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9 mars 2013 6 09 /03 /mars /2013 18:33
Aucune indulgence aux bourreaux !

« La pire des barbarie, c’est de donner la parole aux bourreaux ».
 
  
Lettre ouverte adressée aux médias par Alexandre Arcady concernant l'affaire Merah / France 3. 
 
Pourquoi les bourreaux fascinent davantage que les victimes ?
Depuis « Portier de nuit », au cinéma, la fascination pour le bourreau est souvent au-devant de la scène tant à la télévision que sur le grand écran et en littérature.
 
Pour être en phase avec notre actualité, France 3, chaîne du service public, ce qui n’est pas accessoire, a décidé de programmer à la date anniversaire de la tuerie, un documentaire sur Mohamed Merah en interrogeant, entre autres, la famille proche du tueur de Toulouse et de Montauban. Les familles des victimes, encore accablées de douleur, s’insurgent avec raison et demandent au Président de France Télévisions de déprogrammer ce reportage. 
Je ne connais pas le contenu de ce programme mais j’entends la publicité qui lui est déjà faite pour créer l’évènement et je m’interroge sur cette fascination que provoquent les bourreaux dans les médias. 
Sous le prétexte de vérité ne dissimule t’on pas une sorte de voyeurisme détourné et d’autant plus répugnant ? 
Je pense à cette phrase de Jean-Luc Godard : « La pire des barbarie, c’est de donner la parole aux bourreaux ». 
La recherche de la « vérité » n’est pas une excuse face à la barbarie et par reflexe humaniste, on en viendra sans doute à tenter de comprendre comment des hommes sont devenus si monstrueux, on finira par leur trouver des circonstances atténuantes, voire de bonnes raisons… 
Aller tuer à bout portant une petite fille ou un soldat désarmé, avec une caméra accrochée à son blouson, ne mérite aucun pardon. C'est simplement, le visage hideux de l'abjection. 
Pourquoi fallait-il aller interroger la famille proche de cet assassin ? 
Pour comprendre ? Pour apprendre ? 
Mais quoi exactement ? 
Pourquoi fallait-il que les médias diffusent en boucle les images de ce voyou aux multiples passeports, faisant des pirouettes en voiture ? 
Pour nous dire qu’il est comme nous ? Qu’il nous ressemble ? 
Non, je ne ressemble pas à Merah, ni à ses proches qui trouveront naturellement les mots pour excuser ses actions. 
Je refuse qu’on puisse accorder une quelconque indulgence aux bourreaux, ceux d’hier, les nazis les plus abjects, comme ceux d’aujourd’hui : les fondamentalistes du 11 septembre, les bouchers du GIA, les meurtriers de Casablanca, de Madrid, ou de Londres. 
Non, je ne ressemble pas à Fofana, ni à ces barbares, les tueurs d'Ilan Halimi. 
Il faut que les journalistes, les auteurs et les cinéastes s’interrogent sur leur responsabilité. 
Réaliser un reportage, écrire un livre ou faire un film sur les assassins met inévitablement en lumière les assassins au risque d’en faire des héros. 
Ne voit-on pas, depuis le drame de Toulouse une multitude de jeunes revendiquer haut et fort le nom de Mohamed Merah ? 
France 3, qui s'apprête - coïncidence - à financer un film sur le supplice d'Ilan Halimi, vu du côté de ses assassins, devrait s'interroger sur ses choix. 
Humaniser les barbares, ceux qui veulent tout, tout de suite, face à Ilan Halimi, c’est choisir, quoiqu’on dise, la voie de la compréhension, de la compassion. Humaniser Merah face à Myriam Monsenego c’est vouloir charger la société de tous les maux et c’est le faire au mépris des victimes. 
Quand l’immonde Merah a tué, il l’a fait de sang froid, il a rattrapé des enfants qui fuyaient la mort et il a filmé leur exécution. Nous sommes là au-delà de l’atroce. 
Quand les barbares humilient, torturent, mutilent, puis tuent Ilan Halimi au prétexte qu’étant un juif, il est riche ou que toute une communauté derrière lui va payer, cet assassinat, non plus, ne mérite aucune excuse, aucun pardon. 
Il suffit. Je me fous des justifications, des enfances difficiles, de la méchanceté de la société et du fatras de la bien-pensante. 
Merah comme Fofana, sont complices dans l’abominable. Ils sont faits de chair et d’os, ils ont un cœur, des mains, peut être même un cerveau, mais ce n’est pas la société qui a levé leur bras, tenu leur main quand ils ont donné la mort. 
J'ai plus à apprendre des faibles que des amis des assassins. 
Je ne veux entendre que la douleur des victimes et de ceux qui leur survivent.
J'ai plus à apprendre et à m'enrichir de la force des parents de Myriam, de Mme Sandler, de la maman d'Ilan, de ce qu'ils ont subi et de ce qu'ils trouvent en eux, pour vivre encore. Ma compassion n'est pas extensible à l'infini, et je ne perds pas mes repères. 
Quant à ceux qui construisent la légende des bourreaux au prétexte de roman, de film ou d'information, qu'ils s'arrangent avec leur conscience. 
Alexandre Arcady
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8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 15:45

 

Par Albert Zennou, Service infographie du Figaro Mis à jour le 08/03/2013 à 09:02 | publié le 07/03/2013 à 19:54 Réactions (266)
  • INFOGRAPHIE - Selon le sondage CSA pour Le Figaro-BFMTV, la droite ne profite pas des actuelles difficultés de la gauche, qui totalise 42 % d'intentions de vote au premier tour.

À droite comme à gauche, les municipales réservent autant de motifs d'espérances que de craintes. C'est en tout cas la leçon qu'on peut tirer de notre sondage CSA pour Le Figaroet BFMTV. À près d'un an des élections (on ne connaît toujours pas la date précise des deux tours de scrutin, mais tout porte à croire qu'ils auront lieu fin mars 2014), la gauche ne voit pas la sanction électorale de l'impopularité vertigineuse de l'exécutif, tandis que la droite peut y déceler des motifs de victoires à venir.
 

Pas de vague bleue

Le rapport de forces politiques en vue des municipales donne toujours un avantage à la gauche. En regroupant l'ensemble des partis qui ont soutenu François Hollande au second tour de la présidentielle, le bloc gauche - PS et ses alliés (27 %), Europe Écologie-Les Verts (6 %) et le Front de gauche de Jean-Luc Mélenchon (9 %) - recueille selon CSA 42 % d'intentions de vote. À noter qu'en soustrayant le FdG, dont les attaques sont de plus en plus fortes contre le gouvernement, le résultat tombe à 33 %.

 

À droite, les 38 % réalisés par l'UMP et l'UDI sont encore insuffisants pour d'ores et déjà tabler sur une vague bleue. «La défiance majeure de l'opinion ne se mesure pas en intentions de vote pour les candidats de l'opposition», résume Jérôme Sainte-Marie, directeur du département opinion de CSA. Pour autant, le désir de voir la droite l'emporter est légèrement plus fort: 33 % des personnes interrogées préféreraient au second tour qu'un maire de droite l'emporte, contre 31 % pour un représentant de gauche et 13 % pour un candidat du centre.

Fiscalité et sécurité

Si les Français sont unanimes à penser que l'élection municipale se jouera en fonction de considérations purement locales (62 %), seuls 7 % voient dans cette élection un vote de soutien à Hollande. À l'inverse, 19 % voteraient en 2014 pour signifier leur opposition au président de la République. «Cette différence montre que l'électorat de gauche est plus porté à l'abstention que celui de droite dont a la volonté de sanctionner François Hollande est plus manifeste», explique Jérôme Sainte-Marie.

L'ordre des sujets prioritaires établi par le Français révèle quelques motifs d'inquiétude pour la gauche et a contrario d'espoir pour la droite. En effet, c'est le montant des impôts locaux qui arrive en tête des préoccupations (45 %), suivi de la lutte contre la délinquance (37 %), deux thèmes régaliens qui sont plus porteurs pour l'opposition que pour la majorité. Surtout, ce sont deux thèmes qui peuvent être «nationalisés» et donc dépasser les simples priorités locales. Elles rejoignent les préoccupations des Français sur l'excès de pression fiscale et sur la sécurité. «Cela crée un terrain très favorable aux candidats de droite, lance Jérôme Sainte-Marie. Pour ce faire, ils devront appuyer sur la fiscalité et la sécurité, deux thèmes bien plus favorables à la droite.»

Autre enseignement: la percée du FN dans ces élections locales. Crédité de 12 % au premier tour, le résultat montre que la dynamique enclenchée par le parti de Marine Le Pen n'est pas près de se résorber. L'ancrage local pourrait être réel en 2014. En 2008, le FN n'avait récolté que 0,93 % des suffrages. Mais il est vrai qu'il n'avait pas eu de candidats dans toutes les communes de France.

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8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 15:28
  • 8 mars 2013
  • Le Figaro
  • par Paul-Henri du Limbert
Droite : un programme à écrire

L’UMP donne parfois l’impression d’être en vacances. Certes, ses responsables s’offrent régulièrement une critique en règle du hollandisme, mais un peu comme on s’adonne à un aimable passe-temps. Il y a deux explications à cette apathie. La première, c’est la défaite du printemps, qui donne à la droite une longue perspective d’opposition. Mais il y a également à l’UMP un sentiment dangereux qui s’installe au fur et à mesure que la gauche au pouvoir exhibe ses insuffisances. La droite n’est pas loin de penser que, pour s’assurer la victoire demain, il lui suffit de tracer à la craie sur les murs la succession des jours. Le fruit, disent-ils, tombera tout seul. En est-on si sûr ? Le sondage que Le Figaro publie aujourd’hui devrait inquiéter l’UMP. Il n’indique aucun regain en sa faveur. Le phénomène n’est guère surprenant. Qu’a-t-on vu et entendu à l’UMP depuis dix mois ? Un duel fratricide, des coups en dessous de la ceinture, une histoire de Cocoe, des débats sur le « revote », sur de lointaines primaires, et des déclarations contradictoires sur le droit d’inventaire. Rien de fameux, donc, et rien, surtout, qui donne spontanément envie aux électeurs de droite de mettre un bulletin UMP dans une urne aux prochaines élections. La droite a le devoir de s’atteler dès aujourd’hui à un projet qui tienne compte des préoccupations majeures des Français, au premier rang desquelles figure la surfiscalité. Il ne suffit pas de dire que François Hollande est le maestro de l’impôt, il faut s’engager concrètement à baisser les prélèvements. Il ne suffit pas de dire, non plus, que Christiane Taubira est l’incarnation du laxisme, il faut expliquer comment on rebâtira un arsenal judiciaire digne de ce nom, quitte à aller plus loin que ce qui fut fait entre 2007 et 2012. Il ne suffit pas de dire, enfin, que les 35 heures sont une calamité, il faut se donner pour programme le retour aux 39 heures. En refondant son projet, l’opposition n’a pas à avoir peur d’elle-même. Lorsqu’on entend JeanLuc Mélenchon dénoncer la supposée « droitisation » de François Hollande, l’UMP commettrait une erreur si elle n’assumait pas de défendre des valeurs réellement de droite. Puisque ce sont les siennes.

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8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 08:37

 

 

  • 8 mars 2013
  • Le Figaro
  • IVAN IV RIOUFOL irioufol@lefigaro.fr ir (1) Laurent Artur du Plessis, « Le monde s’embrase », Éd. Jean-Cyrille Godefroyblog.lefigaro.fr/rioufol
Parce qu’un journaliste, Laurent Obertone, aligne des faits dans un livre décrivant l’ensauvagement de la société ( La France, orange mécanique), voilà les autocenseurs qui se déchaînent. Invité samedi dernier sur France 2, le jeune auteur a notamment été accusé, par un confrère siégeant derrière sa table, d’avoir écrit un manifeste raciste. En fait, ce dernier a surtout laissé voir la supériorité morale qui habite ceux qui, comme lui, ont choisi de juger les relaps. Or, cet exercice manichéen d’autocontentement et de diabolisation de l’autre ne suffit pas pour décrédibiliser une thèse qui dérange. Ce que ce journaliste de télévision n’a pas voulu entendre, c’est-à-dire le poids de la « diversité » dans l’insécurité, est ce que le conformisme de sa profession redoute de décrire. Les carriéristes en font le plus souvent une interdiction de dire. Elle est un non-sens.

La défiance des Français vis-à-vis des journalistes (trois sondés sur quatre les jugent coupés des réalités) vient en partie de ces procureurs que produit le système médiatique. Les gardiens de la pensée canalisée - Canal + est une pouponnière qui vient même de fournir le nouveau directeur de Sciences Po Paris - voient une profanation du vivre ensemble dans la description de ses échecs. Ils usent de l’insulte ou de la moquerie pour tenter de faire taire le salaud qui ne respecte par leurs croyances. Ils chassent en meute et exhibent leur vertu. Mais ils cautionnent un dénégationnisme qui fait honte à ceux qui estiment que le journalisme doit approcher les réalités au plus près. Ils ne diront rien, par exemple, de l’antisémitisme et du racisme des cités. Les bons sentiments, qui font obstacle à la description des faits, portent en eux un aveuglement qui les discrédite.

N’en déplaise aux inquisiteurs, ce qui se passe en France devient odieux. Sans jamais citer le profil des protagonistes, Le Monde (28-2-13) révèle ainsi le racket qui se systématise en Seine-SaintDenis sur les rénovations liées à la « politique de la ville ». Au prétexte de protéger leur territoire, les caïds en viennent aux armes pour soutirer des fonds aux entreprises, dépêchées pour améliorer l’habitat social des quartiers pauvres. Toutefois, ni les élus ni les sociétés rackettées (Vinci, Eiffage, Bouygues, ISS Espaces verts) n’osent porter plainte, ni même protester. La préfecture ne s’est décidée à réagir qu’après des coups de feu tirés contre trois ouvriers, blessés, d’une entreprise de BTP. Comment ne pas s’indigner de cette soumission imposée par cette nouvelle mafia ?

Cette même passivité devient insupportable quand, à Marseille, plongée dans l’insécurité du multiculturalisme, elle incite des élus locaux au clientélisme afin d’acheter leur réélection. C’est ce qui est reproché à la députée PS des Bouches-du-Rhône, Sylvie Andrieux, qui comparaît depuis lundi devant le tribunal correctionnel pour répondre de détournements de fonds publics (740 000 euros). Comme le relate Le Figaro de lundi, les subventions distribuées finançaient le train de vie de quelques voyous des cités, devenus responsables associatifs et agents électoraux. L’un d’eux a pu s’offrir une Mercedes tandis qu’un autre se versait 5 500 euros par mois. Or ces pratiques sont de celles qui se retrouvent plus généralement quand il s’agit plus prosaïquement d’acheter la paix civile, menacée par la guerre intérieure. La menace de la guerre La guerre : un mot qui heurte la pensée médiatique. Aseptisée, elle n’envisage ni conflits, ni fractures, ni tensions. Ni, moins encore, le choc des civilisations qui risque de conduire à une troisième guerre mondiale dont l’Occident serait, via Israël, une des cibles (1). Rien n’est compréhensible dans l’approche quotidienne de la « fait-diversité », quand les ressentiments contre la république, la laïcité ou les Français euxmêmes deviennent des explications irrecevables. Dans ce politiquement correct qui s’est insinué jusqu’au gouvernement, l’heureux paradoxe est d’observer le langage clair de Jean-Yves Le Drian et Manuels Valls. Le ministre de la Défense est derrière le chef d’étatmajor des armées, l’amiral Édouard Guillaud, quand ce dernier assure, rendant compte de la guerre au Mali : « Nous sommes en train de casser les reins d’al-Qaida au Maghreb islamique. » Le ministre de l’Intérieur ne se contente plus de parler « d’un ennemi extérieur, mais aussi intérieur » , quand celui-ci prend pour cibles les forces de l’ordre ou a pour visage Mohamed Merah. Il dénonce également, depuis peu, le « fascisme islamique » responsable du détournement des printemps arabes. Ces lucidités sont trop rares pour ne pas être encouragées.

Cependant, ce fascisme islamique (qui pourrait aussi bien être désigné comme islamo-communisme ou nazislamisme), qui s’en prend prioritairement aux musulmans, n’est pas relégué aux frontières de l’Europe. Il se dissimule dans des cités françaises. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle le directeur de Charlie Hebdo, Charb, est aujourd’hui flanqué d’une escouade de gardes du corps, d’autant qu’al-Qaida a mis, ces jours-ci, sa tête à prix comme pour dix autres personnalités en Occident, dont Salman Rushdie. Pour sa part, le philosophe Robert Redeker, coupable d’avoir critiqué Mahomet dans un article pour Le Figaro en 2006, continue de vivre sous protection policière depuis cette date. Faudrait-il prendre son parti de ces situations inadmissibles, voire d’en rendre responsables ceux qui les endurent ? Ce sont les ennemis de la démocratie qui doivent être harcelés, et non les rares qui bousculent les médias quand le choeur récite : « Couvrez ce sein que je ne saurais voir. » Renforcer la Défense En réalité, jamais le monde ni la nation n’ont été aussi instables et menacés. Mais si la France des sans-culottes, habitée par ses idéaux, partait à la bataille en chantant : « Aux armes, citoyens ! », c’est une France de couches-culottes, geignant comme des enfants trop gâtés, qui entonne : « Vos larmes, citoyens ! » Cette faiblesse, encouragée par l’angélisme médiatique et ses chérubins, doit être combattue. Comme doit être évité, dans l’immédiat, le désarmement du pays. S’il est une leçon à tirer de la guerre que mène l’armée française au Mali, où elle vient de perdre un quatrième homme, c’est de ne pas réduire le budget de la Défense, alors que le reste du monde s’engage dans une course à l’armement. « Nos chars sont dans un tel état que tirer correctement relève du miracle » , confiait dernièrement un officier. Cette insoutenable légèreté n’a que trop duré.

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8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 08:21

 

Nous n'avons rien de bon à attendre de ce beau parleur !

 


 

 

 

 

 

 

  • 8 mars 2013
  • Le Figaro
  • Valérie Pécresse

L’ancienne ministre, députée des Yvelines, interpelle le ministre de l’Intérieur sur la politique d’« impunité » du gouvernement.

Êtes-vous prêt à vous désolidariser enfin d’un gouvernement qui promeut si ouvertement cette culture de l’excuse ?

Monsieur le Ministre de l’Intérieur, pour un ministre de gauche, vous avez surpris les Français par la fermeté de votre discours lors de votre prise de fonction. Nos compatriotes, en attente d’autorité dans un monde ressenti comme de plus en plus dangereux et sans règles, vous ont rapidement accordé leur confiance. Et pourtant, vous êtes en train de les trahir.

Vous les trahissez en masquant la réalité de la hausse de la délinquance derrière d’acrobatiques changements d’indicateurs. Cachez ces chiffres que je ne saurais assumer et que les Français ne doivent pas voir. Votre objectif n’est pas de réduire la délinquance, mais de rendre impossible toute comparaison de votre action avec celle de vos prédécesseurs. Mais les chiffres sont là pour qui se donne le mal de les reconstituer. Jusqu’à votre arrivée au pouvoir, la délinquance poursuivait sa baisse : 69 000 crimes et délits en moins entre janvier et juin 2012. Depuis que vous êtes en charge de la sécurité des Français, elle est repartie à la hausse : en six mois, 46 000 victimes de plus, pratiquement la population de la ville… d’Évry ! Rien que pour le mois de janvier 2013, c’est +58% de cambriolages à Paris et +100 % de vols à la tire dans les transports en Seine-Saint-Denis, comparé au mois de janvier 2012.

Vous trahissez la confiance des Français en acceptant sans réagir que le gouvernement auquel vous appartenez multiplie les signaux d’impunité à l’égard de tous ceux qui ont délibérément choisi de ne pas respecter la loi de la République.

J’en veux pour preuve les propositions de la « conférence de consensus » installée par la ministre de la Justice et qui formeront l’armature de la future réforme de la politique pénale du gouvernement : abandon des peines planchers pour les multirécidivistes, abolition de la rétention de sûreté pour les criminels les plus dangereux… les préconisations de la conférence sont sans ambiguïté. Elle « souhaite l’abandon de tous les mécanismes automatiques d’aggravation des peines ou de limitation des possibilités de leur aménagement, y compris pour les condamnés en état de récidive ».

Face à la montée des violences, la seule ambition du gouvernement est de réduire les peines de prison. Nos prisons, nous le savons, sont vétustes et surpeuplées. Au lieu de poursuivre l’effort de rénovation et de construction du précédent gouvernement, le gouvernement fait le choix délibéré de couper les investissements avec des engagements financiers divisés par sept entre 2012 et 2013. C’est s’engager dans un engrenage absurde et dangereux.

Quel résultat attendre d’une politique de sécurité qui renonce à sanctionner et ne met plus les délinquants les plus violents hors d’état de nuire ? Pensez-vous réellement que c’est en multipliant les signaux d’impunité que vous remettrez dans le droit chemin les voyous multirécidivistes qui gangrènent nos territoires ?

Oui, l’impunité est devenue la boussole de la politique du gouvernement. J’en veux pour preuve le vote à l’unanimité de vos amis sénateurs socialistes de la proposition de loi portant amnistie des faits commis à l’occasion de mouvements sociaux et d’activités syndicales et revendicatives. Il faut entendre la garde des Sceaux, Mme Christiane Taubira, vanter cette loi comme « un acte de justice qui honore la République » auquel « le gouvernement est heureux d’avoir été associé » . Qu’en pensez-vous, Monsieur le Ministre de l’Intérieur ? Vous vous dites « sceptique » , cela ne suffit pas.

Avec l’arrivée au pouvoir de François Hollande, c’est la culture de l’excuse qui triomphe à nouveau, cette culture qui fait du délinquant la victime et de la victime un gêneur. Et vous, Monsieur le Ministre de l’Intérieur, vous trahissez la confiance des Français en affirmant votre soutien à une politique qui a délibérément choisi de renverser ainsi l’ordre des valeurs les plus élémentaires.

A lorsje vous le demande solennellement : êtes-vous prêt à vous désolidariser enfin d’un gouvernement qui promeut si ouvertement cette culture de l’excuse ?

Monsieur le Ministre de l’Intérieur, ne laissez pas détruire les acquis de dix ans de lutte pied à pied contre l’insécurité, ne laissez pas à nouveau prospérer la violence dans nos villes et dans nos transports. Il faut réagir, et vite. Aujourd’hui, vos paroles sont vaines et vos silences sont coupables.

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7 mars 2013 4 07 /03 /mars /2013 14:17

 

 ENFIN !
 

 

latribune.fr | 07/03/2013, 13:10 - 375 mots

Plus de la moitié des Français préfère désormais que l'exécutif réduise le nombre de fonctionnaires plutôt que d'augmenter les impôts pour réduire les dépenses publiques. Cette préférence n'est plus l'apanage des sympathisants de droite. Les partisans de l'impôt restent quant à eux à un niveau constant.

 

Un indice pour le gouvernement qui se prépare à mettre en place un nouveau budget d'austérité en 2014 sous l'oeil de Bruxelles, après avoir revu à la baisse son objectif de déficit à moins de 3% du Produit intérieur brut (PIB) il y a quelques jours. Pour réduire la dépense publique, 54% des Français privilégient une diminution des dépenses de l'État en limitant le nombre des fonctionnaires, selon un baromètre de l'institut de sondage BVA. Seulement 8% des personnes interrogées se prononcent pour une hausse des impôts et 37% d'entre elles disent ne vouloir ni de l'un ni de l'autre.

La réduction du nombre de fonctionnaires a de plus en plus la cote

Le nombre de personnes favorables à une hausse des impôts reste constant depuis trois ans. En 2010, 9% des Français réclamaient une augmentation de la pression fiscale pour renflouer les caisses de l'État. En revanche, le souhait de voir les dépenses publiques réduites grâce à la diminution du nombre des fonctionnaires augmente. Il y a trois ans, 49% des Français souhaitaient que cette voie soient empruntée, soit cinq points de moins qu'aujourd'hui.

L'idée fait son chemin à gauche

Cette volonté de réduire le nombre de fonctionnaires pour alléger la dépense publique n'est plus l'appanage des partisans de la droite. Si, sans suprise, 77% des personnes interrogées de sensibilité de droite se déclarent favorables à une réduction des dépenses via la réduction du nombre des fonctionnaires, l'idée gagne du terrain à gauche avec 34% d'opinions favorables. La part de ceux qui ne veulent ni d'une réduction des dépenses publiques ni d'une hausse des impôts se réduit pour ne plus rassembler que 37% de l'échantillon sondé, contre 40% en 2010.

Le reflet d'un sentiment d'injustice de la part des classes moyennes du secteur privé

Selon Gaël Sliman, de l'institut de sondage BVA, cette montée en puissance des partisans de la réduction du nombre de fonctionnaires trouve sa source dans les dernières évolutions politiques. Les Français auraient en effet l'impression que la gauche de François Hollande, à travers ses arbitrages au moment de la mise en place de son plan de réduction des dépenses à la fin de l'année 2012, a favorisé les personnes touchées par la précarité et les salariés du secteur public au détriment des classes moyennes du secteur privé.

 

 

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7 mars 2013 4 07 /03 /mars /2013 09:03

 Boulevard Voltaire

Marie

Ecrivain, musicienne, sculpteur.
Delarue

Ouvrez la page Wikipedia consacrée à l’Arabie saoudite et rendez-vous à la rubrique « Droits de l’homme ». Vous y lirez ceci : « Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. » Et pour cause.

L’Arabie saoudite, notre grand ami devant l‘Eternel et le grand ami des Occidentaux en général, ne connaît pas les droits de l’homme et encore moins ceux de la femme. C’est un pays qui carbure au libéralisme sauvage et au salafisme. Un truc qui, sous prétexte d’en revenir à la pureté des origines, remet au goût du jour la barbarie la plus moyenâgeuse au service des pétrodollars.

Le droit commun saoudien est sévère. Comme dans ces coins ensoleillés d’Afrique où le soldat français, arrière petit-fils du colonisateur honni, est prié d’apporter aujourd’hui la civilisation des Blancs, les femmes adultères sont lapidées, les femmes violées sont fouettées, les voleurs ont la main coupée. Rien que de banal, me direz-vous. Sauf que les Saoudiens sont un peu plus raffinés.

Dans cette contrée amie des puissants qui bavent d’envie devant son économie florissante, nombre de crimes sont passibles de la peine capitale. Principalement l’assassinat, le viol, et l’attaque à main armée. En 2012, 76 personnes y ont été exécutées (chiffres du ministère de l’Intérieur saoudien). C’est 33 de plus qu’aux États-Unis la même année. Les États-Unis comptent environ 314 millions d’habitants, l’Arabie Saoudite seulement 28 millions. Autant dire que les bourreaux n’y chôment pas.

Les Américains, grands amoureux de la technologie, utilisent des méthodes qui évitent de se salir les mains ou d’éclabousser les murs : chaise électrique, injection létale, chambre à gaz, pendaison et, accessoirement seulement, le peloton d’exécution. Les Saoudiens sont plus humains : ils décapitent. Au sabre. C’est du bio, du naturel. Ce qui n’empêche toutefois pas la sophistication car leur découpage ne s’arrête pas là. Sont en effet également prononcées des peines de crucifixion. Non pas à la place mais en plus de la décapitation. Pour ceux que la méthode intéresse : on décapite le condamné au sabre, puis on ramasse la tête, on la replace sur le corps où elle est sommairement recousue, et enfin l’on suspend le paquet ficelé à un mât.

Sept jeunes gens, tous mineurs, qui avaient cambriolé une bijouterie, viennent d’être condamnés à mort. Six passeront devant le peloton d’exécution. Le septième, Sarhan al-Mashayeh, sera crucifié pendant trois jours. Le bon roi Abdallah a signé la sentence. Les associations humanitaires ayant toussé, on a retardé l’exécution d’une semaine. Le temps sans doute que l’ineffable BHL ait fini de se gratter pour savoir s’il intervient. Ou pas. Mais il est vrai qu’il a tant à faire avec l’Iran…

Marie Delarue, le 6 mars 2013
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7 mars 2013 4 07 /03 /mars /2013 08:57

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Chers amis,
A l'Assemblée Nationale, la loi permettant le mariage entre personnes de même sexe ainsi que l'adoption a été adoptée en première lecture, faisant fi d'un authentique débat citoyen.

Avant la grande manifestation du 24 mars à Paris,

La mobilisation ne doit pas faiblir !
Tous pour le mariage
membre du Collectif La Manif pour tous s'associe aux
ETATS GENERAUX DE LA FAMILLE
Samedi 9 mars à TOULON,
Salle de l'UPV (Place de la liberté) Entrée libre - préinscription :

Organisés par l'AEC et l'OSP de Frejus-Toulon, en partenariat avec les AFC



C'est une étape locale importante pour
• nourrir le débat
• fournir des arguments à nos sénateurs qui examineront le texte au mois d'avril.
• Réaliser un livre blanc, contenant les interventions
L'entrée des Etats généraux de la famille est libre...
Grâce à vos DONS. soutenez l'organisation de cette journée !
Votre aide permettra aussi la réalisation et la diffusion d'un LIVRE BLANC auprès des Sénateurs qui discuteront le projet de loi dès le 4 avril.
Après les Etats généraux de l'enfant à Lyon au mois de janvier, il s'agit de mesurer les conséquences de la loi Taubira sur la famille et la société. A l'heure où l'on nous répète qu'il y a plusieurs manières de "faire famille", des experts s'interrogent sur ce modèle en crise.
Juristes, économistes, philosophes et sociologues, attentifs à une certaine écologie de la famille, fondée sur le mariage homme/femme, se penchent sur ce qui demeure un modèle d'avenir !




Manifestation à Paris

Dimanche 24 mars aura lieu la Grande Manifestation à Paris sur les Champs-Elysées.
Après le mépris réservé aux 700 000 pétitionnaires du CESE, le mot d’ordre est : Non à la Loi Taubira !

Prévoyez votre dimanche et réservez vos billets !
Ici les infos sur le transport : www.lamanifpourtous.fr/organiser-ses-transports-pour-le-24
Pour préparer ce grand événement, les portes-paroles de La Manif’ pour tous ont entamé un grand tour de France.
Ne ratez pas leur passage et allez rejoindre leurs meetings !
Toutes les infos ici :
www.lamanifpourtous.fr/les-prochains-meetings-en-region


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Louis-Marie GUITTON,
Coordinateur du Collectif « Tous pour le Mariage »
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Published by voxpop - dans La France en résistance
7 mars 2013 4 07 /03 /mars /2013 08:21
lesechos.fr
 
 
 
Avec 2,9 millions de personnes sans emploi, le taux de chômage en France métropolitaine a atteint 10,2 % au quatrième trimestre de 2012 selon l'Insee. En tenant compte des Dom il est de 10,6 % de la population active.

'Insee confirme ce jeudi matin la détérioration régulière de la situation de l'emploi tout au long de l'année 2012. Et le triste record atteint. Selon les chiffres publiés par l'Institut de la statistique e effet, le taux de chômage au sens du BOT a atteint 10,6 % de la population active en moyenne en France (Dom compris). En France métroplitaine, le taux de chômage atteint 10,2 % sur la même période. Concrètement 2,9 millions de personnes étaient au chômage au cours des trois derniers mois de l'année.

Le taux de chômage franchit ainsi la barre symbolique des 10 % pour la première fois depuis la mi-1999.

Sur un an la hausse atteint 0,8 point mais s'avère particulièrement vive pour les jeunes de 15-24 ans pour lesquels elle atteint 3,4 points. Par comparaison elle est « seulement » de 0,5 point pour les 25-49 ans et de 0,8 point pour les seniors de plus de 50 ans.

Hausse plus rapide pour les hommes

Sur l'ensemble de l'année, ce sont les hommes qui sont le plus touchés par cette dégradation de l'emploi avec une progression du nombre de chômeurs de 1 point (1,532 millions de chômeurs) alors que pour les femmes les statistiques de l'Insee montrent une progression de 0,7 point (1,412 million de chômeuses). Pour autant, sur les trois derniers mois de l'année 2012, le taux de chômage des hommes est très légèrement inférieur à celui des femmes (respectivement 10,2 % et 10,3 %.)

« Plus généralement en France métropolitaine, 3,7 millions de personnes ne travaillent pas mais souhaitent travailler, qu'elles soient ou non disponibles dans les deux semaines pour travailler et qu'elles recherchent ou non un emploi » souligne l'Institut de la statistique.

Malheureusement, les chiffres publiés depuis le début de l'année 2013, confirment que cette dégradation continue depuis. En janvier dernier, la progression du chômage a repris, après la brève pause en décembre. Le nombre de chômeurs n'ayant pas du tout travaillé dans le mois (catégorie A) est monté en janvier à 3.169.300, du jamais vu depuis juin 1997

Écrit par Claude FOUQUET
Journaliste
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7 mars 2013 4 07 /03 /mars /2013 08:04

 

Pour diminuer la dette et les déficits publics,

 54 % des Français estiment qu'il faudrait "diminuer les dépenses de l'État

 en limitant le nombre de fonctionnaires

 

le bon sens !

 


Quelque 75 % des Français se disent "moins confiants" concernant l'avenir de la situation économique en France, reflétant un moral au plus bas depuis l'élection de François Hollande, indique jeudi le Baromètre de l'économie BVA pour Axys Consultants relayé par Challenges et BFM. L'enquête a été réalisée en ligne auprès de 1 013 personnes de 15 ans et plus, les 28 février et 1er mars. Avec 75 % de Français moins confiants en l'avenir, soit une progression de six points en un mois, "le moral économique de nos concitoyens poursuit sa chute depuis janvier, notre indice atteignant ce mois-ci son plus bas niveau depuis l'élection de François Hollande", indique le sondage.

"Avec 75 % de Français défiants en l'avenir contre 23 % de confiants, l'indice (ou solde) s'établit à - 52. Cela consacre une baisse de 12 points en un mois et de 16 points depuis janvier". "L'indice bat ainsi le précédent record négatif observé depuis l'élection de François Hollande qui datait de septembre dernier (- 48 à l'époque contre - 52 en ce mois de mars). La séquence de remontée continue observée de septembre à décembre (indice passé de - 48 à - 36) est bien derrière nous", résume le sondage.

Cette tendance "pourrait même, si elle ne s'interrompt pas bientôt, nous conduire à retrouver les plus mauvais niveaux de moral enregistrés sur cet indicateur après la faillite de Lehman Brothers (- 72 en octobre 2008) ou lors des ultimes soubresauts sur la dette grecque après la menace de référendum envisagé par Papandréou à l'automne 2011 (indice de moral de - 67)", préviennent les sondeurs. 37 % des sondés en activité estiment également que des emplois pourraient être supprimés dans leur entreprise, contre 60 % qui estiment le contraire. Pour diminuer la dette et les déficits publics, 54 % des Français estiment qu'il faudrait "diminuer les dépenses de l'État en limitant le nombre de fonctionnaires", contre 8 % qui pensent qu'il faut "augmenter les impôts et les prélèvements".

 

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J'ai plus envie de me croire à Kaboul dans ma ville,

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