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12 novembre 2012 1 12 /11 /novembre /2012 17:28

 

Baromètre Ipsos-Le Point

 

Le président François Hollande, il dégringole encore un peu plus. Alors que 42 % des Français étaient favorables à son action en octobre, ils sont 41 % en novembre. Malgré ses annonces en matière de compétitivité, sa détermination à avancer sur le mariage homosexuel et sur la rénovation de la vie publique, il provoque du mécontentement à gauche. Ainsi, 23 % des sympathisants de gauche portent un jugement défavorable sur son action en novembre, soit 3 points de plus que le mois dernier. Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault est toujours dans une situation délicate, puisque seulement 38 % des Français jugent favorablement son action (- 4 points). Depuis cet été, l'espoir qu'avait suscité le slogan de campagne de François Hollande, "Le changement, c'est maintenant", est retombé comme un soufflé.

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Published by voxpop - dans La France en résistance
12 novembre 2012 1 12 /11 /novembre /2012 14:08

 

L'équipage au pouvoir assassine la France, sa culture, son patrimoine, son futur.
Un référendum pour le projet sur le cumul des mandats,tiens, ça c'est important !

Par contre pas de référendums sur les projets sociétaux et le vote des étrangers.

Pervers cet équipage ??

 
Monsieur, Madame,
 
Dans une caricature de première page parue le mercredi 7 novembre, Charlie-Hebo -- qui traîne comme un boulet sa sulfureuse réputation -- semble cette fois se délecter à mêler le blasphème et la promotion du "mariage" entre personnes de même sexe.
 
Sous le titre "Mgr Vingt-Trois a trois papas", on y voit les trois figures de la Sainte Trinité entretenir des relations sexuelles. Le blasphème est manifeste, l'injure atteignant le cardinal Vingt-Trois aussi, la mise en cause de l'Eglise et de la conscience des chrétiens également. Bien que le dessein soit de nature à inspirer le dégoût, on peut constater en cliquant ici (site du journal) qu' Avenir de la Culture n'exagère nullement sa réaction.
 
Avenir de la Culture vous demande de vous associer à sa protestation auprès de Madame Christiane Taubira, Garde des Sceaux, en signant la pétition qui lui sera remise par une délégation de l'associationen cliquant ici .

Puisque le Gouvernement fait fi des aspirations de la majorité silencieuse, opposée à ce qu'on révolutionne les fondements pluri-millénaires de la famille dans notre pays, tout doit être mis en oeuvre pour faire barrage à ce projet de loi.

  Je vous remercie pour votre réaction immédiate 

Jean GOYARD

Chargé des relations publiques d'Avenir de la Culture
http://www.avenirdelaculture.fr
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Published by voxpop
11 novembre 2012 7 11 /11 /novembre /2012 08:56
"19 mars 1962 - Interrogeons l' Histoire" 
Un article de Delenclos Michel Henri
Chercheur en histoire 

 

« 19 mars 1962 ? »

Interrogeons l’Histoire

Le 25.09.2001, à propos de la guerre d’Algérie, le président de la République, Jacques Chirac, déclarait : « Le moment est venu pour nous tous Français, de porter un regard de vérité sur une histoire méconnue, une histoire déformée, une histoire effacée…Une histoire qu’il importe de rappeler aux Français…La mission des historiens doit se poursuivre… ».

Onze années après ce constat, le Sénat s’apprêtait, le 25.10.2012, à faire que le 19 mars 1962 soit l’objet d’une discussion en séance publique. En l’occurrence, il s’agit de reconnaître cette date comme journée nationale du souvenir et de recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d’Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc. Cette discussion a été reportée, silencieusement, au 08.11.2012. Tout d’abord, quel est le lien entre les combats en Tunisie et au Maroc avec le 19 mars 1962 ? Aucun.

Combien de Français, aujourd’hui, savent ce qu’a été ce « 19 mars 1962 » en Algérie et pour la France ? En quoi consistait-il ? Ce qui s’est réellement passé après. Quelles ont été les attitudes respectives du Gouvernement français et de De Gaulle…

A la suite des négociations qui se sont déroulées à Evian, du 7 mars au 18.03.1962, entre les négociateurs français et le » FLN » (1), il a été conclu un « Accord de cessez-le-feu en Algérie (2) qui, dans son article 1er stipule : « Il sera mis fin aux opérations militaires et à toute action armée sur l’ensemble du territoire le 19.03.1962 à 12h00. ». L’article 2 précise que : »Les deux parties s’engagent à interdire tout recours aux actes de violence collective et individuelle. Toute action clandestine et contraire à l’ordre public devra prendre fin. » Quant à l’article 11, il assure que : « Tous les prisonniers faits au combat détenus par chacune des parties au moment de l’entrée en vigueur du cessez-le-feu seront libérés ; ils seront remis dans les 20 jours à dater du cessez-le-feu aux autorités désignées à cet effet. Les deux parties informeront le Comité international de la Croix-Rouge « CICR » du lieu de stationnement de leurs prisonniers et de toutes les mesures en faveur de leur libération ».

(1) L’auteur rappelle que lors de la 6ème séance du 10.03.1962 de ces négociations, le représentant de la délégation française, Bernard Tricot, précisait : « Oui, le FLN est encore illégal mais il doit pouvoir jouer un rôle politique, faire de la propagande, après le cessez-le-feu dans le respect de la loi et de l’organisation provisoire des pouvoirs publics. Nous devons revoir le décret de dissolution du FLN en date du 29.06.1957, et mettre notre législation en harmonie avec les conséquences éventuelles de l’autodétermination…Aucun besoin de texte : il suffit d’abroger le décret de dissolution et de suspendre les dispositions pénales qui répriment la propagande en faveur de l’indépendance. ». Et, le 11.03.1962, B. Tricot annonce : « Enfin, le décret de dissolution du 29.06.1957, qui est bien fondé…n’a plus de sens dès que le cessez-le-feu permet le retour à l’ordre démocratique (sic)…Ce texte dissout à la fois le FLN et le MNA… ». L’auteur interroge : « Et les autres partis, mouvements ou tendances ! ». Le 30.03.1962, comme en écho à ma question, le Mouvement national algérien « MNA », présidé par Messali Hadj, constate : « Que la composition de l’Exécutif provisoire ne comprend exclusivement, au point de vue algérien, que des membres du FLn ou pro-FLN…Cette manière de procéder est antidémocratique et tourne le dos à toutes les déclarations faites par le Gouvernement français aux termes desquelles toutes les tendances algériennes seraient représentées, aussi bien aux négociations qu’à l’Exécutif provisoire. Le MNA déclare que cela est une violation directe de l’autodétermination qui devait servir de règlement général à la solution du problème algérien...».

(2) Le professeur Maurice Flory précise : « Le premier texte reproduit par le JORF du 20.03.1962, est intitulé « Accord de cessez-le-feu en Algérie » ; sa présentation indique l’ambiguïté de sa nature juridique. Il n’est pas publié sous la forme d’un traité ; il n’est pas assorti d’aucune signature ; son caractère bilatéral découle uniquement du terme « Accord ». Le Gouvernement français pas plus que le GPRA, n’apparaissent à aucun moment. (L’auteur rappelle ce fait : le 23.05.1961, lors de la conférence d’Evian I, le représentant de la délégation du FLN, Ahmed Boumendjel, demandera à Louis Joxe s’il considère les membres du GPRA comme des « représentants authentiques du peuple algérien ». L. Joxe lui répondra par la négative, estimant seulement que les membres de la délégation du FLN sont les « représentants des combattants »). L’article 1er se contente de la formule volontairement imprécise : « Il sera mis fin aux opérations militaires ». L’article 2 parle des « deux parties ». Les articles 3 et 4 nous révèlent quelles sont ces « deux parties » : « les forces combattantes du FLN et « les forces françaises ». Cette terminologie prudente indique la volonté de ne pas placer cet accord au niveau des Gouvernements, mais à celui des militaires ». Il faut préciser que le mot « Accord » ne figure dans le JORF qu’à propos du cessez-le-feu. Quant aux déclarations de principes relatives aux différents domaines, elles ont été publiées sous la rubrique « Déclarations gouvernementales du 19.03.1962 relatives à l’Algérie ». Elles seront signées par les représentants mandatés du gouvernement de la République et par le représentant du FLN, Belkacem Krim qui, le 01.11.1960 à Casablanca, en présence du roi du Maroc, Moulay Hassan, avait assuré que : « Nous éjecterons les Français quatre par 4 ! ». Le programme est clair. (M. Flory « La fin de la souveraineté française en Algérie » in Annuaire français de droit international, volume 8, 1962).

A propos de ce cessez-le-feu, et pour comprendre la suite des événements, dans sa plateforme de la Soummam (issue d’un congrès tenu par le FLN du 20.08.1956 au 10.09.1956), dans la partie II intitulée « Cessez-le-feu, conditions », il est mentionné : « …En contrepartie, le FLN est garant et responsable du cessez-le-feu au nom du peuple algérien. Seul le Conseil national de la révolution algérienne « CNRA » est habilité à ordonner le cessez-le-feu, dans le cadre fixé par la plateforme. Puis, dans la partie III « Négociations pour la paix », on note : « 1 . Les conditions sur le cessez-le-feu étant remplies, l’interlocuteur valable et exclusif pour l’Algérie demeure le FLN. » . Ainsi, l’ »accord de cessez-le-feu » issu des négociations à Evian engageait la responsabilité du FLN. Enfin, dans son ordre du jour n° 11 du 19.03.1962 destiné à toutes les forces de l’ordre, le commandant supérieur des forces en Algérie « CSFA », le général Charles Ailleret, soulignait que : « Le cessez-le-feu qui vient d’intervenir met fin à plus de 7 années de combats au cours desquelles notre armée avait la mission de s’opposer aux actes de force d’un adversaire souvent exalté mais toujours courageux… » ; puis, il précisait : « Son rôle, ici n’est pas terminé. Elle doit, par sa présence et, si cela est nécessaire par son action, contribuer à empêcher que le désordre l’emporte quels que soient ceux qui tenteraient de le déchaîner de nouveau. Aujourd’hui comme hier, dans la paix comme dans les combats, l’Armée française reste fidèle à la tradition du Devoir. ».

Ainsi donc ; le « cessez-le-feu » devait mettre « fin à plus de sept années de combats », ce à quoi le FLN s’était engagé lors de la plateforme de la Soummam près de six ans avant le cessez-le-feu officiel et, l’Armée française contribuerait « à empêcher que le désordre l’emporte quels que soient ceux qui tenteraient de le déchaîner de nouveau ». Il n’en a rien été. D’ailleurs, le Parti socialiste déposera une proposition de résolution n° 1637 à l’Assemblée nationale, le 03.06.2004, présentée par son porte-parole, Kléber Mesquida et 80 membres du groupe socialiste « tendant à la création d’une commission d’enquête sur les responsabilités dans le massacre de nombreuses victimes civiles, rapatriés et harkis, après la date du cessez-le-feu de la guerre d’Algérie. ».

L’après 19.03.1962 : des faits, des écrits, des témoignages face à une « guerre » larvée :

Le 20.03.1962, à l’ouverture de la séance à l’Assemblée nationale –laquelle va devenir, dès ce jour, la chambre d’échos des tragédies quotidiennes que vivront tous ceux qui ne veulent pas suivre le FLN-, son président Jacques Chaban-Delmas, lit le message du président de la République De Gaulle qui semble s’inquiéter : « …Nul ne peut, non plus, méconnaître les difficultés d’application qui en résultent aujourd’hui et risquent d’en résulter demain, non seulement dans le domaine de l’ordre public… ». ce même jour, le député Pierre Portolano fait cette remarque d’importance : « Le texte des accords sur le « cessez-le-feu » n’a été rendu public qu’aujourd’hui, alors que le « CNRA » a eu tout le loisir pour en délibérer en temps utile…Le Gouvernement accorde aux rebelles ce qu’il refuse aux Français. ». Le 26.03.1962, dans son ordre du jour, le commandant de l’Etat-major général « EMG », Houari Boumediene, proclame : « Le cessez-le-feu n’est pas la paix…La lutte continue jusqu’à la révolution… ». Le 29.03.1962, dans le journal « Jeune Afrique », le futur ambassadeur de Tunisie en France, Mohamed Masmoudi, annonce : « Il faut dépeupler, déporter le ramassis de petits blancs d’Algérie… ». Le programme du « FLN » s’affirme. Le 16.05.1962, lors du Conseil des ministres, le ministre d’Etat chargé des Affaires algériennes, Louis Joxe, fait remarquer que : « d’autres accrocs au cessez-le-feu sont imputables à l’ALN : taxations, rançons, enlèvements. Nous ne saurions accepter des opérations commandos du FLN qui entraîneraient des ripostes immédiates… ». Le 17.05.1962, dans le quotidien l’Aurore, on relève que : « Robert Buron –un des négociateurs français à Evian-, découvrait sur place une réalité qu’il n’avait pas pressentie dans l’euphorie du cessez-le-feu…Il acquérait la certitude que des violences sans frein étaient commises dans le bled livré à l’ALN par le retrait de nos forces. En nombre inchiffrable, les Musulmans compromis à nos côtés étaient massacrés. Il y avait des victimes européennes, mais les Français de souche étaient surtout rançonnés ou ruinés par le saccage et l’incendie. Le passage des HUNS !...C’est Dunkerque en pire qui se prépare. ».

Le 22.05.1962, le jour-là « Le Monde » recueille le témoignage du vice-président de l’Assemblée nationale, le bachagha Saïd Boualem : « On empêche mes harkis de venir…Ces gens-là sont la merci des représailles du FLN…On a livré mes gens au FLN…Nous n’avons plus à notre époque ni patrie, ni morale, ni parole, rien ! En Algérie, les gens n’ont plus confiance dans la France. ». Le 30.05.1962, l’Assemblée nationale, L. Joxe fait ce constat : « Depuis le 19 mars, les actes de violence ne se sont pas interrompus : les opérations clandestines, les enlèvements, les exécutions sommaires, les demandes de rançons ont été trop souvent le fait de bandes incontrôlées. Rien de tout cela ne doit être ignoré ou passé sous silence. Des accrochages se sont produits, au début, entre l’ALN et les forces de l’ordre (française).. ».Le 27.06.1962, les membres du groupe FLN de l’Exécutif provisoire, installés à Rocher-Noir près d’Alger, dans leur lettre de démission adressée au GPRA, dressent ce constat accablant : « Les enlèvements de compatriotes ou d’Européens se multiplient, les occupations abusives d’appartements, de fons de commerce, les vols de voitures, de camions-citernes, de véhicules de la Croix-Rouge internationale, la levée de dîmes sur les colons européens, concrétisent l’anarchie qui s’est établie au sein de la hiérarchie organique (du FLN et de l’ALN). Ces atteintes à l’ordre public, qui déjà remettent en cause les prescriptions des accords d’Evian, risquent, au lendemain du référendum, de se généraliser au point de tout rompre, et même de provoquer l’intervention de l’armée française. Tout cela, aggravé par le départ massif depuis un mois de plusieurs milliers de cadres européens, dont l’impossibilité de remplacement rapide crée une paralysie sévère de la vie administrative et économique, compliquant l’état anarchique déjà existant… ». Henri Alleg, militant du Parti communiste algérien et soutien du FLN, dans le quotidien « Algérien républicain » de 09/1962, fait ce même constat : « Les enlèvements continuent, les disparitions aussi… ».

Face à cette anarchie, ces massacres, enlèvements, disparitions, de civils comme de militaires, d’arabes comme d’européens, de musulmans, juifs ou chrétiens, alors qu’on témoigne à l’Assemblée nationale du chaos et de ces massacres et qu’on lui a rapporté les détails sanglants de cette anarchie qui règne en Algérie, voici ce que déclare De Gaulle, à la sortie du Conseil des ministres du 11.07.1962, citant ce vers du poète et philosophe Lucrèce : « Qu’il est doux, lorsque le vent tourmente les vagues sur la vaste mer, de contempler les épreuves d’autrui du haut d’un promontoire. ». Et, le 06.06.1962, en plein Conseil des ministres, De Gaulle avait déjà laissé tomber : « Les Européens nous donnent un spectacle à la fois vaudevillesque et sanglant… ».

Mais là ne s’arrête pas l’ignominie, notamment quand au sort des personnes enlevés, disparues ou prisonnières, bien avant le cessez-le-feu et par la suite. Le 19.04.1962, face à la désinvolture du « GPRA » vis-à-vis du « CICR » et de l’article 11 de l’accord du cessez-le-feu, le « CICR s’engage : il publie un communiqué officiel, rappelant que le délai de libération des prisonniers, fixé à 20 jours, a expiré le 08.04.1962 ; alors que le Gouvernement français a libéré la moitié des 3.680 détenus en Algérie, les familles s’inquiètent et le « GPRA » restera silencieux. (Le 24.10.1963, les enquêteurs du « CICR » remettront au Gouvernement français leur rapport final sur leurs recherches des disparus, lequel restera secret durant 40 ans, pour n’être diffusé que le 23.04.2003). Le 14.05.1962, dans une note au général Fourquet, le général de Menditte transmet son inquiétude : « Depuis la mi-avril et particulièrement depuis le 1er mai, les enlèvements d’européens à Alger et dans la Mitidja se développent à u rythme qui ne fait que s’accélérer, dévoilant en fait un plan concerté du FLN.. ». Le 08.11.1962, le général Michel de Brébisson, commandant supérieur des forces armées françaises en Algérie « CSFAFA », adresse une lettre accompagnée de 4 fiches documentées à Jean-Marcel Jeanneney –ambassadeur Haut représentant de la France en Algérie et, à P. Messmer, ministre des armées, dans laquelle il demande une intervention très ferme auprès des autorités algériennes sur le sort des Harkis : « Les anciens supplétifs des Forces françaises continuent d’être victimes de sévices graves. Ces représailles viennent s’ajouter à une longue liste des crimes depuis le 01.07.1962…L’abondance de renseignements précis ne laisse subsister aucun doute sur leur exactitude… ».

Le président actuel de la République algérienne démocratique et populaire « RADP », Abdelaziz Bouteflika, en parlant de la répression contre le Groupe islamique armé « GIA », reconnaîtra ces massacres en 10/1999, sur « Radio-Beur-FM », rappelant que : « Nous ne faisons pas les mêmes erreurs qu’en 1962 où, pour un harki, on a éliminé des familles et parfois des villages entiers… ». Le 26.02.1971, le président de la « RADP », Houari Boumediene –qui avait éliminé Ahmed Ben Bella par un coup d’Etat-, déclare : « A Paris, on semble ignorer que nous détenons encore un grand nombre d’otages français. Alors, pour obtenir la libération de ces otages, il faudra y mettre le prix. ». (Propos rapportés par le journal « Politique Eclair »). Lors du colloque à l’Université de Paris-8, du 19 au 21.03.1992, sur le thème « Les accords d’Evian en conjoncture et en longue durée », l’ancien ambassadeur français en Algérie, J-M. Jeanneney, se souvenait : « …C’était l’anarchie…L’armée française était, encore, très forte, très puissante. Mais cela était une source de graves difficultés, car les Français d’Algérie qui étaient encore là…et dont les parents, les fils étaient l’objet d’enlèvements…avaient l’idée que l’armée française devait assurer leur sécurité puisque les accords d’Evian avaient prévu le respect des personnes et des biens. Je m’y suis toujours refusé… » ; terrible et abominable aveu circonstancié de non assistance à personne en danger de mort, au ban de l’Histoire. Selon un décompte global effectué par l’historien Jean-Jacques Jordi, concernant les disparus civils européens, 1.877 personnes ont été recensées pour la période du 01.11.1954 au 31.12.1962. (« Un silence d’Etat. Les disparus civils européens de la guerre d’Algérie », Ed. Soteca-Belin, 10/2011). Du 01.11.1954 au 31.12.1962, l’auteur compte 438 militaires disparus dont 90 après le cessez-le-feu. Le contrôleur général des Armées, Eugène Jean Duval, donne le chiffre de 586 militaires disparus, du 01.11.1954 au 31.07.1964. (Il est bon de préciser que pour l’Algérie, le Titre de reconnaissance de la Nation « TRN » et la Médaille commémorative seront attribués aux militaires jusqu’au 01.07.1964, alors que la carte de combattant ne leur est attribuée que jusqu’au 02.07.1962). En 08/1963, un an après le cessez-le-feu, dans le bulletin mensuel du Corps d’armée d’Alger, le colonel Jean Ernoult (qui commandera en 1963, la 33ème brigade au sein de la force d’apaisement en Algérie), traduit l’atmosphère de peur et de désarroi qui règne alors : « C’est la panique en milieu européen, à Novi, Bourbaki, Berrouaghia et à Tenes…Aucun grand pays n’a jamais toléré que ses nationaux civils et, à plus forte raison militaires, séjournant à l’étranger, soient traités de la sorte. ». En ce qui concerne les pertes militaires tués ou décédés (opérations, attentats, accidents, maladie), selon le ministère de la Défense, il y aurait eu 23.196 morts. (Source : Journal officiel-Sénat- Débat du 07.08.1986, page 1.126). Encore aujourd’hui, les chiffres, les effectifs divergent faute de l’ouverture des archives.

Quelques témoignages significatifs de soldats français –de « troupiers » comme les qualifie le président de la République, De Gaulle, lors de sa conférence de presse du 05.09.1960-, libérés ou ayant réussi à s’évader et qui dénotent le peu d’attention à leur égard de la part du Gouvernement français :

- Robert Bonnet du 8ème RSA, libéré par le FLN, le 20.05.1959 : « Les Français ne se préoccupaient absolument pas de leur sort, comme le Gouvernement ou l’Armée française…Un soldat qui tombait là-bas, de l’autre côté, qui s’en préoccupait…Il y en avait d’autres. ». Le 16.05.1962, Maurice Lanfroy, Georges Duplessis, Gérard Palisse et André Robert sont libérés ; après une visite médicale à l’hôpital du Val-de-Grâce, ils pourront rentrer chez eux, mais, par leurs propres moyens et, sans que leur soit remise la moindre somme d’argent, car rien n’a été prévu. Mais déjà, en 12/1959, après sa libération, Marcel Braun s’était retrouvé sur le pavé parisien, dans l’impossibilité matérielle de rentrer chez lui à Strasbourg…C’est un ancien prisonnier et ami qui lui permettra de regagner cette ville…Dans une déclaration, reprise par l’Union nationale des combattants « UNC » des Landes, Georges Duplessis qui, libéré, est passé de 74 kilos à 48, raconte : « A part la presse locale, personne ne parle des prisonniers d’Algérie. C’est tabou. Lorsque je rentre, on me présente une liste de 298 noms. Des présumés disparus. On me dit de me taire pour leur sécurité. Je n’ai pas de rancœur contre les fellaghas. Mais j’enrage contre la froideur de l’Administration française…J’ai dû emprunter de l’argent à une assistante sociale pour prendre le train. Je n’ai jamais été indemnisé…Rentrer sans un rond en poche…Je ne l’ai jamais encaissé. J’ai perdu ma jeunesse. En retour, on a rien eu. Rien ! Même pas le statut de prisonniers de guerre… ».

A propos de l’emploi fréquent du Référendum dans le cadre des Départements français d’Algérie :

L’auteur souligne que, l’utilisation fréquente du référendum permettra, notamment à De Gaulle, de contourner les partis politiques, y compris ceux qui lui sont favorables. En consultant indirectement les électeurs sur la question de la politique d’autodétermination en Algérie, De Gaulle évite ainsi de déclencher un débat au sein de l’ »Union pour la nouvelle République » UNR, parti gaulliste, au sein duquel une minorité était favorable à l’Algérie française. D’ailleurs, selon la Constitution de 1958, le président de la République en appelait au peuple, en dissolvant l’Assemblée nationale en vertu de l’article 12, ou bien, en utilisant les dispositions de cette constitution relatives au référendum selon l’article 11. De Gaulle, en 1969, sera victime de ce référendum souvent considéré comme un plébiscite. Quant au professeur Michel Lesage, le pouvoir d’utiliser le référendum est entre les mains du président de la République qui décide seul de l’opportunité de présenter ou de ne pas présenter au corps électoral un projet de loi tendant à autoriser la ratification d’un traité ayant des incidences sur le fonctionnement des institutions, et d’ailleurs, le décret décidant de soumettre un projet de loi au référendum n’est pas soumis au contreseing ministériel, selon l’article 19 de la Constitution. De plus, ce décret du président n’est susceptible d’aucun recours devant le Conseil d’Etat et, le Conseil constitutionnel n’est pas davantage compétent et il se refuse à contrôler la conformité des lois adoptées au référendum. On sait que le général De Gaulle a estimé que l’article 11 de la Constitution, relatif au référendum, lui donnait le droit de soumettre directement au corps électoral tout projet de loi, même constitutionnel, « relatif à l’organisation des pouvoirs publics ». L’utilisation de l’article 11 n’étant soumis à aucun contrôle que celui du corps électoral, un Président, ingénieux et sûr de l’appui populaire, pourrait imaginer de réaliser les deux opérations en même temps par la même voie : faire modifier la Constitution et faire approuver ensuite le traité qui, conforme aux nouvelles dispositions de la constitution, entrerait dans le cadre de l’article 11 dans la mesure où il aurait des incidences sur le fonctionnement des institutions. ». (Lesage Michel « Les procédures de conclusion des accords des accords internationaux de la France sous la Vème République », in Annuaire français de droit international, volume 8-n°8, 1962).

En ce qui concerne le référendum du 08.04.1962 et, à l’attention de certains propagandistes qui prônent la reconnaissance du 19 mars et clament que les Français l’ont approuvé à plus de 90%, je me permets de leur rappeler les points suivants : ce référendum excluait les personnes vivant en Algérie soit 5 millions de citoyens français ; les abstentions, les bulletins nuls ou blancs et les « non » représentaient 9.483.136 électeurs, soit 64,80% des inscrits. La France n’a pas, en fait, par son vote, ratifié les « accords d’Evian », mais « approuvé » un projet inconstitutionnel, sur lequel le Conseil d’Etat avait rendu, à une majorité écrasante, 48 voix contre 122, un arrêt défavorable repris par le Conseil constitutionnel. Ce référendum avait pour objet d’approuver un traité à venir (« les accords d’Evian ») et ne peut donc entrer dans le cadre de l’article 11 (« ratification d’un traité »), non plus que dans la catégorie des accords de communauté (l’Algérie d’ailleurs n’en fait pas partie). Dans sa thèse de doctorat du 26.06.1981, « la violation de la Constitution », Christian Coste souligne que : « Par le référendum du 08.04.1962, où les griefs juridiques subsistent et sont véhémentement invoqués contre les pouvoirs publics, trouvant de solides appuis dans l’avis défavorable du Conseil d’Etat et les réticences du Conseil constitutionnel, le thème de la violation est évoqué de manière subsidiaire ou superfétatoire. Le personnel politique semble avoir conscience de la difficulté de rendre véritablement mobilisateur le thème de la violation de la constitution. ». Mais, n’est-il pas vrai que, sous la Vème République, tous les hommes politiques de l’opposition dénoncent les violations de la constitution par le président de la République, De Gaulle, lui-même ? Quant au référendum d’autodétermination du 01.07.1962, après une démonstration détaillée chiffrée, l’historien Xavier Yacono relève que : « Il est évident que les résultats de ce référendum sont erronés et qu’ils ne peuvent être d’aucune utilité. Les admettre c’est conclure que la guerre d’Algérie ne s’est accompagnée d’aucune perte… ». (X. Yacono : les pertes algériennes ».). (Christian Coste « La violation de la Constitution. Réflexions sur les violations des règles constitutionnelles relatives aux pouvoirs publics en France », thèse de doctorat, 26.06.181, prix de thèse de l’Université de Paris-II, 1981, prix Paul Deschanel, 1982).

L’auteur rappelle l’origine du choix du 5 décembre pour rendre hommage à toutes les victimes : le décret n° 925-2003 du 26.09.2003, confirmant le choix des membres de la Commission Jean Favier qui avaient retenu, à la quasi-unanimité, par 11 voix contre 1 –celle de la FNACA dont les membres du bureau ont des attaches avec le PCF ce qui a été dénoncé à plusieurs reprises-, la date du 5 décembre pour rendre hommage à toutes les victimes civiles et militaires de la guerre d’Algérie et des combats du Maroc et de Tunisie, le président de la République, J. Chirac, signe un décret instituant une journée nationale d’hommage aux « Morts pour la France » pendant la guerre d’Algérie, fixant cette journée au 5 décembre.

Au moment où le Sénat s’apprête à discuter sur la commémoration du 19 mars 1962, il est bon de rappeler, qu’en Algérie, cette date ne figure pas au calendrier officiel des commémorations. Voici la France qui veut imposer une lecture escamotée de l’Histoire, dictée par le législateur et le pouvoir politique. Nous connaissons, pratiquement chaque année, ,ce que j’appelle le « Printemps des roucoulades » qui entraîne nos représentants de la Nation dans une fébrile effervescence à des fins purement électorales. Prêts à tout. Après la commémoration du 19 mars, pourquoi pas la Repentance. Je veux bien, à condition qu’en face s’applique aussi le Nadam qui est la manifestation de la repentance dans l’islam, en la circonstance pour les actes de barbarie commis par le passé en Algérie par le FLN, et qui n’ont épargné ni les Algériens entre eux, ni les juifs ou les chrétiens. Mais, la France, alors, se repentira bien vite de sa repentance.

L’Histoire, elle ne souffre d’aucun raccourci. Et, pour conclure, permettez-moi de vous faire partager ces paroles pleines de sagesse et de lucidité que l’ancien député européen socialiste et, actuel locataire à l’Elysée au service exclusif de François Hollande, Bernard Poignant citait : « La repentance est une méthode pontificale, marquée du sceau de la pénitence et en attente de rédemption. La quête de la vérité historique, la recherche inlassable des faits et leur publication relèvent du principe de reconnaissance, donc d’une méthode laïque et démocratique…De grâce, pas de repentance à répétition, pas d’anachronisme pour chaque événement, pas d’exception pour qui ce soit : les peuples portent en eux le meilleur le pire. ». (« Le Monde » du 13.12.2005).

Enfin, si l’ancien ministre de l’Algérie, Robert Lacoste, clamait : « De Gaulle a fini la guerre d’Algérie comme un charcutier.. », Bruno de Leusse, ancien membre de la délégation française lors des pourparlers avec le FLN, répondant au porte-parole du FLN Redha Malek, à propos du 19 mars, s’était écrié, le 05.05.1989 : « On ne fête pas Waterloo ! ».

 

Delenclos Michel Henri

Chercheur en histoire

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10 novembre 2012 6 10 /11 /novembre /2012 15:25

HOL 2343

 

 

ENTÊTE DF

Les 75 propositions de la Droite forte

Lutte contre les fraudes

Nous souhaitons supprimer à vie les allocations sociales pour tout fraudeur récidiviste.

> Nos 10 propositions sur la lutte contre les fraudes et l'assistanat

PME solidarité lutte contre la dette

Nous souhaitons réduire la dette en alignant tous les régimes du public sur le privé (retraite, jours de carence, hôpitaux publics / cliniques privées...) et soutenir les PME en instaurant la semaine de 40h, en supprimant les seuils sociaux et en établissant un contrat de travail unique.

> Nos 20 propositions pour le redressement économique et social de la France

Fonctionnement de l'UMP

Nous souhaitons organiser chaque 1er mai, sur la place du Trocadéro à Paris, la « grande fête populaire de la droite républicaine », autour des valeurs du travail, du mérite, du patriotisme et de la justice.

> Nos 10 propositions pour une UMP forte

Réforme de l'école

Nous souhaitons rétablir la liberté scolaire par le chèque éducation privé / public garantissant la liberté de choix des parents.

> Nos 10 propositions pour une école forte

Exemplarité des médias des syndicats et politiques

Nous souhaitons obtenir l'embauche de journalistes de droite sur les antennes radio et les chaines TV du service public qui sont payées par la redevance.

> Nos 10 propositions pour l'exemplarité des médias, des syndicats et des politiques

Valeurs républicaines et laïcité

Nous souhaitons inscrire dans la Constitution : "la France est une République laïque de tradition chrétienne".

> Nos 10 propositions sur les valeurs Républicaines et la laïcité

Pacte régalien

Nous souhaitons supprimer les remises de peines automatiques afin d’améliorer l’exécution des sanctions prononcées.

> Nos 5 propositions pour une justice forte

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10 novembre 2012 6 10 /11 /novembre /2012 08:59




Paris le 9 novembre 2012
L’Institut du Pays Libre  communique :
19 mars : en faire une journée de la honte ! 
Promoteurs de toutes les inversions législatives de déstructuration sociale, le gouvernement et sa majorité sont également dans une abjecte continuité d’utilisation de la désinformation historique au profit d’une systématisation de repentance-trahison. 
Ainsi ils voudraient commémorer le 19 mars 1962, jour du soi-disant « cessez-le-feu » en Algérie. 
Ce jour ne fut en effet que celui du « cessez-le-feu » pour notre armée mais pas pour les terroristes et tortionnaires fellaghas qui eurent désormais toute liberté pour tuer, enlever, violer, faire subir les pires abominations à des milliers de nos compatriotes pieds-noirs, notamment à des centaines de femmes qui connurent le pire de l’abomination humaine ; et comme elles, dans cette immense tragédie, le sort de nos compatriotes harkis génocidés par dizaines de milliers et selon les délires sadiques de leurs bourreaux : ébouillantés, énucléés, émasculés, dépecés, enterrés vivants.
Crimes contre l’humanité accomplis sans qu’ait pu intervenir, sauf les objections de conscience et les sursauts d’honneur, une armée française se voyant imposer un ordre déshonorant de confinement dans les casernes.
Il faudra donc, avec le Mémorial de l’Honneur Français, qu’en réplique à l’abomination de la commémoration officielle soient partout organisées des manifestations à la mémoire des victimes et de solidarité nationale avec les communautés endeuillées, les rescapés, les proches des victimes et avec ceux qui eurent, au prix de leur carrière, l’honneur de ne pas accepter des ordres infâmes.
Bernard Antony.
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9 novembre 2012 5 09 /11 /novembre /2012 18:04
Il n'y a pas de fumée sans feu!
Hollande et sont équipage
nous mène lentement mais surement dans le mur.
Sommes nous disposés à subir les conséquences de leur incompétence ?

De notre correspondant à Berlin

Les pistes de Berlin pour redresser la France

 

Par Patrick Saint-PaulMis à jour le 09/11/2012 à 17:43 | publié le 09/11/2012 à 17:36 Réactions

Le ministère allemand des Finances aurait demandé à des économistes de plancher sur la situation française. Berlin a en tête un catalogue de réformes indispensables.

Les cinq «sages» allemands, économistes de haut rang qui conseillent le gouvernement du pays, ont démenti avec empressement, vendredi, avoir été sollicités par le ministre allemand des Finances pour plancher sur des propositions de réformes pour la France.

Deux responsables s'exprimant sous le sceau de l'anonymat, ont confié à Reuters que Wolfgang Schäuble avait demandé aux «sages» de réfléchir à un rapport susceptible de donner des pistes de réformes pour la France. «Les inquiétudes s'accumulent en raison du manque d'action du gouvernement français sur la réforme du marché du travail», a dit Lars Feld, un des membres du comité des sages…

Seule certitude, la France est un sujet d'inquiétude quotidien aussi bien à la Chancellerie qu'au ministère des Finances. Et les annonces de Jean-Marc Ayrault en début de semaine n'ont rassuré qu'à moitié, Berlin ayant déjà en tête un catalogue de réformes structurelles indispensables pour relancer l'économie française.

Crainte d'un réveil des marchés

La semaine passée, un responsable placé au cœur de la machine gouvernementale à Berlin avait dressé pour le Figaro l'inventaire des recettes des économistes allemands, pour créer un choc de compétitivité en France: «baisser le coût du travail», «abolir les 35 heures», «augmenter la flexibilité», «mettre fin aux avantages des fonctionnaires trop privilégiés par rapport aux emplois précaires», «réduire le poids de l'État dans l'économie», «lever les barrières à la concurrence», «baisse des impôts», «réforme du système social, notamment les retraites».

Les économistes écoutés par le gouvernement rappellent que la Grècebénéficiait encore de la clémence des marchés à l'automne 2009, quelques mois avant la débandade du printemps 2010. Et ils savent que la force de frappe du MES serait largement insuffisante pour voler au secours de la France.

Ils jugent donc essentiel que François Hollande prenne les devants avant un réveil tardif, mais potentiellement dévastateur, des marchés. «Ce serait bien si les socialistes engageaient maintenant vraiment des réformes structurelles. Cela ferait du bien au pays et à l'Europe», a déclaré, à propos de la France, Volker Kauder, président du groupe parlementaire des conservateurs et proche d'Angela Merkel.

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9 novembre 2012 5 09 /11 /novembre /2012 09:35

 

Afin que chacun sache qui a voté pour  cette reconnaissance scélérate !

 

 

Reconnaissance du 19 mars comme journée nationale du souvenir et du recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d'Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc
Scrutin n° 20 - séance du 8 novembre 2012
sur l'ensemble de la proposition de loi, adoptée par l'Assemblée nationale, relative à la reconnaissance du 19 mars comme journée nationale du souvenir et du recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d'Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc
Résultat du scrutin
Nombre de votants :
340
Suffrages exprimés :
335
Majorité des suffrages exprimés :
168
Pour :
181
Contre :
154
Le Sénat a adopté
Analyse par groupes politiques
Groupe Union pour un Mouvement Populaire (131)
Pour : 6- MM. Alain Chatillon, Jean-Paul Emorine, Alain Fouché, Alain Houpert, Bernard Saugey, Jean-Pierre Vial
Contre :120- MM. Pierre André, Philippe Bas, René Beaumont, Christophe Béchu, Michel Bécot, Claude Belot, Joël Billard, Jean Bizet, Pierre Bordier, Mme Natacha Bouchart, M. Joël Bourdin, Mme Marie-Thérèse Bruguière, MM. François-Noël Buffet, François Calvet, Christian Cambon, Jean-Pierre Cantegrit, Jean-Noël Cardoux, Jean-Claude Carle, Mme Caroline Cayeux, MM. Pierre Charon, Jean-Pierre Chauveau, Marcel-Pierre Cléach, Christian Cointat, Gérard Cornu, Raymond Couderc, Jean-Patrick Courtois, Philippe Dallier, Serge Dassault, Mme Isabelle Debré, MM. Robert del Picchia, Francis Delattre, Gérard Dériot, Mmes Catherine Deroche, Marie-Hélène Des Esgaulx, MM. Éric Doligé, Philippe Dominati, Michel Doublet, Mme Marie-Annick Duchêne, MM. Alain Dufaut, André Dulait, Ambroise Dupont, Louis Duvernois, Hubert Falco, Mme Jacqueline Farreyrol, MM. André Ferrand, Louis-Constant Fleming, Michel Fontaine, Jean-Paul Fournier, Christophe-André Frassa, Pierre Frogier, Yann Gaillard, René Garrec, Mme Joëlle Garriaud-Maylam, MM. Jean-Claude Gaudin, Jacques Gautier, Patrice Gélard, Bruno Gilles, Mme Colette Giudicelli, MM. Alain Gournac, Francis Grignon, François Grosdidier, Charles Guené, Pierre Hérisson, Michel Houel, Jean-François Humbert, Mme Christiane Hummel, MM. Benoît Huré, Jean-Jacques Hyest, Mlle Sophie Joissains, Mme Christiane Kammermann, M. Roger Karoutchi, Mme Fabienne Keller, M. Marc Laménie, Mme Élisabeth Lamure, MM. Gérard Larcher, Robert Laufoaulu, Daniel Laurent, Jean-René Lecerf, Antoine Lefèvre, Jacques Legendre, Dominique de Legge, Jean-Pierre Leleux, Philippe Leroy, Gérard Longuet, Jean-Louis Lorrain, Roland du Luart, Michel Magras, Philippe Marini, Pierre Martin, Jean-François Mayet, Mme Colette Mélot, MM. Alain Milon, Albéric de Montgolfier, Philippe Nachbar, Louis Nègre, Philippe Paul, Jackie Pierre, François Pillet, Xavier Pintat, Louis Pinton, Rémy Pointereau, Christian Poncelet, Ladislas Poniatowski, Hugues Portelli, Mmes Sophie Primas, Catherine Procaccia, MM. Henri de Raincourt, André Reichardt, Bruno Retailleau, Charles Revet, René-Paul Savary, Michel Savin, Bruno Sido, Mme Esther Sittler, MM. Abdourahamane Soilihi, André Trillard, Mme Catherine Troendle, MM. François Trucy, Hilarion Vendegou, René Vestri
Abstentions : 2- MM. Gérard César, Bernard Fournier
N'ont pas pris part au vote : 3- M. Jean-Pierre Raffarin, Président de séance, MM. Gérard Bailly, Jean-Claude Lenoir
Groupe socialiste et apparentés (127)
Pour :126- Mmes Jacqueline Alquier, Michèle André, MM. Serge Andreoni, Maurice Antiste, Jean-Étienne Antoinette, Alain Anziani, David Assouline, Bertrand Auban, Dominique Bailly, Mme Delphine Bataille, MM. Claude Bérit-Débat, Michel Berson, Jacques Berthou, Jean Besson, Mmes Maryvonne Blondin, Nicole Bonnefoy, MM. Yannick Botrel, Martial Bourquin, Mme Bernadette Bourzai, MM. Michel Boutant, Jean-Pierre Caffet, Pierre Camani, Mme Claire-Lise Campion, M. Jean-Louis Carrère, Mme Françoise Cartron, MM. Luc Carvounas, Bernard Cazeau, Yves Chastan, Jacques Chiron, Mme Karine Claireaux, MM. Gérard Collomb, Jacques Cornano, Roland Courteau, Yves Daudigny, Marc Daunis, Michel Delebarre, Jean-Pierre Demerliat, Mme Christiane Demontès, MM. Félix Desplan, Claude Dilain, Claude Domeizel, Mmes Odette Duriez, Josette Durrieu, MM. Vincent Eblé, Philippe Esnol, Mme Frédérique Espagnac, MM. Alain Fauconnier, Jean-Luc Fichet, Jean-Jacques Filleul, Jean-Claude Frécon, Mme Catherine Génisson, M. Jean Germain, Mmes Samia Ghali, Dominique Gillot, MM. Jacques Gillot, Jean-Pierre Godefroy, Gaëtan Gorce, Jean-Noël Guérini, Didier Guillaume, Claude Haut, Edmond Hervé, Mme Odette Herviaux, MM. Claude Jeannerot, Philippe Kaltenbach, Ronan Kerdraon, Mmes Bariza Khiari, Virginie Klès, MM. Yves Krattinger, Georges Labazée, Serge Larcher, Mme Françoise Laurent-Perrigot, MM. Jean-Yves Leconte, Jacky Le Menn, Mme Claudine Lepage, MM. Jean-Claude Leroy, Alain Le Vern, Mme Marie-Noëlle Lienemann, MM. Jeanny Lorgeoux, Jean-Jacques Lozach, Roger Madec, Philippe Madrelle, Jacques-Bernard Magner, François Marc, Marc Massion, Rachel Mazuir, Mmes Michelle Meunier, Danielle Michel, MM. Jean-Pierre Michel, Gérard Miquel, Jean-Jacques Mirassou, Thani Mohamed Soilihi, Robert Navarro, Alain Néri, Mme Renée Nicoux, MM. Jean-Marc Pastor, Georges Patient, François Patriat, Daniel Percheron, Jean-Claude Peyronnet, Bernard Piras, Roland Povinelli, Mme Gisèle Printz, MM. Marcel Rainaud, Daniel Raoul, François Rebsamen, Daniel Reiner, Alain Richard, Roland Ries, Gilbert Roger, Yves Rome, Mmes Laurence Rossignol, Patricia Schillinger, MM. Jean-Pierre Sueur, Simon Sutour, Mme Catherine Tasca, MM. Michel Teston, René Teulade, Jean-Marc Todeschini, Richard Tuheiava, André Vairetto, André Vallini, René Vandierendonck, Yannick Vaugrenard, Michel Vergoz, Maurice Vincent, Richard Yung
N'a pas pris part au vote : 1- M. Jean-Pierre Bel, Président du Sénat
Groupe Union des Démocrates et Indépendants - UC (32)
Pour : 1- M. Pierre Jarlier
Contre :27- MM. Jean-Paul Amoudry, Jean Arthuis, Jean Boyer, Vincent Delahaye, Marcel Deneux, Yves Détraigne, Mme Muguette Dini, MM. Daniel Dubois, Jean-Léonce Dupont, Mmes Françoise Férat, Jacqueline Gourault, Sylvie Goy-Chavent, Chantal Jouanno, M. Jean-Jacques Lasserre, Mme Valérie Létard, MM. Hervé Marseille, Hervé Maurey, Jean-Claude Merceron, Michel Mercier, Aymeri de Montesquiou, Mme Catherine Morin-Desailly, MM. Christian Namy, Yves Pozzo di Borgo, Gérard Roche, Henri Tandonnet, Jean-Marie Vanlerenberghe, François Zocchetto
Abstention : 1- M. Vincent Capo-Canellas
N'ont pas pris part au vote : 3- M. Jean-Marie Bockel, Mme Nathalie Goulet, M. Joël Guerriau
Groupe communiste républicain et citoyen (20)
Pour :20- Mmes Éliane Assassi, Marie-France Beaufils, MM. Michel Billout, Éric Bocquet, Mmes Laurence Cohen, Cécile Cukierman, Annie David, Michelle Demessine, Évelyne Didier, MM. Christian Favier, Guy Fischer, Thierry Foucaud, Mme Brigitte Gonthier-Maurin, MM. Pierre Laurent, Gérard Le Cam, Michel Le Scouarnec, Mmes Isabelle Pasquet, Mireille Schurch, MM. Paul Vergès, Dominique Watrin
Groupe du Rassemblement Démocratique et Social européen (18)
Pour :16- MM. Nicolas Alfonsi, Jean-Michel Baylet, Alain Bertrand, Christian Bourquin, Jean-Pierre Chevènement, Yvon Collin, Pierre-Yves Collombat, François Fortassin, Robert Hue, Mme Françoise Laborde, MM. Stéphane Mazars, Jacques Mézard, Jean-Pierre Plancade, Jean-Claude Requier, Robert Tropeano, Raymond Vall
Contre : 1- M. Gilbert Barbier
Abstention : 1- M. François Vendasi
Groupe écologiste (12)
Pour :11- Mmes Kalliopi Ango Ela, Aline Archimbaud, Esther Benbassa, Marie-Christine Blandin, Corinne Bouchoux, MM. Ronan Dantec, Jean Desessard, André Gattolin, Joël Labbé, Mme Hélène Lipietz, M. Jean-Vincent Placé
Abstention : 1- Mme Leila Aïchi
Sénateurs ne figurant sur la liste d'aucun groupe (7)
Pour : 1- M. Pierre Bernard-Reymond
Contre :6- MM. Philippe Adnot, Philippe Darniche, Gaston Flosse, Jean-François Husson, Jean Louis Masson, Alex Türk
Analyse détaillée
Ont voté pour
Ont voté contre
cxyiv1211044335MsoNormal"> Hilarion Vendegou
Abstentions
N'ont pas pris part au vote
Jean-Pierre Bel, Président du Sénat
Jean-Pierre Raffarin, Président de séance
Les nombres annoncés en séance avaient été de :
Nombre de votants :
341
Suffrages exprimés :
336
Majorité des suffrages exprimés :
169
Pour :
181
Contre :
155
Mais, après vérification, ces nombres ont été rectifiés conformément à la liste ci-dessus.
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Published by voxpop - dans La France en résistance
9 novembre 2012 5 09 /11 /novembre /2012 09:01
  • 9 nov. 2012
  • Le Figaro
  • JEAN-MARIE GUÉNOIS
OUI nous allons manifester notre opposition !

 Le cardinal André VingtTrois ne se laisse pas impressionner par les « injures publiques et les arguments ad hominen » dont il a été l’objet, notamment à la une de Charlie Hebdo. Ce genre de réactions, a-t-il noté, jeudi, dans son discours de conclusion de l’assemblée plénière des évêques à Lourdes, laisse plutôt « paraître chez certains la difficulté à accepter un véritable débat ». Parmi ces attaques, a-t-il souligné, « l’accusation d’homophobie est la plus habituelle » . Or, a rétorqué l’archevêque de Paris, « dénoncer la supercherie que serait un mariage entre personnes du même sexe n’empêche pas, au contraire, de comprendre le besoin de reconnaissance de personnes homosexuelles, besoin que ce supposé mariage ne satisferait d’ailleurs pas. Nous sommes convaincus que les personnes homosexuelles, comme tout un chacun, sont appelées à rencontrer et suivre le Christ. Il y a pour elles aussi un chemin vers la sainteté, à parcourir pas à pas, et l’Église est toujours disposée à les accompagner sur ce chemin. »

Et de constater que l’Église n’est pas si isolée que cela dans sa prise de position, car bon nombre de Français se posent les mêmes questions : « La position très ferme que nous avons prise au sujet de la transformation légale du mariage a suscité bien des remous. Les réactions, plus diversifiées qu’on ne l’imaginait, ont montré un trouble réel de nos concitoyens qui expriment de véritables interrogations sur la pertinence et l’urgence du projet. »

Combat d’autant plus crucial à mener qu’ « une fois encore, a-t-il insisté, nous voulons rappeler les grands absents de cette discussion : les enfants. » D’où, son nouvel appel lancé à tous les catholiques – appuyé par les évêques – à manifester leur opposition : « Que les catholiques de notre pays sachent que leurs évêques les encouragent à parler, à écrire, à agir, à se manifester… Ils ont le droit de témoigner de ce qui, dans la lumière de notre foi et selon la logique de la raison et du bon sens, leur semble essentiel pour le présent et pour l’avenir. »

Le président de la conférence des évêques a également noté que cette lutte dépassait de loin l’assise des catholiques : « Nous nous réjouissons que, dans le cadre de la légalité et dans le respect des personnes, de nombreuses initiatives soient prises par nos concitoyens, croyants ou non, pour s’opposer au projet du gouvernement dans son état actuel. Beaucoup de catholiques s’engagent dans ce sens avec des personnes d’autres courants de pensée ou d’autres religions. » Ce mouvement de fond qui transcende les « clivages politiques ».

En conclusion, l’homme d’église a ouvertement critiqué les priorités du gouvernement : « Nous regrettons que le choix du gouvernement polarise tellement les attentions sur un sujet qui reste second, si l’on tient compte des préoccupations prioritaires qui assaillent beaucoup de nos concitoyens en raison des conséquences de la crise économique et financière : fermeture d’entreprises, hausse du chômage, précarité croissante des familles les plus fragiles, etc. Nos associations, engagées dans la solidarité sociale, relèvent toutes l’aggravation de la situation, notamment des plus jeunes. »

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Published by voxpop - dans La France en résistance
9 novembre 2012 5 09 /11 /novembre /2012 08:30
  • 9 nov. 2012
  • Le Figaro
  • IVAN RIOUFOL RIO irioufol@lef irioufol@lefigaro.fr blog.lefigaro.fr/rioufol

Bonne nouvelle : les Français se rebiffent. Le bras d’honneur de Gérard Longuet, invité à commenter la demande d’Alger d’une «repentance» de la France pour ses « crimes coloniaux » , résume un état d’esprit qui parcourt le pays. Le sénateur UMP ne se savait pas filmé quand, la semaine dernière, il s’est spontanément laissé aller à cette impertinence, en réponse à une énième mise en accusation par le gouvernement algérien qui, pour sa part, s’est toujours exonéré des crimes d’hier contre les pieds-noirs, les harkis, les Kabyles. L’Algérie veut toujours plus de mea culpa, même après avoir entendu François Hollande reconnaître récemment la gravité de la répression de la manifestation parisienne du 17 octobre 1961, en oubliant au passage les exécutions du FLN contre les récalcitrants. Ce bras d’honneur a vite été excusé. Il est dans l’air du temps.

La maréchaussée, qui croyait avoir mis au pas l’atavique esprit frondeur, est débordée par les contrevenants. Partout, ses intimidations font chou blanc. L’accusation en homophobie, censée protéger de la critique le communautarisme homosexuel, vole en éclats à propos du mariage gay exigé au nom d’une égalité tirée par les cheveux. La surprenante pugnacité des religions, et singulièrement des évêques de France, secoue l’opinion au point que le Grand Orient s’est cru obligé, lundi, de rappeler méchamment à l’Église à ne pas « interférer » dans les débats, sans s’interroger lui-même sur sa légitimité. L’islamophobie, pareillement, est désormais comprise pour ce qu’elle est : un moyen destiné à rendre intouchable l’islam politique. La une du Point sur «Cet islam sans gêne» rappelle que des médias sortent enfin de leur autocensure.

Ces réactivités, qui vont susciter dès ces prochains jours d’inédites manifestations de rue contre l’islam radical et le mariage homosexuel, approuvé mercredi en Conseil des ministres, sont autant de bras d’honneur aux missionnaires du discours cloné, revigorés par l’élection de François Hollande et la réélection de Barack Obama. Un vent de résistance se lève contre les interdictions d’énoncer des évidences. Le refus du déclin mobilise les initiatives de la droite, hébétée lorsqu’elle était au pouvoir. Jean-François Copé, candidat à la présidence de l’UMP, ne fait pas mystère de suivre ce courant porteur que François Fillon a tort de juger «clivant» . Ce réveil pousse aussi sous les projecteurs la jeune génération de l’UMP (la Droite forte) représentée par Guillaume Peltier et Geoffroy Didier. De bonnes cartes sont à jouer.

Mais la gauche a aussi l’opportunité de se ressaisir, tandis que les réalités démasquent les faux-monnayeurs et leurs baratins. Quand Louis Gallois, ancien patron de la SNCF et d’EADS, adjure, lundi, le gouvernement d’ «arrêter la glissade» des entreprises non concurrentielles, il invite peu ou prou le chef de l’État à faire, à son tour, un bras d’honneur aux dogmes socialistes et aux ayatollahs Verts : les premiers refusent de penser la compétitivité au prétexte de ne pas «faire de cadeaux aux patrons» ; les seconds vont jusqu’à refuser de mener des recherches sur l’extraction du gaz de schiste, cette possible énergie de substitution. Si le gouvernement a préféré reculer devant les imprécations des écolos, son sursaut en faveur des patrons est l’autre bonne nouvelle de la semaine. Le PS, converti au bon sens ?

Ce que le ministre de l’Économie, Pierre Moscovi, présente comme « une véritable révolution copernicienne pour la gauche » est plus simplement une conversion à un bon sens qui lui était étranger. Ce bon sens estcelui du rapport Gallois quand il note que le coût du travail, qui supporte le poids énorme du financement de la protection sociale, freine la productivité des entreprises et explique le décrochage du commerce extérieur. Certes, Jean-Marc Ayrault n’a pas été, mardi, jusqu’à reprendre la trop évidente et minimaliste suggestion d’alléger immédiatement de 20 milliards d’euros les charges patronales et de 10 milliards les charges salariales. Reste que le crédit d’impôt de 20 milliards d’euros en faveur des entreprises pour 2014, l’engagement à réduire de 10 milliards supplémentaires les dépenses de l’État et le recours à la TVA que s’interdisait le candidat Hollande, sont des petits pas réformistes qui vont dans la bonne direction, même s’ils empruntent des chemins tortueux et s’ils évitent de poser la question du financement futur du modèle social. Mais le gouvernement ne voit-il pas que ces mesures, qui laissent comprendre que l’impôt est un frein au dynamisme économique, contredisent sa boulimie fiscale ? Obama et le déclin américain

La victoire de Barack Obama, mercredi, met cependant un bémol aux remises en question du politiquement correct. Le président américain, réélu par les minorités, est le produit de cette idéologie culpabilisante et racialiste, qui estime que l’Occident aura toujours quelque chose à se faire pardonner et que le temps est venu pour l’homme blanc de laisser la place. «Nous sommes en grande convergence» , s’est empressé de déclarer le président français, soutenu par la claque médiatique. Mais l’absence de triomphalisme ayant accueilli, aux États-Unis, la reconduction d’Obama (qui a perdu huit millions de voix par rapport à 2008) souligne une inquiétude de la société sur sa cohésion et la préservation de sa puissance, écornée par quatre ans de mandat ( voir mon blog). Mitt Romney a échoué à cause d’alliés extrêmes, de son inconstance et de son incapacité à s’adresser, notamment, à la minorité hispanique, de plus en plus importante : en 2004, elle avait apporté 44 % de ses voix à George W. Bush, contre 27 % cette fois-ci à Romney. Les États-Unis, qui n’impressionnent plus sur le plan international, sauront-ils conjurer leur déclin amorcé ? Contestable progrès

 

 

 

 

 

 

Jamais les États-Unis n’ont été aussi fractionnés et affaiblis que sous l’effet du changement de leur population. 93 % des Noirs, 73 % des Asiatiques, 71 % des Hispaniques ont voté Obama, tandis que Romney a recueilli 59 % du vote des Blancs. Est-ce ce type de communautarisme qui est souhaitable pour la France ? Il est encore temps de faire un bras d’honneur à ce multiculturalisme qui cherche à s’imposer au nom d’un contestable progrès.

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Published by voxpop - dans La France en résistance
9 novembre 2012 5 09 /11 /novembre /2012 08:17

La proposition de loi PS, approuvée par le Sénat, est définitivement adoptée par le Parlement.

PARLEMENT Le Sénat a adopté jeudi la proposition de loi socialiste, très controversée, qui consacre le 19 mars 1962 - jour du cessez-le-feu en Algérie - comme journée nationale du souvenir « des victimes civiles et militaires de la guerre d’Algérie » . Le texte a été approuvé par 181 voix contre 155. La gauche a voté pour, le centre et la droite contre. La proposition de loi est définitivement adoptée par le Parlement.

Auparavant existait une journée d’hommage consacrée aux seuls « morts pour la France » pendant la guerre d’Algérie, instituée en 2003. À l’époque, afin de réconcilier des mémoires fragmentées, Jacques Chirac avait choisi une date neutre, le 5 décembre, jour où il avait inauguré le Mémorial consacré aux 24 000 militaires français tués pendant le conflit, quai Branly, à Paris.

Le rapporteur de la proposition de loi, Alain Néri (PS, Puy-de-Dôme), a défendu le 19 mars par la nécessité de « rendre hommage aux deux millions d’appelés du contingent mobilisés pendant le conflit » . Ses collègues de la majorité sénatoriale ont estimé que cette date permettait de rendre hommage à toutes les victimes.

Un « risque grave de division entre Français »

Les sénateurs UMP, pour leur part, se sont opposés à cette date. Ils ont considéré que choisir le 19 mars revenait à occulter que plusieurs milliers d’Européens et quelque 80 000 harkis ont été tués après le cessez-le-feu. Et ils ont accusé la gauche d’utiliser l’histoire à des fins partisanes alors que François Hollande doit se rendre en Algérie en décembre.

Rapatriés et harkis ont exprimé leur hostilité à ce texte. Les anciens combattants, pour leur part, sont divisés. L’Union nationale des combattants (UNC), qui se veut apolitique, et trente autres associations - elles compteraient 1 200 000 adhérents au total – voient dans le choix du 19 mars un « risque grave de division profonde entre Français » . En revanche, la Fédération nationale des anciens combattants d’Algérie (Fnaca), plutôt à gauche et qui revendique 350 000 membres, marque son « attachement indéfectible » au 19 mars.

La proposition de loi que vient d’entériner le Sénat avait été approuvée par l’Assemblée nationale début 2002, lorsque Lionel Jospin était premier ministre. L’UMP a estimé que le choix de la gauche sénatoriale de reprendre un texte vieux de plus de dix ans l’exposait à une censure du Conseil constitutionnel.

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