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15 juillet 2013 1 15 /07 /juillet /2013 09:16

Renaud Camus écrivain mais, Président du parti de l’In-nocence.

 

 

Dimanche 14 juillet, quatre heures et demie, l’après-midi.  J’ai eu un moment d’affolement, hier soir, à propos de l’affaire de Brétigny-sur-Orge : pas la catastrophe ferroviaire, sur laquelle il y a à peu près unanimité, encore que ses causes demeurent bien mystérieuses — non : l’histoire effroyable des jeunes Sensibles (ce ne pouvaient être que des Sensibles…) se précipitant pour détrousser les cadavres et les blessés et jetant des pierres sur les secouristes, pompiers et ambulanciers. Sous le coup de l’émotion et de l’indignation, de l’horreur, même, les in-nocents, à mon instigation, avaient presque aussitôt fulminé un communiqué comminatoire (n° 1607 : Sur Brétigny-sur-Orge et l’urgence d’en finir), appelant cette fois carrément au divorce, rien de moins :  abjectes exactions, silence et tentatives d’étouffement, deux castes régulatrices et  complices, la médiatique et la politique, et même une référence, sans doute assez obscure pour les non-initiés, au faussel, ce règne du faux, ce double inversé du réel.

Il y avait en effet, dans l’affaire telle que nous la percevions, trois couches de phénomènes, par ordre croissant de gravité politique : d’abord l’accident lui-même, si c’est bien un accident (grave, certes, mais enfin tel qu’il s’en produit de comparables tous les cinq ou dix ans) ; ensuite l’intervention des détrousseurs de cadavres et lapideurs de secouristes (ignoble, et effroyablement révélatrice de l’état véritable de la société à l’heure du changement de peuple et de la colonisation) ; enfin, troisième strate, le silence des deux cliques, la médiatique et la politique, sur la deuxième strate d’événements, plus importante pourtant que la première (ce silence sert à la défense du faussel, le règne du faux, le faux réel, qui eût été gravement compromis par la révélation et l’aveu de scènes aussi éclairantes).

Oui, mais qu’est-ce qui était vrai ? Le faussel, ce réel dans lequel il ne se serait rien passé, sauf un accident de chemin de fer, tragique mais somme toute assez banal, le faussel était-il vraiment faux ? Au journal télévisé du soir, pas un mot du détroussement de cadavres, pas un mot d’un quelconque “caillassage”, terme que je répugne à employer car c’est subir déjà le langage de l’ennemi ; tout juste une vague allusion à certaine “rumeur”, donnée implicitement comme sans fondement, bien entendu.

Bigre, est-ce que nous aurions tiré trop vite, et plus vite que notre ombre, celle d’un doute ? L’effrayant, rétrospectivement, c’est que cette histoire de naufrageurs, de morticoles, de vermine se précipitant sur les morts et sur les mourants, cette histoire tellement déshonorante pour ces protagonistes actifs puisqu’elle les montre, eux, les colonisateurs, les conquérants, comme sans foi ni loi, sans vergogne aucune, dépourvus de la plus élémentaire référence au moindre code du bien et du mal, cette histoire nous arrange “quelque part” : elle nous paraît vraisemblable, bien dans la ligne des épisodes précédents ; nous ne demandons qu’à la croire, nous sommes même impatients de la recevoir pour vraie, peut-être pour la simple raison que tout est permis désormais, contre la sorte d’adversaire qu’elle dépeint.

Au comité de rédaction du parti, l’après-midi, sur le Net, quelqu’un — Francis Marche — avait demandé si nous n’allions pas trop vite en besogne, si nous étions bien sûrs de notre affaire ? À vrai dire cet appel discret à surseoir procédait moins de la prudence ou de la “déontologie de l’information”, je crois, que de la crainte de laisser échapper, en publiant trop vite notre communiqué, un possible rebondissement de l’enquête, encore plus sensationnel : la nouvelle que ce n’était pas à un accident qu’on avait affaire mais à un attentat délibéré ; et même qu’il y avait un lien entre sa perpétration à cet endroit précis et l’intervention ultra-rapide des naufrageurs ferroviaires. Cette nouvelle n’est pas venue, faut-il l’écrire : ni par les canaux officiels, ceux des gestionnaires du faussel, ni par ceux de la réinformation, comme on dit sur Radio-Courtoisie.

Quoiqu’il en soit, hier après-midi, j’avais écarté la suggestion d’attendre un peu, en mettant en avant la nécessité d’agir vite, au contraire. Et maintenant, hier soir, je me demandais si je ne m’étais pas comporté, en ce rencontre, exactement comme je reprochais à mes adversaires de le faire, lorsque, emportés par la passion idéologique et par la pulsion mimétique, ils parlent sans savoir ce qu’ils disent, sans s’être suffisamment informés (pour m’accuser d’antisémitisme, par exemple). Aujourd’hui cette inquiétude s’est un peu apaisée. Si nous nous sommes trompés, si nous avons pris nos désirs pour l’horrible réalité, du moins ne l’avons-nous pas fait seuls, et l’eau continue-t-elle, ce matin, cette après-midi, d’affluer à notre moulin. Toutefois ce ne sont pas là, en faveur de la vérité, des arguments tout à fait décisifs. Nous avons pu nous laisser emporter imprudemment par un frisson webmatique, céder à une légende urbaine instantanée. Si nous sommes tombés dans un panneau de ce genre, il nous faudra le reconnaître. Je le ferai très volontiers et d’abord en mon nom propre, car je serai le principal responsable. Cela dit nous n’en sommes pas là. Et les deux castes régulatrices de l’information sont encore plus coupables qu’elles ne l’étaient hier si elles continuent de peser de tous leurs poids pour que soient étouffées les vérités auxquelles en toute bonne foi, mais peut-être avec trop d’impatience, nous avons cru.

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31 mai 2013 5 31 /05 /mai /2013 07:09

Le bloc-notes d'Ivan Rioufol.

C'est la révolution  des œillères. Menée par des citoyens confrontés depuis  des lustres à un mur d'indifférence,  elle oblige désormais les élites,  et les «progressistes» en premier chef,  à descendre des balcons et à dessiller leurs yeux. Six mois de manifestations massives contre le mariage homosexuel se sont certes soldés par un échec, puisque la loi Taubira a été maintenue. Cependant, la victoire de François Hollande pèse peu face à ces mobilisations populaires. Pour avoir tenu tête aux intimidations et aux insultes  de la gauche et de ses médias, la société civile s'est constituée en force politique, contre un pouvoir aveugle et sourd. Le socialisme cabré a montré son sectarisme, en refusant de regarder  ce qu'il avait sous le nez. Le ministre  de l'Intérieur, Manuel Valls, s'est particulièrement distingué  en minimisant systématiquement  le nombre de manifestants.

Rien ne sera plus comme avant.  Les défilés tranquilles ont marginalisé  les politiques, les partis, les syndicats. Ceux-là n'auraient jamais su entraîner  de telles démonstrations de force. L'arrogance des parvenus de la politique, qui se grisent dans l'entre-soi, devient un comportement irresponsable.  La ministre de la Famille, Dominique Bertinotti, semble l'avoir compris  en renonçant, au contraire de la porte-parole du gouvernement, Najad Vallaud Belkacem, à assister, mercredi,  au premier mariage gay célébré à Montpellier. La démocratie représentative, coupable d'avoir oublié qui l'a faite reine, est aujourd'hui placée sous la surveillance d'une démocratie d'opinion à la réactivité inattendue.  Les brutalités du hollandisme lui ont permis de s'inviter durablement  à la table des puissants.

Le divorce entre la France d'en haut  et celle d'en bas a produit  ce bouleversement dans l'équilibre  des pouvoirs. La révolution des œillères, menée par des gens ordinaires, invite  le socialisme à quitter une idéologie qui, culturellement, fractionne le pays et, économiquement, le tire vers le bas.  Sur ce point, le chef de l'État montre qu'il en a conscience quand il fait, mais  en Allemagne, l'éloge de Gerhard Schröder et de ses réformes libérales, tant critiquées Rue de Solférino. Harlem Désir, le patron du PS, s'installe d'ailleurs en caricature de ce parti distributeur de fatwas. Le gouvernement est contraint à la délicatesse pour aborder les prochains sujets liés à la famille, à commencer par la réforme des allocations. La gestation pour autrui, les cellules souches, la fin de vie, la théorie du genre sont des thèmes hautement inflammables.  Voilà les pyromanes prévenus.

Mais l'UMP est pareillement touchée par l'irruption des questions sociétales dans le débat public consensuellement réservé, jusqu'alors, à l'économique et  au social. La sottise de l'opposition est  de se déchirer sur des postures sans comprendre l'air du temps. Il lui aurait été loisible, s'ouvrant à la société,  de constater que le chômage n'était pas  la seule inquiétude des citoyens, également angoissés par la mise à l'encan de leur civilisation. C'est pour la défendre que des centaines de milliers de personnes se sont mises en marche. Mais la droite querelleuse, incapable d'une position commune face aux manifestants, s'est une fois de plus ridiculisée. Le choix, cette semaine, de soumettre aux militants la décision de revoter sur la présidence contestée du parti est une solution qui aurait dû intervenir dès le contentieux Copé-Fillon. Les Français sont la seule boussole.

UMP: la séparation?

La crise des partis, révélée par  ce mouvement qui leur tourne le dos, devrait être l'occasion pour l'UMP d'engager une réflexion sur son rôle et sa place à droite. Il est anormal de constater que, plus d'un an après l'échec de Nicolas Sarkozy, aucune analyse de la défaite n'ait été menée. Quand, au nom du gaullisme, François Baroin explique à L'Express: «L'UMP est un grand parti de gouvernement, qui s'est honoré de résister à la rue», il s'accroche à une fiction qui a fait perdre son camp pour avoir tardé à entendre ceux qui se plaignent de leur vie. L'opposition ne peut constamment tourner autour du FN, en se demandant s'il faut rétablir un barrage ou aborder les thèmes qu'il s'est approprié.  La démonstration de la rue est celle d'une société soucieuse de ses valeurs et de ses traditions. Baroin et une partie de l'UMP (dont François Fillon et Alain Juppé) semblent ne vouloir se résoudre  à entendre ce que dit le peuple, pour lui préférer l'inspiration de l'homme providentiel. Mais il n'existe pas. Cette droite hautaine ne s'interroge pas plus que la gauche en pilotage automatique.  Si la fracture doctrinale est telle au sein de l'UMP - la candidature de Nathalie Kosciusko-Morizet à la Mairie de Paris pourrait en faire les frais -, pourquoi ne pas envisager une séparation et une refondation?

Revendications communautaristes

C'est aussi contre la légèreté des élites et leur politique de l'autruche que la France bien élevée s'est insurgée, loin de la poignée d'extrémistes qui ont échoué dans leur diversion. Le désir de préserver la civilisation dépasse le mariage gay. Il rejoint les questions sociétales que sont la préservation de la cohésion nationale et de ses racines culturelles. Or,  la capitulation du gouvernement devant une minorité militante (l'Insee ne recense que 100.000 couples gays),  qui instrumentalise une homophobie mise à toutes les sauces, ouvre la voie  à d'autres revendications communautaristes et victimaires. Ainsi, des musulmans seraient en droit de faire valoir des exigences particularistes au même nom de l'égalité, de la non-discrimination, de l'enrichissement des différences et d'une islamophobie brandie à la moindre critique par les plus radicaux. Comment, par exemple, faire obstacle à une demande de reconnaissance de la polygamie, réalité tolérée dans des cités?(voir mon blog).

Répondre à l'islamisation

Ce sujet en cache un plus grave: la place prise par l'islam dans une société laïque qui ne lui est pas naturelle. Ce résultat est celui de plus de trente ans de passivité devant une immigration de peuplement qui perdure. La tentative d'égorgement d'un militaire français par un fondamentaliste converti, samedi à la Défense, illustre la montée de l'islamisation. Selon Élisabeth Schemla (1), «elle va très au-delà de poches de radicalisme». Si, sur un tel défi, les politiques devaient persister à détourner leurs regards, la révolution des œillières pourrait bien se charger de leur signifier plus clairement leur répudiation.

(1) Islam, l'épreuve française, Plon.

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27 mai 2013 1 27 /05 /mai /2013 09:44

violence

 

Ces Français qui ne sont certes pas des habitués, encore moins des professionnels de la manifestation, et qui, pourtant, par centaines de milliers, voire par millions, sont descendus dans la rue spontanément, pacifiquement, puis résolument dans l’espoir, jusqu’ici bafoué, de s’y faire entendre, ces multitudes qu’aucun parti – et l’UMP pas plus que le PS, le Front de gauche ou le Front national – ne serait capable de réunir, ces foules considérables ne méritaient-elles pas un peu plus de considération ? Si elles ont été prises en compte, ce n’est malheureusement que par une partie de l’opposition qui, sous l’égide du néfaste Jean-François Copé, a tenté la plus classique et la plus sordide opération de récupération politicienne d’un mouvement réellement populaire.

Le candidat socialiste sorti vainqueur de l’élection présidentielle avait pris un engagement, nous dit-on. Il en a pris d’autres qu’il s’est empressé d’oublier, de remettre ou de renier, et ce n’est certainement pas à cause de celui-ci qu’il a été élu. Était-il vraiment urgent, nécessaire et tout simplement opportun de chambouler à la va-vite une institution sociale vieille de plusieurs millénaires pour complaire à un groupe de pression, apparemment influent et bien en cour, mais dont rien ne démontre qu’il est représentatif de la minorité dont il s’autoproclame le porte-parole ?

Dans l’état actuel de nos mœurs, l’homosexualité peut être ici un atout, voire un tremplin, là une déviation que certains regardent de travers, mais la discrimination sociale et professionnelle sur cette base appartient à un passé révolu, et l’homophobie n’est le plus souvent, Dieu merci, qu’une invention d’obsédés, une fable racontée par des bergers qui crient au loup. Dix ans après l’adoption du PACS, notre société était sans doute prête à admettre l’égalité des droits fiscaux, successoraux et sociaux entre les couples homosexuels et les couples « normaux » ; en d’autres termes l’union civile. Elle n’était en revanche pas disposée et ne le sera pas de sitôt à étendre le mot et la notion de mariage à des rapprochements par nature stériles et moins encore à accepter tous les artefacts – adoption-filiation, gestation pour autrui, procréation assistée – sur lesquels il est clair que les inspirateurs et les promoteurs de la loi Taubira entendent fonder des ersatz de familles que récusent la biologie et le sens commun.

Il est des sujets où la démocratie directe doit l’emporter sur la démocratie parlementaire, et c’est notamment le cas lorsqu’une disposition censée s’imposer à tous met en jeu des questions de conscience. Hélas, on sait de reste, depuis le rejet du traité européen de 2005, que les gouvernements redoutent et fuient comme la peste les occasions de consulter le peuple, par peur de la réponse qu’il leur donnerait, quelle que soit la question posée. Le bouleversement de civilisation auquel nous venons d’assister est entaché par la procédure suivie qui ne permet pas de décider s’il repose sur la seule source de légitimité dans une démocratie, à savoir l’assentiment populaire. La loi qui vient d’être débattue, votée et promulguée dans la hâte propre aux mauvais coups n’est que la loi de celui qui est provisoirement le plus fort. Si elle a rassemblé – et elle a rassemblé -, c’est contre elle. Hollande, combien de divisions ?

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27 mai 2013 1 27 /05 /mai /2013 09:35

26mai

 

Il paraît que cette manif du 26 mai devait être la manif de trop. Il ne fallait surtout pas emmener les enfants, c’était bien trop dangereux, les groupuscules d’extrême droite — les fameux groupuscules d’extrême droite — allaient sévir, l’initiatrice du mouvement elle-même tordait d’ailleurs le nez et se tâtait quant à savoir si elle devait s’y rendre, et surtout, cette manif n’avait aucun sens et ne servait à rien puisque les dés étaient déjà jetés.

Eh bien dites donc, pour une manif inutile et dangereuse, il y avait une foule monstre. Une foule monstre d’inconscients masochistes ou sadiques profitant vicieusement de la fête des mères pour venir mettre en danger leur famille… Ou une foule monstre déterminée devenue imperméable au bourrage de crâne et aux menaces. Une foule monstre pour laquelle il y aura un avant et un après « Manif pour tous ». Une foule monstre, dont peu à peu, au fil des décomptes truqués, des pétitions ignorées, des votes bâclés, des gazages, des matraquages et des arrestations sommaires, les yeux se sont dessillés.

Une foule monstre qui a fait connaissance avec la calomnie et l’injustice, mais aussi avec la fierté de se battre vent debout pour ses valeurs. Une foule monstre qui a perdu en innocence mais gagné en courage. Une foule monstre qui ne se laisse pas intimider, ni par le gouvernement, ni par telle ou telle personnalité qui chercherait à se l’approprier ou la récupérer.

Une foule monstre qui déferlait comme un rouleau compresseur, ce dimanche sur les Invalides et dont on peut parier qu’elle a pris goût à l’action, à la satisfaction de pouvoir enfin l’ouvrir et qu’elle pèsera de façon forte et certaine sur la vie politique française des prochains mois.

Une foule « monstre » au sens propre du terme, car elle doit sa genèse au docteur Frankenstein-Hollande : si l’intelligence du gouvernement n’avait pas été aveuglée par son idéologie, il aurait évidemment, de façon rusée et pragmatique, offert en apparence aux opposants un semblant de visage démocratique, tenté de tendre une main ici, de faire une concession là, pour endormir les réticences des plus modérés et dégonfler les effectifs.

Son invraisemblable intransigeance n’a fait au contraire que fédérer, consolider, renforcer la résistance.

Après la manifestation, des incidents ont éclaté entre des « perturbateurs » et les forces de l’ordre, mobilisées en masse (qui ont, au passage, gazé les Veilleurs qui ne perturbaient rien).

Parce que le gouvernement croit peut-être que le danger vient de là ? Sans se rendre compte que la foule « monstre » va inéluctablement se retourner, comme dans l’histoire de Mary Shelley, contre l’apprenti sorcier qui lui a donné vie ?

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25 mai 2013 6 25 /05 /mai /2013 23:22

Ceux qui approuvent le gouvernement et son projet de société ont raison de ne pas venir manifester demain, qu'ils soient de gauche ou de droite.

> Manifesteront demain tous ceux qui sont contre la direction dans laquelle nous entraîne le président en termes de société, civilisation, valeurs et morale.

> Tous ceux qui se laisseront impressionner donneront raison et un CHÈQUE EN BLANC au gouvernement.

> Chaque personne qui renoncera à venir sera une victoire pour le Gouvernement et sa politique.

> Henri Guaino, samedi 25 Mai, RTL 18h
>
>
> Tous demain à PARIS !

 

On lâche RIEN DE RIEN

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25 mai 2013 6 25 /05 /mai /2013 22:36



COMMUNIQUE DE PRESSEde Jacques MYARD Député de la Nation Maire de Maisons-Laffitte Président du Cercle Nation et République

 
Le 25 Mai 2013

 

Il ne s'agit pas de tirer des conclusions hatives et définitives , avant que l'enquête n'établisse les faits avec une parfaite objectivité , mais il n'en demeure pas moins que l'agression perpétrée au cutter contre un militaire en patrouille vigipirate à la Défense rappelle tragiquement le mode opératoire des événements de Londres .

Les dérives croissantes d'intégristes islamistes qui s'auto fanatisent sur les réseaux et sites internet sont devenues en France une réalité funeste , comme le souligne le rapport de la commission d'enquête de l'Assemblée Nationale sur le fonctionnement des services de renseignements dans le suivi et la surveillance des mouvements radicaux armés , à laquelle J.Myard a participé activement .

Il y a quelques jours certains bons esprits m'ont accusé d'extrémisme alors que je dénonçais notre naïveté face à la montée de l'islamisme jihadiste présent en France et qui constitue une véritable cinquième colonne , ces bons esprits aveugles et irresponsables auront dès lors ainsi tout loisir de réviser leurs jugements irresponsables !

Cette situation appelle une révision totale de notre politique en matière de contrôle de nos frontières , Schengen doit être révisé , notre politique de naturalisation doit aussi être revue . La France est grande et généreuse mais on ne saurait admettre sur notre sol des appels à la haine voire au Jihad .

Le temps de la naïveté imbécile est révolu car il faut savoir que le temps des terroristes assasins ne fait que commencer !



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11 mai 2013 6 11 /05 /mai /2013 15:01

 

 

 

Sondage exclusif. Selon notre enquête Ifop-“Valeurs actuelles”, une majorité de Français est désormais opposée à la loi Taubira et lui préfère un simple contrat d’union civile. Résultat de six mois de débats qui ont vu une génération se lever contre l’inversion des valeurs de la société. Un Mai 68 de droite ?

 

 

C’est le sondage qui change tout. En éclairant d’un jour nouveau les intentions du gouvernement : si François Hollande a tenu à accélérer la procédure parlementaire sur son projet de “mariage pour tous”, c’est parce qu’il savait que l’opinion, au fil des débats, se retournait. À la question : “Parmi les deux options suivantes, laquelle a votre préférence ? ”, 54 % des Français répondent préférer un “contrat d’union civile en mairie qui offrirait aux couples homosexuels les mêmes droits que le mariage mais sans autoriser l’adoption d’enfants”. Seuls 36 % des Français disent choisir “la loi Taubira qui autorise le mariage et l’adoption d’enfants pour les couples homosexuels”. Il y avait eu un premier signal d’alerte pour le gouvernement : selon un sondage BVA-le Parisien Magazine publié le 12 avril, 55 % des Français se disaient déjà opposés au “mariage pour tous” (contre 43 % de favorables). Un « référendum sondagier », selon les termes de Frigide Barjot (lire son portrait page 16), que renforce encore notre étude : hostiles dans leur majorité à la loi Taubira, les Français le sont encore davantage lorsqu’une alternative politique lui est opposée.

Le discrédit apporté à la loi Taubira est cinglant : pas une classe d’âge, pas une catégorie socioprofessionnelle, pas une zone géographique ne se dit majoritairement favorable au projet de loi de “mariage pour tous” voté le 23 avril dernier. Si le rapport est plus serré au sein des 18-35 ans (43 % de favorables contre 46 % d’opposés), il est écrasant chez les plus de 35 ans : 33 % pour, 57 % contre. Le “mariage pour tous” est surtout très largement désavoué au sein des catégories populaires, atteignant son point culminant chez les ouvriers : 56 % d’entre eux lui préfèrent le contrat d’union civile…

Si François Hollande a longtemps cru que la loi Taubira lui permettrait de diviser la droite, notre sondage démontre qu’il a au contraire réussi le tour de force d’y faire l’unanimité contre lui. 83 % des sympathisants de Borloo (UDI), 82 % des électeurs UMP et 64 % de ceux du Front national préfèrent un contrat d’union civile au “mariage pour tous”.

C’est un profond désaveu pour Hollande et le pouvoir socialiste. Une preuve supplémentaire d’une cassure entre l’exécutif et les Français. Le gouvernement ne peut plus s’abriter derrière l’étendard de son “mariage pour tous” pour masquer son incapacité.

« Quand on pose séparément les questions du mariage et de l’adoption, une majorité de Français est certes favorable au premier et opposée à la seconde mais, dans ce débat, l’adoption a cristallisé le rejet, décrypte Jérôme Fourquet, directeur du département opinion de l’Ifop. Les Français ont compris que le “mariage pour tous” n’était pas qu’un “super pacs”. » Cette consécration dans l’opinion du “droit de l’enfant” sur le “droit à l’enfant” change la donne. Adressant, au passage, un signal au Conseil constitutionnel, qui étudie la loi — et pourrait, selon plusieurs experts en droit constitutionnel, édicter en principe fondamental reconnu par les lois de la République (PFRLR) l’égalité entre les enfants, rompue par les modifications des règles de l’adoption.

La question du contrat d’union civile, posée dans notre sondage, divise en revanche les opposants à la loi Taubira. On retrouve, d’un côté, les partisans de l’abrogation pure et simple du texte, décidés à “ne rien lâcher” et rétifs à tout compromis. De l’autre, les tenants du contrat d’union civile, parmi lesquels Frigide Barjot, convaincus que seule une alternative politique crédible leur permettra de sortir vainqueurs. Signe de cette friction : les huées de certains manifestants à l’encontre de Frigide Barjot, le 5 mai à Lyon… Mais, s’ils sont divisés sur la question du contrat d’union civile, les opposants au “mariage pour tous” n’en sont pas moins mobilisés. Un récent sondage Ifop-Atlantico indiquait que près de huit opposants sur dix se déclaraient prêts à poursuivre la contestation. Un « important degré de détermination » souligné par Jérôme Fourquet, d’autant que « cette population se recrute majoritairement à droite au sein de catégories peu adeptes traditionnellement de contestation dans la rue, surtout après qu’une loi a été votée »…

Ce phénomène nouveau a accouché d’une génération “manif pour tous” venue des profondeurs de la société, surgie par surprise et qui, quel que soit l’aboutissement de ce combat, marquera profondément ceux qui y ont pris part. Au soir du vote de la loi, le 23 avril, le soulagement des Christiane Taubira, Najat Vallaud-Belkacem et autres ne faisait-il pas penser à celui, quarante-cinq ans plus tôt, de ces Français hostiles à la “chienlit” de Mai 68 et rassurés par le plébiscite du général de Gaulle dans les urnes ? Pourtant, Mai 68 allait profondément bouleverser la société. C’est aujourd’hui à cette hégémonie culturelle que s’attaquent ceux de la génération “manif pour tous”. Après avoir constaté l’affaiblissement de nos piliers — autorité, justice, famille, enseignement, valeurs… — par cette “génération 68”, ils se sont levés pour inverser le cours des choses. Le “mariage pour tous” devait être l’aboutissement de l’hégémonie soixante-huitarde ? Il pourrait, par un effet boomerang, sceller sa chute. En voulant achever l’institution du mariage, Hollande aura provoqué en réaction un vaste mouvement de fond. Peut-être un Mai 68 à l’envers.

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11 mai 2013 6 11 /05 /mai /2013 14:35

Publié le 11.05.2013, 13h03 | Mise à jour : 13h39

Le Conseil de l'Europe a été saisi d'une question du Parti populaire Européen (PPE, droite) sur «la répression croissante et inquiétante» en France des opposants au mariage homosexuel, révèle samedi Le Figaro.
Le Conseil de l'Europe a été saisi d'une question du Parti populaire Européen (PPE, droite) sur «la répression croissante et inquiétante» en France des opposants au mariage homosexuel, révèle samedi Le Figaro.
| AFP/PIERRE VERDY
La question écrite de l'Italien Luca Volontè, du groupe PPE à l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe, met «en cause la gestion, par le gouvernement français, des manifestations contre la loi Taubira».

«Le mouvement social de défense de la famille qui anime actuellement la France, écrit Luca Volontè, fait l'objet d'une répression croissante et inquiétante, inacceptable de la part d'un État membre du Conseil de l'Europe», ajoute le quotidien. «Ainsi, lors de la manifestation du 24 mars 2013, poursuit-il, de nombreuses personnes dont de très jeunes enfants, des femmes et des personnes âgées ont été violentées par les forces de l'ordre.»
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11 mai 2013 6 11 /05 /mai /2013 08:49

 Boulevard Voltaire

 

Etienne
Lahyre
Haut fonctionnaire.

 

Ça se confirme : David Cameron change de cap et de braquet. Dans le traditionnel discours du trône, prononcé par le souverain mais préparé par le Cabinet du Premier ministre, Elizabeth II a affiché la volonté du gouvernement conservateur de mieux contrôler l’immigration : limitation de l’accès aux soins et aux prestations sociales des immigrés bénéficiant de titres de séjour de courte durée, facilitation de l’expulsion des délinquants étrangers, implication des propriétaires qui devront s’assurer de la régularité du séjour en Grande-Bretagne de leurs locataires étrangers… Voilà de quoi répondre aux attentes des électeurs UKIP (Parti pour l’indépendance du Royaume-Uni).

Après deux ans de mandat et une politique libérale-conservatrice aussi prévisible qu’infructueuse, Cameron opère exactement le même tournant que Sarkozy en 2009 lorsque celui-ci lança le débat sur l’identité nationale.

Le parallèle franco-britannique ne s’arrête pas là : des statistiques rendues publiques et commentées par le Daily Mail montrent que les Britanniques blancs quittent massivement les zones où ils sont devenus minoritaires. Depuis 2001, plus de 600.000 Blancs ont quitté Londres : alors que 58 % des Londoniens étaient blancs en 2001, ils ne sont plus que 45 % en 2011. En France, le géographe Christophe Guilluy décrit un phénomène identique : les anciens quartiers populaires des grandes villes et leurs proches banlieues se vident de leurs populations blanches, qui préfèrent la relative quiétude des zones rurales ou péri-urbaines.

Les conséquences politiques de ces mouvements sont particulièrement sensibles : métropoles et banlieues immigrées sont devenus des fiefs inexpugnables de la gauche, où la droite parlementaire et le FN sont en chute libre. À l’élection présidentielle de 2012, Paris a majoritairement voté en faveur du candidat de gauche pour la première fois de l’histoire de la Ve République. Alors que la droite avait gagné la totalité des vingt arrondissements parisiens aux élections municipales de 1989, l’est parisien est désormais ingagnable pour elle, la gauche y obtenant régulièrement près de 70 % des voix.

Cette fuite des Blancs (« White Flight ») s’accélère particulièrement dans les zones où ils sont progressivement devenus minoritaires, dans les zones où les us et coutumes n’ont plus rien de britannique ou d’européen. Dans ces quartiers où un ordre politique et social parallèle s’est substitué à l’État de droit et la culture nationale.

Face à cela, les élites mondialisées proposent une analyse et une réponse erronées : à leurs yeux, c’est l’économie et elle seule qui mène le monde ; le retour de la croissance et la baisse du chômage entraîneront mécaniquement un reflux des tensions identitaires. Elles plaquent sur l’Europe du XXIe siècle leur diagnostic (déjà simpliste et parcellaire) de la « montée des périls » dans les années 1930, exclusivement due selon elles à la crise économique de l’époque. En oubliant les bouleversements migratoires et démographiques considérables intervenus en Europe depuis la deuxième moitié du XXe siècle et leurs conséquences en matière de cohésion et d’identité nationales.

Les post-nationaux refusent de voir le monde tel qu’il est : avant d’être un homo œconomicus, un facteur de production ou un consommateur, l’homme est d’abord un animal politique et social, membre d’une communauté et attaché à sa culture spécifique. La coexistence entre groupes, quels qu’ils soient, est systématiquement le fruit d’un rapport de force. Dès lors que des communautés sont façonnées par des valeurs et des cultures trop éloignées, elles ne peuvent pas cohabiter pacifiquement de manière durable : les sociétés européennes désormais multiculturelles sont devenues multiconflictuelles. En niant les frontières pour instaurer, disaient-ils, la paix universelle, en voulant construire de toutes pièces un « citoyen du monde » (superbe oxymore, soit dit en passant) déraciné, les mondialistes sont devenus les docteurs Frankenstein de la guerre de tous contre tous.

Etienne Lahyre, le 10 mai 2013
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Published by voxpop - dans La France en résistance
11 mai 2013 6 11 /05 /mai /2013 08:19
  • 11 mai 2013
  • Le Figaro
  • Natacha Polony

Est-il besoin de le répéter, la crise que traverse la France n’est pas seulement économique, ni même politique. C’est également une crise civilisationnelle, un questionnement identitaire que de vagues discours sur notre ancrage européen ne suffiront pas à apaiser..........

Ce qui travaille la France, de façon plus sourde mais aussi profonde que le chômage de masse, c’est sa difficulté à se construire un récit fondé sur une vision de l’avenir appuyée sur une lecture du passé.....

 

C’est la double erreur de ceux qui croient qu’il suffit de mettre un tampon sur une carte d’identité pour fabriquer des Français et de ceux qui croient qu’il suffit de promettre la croissance économique pour faire aimer une Europe vidée de sa substance et de son histoire : ils oublient que l’homme est un être de chair et qu’à défaut de trouver autour de lui, dans la géographie et les modes de vie, ce qui le façonne – selon la fameuse théorie des climats développée par Montesquieu –, il le cherchera dans des identités fantasmées, souvent plus rigides et totalitaires.

 

Sortir la France de la crise qui la mine aujourd’hui nécessite de comprendre ce qu’est ce pays dans son unicité. Un pays composé d’une diversité de régions, de climats et de langues qui font sa richesse et dont il doit à tout prix préserver non seulement la mémoire mais la culture vivante, autrement que sous la forme d’un folklore pour touristes. Un pays héritier de l’antiquité gréco-romaine et de deux millénaires chrétiens, qui s’est construit au fil des siècles, très loin de l’imagerie d’une France éternelle courant de Clovis à Napoléon, mais réuni autour d’un idéal politique, une République laïque définie par des valeurs philosophiques, liberté, égalité et fraternité. Un pays que les nouveaux arrivants ne pourront faire leur que s’ils s’en approprient l’histoire et la géographie, plutôt que de les nier comme le préconisent aujourd’hui des idéologues persuadés que c’est en effaçant les identités (celles de la France et de ses régions, pas celles des migrants et de leurs ancêtres) que l’on fabrique de l’égalité.

Sortir la France de la crise qui la mine nécessite un véritable discours sur la Nation, qui sache réconcilier l’idéal universaliste et l’ancrage territorial à travers la notion de patrimoine partagé. Qui réponde à l’abstraction de la consommation et des marchés par l’Histoire et la culture, qu’elles soient régionales, françaises ou européennes.

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