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11 janvier 2013 5 11 /01 /janvier /2013 22:27

 

Ce dimanche 13 janvier, j'appelle tous les militants et sympathisants de l'UMP qui le souhaitent, à se joindre, dans la dignité et la retenue, à la manifestation contre le projet de loi sur le mariage et l'adoption pour les couples de même sexe. Je serai pour ma part, avec beaucoup d'élus et de Français, au cœur de ce cortège pacifique.

J'estime que ma place de Président de l'UMP, premier lieu de résistance à la gauche, est dans la rue ce dimanche car le projet de François Hollande divise profondément les Français en bouleversant l'organisation de notre société, et que le gouvernement - si prompt par ailleurs à multiplier les commissions inutiles - refuse obstinément de prendre le temps du débat sur ce sujet. Quand la cohésion de notre Nation est menacée et que le pouvoir veut passer en force, il est de notre devoir de faire entendre la voix du peuple de France dans la rue. Il ne s'agit évidemment pas de supplanter le travail parlementaire.

Ce projet revient à remettre en cause les fondements de la famille et de la filiation. Le mariage n'est pas simplement une institution qui consacre l'amour entre deux personnes. C'est une institution qui, basée sur l'altérité sexuelle, vise à organiser la filiation dans l'intérêt de la société et des enfants. Ainsi, je ne peux accepter qu'on gomme les mots « père » et « mère » du Code Civil.

Quant à l'ouverture de la PMA (Procréation Médicalement Assistée) aux couples homosexuels, c'est un sujet qui a certes été mis sous le boisseau pour le moment mais dont le principe, n'en doutons pas, n'a pas été abandonné par la gauche. Cela ouvrirait inévitablement la porte à la légalisation des mères porteuses et créerait une forme de droit opposable à l'enfant. Cette dérive éthique serait dangereuse : une société ne peut accepter la marchandisation des personnes. Je me place résolument du côté du droit de l'enfant, plutôt que du droit à l'enfant.

En revanche, il me semble anormal qu'un couple de personnes homosexuelles ne bénéficie pas d'un statut juridique protecteur en cas de décès ou de séparation, malgré parfois des années de vie commune. C'est pourquoi le groupe UMP défendra un amendement visant à créer une forme d'alliance civile réservée aux couples de même sexe. Cette alliance n'ouvrirait pas droit à l'adoption, mais protégerait les personnes des accidents de la vie. Notre démarche montre combien on peut à la fois être opposé au mariage pour les couples de même sexe et engagé dans la lutte contre toutes les discriminations, dont l'homophobie. Et je dénonce par avance tous les amalgames et excès qui pourraient inutilement blesser les citoyens qui s'engagent pour ou contre ce projet.

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11 janvier 2013 5 11 /01 /janvier /2013 22:01

11 janv. 2013

Le Figaro

Hugues Moutouh

 

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L’avocat* déplore la perte de sens de nos sociétés contemporaines.

La vérité est que notre République est devenue, à force de n’assumer aucun choix sur la vie bonne, sur le meilleur genre de vie (…), une simple auberge espagnole

 

Dimanche, ce sont sans doute plusieurs centaines de milliers de personnes qui convergeront vers le Champ-de-Mars, à Paris, pour protester contre le projet de loi du gouvernement ouvrant le mariage et l’adoption pour tous. Les Françaises et les Français qui défileront ce jour-là ne sont pas homophobes. Certains d’entre eux n’ont d’ailleurs pas manifesté, en son temps, contre le pacs. Ils le feront pourtant, cette fois, avec la conviction d’agir pour une « juste cause ». Mais quelle cause, au juste ?

La première relève de l’évidence. Il suffit de lire les slogans inscrits sur les banderoles qui s’apprêtent à être déployées : « Un papa, une maman, y a pas mieux pour un enfant. » Qui cherche une référence plus savante pourra relire avec profit les écrits du regretté doyen Jean Carbonnier sur le droit de la famille. Les rédacteurs du Code civil n’ont pas jugé utile de définir le mariage, disait-il, parce que chacun sait ce qu’il faut entendre par là. « C’est la plus vieille coutume de l’humanité. » Plus qu’un simple contrat, créé par le consentement mutuel, le mariage est une véritable institution, « un tout organique, une espèce de corps social dépassant les volontés individuelles » , qui répond à une nécessité davantage morale – satisfaire à la meilleure éducation possible des enfants - que physique. Le mariage tire de là, même depuis sa laïcisation, cette sorte de gravité religieuse qui lui est propre, et qui le sépare d’une union libre quelconque.

La seconde cause est moins apparente, mais beaucoup plus profonde. Ce projet de loi, tout choquant qu’il puisse être, ne suffit pas à expliquer le fort sentiment de désespérance qui envahit ses détracteurs. Ce qu’ils ressentent au plus profond de leur âme est le grand vide de nos sociétés démocratiques libérales, je veux dire le vide des valeurs. Cette société-providence omniprésente par ailleurs, qui assiste et protège, au risque parfois d’étouffer l’individu, s’abstient systématiquement de se prononcer sur l’essentiel, c’est-à-dire de prendre position dans le conflit des systèmes de valeurs ou des conceptions du monde. Notre société postmoderne ne cherche à promouvoir aucun projet particulier, aucune conception de la vie bonne. C’est même son titre de gloire : elle se veut une République « procédurale », autrement dit, neutre et fière de l’être. Le rôle des gouvernants n’est pas de contribuer à rendre les citoyens vertueux, ni de promouvoir un projet de société particulier. Juste de donner aux individus l’occasion de poursuivre leurs objectifs propres, dès lors qu’ils ne sont pas incompatibles avec une liberté égale pour tous.

La vérité est que notre République est devenue, à force de n’assumer aucun choix sur la vie bonne, sur le meilleur genre de vie, sur les vertus qui méritent d’être estimées, honorées et récompensées, une simple auberge espagnole, où l’on ne trouve que ce que l’on y apporte. Sans même proposer un retour à Aristote et au modèle de la cité antique, qui n’en est pas un à bien des égards, il faut déplorer, dans nos sociétés libérales contemporaines, la perte de sens de concepts aussi essentiels pour une communauté humaine que la vertu, la morale et la politique.

En refusant de se prononcer à l’égard des conceptions du bien, de promouvoir un modèle d’excellence ou de vertu, ce qui se traduit par le rejet de tout décalage entre la société telle qu’elle est et la société telle qu’elle doit être, les gouvernants commettent une double erreur. D’une part, ils contribuent directement à l’appauvrissement de la vie civique, et de la vie humaine, si l’on s’accorde à penser que l’homme est un animal politique qui ne peut pleinement accomplir sa nature profonde que dans la cité.

D’autre part, leur abstention traduit un choix par défaut, parce que la neutralité de la puissance publique est illusoire. Ce choix subi est bien, à terme, le pire qui soit : celui du relativisme qui conduit inéluctablement au nihilisme moral.

Seuls les moins exigeants d’entre nous s’en contenteront, aveuglés qu’ils sont par leur besoin infini de reconnaissance et le culte qu’ils rendent à leurs droits subjectifs.

Les autres, au nombre desquels il faut compter ceux qui manifesteront le 13 janvier prochain, attendent autre chose de la vie en société. Ils pensent qu’il n’est pas juste de déconnecter la pensée et l’action politique de toute réflexion sur les valeurs. Ils pensent que la vie politique, la vie en société, qui n’est qu’une autre façon de parler de la vie humaine, ne peut reposer que sur des actes et des choix qui doivent être guidés par la recherche du bien commun.

 

Tous ces gens-là espèrent qu’il existe, aujourd’hui encore, un espace possible où l’on puisse s’interroger sur le sens que nous voulons donner à notre condition de citoyens. Mariage pour tous, recherches sur les embryons et manipulation du vivant, euthanasie, sur tous ces sujets et sur bien d’autres encore, chacun doit y voir clair sur les fins poursuivies et les valeurs qui commandent les choix qui sont faits.

 

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11 janvier 2013 5 11 /01 /janvier /2013 21:45

11 janv. 2013

Le Figaro

IVA IVAN RIOUFOL ir irioufol@lefigaro.fr

 

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Résumé du chapitre précédent : le gouvernement a clos 2012 avec la censure, par le Conseil constitutionnel, de l’imposition des riches à 75 % symbole de son socialisme. Il ouvre 2013 avec une manifestation monstre, dimanche à Paris, de la France oubliée, bien décidée à se faire entendre. Non content d’être fautif d’un bricolage fiscal qui fait fuir plus d’un Depardieu, le pouvoir, censé incarner l’apaisement, suscite une spectaculaire résistance de la société civile. Après sept mois, François Hollande connaît une impopularité inégalée par ses prédécesseurs (35 % des sondés lui font confiance). Or, pour l’Élysée et ses toutous, tout va bien. Angela Merkel a annoncé une année difficile ; le président a parlé de « confiance en l’avenir » . Le 1er janvier, Libération a titré : « Ça va bien se passer. » Cette politique du déni a de quoi affoler.

Le chômage grimpe, l’industrie s’effondre, la dette s’envole, l’insécurité s’aggrave, les meilleurs s’exilent. Pourtant, l’État reste à côté de la plaque : il maintient les 35 heures, recule devant les baisses de dépenses publiques, alourdit les impôts, ignore le mal-vivre, accueille toujours plus de pauvres, laisse filer les riches. Il se flatte de maintenir une politique de gauche, sans voir qu’elle accélère le déclassement du pays, devenu le maillon faible de la zone euro. Nulle part, les enjeux ne sont posés. Au point que le gouvernement ne trouve rien de plus urgent que de promouvoir le mariage homosexuel, le droit de vote des étrangers aux élections locales, l’euthanasie. L’agitation entretenue sur ces sujets sociétaux dissimule mal les faillites sociales.

Face aux crises, les socialistes ont les bras ballants ; et cela se voit. Ils ont déjà réussi à déposséder la gauche de son lien avec le peuple, mais aussi de son savoirfaire dans la mobilisation de la rue et de la blogosphère. C’est la France silencieuse qui se retrouvera dimanche grâce aux réseaux sociaux et à l’opiniâtreté inspirée d’une humoriste catholique, Frigide Barjot, chef de file contre le mariage homosexuel. Elle explique : « Ma foi me porte (…) J’ai plus de 2000 ans de suite dans les idées. » Mais la démonstration de force pourrait la dépasser pour devenir l’expression d’un rejet d’une politique coupée des gens et des réalités. D’autant que les promoteurs du mariage gay manient le sectarisme et le procès d’intention comme autant d’insultes à la liberté d’expression.

Vincent Peillon accumule les outrances en accusant sans preuve l’enseignement catholique d’organiser des « débats prosélytes » et homophobes contre le mariage gay. Il justifie en revanche la présence de Najat Vallaud-Belkacem, porte-parole du gouvernement, dans une classe de 4e d’un collège du Loiret pour y faire la promotion du projet gouvernemental, à l’invitation du Groupe action gay et lesbien. Le ministre de l’Éducation, soutenu par Hollande, a été jusqu’à suspecter les établissements privés sous contrat de prendre le risque de pousser au suicide des jeunes qui se découvrent homosexuels : des procédés sans vergogne visant à interdire tout débat, y compris dans le cadre du « caractère propre » pourtant reconnu par la loi Debré de 1959 à l’école libre. Ceux qui accusaient Nicolas Sarkozy de « cliver » la société le surpassent de très loin. Bouleversement de la filiation humaine

Les arguments des avocats du « mariage pour tous »- l’amour et l’égalité, qui ouvriraient la voie aux unions fantaisistes - sont indigents. Ils ne sont pas à la hauteur de la complexité des problèmes posés par le bouleversement de la filiation humaine qu’entraîneraient l’adoption, la procréation médicalement assistée, la gestation pour autrui. Ces fictions, ces manipulations génétiques, ces commercialisations de ventres de mères porteuses sont réclamées par le lobby gay, avec l’appui de la franc-maçonnerie revenue en force dans les rangs du pouvoir, à en croire Le Nouvel Observateur. Or ces « humanistes » qui réclament le « droit à l’enfant » n’ont cure des « droits de l’enfant ». Comment s’épanouira celui qui aura été privé d’une mise au monde sexuée et d’une filiation, c’est-à-dire de racines, d’histoire, d’équilibre ? Bien des pédopsychiatres réclament le principe de précaution. Mais l’intérêt du bébé à avoir un père et une mère ne pèse rien devant les sophistes de la table rase.

Quand Hollande déclare, mardi, ne pas vouloir « céder à la rue » , il balaye les objections de fond que portent les indignés, attachés à la conservation du « patrimoine de l’humanité » qu’est la famille. Les questions que soulève cette insurrection civique, qui n’a pas eu besoin des partis politiques pour prendre forme et s’imposer, ne peuvent être décrétées résolues au prétexte que le mariage gay a fait partie des propositions avalisées par l’élection présidentielle. Le refus du chef de l’État d’engager un débat de fond et sa précipitation à vouloir passer en force montrent une démocratie confisquée, au profit d’une minorité sexuelle dont une partie ne se reconnaît d’ailleurs pas dans le désir petit-bourgeois de « faire famille ».

Ce qui s’annonce dimanche est le réveil d’une France

attachée à sa culture millénaire

et qui refuse de solder son destin au nom d’un «

progrès » régressif. 

 

Mais le réveil est aussi celui des religions et, singulièrement, de la France catholique. Les attaques du gouvernement contre l’Église, portées notamment par Cécile Duflot l’accusant d‘indifférence face aux démunis et par Vincent Peillon dans sa tentative de mise au pas de l’écolelibre, ont raidi une opinion pratiquante ou simplement attachée à ses racines chrétiennes. À la tiédeur ecclésiastique succède une parole plus musclée, qui se fait mieux entendre. Mgr Vingt-Trois, président de la Conférence des évêques, dénonce « une doctrine officielle et une police de la pensée », tandis que Mgr Aillet, l’évêque de Bayonne, s’en prend aux « Fouquier-Tinville aux petits pieds ». Cette pugnacité, ajoutée à la qualité des réflexions proposées par les religieux (l’analyse du grand rabbin Bernheim a été citée en exemple par le Pape) augurent-elles d’un renouveau du catholicisme ? « L’Église représente la mémoire de l’humain face à une civilisation de l’oubli », explique Benoît XVI. Des mots qui portent. blog.lefigaro.fr/rioufol

 

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11 janvier 2013 5 11 /01 /janvier /2013 21:33
Mariage gay: "Comme en 84, c'est une agression idéologique du gouvernement"

Par , publié le 11/01/2013 à 20:48, mis à jour à 20:54

Jean-Noël Dumont, ancien professeur de philosophie a manifesté en 1984 pour l'école libre et participera dimanche à la "Manif pour tous". Selon lui, c'est la défense de la famille qui est en jeu, face à une "agression" du gouvernement. 


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Mariage gay: "Comme en 84, c'est une agression idéologique du gouvernement"

La manifestation de dimanche contre le projet de loi ouvrant le mariage aux personnes de même sexe devrait rassembler 300 000 personnes selon la préfecture de police de Paris.

REUTERS

Trouvez-vous que le parallèle entre la mobilisation de dimanche contre le mariage pour tous et les grandes manifestations de 1984 pour l'école libre soit valable?

Oui, il l'est. Dans les deux cas, l'on se trouve dans une situation d'agression idéologique du gouvernement, agression d'une telle force qu'elle nous a laissés muets, pantois dans un premier temps. Nous ne savons pas que répondre à l'idée d'un mariage entre personnes du même sexe. C'est une manipulation des mots, et par là une manipulation des consciences, qui provoquent une réaction de la société civile, de cette partie de la population qui n'a pas l'habitude de descendre dans la rue.Pourquoi avez-vous pris part aux manifestations de 1984 pour l'école libre? 

Comment expliquez vous cette réticence à manifester ?

Parce que les défenseurs de la famille ne sont pas habitués à penser qu'ils ont des ennemis. Une famille a rarement l'idée de défendre des droits et des intérêts. Il a fallu une agression pour susciter cette réaction, et amener les gens à descendre dans la rue. Là nous sommes dans un combat qui ne touche pas aux intérêts, ou aux aspirations politiques, un combat idéologique. 

En quoi la famille est-elle menacée selon vous?

Cette loi va permettre aux personnes de même sexe de se marier. Le statut même du mariage s'en trouve changé, et avec lui la désignation du couple, de l'homme et de la femme, du il et du elle, du papa et de la maman. C'est un changement de civilisation. Le socialisme n'a rien à voir là dedans. C'est une offensive idéologique, une volonté de modifier complètement le rapport au monde, le rapport aux autres. 

S'agit-il d'un mouvement homophobe?

Ce qui est en jeu ce n'est pas la question de l'homosexualité, c'est la question du mariage. Tout lien social risque désormais d'etre assimilé à un contrat. On va modifier la perception du mariage. Or, ce n'est pas un contrat, c'est une institution. 

Le retrait de l'amendement sur la PMA du projet de loi socialiste est-elle de nature à calmer la colère des manifestants?

Pour moi, cela ne change rien. Dans la campagne qui est faite, l'enfant est placé au centre des débats, pour des raisons émotionnelles. Or ce qui est en jeu, encore une fois, c'est le mariage. 

Qu'attendez-vous de cette manifestation?

J'attends que le gouvernement recule, retire son projet de loi, et que l'on puisse participer au débat. Il est vraiment choquant qu'une mesure d'une telle importance puisse être adoptée sans débat. On n'a jamais touché en France à un enjeu anthrologique aussi radical. 

Les propos du ministre Vincent Peillon, qui a rappelé à l'ordre l'enseignement catholique pour inciter ses écoles à des débats sur le mariage gay, ont-ils contribué à amplifier le mouvement?

Les propos du ministre ont surtout mis en évidence le caractère idéologique et anticatholique de sa démarche et convaincu les plus hésitants à aller manifester. 

Pourtant les Apel (parents d'élèves de l'enseignement libre), qui avaient organisé la manifestation de 84, n'appellent pas à manifester dimanche....

Les manifestants de dimanche ne veulent pas d'affichage institutionnel (de l'Eglise, des Apel) pour bien souligner que l'intérêt de tous est en jeu. En 1984, certains voulaient que les évêques défilent en tête de cortège... On voudrait que l'Eglise soit une secte, qu'elle défende des intérêts corporatistes, or elle est universelle. Pour les croyants le mariage n'est pas un rite seulement bon pour eux, mais il est bon pour tous. C'est pour cela que la défense de leurs intérêts ne peut être considérée comme du corporatisme. 

Jean-Noël Dumont est agrégé de philosophie. Longtemps enseignant en classe préparatoire dans l'enseignement catholique, il a publié plusieurs ouvrages dont "Montalembertet ses contemporains" (Book 2012). Il dirige le "Collège supérieur", centre de réflexion et de formation lyonnais. 

 
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11 janvier 2013 5 11 /01 /janvier /2013 21:09

 

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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 23:12

 

Lettre du 2 janvier 2013 envoyée par le Président de la Confédération Française des Retraités (François Bellanger)

 

aux partenaires sociaux AGIRC – ARRCO.

 

                                                                                              

 

 

Madame, Monsieur,

 

À nouveau, le dossier des retraites est ouvert et, dans le cadre de la réglementation en vigueur, vous avez un rôle éminent à y tenir. C’est pourquoi, en tant que Président de la Confédération Française des Retraités, je vous fais part des positions de notre organisation.

 

Ce dossier comporte deux chapitres.

L’un concerne la suite qui sera apportée aux orientations formulées par la loi du 9 novembre 2010 dans ses articles 16 et 41 relatifs, l’un à la mise en place d’un système universel de retraite et l’autre à la création d’une caisse de retraite pour la Fonction publique d’Etat. Le Président de la République a précisé les modalités préalables à la négociation qui devrait s’ouvrir au début de 2013, après la publication du second rapport du Conseil d’Orientation des Retraites. La CFR soutient cette démarche dont elle attend qu’elle simplifie nos systèmes actuels de retraite aux 40 régimes fort disparates, qu’elle offre aux citoyens un système clair et équitable et qu’elle en définisse, enfin, des modalités de financement pérennes.

 

L’autre chapitre dont les conclusions feront l’objet d’une application, en principe, le premier avril 2013 ont pour objet de faire face aux difficultés de financement des régimes Agirc et Arrco. Pour les préparer vous avez ouvert un cycle de négociations et la presse se fait régulièrement l’écho des discussions que vous avez entamées. Sans faire de procès d’intention en l’absence des décisions, la CFR tient à vous faire connaître ses propres réactions à ces bruits.

C’est tout d’abord l’étonnement devant la contradiction entre le refus répété des plus hautes autorités de l’Etat de mettre en cause le pouvoir d’achat des retraités et d’autre part les hypothèses formulées dans le cadre de vos discussions actuelles, visant soit une amputation immédiate du pouvoir d’achat des retraités actuels, soit une réduction de celui des futurs retraités ou leurs ayants-droit.

 

C’est aussi l’indignation devant le risque de discrimination dont seraient victimes les bénéficiaires des régimes complémentaires du privé, Agirc et Arrco, dont vous avez la responsabilité.

 

La CFR, comme ses adhérents et, plus largement, comme l’ensemble des citoyens, sait que la situation financière de notre pays demande que des mesures soient prises. Elles seront douloureuses, mais leur acceptation, même difficile, ne pourra être admise que si elles sont définies avec équité et s’appliquent sans discrimination.

Or ce n’est pas, pour l’instant, ce qui est perçu.

 

D’autre part, s’appuyant sur des statistiques relatives au niveau de vie, certains concluent que les retraités seraient privilégiés et qu’il serait en conséquence nécessaire de procéder à un rééquilibrage. Comme vous le savez, ces statistiques sont fragiles et par exemple la presse vient d’indiquer que le niveau de vie des retraités serait de 19 500 € et celui des actifs de 21 500 €. Il est également souvent affirmé que les retraités bénéficieraient davantage des niches sociales et fiscales, affirmation invalidée par les travaux d'Henri Sterdyniak. Il s’agit là de quelques exemples de contre-vérités tendant à accréditer l’idée que les retraités dans leur ensemble seraient des privilégiés. C’est un premier axe, infondé, de discrimination entre les retraités et le reste de la société.

 

Le second axe, tout aussi infondé au regard de l’équité entre les citoyens, consiste à séparer l’ensemble des 15 millions de retraités en plusieurs catégories selon leur régime d’appartenance. Or ce risque est patent et imminent. L’Agirc et l’Arrco que vous gérez connaissent des perspectives inquiétantes et nous ne contestons pas que vous soyez légitimes à rechercher des solutions. Mais les autres régimes de retraite, dans leur majorité, connaissent les mêmes difficultés essentiellement occultées par les contributions d’équilibrage automatique de l’Etat pour la fonction publique et les régimes spéciaux et il serait tout à fait inacceptable que les retraités du privé dépendant des régimes que vous gérez soient les seuls à devoir souffrir d’une situation qui en réalité concerne tout le monde.

 

Les hautes responsabilités qui sont les vôtres vous commandent de refuser que des injustices soient commises et la CFR vous demande par conséquent d’utiliser votre pouvoir pour ce qui concerne l’Agirc et l’Arrco ainsi que votre influence sur l’ensemble du sujet pour ne pas conduire à une situation discriminatoire inacceptable pour 11 millions de retraités et que nous ne pourrions que condamner.

 

Nous vous prions d’agréer, Madame, Monsieur, nos salutations les meilleures.

 

 

 

 

                                                                                              François BELLANGER

                                                                                              Président

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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 22:49

 

 

robert-poinard-billetLE BILLET DU VICAIRE GENERAL

Dans l’Antiquité, lorsqu’on voulait effacer de la mémoire collective le souvenir d’un adversaire ? on martelait sur les monuments publics toutes les inscriptions le concernant. C’est ainsi que l’on connaît foule de généraux et de souverains dont les noms ont été ainsi éradiqués des stèles, pyramides, arcs de triomphe, nécropoles et autres édifices religieux ou funéraires.

Un ciseau et un burin suffisaient à la besogne. Enfin… momentanément. Car cette pratique du martèlement a-t-elle empêché l’Histoire de se souvenir de ces hommes dont les ennemis avaient voulu effacer la moindre trace ? Nullement et même au contraire : il est dans la nature de l’homme de vouloir toujours connaître ce qu’on s’efforce de lui cacher !

            De nos jours c’est le marteau-pilon médiatique qui fonctionne : quand un adversaire vous embête la méthode est simple. Il suffit, par tous les moyens – moraux et immoraux – de tenter de lui clouer le bec. Il en va ainsi actuellement de la religion chrétienne. Quand j’étais adolescent Guy Béart chantait « La vérité » dans laquelle le refrain dit : « le premier qui dit la vérité, il doit être exécuté ». L’exécution publique de la foi chrétienne est en marche si j’en juge au matraquage médiatique actuel. Mais qu’est-ce qu’une démocratie sans opposition, sans possibilité pour la minorité de se faire entendre ? Pour avoir la paix il faudrait donc se taire, contre ses convictions, contre sa conscience. Les uns auraient tous les droits, y compris d’éradiquer toute forme de contestation, les autres n’auraient que celui de rentrer dans le rang. Etrange conception des « valeurs de la République »…

            L’interdiction de débattre est donc à l’ordre du jour. Pour l’instant on en reste encore aux grandes invectives : le marteau-pilon frappe à droite et à gauche mais son efficacité actuelle n’est pas encore si dangereuse. Jusqu’à quand ? Je suis plongé dans un livre sur la Révolution et je m’étonne de la rapidité avec laquelle on est passé des attaques verbales aux atteintes juridiques. Entre 1792 et 1793 le virage a été rapide pour qualifier les opposants politiques en délinquants et pour décréter la contestation comme un délit puis comme un crime. On connaît la suite.

ROBERT POINARD

vicaire général du diocèse aux Armées françaises

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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 22:33

 

Une fiction écrite de fort belle manière, ma foi.


François
Je vous ai fait venir toutes deux jusqu’à moi,
Pour mieux vous faire part de mon réel émoi.
Je me dois désormais de gouverner la France,
Et je veux me vouer à cette gouvernance
Sans me voir infliger chaque jour le souci
De devoir arbitrer vos permanents conflits !
Je veux que dès demain l’ensemble de la presse
S’abstienne de parler du cas de mes maîtresses.
Le trône que j’occupe exige que je sois
Digne de la posture que l’on attend de moi.
 
Royale
Vous êtes mal parti ! Lié à cette garce,
Vous resterez toujours le dindon de la farce !
  
Maintenant
Holà, Madame, holà ! Chantez un ton plus bas.
Ce sont là des propos que je n’accepte pas !
Vous vous trompez de genre, car en cette occasion,
L’on doit parler de dinde et non pas de dindon.
 
Royale
Nous sommes bien d’accord ! Je vois avec bonheur
Que vous vous estimez à votre vraie valeur !
 
Maintenant
Votre appréciation quant à elle m’enchante :
Vous êtes trop aimable en vous voulant méchante ;
Une injure de vous frise le compliment.
 
Royale
Pour vous complimenter encore un bref moment :
L’homme doit sa fortune à sa première femme ;
Enivré de gloriole, il en devient bigame,
Et il doit la suivante à sa bonne fortune !
 
Maintenant
Vos considérations ne sont guère opportunes :
Ce n’est qu’avec François que vous avez trouvé
L’éphémère moyen de vaguement briller.
Puisant dans son esprit, sa force et sa raison
Les moyens de servir vos propres ambitions,
Vous avez tout gâché en y mettant du vôtre,
Exaspérant les uns, faisant rire les autres !
Et depuis vous avez, sans perdre vos grands airs,
Entassé joliment défaites et revers.
Vous vous croyiez précieuse et fûtes ridicule,
Vous espériez compter et ne fûtes que nulle !
 
Royale
Permettez-moi, Madame, avec tout le respect
Que l’on se doit d’avoir pour qui est au sommet,
De très modestement vous dire sans ambages
Que le peu que j’obtins, je l’obtins sans « jambage » !
Tout ce que j’ai perdu, je peux le regagner
Sans devoir pour autant coucher à l’Élysée.
Je ne dois qu’à moi seule les postes que je brigue,
Perdant ainsi sans honte et gagnant sans intrigue.
Quant à vous, l’on pourrait demain vous replonger
Dans l’aimable néant dont vous fûtes tirée.
Adieu, Madame, adieu, et n’étant point méchante,
Je vous laisse rêver « hollandemains » qui chantent !
 
François
Eh bien voilà, voilà ; je crois que nous avons
Fait assez bien le tour de la situation !
Il est bon que parfois des vérités se disent,
Qu’on puisse se parler avec pleine franchise.
De la paix retrouvée, ces mots sont le prélude,
Et tout va donc rentrer dans la normalitude.
 
(à Royale)
Embrasse les enfants, dis-leur qu’à eux je pense.
 
(à Maintenant)
Toi, viens faire l’amour avec la Présidence !
 
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Published by voxpop - dans La France en résistance
10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 22:06

 

 

Qui c'est-y les nouveaux boucs-émissaires ?
De Philippe Bouvard, lu dans Nice matin !
 
 
 
 
Séniors et saignés !
L'enquête a été longue et difficile. Mais on a enfin réussi à
identifier les odieux profiteurs suspectés de maintenir à peu près
leur niveau de vie en période de crise. On les appelle des
retraités. En fait, ce sont des paresseux qui, après 42 années
d'activité, donnent un mauvais exemple aux jeunes sans emploi en
jouant aux boules ou en réchauffant leurs rhumatismes au soleil. Il
était donc grand temps d'imposer davantage leurs pensions .
Ce rabotage de niche fiscale est d'autant plus urgent que,
grâce au progrès de la médecine et de la chirurgie, ces séniors
prétendent vivre de plus en plus longtemps sans se préoccuper de la
santé de leurs caisses de retraites. Et puis, au moins est-on
certain que, contrairement à d'autres contribuables plus valides et
plus fortunés, ils ne battront pas en retraite pour fuir un pays où
les technocrates de Bercy seront un jour les derniers actifs!...
C'est vrai que la rumeur enfle de toute part : ces salauds de
retraités qui ont travaillé pendant les trente glorieuses, voilà de
nouveaux bons boucs émissaires (avec « les riches ») pour cracher
au bassinet. Voilà une belle réforme pour la « France juste » que
les guignols au pouvoir nous concoctent !...
 
Philippe Bouvard

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Published by voxpop - dans La France en résistance
10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 08:38

 

François Hollande

est le président de la République le plus impopulaire 

 après sept mois d’exercice du pouvoir.


Interrogés en décembre 2012 par l’institut OpinionWay pour la 4e vague du baromètre de confiance du Cevipof

 

33 % seulement des personnes interrogées

considèrent qu’il « a l’étoffe d’un président de la République »

(-9 points par rapport à octobre 2011).

 


Pour 60 % des mêmes personnes, François Hollande les « inquiète »

(+27 points par rapport à octobre 2011).


 

Cette montée de l’inquiétude

est impressionnante.

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J'ai plus envie de me croire à Kaboul dans ma ville,

J'ai plus envie de l'incivisme, plus envie de la médiocrité comme religion, plus envie du manque d'ambition comme profession de foi.

J'ai plus envie de relativiser. >>>>