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14 mars 2013 4 14 /03 /mars /2013 21:04

 

COMMUNIQUE DE PRESSEde Jacques MYARDDéputé de la NationMaire de Maisons-LaffittePrésident du Cercle Nation et République


 

Le 14 Mars 2013


Laurent Fabius a annoncé ce matin que la France et le Royaume-Uni allaient demander aux Etats de l’Union européenne la levée de l’embargo sur la livraison des armes aux forces de l’opposition syrienne .

Il a précisé au demeurant que s’il n’y a pas un accord européen, la France comme l’Angleterre agiraient en toute indépendance.

Il justifie cette décision par le fait que la Russie, l’Iran livraient des armes au régime syrien de Bachar El Assad.

Il convient de rappeler que la Qatar et l’Arabie Saoudite livrent des armes à l’opposition !

Cette décision est lourde de conséquences car elle conduit inexorablement à l’internationalisation du conflit avec des risques majeurs sur l’équilibre instable de la poudrière du Proche et Moyen-Orient.

De surcroît, des renseignements convergents confirment malheureusement que les opposants et « l’armée de libération » sont composées de djihadistes dont les intentions sont de créer un régime fondé exclusivement sur la charia.

La guerre civile en Syrie est accompagnée d’un cortège d’horreurs qui révoltent tout homme civilisé.

Il n’en demeure pas moins qu’avant d’ouvrir la boîte de Pandore par une internationalisation hasardeuse qui va faire tomber le peuple syrien de Charybde en Scylla, il faut y réfléchir à deux fois.

Jacques Myard demande au gouvernement de s’expliquer devant le Parlement sur cette politique aventureuse.

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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 23:41

Le Monde.fr | 13.03.2013 à 22h45 Par Jean-Baptiste Chastand

 

 

Sans enthousiasme, patronat et syndicats ont fini par s'entendre sur un sauvetage des régimes de retraite complémentaire des salariés du privé (Agirc, Association générale des institutions de retraite des cadres et Arrco, Association pour le régime de retraite complémentaire des salariés), mercredi 13 mars. Au bout d'une longue séance de négociation, trois syndicats (CFDT, FO et CFTC) ont laissé entendre qu'ils pourraient accepter le dernier texte patronal, même si leur décision sera formellement prise dans les prochains jours par leurs instances de direction. La CGT et la CGC devraient s'opposer au texte, mais trois signatures suffisent pour le faire entrer en vigueur.

 

L'accord final prévoit que les pensions complémentaires n'augmentent que de 0,5 % pour l'Agirc (cadres) et de 0,8 % pour l'Arrco (non-cadres), le 1er avril. Et ce alors que l'inflation a atteint 1 % en janvier en rythme annuel, selon les chiffres publiés mercredi par l'Insee. En 2014 et 2015, les pensions augmenteront à nouveau d'un point de moins que l'inflation. Des mesures de réduction du pouvoir d'achat des retraités qui rapporteront 2,3 milliards en 2017. Parallèlement, une hausse des cotisations de 0,25 point en deux ans devrait permettre de dégager 1,3 milliard d'euros. Ces cotisations sont payées à 60 % par les entreprises et à 40 % par les salariés.

"Sans accord, le déficit aurait atteint 8,6 milliards d'euros en 2017. Il sera réduit à 5,5 milliards avec ces mesures. Nous avons éloigné le danger d'une dizaine d'années", a expliqué Jean-François Pilliard, président de la commission protection sociale du Medef. Les deux régimes complémentaires peuvent en effet encore compter sur leurs réserves accumulées lors de périodes plus fastes, mais celles-ci fondent à vue d'œil, puisque les déficits des deux régimes ont dépassé les 4,5 milliards d'euros en 2012. Sans les mesures décidées mercredi, l'Agirc aurait épuisé la totalité de ses réserves en 2017, l'Arrco en 2020.

DES MESURES "INÉVITABLES DANS LE CONTEXTE ACTUEL", SELON LE MEDEF

"Ces mesures auront une efficacité relative : on repousse l'échéance de seulement quelques années", a contesté Jean-Louis Malys, le négociateur de la CFDT, tout en laissant entendre qu'il ne s'opposerait pas au texte parce qu'il permet de sauver temporairement les régimes. Les deux autres signataires fortement probables, FO et la CFTC se sont montrés tout aussi peu enthousiastes à l'idée d'entériner une diminution du niveau de vie des retraités, même s'ils se félicitaient d'avoir obtenu "des avancées", par une hausse des cotisations. "Toutes ces décisions n'appellent pas la joie et le bonheur, mais elles sont inévitables dans le contexte actuel", a défendu M. Pilliard, pour le Medef.

La CGT a justifié son refus d'entériner le texte au nom du maintien du niveau de vie des seniors. "Nous ne souhaitons pas abaisser le pouvoir d'achat des retraités", a défendu son négociateur, Eric Aubin, même s'il s'est félicité "d'avoir fait bouger les positions patronales au cours de la négociation". De con côté, la CGC a refusé de signer l'accord, parce qu'il prévoit une différence de revalorisation des pensions entre retraités cadres et non-cadres. "L'effort demandé aux classes moyennes est particulièrement important. Ce n'est pas dans mon mandat", a estimé Danielle Karniewicz, la négociatrice du syndicat des cadres.

Jean-Baptiste Chastand

 
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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 18:34

ENTÊTE DF

La Droite forte se mobilise et vous invite à rejoindre les cortèges de "la Manif pour tous" contre le mariage homosexuel, l'homoparentalité et contre l'homophobie

Dimanche 24 mars à Paris sur les Champs-Elysées

Retrouvez toutes les informations sur la manifestation et les transports mis en place sur le site de la Manif pour tous.

Manif pour tous
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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 18:24

 

Première victoire contre le droit de vote des étrangers

 

 

François Hollande a finalement décidé de ne pas inclure le droit de vote des étrangers dans la réforme constitutionnelle présentée ce matin en conseil des ministres.


Vous avez été près de 300 000 à signer notre pétition contre le droite de vote des étrangers. Cette extraordinaire mobilisation aura permis de faire reculer le gouvernement.


Le 29 janvier dernier, le premier ministre, Jean-Marc Ayrault avait annoncé qu'il allait reprendre l'initiative et consulter et négocier avec les parlementaires pour tenter de rassembler la majorité des 3/5 nécessaire pour l'adoption de ce texte.


Pour atteindre ce triste objectif, il ne manquait que 30 voix au gouvernement. Certaines déclarations de parlementaires "centristes", comme Yves Jego, favorables au droit de vote des étrangers, apparaissaient, malheureusement, pour le Premier ministre comme un encouragement. C'est ainsi, que ses conseillers se sont lancés dans une réelle campagne de marchandage, espérant ainsi convaincre d'autres parlementaires de droite ou du centre de voter leur texte.


Heureusement, notre action et la formidable pression que nous avons réussi, ensemble, à faire peser sur les parlementaires "hésitants" aura été déterminante.
Tous sont, finalement, restés fidèles à notre modèle républicain qui fait le lien entre la citoyenneté et la nationalité et considère que la citoyenneté française s'incarne dans le droit de vote et que l'on ne peut donc pas brader le droit de vote.


L'abandon (sûrement temporaire) de cette mesure par François Hollande ne doit, cependant pas, nous conduire à baisser la garde. De nombreux parlementaires de gauche ont déjà fait part de leur volonté de trouver un moyen de relancer le débat sur cette question. Nous devons rester extrêmement vigilants et mobilisés. D'autant plus que la nocivité de la politique gouvernementale, en la matière, ne se limite pas à cette seule question  ; le laxisme judiciaire incarné par Mme Taubira, ministre de la justice conduira fatalement à une hausse de la délinquance, les mesures prises par M. Valls, ministre de l'intérieur, pour faciliter l'immigration ne feront qu'aggraver la situation de notre pays, en renforçant le communautarisme. Contre tout cela, nous devons continuer à défendre notre pays et son modèle républicain.


Merci encore pour votre soutien et votre engagement à nos côtés. Nous avons prouvé qu'ensemble, en agissant de façon coordonnée, nous pouvions faire reculer le gouvernement.


Si vous souhaitez nous soutenir dans ces futurs combats et nous permettre d'imprimer du matériel militant afin de mobiliser les français et de faire pression sur les parlementaires, vous pouvez nous adresser un don, via paypal ou par chèque (à l'ordre de l'UNI) adressé à l'UNI, 34 rue Emile Landrin 92100 Boulogne-Billancourt. Vous recevrez un reçu fiscal vous permettant de déduire 66 % du montant de votre don de vos impôts. Chaque aide, même la plus modeste, est préciseuse.


Merci de votre soutien.

Olivier Vial
Président de l'UNI.

 

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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 09:44

 

Hamid
Zanaz

Essayiste et journaliste algérien.

 

Monsieur le Président,

Notre compatriote Albert Camus nous a déjà prévenu : « Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde. » Je crains, monsieur le Président, que par la façon dont vous qualifiez les soldats d’Allah capturés au nord du Mali, vous n’ajoutiez au malheur de la laïcité, déjà assez malmenée.

« Nos concitoyens perdus », avez-vous dit ! Je ne sais pas s’ils sont concitoyens de quiconque, ni s’ils sont vraiment perdus… Ce sont des djihadistes qui « combattront dans le sentier de Dieu, ils tueront et seront tués… » et, vous savez pourquoi, monsieur le Président ? Pour que « la parole d’Allah reste la plus haute ». Ils ne sont pas de jeunes égarés, ils connaissent très bien leur but : l’instauration de la loi coranique par la force. Ils accomplissaient leur devoir religieux, kalachnikov à la main : le djihad fi sabil Allah, la guerre sainte pour la gloire d’Allah.

Vous avez raison, monsieur le Président, de dire que la lutte contre le terrorisme devrait se faire partout, mais vous oubliez de préciser à vos concitoyens la nature de ce terrorisme ! Cette barbarie a un nom, monsieur le Président : l’idéologie islamique dont l’essence n’est autre que le combat contre tout ce qui n’est pas islamique. « Si tu es témoin d’un usage non islamique, dit le prophète, mets-y fin par la force. Si tu n’as pas le pouvoir de le faire cesser, condamne-le verbalement. Sinon, condamne-le dans ton cœur. » « N’obéis donc pas aux infidèles, dit encore Allah dans son livre, et avec ceci [le Coran], lutte contre eux vigoureusement. »

Sont-ils « travaillés par des milieux extrémistes et fondamentalistes », comme vous le dites, monsieur le Président, ou ont-ils tout ce qu’il faut comme versets et hadiths pour « mener le djihad contre les mécréants » et pour « être rude à leur égard » comme vous pourriez le lire dans le Coran ?

Permettez-moi, monsieur le premier magistrat de la République, de vous rappeler que vos « concitoyens perdus » ne reconnaissent ni la République ni ses valeurs : ils ont d’autres références, un autre genre d’État, enseignés et semi-appliqués sur les territoires perdus de votre République.

 

Vous, président de la République, vous ne devez pas légitimer l’instinct tribal au détriment de la culture universelle.

Vous, président de la République, vous ne devez pas laisser le communautarisme s’installer dans la République.

Vous, président de la République, quand un fleuve est pollué, vous devez remonter à la source de la contamination.

Vous, président de la République, vous devez libérer les territoires perdus de la République.

Vous, président de la République laïque, vous ne devez pas financer les lieux de culte.

Vous, président de la République, vous avez le devoir de protéger les femmes d’origine arabe, pas leur culture islamique misogyne.
Vous, président de la République, vous devez interdire à vos ministres de se balader dans les mosquées pour une raison ou une autre.

Vous, président de la République, vous ne devez pas voir en la barbarie une culture. Vous devez savoir qu’il y a des « spiritualités » meurtrières.

Vous, président de République, vous devez savoir que l’islamisme est une idéologie meurtrière et non pas une frustration mal orientée.

Hamid Zanaz, le 13 mars 2013
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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 09:32

 

 

Adrien
Abauzit

Ecrivain et juriste.

 

Interrogé par Marc-Olivier Fogiel le 28 février 2013 au micro de RTL, Charles Aznavour a profité de l’occasion pour délivrer le fond de sa pensée sur l’immigration :

« Je suis devenu français d’abord dans ma tête, dans mon cœur, dans ma manière d’être, dans ma langue. Je suis devenu français. C’est-à-dire que j’ai abandonné une grande partie de mon arménité pour être français. » Puis, a-t-il ajouté : « Il faut le faire ou il faut partir. »

Charles Aznavour ne dit pas qu’il faut aimer la France ou la quitter. Charles Aznavour dit mieux : il faut la ressentir dans toutes les fibres de son être ou alors la quitter, discours que le FN lui-même n’ose plus tenir du fait de l’orwellisation de la France.

Charles Aznavour voit juste. La réalité de l’immigration en France est la suivante :

• D’un côté, des Français d’origine immigrée qui sont de véritables chances pour la France. Parfaitement acculturés, parfaitement fondus dans les traditions, les mœurs et les codes sociaux français, ils sont parfois même bien plus patriotes que les bobos de souche des Inrocks ou les têtes à claque du Mouvement des Jeunes Socialistes (MJS).

• Et de l’autre côté, des individus haineux pour qui la France est un objet de ressentiment, un pays de gwers, de babtous et de boloss, voué à être pillé et contre-colonisé pour expier son passé.

Si, dans le passé, l’immigration a pu être une chance pour la France, elle est aujourd’hui pour elle une catastrophe, la menant droit à la guerre civile (tradition nationale). Certains parlent de France « remplacée ». Il y a du vrai. Mais le terme de « kosovarisée » nous paraît plus juste, car il sous-entend que le choc entre les codes sociaux des Français de souche et ceux des immigrés non acculturés puisse se terminer en un violent conflit qui ne déplairait pas à une oligarchie soucieuse de détourner d’elle la colère populaire.

Cette vérité crève les yeux. Nul besoin de sondage, de chiffre ou d’enquête bidon menée par un sociologue du CNRS payé pour nous dire que la réalité n’est pas la réalité. Il suffit de voir et d’écouter. La France marche sur un volcan. Et elle n’échappera à l’éruption que si l’immigration est immédiatement stoppée et si ceux qui sont hostiles à notre pays sont arraisonnés, pour ne pas dire mis hors d’état de nuire.

Évidemment, tout ceci n’est que fiction pour nos classes politiques et médiatiques, qui, prises de panique, préfèrent se réfugier dans un déni de réalité suicidaire.

L’auteur de ces lignes n’est pas naïf. Il sait que, pour ce texte, il sera insulté et diffamé. Il sait très bien que des bobos complètement ringards, complètement vierges de la souffrance que partagent des millions de Français, viendront, pour plastronner et ainsi combler leur déficit de virilité, l’accuser de fascisme, de racisme et autres joyeusetés.

Mais au point où il en est, où la France en est, l’auteur de ces lignes n’en a cure (pour rester poli). Et puis qu’a-t-il à craindre si ce n’est être mis dans le même sac que Charles Aznavour ?

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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 09:12
Boulevard Voltaire

Robert Ménard

Journaliste.
Fondateur de Reporters sans frontières.

 

Une poignée de Français ou de résidents en France aux côtés des islamistes maliens, d’autres encore en Somalie, au Yémen ou au Sahel, des dizaines acheminées en Syrie grâce à des filières : Manuel Valls ne cache pas la réalité du djihadisme né en France. Il va même plus loin, dénonçant un antisémitisme « très vivant », né dans les « quartiers populaires ».

Enfin ! Il était temps que les socialistes cessent de tourner autour du pot quand, à l’exemple du chef de l’État, ils ne parlent que de « terrorisme » sans préciser qu’il est islamiste. Toujours par peur, disent-ils, de montrer du doigt, de « stigmatiser ». Il était temps de désigner les véritables porteurs de la haine à l’égard des Juifs : ces « groupes radicaux liés à un salafisme, qui veulent prendre possession de nos quartiers » comme le dit le ministre de l’Intérieur.

Mais alors, que fait-on ? Comment combat-on les prêches incendiaires d’imams appointés par des gouvernements étrangers, les sites internet appelant à la haine, les prisons transformées en véritables creusets de l’islamisme le plus radical, ces groupes paramilitaires qui organisent des camps d’entrainement amateurs sous couvert d’autodéfense, d’entretien physique ou de paint ball ?

En commençant par nommer les choses, en n’ayant plus peur des mots. Oui, il y a un problème de violence, de menaces, de terrorisme liés spécifiquement à l’islamisme le plus dur. Oui, une partie de la jeunesse musulmane de nos banlieues est séduite par ce discours, détestant du même coup démocratie, femmes et Juifs. Non, les problèmes de pauvreté ou d’intégration ne suffisent pas à expliquer ces dérives. Oui, on a raison d’avoir peur d’un islam lu et vécu comme un nouveau traité de savoir vivre à l’usage des jeunes générations.

Aussi, quand Manuel Valls explique que la présence de l’islam en France est « un formidable atout » pour qu’il fasse « la démonstration qu’ [il] est totalement compatible avec la démocratie, la laïcité, l’égalité homme-femme », on a envie de lui répondre que la démonstration en question est loin d’être faite. Pourtant, les occasions n’ont pas manqué. Je n’ai pas souvenir d’avoir vu des milliers et encore moins des dizaines de milliers de musulmans dans la rue pour protester, s’indigner, se révolter contre les assassinats de Montauban et de Toulouse par un certain Mohamed Merah. Dommage.

Robert Ménard, le 13 mars 2013
 

 
Comment nous faut-il interpréter cette absence d'indignation, de révolte ????
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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 09:02

barbarie

 

Joris
Karl

Journaliste.

 

En Tunisie, on entend des petites phrases plutôt inquiétantes. Dimanche, par exemple, dans le journal Le Maghreb, Habib Ellouze, un des membres du parti islamiste « modéré » Ennahda, a qualifié l’excision en Afrique… d’opération « esthétique ». C’est une façon de voir !

Certes, survivance des temps barbares, l’amputation des parties génitales a toujours existé. Sous l’Empire romain, des hommes se tranchaient les bourses en l’hommage de la grande déesse Cybèle et bien plus tard, en France, des médecins de la Belle Époque préconisaient l’ablation du clitoris pour « calmer les troubles nerveux » et combattre l’onanisme ! L’excision viendrait quant à elle de l’Égypte antique : en ce temps-là, on offrait les parties excisées au Nil sacré…

L’objectif non avoué de cette punition suprême est aussi de priver la femme de plaisir. Si on tranchait aussi massivement les bijoux de famille de ces messieurs, la « communauté internationale » banderait bien plus fort (ses muscles) pour éradiquer l’atroce phénomène… Seulement voilà, ce sont des femmes, très souvent noires de surcroît, ça intéresse moins. Pourtant, cet acte de barbarie concernerait 130 millions de femmes dans le monde, essentiellement en Afrique mais aussi en Égypte, en Indonésie et dans les communautés immigrées en Occident.

Comment peut-on infliger une telle torture à des êtres humains ? Eh bien, ça commence comme un conte de fée mais la fin est plutôt gore.

 

En France, les petites filles d’origine africaine sont nombreuses à pouvoir témoigner. Au début, il y a un prétexte : on va visiter la famille restée au pays. Les enfants se font une joie de passer les vacances loin des HLM. Là-bas, tout se passe bien… jusqu’au « jour J », comme nous l’explique une jeune femme victime à la fin des années 1990 : « Il y a quelque chose de bizarre dans l’air. On vous gâte, on est gentil avec vous. Mais les regards sont fuyants. Et puis soudain, on vous emmène dans une pièce, des mains de femmes puissantes, vos propres tantes, vous allongent sur une table, vous écartent vos petites cuisses… » Quelques secondes s’écoulent à peine et une lame de rasoir brille dans les yeux de la gamine. Dans ce cas, c’est sa propre grand-mère qui donne un coup bref comme l’éternité. Une douleur raz de marée. Un bout de chair qui tombe au sol. Des jouissances futures qui n’auront jamais lieu. Une vie de pondeuse pour horizon. Il faut que la tradition perdure.

Pratique ignoble encore justifiée par ce député qui a du avaler un Coran de travers : « Dans les pays chauds, on transpire beaucoup et, en effectuant cette excision, la femme sent moins mauvais et ne risque pas d’être rejetée par l’homme. » Au pays de Bourguiba, le camp laïque s’insurge, par la voix de Nadia Chaabane, à la tribune de l’Assemblée constituante : « Il est inacceptable qu’un député valorise un crime contre la femme. » La Tunisie est sur une bien mauvaise pente…

Joris Karl, le 13 mars 2013
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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 08:50
 
  
 
 
                                                                       
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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 08:35
  • 13 mars 2013
  • Le Figaro
  • ALAIN-GÉRARD SLAMA agslama@lefigaro.fr

Pour permettre à l’avion France de décoller, les pilotes et le personnel savent en principe ce qu’il faut faire : ne pas surcharger l’appareil, remplir les réservoirs, respecter les indications de la tour de contrôle avant de se lancer sur une piste encombrée, serrer les freins tout en faisant donner aux moteurs le maximum de puissance, et surveiller constamment le tableau de bord. À défaut, nul n’ignore que ce sera le décrochage, et le crash.

La métaphore n’est pas de pure forme. Car l’opinion, dépassée par la complexité et la gravité de la crise, tend à ressembler de plus en plus, dans ses relations avec le pouvoir, au passager qui remet son sort entre les mains du pilote. Elle ressemble à ces passagers qui, tandis que l’avion tangue, les roues accrochées au sol, choisissent de ne pas voir et, enfoncés dans leur fauteuil, se laissent distraire de leur inquiétude par les apéritifs et autres zakouskis proposés, comme autant de dérivatifs, par l’équipage. Après la catastrophe, il sera un peu tard pour dire que l’avion, affrété par une compagnie au bord de la faillite, et choisie précisément pour ses faibles tarifs, n’avait pas été révisé suffisamment, et qu’il était resté en pilotage automatique en dépit de conditions atmosphériques défavorables.

Il sera un peu tard, aussi, pour faire tomber tout le poids de la faute sur le pilote et sur la compagnie. Car dans le désastre, les passagers auront eu, eux aussi, leur part de responsabilité : ils auront beau dire qu’ils ont été abusés, ils se sont faits les complices de leurs arnaqueurs en focalisant leur demande sur le seul critère du prix le plus bas ; ils ont préféré les facilités d’une apparence, celle de la compétitivité des prix par rapport à la compétitivité des matériels et des services rendus. L’attachement aux 35 heures, le refus de différer l’âge de la retraite, la place disproportionnée donnée aux dérivatifs hédonistes des réformes sociétales s’appuient aujourd’hui moins sur une idéologie que sur une préférence pour un style de vie, un mode de consommation, également partagés par les syndicats et par l’opinion.

Certes – pour prolonger la comparaison – le pilote de l’Élysée est désormais conscient du danger. Les passagers voient clairement qu’il se passe quelque chose d’anormal. Le problème est que, plus l’inquiétude monte, plus la demande de sécurité est grande, et plus grande est la difficulté de dire la vérité sans provoquer la panique. Plus la peur paralyse les comportements, plus il est téméraire de croire qu’on pourra faire évoluer les habitudes. François Hollande avait certainement cette objection à l’esprit quand il a décidé d’entreprendre, il y a quelques jours, une tournée des « territoires », commencée à Blois et poursuivie à Dijon. Or ce n’est pas en promettant une aide financière, de surcroît exorbitante, aux implantations de jeunes médecins ou un soutien public, ruineux, au bâtiment ; ce n’est pas non plus en annonçant une nouvelle réforme des structures intercommunales, un nouvel avatar de la « démocratie de proximité », qui entretient les réflexes corporatistes et identitaires au lieu de favoriser les décisions courageuses, bref, ce n’est pas en s’obstinant à contourner le clash qu’il évitera le crash.

À bien des égards, le vocabulaire de la « constance », de l’« endurance » et de l’« espérance » auquel il a eu recours vaut mieux que celui de la « rupture ». On n’obtient rien d’un peuple quand on exige de lui qu’il rompe avec ses habitudes. Il ne s’agit pas de briser ce qui est, mais au contraire de prendre la hauteur nécessaire pour en renouer les fils, et s’adapter. La logomachie du « monde nouveau » a été à l’origine des 35 heures et de l’idéologie de la décroissance. Il n’en reste pas moins que, en associant, parmi ses préoccupations cardinales, « la lutte contre le chômage, la compétitivité de nos entreprises et le financement de nos retraites » , François Hollande ne peut ignorer qu’il glisse une notion de « compétitivité » qui est la condition des deux autres. Et que mieux vaudrait le dire. Plutôt que de répandre sans limites la manne des subventions, d’aggraver les prétextes à accroître les effectifs de la fonction publique territoriale et d’appeler le plus grand nombre à une participation qui a seulement, dans notre avion, les apparences de la démocratie, le devoir du politique est d’alléger les charges de ceux qui ont le goût d’entreprendre et qui se veulent, sans attendre, responsables dans le secteur de l’économie. Ils sont, dans notre pays, beaucoup plus nombreux qu’on ne le pense, et s’ils partent à l’étranger, ce n’est pas le fait de l’esprit de lucre, mais de la déception et de l’impatience.

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J'ai plus envie de me croire à Kaboul dans ma ville,

J'ai plus envie de l'incivisme, plus envie de la médiocrité comme religion, plus envie du manque d'ambition comme profession de foi.

J'ai plus envie de relativiser. >>>>