entraîneront mécaniquement un reflux des tensions identitaires. Elles plaquent sur l’Europe du XXIe siècle leur diagnostic (déjà simpliste et parcellaire) de la « montée des périls » dans les années 1930, exclusivement due selon elles à la crise économique de l’époque. En oubliant les bouleversements migratoires et démographiques considérables intervenus en Europe depuis la deuxième moitié du XXe siècle et leurs conséquences en matière de cohésion et d’identité nationales.

Les post-nationaux refusent de voir le monde tel qu’il est : avant d’être un homo œconomicus, un facteur de production ou un consommateur, l’homme est d’abord un animal politique et social, membre d’une communauté et attaché à sa culture spécifique. La coexistence entre groupes, quels qu’ils soient, est systématiquement le fruit d’un rapport de force. Dès lors que des communautés sont façonnées par des valeurs et des cultures trop éloignées, elles ne peuvent pas cohabiter pacifiquement de manière durable : les sociétés européennes désormais multiculturelles sont devenues multiconflictuelles. En niant les frontières pour instaurer, disaient-ils, la paix universelle, en voulant construire de toutes pièces un « citoyen du monde » (superbe oxymore, soit dit en passant) déraciné, les mondialistes sont devenus les docteurs Frankenstein de la guerre de tous contre tous.

Etienne Lahyre, le 10 mai 2013
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Published by voxpop - dans La France en résistance
11 mai 2013 6 11 /05 /mai /2013 08:19
  • 11 mai 2013
  • Le Figaro
  • Natacha Polony

Est-il besoin de le répéter, la crise que traverse la France n’est pas seulement économique, ni même politique. C’est également une crise civilisationnelle, un questionnement identitaire que de vagues discours sur notre ancrage européen ne suffiront pas à apaiser..........

Ce qui travaille la France, de façon plus sourde mais aussi profonde que le chômage de masse, c’est sa difficulté à se construire un récit fondé sur une vision de l’avenir appuyée sur une lecture du passé.....

 

C’est la double erreur de ceux qui croient qu’il suffit de mettre un tampon sur une carte d’identité pour fabriquer des Français et de ceux qui croient qu’il suffit de promettre la croissance économique pour faire aimer une Europe vidée de sa substance et de son histoire : ils oublient que l’homme est un être de chair et qu’à défaut de trouver autour de lui, dans la géographie et les modes de vie, ce qui le façonne – selon la fameuse théorie des climats développée par Montesquieu –, il le cherchera dans des identités fantasmées, souvent plus rigides et totalitaires.

 

Sortir la France de la crise qui la mine aujourd’hui nécessite de comprendre ce qu’est ce pays dans son unicité. Un pays composé d’une diversité de régions, de climats et de langues qui font sa richesse et dont il doit à tout prix préserver non seulement la mémoire mais la culture vivante, autrement que sous la forme d’un folklore pour touristes. Un pays héritier de l’antiquité gréco-romaine et de deux millénaires chrétiens, qui s’est construit au fil des siècles, très loin de l’imagerie d’une France éternelle courant de Clovis à Napoléon, mais réuni autour d’un idéal politique, une République laïque définie par des valeurs philosophiques, liberté, égalité et fraternité. Un pays que les nouveaux arrivants ne pourront faire leur que s’ils s’en approprient l’histoire et la géographie, plutôt que de les nier comme le préconisent aujourd’hui des idéologues persuadés que c’est en effaçant les identités (celles de la France et de ses régions, pas celles des migrants et de leurs ancêtres) que l’on fabrique de l’égalité.

Sortir la France de la crise qui la mine nécessite un véritable discours sur la Nation, qui sache réconcilier l’idéal universaliste et l’ancrage territorial à travers la notion de patrimoine partagé. Qui réponde à l’abstraction de la consommation et des marchés par l’Histoire et la culture, qu’elles soient régionales, françaises ou européennes.

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Published by voxpop - dans La France en résistance
10 mai 2013 5 10 /05 /mai /2013 10:31
  • 10 mai 2013
  • Le Figaro
  • LE BLOC-NOTES Ivan Rioufol irioufol@lefigaro.fr blog.lefigaro.fr/rioufol

 

François Hollande ne change pas une politique qui perd. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, parions que les échecs d’un an de mandat (augmentation de ce qui devait baisser, baisse de ce qui devait augmenter) auront empiré le 6 mai 2014, à la fin de l’An II. L’explication est simple : le gouvernement n’entend pas alléger l’État-providence, ce luxe que les Français disent pourtant ne plus pouvoir s’offrir. En 2014, le pays aura le plus haut niveau de dépenses publiques (57,1% du produit intérieur brut) de l’Union européenne. Alors que les cigales (Italie, Espagne, Portugal, Grèce) sont devenues fourmis, le hollandisme chante son ode à un monde dépassé. Jean-Marc Ayrault l’a dit, dimanche sur TF1 : « Il n’y a pas d’austérité (…). Moi, je veux sauver le modèle social et le modèle républicain. » Là est justement l’écueil.

Derrière la défense du « modèle social » se dissimule l’incapacité du pouvoir à admettre la faillite de l’État-mamma. Elle oblige à réduire les aides et les redistributions. Or, non seulement les socialistes refusent cette issue, mais le président a décidé d’un plan d’investissement public sur dix ans. L’État est-il si riche et efficace pour se permettre le grand jeu ? Ayrault a avoué qu’il ne voulait pas se « soumettre » à la réalité mais la « transformer » . Ce péché d’orgueil, commun à la gauche, est à la source des maux. En juin 2012, Pierre Moscovici assurait déjà : « La France arrivera à 3% de déficit en 2013 sans mesure d’austérité. » La promesse n’ayant pas été tenue (le déficit sera de 3,9% cette année, et sans doute de 4,2% en 2014), le ministre du Budget aurait pu reconnaître son erreur. Mais il persiste : « L’austérité,

c’est fini ! » Il n’y a pas pire sourd… Ces incantations croient rassurer l’opinion ; elles ont l’effet inverse. Les citoyens lucides se désespèrent même de l’immobilisme de leurs dirigeants. Une enquête Ipsos, publiée par Le Monde de mardi, montre que les Européens ne croient plus en l’État-providence. Ils ont compris que ce système exemplaire n’avait plus les moyens d’être généreux, ni protecteur. Seuls 21% des Français estiment que le gouvernement propose des solutions constructives pour affronter la crise (contre 45% en Allemagne, 40% en Grande-Bretagne). 77% pensent qu’il ne réduit pas assez ses dépenses. Pour s’en sortir, ils font davantage confiance au secteur privé : 62% sont prêts à déléguer aux entreprises la gestion des services publics. Cela s’appelle une révolution des mentalités. La gauche, une fois de plus, n’a rien vu venir.

Le PS ne comprend décidément rien à la société moderne et à ses mutations, conservatrices et libérales, qui lui tournent le dos. Quand le ministre Michel Sapin, inutilement blessant, vante l’intelligence, la finesse, la pertinence du gouvernement (mardi, sur Europe 1), il montre tout au contraire l’enfermement du pouvoir, qui lui vaut une impopularité jamais atteinte. La gauche croit se rapprocher du peuple en donnant des gages à Jean-Luc Mélenchon, qui refuse l’austérité et le remboursement de la dette. Elle croit ouvrir la voie à la relance, en bradant une partie de ses participations industrielles (qui totalisent près de 60 milliards d’euros). Mais ce n’est pas ce qui est attendu d’un appauvri. Il doit d’abord réduire ses dépenses et préserver ce qui lui reste de richesses. Jusqu’où la France devra-t-elle tomber pour que Hollande rectifie sa politique ? Le malentendu Il y a un malentendu à propos du sursis de deux ans que la Commission européenne vient d’accorder à la France. Pour Bruxelles, ce délai doit servir à honorer le pacte de stabilité que Hollande a signé et qui prévoit un déficit ramené à 3% du PIB. Or le hollandisme, drogué à la dépense publique, voit dans ce relâchement un encouragement à poursuivre son vice ; il a immédiatement décidé de liquider des bijoux de famille au nom de la croissance. Mais procéder de la sorte revient à arroser le sable, si rien n’est fait préalablement pour réformer le marché du travail, les retraites, la protection sociale, etc. C’est aussi ce que le président du Conseil, Herman Van Rompuy, a rappelé, mardi, en demandant à la présidence française de revoir en profondeur son économie, en échange de ce répit qui reste à confirmer. Alors que le Portugal vient de passer de 35 heures à 40 heures et de supprimer des postes de fonctionnaires, alors que l’Espagne a réduit de 5% les salaires de la fonction publique, gelé les embauches et baissé les indemnités chômage, la France n’a toujours pas appliqué le début d’une rigueur qui fait hurler la gauche.

Il est loisible de reprocher beaucoup de choses à l’Union européenne. Notamment de s’être construite cul pardessus tête, dans le mépris des peuples, des mémoires, des identités. De ce point de vue, elle récolte l’incompréhension qu’elle a semée et qui se vérifiera vraisemblablement aux élections européennes de 2014. D’ailleurs, si elle ne veut pas se laisser dissoudre sous la pression des pays émergents, elle devrait reconstituer très vite son « noyau dur » culturel, hérité d’Athènes, de Jérusalem et de Rome, et consolider l’alliance avec les autres pays occidentaux que sont les États-Unis et Israël, comme l’argumente Édouard Valdman*. Mais, en l’occurrence, ses réponses à la crise de l’endettement des États sont difficilement contestables. Elles commencent, ici et là, à porter leurs fruits. Aussi la mauvaise volonté française, engagée de surcroît dans un bras de fer stupide avec Angela Merkel, risque d’affaiblir davantage une Europe déjà malade. L’immigration, problème majeur Les élites européennes feraient bien de revoir, au passage, le bien-fondé des mérites comptables qu’elles prêtent si légèrement à l’immigration, au prétexte qu’elle créerait de la croissance économique et démographique. Le sondage Ipsos cité plus haut fait ressortir, une fois de plus, l’inquiétude attachée à ce sujet, singulièrement chez les Britanniques et les Français. Ils le classent en priorité des problèmes à résoudre pour sortir de la crise. Pour les premiers, les étrangers seraient « une concurrence déloyale ». Les seconds leur reprochent la charge qu’ils feraient peser sur les comptes sociaux. Selon Le Monde, qui commente l’enquête, « le remède à la crise se résume ainsi : ne plus permettre l’arrivée massive de personnes n’ayant rien à faire en France », « Redonner le goût du travail aux gens » , « Faire respecter notre pays, nos règles et nos lois » . Les socialistes entendent-ils ? * «Demain, l’Occident !», L’Harmattan. Prochain bloc-notes : 24 mai.

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10 mai 2013 5 10 /05 /mai /2013 10:07

Prendre le temps de découvrir la totalité de ce sondage,

édifiant sur les politiques, les médias, l'immigration, les religions, ...

http://fr.scribd.com/doc/121982154/Barometre-nouvelles-fractures-def-pdf

 

 

France 2013 : les nouvelles fractures

 

25 janv. 2013 - 

Ipsos a conçu et réalisé pour Le Monde, la Fondation Jean Jaurès et le Cevipof la vague 1 d’un baromètre sur les Nouvelles Fractures qui traversent la société française. 

On savait les Français très préoccupés par l’emploi et le pouvoir d’achat ; les résultats de l’enquête mettent en évidence un autre mouvement : le profond repli de l’opinion qui atteint en ce début d’année 2013 un niveau jamais égalé. Ce mouvement se caractérise par une très forte défiance à l’égard du monde extérieur et d’autrui. Pour 78% des personnes interrogées, « on n'est jamais trop prudent quand on a affaire aux autres », 58% pensent que « la France doit se protéger davantage du monde d’aujourd’hui plutôt que de s’ouvrir au monde extérieur ». On observe parallèlement un important rejet du système démocratique et médiatique. Pour 62% des Français, « la plupart des hommes et des femmes politiques sont corrompus » contre seulement 38% pour qui il s’agit d’un phénomène minoritaire. 58% estiment que les journalistes font mal leur travail et 72% qu’ils ne parlent pas des vrais problèmes des Français. Les attentes de l’opinion se positionnent pour un renforcement de l’autorité politique et de l’échelon national. 87% des Français sont d’accord avec l’idée selon laquelle « on a besoin d’un vrai chef en France pour remettre de l’ordre » ; 65% estiment que pour faire face aux grands problèmes à venir il « faut renforcer les pouvoirs de notre pays quitte à limiter ceux de l’Europe ».

Ce mouvement d’opinion traduit bien davantage que la nième étude sur la défiance des Français. En effet, l’enquête fait également apparaître  une adhésion parfois massive à certains propos xénophobes et une forte crispation autour de l’Islam.  70% des Français se sentent proches de l’idée selon laquelle « il y a trop d’étrangers en France » (contre 30% qui se positionnent sur l’item opposé : « il n’y a pas trop d’étrangers en France »). Pour 67% des personnes interrogées, « on ne se sent plus chez soi comme avant » (contre 38% qui estiment qu’on se sent « autant chez soi aujourd’hui qu’avant »).

 

 Enfin, près de trois Français sur quatre (74%) pensent que la religion musulmane n’est pas tolérante et pas compatible avec les valeurs de la société française (contre respectivement 28% et 11% pour la religion catholique et 34% et 25% pour la religion juive).

On savait l’opinion publique française pessimiste et inquiète depuis longtemps. On la découvrait à chaque enquête annuelle de plus en plus défiante.  On la mesure maintenant dans le repli, la crispation identitaire et un rejet profond de l’Islam.

Cette enquête fait également apparaître des porosités de plus en plus marquées entre certains électorats. Sur le terrain de l’identitaire et de la demande d’autorité, les sympathisants UMP sont maintenant idéologiquement extrêmement proches des sympathisants FN : massivement hostiles aux étrangers et à l’Islam et en demande d’un « vrai chef ». Ils s’en démarquent en revanche sur la mondialisation, l’euro et l’Europe. De même, il existe des points de convergence forts entre les sympathisants du FN et ceux du Front de gauche pour critiquer la mondialisation, les medias, les responsables politiques et l’islam en tant que religion  qui voudrait « imposer son mode de fonctionnement » ou qui serait intolérante.

Enfin, au-delà de la très grande richesse des résultats d’ensemble et des résultats triés par la sympathie partisane des interviewés, leur profession ou leur niveau de diplôme, Ipsos a également réalisé une analyse typologique particulièrement intéressante. Elle fait apparaître 5 grands groupes, allant des « bobos » aux « populistes » en passant par les « libertaires », les « ambivalents » et les « crispés ».  Une typologie éclairante sur les nouvelles fractures françaises.

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Published by voxpop - dans La France en résistance

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