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6 mars 2013 3 06 /03 /mars /2013 18:20

Mais que fait Arnaud Montebourg ?

Boulevard Voltaire

Patrick

Photojournaliste.
Crasnier

L’affaire a commencé avec la rue Alsace Lorraine, rue principale et commerçante de Toulouse. La précédente municipalité, de droite, avait rendu cette rue semi piétonnière. Pas vraiment une réussite, c’est vrai. Les socialistes une fois élus à la mairie se sont empressés de la refaire : les travaux durent maintenant depuis quatre ans.

Jusque là, rien de très grave sauf que la municipalité de Toulouse n’a rien trouvé de mieux, afin de réaliser des économies, que d’utiliser des pavés achetés en Chine. Bravo ! Transporter des pavés de Chine en France tombe sous le sens quand on a, à 50 kilomètres de Toulouse, les mines du Sidobre et leurs pavés de très haute qualité. Une ineptie disent certains, mieux disant répondent les autres.

Pas de chance : avant même que le chantier ne soit terminé, les ouvriers se sont rendus compte que ces pavés éclataient ! Résultat, la municipalité change son fusil d’épaule et va chercher un autre fournisseur, toujours pas à côté mais… en Angola cette fois. Belle constance dans la volonté de ne pas faire travailler les Français, effectivement un peu plus chers, mais qui auraient évité un chantier deux fois plus long. Et on ne connait pas encore la qualité des pavés africains définitivement installés.

Cette affaire fait grand bruit à Toulouse. Les opposants ont bien tenté des actions mais rien à faire. Aujourd’hui, on apprend que la SMAT (Société de la mobilité de l’agglomération toulousaine) a confié un chantier de plusieurs millions d’euros à une société espagnole, encore une fois parce que mieux disante.

Les Espagnols sont moins chers de 700.000 euros affirme le président de la SMAT. Questions : combien coûte à la collectivité une entreprise qui ferme ? Combien coûtent aux contribuables des chantiers mal faits, dont les délais ne sont pas respectés et réalisés on ne sait comment sur le plan de la sécurité et du développement durable ?

Une municipalité socialiste, une agglomération socialiste, un conseil général socialiste et personne pour relever cette anomalie, cette destruction systématique du travail français avec l’argent public. Mais que fait Arnaud Montebourg ?

Patrick Crasnier, le 6 mars 2013
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6 mars 2013 3 06 /03 /mars /2013 18:07

 Boulevard Voltaire

 

Marie
Delarue

Ecrivain, musicienne, sculpteur.

 

Le 27 février dernier, le Sénat adoptait une « proposition de loi portant amnistie des faits commis à l’occasion de mouvements sociaux et d’activités syndicales et revendicatives ».

Perçue comme un grand élan de générosité envers les acteurs syndicaux et autres brûleurs de pneus des derniers conflits sur le front de l’automobile ou de la sidérurgie, la mansuétude passée et à venir des parlementaires – l’amnistie porterait sur les faits commis entre le 1er janvier 2007 et le 1er février 2013 – apparaît comme un baume bienfaisant sur les plaies creusées par le chômage.

La tactique est connue : si le gouvernement précédant tenait à s’afficher comme « décomplexé » vis-à-vis de l’argent et de ses puissances, l’actuel n’a de cesse de désigner « les riches » à la vindicte populaire. Dès lors, toute mesure qui fait couiner le patronat est bonne à prendre. Celle-là en particulier qui prétend faire la part belle au prolétariat souffrant face aux ventrus en gilet rayé. C’est une spécificité nationale : plus les années passent, plus on nous rejoue Germinal. Zola forever. Ça évite de se poser des questions sur les ravages de l’archaïsme à la française.

Si l’on peut à la rigueur comprendre certains coups de sang qui surviennent dans la spontanéité, annonce de licenciements secs ou délocalisation sauvage par des patrons voyous, on est déjà plus circonspect quand le happening est destiné à l’animation du journal de 20 heures, les gros bras assurant la mise en scène et le casting. Décors et costumes de la CGT dans 90 % des cas. On peut enfin se poser la question : pourquoi la casse et le viol de la propriété privée seraient-ils tolérables dès lors qu’une entreprise est visée ?

Ce projet de loi sent donc à mille lieues ce qu’il est : une manœuvre purement démagogique et clientéliste visant à ramener vers le gouvernement les troupes qui l’ont élu et s’en sont aujourd’hui éloignées. Voilà pour l’apparence. Réalité, certes, mais qui pourrait bien cacher une partie de billard autrement tordue.

En effet, un lièvre d’une autre importance vient d’être soulevé par Pierre-Edouard du Cray, de l’association Sauvegarde Retraites. Si l’on regarde la batterie d’amendements déposés autour de cette loi, dit-il, notamment celui de Virginie Klès, sénatrice socialiste d’Ille-et-Vilaine, on découvre que le terme « infractions » qui figurait dans la version initiale a été remplacé par « les contraventions et délits prévus au Livre III du Code pénal ». Soit « Des destructions et dégradations matérielles commises au cours des mouvements sociaux, sachant que ce livre III est aussi beaucoup plus exhaustif et fait explicitement référence à tous les délits financiers : vols, détournements, abus de confiance, recel… », écrit Pierre-Edouard Du Cray. Et qui, alors, pourrait en bénéficier ?

Cela concernerait deux dossiers ultra chauds sur lesquels la justice va devoir se prononcer prochainement. Le premier est celui du Comité d’entreprise d’EDF-GDF et de la CCAS (Caisse centrale des activités sociales). Après une interminable instruction de huit années, « des structures et des proches du PCF » ont été renvoyés en correctionnelle pour détournement de fonds massifs. On se rappellera que le pourcent prélevé sur nos factures pour financer les camps de vacances des électriciens et des gaziers servait, entre autres, à banquer la Fête de l’Humanité…

Autres « personnes morales » ou plutôt amorales dans le collimateur : le Comité d’établissement régional de la SNCF à Lyon, soupçonné lui aussi de détournements au profit des organisations syndicales. Enfin, signale le site Capital.fr, « des détournements opérés au détriment du CE de la RATP ont été récemment dénoncés par la cour des Comptes et pourraient également donner lieu à des poursuites judiciaires ». Et donc à amnistie. On est bien loin des destructions de classeurs et de photocopieuses. Et comme le souligne Pierre-Edouard Du Cray, si tout le monde s’est félicité de ce que cet amendement vise à exclure de l’amnistie les violences physiques et les condamnations de plus de cinq ans, personne ne semble s’être avisé « qu’entre ces deux mesures se cachait le cheval de Troie de la grande absolution syndicale ».

Les députés sont prévenus. Les citoyens aussi, qui en ont marre de servir de cibles pour le tir aux pigeons.

Marie Delarue, le 6 mars 2013
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5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 09:09

 

Allons nous attendre une guerre civile annoncée ?


 

  • 5 mars 2013
  • Le Figaro
  • YVES DE KERDREL ydekerdrel@lefigaro.fr ydekerdrel

Moins de dix mois après son élection à la présidence de la République, le sol se dérobe sous les pieds de François Hollande. Jamais les enquêtes d’opinion n’ont fait preuve à la fois d’une telle défiance à l’égard de sa politique d’austérité et de la pression fiscale insupportable et d’une telle désillusion au regard des promesses non tenues : l’incapacité d’inverser la courbe du chômage, de tenir le déficit budgétaire et d’empêcher la récession.

Surtout, plutôt que de tout mettre en oeuvre pour faire revenir la confiance notre nouveau « Petit père Queuille » prend des décisions incompréhensibles. La suppression du jour de carence pour les fonctionnaires. L’annonce de nouvelles hausses d’impôt, même à titre « subsidiaire » qui tétanise les entrepreneurs. Et le pire a été ce vote indécent par le Sénat d’une loi d’amnistie pour les syndicalistes casseurs, que le gouvernement a présenté comme une initiative communiste, mais qui a été approuvée par l’ensemble des socialistes.

Celui qui disait haut et fort devant des millions de Français, avec une arrogance rare : « Moi président de la République, je ferai en sorte que les partenaires sociaux puissent être considérés » puis « Moi président de la République, je ferai fonctionner la justice de manière indépendante » a réussi à se renier deux fois avec ce seul texte. D’abord en piétinant le rôle qu’il voulait donner au dialogue social. Ensuite en forçant la justice à tirer une croix sur tous ces dossiers de casseurs, mais aussi de syndicalistes qui confondent la défense des salariés et la prévarication. Puisque seraient également amnistiées les appropriations frauduleuses et les malversations financières. Histoire sans doute de passer l’éponge sur ces centaines de millions d’euros disparus dans des comités d’entreprise de grands groupes publics.

J amais

un gouvernement qui parle tous les jours d’apaisement, de justice, et de respect de l’ordre n’aurait dû laisser passer un tel texte qui déshonore tous ceux qui l’ont voté et qui donne de la France une image lamentable à l’étranger. C’est bien plus qu’une erreur, voire même une faute, c’est tout simplement une honte. Surtout, ce texte, s’il n’est pas amendé, revu et corrigé va avoir trois conséquences terribles.

Primo : comme l’a souligné très justement Laurence Parisot, la présidente du Medef, cette proposition de loi est un « appel à encourager la destruction et le cassage » avant d’ajouter : « Ceci est extrêmement grave. Je pense que nous sommes un des rares pays en Europe qui adopte ainsi des lois d’amnistie et surtout des lois d’amnistie (concernant) des délits qui ont pu aboutir à des destructions de biens ou ont peut-être mis en danger certaines personnes. » Si bien qu’il faut s’attendre, désormais à ce que chaque annonce de plan social ou de fermeture d’usine soit l’objet d’un cassage organisé, de séquestrations de dirigeants, d’actes de sabotages qui ne vont améliorer ni notre situation, ni l’envie d’industriels d’investir en France, ni l’image du pays à l’étranger.

Secundo

: ce texte constitue « une gifle au dialogue social » comme l’a très justement affirmé Éric Woerth, l’ancien ministre des Affaires sociales. Voilà donc un gouvernement qui ne cesse de plaider pour le dialogue, pour les passerelles entre patronat et syndicats, et pour la discussion, qui décrète tout d’un coup une prime en faveur de l’antagonisme, du conflit, voire même de la joute la plus violente possible. Dans un pays où le populisme de droite, comme de gauche frappe à la porte des urnes, ce vote constitue la promesse d’un avenir bien sombre pour tous les chefs d’entreprise.

Tertio : ce qu’il y a sans doute de plus terrible dans ce texte, c’est qu’au sein de l’entreprise, il crée deux catégories distinctes qui n’ont ni les mêmes droits ni les mêmes devoirs. D’un côté il y aura ces syndicalistes, activistes, et meneurs qui pourront casser en toute impunité, et de surcroît faire filmer leurs « exploits » comme cela a été le cas avec les « Conti ». D’un autre côté il y aura des patrons, pour lesquels il n’y a jamais d’impunité. Puisque, désormais la justice s’est invitée en permanence dans la vie des affaires. À tel point que chaque chef d’entreprise est un coupable en puissance. Coupable d’être simplement responsable. Coupable de réorganiser son entreprise afin qu’elle reste rentable. Coupable de chercher à satisfaire à la fois ses clients, ses collaborateurs et ses actionnaires.

Avec une telle mesure, François Hollande n’a pas seulement acté un texte inique. Mais il a ouvert la porte à une conflagration nationale, à un scénario à l’italienne, voire même à une sorte de guerre civile. Lui qui disait vouloir apaiser la France… la crispe comme jamais !

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5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 08:40

Impunité encore, impunité toujours !

 Examinons, examinons ..

A quand une campagne de contrôle systématiqe sur le territoire et sur plusieurs mois en liaison avec les bases de données informatiques pour déceler les absences de permis, les fraudes, .. ?


 

 

 

  • 5 mars 2013
  • Le Figaro
  • ANGÉLIQUE NÉGRONI ET JOHANNA ZILBERSTEIN
SÉCURITÉ ROUTIÈRE Faute de vérification, on sait aujourd’hui qu’il est extrêmement facile de se procurer de fausses plaques d’immatriculation qui alimentent un trafic de plus en plus inquiétant. Dans son dernier numéro, Auto Plus en apporte la démonstration et a même copié les plaques de la Citroën DS5 de François Hollande avant de les placer sur un modèle identique.

Tout d’abord, huit sites Internet délivrant des plaques ont été testés. Seuls deux d’entre eux ont demandé préalablement copie des documents officiels, comme la carte grise. Mais, au sens strictement légal, aucun des sites n’est en tort puisque la loi ne les oblige pas à réclamer les justificatifs. Puis, l’équipe du journal a poussé la porte de boutiques (garages, centres autos, cordonneries…). Cette fois, les vendeurs ont exigé la présentation « des papiers ». Un bon point, donc. Mais lorsque la rédaction a fourni de faux justificatifs, grossièrement copiés, ils sont passés comme une lettre à la poste dans la moitié des boutiques concernées.

50 % d’ infractions en plus

Cette absence de contrôle sérieux explique l’explosion du trafic des fausses plaques. Selon les derniers chiffres de 2011, les autorités ont dressé 20 296 amendes pour usage de fausses plaques. L’année précédente, ce chiffre s’élevait à 13 574, soit une hausse de 50 %. S’ils ne sont pas encore communiqués, les chiffres de 2012 devraient confirmer cette tendance. Sur RTL, le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, a réagi : « C’est un délit particulièrement grave. Il faut sans doute que les contrôles soient plus efficaces. Le problème est posé, nous allons l’examiner. »

Pour lutter contre ce fléau, le PV électronique (PVE) - ce système qui permet depuis juin 2012 à l’agent de dresser un PV à partir d’une tablette informatique - va être utilisé. Cet outil permet, en effet, de croiser le numéro d’immatriculation avec le modèle du véhicule et empêche ainsi les « doublettes ». Le moyen aussi de protéger le propriétaire des vraies plaques qui se voit adresser les PV d’un automobiliste malhonnête et qui se sert de son numéro d’immatriculation.

Mais des petits malins vont plus loin. Ils font faire les plaques d’un véhicule qui est strictement identique au leur : même couleur, même modèle… L’automobiliste, qui reçoit indûment des PV, a ensuite les pires difficultés à prouver qu’il n’y est pour rien. C’est le cas s’il demande le cliché pour contester un excès de vitesse pris par un radar automatisé. Il y verra son véhicule ! Saisis de plus en plus d’affaires de ce type, les services de Dominique Baudis, le Défenseur des droits, comptent d’ailleurs prendre attache avec tous les ministères concernés pour demander la mise en place d’une réglementation plus stricte pour la délivrance des plaques d’immatriculation.

De son côté, l’Antai, l’Agence nationale de traitement automatisé des infractions et qui s’occupe du PVE, étudie le moyen de barrer la route à ces fraudes plus sophistiquées.

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4 mars 2013 1 04 /03 /mars /2013 22:39
Qu'est-ce qu'on attend ?

lefigaro.fr

 

 
  Mis à jour le 04/03/2013 à 21:19 | publié le 04/03/2013 à 20:22 INFOGRAPHIE -
 François Hollande enregistre une cote de confiance de seulement 30 % après dix mois aux affaires. Même Nicolas Sarkozy n'avait pas fait pire.

Une impopularité record. Au mois de mars, la cote de confiance de François Hollande a enfoncé tous les niveaux. Il n'y a plus que 30 % des Français qui lui font encore confiance, soit le résultat, dans le baromètre TNS Sofres pour Le Figaro Magazine, le plus faible pour un président depuis 1981, dix mois après son élection.

Une tendance confirmée par tous les instituts de sondages où après un répit de courte de durée en raison de l'intervention au Mali, les courbes sont toutes reparties à la baisse. Jamais, avant Hollande, un président n'avait connu un tel niveau dans le baromètre TNS Sofres. Après dix mois de présidence, Nicolas Sarkozy conservait encore 37 % de Français qui lui faisaient confiance quand Jacques Chirac en obtenait 40 % en 1995 et François Mitterrand 58 % en 1981.

 

De fait, le décrochage du chef de l'État aura été très rapide. Dès le 3e mois, la tendance était inscrite avec en septembre une première cote d'alerte à 41 %, soit -14 points depuis son élection. Plusieurs phénomènes expliquent une telle rapidité dans la dégradation de son image. C'est tout d'abord la base électorale du candidat Hollande qui a commencé à s'effriter. Hollande n'a pas bénéficié d'un réel état de grâce. Les électeurs de droite ne lui ont jamais accordé leur confiance, ce qui explique son démarrage très moyen à 55 % en juin 2012 quand Mitterrand en 1981 partait de 74 % ou Sarkozy de 64 %.

Équations économique et personnelle

En mars, c'est chez les salariés du public que Hollande chute le plus lourdement (-18 points). Il perd 8 points chez les sympathisants PS, 15 chez les écologistes et 16 au Front de gauche. «On est rentré très tôt dans une polarisation de l'opinion, explique Jérôme Fourquet, directeur du département Opinion de l'Ifop. Très tôt, le PCF s'est opposé au gouvernement. Le pacte de compétitivité, la réforme bancaire et le budget ont accéléré les clivages entre Hollande et la partie la plus à gauche de sa majorité. Pour cette gauche, le compte n'y est pas.»

La chute de popularité de François Hollande s'explique aussi à l'aune de deux grands registres: une situation économique désastreuse et une équation plus personnelle. La France est confrontée à la crise la plus grave depuis la Seconde Guerre mondiale avec un niveau de chômage proche de son record absolu. Or, les Français jugent la valeur et la compétence des politiques à leur capacité à faire baisser le chômage. Quand le chômage explose, difficile d'avoir une popularité en hausse.

Dernière explication: l'équation personnelle. Hollande a vite donné l'image d'un président indécis qui diffère les décisions difficiles. Ce trait de caractère a un temps été remis en cause grâce à l'intervention au Mali. Mais les promesses économiques martelées pendant des mois sur le déficit contenu à 3 % et un chômage inversé dès 2013 se sont effondrées devant le mur de la réalité. Du coup, les Français font payer au chef de l'État ce retour à la réalité. «Hollande a installé le doute dans l'opinion, affirme Fourquet. Les Français savent désormais que le déficit dépassera les 3 % et que la courbe du chômage ne s'inversera sans doute pas. Bien plus, les perspectives de sortie de crise sont quasi inexistantes.» Une spirale économique infernale s'enclenche, ce qui n'arrêtera sans doute pas de sitôt la chute d'une popularité en berne.

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4 mars 2013 1 04 /03 /mars /2013 14:23

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Philippe Tesson

Le Point.fr - Publié le 04/03/2013 à 12:24

L'aveuglement du chef de l'État se heurte à la réalité de la dramatique situation économique du pays. Que de temps perdu ! Est-il déjà trop tard ?

Comme tout un chacun, François Hollande a des défauts. Les siens propres. Mais il faut lui reconnaître une singulière qualité : la persévérance. Sa constance est admirable. Le problème est qu'il la met dans l'erreur, dans la pusillanimité et dans le cynisme. Son erreur initiale fut de se croire plus fort que la réalité avant même d'être élu, puis dès qu'il le fut. Plus fort que son rival, c'est normal, tel est le ressort de l'ambition de tout animal politique. Plus fort que la réalité, c'est en revanche le signe, le mauvais signe de l'aveuglement. Dans son entourage même, des voix s'élevaient déjà durant sa campagne pour mettre en question son analyse. La situation économique de la France était plus sombre qu'il ne le disait. Les remèdes qu'il proposait pour la redresser étaient insuffisants, ils s'inspiraient d'une idéologie inadaptée et d'une méthode contestable. L'accent mis sur la croissance n'était pas en soi une absurdité, mais l'erreur était de confondre la fin et les moyens, c'est-à-dire de faire fi des conditions à remplir pour assurer la croissance, des obstacles à vaincre et des priorités à établir. On ne progresse pas par enchantement.

Une inconscience folle !

Les premières désillusions n'y firent rien. Quelques gages de lucidité furent donnés après la publication du rapport Gallois. On commença à comprendre que la croissance dépendait de la compétitivité des entreprises, de l'abaissement du coût du travail et de la réduction des dépenses publiques. Mais, à quelques corrections de tir près, l'esprit et les fondements de la politique initialement choisis restèrent les mêmes. Rien n'a changé depuis. Il y a quelques jours le président de la République faisait dire par sa porte-parole : "L'inversion de la courbe du chômage d'ici à la fin de 2013 n'est pas abandonnée. C'est un objectif jouable." Et lui-même déclarait superbement : "Il n'y a pas besoin d'ajouter de l'austérité en 2013."

C'est d'une inconscience folle. Bluff, surdité, bêtise ? Tout à la fois. Le taux de chômage est en progression dramatique, les perspectives de croissance réduites à zéro, le déficit public à - 3,7 % en 2013, dix milliards d'économie sont nécessaires d'ici à la fin de l'année, six milliards de recettes supplémentaires en 2014, etc. Et l'on n'aurait pas besoin d'ajouter de l'austérité !... Que signifie alors l'austérité pour M. Hollande ? L'austérité commence sans doute à ses yeux là où la rémunération des fonctionnaires diminue d'un dixième de point ! On ne lui a pas appris à l'ENA et à la Cour des comptes, lui qui n'a jamais exercé la moindre fonction productrice, que taxer à l'infini les entreprises, c'est à la longue générateur d'austérité, aux dépens même de son électorat ? Augmenter les impôts sans diminuer le coût du travail, n'est-ce pas indirectement faire le jeu de l'austérité ? L'expérience ne les instruira donc jamais ? Ni le bon sens ? À la question de savoir où ils trouveront les six milliards de recettes supplémentaires pour 2014, le rapporteur général socialiste du budget à l'Assemblée nationale répondait récemment : "Il me semble qu'il faut se tourner vers les entreprises." Bien sûr !

Le péché originel de François Hollande

On veut bien comprendre que le gouvernement cherche à éviter de diminuer le pouvoir d'achat des salariés et de créer une situation comparable à celle dont souffrent les peuples grec, portugais et espagnol, à l'exemple de ce que fit ces derniers mois en Italie M. Mario Monti, qui paie cher aujourd'hui son courage. Mais ce n'est pas davantage aux seules entreprises de consentir aux sacrifices nécessaires au redressement national. Il n'est pas question ici de morale, mais d'intelligence élémentaire. Surtaxer l'appareil productif, c'est hypothéquer son développement. Le faire en affichant de surcroît la haine de l'argent, c'est ajouter le cynisme à la bêtise. Cette erreur restera le péché originel de François Hollande.

Alors que faire ? Un rapport de l'Inspection générale des finances, que Le Point analyse cette semaine, montre de façon éloquente l'une des voies à emprunter pour contribuer à redresser la situation financière dramatique où se trouve la France. Il s'agit de maîtriser les dépenses de l'État par une politique drastique d'économies. Les propositions de l'IGF évaluent à près de 20 milliards d'euros le montant annuel des économies réalisables. Mais celles-ci, il est vrai, induisent une série de réformes qui vont contre l'idéologie de gauche, et concernent essentiellement une population que par tradition et par culture la gauche a sacralisée. Ces réformes exigent un courage dont la droite a souvent manifesté l'intention, une intention que la gauche a systématiquement brisée. Nous pensons notamment, puisqu'il revient au premier plan de l'actualité, au dossier des retraites. Qui ne se rappelle la curée que la gauche a menée contre la réforme Sarkozy, alors qu'aujourd'hui, au mépris de sa propre mémoire, elle s'apprête à la remettre sur le métier ? On attend à l'épreuve François Hollande. L'épreuve de sa vérité.

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4 mars 2013 1 04 /03 /mars /2013 08:28

 

Les comptes des annexes 8 et 10 sont structurellement déficitaires et pèsent lourd dans le bilan total du régime d’assurance-chômage. D’une manière générale, les intermittents représentent 1 % des salariés affiliés de tout le régime, 3,5 % des effectifs indemnisés et 6 % des dépenses. Les allocations versées en 2009 se sont montées à 1,3 milliard pour 223 millions de cotisations. Résultat ? Un déficit structurel et régulier de plus d’un milliard chaque année. En 2009, c’était un peu moins que le déficit global de l’Unedic et cela devrait représenter un quart de celui de 2013.

 

 Ce sont donc les allocations des 16 millions de salariés du privé qui financent le régime de 100 000 intermittents et, à travers eux, une partie de l’industrie de la culture en France. En outre, la lutte contre les fraudes dans le secteur est défaillante.

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3 mars 2013 7 03 /03 /mars /2013 22:54
Valls jacte beaucoup, semble sincère, mais c'est Taubira qui est à la manoeuvre pour défaire l'arsenal pénal existant.

Policiers agressés : Valls veut alourdir les sanctions

 

Par Angélique Négroni Mis à jour le 03/03/2013 à 22:28 | publié le 03/03/2013 à 19:41)

Il a demandé à Christiane Taubira des peines aggravées à l'encontre de ceux qui s'en prennent aux forces de l'ordre.

Il critiquait Nicolas Sarkozy quand il était dans l'opposition. Désormais au pouvoir, il s'en inspire. Manuel Valls a signalé ce week-end qu'il voulait proposer à sa collègue de la Justice, Christiane Taubira, que l'on sanctionne davantage les agresseurs de policiers. «Je proposerai à la garde des Sceaux, dans le cadre des réformes pénales à venir, qu'on aggrave les peines», a-t-il ainsi affirmé.

Cette déclaration retentit de manière toute particulière au lendemain d'affaires au cours desquelles des fonctionnaires ont été pris pour cibles, la plus dramatique survenant à Paris, le 21 février dernier. Deux policiers y ont été tués alors qu'ils tentaient de stopper des malfrats sur le périphérique. Une semaine plus tard, un autre agent a risqué sa vie à Marseille, violemment heurté par la voiture d'un malfaiteur. Entre-temps, lors d'une tentative de braquage dans la capitale, des voyous ont ouvert le feu sur des policiers. Pas de blessés, cette fois, mais cette attaque reflète l'aggravation générale de la violence.

«Beaucoup de policiers dans notre pays depuis des années sont mis en cause par des individus particulièrement violents (…); il n'est pas normal que de jeunes individus particulièrement dangereux ne soient pas aujourd'hui en prison et aient uniquement des peines trop légères», a martelé Manuel Valls.

Cet engagement ne peut être que favorablement accueilli par les syndicats de police qui n'ont de cesse de tirer la sonnette d'alarme sur des interventions policières de plus en plus périlleuses. «On assiste à une démocratisation des armes et l'émergence de braquage de proximité», rappelle ainsi Patrice Ribeiro, secrétaire général de Synergie-Officiers. À la place d'équipes chevronnées, des petits voyous, soudain armés au détour de trafics, montent au braquage dans l'impréparation, au risque de dérapage mortel. A cela s'ajoutent les rebellions, les outrages… L'an passé, 6 morts en mission de police (trois fonctionnaires, trois militaires) ont été dénombrés, auxquels s'ajoutent les 5630 blessés parmi les policiers et les 1342 parmi les gendarmes, selon les chiffres de l'Intérieur. «En plus de dix ans, on relève une hausse de 180 % des agressions», déplore Frédéric Lagache, secrétaire général adjoint d'Alliance (gradés et gardiens).

Tenant compte de cette violence déjà bien ancrée, l'ancien président, Nicolas Sarkozy, avait déjà adressé un message de fermeté demandant l'aggravation des sanctions contre les agresseurs de policiers, lors de son discours de Grenoble de juillet 2010. Des paroles qui s'étaient traduites par le vote, en décembre de la même année, de la loi d'orientation et de programmation sur la sécurité intérieure, qui avait allongé la période de sûreté à 30 ans pour les meurtriers de personnes dépositaires de l'autorité publique.

«L'individualisation des peines n'est plus adaptée»

«Les propos de Manuel Valls vont indiscutablement dans le bon sens», souligne Jean-Claude Delage, le secrétaire général d'Alliance, en poursuivant: «Le ministre est sincère. Il est tout simplement rattrapé par la réalité du terrain.» Seulement, les syndicats donnent peu cher du devenir de ces déclarations. «Valls est à contre-courant de ce qui se trame aujourd'hui», indique Frédéric Lagache. Place Vendôme et au lendemain d'une vaste réflexion - la conférence de consensus -, Christiane Taubira, convaincue que «l'incarcération crée plus de récidive», souhaite, en effet, défaire une partie de l'arsenal pénal existant. Et de prêter une attention toute particulière aux experts prônant la libération conditionnelle pour les longues peines et les «peines de probation» en remplacement de courts séjours carcéraux.

Déjà sous l'ère Sarkozy, les forces de l'ordre n'avaient pas pleinement obtenu satisfaction. «Il avait certes réaffirmé l'autorité de l'État, mais les magistrats n'avaient pas sanctionné plus lourdement les agresseurs de policiers», relève Frédéric Lagache. Ils avaient continué, selon lui, à condamner sans fermeté, sans recourir notamment aux peines maximales encourues et qui, selon le Code pénal, sont aggravées pour les crimes et délits contre les personnes dépositaires de l'autorité publique. Avec la nouvelle politique pénale qui se dessine, cette tendance ne fera que s'aggraver, redoutent les syndicats. «L'individualisation des peines n'est plus adaptée face à la violence. Il faut des peines plancher, seule méthode dissuasive», insiste le responsable de Synergie-Officiers. Or celles qui existent à ce jour et qui concernent les seuls récidivistes sont aujourd'hui en sursis. Christiane Taubira veut justement les supprimer.

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3 mars 2013 7 03 /03 /mars /2013 16:55
 

 

Publié le 27 février 2013 par Jacques Guillemain - http://ripostelaique.com/author/Jacques-Guillemain/

La presse persiste à parler d’un jeune chauffard ayant tué deux policiers de la BAC sur le périphérique, après les avoir percutés à grande vitesse avec un 4X4. Non ! Assez d’hypocrisie, assez de mensonges sur la réalité de la délinquance en France et sur les origines des criminels. Quand on circule sans permis sous l’emprise de l’alcool dans un 4×4 de luxe, qu’on refuse de se soumettre à un contrôle de police, qu’on est un multirécidiviste condamné à six reprises et qu’on percute volontairement une voiture de police à 150 km / heure, sans laisser la moindre trace freinage sur la chaussée, c’est qu’on est un criminel ayant eu la ferme intention de tuer. Nier cette réalité c’est se rendre complice d’un tueur et c’est insulter les familles des malheureuses victimes. Car ce drame qui endeuille une nouvelle fois la police laisse des veuves et des orphelins, ne l’oublions pas !

Comme toujours, on aura eu droit aux larmes de crocodile des politiques, à la ferme condamnation de cet acte barbare par le ministre de l’Intérieur, qui promet une sanction exemplaire ! Eternel discours sans lendemain. Car où est la dissuasion quand un multirécidiviste n’est jamais condamné ? Où est la dissuasion quand la ministre de la justice veut vider les prisons et victimise les délinquants ? Où est la justice quand la société légifère pour accorder toujours plus de droits aux voyous et oublie les victimes ? Ce pays court à la catastrophe avec son laxisme judiciaire qui n’a que trop duré. A force de ne plus condamner les délinquants par peur de représailles et d’émeutes, à force d’abandonner des quartiers entiers aux caïds de la drogue, à force de donner des consignes aux forces de l’ordre pour qu’elles affichent un profil bas et ferment les yeux sur tous les trafics et actes délictueux dans les quartiers sensibles, la société retourne peu à peu à la barbarie. Il y a trente ans on ne réglait pas ses comptes à la Kalachnikov dans les rues de Marseille, on ne tirait pas sur les policiers avec des armes de guerre, on ne tabassait pas à mort les représentants de la loi, on ne les menaçait pas de représailles au point de les obliger à déménager.

Il y a trente ans la France n’était pas le far West et on n’attaquait pas les TGV ou les bus pour détrousser les voyageurs, comme dans une diligence. Il y a trente ans l’Etat ne capitulait pas et les voyous changeaient de trottoir quand ils voyaient un policier. Aujourd’hui, pour arrêter un dealer de quinze ans au petit matin, il faut un dispositif de 200 policiers armés jusqu’aux dents, là où deux gendarmes suffisaient dans les années cinquante. La culture de l’excuse et du tout préventif a fini par assurer les délinquants de l’impunité la plus totale, faisant de la France un des pays les moins sûrs de l’Europe occidentale. Jusqu’où irons nous dans le renoncement permanent et la lâcheté ?

Il y a en France un meurtre toutes les douze heures, un viol toutes les 7 minutes, un vol de voiture toutes les 3 minutes, un cambriolage toutes les 90 secondes, une agression physique toutes les 43 secondes, un vol toutes les 7 secondes. Soit un crime ou délit toutes les 2 secondes. Quinze gendarmes et policiers meurent en moyenne chaque année dans l’exercice de leur fonction, soit en dix ans deux fois plus que de soldats morts en Afghanistan depuis 2003. Quant à la riposte du gouvernement et sa la réelle volonté de déclarer la guerre aux voyous autrement qu’en paroles,  elle se mesure au nombre de détenus dans nos prisons. La France est non seulement le pays qui a proportionnellement le moins de délinquants internés, en comparaison avec nos principaux voisins qui n’ont pourtant rien de dictatures, mais de plus, la garde des sceaux veut vider les prisons et annule tout le programme de nouvelles constructions prévu par la droite ! Mais 80000 peines de prison sont toujours en attente d’exécution faute de place ! Avec une délinquance multipliée par 5 depuis les années soixante, la France est bel et bien devenue le paradis des voyous, où 56% des citoyens ne se sentent plus en sécurité nulle part, selon un récent sondage. Mais pour les socialistes, que peut peser un tel sondage ?

Il ne fait que refléter un vague sentiment d’insécurité bien loin des réalités ! Refrain connu  que nous fredonnent depuis des lustres, nos sociologues bien à l’abri dans leur quartiers tranquilles….. jusqu’au jour, pas si lointain, où la peur aura gagné aussi les beaux quartiers !

Jacques Guillemain

 

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3 mars 2013 7 03 /03 /mars /2013 16:32

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NICOLAS gAUTHIER, Journaliste, écrivain.

On savait que le Sénat était la maison de retraite la plus luxueuse de France. Mais il fut un temps où, entre deux gueuletons et une commission, au moins s’autorisaient-ils une sieste, histoire de se reposer après leurs vacances. Cette époque, aussi dolente que bénie, semble arriver en fin de cycle. Car il est maintenant des sénateurs qui prennent leurs chaises longues en or massif pour des tribunes en merdaflex contreplaqué. Ainsi, madame « le sénateur », Esther Benbassa, étiquetée EELV, entend-elle réglementer Internet. Et y prohiber tout forme « d’injures discriminatoires, qu’elles soient fondées sur la race, le sexe, la religion, l’orientation sexuelle ou le handicap. » Le machin aurait été adopté au Palais Luxembourg le 7 février dernier.

Ce qui est magnifique dans ce genre d’entourloupe visant à sans cesse restreindre nos libertés personnelles, c’est qu’elles se font au nom de la liberté, puisque censées nous protéger de nos plus bas et mauvais instincts.

 

Esther Benbassa, sénateur

À propos de ces derniers, on notera évidemment que certains sont moins mauvais et bas que d’autres. Exemple récurrent, Femen et Pussy Riot, elles autorisées à toutes les audaces faussement transgressives. Pis, entre leurs insultes et les autres, diffusées quotidiennement sur Internet et les divers réseaux sociaux, il y a une nuance de taille. Ce sont ces donzelles qui s’invitent de force là où elles n’ont pas été conviées, églises catholique ou orthodoxe au moment de l’Eucharistie. Et forcent le peuple des croyants à assister à leur palinodies même pas drôles, à leurs saturnales mainstream ; si elles tombaient la culotte, au moins iraient-elles au bout du happening et on saurait si elles sont blondes de haut en bas. Petites joueuses…

 

Rien à voir avec la liberté d’expression sur Internet, donc. Un site vous fait vomir ? Il suffit de ne pas y aller. Car on trouve de tout sur la Toile. Du bon comme du pas bon. De l’excellent et de l’exécrable. Mais personne ne vous oblige à regarder : on peut toujours – ou encore – couper le bouton… Personne n’oblige quiconque à quoi que ce soit.

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Nicolas Gauthier, le 3 mars 2013
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