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5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 14:58

 

chretiens

Baudouin
de Saxel

Ecrivain, journaliste.

 

En 2012, toutes les cinq minutes, un chrétien a trouvé la mort pour sa foi. C’est le bilan abominable de l’Observatoire de la liberté religieuse, organisme créé par le ministère italien des Affaires étrangères. À sa tête, le sociologue et chercheur turinois Massimo Introvigne alerte l’attention publique sur les persécutions dont sont victimes les chrétiens : « C’est devenu aujourd’hui la première urgence mondiale en matière de violence et de discrimination religieuse. Il n’existe aucune autre foi qui soit autant combattue. »

L’Afrique demeure le principal théâtre des violences interconfessionnelles. La palme revient au Nigéria, qui a vu son groupuscule islamiste Boko Haram perpétrer de véritables pogroms contre les fidèles chrétiens. En janvier, ils étaient 120 à périr sous les coups des soldats barbares qui ne cachent même plus leur volonté d’éradiquer le christianisme au sud du pays : « Nous avons attaqué simplement parce que c’est une église » déclarait Abul Qaqa, le porte parole du mouvement. Dans l’indifférence la plus totale, les médias avaient alors évoqué un conflit social. Huit mois plus tard, les mêmes hommes armés s’en étaient pris à des étudiants chrétiens, allant jusqu’à les égorger à la machette, officiellement en raison d’une élection étudiante qui aurait tourné au vinaigre.

Aussi, il faut croire que les printemps arabes, consacrés à tort comme des croisades pour la liberté, n’ont fait qu’enfanter un désir de revanche contre l’Occident judéo-chrétien. En Égypte, les coptes sont tués au nom d’un Coran accepté par certains comme uniquement guerrier. Des jours sombres sont à venir pour nos amis chrétiens.

Il est de bon ton de dénoncer l’islamophobie et de taire le reste, par un souci pusillanime de ne pas stigmatiser les musulmans français. Lorsque 85 % des tombes profanées sont chrétiennes, il est préférable de noyer le poisson en s’émouvant avec un serrement de cœur des 15 % restantes. Car la culpabilité post colonialiste n’admet pas que nous soyons plaintifs et qu’il serait bien farfelu de vouloir remettre l’église au milieu du village.

L’année dernière, 105 000 chrétiens sont allés picorer leur croyance par la racine quand ils sont 200 millions à être toujours persécutés. La messe est dite. Fermer les yeux sur une telle épuration religieuse est un opprobre pour les 2,3 milliards de partisans du Christ dont je ne fais pas partie. À l’heure où l’on nous répète sur tous les tons, sur tous les fronts, que le chrétien doit être cloué au pilori pour son conservatisme aigu, il faut croire que servir la noble cause de la défense de sa foi est devenu un danger, sinon un crime.

Baudouin de Saxel, le 4 février 2013
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Published by voxpop - dans La France en résistance
5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 14:37
 
 
HOLLANDE : OBJECTIF POUVOIR !
Posted: 04 Feb 2013 12:01 AM PST
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La stratègie de F. Hollande a décollé. Il s’agit d’une fusée à trois étages dont l’ingéniosité consiste en ce que chacun des étages a pour but de cacher le suivant, le but n’étant pas de faire, mais de cacher qu’on ne fait pas. Le « François » s’avance masqué, sous le regard méprisant, puis surpris et peut-être bientôt désabusé des bandes éparses de l’opposition où se mêlent le néant idéologique habituel dans ce qu’il est convenu d’appeler la « droite » et les ambitions personnelles qui y prospèrent en raison inverse des talents et des compétences. Après l’euphorie d’un début de mandat chaotique et cahotant, l’opposition s’était pris les pieds dans les palinodies de l’UMP, et avait trouvé le moyen de se relever en rejoignant les défilés organisés par la société civile contre le mariage pour n’importe qui. Elle attendait Hollande sur la Famille, et le « François » a attaqué sur la Patrie. Ce fut d’abord l’échec désastreux de la tentative de libération de Denis Allex lancée, comme par hasard alors qu’un million d’opposants battaient le pavé parisien. Carter n’avait pas survécu à un échec semblable pour délivrer les otages américains en Iran. La riposte, sans doute improvisée, à l’attaque islamiste contre Konna au Mali s’est révèlée un coup de génie : elle a fait oublier la Somalie ; elle a contraint l’opposition à l’unanimisme patriotique ; elle a sans doute ému beaucoup de vrais patriotes, ravis de voir l’armée française, efficace et victorieuse acclamée par les foules africaines ; elle a permis au « François » de déployer sa fierté nationale, avec un soupçon à peine perceptible de repentance gauchisante sur la dette coloniale : un « sans-faute » auprès duquel les armes de Kadhafi répandues dans le désert djihadiste, la dérive de « nos » protégés de Benghazi, et « l’Homme africain qui n’est pas assez entré dans l’Histoire » prennent l’allure de maladresses coupables.
> Pendant ce temps, la stratégie du pouvoir se développe. Par le jeu des nominations, l’Etat PS ou plutôt « hollandais » se met en place, « naturellement » par le jeu des compétences. Après tout, Sarkozy n’avait-il pas déjà reconnu avec l’ouverture à gauche qu’il y en avait davantage qu’à droite…? On ne dira jamais assez combien cette habileté, dont l’ancien Président paraissait si fier, était stupide puisqu’elle accentuait le complexe intellectuel de la prétendue « droite »,  la vraie, la décomplexée étant de toute manière bannie. J’en sais quelque chose. Le débat sur le « mariage » qui va sans doute intéresser directement moins de 1% des Français a envahi la scène politique comme le brouillard londonien la City. L’Anthropologie et le Code Civil bousculés, le bonheur tel que le conçoit le bon sens des Français mis à mal pour satisfaire la gauche idéologique ne sont que l’apparence, la muletta destinée à faire foncer le taureau. Certes, une fois encore, la conscience fausse de l’idéologie, concoctée dans ce que François Furet appelait les « Sociétés de Pensée » , va imposer une réforme sociale fondée sur une inversion du réel, qui fera de l’orientation sexuelle la réalité incontournable et du sexe une illusion d’optique. Certes, l’opposition va s’y opposer…puis s’y rallier, en ordre dispersé : d’abord, ceux qui sont « à droite » par carrière, ensuite ceux qui trouvent un intérêt personnel et privé dans la réforme, enfin la masse des professionnels dont le métier ne s’embarasse jamais longtemps de ces fastideuses questions de principe. La gauche idéologique va trépigner pour obtenir la Procréation Médicalement Assistée, puis les mères porteuses par exigence féministe, écologique et « plus égalitariste que moi, tu meurs ». Le « François » ne donnera pas tout, et pas tout de suite, histoire de maintenir le brouillard dans la plaine et de se concilier une partie du marais où attendent les Bayrou et autres Borloo.  Et si 1988 se cachait déjà derrière 1981 ? La gauche va sans doute perdre les municipales : de quoi multiplier les ambitions et les rivalités à « droite » et au centre, avant et après, alors même que les restrictions budgétaires vont rendre la gestion des villes de plus en plus difficile.
> Reste la bataille la plus dure, celle contre la réalité économique. On ne peut résoudre les problèmes en employant les moyens qui les ont créés : dépenses publiques, emplois publics, déficits, dette, fiscalité confiscatoire et décourageante, chômage réel en croissance forte malgré les signaux superficiels qui pourront clignoter. Le « François » le sait et il temporise, contre l’intérêt du Pays, mais dans celui du pouvoir. Comme Pétain en 1918, mais dans une posture moins guerrière, il attend les Américains et la reprise outre-atlantique. Il attend la relance européenne après la purge des pays du sud et le sauvetage de l’Euro, et d’ici-là, il avancera toujours aussi masqué. Pendant que Montebourg pilonnera les industriels au nom d’une politique industrielle inexistante et aux côtés de la tonitruante et calamiteuse CGT , il donnera plus discrètement les gages demandés par le patronat en général, comme on l’a vu avec le Pacte de Compétitivité. Le Président n’est certes pas un grand homme politique, mais c’est un habile politicien, un de ceux qui séduisent autant les salons parisiens par leur intelligence cynique qu’ils détruisent en profondeur le pays par leur absence de courage.  Depuis Pompidou, la France semble avoir cassé le moule des Richelieu.
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Published by voxpop - dans La France en résistance
5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 14:23

L'inquiétude des Français vis-à-vis de leur propre retraite ne cesse de croître selon le baromètre annuel de l'institut CSA pour le Cercle des épargnants. 67 % des personnes interrogées se déclarent inquiètes (contre 60 % en 2012), soit le plus haut niveau enregistré depuis 2006. L'inquiétude est encore plus forte chez les jeunes actifs (77 % chez les 25/34 ans). Pour assurer la pérennité d'un système qu'ils jugent en faillite, 60 % des sondés (30 % en 2011) estiment nécessaire, à terme, de reporter l'âge légal de départ à la retraite à 65 ans (au lieu de 62 ans actuellement). Sur ce sujet le clivage est plus social que politique : 76 % des sympathisants de droite y sont favorables et même 52 % à gauche, alors que 75 % des cadres acceptent cette éventualité, contre seulement 38 % chez les ouvriers. Plus de la moitié des Français (52 %) épargnent en vue de leur retraite et 58 % des personnes interrogées se disent favorables à l'instauration d'une retraite par points qui permettrait à chaque salarié d'obtenir une retraite en fonction de ces propres cotisations. 

© Editions FRANCIS LEFEBVRE

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5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 07:21

 

  • 5 févr. 2013

 

  • Le Figaro

 

  • ANNE FULDA afulda@lefigaro.fr

 

La philosophe, épouse de Lionel Jospin, monte au créneau contre la procréation médicalement assistée et la gestation pour autrui pour les homosexuels. Elle reste à gauche, mais n’entend pas céder à « l’intoxication idéologique ».

Qu’est-ce qui nous attend si nous oublions la dignité de la personne et de son corps ?
SYLVIANE AGACINSKI

 

 En réalité, je pense qu’il y a énormément de gens de gauche qui sont extrêmement sceptiques sur ce projet. Je crois que le gouvernement s’est fourvoyé en unissant d’entrée de jeu le mariage et l’adoption, ce qui constitue immédiatement les deux époux comme un couple

Bravant le poids des intérêts catégoriels et des automatismes partisans, voici Sylviane Agacinski regardée avec des yeux doux par les mêmes qui la fustigeaient il y a peu de temps encore.

C'était le 25 janvier sur Europe 1. D’une voix claire et posée, Sylviane Agacinski, philosophe, et, doit-on encore le mentionner, femme de Lionel Jospin, osait briser le plafond de verre du politiquement correct de gauche. Et s’emportait, comme elle le fit quelques jours plus tard sur RTL, puis au «Grand Journal» de Canal +, contre cette espèce de

terrorisme intellectuel, « d’intoxication idéologique très pesante, très impressionnante » selon laquelle si vous n’êtes pas favorable au projet gouvernemental « vous êtes forcément de droite, forcément réactionnaire, forcément religieux et même intégriste ! »

Sylviane Agacinski, la Frigide Barjot de gauche ? La nouvelle égérie des opposants au mariage pour tous ? Et pourquoi pas ? Bravache, l’intellectuelle - dont la tribune publiée dans Le Monde était brandie ce week-end par des députés UMP goguenards - ne tord pas le bout de son nez lorsqu’on lui fait remarquer qu’elle se retrouve de facto dans le camp de ceux que certains voudraient dépeindre comme les représentants d’une France rabougrie et passéiste. De gauche, toujours, elle se dit même prête à descendre dans la rue, à battre le pavé auprès de ces familles traditionnelles qui ont afflué de toute la France vers le Champ-de-Mars, pour dire leur opposition à ce projet de loi gouvernemental. Ce qui est important, explique-t-elle, «ce n’est pas la question de savoir qui on rejoint, mais de savoir au nom de quel principe on parle» . Alors, non, celle que l’on a longtemps caricaturée comme une femme savante des temps modernes, celle que Valérie Trierweiler, très en pointe dans le combat en faveur du mariage pour tous, a longtemps citée en exemple, elle, la femme indépendante et contemporaine, elle qui « était la femme de Jospin mais avait en même temps sa propre existence»,

n’est guère émue de se retrouver dans le même camp que cette France-là.

Et qu’importe si Jack Lang, excédé, lui lance, à bout d’arguments, sur le plateau de Canal +: «Enfin, on n’est plus à l’époque du droit romain, quand même! Sylviane, ce n’est plus la Sainte Famille ! » Qu’importe aussi si elle doit fustiger les propos de Pierre Bergé qui a déclaré sans ciller, au sujet de la gestation pour

autrui : « Louer son ventre pour faire un enfant ou louer ses bras pour travailler à l’usine, quelle différence?» Elle réplique, cinglante : «À chaque fois qu’il y a une utilisation de la vie d’une femme pour porter un enfant, elle est toujours rémunérée, donc socialement, c’est insupportable. On sait très bien quelles sont les femmes qui, à ce moment-là, sont utilisées.»

 

Être une philosophe poil à gratter, une féministe biberonnée au Deuxième Sexe de Simone de Beauvoir, mais qui n’hésite pas à aller à l’encontre de la doxa que voudrait imposer une petite élite parisienne (à laquelle elle peut sembler appartenir pourtant), n’est pas pour lui déplaire. On l’a vu, lors de ses dernières interventions médiatiques, l’ancienne enseignante,

auteur de La Politique des sexes (Seuil 1998), oppose des arguments de fond. Si elle se dit favorable au mariage des homosexuels, elle insiste cependant sur

la nécessité de « distinguer le processus de la filiation et le mariage» . On ne peut pas «faire comme si la logique traditionnelle du mariage pouvait s’appliquer aussi bien dans le cas d’un couple du même sexe que dans le cas d’un couple avec un homme et une femme». Et de poursuivre: «Le schéma du rapport parents/enfants vient du modèle naturel biologique de la procréation. C’est la raison pour laquelle la filiation, même quand ce ne sont pas les vrais géniteurs, est faite sur ce modèle. C’est une structure qui n’est pas mathématique. Ce n’est pas un plus un. Ce n’est pas quantitatif, c’est qualitatif.» «Les parents, comme les géniteurs, ne sont pas interchangeables», répète inlassablement la philosophe, convaincue que l’adoption ouvre la porte à la procréation médicalement assistée (PMA).

À dire vrai, cela fait quelque temps déjà que Sylviane Agacinski rencontre un petit succès auprès de publics qui ne lui sont a priori pas acquis. Elle a exposé et explicité son hostilité à la gestation pour autrui dans son livre Le Corps en miettes (Flammarion), paru en 2009, au moment des états généraux de la bioéthique : « Dans l’imaginaire biotechnologique, l’enfant n’est plus qu’un produit fabriqué à partir de miettes : sperme, ovocytes, utérus. Qu’est-ce qui nous attend si nous oublions la dignité de la personne et de son corps?»

Déjà provocatrice, elle interpelle, en 2010 sur France Inter, face à une Audrey Pulvar décontenancée, le « peuple de gôche » , qui approuverait la gestation pour autrui (GPA) : « J’en appelle aux gens de gauche et à la perspective marxiste d’aliénation : qu’est-ce que mettre sa vie à disposition pendant neuf mois ? N’est-ce pas une servitude ? » En novembre,enfin, elle a fait un tabac, comme le relate

La Croix, aux Semaines sociales consacrées au thème «Hommes et femmes, la nouvelle donne», en s’opposant à la possibilité de procréation médicalement assistée et à la gestation pour autrui.

Drôle de cheminement tout de même. Il y a plus de dix ans, un siècle, une éternité, Sylviane Agacinski apparaissait pour beaucoup comme la caricature de la femme de gauche bien-pensante. La bobo de Saint-Germain-des-Prés, chevauchant à vélo les rues du VIe arrondissement de Paris comme les petits chemins de l’île de Ré, toute de Sonia Rykiel vêtue et bardée de certitudes. L’agrégée de philosophie qui avait eu, à 38 ans, un enfant du philosophe Jacques Derrida et qui, comme elle le concédait à

Libération, avait « tout fait à l’envers, le célibat, puis un enfant, puis un mariage avec un autre» , n’avait pas que des amis à droite.

Autres temps, autres moeurs. Bravant le poids des intérêts catégoriels et des automatismes partisans, la voici regardée avec des yeux doux par les mêmes qui la fustigeaient il y a peu de temps encore. Et qui ont retrouvé avec amusement ce que disait Jospin en 2004. À l’époque, se déclarant opposé au mariage homosexuel, il s’élevait contre « la nouvelle tentation bien-pensante, voire une crainte de l’imputation homophobe, qui pourrait empêcher de mener honnê

tement la discussion » . De la modernité du couple

Jospin…

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5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 07:04

"Je suis choqué par le silence assourdissant des autorités françaises, de la ministre des PME et du Medef !". Trois semaines après l'attaque du site BP en Algérie, Régis Arnoux est furieux.

Régis Arnoux est PDG et fondateur de CIS à Marseille. Trois semaines après la prise d'otages d'In Anemas en Algérie, il apostrophe le gouvernement et le Medef. Et déplore leur manque de soutien face à l'attaque terroriste dont son entreprise a été victime. "Visiblement, il était plus important de se congratuler sur le retour de Florence Cassez que sur les épreuves d'une PME française face au terrorisme", déplore-t-il.

Silence assourdissant. Le chef d'entreprise ne mâche pas ses mots à l'encontre du gouvernement. "Je suis choqué par le manque de soutien de nos représentants de l'Etat, par le silence assourdissant des autorités françaises, de la ministre des PME et du Medef !", insiste le patron de CIS. Lorsqu'Alexandre Berceau a été rapatrié en Sicile par les Américains avec d'autres expatriés (turques, suédois, norvégiens etc.), il y avait sur place des représentants de tous ces pays pour les accueillir. Personne pour la France ! " Une déception que ne parvient pas à effacer des échanges ultérieurs avec les autorités françaises.

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4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 21:31

 

 

L’auteur de ce document est Bertrand Vergely :

 

Né en 1953, normalien et agrégé de philosophie. Il enseigne la philosophie en khâgne au lycée Pothier à Orléans et la théologie morale à l’Institut orthodoxe Saint-Serge. Il est l’auteur d’un grand nombre d’ouvrages d’initiation à la philosophie dans la collection « Les Essentiels » aux éditions Milan ainsi que d’un certain nombre d’essais où il s’intéresse à des thématiques existentielles comme la souffrance, la mort, le « silence de Dieu face aux malheurs du monde », la foi ou bien le bonheur. Son dernier ouvrage Retour à l’émerveillement (Albin Michel, Essais clés) constitue une sorte d’aboutissement de son cheminement.

 

***

 

Le mariage gay ou la dictature de la confusion.

 

 

 

 

 

La question du mariage gay appelle dix remarques.

I) Il importe d’abord de distinguer la question de l’homosexualité de celle du mariage gay. L’homosexualité appartient à la sphère privée et renvoie à une histoire singulière. C’est ainsi, il y a des personnes dans la société dont la manière d’aimer consiste à aimer une personne du même sexe. Pourquoi en est-il ainsi ? Nous n’en savons rien et nous ne le saurons sans doute jamais, tant il y a de raisons possibles à cela. Toujours est-il qu’il s’agit là d’une réalité que la société se doit de respecter en offrant aux couples homosexuels une protection de leur vie privée au même titre que celle dont peut jouir chaque citoyen.

II) Le mariage gay relève en revanche d’une question qui regarde tout le monde, celui-ci étant appelé à bouleverser de manière irréversible la norme en vigueur en établissant une nouvelle norme en matière de famille, de filiation et de transmission, s’il vient à être adopté.                                                           2

 

III) À l’origine, le mariage est une donnée naturelle. C’est ainsi, pour faire naître la vie un homme et une femme s’unissent et procréent un enfant. En établissant le mariage comme institution, la société a donné un cadre juridique à cette donnée naturelle afin de la protéger.

IV) Il s’avère qu’aujourd’hui le mariage, la filiation et la transmission ont changé de sens. La procréation n’est plus l’unique sens du mariage, le mariage-sentiment ayant tendance à l’emporter sur le mariage-procréation. De même, l’enfant n’a plus pour unique sens d’être le fruit de l’union d’un couple, le désir d’enfant introduisant des demandes d’enfants de la part de personnes seules ou des demandes d’adoption ou de procréation assistée de la part de couples stériles.

V) La question qui se pose dès lors et qui concerne tous les couples, qu’ils soient hétérosexuels ou homosexuels, est celle de savoir si le sentiment doit devenir l’unique sens du mariage et si le désir d’enfant d’où qu’il vienne doit devenir la raison d’être de ce dernier. Elle est également le fait de savoir si ce qui se fait doit devenir la norme de ce qui est.

Si tel est le cas, il faut savoir que rien ne va pouvoir s’opposer formellement à ce qu’on lève désormais l’interdit de l’inceste au nom du droit de s’aimer pour tous. Le sentiment en dehors de toute donnée naturelle devenant la norme, au nom de l’amour un père pourra réclamer d’épouser sa fille voire son fils, une mère son fils voire sa fille, une soeur son frère ou sa soeur, un frère sa soeur ou son frère.

Si tel est le cas, tout étant noyé dans l’amour érigé en droit au-dessus de toute réalité, plus personne ne sachant qui est qui, il y aura fatalement une crise d’identité et avec elle un                   3

 

problème psychique majeur. Les tendances psychotiques générées par l’individualisme hédoniste pour qui le réel n’existe pas et ne doit pas exister vont se renforcer.

Un père étant aussi un amant et une mère une amante, il va devenir impossible de parler de père et de mère et donc de savoir qui a autorité pour élever des enfants. En ce sens, la famille va littéralement exploser.

Enfin, l’interdit de l’inceste étant levé, c’est le sens même du devenir de l’être humain qui va être atteint, le sens de cet interdit étant de rappeler aux êtres humains qu’ils sont faits pour devenir, en épousant, non seulement un autre hors de sa famille mais aussi de son sexe et non pour demeurer dans la même famille et le même sexe.

En ce sens, le législateur qui va devoir se prononcer sur le mariage homosexuel a de lourdes responsabilités. S’il décide de faire du mariage une affaire de droit et de sentiment en dehors de toute donnée naturelle, il introduira dans la cité la ruine possible de l’identité psychique, de la famille ainsi que du devenir symbolique de l’être humain.

VI) Au-delà de cette question qui concerne tout le monde, les hétérosexuels comme les homosexuels, la question du mariage gay pose un certain nombre de questions qu’il importe d’examiner avec attention, la principale d’entre elle étant celle du même. Au nom de l’égalité et du refus d’établir des discriminations, est-il possible d’établir une équivalence entre tous les couples ? Trois éléments s’y opposent.

VII) En premier lieu, pour une simple question de réalité et de donnée objective, on ne peut pas mettre sur le même plan hétérosexualité et homosexualité, un homme et une femme n’étant pas la même chose que deux hommes et deux femmes. 4

 

Les couples hétérosexuels ne sont pas des couples homosexuels ni les couples homosexuels des couples hétérosexuels. Établir une équivalence entre les deux revient à nier la réalité en opérant une grave confusion entre genre et pratique.

Avant d’être une pratique, l’hétérosexualité est un genre et pas une pratique, alors que l’homosexualité est une pratique et non un genre. La preuve : pour être homosexuel, il faut d’abord être homme ou femme. Si demain, au nom de l’égalité, tout est mis sur le même plan, la pratique particulière dictant ses lois au genre, un processus dangereux va s’engager à savoir celui de la disparition à plus ou moins long terme de la différence sexuée. On va alors assister à un effet dictatorial. Pour que les homosexuels puissent exercer leur droit à l’égalité, l’humanité va être interdite de faire une différence entre homme et femme, voir dans l’hétérosexualité un fondement et non une pratique étant considéré comme une pratique discriminatoire. Une nouvelle humanité va voir alors le jour. Nous vivions jusqu’à présent dans un monde marqué par la différence. Nous allons connaître un monde nouveau fondé sur l’indifférenciation. Quand on sait que la différence est le propre du vivant et l’indifférencié le propre de la mort, un principe de mort va désormais servir de principe pour guider l’humanité.

VIII) La difficulté soulevée par l’équivalence décrétée entre tous les couples se retrouve au niveau des enfants. Comme il semble qu’on l’ait oublié, il importe de rappeler qu’un couple homosexuel ne peut pas avoir d’enfants. On peut le déplorer, mais c’est ainsi, deux hommes et deux femmes ne peuvent pas procréer. Ceci veut dire que, pour qu’il y ait procréation l’homme a besoin de la femme et la femme de l’homme. 5

 

Les homosexuels réclament de pouvoir avoir un enfant. Ils se fondent pour cela sur le droit qui est accordé aux couples hétérosexuels d’adopter ou de procéder à une procréation médicalement assistée. Ils oublient ou font semblant d’oublier que ce n’est pas le droit qui les empêche d’avoir un enfant mais la Nature.

Certes, un couple hétérosexuel peut adopter ou passer par la procréation assistée afin d’avoir un enfant. Il importe de souligner toutefois qu’un enfant adopté par un couple hétérosexuel n’a pas et n’aura jamais le même sens qu’un enfant adopté par un couple homosexuel. Lorsqu’un couple hétérosexuel adopte un enfant, il le fait pour pallier un problème de stérilité. Lorsqu’un couple homosexuel veut adopter un enfant, il le fait pour contourner une impossibilité. Le registre symbolique n’est pas le même, vouloir contourner une impossibilité à l’aide d’une loi nous situant dans le domaine de la fiction prométhéenne et non plus dans celui de la réalité humaine.

Jusqu’à présent, la rationalité de la société repose sur la notion de limite et avec elle sur l’idée que tout n’est pas possible. Tout ne se décrète pas. Tout ne se fabrique pas. Limite positive autant que protectrice, l’idée que tout ne se décrète pas nous préservant de la dictature du Droit et l’idée que tout ne se fabrique pas nous préservant de la dictature de la Science. Avec le mariage gay et l’ouverture à la possibilité pour couples gays de recourir à l’adoption ainsi qu’à la procréation médicalement assistée, il va en être autrement. L’idée que rien n’est impossible va voir le jour en enterrant la notion de limite. Voyant le jour, plus rien ne va nous protéger de la dictature du Droit et de l’idée que tout peut se décréter. Plus rien ne va nous protéger de la dictature de la Science et 6

 

de l’idée que tout peut se fabriquer. On obéissait la Nature qui, comme le dit Montaigne, est « un doux guide ». Nous allons désormais obéir à la Science et au Droit. La Nature évitait que l’Homme n’obéisse à l’Homme. Désormais, l’Homme va obéir à l’Homme sans que l’Homme n’obéisse à quoi que ce soit. Dostoïevski au 19e siècle comme Léo Strauss au 20e siècle voyaient dans le « Tout est possible » l’essence du nihilisme. Ils redoutaient comme Nietzsche que celui-ci n’envahisse l’Europe en ne se faisant aucune illusion cependant à ce sujet. Avec le mariage gay, l’adoption et la procréation assistée pour couples gays, le « Tout est possible » va devenir une réalité et, avec lui, le nihilisme sous la forme du triomphe sans partage de la Science, du Droit et de l’Homme.

IX) Dans le même ordre d’idées, il importe de distinguer un enfant que l’on fait d’un enfant que l’on fait faire. Quand un couple fait un enfant, l’enfant est une personne. Le fait de faire un enfant se passant entre des personnes qui s’aiment et pour qui l’enfant n’est pas une marchandise ni l’objet d’un trafic. Quand on fait faire un enfant par un tiers, l’enfant n’est plus une personne, mais un objet voire une marchandise dans un trafic. Témoin le fait de louer le ventre d’une mère porteuse ou les services d’un géniteur.

Lionel Jospin faisait remarquer qu’il n’y a pas un droit à l’enfant, mais un droit de l’enfant. Si le mariage gay avec procréation assistée est adopté, le droit de l’enfant va être sacrifié au profit du droit à l’enfant. Sous prétexte de donner un droit à l’enfant aux homosexuels, l’enfant considéré comme objet n’aura plus droit symboliquement au statut de personne. Alors que le monde des droits de l’homme s’efforce de lutter contre la réification de ce dernier, au nom du droit à l’enfant, on va réifier ce dernier. 7

 

Il va y avoir en outre des questions pratiques à gérer. D’abord le coût. Pour qu’un couple d’hommes puisse avoir un enfant, il va falloir louer le ventre d’une mère porteuse. Ce qui n’est pas donné, le prix moyen se situant entre 80.000 et 100.000 euros. Comme les couples gays vont réclamer que la facture soit réglée par la Sécurité Sociale au nom du droit à l’enfant pour tous et de l’égalité, comment celle-ci va-t-elle faire pour faire face à cet afflux de dépenses au moment où son déficit se creuse ? Qui va payer et comment ?

Par ailleurs, l’État prenant en charge les mères porteuses, il va falloir aller chercher celles-ci ou bien créer un service spécial. L’État se refuse à devenir un État proxénète en autorisant et en organisant le trafic du sexe de la femme. Pour que la procréation médicalement assistée puisse exister, il va falloir qu’il devienne quelque peu trafiquant et qu’il organise le trafic des ventres. Ce qui ne va pas être une mince affaire. Quand un couple ne sera pas content du bébé d’une mère porteuse et qu’il décidera de le rendre, que va-t-on faire ? Obliger le couple à garder l’enfant ? En faire un orphelin ? Payer la mère porteuse pour qu’elle le garde ? Et qui payera le psychiatre qui devra soigner l’enfant ainsi ballotté et quelque peu perturbé ?

X) Ce problème rencontré dans le fait de faire faire un enfant va se retrouver avec celui de l’éduquer. Une chose est d’avoir un père et une mère, une autre d’avoir deux pères et deux mères. Obliger un enfant à naître et à grandir dans un couple homosexuel va se confondre avec le fait d’interdire à un enfant de savoir ce qu’est le fait d’avoir un père et une mère. A-t-on le droit d’enlever ce droit à un enfant ? Si tel est le cas, cela voudra dire que pour que les homosexuels aient 8

 

droit à l’égalité les enfants des couples homosexuels seront condamnés à ne pas être des enfants comme les autres.

Certes, les orphelins n’ont pas leur père ou leur mère. Mais, il s’agit là d’un accident et non d’une décision. Avec le droit pour couples gays d’avoir un enfant, les orphelins ne seront pas le produit d’un accident de la vie mais d’une institutionnalisation délibérée. Ils seront obligés par la société de n’avoir soit pas de père, soit pas de mère.

À cette situation qui ne manquera pas de produire à un moment ou à un autre des mouvements de révolte s’adjoindra une autre difficulté. L’enfant de couples gays n’aura pas droit à une origine réelle, mais à une origine absente. À la case père ou mère il y aura un blanc. Ce qui n’est pas simple à porter. Qu’on le veuille ou non, l’enfant ne pourra pas ne pas se sentir coupable, la propension naturelle des enfants étant de se culpabiliser quand l’équilibre familial n’est plus respecté.

En conclusion, les partisans du mariage gay, de l’adoption et de la procréation médicalement assistée pour couples gays rêvent quand ils voient dans ce projet un progrès démocratique sans précédent. Ils croient que tout va bien se passer. Cela ne va pas bien se passer. Cela ne peut pas bien se passer pour la bonne raison que tout a un prix.

Ne croyons pas que l’on va remettre la différence sexuée en voyant en elle une pratique parmi d’autres sans que cela ait des conséquences. N’imaginons pas que des enfants fabriqués, à qui l’on aura volé leur origine, seront sans réactions. Ne pensons pas que la disparition des notions de père et de mère au profit de termes comme parent I ou parent II permettront l’existence d’une humanité plus équilibrée et mieux dans sa peau. 9

 

On prétend résoudre des problèmes par ce projet de loi. On ne va pas en résoudre. On va en créer. Le 20e siècle a connu la tragédie du totalitarisme et notamment du projet insensé de créer un homme nouveau à travers une race ou une classe. Ne cédons pas à la tentation de fabriquer un homme nouveau grâce à la Science et au Droit. Tout ne se décrète pas. Tout ne s’invente pas. Il existe des données naturelles de la famille. N’y touchons pas. Ne jouons pas avec le feu. Ne jouons pas à être des apprentis sorciers. Le Tao voit dans la complémentarité entre le féminin et le masculin une loi d’équilibre dynamique fondamentale de l’univers. Ne touchons pas à cette loi d’équilibre.

Nous avons tous des amis homosexuels que nous respectons, que nous estimons et que nous aimons. Qu’ils soient d’une profonde moralité, nous n’en doutons pas. Qu’ils soient capables d’élever un enfant, nous n’en doutons pas non plus. Qu’un enfant puisse être plus heureux dans un couple homosexuel que dans certains couples hétérosexuels, nous n’en doutons pas une fois encore. Que cela soit une raison pour légaliser le mariage gay et permettre l’adoption ou la procréation médicalement assistée pour couples gays, c’est là une erreur.

Une chose est une loi, une autre est un cas particulier. On ne fait pas une loi avec des cas particuliers, mais à partir d’une règle tenant compte de tout ce qu’il y a derrière. S’agissant du mariage gay avec adoption et procréation médicalement assistée, il y a derrière une telle règle trop de choses dangereuses et graves pour que celle-ci puisse devenir une loi allant dans le sens des intérêts fondamentaux de l’être humain.

La Gauche a le pouvoir à l’assemblée et peut décider de passer en force grâce au nombre de ses voix et ce afin de paraître de gauche. Elle peut choisir de préférer la Gauche à l’être 10

 

humain. Elle s’honorera de choisir l’être humain plutôt que la Gauche, sachant qu’en servant l’être humain elle est sûre de servir ses propres intérêts alors que l’inverse n’est pas sûr. Tant il est vrai que l’on n’a jamais intérêt à scandaliser l’honnête homme en l’obligeant à devoir se soumettre par la contrainte à ce que sa raison répugne à accepter par respect pour la raison.

Le mariage gay qui nous propose une grande noyade collective dans l’amour n’est pas raisonnable. La mise en question de la distinction entre homme femme ravalée au rang de pratique sexuelle n’est pas raisonnable. Vouloir avoir un enfant à tout prix en recourant soit à l’adoption, soit à un père donateur, soit à une mère porteuse n’est pas raisonnable. Ne plus parler de père et de mère mais de deux pères ou de deux mères n’est pas raisonnable. En un mot, bidouiller une famille grâce à un montage juridico-médical et appeler cela famille n’est pas raisonnable. Les mots ont du sens quand ils renvoient à une réalité. Quand ils ne sont plus que ce que l’on décide qu’ils doivent être, on n’est plus dans le domaine du sens, mais de la confusion. Le règne de la confusion, sa dictature et avec elle la confusion des esprits et des comportements, n’est-ce pas ce dont nous souffrons déjà et qui risque de nous engloutir ? Est-il besoin d’en rajouter ?

Bertrand VERGELY.

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4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 08:30

Monsieur le Président, voler au secours des populations africaines c'est honorable, c'est même très bien.

S'intéresser à la sécurité des personnes et de leur biens , en France, c'est pas mal non plus.

Nous pensons même qu'il y a URGENCE !

Sous l’effet des gangs internationaux, ce fléau a pris des dimensions industrielles.

SÉCURITÉ Soixante-dix fermes et maisons dévalisées en un temps record dans les Deux-Sèvres, le Maine-et-Loire, la Charente et la Dordogne par une équipe de six malfaiteurs - dont deux femmes - qui jouaient les campeurs le jour et portaient la cagoule la nuit. Une cinquantaine de demeures pillées en FrancheComté mais aussi en Bourgogne et en Champagne-Ardenne par un gang d’une vingtaine de forçats de l’effraction venus du Jura…

 

 

Ces affaires récentes ne sont que la énième illustration d’un fléau qui atteint désormais des dimensions extravagantes. Selon un dernier état des lieux de l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP),

 

 la France a été le théâtre de pas moins de 352 600 cambriolages en tous genres en 2012.

 

 Soit un fait toutes les 90 secondes !

 

 Le phénomène visant les habitations principales, qui ne cesse d’enfler, a été marqué par une augmentation de 8,5 % l’année dernière, sachant que 2011 avait déjà été calamiteuse avec une explosion de 17 % des délits enregistrés. Ce chiffre est d’autant plus préoccupant qu’il ne reflète qu’une partie de la réalité : à peine six ménages victimes sur dix disent porter plainte quand ils constatent une effraction ou une tentative.

Un savoir-faire déconcertant

Ce qui était l’apanage des « monte-enl’air » et des vieux briscards de la cambriole du siècle dernier a cédé le pas à des gangs très spécialisés qui pillent domiciles, mais aussi commerces et locaux industriels, avec une extraordinaire frénésie. Stakhanovistes du pied-de-biche, ils font preuve d’une boulimie et d’un savoir-faire qui déconcertent les experts. « L’envolée du cours de l’or aiguise l’appétit pour les bijoux et la profusion des biens facilement transportables favorise leur transport et le recel au marché noir, observe le criminologue Christophe Soullez, chef de l’ONDRP. La montée en puissance des gangs de casseurs témoigne d’un transfert de délinquance vers une activité criminelle moins exposée pénalement et tout aussi lucrative que les trafics de drogue ou les braquages. » « À chaque reprise, le cambriolage a un fort impact sur le sentiment général d’insécurité car tout le monde connaît une victime dans son proche entourage, rappelle un officier spécialisé. Sur le plan personnel, ce délit est vécu de façon très traumatique, comme un viol de l’intimité quand disparaît l’alliance en or ou encore l’ordinateur qui recelait les photos de famille… »

Délinquants itinérants issus des gens du voyage ou « petites mains » pilotées à distance par des mafias des pays de l’Est, ces bandes de cambrioleurs ignorant les frontières n’hésitent plus à couvrir des centaines de kilomètres lors de raids nocturnes pour repérer puis investir des demeures isolées. En quelques années, les « voleurs dans la loi » géorgiens sont devenus les « aristocrates » de la discipline. Organisés de façon quasi militaire et placés sous la férule de lieutenants, ces « Rappetout » venus du froid écument avec méthode les territoires les plus « giboyeux » du pays, notamment dans le Grand Ouest, les régions Rhône-Alpes, Provence-AlpesCôte d’Azur ou encore LanguedocRoussillon. Selon une estimation récente, la valeur marchande de leur colossal butin frise les 200 000 euros par semaine.

Continuant à se propager dans les grandes villes, le fléau gangrène à une vitesse étourdissante les campagnes et les petites agglomérations : entre 2007 et 2012, le nombre de villas et résidences « visitées » en zone gendarmerie a bondi de 65 %. Soit 35 361 faits constatés de plus en cinq ans. En plein coeur du département de la Marne, où les cambriolages ont flambé de 47 % en un an, des clans albanais retranchés près de Tirana ont dépêché des « soldats » pour piller des maisons de campagne situées dans des villages jusque-là préservés tels que Livry-Louvercy, aux Petites-Loges ou encore à Gueux.

Prélèvements d’indices

L’acharnement des malfaiteurs ne semble plus guère avoir de limite. Début janvier encore, un quadragénaire de nationalité roumaine est mort à Stains (SeineSaint-Denis) en tombant du toit d’une maison paroissiale dans laquelle des policiers avaient pénétré après avoir été prévenus qu’un cambriolage était en cours. À la vue des uniformes, le voleur a chuté de plusieurs mètres. Récidiviste endurci, il aurait préféré sauter plutôt que de se faire prendre.

Commerçants et particuliers, eux, se barricadent au mieux. Quelque 3 % des ménages sondés en 2010 par l’Insee et l’ONDRP ont déploré un cambriolage, tenté ou réussi, au cours des deux dernières années. Après avoir déposé plainte, 75 % d’entre eux ont assuré n’avoir plus jamais eu aucune nouvelle de leur affaire. Seuls 8 % ont été informés d’un classement sans suite.

Désormais, policiers et gendarmes déployés sur le terrain disposent de mallettes pour relever des indices sur toutes les scènes d’infraction. « Ces prélèvements de traces sont une des clefs de l’élucidation et le recours aux moyens de la police technique et scientifique doit être systématisé » , martèle Manuel Valls. Soucieux de démanteler des « équipes rodées, des filières souvent étrangères, spécialisées dans la délinquance sérielle et itinérante » , le ministre de l’Intérieur veut renforcer l’action des cellules anticambriolages (CAC) installées sur l’ensemble du pays.

Appelant à une « réflexion sur le niveau de protection des habitations » , le ministre pourrait dévoiler d’ici à l’été les contours d’un nouveau plan national d’action. Selon nos informations, la gendarmerie vient de lancer au coeur de son pôle judiciaire à Pontoise (Val-d’Oise) un nouveau Service central d’analyse génétique de masse, capable de traiter à la chaîne 4 000 traces de toutes natures par mois. Soit dix fois plus qu’auparavant.

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3 février 2013 7 03 /02 /février /2013 08:42

 

C'est ce que l'on appelle une trahison !
Adoption de l’article 1 : Mais que fait l’opposition ? Viendra-t-elle parader le 24 mars ?

Adoption de l'article 1 : Mais que fait l'opposition ? Viendra-t-elle parader le 24 mars ?

 

 

 

Dans les faits… Officiellement, l’opposition est vent debout contre la dénaturation du mariage et le droit à l’enfant. Elle a annoncé il y a quelques jours plus de 5 000 amendements et s’est montrée aux différents rassemblements pro-famille de ces dernières semaines.

Mais vendredi, on a appris que l’Assemblée nationale a rejeté plusieurs amendements substituant une union civile au « mariage pour tous » par 171 voix contre 77 (!) ainsi que d’autres amendements supprimant l’article premier par 183 voix contre 85 (!). Samedi, ce dernier a finalement été adopté par 249 voix contre 97. Tout un symbole : il supprime l’exigence de la différence des sexes comme condition du droit au mariage .

Que font les 230 et quelques élus de droite à l’Assemblée ? Il semblerait qu’un certain nombre d’entre eux soient opposées à la dénaturation du mariage et au droit à l’enfant… en paroles, mais qu’ils préparent déjà l’après-débat, afin de pouvoir dire dans quelques années : « Je m’étais abstenu à l’époque. »

Les absents lors du vote de l’article 1 et des amendements le concernant iront-ils parader à la Méga Manif pour Tous du 24 mars 2013 ?

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2 février 2013 6 02 /02 /février /2013 21:42

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Bravant le froid, plus de 5 000 personnes se sont retrouvées place de Verdun à Grenoble pour exprimer dans la bonne humeur leur opposition au mariage pour tous et à ses lourdes conséquences pour notre société.

Ceints de leur écharpes les élus de toutes sensibilités sont venus nombreux soutenir le peuple souverain.

 

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2 février 2013 6 02 /02 /février /2013 11:53

 

..mrs de la CGT ont tjrs TOUT refusé.... et cela pdt 5 années .. flexibilité.(les 4 x8 ). prime de depart ( et pas rien 100 000 euros ..)..etc  alors !!!!!!

 

CGT, Hollande, Montebourg : les assassins de Goodyear !

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Benoît
Rayski

Journaliste et essayiste.

" Pendant longtemps j'ai cru que les imbéciles et les salauds avaient élu domicile à droite. C'était confortable.........

 

 

Pour tuer le site de Goodyear, d’Amiens-Nord, que sa direction va fermer, ils se sont mis à plusieurs. Un meurtre collectif. Ou plutôt un assassinat prémédité.

Il n’est pas utile d’établir une hiérarchie parmi les assassins. Commençons simplement par le plus bruyant et, hélas, le plus audible : la CGT. L’organisation syndicale hurle, proteste, promet grèves et vengeances. C’est dans sa nature, comme il est dans celle du scorpion de piquer pour donner la mort. La CGT, c’est la garde napoléonienne à Waterloo. Enfin pas tout à fait. La CGT, certes, ne se rend pas, mais elle ne meurt pas. Elle est increvable. Et elle se battra jusqu’à la mort du dernier ouvrier licencié.

Les micros imbéciles se tendent vers les cégétistes ravis de faire la roue avec les mâles accents de la lutte finale. Aucun des porteurs de micro n’a fait l’effort de parcourir quelques centaines de mètres pour aller sur l’autre site de Goodyear, celui d’Amiens-Sud. Quel intérêt en effet ?

Là-bas, pas de licenciements, pas de fermeture. L’usine tourne à plein régime. Ses ouvriers ont accepté de signer un accord de flexibilité avec la direction. Accord obstinément refusé par la CGT du site d’Amiens-Nord.

D’autres assassins maintenant. Parfaitement identifiés sans que des portraits-robots soient nécessaires : François Hollande et Arnaud Montebourg. En 2011 (campagne électorale oblige), ils sont venus sur le site d’Amiens-Nord. Histoire de montrer que le PS n’avait pas oublié ses fondamentaux et que son amour de la classe ouvrière était intact.

Évoquant les licenciements boursiers, Hollande a dit aux ouvriers :« L’État peut fixer des règles. » Ils l’ont cru. Hollande est aujourd’hui président, Montebourg est ministre. « Qu’ils reviennent s’ils osent ! » a lancé, écœuré, un des ouvriers de Goodyear.

Bien sûr, ce n’est pas Hollande qui, stricto sensu, a assassiné Goodyear. Il a tué bien plus : l’honnêteté, l’espoir, la confiance dans la parole donnée. Et maintenant, il leur dit quoi aux salariés de Goodyear ? Comme Marie-Antoinette : « Ils veulent du pain ? Qu’on leur donne de la brioche ! » Mais à sa façon : « Ils veulent du travail ? Qu’on leur donne du mariage pour tous, de la PMA et de la GPA ! » Ça, ça ne remplit pas le ventre des ouvriers. Ni les autres ventres d’ailleurs.

Benoît Rayski, le 2 février 2013
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