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27 août 2012 1 27 /08 /août /2012 08:07
  • Classement de l'article 
  • 27 août 2012
  • Le Figaro
Les Allemands observent avec commisération nos contre-performances.

Ils comprennent mal qu’on ne cherche pas à y porter remède.

Grâce à l’euro, il a été effectivement possible d’instaurer les 35 heures. Mais ce fut une erreur tragique de s’adonner aux « délices de Capoue ». Les Allemands ne nous le pardonnent pas

La Grèce, comment la sauver, devrait-elle quitter l’euro ? Le désaccord larvé entre Paris et Berlin est l’arbre qui cache la forêt. Ne nous y trompons pas. L’opposition de fond entre les deux premières puissances de l’Euroland revêt une tout autre ampleur. Elle porte sur la politique économique de la France. Forte de ses propres succès, l’Allemagne hésite de moins en moins à se faire juge.

Jean-Marc Ayrault, le premier ministre, annonce-t-il la semaine dernière une diminution « modeste » et « provisoire » des taxes pour alléger les prix à la pompe ? « Faire baisser le prix des carburants ne fait pas partie du rôle du gouvernement », réplique Steffen Seibert, le porte-parole de la chancelière Angela Merkel. Sous entendu, quelle sotte idée que de subventionner des produits importés.

Au début de l’été Wolfgang Schaüble, le ministre des Finances, avait jugé le retour à la retraite à 60 ans pour certaines catégories de salariés en France contraire aux engagements européens : « En Europe nous avons décidé d’adapter nos systèmes de protection sociale à l’évolution démographique », avait grondé le grand argentier allemand dans une interview à la Stampa italienne.

La commémoration des cent premiers jours de François Hollande à l’Élysée a donné lieu à des bilans peu amènes dans la presse vis-à-vis de la « Grande Nation », comme on nous appelle ironiquement depuis plus de deux siècles outre-Rhin. « Le nouveau chef d’État serait mou comme un hippopotame » , s’amuse la Süddeutsche Zeitung, brodant sur le terme d’« hypoprésident ». Dans un dossier spécial de 19 pages sur « le village gaulois », Der Spiegel, instruit un véritable procès : « Il est révélateur que Hollande n’utilise jamais le mot “réforme” quand il parle de rendre la France économiquement forte. Il parle de “redressement”…Ce qui ne fait pas appel à l’effort. » Et tout en publiant une carte de France des douze sites automobiles de Renault et PSA dans l’Hexagone, avec pour chacun les pertes chiffrées de production depuis 2004, Der Spiegel, l’un des hebdomadaires les plus influents d’Europe, explique à ses lecteurs « comment Paris est en train de tuer l’industrie française. » Et de conclure : « La politique industrielle de la France est un échec. Les entreprises et les politiques ont raté le coche de la mondialisation. »

Angela Merkel elle-même ne disait rien d’autre fin juin devant un parterre d’entrepreneurs à Berlin : « L’Europe doit discuter des différences croissantes entre les économies française et allemande. » Quand l’une s’embourbe dans les déficits, l’autre affiche un excédent public de 8,5 milliards d’euros et un surplus commercial de 93,4 milliards au premier semestre 2012. Nous avons la même monnaie, mais on pourrait dire de l’euro ce que Winston Churchill déclarait à propos de l’anglais : « La Grande-Bretagne et les États-Unis sont deux nations séparées par une langue commune. »

Un instrument monétaire n’est rien en soi, tout dépend de son usage. Depuis quarante ans et le premier choc pétrolier de 1973, l’Allemagne a fait le choix d’une monnaie forte de façon à alléger sa facture pétrolière. La France a suivi une tout autre stratégie, de nature protectionniste, en construisant une industrie nucléaire censée assurer son indépendance énergétique. L’instauration de l’euro en 1999 n’a rien changé. Berlin a continué de privilégier l’ouverture sur le grand large et sa compétitivité industrielle, alors que Paris a cru voir dans la devise européenne un bouclier visà-vis des marchés. Grâce à quoi, il a été effectivement possible d’instaurer les 35 heures. Mais ce fut une tragique erreur de profiter de l’Euroland pour s’adonner aux « délices de Capoue ». Les Allemands ne nous le pardonnent pas et on les comprend.

Il règne en cet été 2012 une étrange atmosphère qui nous ramène curieusement un siècle plus tôt. Les Américains le soulignent à longueur de colonne depuis quelques semaines. L’économiste Paul Krugman vient ainsi d’exhumer le livre de 1910 du Britannique Norman Angell, La Grande Illusion : ce dernier expliquait alors qu’une guerre était impossible tellement les relations économiques et financières des pays européens étaient profondément imbriquées. Il serait « illusoire » d’imaginer qu’un conflit militaire puisse servir les intérêts de quelque nation.

L’ouvrage reflétait les idées de la Cité de Londres. Il connut un énorme succès populaire. Les mouvements pacifistes s’en nourrirent, tout particulièrement Jean Jaurès en France. Norman Angell réactualisa sa thèse en 1933 et cette nouvelle publication lui valut le prix Nobel de la paix. Le cinéaste Jean Renoir reprit délibérément le titre du livre pour son film le plus célèbre, La Grande Illusion (1937), traitant de l’amitié fondamentale des peuples.

Par deux fois l’Histoire a démenti l’analyse selon laquelle les intérêts économiques bien compris constituaient un gage de paix et de coopération. La zone euro n’en est pas moins confrontée à un défi comparable : l’éclatement de la monnaie européenne conduirait de facto à une guerre économique en tout cas (dévaluations, protectionnismes en tous genres…). Les effets en seraient dommageables pour tous. Mais on ne peut négliger l’impatience des opinions publiques. « Mieux vaut une fin douloureuse qu’une douleur sans fin », dit un adage allemand dont les eurosceptiques d’outre-Rhin font actuellement leurs choux gras.

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Published by voxpop - dans La France en résistance
26 août 2012 7 26 /08 /août /2012 22:22

Une analyse pertinente de l'une d'entre vous :

 
 A l’occasion de la fin du Ramadan, François Hollande vient
d’adresser ses vœux aux Musulmans de France. C’est gentil mais ce n’est
pas… « normal ».
A-t-il adressé ses vœux aux Catholiques et aux Juifs le jour de Pâques ?
Considère-t-il les Musulmans comme des Français « à part » qui
mériteraient des égards particuliers ?

La laïcité c’est, bien sûr, permettre à chacun de pratiquer la foi qui
est la sienne mais c’est, aussi et surtout, l’obligation pour l’Etat
d’ignorer les croyances des uns ou des autres et, a fortiori, de ne
privilégier aucune religion. Depuis qu’il est devenu la deuxième
religion de France et que, sous l’influence de l’étranger, il a repris
toute sa vigueur, avec des extrémistes, l’Islam pose, évidemment, un
problème à notre société.

L’Islam rigoureux impose à ses adeptes des usages bien souvent
incompatibles avec nos traditions. Pire, il constitue une communauté «
internationale » qui rattache ses pratiquants à des pays étrangers.
Les Musulmans prient en direction de La Mecque, leurs mosquées sont
construites avec de l’argent qui vient, généralement, des pays du Golfe
et les paraboles de leurs télévisions sont tournées vers le Maghreb. Le
rêve d’un Islam « à la française » est une utopie. Personne ne peut
d’ailleurs reprocher à un « bon » Musulman de ne pas être un partisan de
la laïcité, de ne pas accepter la séparation de la mosquée et de l’Etat,
de préférer les paroles du Prophète à nos Constitutions et à nos lois et
de souhaiter que l’Islam triomphe à travers la planète.
Nos responsables politiques, de droite comme de gauche, n’ont jamais
su quelle attitude adopter en face de cette question.
Créer un Conseil du Culte musulman était évidemment maladroit. C’était
officialiser une communauté religieuse dans un pays laïc qui bannit tout
communautarisme. L’idée était de noyer les extrémistes au milieu des
modérés. Comme on aurait dû s’y attendre, ce sont les plus radicaux qui
ont immédiatement pris en main cet organisme.
Parler de « laïcité positive » était, bien sûr, aussi absurde que
d’évoquer la « discrimination positive ». Affirmer que le curé (le
rabbin et donc l’imam) était plus important que l’instituteur était
intolérable. On a beau tourner en rond comme des derviches, nous n’avons
pas d’autre choix que d’être fidèles à nous-mêmes et donc intransigeants
avec notre bonne vieille laïcité… judéo-chrétienne.
Qu’il y ait en France des Chrétiens, des Juifs, des Musulmans, des
Bouddhistes et quelques croyants de toutes les religions que l’Humanité
a pu inventer au fil des millénaires est une réalité. Certains diront
même une richesse pour notre patrimoine collectif. Mais l’Etat, garant
de l’harmonie de la communauté nationale, la seule que nous ayons à
reconnaitre, n’a pas à s’en mêler et à mettre un pied dans l’église, la
synagogue, la mosquée ou le temple. Le message d’aujourd’hui du
président de la République était d’ailleurs totalement incohérent
puisque, tout en s’adressant à la « communauté » des Musulmans de
France, il affirmait « La laïcité demeurera indéfectiblement la règle de
notre République ». Or, cette laïcité qu’on nous sert à toutes les
sauces interdit que le chef de l’Etat s’adresse à une communauté
religieuse, quelle qu’elle soit, puisque notre République ne reconnait
que la communauté nationale.
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Published by voxpop
26 août 2012 7 26 /08 /août /2012 18:15
Hollande reçoit le tyran polygame du Bahreïn : les journalistes bien plus discrets qu’avec Sarko-Kadhafi !

« Moi, président de la République, je ferai en sorte que mon comportement soit à chaque instant exemplaire. »

Heureusement qu’il se trouve encore quelques journalistes dignes de ce nom comme Nadège Puljak de l’AFP qui a posté lundi sur Tweeter cette photo d’un Normal 1er recevant en catimini son invité sur le perron de l’Elysée, le tyran sunnite Hamad Ben Issa El-Khalifa, roi du Bahreïn, paraissant prendre des ordres du militaire barbu placé derrière eux.

Le roi, époux trois fois comblé de sa cousine en premières noces, d’une 2e épouse koweitienne puis d’une 3e qatarie et papa de 12 enfants, est régulièrement accusé de réprimer dans le sang et la torture toute tentative de manifestation, notamment depuis mars 2011, début de contestations violentes ayant conduit à la mort de 60 personnes selon Amnesty International, ainsi qu’à des centaines de blessés.

Le 9 juillet dernier l’opposant Nabeel Rajab a notamment été condamné à 3 mois de prison au motif de “diffamation envers les citoyens de la ville de Muharraq” pour un tweet dans lequel il lançait un appel à la démission du premier ministre, et où il affirmait que les habitants de Muharraq n’avait bien accueilli ce dernier que parce qu’il les avait grassement payés. Aussitôt les policiers encagoulés sont allés le cueillir à son domicile pour l’emmener de force en prison.

Reporters Sans Frontières avait alors déclaré « Nous encourageons la justice bahreïnie à concentrer son énergie sur les cas de tortures et de graves violations des droits de l’homme qui se sont produits ces derniers mois, et à demander des comptes à leurs auteurs.”

Le journaliste bahreïni Ahmed Ismael s’est fait tirer dessus à coup de canon pour avoir téléchargé des vidéos et des photos des manifestations du peuple réclamant au prix de sa vie le droit à la démocratie.

Au printemps dernier la répression s’est encore étendue à l’ensemble du personnel médical, aux médecins torturés pour avoir soigné des manifestants, ainsi qu’aux défenseurs des droits de l’homme systématiquement arrêtés ou victimes d’intimidations, quand ils ne disparaissent pas purement et simplement.

Dans les entreprises les licenciements sont devenus de mise avec des punitions collectives, de même que la censure afin d’empêcher toute tentative d’accès à la liberté, à la justice sociale et à la démocratie réclamée par le peuple bahreïni. Le pays est mis sous chape dans un climat de terreur et de répression avec des tirs de gaz à bout portant, jusque dans les maisons, et visant généralement la tête, causant des graves troubles respiratoires, notamment chez les personnes âgées et les enfants. Les étudiants pro-démocratie sont systématiquement emprisonnés ainsi que leurs professeurs.

Voilà donc le portrait du nouvel ami à qui Flamby déroule le tapis rouge du sang des dissidents dans un silence médiatique assourdissant.

Car quand Sarkozy avait accueilli Khadafi ça avait été – à juste titre – un scandale national, toute la presse en avait fait ses choux gras mais là, rien. Car Hollande est de la même famille que les journalistes, celle de gauche, il est donc intouchable quoiqu’il fasse. Etre de gauche est une identité à défendre, l’unique revendication identitaire acceptable en France, quand toutes les autres revendications identitaires sont honnies avec dégoût. Fais ce que je dis, ne fais pas ce que je fais…

Totalitarisme, quand tu les tiens…

Mais que ce soit l’UMP ou le PS, tout le monde roule pour les rois du pétrole et vend méthodiquement, morceau par morceau, la France et son âme, avec ses citoyens en bonus.

Alors qu’a offert Normal 1er au tyran que l’on nous cache ? L’Histoire ne le dit pas encore mais nous le saurons bien un jour, quand la rétribution offerte sera pour nous effective, empoisonnée et irréversible.

Caroline Alamachère

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Published by voxpop - dans La France en résistance
25 août 2012 6 25 /08 /août /2012 08:49
Nous  les militants de toute la France , qui nous sommes levés très tôt pour être présents lors des grands meetings de N. Sarkozy nous avons pu apprécier les qualités d'organisateur, la motivation, l'energie de JF Copé. Certes  F. Fillon porte bien le costume 3 pièces, mais que de morosité entachée de morgue chez cet homme.  Nous choisissons JF Copé.  
UMP : Luc Chatel choisit jean-François Copé

 Jean-François Copé est un excellent organisateur. C’est un chef d’équipe hors pair. Son énergie, son courage, sa ténacité me font dire qu’il y a du Sarkozy en Copé. Et c’est ce dont nous avons besoin aujourd’hui à l’UMP. En priorité. Car ne nous trompons pas d’élection : les militants vont choisir celui qui va tenir la boutique, organiser l’opposition, contrer le gouvernement. Copé sait faire tout cela. Ces deux dernières années, au gouvernement, j’ai été heureux d’avoir à nos côtés une UMP d’une loyauté sans faille, capable de monter au créneau dans les moments difficiles. Et cela, c’est à Jean-François Copé que nous le devons. Si nous avons plus de 200 députés malgré la vague Hollande, c’est aussi grâce à la machine électorale qu’il a mise en place. ......

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Published by voxpop
24 août 2012 5 24 /08 /août /2012 08:40
  • Classement de l'article  
  • 24 août 2012
  • Le Figaro
La Rochelle et gueule de bois

Qu’il paraît déjà loin le temps où François Hollande paradait à la télévision, expliquant dans une interminable anaphore qu’avec lui, président de la République, tout irait beaucoup mieux en France. Il essaierait, disait-il, d’avoir de la hauteur de vue « pour fixer

les grandes orientations ». Trois mois plus tard, les Français, singulièrement parmi ceux qui l’ont élu à gauche, cherchent le cap du timonier de l’Élysée. En vain. La croissance s’éteint, le chômage galope, les déficits explosent, la Syrie brûle, les prix de l’essence flambent, et ce n’est qu’indécision, hésitation et confusion. Après trois semaines de vacances, le gouvernement fait mine de reprendre les choses en main, et accouche de quelques mesurettes aussi coûteuses qu’inefficaces. Apparaissent également au grand jour des tiraillements, voire des désaccords ministériels. Entre les beaux parleurs, comme Christiane Taubira ou Arnaud Montebourg, et les plus pragmatiques, comme Manuel Valls ou Jérôme Cahuzac. Pour ne donner tort à personne, le chef de l’État et son premier ministre marchent sur des oeufs. Ils renvoient les problèmes à la concertation, réflexe qui révèle moins chez eux un souci méthodologique qu’un moyen de cacher leur incapacité à décider. Que la droite s’en indigne, c’est normal. Mais que certains à gauche, y compris au sein du PS, s’en inquiètent aussi vite, au point de perdre confiance, ce n’était sans doute pas programmé. À l’enthousiasme du printemps succède le malaise de la fin de l’été. Cent jours auront suffi, alors qu’en sera-t-il dans cinq ans ? Réunis à La Rochelle pour leur université d’été, les socialistes, qui ne savent trop à quel patron se vouer – Martine Aubry les abandonne-t-elle ou pas ? –, ont prévu de fêter la victoire. Mais quelques voix désenchantées pourraient tirer la sonnette d’alarme.

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Published by voxpop - dans La France en résistance
24 août 2012 5 24 /08 /août /2012 08:16

A peine installés ils partaient en vacances ! La FRANCE est un grand pays qui ne peut s'accommoder d'une equipe aussi pale à sa tête !

Par Pierre-Alain Furbury | 24/08 | 07:00 | 3commentaires

Le chef de l'Etat passe pour la première fois sous la barre des 50 % dans le baromètre CSA pour « Les Echos ». Plus grave : 72 % des Français jugent le gouvernement « pas suffisamment actif » face à la crise économique et à la hausse du chômage.

Attention, danger ! Ce n'est pas encore l'impopularité mais, pour François Hollande, la cote d'alerte est désormais atteinte. Salué en juillet pour sa gestion politique de l'affaire PSA, le chef de l'Etat repart à la baisse en août dans le baromètre CSA pour « Les Echos ». Un recul prononcé, de 5 points. Aujourd'hui, 49 % des Français disent lui faire confiance pour « affronter efficacement les principaux problèmes qui se posent au pays ». C'est la première fois depuis son entrée à l'Elysée que le socialiste passe sous la barre symbolique des 50 %. A l'inverse, les opinions négatives grimpent de 42 % à 47 %, tandis que 4 % des sondés ne se prononcent pas. Jean-Marc Ayrault est dans le même cas. Sa cote de confiance recule de 4 points sur un mois à 49 % (contre 42 % de mauvaises opinions).Confiance : François Hollande atteint la cote d\'alerte

Pour Bernard Sananès, le président de CSA, il s'agit d' «  un premier avertissement qui traduit l'impatience des Français ». « L'opinion a plébiscité les symboles et a majoritairement approuvé la rupture, mais elle est en attente d'action. En cette rentrée, le doute s'installe », analyse-t-il. Ce doute intervient sensiblement plus tôt que pour Nicolas Sarkozy - qui avait une cote de confiance de 55 % en août 2007 et avait attendu janvier 2008 pour passer sous les 50 %. Surtout, il porte sur la mobilisation même du nouveau pouvoir. En cette rentrée, pas moins de 72 % des sondés trouvent l'actuel gouvernement « pas suffisamment actif » face à la crise économique et à la hausse du chômage. Un chiffre qualifié d'« impressionnant » par Bernard Sananès.

Décrochage chez les jeunes

L'enquête a certes été réalisée mardi et mercredi, c'est-à-dire avant que les annonces sur les emplois d'avenir, la hausse de 25 % du plafond du Livret A et la baisse « modeste » et « provisoire » des taxes sur les carburants aient bien eu le temps d'infuser dans l'opinion. Mais le jugement est négatif jusque chez les sympathisants socialistes (49 % contre 47 %) et les électeurs de François Hollande au second tour de la présidentielle (56 % contre 40 %). Le procès en inaction instruit contre l'exécutif semble avoir porté dans l'opinion. En particulier les attaques de Jean-Luc Mélenchon, plus embarrassantes pour l'Elysée que les classiques diatribes de la droite. Les deux tiers des électeurs du leader du Front de gauche à la présidentielle disent le gouvernement « pas suffisamment actif ». Ce sont aujourd'hui les jeunes qui portent le regard le plus critique sur le pouvoir socialiste. 79 % des moins de 25 ans le jugent trop peu mobilisé. Les 18-24 ans ne sont plus que 45 % à déclarer faire confiance à François Hollande. Une baisse de 17 points en un mois.

A l'Elysée, les proches du chef de l'Etat minimisent ces résultats, « peu surprenants » tant la situation économique et sociale est difficile et les attentes énormes. Ils rappellent que la première partie du quinquennat est consacrée au « redressement » - et donc aux efforts -et que le bilan ne peut être jugé qu'en 2017. François Kalfon, le délégué national du PS aux études d'opinion, y voit, lui, un « retour peu surprenant à la case réalité ». « Il y a urgence. Et quand il y a urgence, ça ne va jamais assez vite », explique-t-il. Le « monsieur Sondages » du Parti socialiste évoque aussi la différence de style entre le président et son prédécesseur. « Nicolas Sarkozy était dans l'activisme permanent ; François Hollande dans le dialogue et la robustesse. Les Français, veut-il croire, vont mettre plus de temps à s'approprier cette façon de gouverner. » Même s'ils sont passés sous la barre des 50 % d'opinions positives, le chef de l'Etat et son Premier ministre peuvent encore se réjouir que les Français qui leur font confiance soient plus nombreux que les autres. Mais jusqu'à quand ? En France comme ailleurs, la popularité de l'exécutif résiste rarement à la hausse du chômage. Or l'atonie de la croissance ne laisse guère présager une inversion de tendance.

PIERRE-ALAIN FURBURY
Écrit par Pierre-Alain FURBURY 
Journaliste
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Published by voxpop - dans La France en résistance
23 août 2012 4 23 /08 /août /2012 09:09
L'Agefi - Publié le 23/08/2012 à 08:09

Par ANTOINE LANDROT

Banquiers et assureurs regrettent la hausse du plafond du livret A dans un contexte

défavorable.

 

La décision de relever le plafond du livret A, actuellement de 15 300 euros, de 50 % en deux temps (25 % à la mi-septembre et 25 % avant la fin de l'année), au lieu d'un doublement promis par François Hollande pendant la campagne présidentielle, reste considérée comme une mesure à contretemps par le monde de la banque et de l'assurance.

Les banques sont les premières concernées. Elles collectent les encours du livret A et du livret de développement durable, dont le plafond est porté à 12 000 euros, mais n'en centralisent que 35 % (le reste est transféré à la Caisse des dépôts, CDC, pour financer notamment le logement social). En juin déjà, l'intention du nouveau gouvernement de toucher aux plafonds des livrets était connue. Elles étaient montées au créneau pour fustiger cet encouragement à l'épargne courte, alors que le contexte de prudence incite les banques à privilégier l'épargne longue. Tirant les leçons de la crise financière, la future règlementation de Bâle 3 renforce en effet considérablement leurs contraintes de liquidité.

Volant au secours des établissements, le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, avait alors invité le gouvernement à faire preuve de "beaucoup de prudence" dans les modalités de ce relèvement "pour ne pas déstabiliser le financement des entreprises, le financement des ménages, le financement de la dette publique" en provoquant un flux de capitaux vers ces livrets. Avec sa rémunération (actuellement de 2,25 %), le principal intérêt de ce produit d'épargne populaire est d'être exonéré de toute fiscalité.

Dans un communiqué diffusé hier après-midi, la Fédération bancaire française (FBF) réitère cette critique : elle "rappelle que cette mesure aura un impact négatif sur la capacité des banques françaises à financer l'économie car les fonds provenant de la collecte du livret A ne sont pas utilisables à cet effet, alors même qu'une nouvelle directive européenne impose aux banques d'avoir des liquidités plus importantes pour continuer à faire du crédit aux particuliers et aux entreprises. [...] Il est crucial que l'épargne des Français, qui est d'un montant élevé, soit mieux orientée au service du financement à long terme de l'économie, par une action résolue en faveur de l'épargne longue".

La forte augmentation de la collecte du livret A depuis le début de l'année apporte de l'eau au moulin des détracteurs de la mesure : selon les derniers chiffres de la CDC, la collecte au cours des sept premiers mois de l'année s'est élevée à 13,3 milliards d'euros, portant les encours totaux à 230,2 milliards d'euros. 

 

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Published by voxpop - dans La France en résistance
22 août 2012 3 22 /08 /août /2012 16:38
Publié le 22/08/2012 Contrepoints

Lors de la fête de la rose, Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé, a promis de nouvelles taxes pour boucler le financement de la Sécu. Un cautère sur une jambe de bois.

Un article du Cri du Contribuable.

Marisol Touraine et Arnaud Montebourg lors de la fête de la rose.

Lors de la fête de la rose, qui s’est tenue ce week-end à Frangy-en-Bresse, fief d’Arnaud Montebourg, Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé, a évoqué quelques pistes de réforme du financement de la sécurité sociale. Les premières décisions devraient être prises à l’automne. Hélas ! Rien de bien nouveau à attendre…

Selon les dernières estimations du gouvernement, il devrait manquer 14,7 milliards d’euros pour boucler le financement de la « Sécu » en 2012, gouffre sans fond chroniquement déficitaire depuis 30 ans. Fidèle à la stratégie de la majorité, le ministre a donc évoqué la création de taxes nouvelles, qui devraient s’ajouter à celles votées cet été.

Puisque toute augmentation de la CSG (contribution sociale généralisée) est repoussée au prochain budget (2014), les services du ministre lui ont donc proposé une augmentation de la fiscalité sur le capital (qui vient d’augmenter), une augmentation de la fiscalité sur le tabac (qui vient également d’augmenter cet été) ou la création de nouvelles taxes environnementales (le retour de la taxe carbone ?). En guise de réforme, de nouvelles taxes qui s’ajouteraient donc à des remboursements de moins en moins conséquents et de plus en plus réglementés.

En utilisant les mêmes recettes éculées que ses prédécesseurs, le nouveau ministre ignore donc délibérément le constat d’un modèle social français de plus en plus défaillant. Notre Sécurité Sociale prend de plus en plus d’argent aux Français et rembourse de moins en moins. Malgré des systèmes coûteux de prise en charge des plus démunis, comme la CMU et l’AME, certains de nos concitoyens ne sont pas couverts et la pérennité des ressources financières n’est pas assurée. La fin du système est une question de temps…

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Published by voxpop - dans La France en résistance
22 août 2012 3 22 /08 /août /2012 16:11

Des mots, DEs commissions, de la démagogie, des mesurettes, des impots, et au bout la situation de l'espagne !!! 

Les Echos

22/08 | 15:29

Voici les principales réactions à l'annonce par le gouvernement du relèvement du plafond du livret A et d'une baisse de la fiscalité sur les carburants.

Reuters
Reuters

JEAN-FRANCOIS COPE, député de Seine-et-Marne et secrétaire général de l'UMP, dans un communiqué :

« Alors qu'il y a urgence à agir, la rentrée politique de François Hollande et de son gouvernement s'inscrit dans la droite ligne des 100 premiers jours, marquée par l'indécision, l'irresponsabilité et le manque de courage et de stratégie économique. Jean-Marc Ayrault continue d'égrainer les mesurettes inefficaces et les dépenses qui ne se traduiront demain que par des impôts supplémentaires pour les Français et les entreprises. » « Notre ambition devrait être de nous rapprocher de l'Allemagne d'Angela Merkel, les décisions de François Hollande vont nous ramener à l'Espagne de Zapatero. »

FLORIAN PHILIPPOT, vice-président du Front national, sur BFM-TV :

« Tant qu'on reste dans ce cadre ultralibéral européen (...) ce ne sont que des mots, beaucoup de mots qu'on enchaîne, on fait des missions, des commissions, des rapports, mais il n'y a pas beaucoup de concret. On a l'impression d'avoir dans la crise un gouvernement de paille là ou il faudrait un gouvernement d'acier, et si le vent de la crise souffle un petit peu plus fort, eh bien le gouvernement de paille s'envolera ».

BENOIST APPARU, député UMP de la Marne et ancien ministre du Logement, sur le relèvement du plafond du livret A, dans un communiqué :

« Je ne doute pas de la bonne foi du gouvernement, mais je me dois de lui dire : c'est une mesure à impact zéro » « Toucher aux taux d'intérêt aurait une utilité, mais augmenter les ressources disponibles -déjà sous-utilisées -est un non-sens »

JEAN-CHRISTOPHE LAGARDE, député centriste de seine-Saint-Denisau, au sujet de la hausse du plafond du livret A, sur Twitter :

« Remonter le plafond du livret A est une absurdité économique et sociale. Ca ne sert qu'aux gens qui ont beaucoup d'argent et finance le logement social sur de l'épargne de court terme au lieu du long terme ».

JEAN-VINCENT PLACE, président du groupe écologiste au Sénat, sur BFM-TV, au sujet d'une baisse de la fiscalité pour faire baisser le prix des carburants :

« Je ne pense pas que ce soit ce type de mesure circonstancielle qui puisse résoudre le problème extrêmement important que rencontrent nos entreprises et nos ménages par rapport au coût de la facture énergétique, par rapport au prix de l'essence ». « Nous aurions pu nous tourner vers une aide directe aux ménages les plus défavorisés et qui ont besoin d'une aide publique pour compenser cette baisse dramatique du pouvoir d'achat. Ce qui est intéressant c'est de pouvoir discuter entre nous, et je dis très sincèrement ma perplexité quant à la réalité, à la portée de cette mesure ».

VALERIE PECRESSE, député UMP des Yvelines et ancienne ministre du Budget, sur RTL, au sujet des carburants :

« Cette mesure est clairement un marché de dupes pour les Français, parce que si Jean-Marc Ayrault baisse les taxes sur les carburants, il faudra bien qu'un autre contribuable paye pour que le déficit budgétaire ne s'aggrave pas, donc on va donner aux consommateurs d'essence une baisse de taxe, et on fera une hausse d'impôts par ailleurs sur d'autres taxes, donc en réalité on reprendra d'une main ce qu'on donne de l'autre ». « Aujourd'hui, le gouvernement choisit la démagogie de court terme, les Français payeront ».

NATHALIE KOSCIUSKO-MORIZET, députée UMP de l'Essonne et ancienne ministre de l'Ecologie, sur Twitter, au sujet de l'exploitation des gaz de schistes, que Jean-Marc Ayrault n'a pas exclue avec une technique moins polluante que la fracturation hydraulique :

« Ce matin Jean-Marc Ayrault annonce la possible relance du gaz de schiste, dont j'avais obtenu le retrait des permis (...) La duplicité de ce gouvernement sur l'écologie n'a pas de limite ».« J'ai un nouveau slogan pour eux. « Gaz de schiste: la duplicité, c'est maintenant, l'écologie, c'est pour quand? »

SOURCE REUTERS

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22 août 2012 3 22 /08 /août /2012 08:19
Les Echos
Par JEAN-MARC VITTORI | 22/08/2012 | 07:20 | Lu 0 fois

C’était l’engagement numéro 34 du candidat François Hollande : moi président, je créerai 150.000 emplois d’avenir. On avait donc le nom – c’est mieux que les emplois du passé – et le nombre. Avec les révélations des "Echos" aujourd’hui, on a désormais la fiche d’identité. Cible : les 16-25 ans peu qualifiés, issus de préférence des zones urbaines sensibles. Employeurs aidés : les collectivités locales ou les associations, à hauteur de 75% du salaire. Des entreprises aussi pourront être aidées, avec une subvention moins élevée mais c’est mieux que rien car au départ elles n’étaient pas prévu dans le dispositif. Enfin, deux particularités : le système basculera sur Internet, ce qui devrait permettre de réduire à la fois les délais et les erreurs. Et enfin, un dispositif spécial est prévu pour les étudiants désargentés qui veulent devenir enseignants. C’est un peu tiré par les cheveux, mais ça permettra de donner indirectement un peu plus de moyens à l’école. 

A partir de cette fiche d’identité, peut-on dire que ça va marcher ? Tout dépend ce que l’on entend par « marcher ». Normalement, ce genre de contrat sert à faciliter l’entrée des jeunes sur le marché du travail, une entrée devenue de plus en plus difficile au fil du temps. C’est en tout cas comme ça que le gouvernement les justifie. Nous avons une longue expérience en la matière puisque ça fait trente ans que les gouvernants de droite comme de gauche en font - le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin avait été une exception en expliquant qu’il ne mangerait pas de ce pain-là, mais il avait fini par 
craquer. Cette longue expérience est précieuse. Elle permet de dire que ça ne marche pas. Et on peut le dire avec une relative confiance, car pour une fois, on a fait en France plusieurs évaluations sur une politique publique. 

Techniquement, c’est assez compliqué à faire. On ne peut pas se contenter de comparer un jeune qui a fait un contrat avec un autre, car celui qui a fait un contrat est en moyenne plus motivé pour l’emploi et il n’est donc pas très surprenant qu’il trouve un job après plus facilement. Les statisticiens et les économistes s’en sont donné à coeur joie pour comparer ce qui est vraiment comparable. Ils arrivent toujours au même résultat : un contrat jeune dans le secteur public ne sert pas à grand-chose pour la suite. Autrement dit, ce n’est pas un emploi d’avenir. En revanche, c’est beaucoup plus utile dans le privé. Un jeune qui a eu un contrat jeune dans une entreprise a plus de chances de trouver un travail après. Et ce n’est pas très étonnant quand on y réfléchit, car une entreprise se demande vraiment à quoi lui sert ce salarié en plus. 

Il est donc a priori surprenant de voir le gouvernement mener une politique dont sait qu’elle ne marche pas. Il est vrai que la culture de l’évaluation reste à bâtir dans ce pays. Mais au-delà... ça va marcher pour faire baisser les chiffres du chômage à court terme. Or il y a beaucoup de chômeurs, beaucoup trop : bientôt 3 millions, dont près d’un demi-million qui ont moins de vingt-cinq ans. Dans un rapport publié l’an dernier, la Cour des comptes avait une bonne formule : «  Les contrats aidés apparaissent davantage comme un instrument de politique de cohésion sociale que de politique de l’emploi  ». Le dossier ne devrait pas relever de Michel Sapin, ministre du Travail, mais de Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales. Et comme le gouvernement présente les emplois d’avenir comme la première pierre de sa politique de l’emploi, cela veut dire que pour l’instant, en réalité, il n’a pas de politique de l’emploi. Dans une France où le chômage est de loin le premier souci des gens, c’est un vrai problème.

JEAN-MARC VITTORI
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