Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
25 mars 2013 1 25 /03 /mars /2013 08:45
  • 25 mars 2013
  • Le Figaro
  • Bernard Edelman* et Monette Vacquin*

Le philosophe et la psychanalyste* se demandent si l’individualisme tout-puissant et le déni de la loi de la nature sont un progrès pour la civilisation.

Années 1970 : comment faire l’amour

 

sans faire des enfants.

 

Années 1980 : comment faire des enfants

 

sans faire l’amour.

 

Aujourd’hui : comment faire des enfants

 

sans être de sexe différent

 

 

La question du mariage gay est mal posée : il ne s’agit pas de savoir si l’on est pour ou contre, il s’agit de savoir de quoi il est le symptôme. Faute de le penser en ces termes, on court le risque de s’enliser dans de vaines disputes éthiques alors que l’on se trouve devant l’un des nombreux signes d’une véritable mutation qui concerne la notion même de personne. Si depuis l’origine d’Homo sapiens l’homme n’a cessé de changer d’identité, de modifier sa socialité, il faut reconnaître qu’aujourd’hui ces modifications se sont accélérées de manière exponentielle. S’il fallait le dire d’un mot, grâce aux révolutions biologiques notamment, l’homme acquiert les moyens de se modifier jusqu’où il le désire, autant qu’il le désire, et de réaliser sa démesure.

Si l’on voulait donner un exemple « juridique » de cette démesure, on pourrait se référer à ce « nouvel homme des droits de l’homme » que construit jour après jour la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), en s’appuyant sur un concept fondateur : « l’autonomie personnelle ». Par là, elle entend la faculté pour tout individu de mener sa vie comme il l’entend, c’est-à-dire d’être son propre législateur.

On imagine aisément le succès d’une telle proposition qui vient résonner sur les couches les plus archaïques de notre vie psychique. Pour le dire avec les mots de Freud, plus aucun principe de réalité ne vient borner le principe de plaisir. Il semble bien aujourd’hui que ce dogme triomphe dans tous les domaines. Le mariage homosexuel est le franchissement d’un nouveau seuil dont la portée symbolique est considérable : il est malhonnête de le penser sans le contextualiser, sans tenir compte des dimensions si éclairantes de l’histoire et de l’inconscient. Car que se passe-t-il dans le monde occidental, en matière de sexualité et de filiation, de sorte qu’une chatte n’y retrouverait pas ses petits ? Années 1970 : comment faire l’amour sans faire des enfants. Années 1980 : comment faire des enfants sans faire l’amour. Aujourd’hui : comment faire des enfants sans être de sexe différent.

Nous sommes exposés à l’absurdité suivante : nous allons être 9 milliards de personnes, la pauvreté ne cesse de s’accroître, une grossesse pour autrui coûte 80 000 euros, un gouvernement de gauche s’apprête à ouvrir la procréation médicale assistée (PMA) à des couples non stériles qui, s’ils désirent des enfants, peuvent les faire ! Ce que bien des homosexuels ont fait dans l’histoire, sans demander la permission à quiconque ni en faire un objet de revendication ! Idéologie, quand tu nous tiens !

Ce n’est pas ce que prétend être le mariage homosexuel qui fait problème, mais ce avec quoi il rompt. En nommant mariage ce qui ne l’a jamais été, nulle part, les tenants de cette proposition font coup double : rupture avec tout ce qui précède, et rupture avec la loi de la nature, qui fait que seuls un homme et une femme peuvent engendrer. Après « du passé faisons table rase », « adieu les parents » serait-il le nouveau slogan, enthousiasmant, de notre génération ? Non pas les parents réels, bien sûr… une représentation aussi vague que persécutante de la contrainte ! Que tout ceci se fasse au nom de l’amour parental est un tour de force en matière de défi. Dans cette affirmation de ne rien recevoir, et de ne rien devoir au passé, se reconnaît cette volonté d’autoengendrement qui fait le sujet technoconsommateur d’aujourd’hui. Reste à savoir ce qui sera transmis de ce « style », de cette façon de penser. Toute la question est là : comment allons nous penser demain, au moyen de quelles représentations, dans quel langage ? La promotion et la généralisation de la toute-puissance individuelle assortie de celle du déni sont-ils vraiment un progrès pour la civilisation ? Doit-on refuser un individualisme tout-puissant ou l’accepter comme un progrès ? Toutes les questions qu’on se pose aujourd’hui sur la mutation que subit notre identité supposent d’interroger notre démesure, le risque qu’elle nous fait courir de nous entraîner dans la tragédie, le fatum, comme disaient les anciens. Devons-nous accepter d’être les victimes de nous-mêmes ou trouver les moyens d’y échapper ? Les tribunaux français à cet égard ont inventé un contre-feu : la dignité. Porterait atteinte à l’intégrité même de l’humanité tout ce qui pourrait la mettre en danger, notamment l’individualisme tout-puissant.

C’est dans ce contexte que le Parlement devrait s’emparer de ce débat. Sans céder à des contorsions stratégico-politiques qui le rapprocheraient de cet extravagant article du Code civil québécois qui dispose que « lorsque les parents sont tous les deux de sexe féminin, les droits et obligations que la loi attribue au père, lorsque ceux-ci diffèrent de ceux de la mère, sont attribués à celle des deux mères qui n’a pas donné naissance à l’enfant » . Ou encore nomme le père « pourvoyeur de forces génétiques ». Des générations grandiront dans ces mots, qui seront-elles ? * Respectivement auteur de «Ni chose ni personne», Hermann, et de «Main basse sur les vivants», Fayard.

Partager cet article
Repost0
Published by voxpop - dans La France en résistance
25 mars 2013 1 25 /03 /mars /2013 08:27
  • 25 mars 2013
  • Le Figaro
  • Sigrid Choffée-Harouel

La juriste* estime que le législateur doit étendre la laïcité à tout le secteur public.

Les juges de cassation sont restés le nez collé sur la technique juridique. Pourtant, en d’autres occasions, la haute magistrature a su faire preuve d’une désinvolture extrême envers la loi

L’affaire Baby-Loup commence en 2008 : une salariée d’une crèche associative qui refusait d’ôter son voile islamique est licenciée pour faute grave en vertu du règlement intérieur imposant au personnel une obligation de « neutralité religieuse ». S’estimant victime de discrimination du fait de ses convictions religieuses, la salariée a voulu faire invalider son licenciement par les prud’hommes. Il s’agissait pour eux de savoir si un règlement intérieur peut interdire le port d’un signe religieux au sein d’une entreprise. Sur la base de l’article 1er de la Constitution de 1958 proclamant la France une République laïque, les conseillers prud’homaux ont conclu à la validité de la clause imposant la neutralité et la laïcité au personnel de la crèche, car cet établissement privé avait selon eux une activité de service public. Reprenant le même raisonnement, la cour d’appel de Versailles a confirmé le jugement en octobre 2011.

Mais la Cour de cassation vient de casser l’arrêt d’appel en adoptant un raisonnement inverse : la crèche ne gère pas un service public et s’y applique en conséquence le Code du travail, très protecteur des convictions religieuses du personnel. La clause du règlement intérieur proscrivant leur manifestation de manière générale est donc invalide. La crèche ne pouvait sur cette base interdire à sa salariée une tenue montrant ses convictions religieuses. Jugé discriminatoire, le licenciement est annulé.

Est donc rejetée l’applicabilité du principe de laïcité, règle d’organisation de l’État qui s’applique dans le secteur public (et le secteur privé exerçant une mission de service public). Pour comprendre la position de la Cour de cassation, il faut savoir que cette juridiction ne connaît que des aspects juridiques d’une affaire. Elle ne prend pas en compte les éléments de fait, les circonstances du conflit. Or, en l’espèce, les juges du fond (conseil des prud’hommes, cour d’appel) n’ont manifestement pas été insensibles au comportement répréhensible de la salariée. Celle-ci a fait preuve d’insubordination, d’obstruction, a proféré des menaces. Nul doute que cela a orienté le raisonnement juridique de ces deux juridictions. En revanche, la Cour de cassation n’a pas été influencée par les faits. La question qu’elle s’est posée, de manière purement abstraite, est la suivante : la crèche est-elle une structure qui exerce une mission de service public ? Si oui, le principe de laïcité s’impose aux salariés. Si non, le Code du travail s’applique.

L’affaire a eu un très grand retentissement. D’abord parce que cette crèche n’est pas banale. Ouverte 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, elle a été spécialement créée pour des femmes de quartiers défavorisées qui travaillent en horaires décalés. Elle est située dans une zone de « mixité sociale », au point de ne servir que de la viande hallal aux enfants. Aussi suscite-t-elle de puissantes sympathies : Élisabeth Badinter s’est constituée sa marraine, et la presse n’a cessé de saluer cette crèche exemplaire. La Halde avait pris position en faveur de la salariée, mais un changement de direction a provoqué un changement de position : ayant pris la tête de l’institution, Jeannette Bougrab est venue défendre la crèche devant les prud’hommes.

L’arrêt de cassation du 19 mars a indigné les tenants de la laïcité qui crient au scandale, à la violation d’un principe fondamental de la République française. Les juges de cassation sont restés le nez collé sur la technique juridique. Pourtant, en d’autres occasions, la haute magistrature a su faire preuve d’une désinvolture extrême envers la loi. Un premier président de la Cour de cassation a reconnu naguère que le juge parvient à « se substituer en quelque sorte au législateur » en interprétant très librement les lois, voire en les ignorant superbement quand elles sont gênantes pour lui.

En rendant cet arrêt, il y a une chose essentielle que les magistrats de cassation se sont refusés à voir, c’est qu’il s’agit moins dans cette affaire de liberté religieuse que de combat politique. L’islam étant à la fois religion, système de droit et régime politique, quand une salariée suscite une épreuve de force pour imposer à tout prix son voile à l’employeur, c’est une manifestation de militantisme politique en faveur d’un projet de règne de la charia sur la société.

 

Le voile islamique, souligne Élisabeth Badinter,

 

 « est un étendard politique et

 

communautaire ».

C’est pourquoi

 

 le législateur doit impérativement

 

 intervenir. Il doit d’abord étendre la laïcité

 

 à tout le secteur public :

 

 l’Université n’y est pas soumise, alors que les classes préparatoires des lycées le sont. Pour ce qui est du secteur privé, d’aucuns objecteront que le respect des libertés fondamentales doit primer. Mais n’est-ce pas en réalité ériger le communautarisme en liberté fondamentale ? * Maître de conférences (HDR) à la faculté de droit de l’université Paris-Est. Auteur de « La Mairie avant la mosquée. La primauté du mariage civil, condition de l’intégration », Éd. J.-C. Godefroy.

Partager cet article
Repost0
Published by voxpop - dans La France en résistance
25 mars 2013 1 25 /03 /mars /2013 00:00
Christine Boutin, une manifestante extrêmement agressive ??
Manuel Valls sous son vrai jour !

Manif pour tous : Christine Boutin victime de gaz lacrymogène

Publié le 24.03.2013, 22h45 | Mise à jour : 23h34

Paris, dimanche 24 mars 2013. Christine Boutin a été incommodée par le gaz lacrymogène lancé par les forces de l'ordre pour contenir des manifestants opposés au mariage homosexuel qui tentaient de forcer un barrage.
Paris, dimanche 24 mars 2013. Christine Boutin a été incommodée par le gaz lacrymogène lancé par les forces de l'ordre pour contenir des manifestants opposés au mariage homosexuel qui tentaient de forcer un barrage.
| AFP / Eric Feferberg
, la présidente du Parti chrétien-Démocrate qui participait ce dimanche après-midi à à la contre le mariage pour tous, a été incommodée par le gaz lacrymogène employé par les forces de l'ordre. Les policiers repoussaient des manifestants qui tentaient de forcer un cordon de sécurité barrant l'accès aux Champs-Elysées.

Quelques heures plus tard au micro de BFMTV, l'ancienne ministre de Nicolas Sarkozy a confirmé avoir reçu du gaz lacrymogène. «La façon dont la police a traité les manifestants est inacceptable, a déclaré l'ancienne député des Yvelines. C'étaient des gens calmes. On envoie des gaz lacrymogènes sur des élus, Hervé Mariton (NDLR : député UMP de la Drôme) a été secoué. Moi j'ai reçu des gaz lacrymogènes et des enfants aussi.»

 
Appel à la démission de Manuel Valls

«La responsabilité du gouvernement est engagée. En tant qu'ancienne ministre de la France je demande la démission du préfet de police et du ministre de l'Intérieur (NDLR : Manuel Valls) qui a tenu des propos invraisemblables, inacceptables. », a-t-elle conclu.

Le ministre de l'Intérieur a défendu «le sang froid» de la police, assurant que les organisateurs de la manifestation avaient été «débordés» par des «groupes extrémistes». «Des groupes d'extrême-droite ont tenté de descendre les Champs-Elysées pour se diriger vers l'Elysée», a précisé Manuel Valls. «Les policiers ont été confrontés à des manifestants (...) extrêmement agressifs», a confirmé Laurent Nunez, directeur de cabinet du préfet de police de Paris.

Manuel Valls a évoqué dimanche soir des «dizaines d'interpellations» lors de cette manifestation, sans fournir plus de détails.

LeParisien.fr

Partager cet article
Repost0
Published by voxpop - dans La France en résistance
24 mars 2013 7 24 /03 /mars /2013 23:54

 




COMMUNIQUE DE PRESSE
de Jacques MYARD
Député de la Nation
Maire de Maisons-Laffitte
Président du Cercle Nation et République

 
Le 24 Mars 2013


A/S : Manif pour tous : un immense succès , une superbe gifle pour le gouvernement !

Il fallait y être pour le croire ! On pouvait avoir des inquiétudes après le vote par l'Assemblée Nationale en première lecture de la loi sur le mariage des homosexuels , on pouvait craindre une moindre mobilisation que lors de la manifestation du 13 Janvier dernier ; et bien rien de tel , la manif de ce jour à laquelle j'ai participé a battu tous les records !

La grande armée des opposants au mariage des homosexuels était là sereine , joyeuse et déterminée , de l'Arc de Triomphe au pont de Neuilly elle a empli l'espace débordant sur les avenues proches . Etions nous un millon ou plus ou moins , là n'est pas la question !

La vérité est toute simple , le 13 Janvier et ce jour 24 Mars ont été les plus grandes manifestations des Français contre un projet gouvernemental depuis 30 ans , c'est là une gifle sans pareille pour la majorité légale encore en place !

Aucun gouvernement démocratique et républicain ne peut l'ignorer ou alors ce gouvernement s'enferme dans une tour d'ivoire irresponsable en perdant toute légitimité , il n'a plus la confiance du peuple , il se met lui même en danger .

Ce projet heurte les consciences , bouleverse une institution multiséculaire qu'est le mariage fondé sur l'altérité des sexes ; après ces mobilisations historiques seul le recours au réferendum s'impose !

A défaut ces politiques de gauche devenus sourds et enfermés dans l' idéologie rétrograde des soixante-huitards attardés dont les salons parisiens raffolent en pratiquant l'enfumage médiatique , termineront une nouvelle fois dans les poubelles de l'Histoire desquelles ils n'auraient jamais dû sortir !

Partager cet article
Repost0
Published by voxpop - dans La France en résistance
24 mars 2013 7 24 /03 /mars /2013 14:59

 

   

EN DIRECT DE LA MANIF POUR TOUS

Capture-d-ecran--41-.png

 

Partager cet article
Repost0
Published by voxpop - dans La France en résistance
24 mars 2013 7 24 /03 /mars /2013 14:36

 

Un bon conseil !


 

Made in France

 

Partager cet article
Repost0
Published by voxpop - dans La France en résistance
24 mars 2013 7 24 /03 /mars /2013 09:57

 

TOUT laisse à penser que les Français n'attendront

 pas la fin du quinquénat

 pour  demander la démission du Président .


 

Selon un sondage Ifop pour le JDD, le président François Hollande perd six points et tombe à 31% de personnes satisfaites de son action. Jamais au bout de dix mois de présidence, un locataire de l’Elysée n’était tombé aussi bas.
|
S'il est des records dont on aimerait se passer, celui-ci en fait sans doute partie. La cote de popularité de est toujours en berne. Pire, elle n'a jamais été aussi basse puisqu'elle vient de chuter de 6 points en mars par rapport à février, avec 31% de personnes satisfaites, tandis que celle de Jean-Marc Ayrault a cédé un point à 36%, selon un sondage Ifop paru dans le Journal du Dimanche.


Le plus mauvais résultat pour un français après 10 mois au pouvoir

La popularité de François Hollande en début de mandat aura donc été de courte durée. Désormais, 68% des personnes interrogées, contre 62% en février, se déclarent mécontentes «de François Hollande comme président de la République» (30% très mécontentes et 38% plutôt mécontentes) contre 31% (-6) de satisfaites (3% très satisfaites et 28% plutôt satisfaites) et 1% sans opinion (inchangé).
Il s'agit non seulement du plus mauvais résultat enregistré par François Hollande depuis son élection en mai 2012, quand il avait 61% de satisfaits, mais aussi du plus mauvais résultat enregistré par un président de la République dix mois après sa prise de fonction, souligne l'.

Jean-Marc Ayrault, pas non plus à la fête

61% des sondés, soit un point de plus qu'en février, sont également mécontents «de Jean-Marc Ayrault comme Premier ministre» (22% très mécontents et 93% plutôt mécontents) contre 36% (-1) de satisfaits (3% très satisfaits et 33% plutôt satisfaits) et 3% (inchangé) sans opinion.
La cote de popularité du Premier ministre est également à son plus bas, après avoir été de 65% de satisfaits en mai 2012.

Sondage réalisé par téléphone du 14 au 22 mars auprès d'un échantillon de 1.931 personnes, représentatif de la population française adulte et sélectionné selon la méthode des quotas.

LeParisien.fr

Partager cet article
Repost0
Published by voxpop
24 mars 2013 7 24 /03 /mars /2013 08:11

Patrice de Plunkett : le blog

Jean-Marc Veyron La Croix, maire de Chasselas :

son discours devant la préfecture de Saône-et-Loire le 2 février

sa lettre au cardinal Barbarin

 mariage gay,homosexuels,maires


 

 

Son discours du 2 février à Chalons-sur-Saône

<<  Bonjour

Je suis homosexuel, et aussi maire de ma commune en Saône-et-Loire. Et je suis ici pour vous dire mon opposition à ce projet de loi du Mariage pour tous et je voulais vous faire partager quelques réflexions :

- je ne me reconnais pas dans les revendications du lobby interLGBT, qui par ailleurs n’a jamais été élu et n’est pas représentatif de l’ensemble des homosexuels, qui ne forment pas une communauté : y- a- t-il d ailleurs une communauté hétérosexuelle ?

- ces associations ont toute leur légitimité – elles ont beaucoup fait pour nous rendre la vie plus douce, ont beaucoup fait aussi pour les malades du sida et il reste évidemment un travail énorme à faire, par exemple quand on sait que l’homosexualité reste un crime ou un délit dans plus de 80 pays ; MAIS cela ne leur donne pas pour autant une représentativité.

- des voix comme la mienne se lèvent –notamment avec le collectif homovox.com pour faire entendre un autre discours, plus ajusté, plus respectueux fondamentalement des personnes homosexuelles, des institutions qui structurent notre société et bien évidemment des enfants !

- On nous parle d’égalité : je ne suis pas égal, je suis différent, ni mieux, ni pire, et à ce titre je réclame un traitement différent ; il est d’ailleurs curieux que ceux qui vilipendent depuis des années le mariage soient maintenant les mêmes à vouloir nous l’offrir : voudraient-ils nous faire un cadeau empoisonné ?

- Chacun a ses limites. Ainsi mon manque d’enfant, mon désir d’enfant ne me donne pas le droit de priver un enfant de l’affection d’une mère : c'est simple, mais cela suffit à justifier le retrait de ce projet de loi qui finalement n'est que la conséquence logique d’une société individualiste, où chacun veut que l’Etat (ou la science) comble ses désirs, fut-ce au détriment de l’autre ou de la collectivité !

On nous rétorque que les enfants dans ces familles ont des destins équivalents aux autres : aucune étude sérieuse n’est venu l’étayer; on a interrogé des enfants dans ce type de famille en concluant que tout allait bien... Vont-ils devant un micro reprocher à celui ou celle qui les éduque, qui les aime et qu’ils aiment de les avoir coupé de leur père ou mère biologique, alors même qu’ils n’ont pas le recul suffisant sur leur enfance et adolescence ? Moi je n’ai compris mon enfance, comme beaucoup, qu’après l’âge de 30 ans... l’Etat doit proposer et favoriser avant tout aux futurs adultes ce qu’il ya de meilleur : l’altérité d un couple homme femme.

- Le discours ambiant sous-tend même parfois que les couples homosexuels seraient plus harmonieux : je vous rassure : ils ont les mêmes problèmes que vous, à cette nuance près, rarement évoquée car très sensible et que je constate autour de moi : la non-altérité de leur relation me semble souvent être un terreau moins favorable à une complétude de la relation, et donc souvent à sa durabilité (voir chiffres de pacsage Insee/Ined, homo vs hetero) ; cette souffrance est souvent niée en bloc car insupportable ; est-ce une raison pour modifier le sens du mariage ? je ne le crois pas. La semaine dernière, Mme Caroline Mecary, avocate influente, a demandé la suppression de la notion de fidélité dans le mariage… Je vous laisse seul juge…

Ne modifions pas le sens du mariage, mais préférons offrir à ces couples et à ces enfants dans des situations qui existent un cadre législatif protecteur : il y a déjà de nombreux outils ; améliorons-les et faisons les connaitre !

Pour finir, je veux souligner que malgré mon opposition, il faut savoir être très nuancé dans ses propos car ce débat touche à l’intime de chacun, à sa vie affective avec sa fécondité, ses blessures, ses hauts et ses bas, et chacun sait combien cela n’est pas toujours facile !

Ne jugeons personne, respectons chacun, mais n’acceptons pas un Etat qui aurait pour seul but de combler les désirs – fussent-ils légitimes et sincères - de chaque catégorie de la population au détriment des plus faibles et de l’ensemble de la société ! >>

 

Sa lettre au cardinal Barbarin

<< Monseigneur,

Ces quelques mots pour vous dire tout mon soutien, et mon encouragement dans le combat juste que vous menez contre le "mariage gay" pour défendre la famille telle que voulue dans le plan de Dieu. Nous nous sommes croisés, je suis viticulteur, maire de ma commune rurale, et partageant ma vie avec un garçon. Je voulais vous apporter mon soutien dans le contexte actuel, et vous confirmer quelques éléments que vous avez fort bien compris :

- je ne connais pas d’homosexuels en couple dans mon entourage qui réclament pour eux mêmes le mariage... pour les autres certes -en raison du fameux principe d’égalité - mais pas pour eux...

- beaucoup d’homosexuels se fichent de ce débat et n'ont que faire du mariage; un certain nombre sont contre pour des raisons religieuses, ou encore car il ne veulent pas plagier les heteros, ou ils veulent rester "libres"...

- la nature même de l’homosexualité, et ses causes profondes, suffisent de mon point de vue pour comprendre l’incompatibilité du mariage (civil et religieux) avec des personnes du même sexe, si l’on veut bien ne pas rabaisser le mariage à un simple acte administratif régissant une relation économique comme je l’ai lu récemment : l’homosexuel est une personne souvent blessée, à la sexualité souvent immature, qui se transforme souvent en sexualité boulimique avec une infidélité quasi-consubstantielle : il suffit pour s'en convaincre de lire la presse homosexuelle où le sexe est omniprésent, de connaître un temps soit peu ce monde pour s'en rendre compte.... Philippe Ariño, homosexuel catholique, analyse avec une grande profondeur et une grande justesse la nature profonde de l’homosexualité sur son blog  www.araigneedudesert.fr

- et dans ce contexte instable, comment transmettre a des enfants le meilleur ?

- et en fin de compte faire grandir les nouvelles générations d’homosexuels en leur disant que le mariage est pour eux, revient à méconnaître leurs nature profonde et leurs souffrances, et à les enfermer dans leur état ; permettre le mariage homosexuel est donc foncièrement homophobe !

- vous évoquiez la porte ouverte vers la polygamie: le magazine Tetu a fait il y a quelques mois un article sur les "trouples"... un livre (écrit par Lionel Labosse) vient de sortir prônant la disparition du mariage au profit d un contrat universel a 2,3 ou 4 quel que soit le sexe...

- je ne parle pas des effets sociologiques, sociétaux, anthropologiques, psychologiques dont vous avez bien sûr saisi toute la portée.
Depuis la découverte de mon homosexualité, avec un parcours parfois chaotique, je n’ai eu de cesse de chercher à comprendre et à essayer de mettre ma vie en accord avec ma foi (et non l’inverse !) ; je ne suis pas au bout du chemin .... mais je sais que l’Eglise a sur ce sujet un discours - certes exigeant - mais juste et vrai !

Comme maire, je refuserai de procéder à de telles unions ; comme homosexuel je témoigne à contre courant de la pensée générale auprès de cette "communauté" (qui n’a rien d’une communauté, car c'est un monde évidemment très divers contrairement à ce que l’on nous fait croire), comme chrétien je prie pour que nous chrétiens ayons des paroles justes qui touchent les cœurs et les consciences.

Monseigneur, je voulais vous donner par ces quelques mots mon témoignage et mon soutien; je vous porte dans ma prière ainsi que tous les hommes et femmes de bonne volonté pour défendre l'Homme dans ce qu’il a de plus grand, et témoigner ainsi de l'Amour de Dieu !

Recevez , Monseigneur, l expression de mon profond respect. >>

 

Partager cet article
Repost0
Published by voxpop - dans La France en résistance
23 mars 2013 6 23 /03 /mars /2013 22:37

Publié le 23.03.2013, 09h54 | Mise à jour : 11h04

 
84% des Français sont contre le port du voile ou du foulard islamique par des femmes travaillant dans les lieux privés accueillant du public, révèle un sondage Ifop à paraître dans Dimanche Ouest France. Ces espaces regroupent les commerces, les supermarchés, les cabinets médicaux, les crèches, ou encore les écoles privées | Le Parisien / PHILIPPE DE POULPIQUET

Ce sondage, mené sur un échantillon de 1.004 personnes, représentatif de la population, selon la méthode des quotas, a été réalisé du 19 au 21 mars. Soit juste au moment de l'annulation, par la Cour de cassation, du licenciement d'une employée voilée de la crèche privée Baby Loup, dans les Yvelines. Cette décision, basée sur l'idée que le principe de laïcité ne peut s'appliquer dans une entreprise privée, a marqué une claire distinction entre la sphère privée et la sphère publique, le port de signes religieux ostensibles étant interdit depuis 2004 dans les les écoles, les collèges et les lycées publics.

Une opposition partagée par tous les bords politiques

Or ce sondage montre que «tout se passe donc comme si la distinction juridique entre espace public et lieu privé accueillant du public, rappelée par la Cour de cassation n'était pas opérante ou pertinente pour une écrasante majorité de la population», précise l'institut Ifop. L'opposition au port du voile semble transcender les clivages : 98% des sympathisants du et 92% des pro-UMP sont contre, mais aussi 77% des proches de la gauche. Au sein de ce dernier groupe, ceux qui ne s'y opposent pas (7%) sont en outre moins nombreux que ceux qui y sont indifférents (16%).

De la même façon, les écarts sont inexistants entre hommes et femmes (84% d'opposés dans les deux cas) et peu marqués selon les générations (76% parmi les moins de 35 ans contre 86% auprès des 65 ans et plus) ou les catégories sociales (82% d'opposés parmi les CSP+ contre 87% dans les milieux populaires). «L'opinion publique est donc dans ses multiples composantes très majoritairement en demande d'une conception beaucoup plus "offensive" du principe de laïcité à la française», conclut le sondage.

Vers une nouvelle législation ?

Ces chiffres, «très tranchés, sont quasi identiques à ce que nous mesurions en octobre dernier concernant le port du voile ou du foulard dans les classes d'écoles publiques, auquel 89% des personnes interrogées étaient opposées», rappelle l'Ifop. Ils sont nettement supérieurs à ceux qui concernaient alors leur port dans la rue (63% d'opposés en octobre).


La décision de la Cour de cassation a fait bondir les défenseurs de la laïcité Le Défenseur des droits, Dominique Baudis, chargé par la Constitution de veiller à la protection des droits, des libertés et de l’égalité, a lui-même réclamé que la loi soit «clarifiée». «Ces incertitudes nourrissent des malentendus et des conflits préjudiciables à la cohésion républicaine, a-t-il déclaré. Elles alimentent des contentieux qui ne manqueront pas de se multiplier après les derniers développements de l'affaire Baby Loup.» La porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-belkacem, «le principe de laïcité ne devait pas s'arrêter à la porte des crèches», ajoutant que «s'il y a nécessité de préciser les choses par la loi, nous (le gouvernement, NDLR) ne l'excluons pas».

LeParisien.fr

Partager cet article
Repost0
Published by voxpop - dans La France en résistance
23 mars 2013 6 23 /03 /mars /2013 09:13
Nicolas Sarkozy serait donc un vulgaire gigolo ?

Boulevard Voltaire

 

Patrick

Photojournaliste.
Crasnier

La France a appris jeudi soir avec stupeur que le juge Gentil avait mis Nicolas Sarkozy en examen pour « abus de faiblesse ». La gauche est joyeuse…

Quand on en arrive à de telles extrémités, la démocratie est véritablement en danger. Elle l’était déjà avec l’interdiction de manifester à certains groupes et pas à d’autres, le refus du dialogue et de la concertation pour des sujets graves de société, ou bien encore avec les nominations de copains et idéologues de gauche aux postes clefs.

Là, je crois bien que les bornes sont dépassées : la mise en examen d’un ancien président de la République (pour la seconde fois après Jacques Chirac), ce n’est pas un fait divers mais bien un tsunami.

Qu’a donc fait notre ancien président pour mériter cette infamie ? Il aurait profité de la faiblesse intellectuelle de madame Bettencourt pour lui soutirer de l’argent comme un vulgaire gigolo. Voilà, le mot est lâché puisque le juge ne trouvait pas d’autres raisons pour assurer sa vengeance gauchiste. Quand on y regarde d’un peu plus près, on se rend compte quand même de deux ou trois choses qui peuvent mettre le doute dans l’esprit des Français, y compris ceux qui ne sont pas sarkozystes.

Tout d’abord la famille Bettencourt a toujours craché au bassinet des partis politiques (de droite comme de gauche). Quand monsieur Bettencourt était vivant, c’était lui qui faisait les chèques ; sa femme a continué après sa mort. Peut-on dire que l’on est faible d’esprit quand on donne de l’argent aux partis politiques ? Il semble que oui.

Par ailleurs, on affirme que madame Bettencourt est atteinte de cette sale maladie qu’est l’Alzheimer. C’est sans doute vrai, comme beaucoup de personne très âgées. Ce que l’on ne dit pas, et que le juge ne peut dire car il n’est pas médecin, c’est à partir de quand cette maladie a été diagnostiquée. Les fait reprochés à Nicolas Sarkozy remontent à 2007 : je ne me souviens pas qu’à cette époque la maladie de madame Bettencourt ait été rendue publique. Le procès de la famille Bettencourt ne concernait que la mère et la fille, sans que personne ne se pose la question à ce moment-là. Doit-on penser qu’un diagnostic de 2010 ait un effet rétroactif ? Personne ne peut affirmer qu’en 2007 madame Bettencourt avait des « faiblesses d’esprit », ou alors le groupe L’Oréal aurait dû agir depuis longtemps…

Voila déjà deux bonnes raisons de trouver suspecte cette mise en examen arrivant à point nommé pour faire oublier l’affaire Cahuzac. Messieurs de la gauche, si monsieur Cahuzac est blanc comme neige ainsi que vous l’affirmez partout, la présomption d’innocence doit bénéficier à tous. Quand j’entends Harlem Désir – un repris de justice condamné – être le premier à monter au créneau, j’ai honte à la France…

Patrick Crasnier, le 22 mars 2013
Partager cet article
Repost0
Published by voxpop - dans La France en résistance

Bienvenue

  • : Le blog de voxpop
  • : Immigration en France : Etat des lieux, réflexion et charte de vote. La France en résistance
  • Contact

CHOISIR 

LA  FRANCE

 

RESISTANCE !

Capture-d-ecran--316-.png 

J'ai plus envie de me croire à Kaboul dans ma ville,

J'ai plus envie de l'incivisme, plus envie de la médiocrité comme religion, plus envie du manque d'ambition comme profession de foi.

J'ai plus envie de relativiser. >>>>