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L’Assemblée nationale a voté, mardi 12 février, en première lecture, le funeste projet de loi Taubira dit de « mariage pour tous » (par 329 voix contre 229 et 10 abstentions). Dont acte.
Mais contrairement à ce que laissent entendre la plupart des médias et le gouvernement, ce n’est qu’une étape dans le processus parlementaire et il est bien évident que nous n’avons pas l’intention de cesser notre mobilisation.
Que ces sinistres idéologues se rassurent : nous ne lâcherons rien, jamais ! Signalons d’ailleurs au Président de la République – qui n’a pas l’air de bien mesurer l’ampleur de la mobilisation nationale et historique – qu’à supposer qu’il parvienne à promulguer la loi (et il en est très loin !), ses ennuis ne feront que commencer. Nous nous battrons pied à pied, à toutes les étapes de l’application de la loi. Pour ne donner que quelques exemples (nous n’allons pas dévoiler trop vite nos batteries...), nous soutiendrons les maires réclamant leur liberté de conscience ; nous contesterons devant la justice les conséquences de cette loi en matière d’esclavage des femmes et de chosification des enfants ; etc.
Contrairement à ce que le nouveau, normal et très temporaire locataire de l’Elysée, le petit roi Ubu fait mine de croire, cette loi va être pour lui comme le sparadrap du capitaine Haddock : il ne pourra pas s’en débarrasser avant 2017, et il paiera son hypothétique et éphémère victoire du prix de sa carrière politique. Qu’il se souvienne, avant qu’il ne soit trop tard de la triste destinée d’un autre petit roi nommé Pyrrhus...
En attendant, nous pouvons d’ores et déjà donner les noms des courageux députés de l’opposition et de l’actuelle majorité qui ont osé dire « non », malgré les nombreuses pressions inadmissibles et ouvertement exercées contre eux.
Sachons les féliciter et les remercier en leur envoyant un petit message de soutien :
Bernadette Laclais : blaclais@assemblee-nationale.fr Jérôme Lambert : jlambert@assemblee-nationale.fr Patrick Lebreton : G. Louis-Carabin : glouis-carabin@assemblee-nationale.fr Ary Chalus : achalus@assemblee-nationale.fr Thierry Robert : trobert@assemblee-nationale.fr Bruno Nestor Azérot : bazerot@assemblee-nationale.fr Patrice Carvalho : pcarvalho@assemblee-nationale.fr Alfred Marie-Jeanne : amarie-jeanne@assemblee-nationale.fr Jean-Philippe Nilor : jpnilor@assemblee-nationale.fr
Ils ont tous su garder leur liberté de conscience et de vote et ont voté contre ce texte absurde.
Comme Ibrahim Aboubacar, Marie-Françoise Bechtel, Jean-Luc Laurent, Jean-Philippe Mallé et Dominique Potié qui eux, se sont abstenus.
À l’inverse, voici les noms de ceux qui, à « droite », ont participé au vote du texte, en votant pour ou en s’abstenant, portant ainsi une terrible responsabilité historique. Ils se sont rendus coupables de haute trahison vis-à-vis de leurs électeurs. Ces électeurs de 2012 qui sauront s’en souvenir lors des prochaines échéances électorales.
Et, dès maintenant, vous pouvez également leur écrire votre réprobation :
Benoist Apparu : bapparu@assemblee-nationale.fr Franck Riester : friester@assemblee-nationale.fr Philippe Gomès : pgomes@assemblee-nationale.fr Yves Jégo : yjego@assemblee-nationale.fr Sonia Lagarde : slagarde@assemblee-nationale.fr Jean-Christophe Lagarde : jclagarde@assemblee-nationale.fr Jean-Louis Borloo : jlborloo@assemblee-nationale.fr
Et les abstentionnistes :
Nicole Ameline : nameline@assemblee-nationale.fr N. Kosciusko-Morizet : nkosciusko-morizet@assemblee-nationale.fr Pierre Lellouche : plellouche@assemblee-nationale.fr Bruno Le Maire : blemaire@assemblee-nationale.fr Edouard Philippe : ephilippe@assemblee-nationale.fr
Honte à eux !
Mais désormais, les regards se tournent vers le Sénat, où les jeux sont beaucoup plus ouverts. On note d’abord que la majorité de gauche y est beaucoup plus faible qu’à l’Assemblée : six voix de majorité seulement, et le gouvernement a déjà été plusieurs fois mis en minorité ces derniers mois, ce qui est de bien mauvaise augure pour eux... Pour donner un ordre de grandeur, selon nos premières estimations, une petite dizaine de Sénateurs de « droite » est susceptible de s’abstenir ou de voter pour, collaborant ainsi à la dénaturation du mariage et à la destruction de la famille. Mais à l’inverse, une quinzaine de Sénateurs de gauche est susceptible de voter contre ce texte ou de s’abstenir, refusant ainsi de cautionner un changement de civilisation l’éphémère locataire de la place Vendôme.
Signalons aussi que l’Outre-mer, très majoritairement à gauche, s’est bien mieux comporté que la métropole à l’Assemblée et que nous avons tout lieu de croire qu’il en ira de même au Sénat. Or, on compte 13 sénateurs ultra-marins de gauche... Autrement dit, la bataille du Sénat sera extrêmement serrée. Rien n’est joué. D’autant moins que les Sénateurs sont traditionnellement plus libres à l’égard de leur parti que les Députés. Et il faut noter aussi que les Sénateurs sont élus essentiellement par les conseils municipaux.
Or, le Collectif des maires pour l’enfance qui se bat avec nous contre le révisionnisme matrimonial du gouvernement et pour les droits de l’enfant, réunit déjà des élus de pratiquement une commune sur deux. Et n’oublions pas que les municipales... et les sénatoriales sont en 2014 ! Le « mariage pour tous » pourrait bien être une – grosse – écharde dans le pied de la majorité sénatoriale dans les mois qui viennent ! (Pour plus de précisions sur le rapport de forces au sein des « grands électeurs » du Sénat, voir le sondage Ifop réalisé par le Collectif des maires pour l’enfance dans la revue de presse ci-contre)
A/S : Suppression du délai de carence ou la démagogie en action !
Les Socialistes acculés par une situation économique désastreuse qu’ils ont eux-mêmes provoquée, rejetés par les enseignants avec la réforme des rythmes scolaires, essaient de se refaire une santé politique en proposant la suppression du jour de carence pour les fonctionnaires.
On entend ainsi la porte-parole du gouvernement prétendre que l’absentéisme n’est pas plus important dans la fonction publique que dans le privé. Il s’agit là d’un grossier mensonge alors que l’on sait que le taux d’absentéisme dans la fonction publique est 3 à 4 fois supérieur à celui du privé. Dans certains services de la ville de Paris, pour ne citer qu’elle, il atteint 15% sic !
A l’évidence, le gouvernement socialiste, complètement déboussolé se laisse aller à toutes les actions démagogiques pour tenter de regagner son électorat traditionnel qui subit chaque jour son amateurisme dévastateur.
Tout cela a comme un goût de panique, il n’y a plus de pilote dans l’avion !
Modifié le 22-02-2013 à 14h34
Édité par Rozenn Le Carboulec Auteur parrainé par Benoît Raphaël
Marine Le Pen face à Nathalie Saint-Cricq dans DPDA, le 21 février
Question télé, elle est forte Marine Le Pen. C'est une bête de scène, comme son père. À "Des Paroles et des actes" (DPDA) sur France 2, elle a fait ce que les Le Pen font à la télé depuis trente ans : du spectacle.
Peu importent la vérité, les faits, la réalité, pour un Le Pen qui passe à la télé, seul compte le spectacle. La posture est simple : à la télé, un Le Pen est seul contre tous. Le numéro est rodé depuis des années, de père en fille. Le problème, c'est que les journalistes et les politiques ne semblent pas l'avoir compris, persistant à user et abuser de ficelles connues et archi-connues. Voir le DPDA consacré à Marine Le Pen, c'est contempler le spectacle de la télévision (et des gens de télévision) incapables de dompter la machine Le Pen. Et ça continue, encore et encore...
Séquence par séquence, ça donne ça.
Une Nathalie Saint-Cricq prise à son propre jeu
On commence avec Nathalie Saint-Cricq. Nathalie, sa spécialité dans DPDA, c'est l’interview people, la psychanalyse tendance Closer. Nathalie a donc trouvé un truc génial pour embarrasser Marine : les vidéos collector de son père, Jean-Marie.
Jean-Marie qui dit des horreurs, Jean-Marie qui dit des gros mots, Jean-Marie qui dit des injures, Jean-Marie qui traite un petit jeune de "pédé"... Nathalie se dit qu'elle tient un truc là. Marine tend la main aux homos dans ses discours et son père traite les gens de "pédé". Marine va être piégée par l'héritage paternel. Elle a bien préparé son coup, Nathalie. Mais voilà que Marine répond que son père est "gaulois", qu'il ne faut pas caricaturer. Et le piège se retourne contre Nathalie.
Voilà Marine qui parle d'homos, d'hétéros, de juifs et de musulmans en disant que ce qui compte, c'est d'être Français et de défendre la nation. Marine fait de la triangulation depuis trois ans, et il n'y a que Nathalie qui ne le savait pas. Du coup Nathalie a l'air un peu sotte, le genre Nelly Oleson qui tombe sur plus peste qu'elle. Nathalie n'a pas anticipé la réaction de Marine. Cela dit, elle est gentille, Nathalie.
Arrive François Lenglet pour parler économie. François, c'est le Raymond Barre du petit écran, un type génial qui a réussi à se faire passer pour le meilleur économiste de la télé avec une sorte de DEUG de lettres. Son truc à François, ce sont les graphiques et les tableaux qu'il jette à la face de l'invité. Personne n'y comprend rien : les invités, Pujadas, les téléspectateurs, et parfois François lui-même.
Face à Marine, François, qui est un rusé, tente le coup du "vous ne voulez plus de l'Euro, alors regardez ce que font les Anglais qui n'ont pas l'Euro, voyez comme ça va mal chez les Anglais". Marine s'en fiche des Anglais. Elle dit que les Anglais, ce sont les Anglais. La discussion s'embourbe, s'enlise, Marine sort des chiffres, 100 milliards de création monétaire, 5% de ceci, les études sérieuses du Front qui ne sont "pas faites par des guignols", et François dit qu'il n'a jamais dit ça.
Marine Le Pen, toujours le sourire aux lèvres
François voulait renvoyer Marine à son incompétence et voilà qu'il est obligé de reconnaître qu'elle n'est pas un guignol entouré de guignols. François s'est fait avoir, comme Nathalie. François ne contrôle plus son affaire. On pense aux graphistes de France 2, qui ont travaillé pour rien, des heures et des heures, sur les graphiques de François. François devrait regarder les cassettes de la défunte "Heure de vérité" avec le papa de Marine, il apprendrait des trucs sur les trucs des Le Pen. Cela dit, il est marrant, François.
Place à Malek Boutih, député PS et ancien de SOS Racisme. Plus rusé que les deux journalistes, Malek se montre poli, courtois et affable avec Marine. Malek fait du Fabius 1984. Le FN pose de bonnes questions, mais les réponses qu'il apporte sont mauvaises. Il tente de déconstruire la stratégie du FN. "Vous profitez du malheur" dit Malek, "vous jouez du malheur, vous utilisez le malheur, vous rentabilisez le malheur, vous surfez sur le malheur, vous nourrissez du malheur"...
Il a raison, cent fois raison, mille fois raison... En face, Marine le regarde avec un petit sourire en coin... Elle semble compatissante. Marine prend la mine de celle qui entend des bêtises mais ne veut pas se fâcher, car c'est un enfant qui cause... C'est langage du corps contre langage du corps... Malek a l'air d'un enfant égaré sur un plateau de télé... On se dit qu'il a mis son costume du dimanche, un peu grand, un peu large... Marine en joue.
Malek la charge, sort le grand jeu, rappelle le bal de Vienne avec les fachos locaux, et Marine continue de sourire... Elle n'a pas besoin de répondre. On ne fâche pas contre un enfant qui dit des bêtises. Malek cogne dans le vide avec ses petits poings. Marine n'est pas Jean-Marie qui voulait se battre avec Tapie, elle esquive, évite, se dérobe. Malek l'ignorait. Cela dit, il est courageux, Malek.
Elle connaît les chiffres par cœur
Surgit un journaliste, encore, c'est Jeff Wittemberg. Jeff aussi croit avoir trouvé le truc pour coincer Marine. Et le voilà qui sort les vrais chiffres, les vraies statistiques sur la délinquance, le nombre de policiers tués, le nombre de viols... Jeff dit que Marine, venue avec son livre de chevet "La France orange mécanique", balance des chiffres erronés sur tous les sujets liés à la sécurité, qu'elle dit n'importe quoi pour faire peur. Marine se marre. Elle a ses chiffres. Elle les cite et récite.
Du coup, Jeff, comme Nathalie, se retrouve pris à son propre piège. Elle s'en fout, Marine, des chiffres officiels de Jeff. Elle a les siens. Donc, elle les balance, encore et toujours, sur le nombre de viols, de policiers tués en service. Et Jeff n'y peut rien. Jeff ne voulait pas que Marine continue à raconter n'importe quoi sur les chiffres de la délinquance et c'est le contraire qui se passe, Marine s'en donne à cœur joie avec ses chiffres à elle. Face au pire, Jeff soupire et transpire, mais il est trop tard. Comme Nathalie, Jeff est venu avec son petit fusil à un coup. Cela dit, il est plein de bonne volonté, Jeff.
Au tour de Bruno Le Maire maintenant. Bruno Le Maire, c'est un peu le Paul Morand de l'UMP. Bruno est grand, comme de Gaulle et Séguin. Bruno se dit qu'il doit faire comme eux. Bruno a préparé une jolie tirade sur le cynisme de Marine. C'est sans concession ça. Elle va morfler Marine.
"Vous êtes cynique, vous trompez les Français, vous n'aimez pas la France, moi je l'aime, j'aime ses paysages..." Bruno réécrit la première page des "Mémoires de guerre" du général. Bruno se fait une certaine idée de la France. Prends ça Marine ! "La France est diversité", c'est beau comme du Braudel. Marine écoute, et se bidonne : "Que c'est beau, beau comme l'antique". Et l'effet, les effets de Bruno deviennent ridicules d'un coup d'un seul.
Bruno Le Maire tourné en ridicule
Bruno est rendu à sa grandiloquence un peu gauche et empruntée. Quand on écrit comme Morand, on ne peut pas interpréter du de Gaulle, et ça Marine le sait. Marine dégonfle la baudruche Bruno en un sourire. C'est ça le problème de Bruno, il ne sait pas encore s'il est écrivain ou président. Et Marine en joue. Bruno ne savait pas que Marine ne jouait pas à fleurets mouchetés. Bruno a pourtant bien connu Sarkozy. Cela dit, il est agréable à lire, Bruno.
On termine avec la triplette des journalistes. Hélène Jouan, de France Inter, Nicolas Demorand de "Libération", et Stefan Braendle, un reporter allemand.
Stefan fait du journalisme à l'allemande. Il donne un cours d'économie allemande à Marine. Stefan est ennuyeux au possible. Stefan fait penser au mot de Stendhal sur l'Allemagne : "Il y a plus de mots d'esprits à Paris en une soirée que dans toute l'Allemagne sur une année". Stefan nous endort avec son école de ceci et sa doctrine de machin, la croissance du machin et le déficit du bidule. Stefan n'a pas compris ce qu'était la télé française. Stefan parle bien français. Et Marine se marre... Ça ira bien comme ça comme réponse... Cela dit, il est sérieux, Stefan.
Hélène prend la parole. C'est le moment ou David, le présentateur, lui demande son avis. Comme d'habitude, Hélène ménage la chèvre et le chou. D'un côté ceci, d'un autre côté cela, en même temps il se peut que... Hélène s'interroge à voix haute... Hélène n'a pas d'avis, c'est ça son avis. C'est ainsi qu'Hélène pense. Mais qu'est-ce qu'elle fait là, alors, Hélène, à donner son non-avis ? Et Marine se marre. Mais pourquoi Hélène a-t-elle pris tant de notes durant toute l'émission pour ne pas avoir d'avis quand on lui demande son avis ?
"Hélène ! dis nous ce que tu penses vraiment ! Une fois dans ta vie ! Dis un truc de journaliste ! Fais un vrai édito ! Engage toi ! C'est Marine en face ! Personne ne t'en voudra !" Mais non. Hélène parle mais ne dit pas ce qu'elle pense. Hélène blabatte. Et Marine se marre. Encore. Cela dit, elle a l'air travailleuse, Hélène.
Match nul face à Nicolas Demorand
On attend plus que Nicolas. Nicolas est insolent, Mélenchon s'en souvient encore. En fait, dans ce DPDA, Nicolas, c'est notre dernier espoir. Nicolas attaque fort. Nicolas dit que Marine est une rentière qui a récupéré une petite entreprise politique sans se fouler. Nicolas parle plus fort que les autres. Ouch ! Là, ça fait mal, et Marine se dit que ça va être une autre paire de manches qu'avec Stefan-plombe-l'ambiance et Hélène perdue dans ses plans en deux parties, deux sous-parties et sa conclusion à la sciences po : "mon avis, c'est qu'il est difficile d'avoir un avis".
Non, Nicolas, c'est plus hard. Nicolas tape perso. Nicolas joue dans la même catégorie que Marine. Donc, pour s'en sortir, Marine sort l'argument ultime : Nicolas est aux ordres de son actionnaire qui lui même s'appelle Rothschild, un autre héritier. Et Marine embraye, ma vie mon œuvre, mes études, mon cabinet d'avocat...
Marine se pose en femme libre et indépendante. Marine sous-entend qu'en revanche, Nicolas, lui, est le jouet de son actionnaire, un valet du grand capital. Marine concède un match nul. Elle s'en fout, à ce moment de l'émission, ça n'a guère d'importance. Nicolas devra s'en contenter, on ne peut faire mieux face à cette Marine là. Cela dit, il ne se dégonfle pas, Nicolas.
L'émission se termine. David, le présentateur rend l'antenne en se hissant à la taille de Gérard Holtz : après le "Vive le sport" de Gégé, voici le "Vive la politique !" de David. "Vive la politique !" ? Vraiment ? Alors que Marine a fait du Le Pen comme les Le Pen font du Le Pen à la télé depuis trente ans ? Alors que les uns et les autres se sont plantés, comme FOG en 1984 dans "L'heure de Vérité" face à Jean-Marie ? "Vive la politique !" alors que tout a changé pour que rien ne change dès qu'un Le Pen pointe son nez à la télé ? "Vive la politique !" Franchement ?
David, tu sors.
Chaque fois qu’on a tenté d’éradiquer le passé, le résultat n’a pas été une nouvelle culture, sortie du néant et débarrassée des scories précédentes, mais la sauvagerie nue. Le collectif Femen semble ainsi avoir décidé de retourner vivre dans les arbres
Tout un courant exige que les symboles religieux disparaissent de la vue du citoyen. On ne sait si ce courant est majoritaire – comment compter ? –, mais en tout cas il est très largement majoritaire dans les médias et c’est donc bien lui qui de plus en plus étale ses certitudes, légitime ses partisans, injurie ses adversaires, et ainsi organise un vaste matraquage à l’usage des jeunes générations.
Autrement dit, on nous rappelle à grands cris que la chrétienté n’existe plus. Il ne s’agit pas de passer par pertes et profits le christianisme (religion devenue minoritaire et cependant bien vivace), mais la chrétienté, à savoir une société dans laquelle le christianisme inspire la culture commune ; dans laquelle la morale générale est d’obédience chrétienne, les lois répondent aux principes chrétiens, et où la politique, l’économie, les moeurs, sont influencés par la tradition testamentaire.
La chrétienté, qui représente une civilisation, pas moins, a enraciné son influence et déployé ses branches dans tous les domaines de la vie. Notre culture a grandi au sein du christianisme, de telle façon qu’il serait bien difficile de les séparer. Éradiquer la chrétienté, ce serait tuer la culture même qu’elle a façonnée, comme si on voulait éradiquer entièrement chez un individu la francité ou la germanité – on en ferait un zombie. Ainsi s’attaque-t-on aux symboles qu’on croit les plus forts… laissant entendre par mille subterfuges (et nos étudiants le croient) que le christianisme a marouflé sur la culture occidentale toutes sortes de coutumes superficielles qu’il suffirait d’éliminer pour qu’enfin nous sortions de l’obscurantisme, de l’intolérance et du machisme. Mais qu’est-ce que la culture occidentale, sinon ce que le christianisme en a fait ? Ce qu’on appelle la chrétienté se caractérise par un certain nombre de principes – ou comme on dit, de valeurs, d’obédience chrétienne, qui ont été largement adoptées et qui demeurent légitimées et plébiscitées par les non-croyants et les athées. C’est la chrétienté, autrement dit le christianisme prolongé par les Lumières, qui a inventé la dignité humaine inaliénable comme source des droits de l’homme et de la démocratie moderne, la tolérance, la liberté d’entreprendre, le mariage tardif qui permet l’autonomie, l’école pour tous y compris pour les filles, et j’en passe.
Étrange, donc, ce volontarisme affiché de rayer, de gommer, de supprimer la religion, de la faire disparaître de la carte, de la mémoire, des consciences. Et il y a là quelque chose de révolutionnaire et de totalitaire. Chez tous les auteurs de contre-utopies ou dissidents anticommunistes du XXe siècle (Zamiatine, Orwell, Huxley, Milosz, Kundera, Belohradsky…), on peut trouver décrite la même antienne. Comment ?! Il existe encore dans cette société des traces de religion ? Des gens qui ont le culot de penser à Dieu et de le montrer ? Des gens qui prétendent avoir une âme ? Mais c’est inimaginable ! C’est cela qui nous empêche d’avancer sur le chemin glorieux du progrès ! Effacez donc ces traces, si vous êtes un bon citoyen ! On se croirait ici et maintenant, en France – France, pays de 1793 !
un gouvernement socialiste (celui-ci ou le prochain ?) décidera d’appeler Étienne la ville de Saint-Étienne et Malo la ville de Saint-Malo, et ainsi de suite jusqu’à la moindre rue. Car enfin, c’est insupportable de devoir tolérer encore tous ces saints chrétiens, envahissant nos villes et nos lieux, et auxquels nous n’avons rien demandé. À quand une réforme du calendrier mondial ?
Chaque fois qu’on a tenté d’éradiquer le passé, le résultat n’a pas été une nouvelle culture, sortie du néant et débarrassée des scories précédentes, mais la sauvagerie nue. Le collectif Femen semble ainsi avoir décidé de retourner vivre dans les arbres.
Non seulement cette culture est imprégnée de christianisme comme une terre par l’eau qui l’a irriguée. Mais nous aurions du mal à récuser ses produits, dont paradoxalement nous sommes fiers. Elle est la seule culture à ne pas jeter les bébés superflus, et surtout les bébés filles, dans le fleuve pour s’en débarrasser ; à finalement abolir l’esclavage que tous les peuples ont pratiqué sans l’abolir ; à décoloniser un jour par mauvaise conscience et non plus par défaut de puissance ; à inventer l’égale dignité et la liberté politique ; et tout récemment, à se repentir de ses fautes historiques. Dieu nous empêche donc d’avancer sur le chemin glorieux du progrès ? Quelle culture a inventé le progrès, cette version laïcisée du salut, sinon la nôtre ?
Voilà les contradictions qui nous saisissent : les Droits de l’homme sont sacralisés et le christianisme diabolisé, mais les uns découlent directement de l’autre.
On ne peut demeurer schizophrène trop longtemps. Si la diabolisation du christianisme s’enracine, nous finirons par écorner puis par dégrader ce à quoi nous tenons le plus. Il arrive qu’en croyant se libérer on se passe la corde au cou.
L' argument de la ministre Marylise Lebranchu est de dire que ce jour de carence était « Inutile car l’absentéisme dans la fonction publique n’est pas plus important que dans le secteur privé. »
Selon le ministère, la preuve en serait donnée par « une étude de la DARES, sur une période antérieure à la mise en place de la journée de carence et publiée il y a quelques jours, en atteste, avec 3,9% d’absents pour raison de santé chez les fonctionnaires titulaires contre 3,7% chez les salariés en CDI. »
La Fondation iFRAP s’est procuré cette étude dans laquelle figure le graphique suivant :
Sur ce graphique, on voit très précisément, contrairement à ce que dit la ministre, que les titulaires de la fonction publique (mis à part les cadres) sont nettement plus absents que les salariés en CDI ou en CDD et intérim. Cet écart de 0,2% entre public et privé que le ministère balaie de la main représente l’équivalent de 9.000 agents publics absents en plus chaque jour par rapport au privé. C’est loin d’être négligeable.
C’est d’ailleurs ce que confirme la Fédération Hospitalière de France dans un courrier à la ministre sur le jour de carence qui explique que ce dispositif a « amélioré la prise en charge des patients » et que le « plus important pour les professionnels sont les effets induits par cette mesure en termes de gestion d’équipes souvent handicapées par des arrêts maladie de courte durée parfois récurrents ». Et la FHF de conclure en appelant au « sens des responsabilités » de la ministre « pour surseoir à une éventuelle décision qui ne serait pas favorable à l’intérêt des patients ».
Tout est dit dans ces lignes. L’autre argument de la ministre est que ce jour de carence serait « Inefficace » car « les effets de la journée de carence sur l’absentéisme » n’auraient pas été démontrés. Pourtant, ils ont été démontrés dans les hôpitaux. La FHF a étudié le cas de 17 hôpitaux, soit 22% de la Fonction publique hospitalière. Sur ces 17 hôpitaux, l’impact en année pleine du jour de carence représente selon la FHF 0,17% de la masse salariale. Si on extrapole ce chiffre à la Fonction publique d’État par exemple, ce seraient environ 300 millions d’euros qui pourraient être économisés en année pleine grâce au jour de carence.
Sur quoi donc portera le débat sur l’énergie si la stratégie est déjà fixée et si les décisions les plus lourdes sont déjà prises ?
I l nous faut une « transition énergétique » pour réduire notre consommation de pétrole, gaz et charbon et nos émissions de CO2 et, du même coup, diminuer nos importations et renforcer notre sécurité d’approvisionnement en énergie. Pour savoir comment faire au mieux, il y a de la matière pour un bon débat sur l’énergie.
Dans la circulaire du 30 janvier 2013 envoyée aux préfets, la ministre de l’Environnement écrit qu’elle veut « construire collectivement une vision d’avenir commune donnant un sens positif à la transition énergétique ». Fort bien ! D’une façon générale, on nous répète que le président de la République et le gouvernement se sont donné comme principe d’action de ne rien imposer avant un débat libre et ouvert. Parfait ! Pourtant on lit dans cette même circulaire : « La stratégie de la transition énergétique est fondée sur deux principes : l’efficacité et la sobriété énergétiques d’une part, et la priorité donnée aux énergies renouvelables d’autre part. Le président de la République a fixé le cap d’évolution de la part du nucléaire dans la production d’électricité dans notre pays de 75 % à 50 % en 2025. Dans ce cadre, la centrale de Fessenheim sera fermée à la fin de l’année 2016.»
Sur quoi donc portera le débat sur l’énergie si la stratégie est déjà fixée et si les décisions les plus lourdes sont déjà prises ? A avaliser les décisions du Prince, des décisions qui ne reposent sur aucune justification connue ?
débat pourrait néanmoins ne pas être totalement inutile car il est demandé de calculer le coût de ces décisions déjà prises. Le coût d’une décision est la différence entre ce qu’on dépense, l’ayant prise, et ce qu’on aurait dépensé si l’on avait pris une autre décision moins coûteuse. Pour beaucoup diminuer notre consommation d’énergie fossile et nos émissions de CO2, il y a plusieurs façons de procéder, avec plus ou moins d’isolation thermique, de pompes à chaleur, d’éoliennes, de photovoltaïque, de nucléaire, de réseaux de chaleurs alimentés par de la biomasse ou par la géothermie, etc. La méthode la moins coûteuse suppose que l’on remplace les réacteurs nucléaires existants par des EPR plus puissants.
Il serait certes possible de beaucoup diminuer les émissions de CO2 tout en réduisant la production nucléaire mais nous devrions dépenser davantage. Les éoliennes et des panneaux photovoltaïques ne fonctionnent qu’une petite partie du temps. Pour répondre à tout instant à la demande d’électricité il faudrait donc les doubler par des centrales au gaz ou des moyens de stockage d’électricité. L’électricité, au total, coûterait beaucoup plus qu’une électricité nucléaire. Il faudrait donc pousser très loin l’isolation thermique des bâtiments existants, ce qui finirait par coûter très cher. Supposant que nous voulions diviser nos émissions de CO2 par trois, si la capacité nucléaire diminuait nous devrions dépenser 20 à 30 milliards d’euros par an de plus que si elle augmentait.
Ajoutons que cette circulaire de la ministre adressée aux préfets parle de
« créations » d’emplois. Pour produire une même quantité d’électricité, il faut plus d’emplois avec des éoliennes ou du photovoltaïque qu’avec des réacteurs nucléaires. La production d’électricité éolienne ou solaire remplaçant des réacteurs nucléaires crée donc des emplois. Plus elle est chère, plus elle en crée. Mais cette création d’emplois en plus grand nombre est inutile puisqu’ils ne produisent rien de plus.
Et l’argent qui les finance ne peut pas rémunérer des emplois dans l’enseignement, la police ou la recherche par exemple. Les prétendues « créations d’emplois verts » sont donc pour une bonne partie des destructions d’emplois utiles ! La circulaire nous parle aussi de précarité énergétique. La meilleure façon de lutter contre cette précarité n’est-elle pas de produire de l’énergie au meilleur coût ?
Ceux qui participeront au débat sur l’énergie, ce débat canalisé, corseté, contrôlé, cadenassé, sont donc invités à dire comment dépenser de 20 à 30 milliards d’euros par an dans le seul but de diminuer la production nucléaire, comment détruire par centaines de milliers des emplois utiles et comment aggraver la précarité énergétique. Tel est l’objet véritable de ce misérable débat !
Faudrait-il, avec la gauche, passer sur tout engagement solennel non tenu ? En juillet 2012, Pierre Moscovici assurait, après François Hollande, ramener le déficit public de 4,5 % à 3 % fin 2013. Pour le ministre de l’Économie, l’impératif était « non négociable » , ne pas le respecter « serait un appel au meurtre ». L’emphase sonnait creux. De fait, huit mois plus tard, le gouvernement a admis ne pouvoir tenir son contrat. Son annonce avait été immédiatement jugée irréaliste, ici même notamment, au vu du flou sur la réduction des dépenses. Mais les indignés d’hier, qui dénonçaient la tchatche sarkozyste, sont devenus muets. Le hollandisme, qui se dit vertueux, manie le mensonge et l’esbroufe en professionnel. Il suffit d’écouter Arnaud Montebourg. Moscovici, oublieux de sa promesse d’été, a assuré, lundi : « La France est sur la bonne voie. » Elle va donc à la catastrophe.
La mansuétude d’une bonne partie des médias pour le chef de l’État camoufle l’absence de doctrine de l’exécutif. La France est dirigée au doigt mouillé par un pouvoir qui ouvre des sujets sociétaux (mercredi, c’était la justice) plutôt que d’affronter la crise économique dont il nie l’ampleur. Jean-Marc Ayrault refuse de parler de rigueur, tandis que le pays s’immobilise. En revanche, le premier ministre juge utile de faire répondre aux exigences d’un père qui, du haut d’une grue de sa ville (Nantes), conteste « les bonnes femmes du gouvernement » coupables de ne rien comprendre aux « papas » . En comparaison, le suicide par le feu d’un chômeur en fin de droit a été vite oublié par la presse « progressiste » . Il est vrai qu’il lui aurait fallu rappeler que le hollandisme produit 1 000 chômeurs par jour.
Le socialisme aveuglé conduit la France droit dans le mur. Le président a entamé son quinquennat en augmentant les dépenses (de 20 milliards d’euros) et les impôts. Mais l’endettement public et la paupérisation privée exigent l’inverse. D’autant que le matraquage fiscal rabaisse le pouvoir d’achat. Or la marche arrière est inconcevable pour des idéologues convertis à l’interventionnisme et à la traque aux riches. Cette obsession incite le gouvernement à envisager de fiscaliser, en plus, les allocations familiales et les retraites. Mais comment le hollandisme peut-il espérer « promouvoir la croissance » en assommant les ménages par une fiscalité inassouvie et en figeant le pays dans un archaïsme qui produit ce dont il souffre ? Le socialisme à l’agonie n’est pas la réponse. Qui l’avouera ?
L'INJUSTICE la plus criante en notre pays !!
quelques 5 millions de personnes despotiques ,
mieux loties que les 60 millions de Français
dont ils sont les employés, les obligés !
Dans une France qui compte 1 000 chômeurs de plus par jour, il est une grosse entreprise qui ne connaît pas la crise. Elle est à l’abri de la mitraille, des paquets de mer, et ses inamovibles salariés ne s’inquiètent nullement pour leur avenir. Cette entreprise, la première du pays avec quelque 5 millions d’employés, c’est la fonction publique. La voilà qui s’agite, réclame, et obtient gain de cause. Le gouvernement, qui a reconduit cette année le gel du point d’indice, se croit obligé de compenser cette rigueur légitime et abroge donc le jour de carence sur les arrêts maladie des fonctionnaires. Voilà un signal fâcheux, de nature à convaincre un peu plus les salariés du privé que, dans la guerre économique ravageuse que connaît la France, il y a deux sortes de combattants : ceux de l’avant et ceux de l’arrière. Il n’est nullement question de jeter la pierre aux fonctionnaires, notamment le personnel hospitalier et les policiers, mais plutôt aux syndicats de la fonction publique. À qui feront-ils croire que les agents du service public sont les damnés de la terre ? Le gel du point d’indice ? Il n’entraîne aucune perte de pouvoir d’achat et n’empêche pas une revalorisation des salaires. Mais, surtout, l’emploi des fonctionnaires est garanti à vie, le salaire moyen de la fonction publique est plus élevé que celui du privé, nombre d’entre eux partent à la retraite précocement et beaucoup veillent scrupuleusement à ne pas travailler plus de 35 heures par semaine, et souvent moins. Raymond Barre était sans doute dans l’excès le jour où il les a traités de « nantis » , mais, enfin, ses propos n’étaient pas non plus sacrilèges. On comprend bien les raisons qui ont poussé François Hollande à lâcher du lest. Son calcul est-il le bon ? On peut en douter lorsqu’on entend la CGT, dopée par cette « victoire », revenir à la charge sur la question des salaires de la fonction publique. On peut en douter, surtout, lorsqu’on imagine ce que sera la réaction des salariés du privé, obligés de constater qu’il y a rigueur et rigueur. Ils avaient cru comprendre, en écoutant François Hollande, que « l’effort
Les bijouteries, ciblesde 402 hold-up et vols avec violences en 2012
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J'ai plus envie de me croire à Kaboul dans ma ville,
J'ai plus envie de l'incivisme, plus envie de la médiocrité comme religion, plus envie du manque d'ambition comme profession de foi.
J'ai plus envie de relativiser. >>>>