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7 avril 2013 7 07 /04 /avril /2013 10:08

 Jeunes gens vous pouvez compter sur notre soutien !


 

 

Boulevard Voltaire

 

Ambroise
Savatier

Etudiant en droit.

La colonisation du champ politique par la gauche depuis les années 70 a fait son temps. Le vent tourne, le socialisme libertaire trouve ses limites, aucun soixante-huitard ne donnera plus le ton. Les innovations intellectuelles viennent aujourd’hui par la droite, ce que Guillaume Bernard analyse comme le mouvement dextrogyre. La droite redevient la droite, les langues se délient, le concept de « famille » est à nouveau audible. Sans extrapoler, il n’est pas impossible que la Manif pour Tous soit le creuset d’un véritable printemps idéologique.

Ce renouveau, une certaine jeunesse entend l’incarner. On ne va pas se mentir, peu d’athées dans ses rangs. Par son brillant pontificat, Benoît XVI a donné du sens à leur foi. Prenant conscience d’elle-même, elle sait que la vérité a besoin d’éclaireurs. Lucide quant à la minorité qu’elle représente, elle aime mieux suivre un idéal que d’agréer au conformisme des générations qui la précèdent. C’est d’ailleurs ce qui la démarque d’autres jeunes vautrés dans la léthargie relativiste. Elle, au moins, n’a pas perdu son sens de l’engagement. Elle compte aujourd’hui sur le pape François pour vivifier la flamme. Aux âmes bien inspirées, la riposte n’attend pas le nombre des années.

Cette jeunesse s’affranchit du prêt-à-penser des grands médias. Elle méprise la liberté sans morale, l’égalitarisme du genre, la dictature du relativisme « qui ne laisse comme ultime mesure que son ego et ses désirs » (cardinal Ratzinger). Récuser les vices du lieu commun pour entrer au service du bien commun.

Le soulèvement spontané du peuple réel contre le mariage gay lui offre la chance de s’illustrer. Sortie de son standing bourgeois, elle épouse une culture de militante, à faire pâlir le plus accompli des syndiqués. Les blogs et réseaux sociaux n’y sont pas pour rien dans cette conscription. Elle s’organise comme un seul homme et accompagne non sans panache les actions de la Manif pour tous. Consciente que la France n’est pas la Hollande, ses actes révèlent un attachement profond aux structures – pourtant si galvaudées – que sont la famille et l’Église, irréductiblement ancrées dans le réel.

Cette jeunesse n’a peut-être pas à subir les répressions de la Stasi, mais il lui appartient néanmoins d’abattre un mur idéologique ! Elle ne lâchera rien ! Les séances d’hystérie de la part de sextrémistes topless ne l’impressionnent guère, elle vibre plus volontiers au souvenir de Jeanne d’Arc ! Jamais œuvre de propagande ne lui fera renier son passé. Animée de valeurs universelles qui lui fournissent les armes de la révolte, elle ne lâchera rien, prête à livrer son combat, sa croisade pour le réel, son Mai 68 à l’envers, son printemps français, celui dont les fleurs ne faneront pas de sitôt.

« Avec le Christ, le cœur ne vieillit jamais », le pape François.

Ambroise Savatier, le 6 avril 2013
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6 avril 2013 6 06 /04 /avril /2013 23:06

 

 

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6 avril 2013 6 06 /04 /avril /2013 22:48

 

 

François Hollande accompagné de Mme Najat Vallaud Belkacem, notre ministre du droit des femmes.

 

JPEG - 37.5 ko

 


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6 avril 2013 6 06 /04 /avril /2013 18:41

Manif pour tous du 24 mars 2013             

 Témoignage de Mr Philippe BENY,

commandeur de la Légion d’honneur

07 50 41 84 33 / philippe.beny@yahoo.fr

 

  Verneuil le 26 mars 2013

 

 

Mon témoignage se rapporte aux évènements survenus sur la place de l’Etoile, côté avenue Foch et avenue de la Grande Armée, dans un créneau horaire se situant entre 16h15 et 17h30. Il ne retrace en rien ce qui s’est passé côté Champ Elysées, ni au même moment, ni plus tard.

 

Je me trouvais initialement avenue de la Grande Armée, au niveau du 28, à hauteur d’un immeuble de la BNP. A cet endroit, il n’y avait pas d’écran géant ni de sono audible pour suivre le déroulement du rassemblement. Comme tant d’autres, je m’ennuyais donc un peu tout en ayant conscience de l’énormité de la manifestation en cours à travers diverses rumeurs circulant dans la foule – très calme – et en allant à la pêche aux retombées de presse sur mon smartphone.

 

D’un naturel mobile, curieux et ayant tendance à ne jamais prendre pour fiable ce que disent les médias, j’ai décidé d’aller voir par moi-même ce qui se passait du côté de l’avenue Foch pour y vérifier si la manifestation débordait là aussi. En passant par les rues d’Argentine, de Saigon puis Rude, je suis arrivé sur l’avenue Foch. J’y ai aussitôt constaté la présence d’un grand nombre de manifestants. Je suis remonté sans encombre vers le haut de l’avenue, barré dans le calme par le SO de LMPT et par un peloton de gendarmes mobiles d’un escadron de Satory. Depuis ce barrage, je pouvais voir à environ 150 m sur la place de l’Etoile un assez grand nombre de manifestants, reconnaissables de loin à leurs drapeaux bleus et roses. Je m’en suis étonné, la place étant en principe interdite. Une rumeur a alors traversé la foule selon laquelle « la place de l’Etoile est ouverte », relayée de proche en proche. Un mouvement spontané s’est alors dessiné pour s’infiltrer vers la place de l’Etoile, via la rue de Presbourg et donc en passant in fine derrière la tribune de LMPT. Aucun policier ou gendarme ne s’est interposé, aucun barrage, aucune barrière. Ça passe comme un jour normal, jeunes, anciens, familles, poussettes, sans aucun sentiment d’infraction à l’ordre républicain.

 

Me voilà donc volens nolens - et plus par hasard qu’autre chose - sur la place de l’Etoile, assez content d’y être car franchement agacé depuis plusieurs jours de voir les autorités interdire ces lieux prestigieux à des gens aussi bien élevés et correctement habillés que moi-même… A croire que les seuls à pouvoir défiler sur les Champs sont les supporters « français » de l’équipe de foot d’Algérie avec leurs drapeaux vert et blanc et les policiers en colère contre la mise en examen d'un des leurs pour "homicide volontaire" après un tir mortel contre un malfaiteur en Seine-Saint-Denis (25 avril 2012)… Très rapidement, je constate qu’il y a en réalité assez peu de monde sur la place, qu’il s’agit de manifestants LMPT normaux, des familles, des personnes de tous âges, des gens comme moi et en aucun cas des provocateurs excités et organisés pour. Je discute un moment avec les gendarmes mobiles qui barrent l’accès vers l’avenue Foch (escadron de Pontcharra, non casqués, très calmes et avenants, un lieutenant féminin à leur tête). Je n’ai aucune vision sur ce qui se passe du côté des Champs, trop éloignés. La situation est calme et bon enfant. Ne voyant plus guère quoi faire, l’heure avançant  et étant responsable de car, je décide de revenir avenue de la Grande Armée et de rejoindre le corps principal de la manifestation en passant par où j’étais venu.

Et c’est là que la situation a dérapé, en raison de l’inadaptation du choix tactique et du comportement des forces de l’ordre.

 

Un cordon de CRS casqués, énervés, manifestement inquiets d’être en trop petit nombre, venait de se mettre en place en travers de cette partie sud de l’avenue de la Grande Armée, interdisant ainsi aux gens parvenus comme moi sur la place de l’Etoile de retourner vers l’ouest. Tous les manifestants exprimaient alors très calmement leur souhait de passer et de rejoindre le gros de la manifestation. Le face à face a d’abord été bon enfant, puis s’est tendu face à l’attitude bornée de ces CRS. Un capitaine, âge supérieur à 45 ans, casqué, inquiet, faisait nerveusement son compte-rendu dans son poste radio à 2 m de moi. Son interlocuteur ne comprenait rien, se méprenait sur le sens dans lequel les manifestants voulaient progresser, la confusion policière était perceptible. Bien plus grave, j’ai vu des commissaires de police en tenue venir sur place et donc pouvoir apprécier de visu ce qui se passait réellement. Au fur et à mesure, la tension est montée, les manifestants ont commencé de se sentir pris au piège, la foule devenait plus compacte face aux CRS et se mettait à pousser, en fait bien gentiment. Je n’ai relevé absolument aucune provocation, aucun jet d’objet. Un peloton de gendarmes mobiles est venu renforcer les CRS, manifestement prélevé sur ceux qui barraient l’accès à l’avenue Foch (escadron de Pontcharra). Ils étaient non casqués, manifestement plus maîtres de leurs nerfs que les CRS. L’épisode ubuesque a continué, les manifestants souhaitant quitter la place, ne comprenant pas l’attitude policière, jusqu’à ce que l’énervement et le sentiment d’être piégés les gagnant, la pression se fasse plus forte face au cordon CRS-GM. Un incident semble avoir inutilement énervé la foule, l’acharnement et la violence mis à maîtriser à terre un jeune homme ayant réussi à passer derrière le cordon avec son sac à dos de provincial en route pour les JMJ, absolument pas le profil d’un provocateur.

A un moment, sans que de mon point de vue le cordon n’ait été enfoncé ou en passe de l’être, de violents jets de gaz ont été ordonnés, à très courte portée, en pleine face des manifestants dont moi-même. L’origine de ce lancer de gaz me semble venir des CRS qui ont été d’un bout à l’autre de l’incident le maillon faible de la chaîne côté forces de l’ordre. La foule a reflué, j’ai vu des personnes de tous âges s’étouffer, pleurer, cracher sous l’effet du gaz. J’ai aussi vu et entendu des gendarmes vers lesquels la foule refluait (ceux en place au début de l’avenue Foch) prodiguer des conseils et aider les gens à supporter la douleur et la surprise. Je me suis ainsi retrouvé au poste de secours déployé tout proche, en haut de l’avenue Foch, dépendant je crois de l’Ordre de MALTE (pas sûr), où j’ai vu plusieurs personnes recevoir des soins. Les noms et dates de naissance ont été pris par un membre féminin de ce PS. Un commandant de CRS était là, j’ai parlé avec lui, il a reconnu avoir rarement vu « un bordel pareil… ». Je pense qu’il faisait allusion à sa propre hiérarchie plus qu’à la dangerosité des manifestants. Un CRS aussi se trouvait là, un noir blessé à l’œil droit qu’il avait pansé, mais suite à une blessure reçue bien avant et j’ignore dans quelles circonstances.

Le plus amusant, ubuesque, est qu’au sortir du poste de secours je me suis dirigé par l’avenue Foch vers l’ouest pour revenir dans la manifestation et que là tout le monde m’a laissé passer sans encombre (avec mes yeux gazés, je n’ai pas bien vu qui, GM ou CRS), tel Fernandel dans la vache et le prisonnier passant tous les obstacles en toute naïveté ! Tout ça pour ça…

 

Mon appréciation

·      Les gens qui se sont retrouvés sur la place de l’Etoile comme moi vers 16h30 – 17h00 l’ont fait sans aucunement forcer les barrages.

·      La police a curieusement empêché les mêmes manifestants pacifiques de revenir dans le corps de LMPT, leur donnant à penser qu’ils étaient piégés sans savoir par où passer. Un des fondamentaux du maintien de l’ordre a ainsi été oublié, celui de toujours laisser une solution de sortie à la foule.

·      Le commandement local a été soit incompétent pour apprécier ce qui se passait, soit désireux de provoquer l’incident. Or je rappelle avoir vu plusieurs commissaires parfaitement capables de faire cette appréciation avant les violences…

·      Les CRS devraient être mieux formés à dompter leur stress et supportent mal la comparaison avec les gendarmes mobiles…

·      Toutes les images que j’ai pu voir ensuite passer en boucle et relatives à ce créneau espace-temps montrent bien des gazages intempestifs, parfois contre des manifestants qui sont loin d’être au contact des forces de l’ordre (plusieurs mètres). Et surtout aucune image n’accrédite la thèse de manifestants agressifs et violents… Où sont les capuches, les foulards, les pierres, les boulons, les bâtons ?

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6 avril 2013 6 06 /04 /avril /2013 09:51

 

  • 6 avr. 2013
  • Le Figaro
  • Paul-Henri Pa du Limbert phdulimbert@lefigaro.fr phd

Quel déchaînement ! Quelle pluie de grêlons ! Quelle tempête ! Les lecteurs du Figaro n’en reviennent toujours pas. Cette semaine fut-elle un mauvais rêve ou étionsnous bien réveillés ? Hélas, nous l’étions. Ils n’éprouvaient pas une folle passion pour François Hollande - c’est le moins qu’on puisse dire - ils sont désormais définitivement fâchés avec lui. Et le mot est faible. Les plus aimables, comme Jacques Amster, observent que « le président n’est pas à la hauteur de sa tâche » . Qu’en termes choisis… Les plus vindicatifs, qui forment une majorité, invitent le chef de l’État à quitter l’Élysée toute affaire cessante, avec les noms d’oiseaux qui vont avec et qu’il n’est peut-être pas utile de citer ici… Résumons tout de même l’immense frustration des lecteurs avec ce mail d’un internaute se faisant appeler « Anti-Fraise des Bois » : « Va-t-on vivre pendant cinq ans avec trois petites blagues et deux scandales par semaine ? » Il s’offusque que, sous la pluie marocaine, jeudi, le chef de l’État ait pu se laisser aller à un nouveau petit trait d’humour ( « gouverner, c’est pleuvoir » ) alors qu’à Paris l’orage Cahuzac était à son paroxysme.

Selon la définition qu’ils donnent de la crise actuelle, les lecteurs divergent sur la façon de la résoudre. Les plus magnanimes mettent le tohu-bohu des jours passés sur le compte d’une « erreur de casting ». Marie-Françoise Marella est de cet avis et propose aimablement au chef de l’État une sortie de crise : « Il renvoie Jean-Marc Ayrault, sort du gouvernement tous les inutiles, qui sont nombreux, et repart avec un nouveau premier ministre et un nouveau cap, réellement réformateur. » Pour elle, la crise est conjoncturelle. Claude Senepart est du même avis et suggère avec humour de « révoquer l’édile de Nantes » , c’est-à-dire de renvoyer Jean-Marc Ayrault en Loire-Atlantique. MarcoPolo, internaute, a des doutes et cite Lewis Caroll : « La chenille dit à Alice : “si tu ne sais pas où tu veux aller, tous les chemins t’y mèneront.” Un gouvernement remanié aussi. »

Pour la majorité des lecteurs, il s’agit d’une crise politique majeure, qui couvait selon eux depuis le 6 mai dernier. « La gauche a gagné par effraction ! Il y a maldonne dès le départ, on est à l’heure des comptes » , assure François F., de Paris. Tom Jensen propose d’inventer une nouvelle notion juridique : « l’abus de faiblesse de l’électorat » , qui serait sanctionné par l’obligation de convoquer de nouvelles élections. Bref, tous ceux-là penchent pour une dissolution rapide de l’Assemblée nationale.

Au risque de décevoir les lecteurs du Figaro, il faut préciser que François Hollande n’est vraiment pas dans cette disposition d’esprit. Il est de ceux qui, en avril 1997, ont vu en spectateur intéressé comment un président de la République, Corrézien comme lui, a tout perdu en quatre semaines. Une dissolution, une défaite, une interminable cohabitation. François Hollande a été suffisamment impressionné par la grande fessée électorale du printemps 1997 pour ne pas se l’appliquer à lui-même.

La dissolution, solution extrême, est rejetée par ceux de nos lecteurs qui ne parlent pas de « crise politique » mais de « crise de régime » . Ils ne souhaitent pas de législatives anticipées, ils veulent rejouer le match de la présidentielle, hic et nunc. Donc, ils « exigent » - autant qu’on peut l’exiger - la démission du président de la République. Pas plus, pas moins. Mais c’est déjà énorme. Par mail, Thomas Bernard lâche, lapidaire : « Il y a une solution pour sortir de l’impasse, c’est la démission de M. Hollande lui-même. » Au risque, là aussi, de décevoir, peut-on raisonnablement croire que le chef de l’État va lâcher le Saint Graal qu’il a mis tant d’années à obtenir au simple motif qu’on le lui demande ? Sur le Net, SAB001 est de cet avis : « le ciel pourra lui tomber sur la tête, Oui-Oui ne partira pas. J’y suis, j’y reste. »

C’est probable. Il n’en demeure pas moins que la France ressemble à un volcan en fusion. Mille chômeurs de plus chaque jour, une croissance nulle, un grand ciel brouillé au-dessus des têtes, un scandale politique retentissant, un envahissant sentiment de déclin… Et pour seule réponse, la désormais fameuse « boîte à outils » du président, censée restaurer la croissance, donc la confiance, et, partant, l’harmonie entre les Français. C’est bien peu et cela ne convient à personne. Surtout pas à tous ceux qui comptent manifester au mois de mai contre le président de la République, à droite, à l’extrême gauche, à l’extrême droite. Un lecteur prédit que, cerné de toutes parts, François Hollande finira par fléchir. À l’avance, il s’enthousiasme avec Apollinaire : « Le mai, le joli mai… » On n’en est pas là, mais plutôt qu’Apollinaire, après une telle semaine, c’est le moment de citer Rimbaud, son Bateau ivre et ses « flots abracadabrantesques »…

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6 avril 2013 6 06 /04 /avril /2013 09:25

.....il est effarant qu’un président de la République et des chefs de parti aient pu consacrer comme « le meilleur d’entre nous » un homme qui a délaissé son métier de chirurgien viscéral pour aller implanter à prix d’or des cheveux à des privilégiés dégarnis, qui a fait valoir des réseaux tissés dans les cabinets ministériels pour monter un cabinet de conseil.


 

 

  • 6 avr. 2013
  • Le Figaro
  • Natacha Polony

CEn 1994, l’historien américain Christopher Lasch publiait le dernier livre qui devait paraître de son vivant : La Révolte des élites et la trahison de la démocratie. Lasch était alors le plus fin analyste des transformations de la société contemporaine sous l’effet d’une révolution individualiste et technicienne. Mais, par ce livre, il allait offrir la matrice de toute réflexion sur un mouvement mondial, cette fameuse sécession des élites qui vidait peu à peu de leur substance l’idéal démocratique et son corollaire, la participation des citoyens à la vie publique.

Près de vingt ans après, que voyonsnous ? Des élites, politiques ou financières, à ce point persuadées d’être au-dessus du lot commun qu’elles ne se sentent plus tenues ni par la simple décence, ni même par les lois qu’elles ont mission de faire appliquer au vulgum pecus. Des discours médiatiques fustigeant à l’envi le « populisme », sorte d’hydre menaçant la démocratie, mais sans que jamais la cause en soit imputée à autre chose qu’à des masses apeurées, guettées par le repli xénophobe parce qu’elles ne seraient pas à la hauteur des enjeux de la modernité.

La faille qui se creuse entre le peuple et ses élites se lit dans toute l’organisation sociale. Dans ces frontières géographiques que l’on a semblé découvrir à l’occasion des analyses de cartes électorales : le déclassement des ruraux et des habitants de ces banlieues pavillonnaires qui s’étendent loin des centres-villes marque la séparation de l’espace. Dans les frontières culturelles qu’a érigées la destruction de l’école républicaine par les zélotes de l’idéologie libertaire post-soixantehuitarde. L’école n’a jamais été aussi inégalitaire qu’aujourd’hui où elle ne cesse de professer la « réussite pour tous », et l’acquisition du patrimoine culturel, puisqu’il ne se fait plus à l’école, dépend du capital de chaque famille. La mort de l’école, c’est l’assignation à résidence de chacun. Ajoutons à cela l’escroquerie d’une « société de la connaissance » qui a fait croire que tout le monde pourrait accéder à des diplômes supérieurs et aux emplois qualifiés qui vont avec. La mondialisation a supprimé les emplois industriels. Restent les emplois de service que se disputent des bac + 5 pétris de frustration.

Mais c’est dans le domaine politique que la sécession des élites se lit de la façon la plus éclatante. L’affaire Cahuzac n’en est qu’un épiphénomène. Bien sûr, il est effarant qu’un président de la République et des chefs de parti aient pu consacrer comme « le meilleur d’entre nous » un homme qui a délaissé son métier de chirurgien viscéral pour aller implanter à prix d’or des cheveux à des privilégiés dégarnis, qui a fait valoir des réseaux tissés dans les cabinets ministériels pour monter un cabinet de conseil.

La conséquence la plus flagrante de cette fracture creusée entre le peuple et ses élites se lit dans la destruction méticuleuse et violente de toute possibilité de débat sur certains sujets considérés comme ne relevant que de l’expertise de ceux qui savent. Ceux qui savent ce qu’il faut penser de la construction européenne et de l’euro. Ceux qui savent que les États-nations seraient de vieilles entités ringardes incapables de répondre aux impératifs de la conquête économique. Ceux qui savent ce qu’il faut penser de l’ouverture des frontières à une immigration de masse que l’on ne se donnera pas la peine d’intégrer puisque toute référence aux patries, aux nations et à leur identité suffit à vous disqualifier, vous chasser hors du cercle de la raison.

Christopher Lasch, en 1994, consacrait un chapitre de son livre aux médias, expliquant que la démocratie a certes besoin d’information, mais qu’elle a surtout besoin de débat. Il est très bien que des journalistes puissent librement informer sur ceux qui, parmi les dirigeants, croient pourvoir s’affranchir des lois communes. Il serait beaucoup plus important qu’ils permettent aux opinions, à toutes les opinions, de se confronter sur les sujets qui déterminent leur avenir, la sécurité, l’Europe ou les frontières.

Car, à force de se sentir méprisés, privés du droit de décider de leur destin, les citoyens se replient sur leur intérêt égoïste, et finissent eux-mêmes par considérer que, pour ne pas passer pour les dindons de la farce, ils peuvent, eux aussi, s’affranchir des lois. L’exemplarité et la conscience d’une appartenance nationale de la part des élites, comme de la part du peuple dans son ensemble, sont les conditions de la survie de la démocratie.

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5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 22:22

  Une injustice insupportable !


 

  

27 03 13 Retraites: l'écart persistera entre public et privé

Par

 

Guillaume Guichard,  

 

Service infographie du Figaro

 retraite.png

  

  

 

INFOGRAPHIE - La pension moyenne versée à un fonctionnaire d'État est d'un tiers supérieure à

celle d'un salarié du privé.

À l'heure de la retraite, mieux vaut avoir été fonctionnaire que salarié du privé. Le retraité issu de la fonction

publique d'État bénéficie en effet d'une pension en moyenne supérieure à celle de son homologue qui a

travaillé en entreprise. Et ce, même s'il a tendance à partir à la retraite plus tôt. C'est ce que révèle le

dernier rapport du Conseil d'orientation des retraites présenté lundi à ses membres.

La pension moyenne versée par le régime de la fonction publique d'État est ainsi supérieure d'un tiers à

celle dont bénéficie un ex-salarié du privé. La première s'élevait en 2011 à 23.187 euros, tout compris,

contre 15.373 euros pour la seconde. «La structure des effectifs n'est pas la même, on compte plus de

cadres dans le public que dans le privé», fait valoir une responsable syndicaliste du public pour expliquer

cet écart. Certes, mais même la pension moyenne d'un cadre du privé, soit 19.991 euros en 2011, reste

inférieure de 14% à celle versée en moyenne aux fonctionnaires, cadres comme simples employés.

L'écart n'est pas prêt de se résorber dans le futur si rien ne change. Au contraire, il devrait se creuser. Du

côté de la fonction publique d'État, la pension moyenne stagnera dans un premier temps aux alentours de

23.000 euros jusqu'en 2025-2030. Elle devrait ensuite augmenter pour culminer aux environs de

31.000 euros à l'horizon 2060. Ce sera toujours un tiers de plus que les pensions du privé, cadres et

salariés mélangés.

L'avenir s'annonce moins rose encore pour les seuls cadres. Leur pension moyenne devrait reculer de 1 %

d'ici à 2020. Elle augmenterait par la suite mais demeurerait inférieure de 19 % à celle perçue par un

retraité du public

(voir infographie)  

en 2060.

 

 

Reste le cas très spécifique des bien-nommés «régimes spéciaux». En particulier celui de la SNCF. La

pension moyenne versée par son régime retraite devrait presque doubler dans les cinquante ans qui

viennent, de 22.769 euros à 43.594 euros en 2060.

 

 

Le sacrifice du privé

 

 

 

  

Pourquoi de tels écarts entre privé et public demeureront? Les fonctionnaires ne connaissent pas de

période de chômage, qui sapent les droits à la retraite dans le privé. Les règles de calcul à la retraite leur

sont aussi plus favorables: leur pension est calculée à partir des salaires des six derniers mois d'activité,

contre les vingt-cinq dernières années pour un salarié.

Dans le détail, les revenus des retraités du privé seront surtout plombés par les

 

retraites

complémentaires

 

 

. Ces vingt dernières années, les finances des régimes Agirc (pour les cadres) et Arrco

(pour tous les salariés) ont en effet été redressées en augmentant le prix d'achat des droits à la retraite. En

clair, les salariés doivent payer plus qu'avant pour obtenir le même niveau de pension. Pour ne rien

arranger, et cela n'est pas pris en compte dans les calculs du COR diffusés hier, les pensions

complémentaires progresseront moins vite que l'inflation ces trois prochaines années. Une mesure

d'urgence prise à la mi-mars par les partenaires sociaux pour sauver l'

 

Agirc-Arrco

de la faillite. Enfin, les

réformes des retraites successives ont plutôt fait porter l'effort sur le régime général des retraites, donc le

secteur privé, regrette Danièle Karniewicz, responsable de la question à la CGC: «Depuis des années, on demande des sacrifices au privé, tout en épargnant le public.»

 

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5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 22:15
Anne Hidalgo, 53 ans, retraitée depuis juillet 2011

Alors que François Hollande a insisté sur les efforts à faire en matière de durée de cotisation, la candidate socialiste à la mairie de Paris, ancienne directrice du travail, a été "admise à faire valoir ses droits à la retraite, à sa demande" à compter du 1er juillet 2011.

Publié le 2 avril 2013

 

 

 
François Hollande a été catégorique jeudi dernier sur France 2 : l'allongement de la durée de la vie implique des efforts de toutes et tous et notamment que le temps passé au travail pour faire valoir ses droits à la retraite soit allongé...

C'est beau, c'est juste, c'est responsable !

Mais enfin il y a des petit(e)s malin(e)s qui ont su dégainer plus vite...

Ainsi Anne la Dauphine a-t-elle fait ses valises à tout juste 52 ans pour jouir d'une retraite bien méritée.

Elle peut donc cumuler sa pension avec ses indemnités d'élue et, si elle devenait - ce qu'à Paris ne plaise - maire de la ville, elle se ferait une jolie pelote !

Ah, le Journal officiel ! Peu de gens le lisent et ils ont tort.

Car, on y trouve de temps à autres des pépites comme celle-ci, perdue dans l'édition du 5 février 2011 et que nul n'a remarqué :

"Par arrêté du ministre du Travail, de l'Emploi et de la Santé en date du 27 janvier 2011, Mme Anne HIDALGO, directrice du travail, est radiée des cadres et admise à faire valoir ses droits à la retraite, à sa demande, à compter du 1er juillet 2011."

Cette avisée personne étant née le 19 juin 1959, elle avait donc à peine 52 ans quand elle a bénéficié de cette agréable disposition.

Plus finement encore, ayant dépassé de peu les 50 ans au 1er janvier 2011, elle a pu bénéficier d'une pension calculée sur la base de la législation en vigueur avant la loi du 9 novembre 2010, fort généreuse. 

Le tout est assurément légal même si on peut constater avec amusement que cette Anne calculatrice s'est empressée de sauter dans le train avant qu'il ne soit trop tard. Bien joué !

On notera quand même que ces dispositions ont été abrogées car ruineuses pour l'Etat et totalement injustes au regard du sort des femmes travaillant dans le privé.

De plus, elle vont permettre à ladite Anne, inspectrice d'un travail qu'elle aura bien vite quitté, de jouir le reste de sa vie durant d'un cumul retraite + indemnités d'élue tout à fait sympathique. Que ce dispositif ait été conçu pour des femmes qui, du fait de leurs maternités, n'ont qu'une carrière " hachée " et des droits réduits ne l'a sans doute pas émue.

Bah ... un fagot de plus sur le déficit budgétaire, qu'importe ! Toutes celles et tous ceux qui n'ont pas ou n'ont plus droit à pareilles largesses sauront lui pardonner sans le moindre sentiment d'envie.

Comment disent-ils déjà ? La République E-XEM-PLAIRE !!!!!

Cet article a préalablement été publié sur le blog de Serge Federbusch.

 


 

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5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 22:03

 Vendredi 05 Avril 2013 | Etat et collectivités

JF Copé
La faillite politique et morale du gouvernement impose un remaniement

Depuis le Maroc, ce jeudi 4 avril, François Hollande a balayé d'un revers de main l'hypothèse d'un remaniement en affirmant que le scandale Cahuzac était le signe de la faillite d'un seul homme et non de l'ensemble de son gouvernement. Cette façon qu'a François Hollande de s'exonérer de toute responsabilité, de tenter de passer entre les gouttes, de traiter légèrement d'une affaire aussi grave, n'est pas à la hauteur de la fonction de Président de la République.

Oui, ce gouvernement doit être remanié. D'abord, parce que, depuis plus de 10 mois, il accumule les échecs pour notre pays au point de se couper des Français. Le chômage explose dans des proportions inédites : chaque jour, il y a plus de 1000 chômeurs en plus dans notre pays. Le pouvoir d'achat s'effondre : pour la première fois depuis 1984, il a reculé à cause du matraquage fiscal de plus de 30 milliards d'euros imposé par le gouvernement (-0,8% au 4ème trimestre 2012). L'insécurité est repartie à la hausse pour la première fois depuis 10 ans. L'accumulation de ces résultats désastreux a rompu la confiance entre les Français et la majorité. Cette rupture totale de confiance suffirait à elle seule à justifier un changement de gouvernement et un changement de cap politique, ce que j'ai demandé en défendant une motion de censure, au nom des députés UMP.

Oui ce gouvernement doit être remanié car à cette faillite politique s'ajoute une terrible faillite morale et humaine qui mine la crédibilité de la parole des ministres. Personne ne peut plus faire confiance à un gouvernement dont l'un des piliers a, quatre mois durant, menti aux Français et à la représentation nationale. En outre comment croire que l'affaire Cahuzac ne concerne qu'un seul homme ? L'accumulation de questions sans réponses fait douter de la version angélique d'un François Hollande trompé et de ministres crédules. Nous sommes en droit de demander si Jérôme Cahuzac n'a pas été « couvert ».

Pourquoi Pierre Moscovici a-t-il restreint, alors que rien ne l'y obligeait, le champ (nom de la banque, période, pays…) de l'enquête fiscale sur le compte de Jérôme Cahuzac ? Manuel Valls peut-il affirmer, que ni lui, ni ses proches collaborateurs, n'étaient régulièrement tenus informés des évolutions de l'enquête par la direction générale de la police nationale sur l'affaire Cahuzac ? Christiane Taubira pouvait-elle ignorer l'avancée de l'enquête judiciaire ouverte par le parquet de Paris le 8 janvier sur Jérôme Cahuzac ? Pourquoi François Hollande explique-t-il le 28 mars qu'il a « confiance en la parole de Jérôme Cahuzac » et le 2 avril qu'il est « stupéfait » de ses aveux alors que Manuel Valls a certifié que le Président a exigé la démission de Jérôme Cahuzac quand il a appris le 18 mars que la bande son qui l'accusait avait été authentifiée ?

Autant de zones d'ombres, d'incohérences, d'ambiguïtés qui témoignent a minima d'une défaillance complète dans toute la chaîne de commandement de l'exécutif et au pire d'une complaisance coupable envers Jérôme Cahuzac.

Les conditions de la confiance dans ce gouvernement ne sont plus réunies. Dans ce contexte, François Hollande ne peut pas s'en tirer pour solde de tout compte en arguant de sa naïveté et en promettant des réformes qui n'auraient en aucun cas permis d'éviter l'affaire Cahuzac. Une seule décision s'impose pour rétablir la confiance : un remaniement immédiat et profond.

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Published by voxpop - dans La France en résistance
5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 07:57

On attend quoi ?

Demain il sera trop tard !


La cote de François Hollande au bout de 11 mois d'exercice du pouvoir est plus basse que celle de tous les autres présidents de la Ve République.

La cote de confiance de François Hollande a une nouvelle fois chuté (-3 points) en mars à 27% selon la Sofres. Même chute dans le baromètre CSA/Les Echos : -4 points, à 29%. Après 11 mois, Mitterrand et Chirac culminaient, eux, encore à 60% !

François Hollande poursuit sa chute dans les sondages. Une descente dans les  abîmes de l'impopularité qu'il n'aura pas l'occasion d'imputer à Jérôme Cahuzac, le dernier sondage sur sa cote de popularité ayant été réalisé juste avant que celui-ci ne passe aux aveux au sujet de son compte bancaire suisse. Il ressort de ce nouveau baromètre réalisé par la Sofres* pour le Figaro Magazine que sept Français sur dix ne font pas confiance au président de la République pour résoudre les problèmes du pays. Selon l'institut de sondage, la cote de confiance de François Hollande plafonne à 27%.

C'est le plus bas niveau pour un président au 11e mois de mandat (Sofres). Après une période identique, François Mitterrand et Jacques Chirac culminaient à 60% de confiance en 1988 et en 2002. En revanche, Nicolas Sarkozy n'était plus qu'à 37% 11 mois après son élection en 2007. 

Son Premier ministre Jean-Marc Ayrault perd aussi trois points de confiance et se situe à un niveau encore plus bas (25%), taux légèrement supérieur à ceux enregistrés par Dominique de Villepin en 2006 (24%) et Edith Cresson en 1992 (22%), juste avant son départ de Matignon. Ces niveaux de confiance pour François Hollande et Jean-Marc Ayrault sont les plus bas de tous les instituts de sondage.

24% (-3) des personnes interrogées disent faire "plutôt confiance" au chef de l'Etat pour résoudre les problèmes du pays et 3% (=) lui faire "tout à fait  confiance". A l'inverse, une forte majorité de Français (70%, +4) ne fait pas  confiance au président. 40% (+4), soit une proportion très élevée, ne lui font  "pas du tout confiance" et 30% (=) "plutôt pas confiance". 3% sont sans opinion.

Jean-Marc Ayrault poursuit aussi sa chute, 23% des personnes interrogées  déclarant lui faire "plutôt confiance" (-3) et 2% "tout à fait confiance" (=). 67% (+3) ne lui font pas confiance (37% "pas du tout confiance", 30% "plutôt pas confiance"). 8% n'ont pas donné d'avis.

Autre baromètre donnant la même tendance pour François Hollande : le CSA pour Les Echos qui donne le président à 29%, en baisse de 4%. Ainsi, "il bat déjà le record de Nicolas Sarkozy", soulignent Les Echos.

A lire aussi : François Hollande, promesse tenue ? Qu'en pensez-vous ?
 

Marine Le Pen, plus forte progression

Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls reste en tête du palmarès des cotes  d'avenir des personnalités politiques, avec 40% des personnes interrogées (+1  point) déclarant souhaiter qu'il joue un rôle important dans l'avenir. Derrière lui viennent Nicolas Sarkozy (37%, -1), François Fillon (35%, -3), Martine Aubry (33%, +3), Alain Juppé (33%, -2), Christine Lagarde (33%, +2). La progression la plus forte est à mettre au crédit de Marine Le Pen, qui gagne quatre points à 32% et figure au 7e rang, ex-aequo avec François Bayrou (+3) et Jean-Louis Borloo (+1).

Sondage réalisé auprès d'un échantillon de 1.000 personnes représentatif de  l'ensemble de la population âgée de 18 ans et plus et sélectionné par la  méthode des quotas. Entretiens réalisés en face-à-face au domicile des  personnes interrogées du 27 au 30 mars.

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