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18 mars 2014 2 18 /03 /mars /2014 07:38

Bd Voltaire

Dominique Jamet

 

La démocratie directe n’est pas seulement la forme primitive mais la forme la plus pure de la démocratie. Le peuple souverain y exerce lui-même le pouvoir dont il est la seule source. La démocratie représentative ou parlementaire n’est, dans son principe, qu’une commodité qu’impose le réalisme. Faute de pouvoir trouver une salle assez grande pour réunir le peuple tout entier, et parce que celui-ci ne peut se mobiliser en permanence, il délègue pour un temps donné son pouvoir à des représentants. Dans la pratique, ceux-ci sont d’autant plus enclins – on ne le sait que trop – à prendre des libertés avec leur mandat que celui-ci n’est pas impératif et qu’il n’existe pas de procédure de révocation des élus infidèles. Au moins des consultations périodiques les contraignent-elles à remettre en jeu la délégation qui leur a été consentie et le recours au référendum est censé donner au peuple la parole sur les questions qui engagent les grandes orientations et l’avenir de la collectivité.

Cela étant dit, le suffrage universel étant la règle générale, les élus – à défaut de satisfaire leur rêve secret, qui est de s’y dérober – s’ingénient et excellent à inventer des subterfuges pour ruser avec le peuple dont ils sont supposés être les serviteurs et dont ils aspirent à devenir les maîtres. C’est à cette finalité qu’appartient ce dévoiement, en voie de généralisation et d’aggravation, que l’on pourrait qualifier de démocratie encadrée.

L’encadrement de la démocratie a pour raison d’être, lorsque le peuple n’a pas voté comme il aurait dû le faire, de contourner, d’ignorer, de bafouer ou de rejeter ses choix qui sont qualifiés par ceux qui savent mieux que lui ce qui est bon pour lui d’erronés, d’irréfléchis, d’inacceptables, voire, comme hier après le référendum de Crimée, d’illégaux et illégitimes.

La méthode la plus douce consiste, après avoir constaté l’erreur commise par un peuple, à le faire voter de nouveau sur le même sujet jusqu’à ce qu’il soit revenu à la raison. Ainsi fut-il fait lorsque, en 1992, le Danemark se permit de refuser le traité de Maastricht. De nouveau convoqués en 1993, les Danois vinrent à résipiscence. De même les Irlandais, qui avaient osé dire « non » au traité de Lisbonne en 2008, convinrent-ils de leur faute en 2009.

Les Français, en 2005, eurent droit à un traitement plus sévère. Une nette majorité avait repoussé le traité constitutionnel européen. Plutôt que d’affronter de nouveau un électorat dont l’hostilité à la construction européenne ne cesse de croître, la caste politique qui gouverne la France n’a pas hésité à abolir, en fait, le référendum et à faire voter par un Parlement docile, sous une autre dénomination, les dispositions mêmes qui avaient été rejetées par le peuple.

Pour avoir restreint, il y a un mois, la libre installation de travailleurs étrangers sur le sol national, les Suisses n’ont pas seulement eu droit à la réprobation générale de tout ce qui compte en Europe. N’ayant pas les moyens de les faire revenir en arrière, l’oligarchie européenne les a avertis qu’ils seraient l’objet de mesures de rétorsion qui leur feraient regretter amèrement leur votation.

Si précipité et brutal qu’ait été le processus que la Russie a imposé en Crimée, aucun observateur de bonne foi ne peut contester la sincérité du scrutin et la liesse de la population à l’annonce des résultats. Alors, franchissant un pas de plus dans l’encadrement de la démocratie, les États-Unis et leurs satellites européens ont aussitôt annoncé un premier train de sanctions qui devrait être suivi d’un deuxième train de rétorsion et d’un troisième convoi de représailles contre les initiateurs et les organisateurs du référendum de dimanche dernier.

C’est, nous dit-on, que ce vote est illégal. La remise en cause des frontières intangibles d’un État souverain constitue une violation flagrante du droit international. Accessoirement, il n’a pas été tenu compte des aspirations de la minorité tatare. On n’a pas souvenir que l’OTAN ait été aussi scrupuleuse lorsqu’elle a détaché le Kosovo de la Serbie au mépris de l’histoire, des traités et des droits de la minorité serbe. Quels étaient les fondements légaux du rattachement de la Crimée, russe de fait, de droit et de cœur depuis 1783, à l’Ukraine ? Une décision prise par Nikita Khrouchtchev, il y a soixante ans, lorsque l’Ukraine et la Crimée étaient également incluses dans l’Union soviétique, et l’indépendance concédée à cet ensemble hétérogène, en 1991, par un Boris Eltsine qui ne maîtrisait pas plus sa politique étrangère que sa consommation interne. C’est sur une base fragile, pour ne pas dire arbitraire, que reposait un État, création aussi artificielle que nombre d’entités consécutives au traité de Versailles ou à la décolonisation, qui apparaît clairement comme un puzzle dont vingt ans n’ont pas réussi à faire une nation.

Quoi que l’on pense de Vladimir Poutine et de son indifférence aux objections juridiques comme aux menaces financières de l’Occident, le référendum du 16 mars a remis l’église au centre du village et la légitimité à son seul détenteur : le peuple.

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17 mars 2014 1 17 /03 /mars /2014 07:32

En période anticyclonique, la pollution en Île-de-France et certaines grandes agglomérations est bien réelle. Mais pour y faire face, la circulation alternée est un leurre irresponsable.

Pour trois raisons au moins : l’interdiction s’accompagne inévitablement d’une longue série de dérogations attribuées aux véhicules utilitaires légers, aux taxis, aux véhicules des services publics, aux commerciaux – et j’en passe. C’est normal : le seul problème, c’est que ces exonérations bénéficient surtout à des véhicules diesel, c’est-à-dire précisément à ceux qui produisent les particules fines, sources du problème.

Pour le reste des usagers, l’interdiction (si elle est respectée) diminuera de très peu la pollution ; en revanche, elle désorganisera les transports en commun. Qui peut croire que les lignes de RER déjà saturées et peu fiables en temps normal pourront accueillir 30 % de trafic supplémentaire alors qu’ils souffrent (merci l’UMPS !) d’un sous-investissement chronique depuis 30 ans.

Sociologiquement, la mesure est injuste : il s’agit de satisfaire les bobos du centre-ville au détriment des ploucs qui habitent les banlieues. Au demeurant, les plus riches ne se priveront pas de risquer 22 € d’amende !

Cette mesure injuste et inefficace s’explique par ses avantages politiques : En termes de posture, Ayrault et Martin jouent les chefs de guerre sur le front de la pollution. Aux applaudissements des médias de propagande dont les journalistes bénéficient, eux, du privilège de pouvoir… circuler.

Du point de vue politicien, voilà un message pour les Verts et pour l’Union européenne qui menace de condamner la France pour son taux de pollution de l’air (qui s’explique par sa diésélisation irresponsable).

Médiatiquement, c’est une belle opération d’enfumage : à une semaine des municipales, voilà qui permet d’oublier le non-traitement des problèmes et les mensonges de Taubira. Et de diversion aussi : l’attention de l’opinion est distraite et le « quart d’heure de haine » orwellien est dirigé cette fois contre la pollution.

C’est enfin un élément supplémentaire de conditionnement de l’opinion. La lutte contre la pollution est, ici, utilisée à des fins de dressage idéologique comme les campagnes sanitaires dans l’Union soviétique de Staline (ou la vaccination contre le H1N1 en France). Il s’agit de développer une race de citoyens soumis et bien-pensants, qu’on discipline par la peur et l’interdiction.

Gentiment, tranquillement, la France s’avance ainsi sur les chemins d’un totalitarisme mou. Alors, surtout si l’on a un véhicule non polluant (récent, à essence), il ne faut pas hésiter à rouler. Rouler, c’est résister !

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16 mars 2014 7 16 /03 /mars /2014 22:40
Italie : Un vrai choc de compétitivité… ce que la France n’a jamais osé faire

Les Italiens appellent cela le grand tournant, 180°, on aurait pu parler de grand virage ou de grand ménage… Le nouveau chef du gouvernement italien n’a pas lésiné sur les réformes pour sortir l’Italie de la crise. Un énorme choc de compétitivité. Un plan Gallois, mais à la puissance 10. Comme quoi, la gauche italienne n’a pas peur de la modernité. Ni de la concurrence.

Le grand tournant italien
Publié le 15 mars 2014
 
Matteo Renzi, le nouveau Président du conseil italien.

Matteo Renzi, le nouveau Président du conseil italien. Crédit Reuters

Les français ne l’ont pas su. Evidemment. Les ministres du gouvernement Hollande se sont bien gardés de faire la publicité d’un vaste plan de réformes qu'ils n’ont jamais eu le courage d’esquisse. Et pourtant, quelle leçon de courage politique, et d’audace.

Matteo Renzi, le tout nouveau Président du conseil italien, n’a pas froid aux yeux. Il joue sa carrière, sa réputation pour relancer l’économie italienne. Il s’est donné 100 jours pour nettoyer le système et le faire repartir.

Les moyens utilisés sont très simples. Des baisses d’impôts d’un côté et des économies de dépenses de l’autre.  

Il s’agit de manier les outils que Mario Monti avait huilés et sortis sans pouvoir les appliquer faute de légitimité politique. Trois axes de reformes :

1er axe : des baisses d’impôts massives, en gros 10 milliards d’euros pour 10 millions d’Italiens, soit 1000 euros de plus en pouvoir d’achat pour ceux qui paient l’impôt. Et ça va se voir très vite puisque les impôts sont prélevés à la source. Et oui !

L'impôt sur les entreprises va baisser aussi de 10% ce qui va ramener le taux global de charges à 32% environ, l’un des taux les plus faibles des grands pays européens.

Enfin, l’Etat, va régler immédiatement aux entreprises tous les impayés, soit 60 milliards d’euros qui seront financés par la caisse des dépôts. Une façon de mobiliser l’épargne des Italiens. Et surtout d’assainir les entreprises.

2e axe : des augmentations de dépenses publiques très ciblées, l’école, l’apprentissage, et la protection de l’environnement. Au total, 5 milliards d’euros. Ce n’est pas rien.

3e axe : le financement de toutes ces mesures sera assuré par des économies de dépenses publiques. Et là encore, Matteo Renzi n’hésite pas. Plutôt que de raboter les dépenses de fonctionnement (rémunérations), il réduit le périmètre de l’Etat et des collectivités locales (lesquelles sont très puissantes parce que l’Italie est très décentralisée). Il va donc reprendre et poursuivre le plan de privatisation. Il reprend et poursuit le plan de réduction du train de vie de l’Etat à raison de 35 milliards sur 3 ans.

Il augmente la fiscalité sur les rentes financières pour baisser la taxation des activités. Il récupère de la TVA sur les impayés de l’Etat (3 milliards).

Enfin, il lance une réforme des institutions très emblématique puisqu’il prépare purement et simplement la suppression du Sénat pour mette fin au système paralysant des deux chambres et au passage, il économise environ 500 salaires de haut niveau en moins. Mais ce n’est pas l’objectif. L’objectif c’est de simplifier la procédure législative et rendre des majorités opérationnelles. On a du mal à imaginer une telle proposition en France. Le palais du Luxembourg, où les élus siègent pratiquement à vie, exploserait.

Le bilan de ce grand chambardement aboutit à un déficit budgétaire légèrement accru mais qui, compte tenu de la baisse des taux d’intérêt, ne dépassera pas les 3%. Bruxelles surveille mais Bruxelles accepte le risque, le déficit actuel n’est que de 2,6 %, avec un coût de la dette en forte baisse pour l’année prochaine.

Comme souvent en Italie, les mesures peuvent donner l’impression de partir dans tous les sens. Matteo Renzi a beau être le plus jeune de tous les chefs d’Etat, il tient à la cohérence.

D’abord, il n’accuse personne d’avoir perturbé le modèle italien. Ce n’est de la faute ni de l’Allemagne, ni de l’euro, ni de la banque centrale, ni de la commission de Bruxelles, ni d’un quelconque bouc émissaire extérieur. Si l’Italie est en difficulté, c’est qu’elle a été incapable de résister aux contraintes de la crise et de la mondialisation. Il faut donc qu’elle se mette à niveau. Il faut que les Italiens se reforment eux-mêmes.

Ensuite, l’Italie ne s’en sortira qu'en développant l’offre industrielle et cette offre viendra principalement des PME. il faut donc donner aux entreprises de l’oxygène, pour qu’elles retrouvent de la marge, des financements, et de la compétitivité. Parallèlement : de la formation, de l’apprentissage, de l’innovation. 

Enfin, le système ne tient la route que si et seulement si, l’oxygène est financée par des économies sur les dépenses publiques. D’où une révision drastique du périmètre de l’état italien.

Le plan de Matteo Renzi n’est pas très diffèrent de celui mis en route par Mario Monti, à un détail près : Matteo Renzi e été élu alors que Monti avait été nommé par les chefs d’ Etat de la zone euro au mépris de toute précaution démocratique et que la majorité de gauche qui le soutient a été prévenu. Les électeurs italiens n’ont pas été embarqués dans un train de promesses.  Ils ont voté pour un jeune technocrate passionné de politique, qui  n’a pas raconté d’histoires irréalisables. Il a prévenu tout le monde, il s’est donné 100 jours pour mettre en place l’essentiel de son plan. Ou il y parvient, ou il s’en va.

Certains en France, diraient qu'il fait du chantage. Lui et ses amis pensent que la politique moderne ne peut jouer que sur la vérité.


Read more at http://www.atlantico.fr/decryptage/italie-vrai-choc-competitivite%E2%80%A6-que-france-jamais-ose-faire-jean-marc-sylvestre-1011322.html#13lgYxBz86ykJmt3.99
Italie : Un vrai choc de compétitivité… ce que la France n’a jamais osé faire

Les Italiens appellent cela le grand tournant, 180°, on aurait pu parler de grand virage ou de grand ménage… Le nouveau chef du gouvernement italien n’a pas lésiné sur les réformes pour sortir l’Italie de la crise. Un énorme choc de compétitivité. Un plan Gallois, mais à la puissance 10. Comme quoi, la gauche italienne n’a pas peur de la modernité. Ni de la concurrence.

Le grand tournant italien
Publié le 15 mars 2014
 
Matteo Renzi, le nouveau Président du conseil italien.

Matteo Renzi, le nouveau Président du conseil italien. Crédit Reuters

Les français ne l’ont pas su. Evidemment. Les ministres du gouvernement Hollande se sont bien gardés de faire la publicité d’un vaste plan de réformes qu'ils n’ont jamais eu le courage d’esquisse. Et pourtant, quelle leçon de courage politique, et d’audace.

Matteo Renzi, le tout nouveau Président du conseil italien, n’a pas froid aux yeux. Il joue sa carrière, sa réputation pour relancer l’économie italienne. Il s’est donné 100 jours pour nettoyer le système et le faire repartir.

Les moyens utilisés sont très simples. Des baisses d’impôts d’un côté et des économies de dépenses de l’autre.  

Il s’agit de manier les outils que Mario Monti avait huilés et sortis sans pouvoir les appliquer faute de légitimité politique. Trois axes de reformes :

1er axe : des baisses d’impôts massives, en gros 10 milliards d’euros pour 10 millions d’Italiens, soit 1000 euros de plus en pouvoir d’achat pour ceux qui paient l’impôt. Et ça va se voir très vite puisque les impôts sont prélevés à la source. Et oui !

L'impôt sur les entreprises va baisser aussi de 10% ce qui va ramener le taux global de charges à 32% environ, l’un des taux les plus faibles des grands pays européens.

Enfin, l’Etat, va régler immédiatement aux entreprises tous les impayés, soit 60 milliards d’euros qui seront financés par la caisse des dépôts. Une façon de mobiliser l’épargne des Italiens. Et surtout d’assainir les entreprises.

2e axe : des augmentations de dépenses publiques très ciblées, l’école, l’apprentissage, et la protection de l’environnement. Au total, 5 milliards d’euros. Ce n’est pas rien.

3e axe : le financement de toutes ces mesures sera assuré par des économies de dépenses publiques. Et là encore, Matteo Renzi n’hésite pas. Plutôt que de raboter les dépenses de fonctionnement (rémunérations), il réduit le périmètre de l’Etat et des collectivités locales (lesquelles sont très puissantes parce que l’Italie est très décentralisée). Il va donc reprendre et poursuivre le plan de privatisation. Il reprend et poursuit le plan de réduction du train de vie de l’Etat à raison de 35 milliards sur 3 ans.

Il augmente la fiscalité sur les rentes financières pour baisser la taxation des activités. Il récupère de la TVA sur les impayés de l’Etat (3 milliards).

Enfin, il lance une réforme des institutions très emblématique puisqu’il prépare purement et simplement la suppression du Sénat pour mette fin au système paralysant des deux chambres et au passage, il économise environ 500 salaires de haut niveau en moins. Mais ce n’est pas l’objectif. L’objectif c’est de simplifier la procédure législative et rendre des majorités opérationnelles. On a du mal à imaginer une telle proposition en France. Le palais du Luxembourg, où les élus siègent pratiquement à vie, exploserait.

Le bilan de ce grand chambardement aboutit à un déficit budgétaire légèrement accru mais qui, compte tenu de la baisse des taux d’intérêt, ne dépassera pas les 3%. Bruxelles surveille mais Bruxelles accepte le risque, le déficit actuel n’est que de 2,6 %, avec un coût de la dette en forte baisse pour l’année prochaine.

Comme souvent en Italie, les mesures peuvent donner l’impression de partir dans tous les sens. Matteo Renzi a beau être le plus jeune de tous les chefs d’Etat, il tient à la cohérence.

D’abord, il n’accuse personne d’avoir perturbé le modèle italien. Ce n’est de la faute ni de l’Allemagne, ni de l’euro, ni de la banque centrale, ni de la commission de Bruxelles, ni d’un quelconque bouc émissaire extérieur. Si l’Italie est en difficulté, c’est qu’elle a été incapable de résister aux contraintes de la crise et de la mondialisation. Il faut donc qu’elle se mette à niveau. Il faut que les Italiens se reforment eux-mêmes.

Ensuite, l’Italie ne s’en sortira qu'en développant l’offre industrielle et cette offre viendra principalement des PME. il faut donc donner aux entreprises de l’oxygène, pour qu’elles retrouvent de la marge, des financements, et de la compétitivité. Parallèlement : de la formation, de l’apprentissage, de l’innovation. 

Enfin, le système ne tient la route que si et seulement si, l’oxygène est financée par des économies sur les dépenses publiques. D’où une révision drastique du périmètre de l’état italien.

Le plan de Matteo Renzi n’est pas très diffèrent de celui mis en route par Mario Monti, à un détail près : Matteo Renzi e été élu alors que Monti avait été nommé par les chefs d’ Etat de la zone euro au mépris de toute précaution démocratique et que la majorité de gauche qui le soutient a été prévenu. Les électeurs italiens n’ont pas été embarqués dans un train de promesses.  Ils ont voté pour un jeune technocrate passionné de politique, qui  n’a pas raconté d’histoires irréalisables. Il a prévenu tout le monde, il s’est donné 100 jours pour mettre en place l’essentiel de son plan. Ou il y parvient, ou il s’en va.

Certains en France, diraient qu'il fait du chantage. Lui et ses amis pensent que la politique moderne ne peut jouer que sur la vérité.


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Italie : Un vrai choc de compétitivité… ce que la France n’a jamais osé faire

Les Italiens appellent cela le grand tournant, 180°, on aurait pu parler de grand virage ou de grand ménage… Le nouveau chef du gouvernement italien n’a pas lésiné sur les réformes pour sortir l’Italie de la crise. Un énorme choc de compétitivité. Un plan Gallois, mais à la puissance 10. Comme quoi, la gauche italienne n’a pas peur de la modernité. Ni de la concurrence.

Le grand tournant italien
Publié le 15 mars 2014
 
Matteo Renzi, le nouveau Président du conseil italien.

Matteo Renzi, le nouveau Président du conseil italien. Crédit Reuters

Les français ne l’ont pas su. Evidemment. Les ministres du gouvernement Hollande se sont bien gardés de faire la publicité d’un vaste plan de réformes qu'ils n’ont jamais eu le courage d’esquisse. Et pourtant, quelle leçon de courage politique, et d’audace.

Matteo Renzi, le tout nouveau Président du conseil italien, n’a pas froid aux yeux. Il joue sa carrière, sa réputation pour relancer l’économie italienne. Il s’est donné 100 jours pour nettoyer le système et le faire repartir.

Les moyens utilisés sont très simples. Des baisses d’impôts d’un côté et des économies de dépenses de l’autre.  

Il s’agit de manier les outils que Mario Monti avait huilés et sortis sans pouvoir les appliquer faute de légitimité politique. Trois axes de reformes :

1er axe : des baisses d’impôts massives, en gros 10 milliards d’euros pour 10 millions d’Italiens, soit 1000 euros de plus en pouvoir d’achat pour ceux qui paient l’impôt. Et ça va se voir très vite puisque les impôts sont prélevés à la source. Et oui !

L'impôt sur les entreprises va baisser aussi de 10% ce qui va ramener le taux global de charges à 32% environ, l’un des taux les plus faibles des grands pays européens.

Enfin, l’Etat, va régler immédiatement aux entreprises tous les impayés, soit 60 milliards d’euros qui seront financés par la caisse des dépôts. Une façon de mobiliser l’épargne des Italiens. Et surtout d’assainir les entreprises.

2e axe : des augmentations de dépenses publiques très ciblées, l’école, l’apprentissage, et la protection de l’environnement. Au total, 5 milliards d’euros. Ce n’est pas rien.

3e axe : le financement de toutes ces mesures sera assuré par des économies de dépenses publiques. Et là encore, Matteo Renzi n’hésite pas. Plutôt que de raboter les dépenses de fonctionnement (rémunérations), il réduit le périmètre de l’Etat et des collectivités locales (lesquelles sont très puissantes parce que l’Italie est très décentralisée). Il va donc reprendre et poursuivre le plan de privatisation. Il reprend et poursuit le plan de réduction du train de vie de l’Etat à raison de 35 milliards sur 3 ans.

Il augmente la fiscalité sur les rentes financières pour baisser la taxation des activités. Il récupère de la TVA sur les impayés de l’Etat (3 milliards).

Enfin, il lance une réforme des institutions très emblématique puisqu’il prépare purement et simplement la suppression du Sénat pour mette fin au système paralysant des deux chambres et au passage, il économise environ 500 salaires de haut niveau en moins. Mais ce n’est pas l’objectif. L’objectif c’est de simplifier la procédure législative et rendre des majorités opérationnelles. On a du mal à imaginer une telle proposition en France. Le palais du Luxembourg, où les élus siègent pratiquement à vie, exploserait.

Le bilan de ce grand chambardement aboutit à un déficit budgétaire légèrement accru mais qui, compte tenu de la baisse des taux d’intérêt, ne dépassera pas les 3%. Bruxelles surveille mais Bruxelles accepte le risque, le déficit actuel n’est que de 2,6 %, avec un coût de la dette en forte baisse pour l’année prochaine.

Comme souvent en Italie, les mesures peuvent donner l’impression de partir dans tous les sens. Matteo Renzi a beau être le plus jeune de tous les chefs d’Etat, il tient à la cohérence.

D’abord, il n’accuse personne d’avoir perturbé le modèle italien. Ce n’est de la faute ni de l’Allemagne, ni de l’euro, ni de la banque centrale, ni de la commission de Bruxelles, ni d’un quelconque bouc émissaire extérieur. Si l’Italie est en difficulté, c’est qu’elle a été incapable de résister aux contraintes de la crise et de la mondialisation. Il faut donc qu’elle se mette à niveau. Il faut que les Italiens se reforment eux-mêmes.

Ensuite, l’Italie ne s’en sortira qu'en développant l’offre industrielle et cette offre viendra principalement des PME. il faut donc donner aux entreprises de l’oxygène, pour qu’elles retrouvent de la marge, des financements, et de la compétitivité. Parallèlement : de la formation, de l’apprentissage, de l’innovation. 

Enfin, le système ne tient la route que si et seulement si, l’oxygène est financée par des économies sur les dépenses publiques. D’où une révision drastique du périmètre de l’état italien.

Le plan de Matteo Renzi n’est pas très diffèrent de celui mis en route par Mario Monti, à un détail près : Matteo Renzi e été élu alors que Monti avait été nommé par les chefs d’ Etat de la zone euro au mépris de toute précaution démocratique et que la majorité de gauche qui le soutient a été prévenu. Les électeurs italiens n’ont pas été embarqués dans un train de promesses.  Ils ont voté pour un jeune technocrate passionné de politique, qui  n’a pas raconté d’histoires irréalisables. Il a prévenu tout le monde, il s’est donné 100 jours pour mettre en place l’essentiel de son plan. Ou il y parvient, ou il s’en va.

Certains en France, diraient qu'il fait du chantage. Lui et ses amis pensent que la politique moderne ne peut jouer que sur la vérité.


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Atlantico

Les Italiens appellent cela le grand tournant, 180°, on aurait pu parler de grand virage ou de grand ménage… Le nouveau chef du gouvernement italien n’a pas lésiné sur les réformes pour sortir l’Italie de la crise. Un énorme choc de compétitivité. Un plan Gallois, mais à la puissance 10. Comme quoi, la gauche italienne n’a pas peur de la modernité. Ni de la concurrence.

Le grand tournant italien

Publié le 15 mars 2014

 

 

 

Les français ne l’ont pas su. Evidemment. Les ministres du gouvernement Hollande se sont bien gardés de faire la publicité d’un vaste plan de réformes qu'ils n’ont jamais eu le courage d’esquisse. Et pourtant, quelle leçon de courage politique, et d’audace.

Matteo Renzi, le tout nouveau Président du conseil italien, n’a pas froid aux yeux. Il joue sa carrière, sa réputation pour relancer l’économie italienne. Il s’est donné 100 jours pour nettoyer le système et le faire repartir.

Les moyens utilisés sont très simples. Des baisses d’impôts d’un côté et des économies de dépenses de l’autre.  

Il s’agit de manier les outils que Mario Monti avait huilés et sortis sans pouvoir les appliquer faute de légitimité politique. Trois axes de reformes :

1er axe : des baisses d’impôts massives, en gros 10 milliards d’euros pour 10 millions d’Italiens, soit 1000 euros de plus en pouvoir d’achat pour ceux qui paient l’impôt. Et ça va se voir très vite puisque les impôts sont prélevés à la source. Et oui !

L'impôt sur les entreprises va baisser aussi de 10% ce qui va ramener le taux global de charges à 32% environ, l’un des taux les plus faibles des grands pays européens.

Enfin, l’Etat, va régler immédiatement aux entreprises tous les impayés, soit 60 milliards d’euros qui seront financés par la caisse des dépôts. Une façon de mobiliser l’épargne des Italiens. Et surtout d’assainir les entreprises.

2e axe : des augmentations de dépenses publiques très ciblées, l’école, l’apprentissage, et la protection de l’environnement. Au total, 5 milliards d’euros. Ce n’est pas rien.

3e axe : le financement de toutes ces mesures sera assuré par des économies de dépenses publiques. Et là encore, Matteo Renzi n’hésite pas. Plutôt que de raboter les dépenses de fonctionnement (rémunérations), il réduit le périmètre de l’Etat et des collectivités locales (lesquelles sont très puissantes parce que l’Italie est très décentralisée). Il va donc reprendre et poursuivre le plan de privatisation. Il reprend et poursuit le plan de réduction du train de vie de l’Etat à raison de 35 milliards sur 3 ans.

Il augmente la fiscalité sur les rentes financières pour baisser la taxation des activités. Il récupère de la TVA sur les impayés de l’Etat (3 milliards).

Enfin, il lance une réforme des institutions très emblématique puisqu’il prépare purement et simplement la suppression du Sénat pour mette fin au système paralysant des deux chambres et au passage, il économise environ 500 salaires de haut niveau en moins. Mais ce n’est pas l’objectif. L’objectif c’est de simplifier la procédure législative et rendre des majorités opérationnelles. On a du mal à imaginer une telle proposition en France. Le palais du Luxembourg, où les élus siègent pratiquement à vie, exploserait.

Le bilan de ce grand chambardement aboutit à un déficit budgétaire légèrement accru mais qui, compte tenu de la baisse des taux d’intérêt, ne dépassera pas les 3%. Bruxelles surveille mais Bruxelles accepte le risque, le déficit actuel n’est que de 2,6 %, avec un coût de la dette en forte baisse pour l’année prochaine.

Comme souvent en Italie, les mesures peuvent donner l’impression de partir dans tous les sens. Matteo Renzi a beau être le plus jeune de tous les chefs d’Etat, il tient à la cohérence.

D’abord, il n’accuse personne d’avoir perturbé le modèle italien. Ce n’est de la faute ni de l’Allemagne, ni de l’euro, ni de la banque centrale, ni de la commission de Bruxelles, ni d’un quelconque bouc émissaire extérieur. Si l’Italie est en difficulté, c’est qu’elle a été incapable de résister aux contraintes de la crise et de la mondialisation. Il faut donc qu’elle se mette à niveau. Il faut que les Italiens se reforment eux-mêmes.

Ensuite, l’Italie ne s’en sortira qu'en développant l’offre industrielle et cette offre viendra principalement des PME. il faut donc donner aux entreprises de l’oxygène, pour qu’elles retrouvent de la marge, des financements, et de la compétitivité. Parallèlement : de la formation, de l’apprentissage, de l’innovation. 

Enfin, le système ne tient la route que si et seulement si, l’oxygène est financée par des économies sur les dépenses publiques. D’où une révision drastique du périmètre de l’état italien.

Le plan de Matteo Renzi n’est pas très diffèrent de celui mis en route par Mario Monti, à un détail près : Matteo Renzi e été élu alors que Monti avait été nommé par les chefs d’ Etat de la zone euro au mépris de toute précaution démocratique et que la majorité de gauche qui le soutient a été prévenu. Les électeurs italiens n’ont pas été embarqués dans un train de promesses.  Ils ont voté pour un jeune technocrate passionné de politique, qui  n’a pas raconté d’histoires irréalisables. Il a prévenu tout le monde, il s’est donné 100 jours pour mettre en place l’essentiel de son plan. Ou il y parvient, ou il s’en va.

Certains en France, diraient qu'il fait du chantage. Lui et ses amis pensent que la politique moderne ne peut jouer que sur la vérité.

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16 mars 2014 7 16 /03 /mars /2014 14:30

Source Sipa Media

À la une du Point.fr

   

Et si François Hollande avait joué un rôle dans les fuites de l'affaire Sarkozy ? C'est en tout cas la question soulevée par Le Journal du dimanche, qui révèle que le président de la République a reçu le soir même de la divulgation de la nouvelle affaire Sarkozy deux journalistes du Monde. Mais pas n'importe lesquels : Fabrice Lhomme et Gérard Davet, les reporters à l'origine de l'article sur les écoutes de l'ex-chef d'État.

Si la mention du rendez-vous apparaît dans l'agenda confidentiel de François Hollande dont le JDD a eu connaissance pour la journée du 7 mars, il a été confirmé par l'Élysée comme par les intéressés. Ces derniers indiquent notamment : "Le 7, lors de notre rendez-vous, l'information était déjà sortie, et il nous fallait au moins deux jours pour préparer cet article." Les journalistes évoquent par ailleurs des "rencontres régulières" avec François Hollande depuis mai 2012.

Même son de cloche à l'Élysée, qui indique que "oui, le président a reçu les journalistes", précisant qu'"ils écrivent un livre sur lui".

"Qui d'autre que Hollande peut tirer les ficelles ?"

Si la présidence affirme que François Hollande n'a été "mis au courant des grandes lignes que le 4 mars (...) et a appris seulement, à la lecture du Monde, le détail des écoutes", le rendez-vous avec les deux journalistes a de quoi intriguer.

Selon des propos rapportés, Nicolas Sarkozy est d'ailleurs persuadé que son successeur à l'Élysée a joué un rôle dans toute l'affaire. "Ils veulent m'abattre, ils sont prêts à tout, jusqu'à écouter le chef de l'opposition pendant des mois et des mois", aurait assuré l'ancien président, selon le JDD. "Dans n'importe quel autre pays, aux États-Unis, Hollande serait contrait à la démission." Et Nicolas Sarkozy d'affirmer, d'après le quotidien : "De toute façon, qui d'autre que Hollande peut tirer les ficelles ?"

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16 mars 2014 7 16 /03 /mars /2014 09:20
Bd Voltaire

Manuel Gomez

pieds-noirs
Le 16 mars 2014
Il ne nous reste que notre mémoire à défendre alors défendons-là jusqu’au bout, jusqu’au dernier !
       
         

Chacun doit voter en fonction de ses idées !

Mais, au moment où vous déposerez votre bulletin dans l’urne gardez en mémoire que le président de la République, François Hollande, et le Parti Socialiste ont reconnu la date du 19 mars 1962 comme journée officielle du souvenir des morts en Algérie, faisant fi des plus de trois mille assassinats, enlèvements et disparitions entre ce 19 mars marquant le cessez-le-feu de l’armée française (sauf lorsqu’elle tirait sur la population française désarmée le 26 mars, rue d’Isly, exécutant une centaine de civils) et le 5 juillet à Oran.

Mais aussi, Avant de lâcher ce bulletin souvenez-vous que François Hollande : A rendu hommage au FLN en affirmant que « Pendant cent trente-deux ans, l’Algérie a été soumise à un système profondément injuste et brutal ». Que le 20 décembre 2013, à Alger, il reconnaissait « les souffrances que la colonisation avait infligées au peuple algérien ». Qu’il a rencontré publiquement Zohra Drif pendant sa campagne Présidentielle (Bernard Coll, président de Jeunes Pieds-Noirs, le rapporte dans le dernier numéro de Valeurs Actuelles)… La poseuse de bombe du Milk Bar, à Alger, en 1956, qui a massacré 4 civils et fait 52 blessés, pour la plupart des enfants et des femmes !

Je reste sans voix lorsqu’une étude de l’IFOP nous informe que 26% des « Pieds-Noirs » et 31% de leurs descendants auraient voté pour François Hollande au premier tour de la présidentielle et qu’ils ont sans doute contribué à le porter au sommet de l’Etat ! Je ne me sens pas du tout solidaire avec eux.

Notre devoir moral est de voter contre toutes les municipalités qui ont officialisé la date du 19 mars 1962 comme la fin de la guerre d’Algérie et contre toutes les personnalités qui participeront à la commémoration de cette date.
Nous sommes plus de trois millions de Français d’Algérie, Harkis et descendants (7% des inscrits sur les listes électorales) et J’aimerais pouvoir penser que, grâce à nos votes, certains maires perdront leur siège et d’autres échoueront. Je pense tout particulièrement à M. Roland Riès, maire de Strasbourg mais également à Patrick Mennucci, candidat à Marseille, qui a financé le film Hors-la-loi.

Il ne nous reste que notre mémoire à défendre alors défendons-là jusqu’au bout, jusqu’au dernier !

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15 mars 2014 6 15 /03 /mars /2014 22:38
Minurne Résistance


L'Humanité
est soutenue financièrement à bout de bras par l'Etat. Libération est en faillite et disparaitra si aucun repreneur ne se manifeste. Les patrons du Nouvel Observateur, dont Laurent Mouchard-Joffrin, viennent de démissionner. Le Canard enchainé perd des lecteurs, et Marianne est à l'agonie.

C'est la Bérézina dans la presse de gauche ! Le Point a été le premier à comprendre qu'il y avait une place à prendre et son mentor, Franz-Olivier Gisbert, devenu nous dit-on grand ami de Hollande, est maintenant l'agresseur principal de la droite et du seul homme que la gauche craint vraiment : Sarkozy. Marine Le Pen, qui a adopté les thèses économiques et sociales de Mélenchon, mais reste très à droite par son nationalisme et son patriotisme, est plutôt considérée par le PS comme une alliée objective, le rêve de Hollande étant qu'elle arrive avec lui au second tour de la présidentielle en 2017 où il lui suffira alors de faire appel à un "front républicain" utopique pour la faire battre et triompher. C'est du moins ce dont il est convaincu.

La presse de gauche paie son acharnement à défendre ce qu'elle croyait être des valeurs universelles et qui ne sont que celles d'une idéologie révolue. Depuis la chute du mur de Berlin, la conversion de la Russie, de la Chine, du Vietnam et de Cuba à l'économie de marché voire au capitalisme le plus ultra, ils auraient dû se douter que s'accrocher à l'idéologie socialiste agonisante à l'échelle mondiale (voir ce qui se passe au Vénézuéla), n'avait pas d'avenir. Et qu'une presse de gauche, soutenue par des banques et des milliardaires - Rothschild, Lazard, Pierre Bergé, Alain Niel et Mathieu Pigasse - serait tôt ou tard rattrapée par les problèmes financiers et la désaffection de ses lecteurs.

Le plus grave est que ces équipes de journalistes, parfois brillants mais formatés au marxisme  dans les écoles de journalisme et Sciences Po, n'ont pas compris ce que le peuple français a fini par comprendre : pas d'avenir dans le socialisme sinon dans la misère et l'oppression par la privation progressive des libertés. Il n'y a pas d'excuse à cela mais une explication : chouchoutés par le pouvoir ils se sont éloignés des préoccupations des gens ordinaires, normaux, des "petites gens" comme ils disent, accusant systématiquement de "populisme" les politiques et les rares journalistes qui se préoccupent des desiderata du peuple.

Ils ont oublié, s'ils l'ont jamais su, le sens du mot "république". La "république", la Res publica , c'est étymologiquement et littéralement "la chose du peuple" et, dans une traduction plus affinée, une forme de gouvernement où le pouvoir n'est pas exercé par un seul homme ou un seul parti mais par des représentants élus par le peuple pour traduire la volonté du peuple en actes politiques. Accuser qui que ce soit de "populisme", c'est-à-dire lui reprocher de parler en faveur du peuple, serait par définition un acte antirépublicain. Mais ceux qui sont accusés de populisme devraient en être fiers, car ce sont eux les vrais porte-parole du peuple, donc les seuls authentiques républicains. Il n'y a d'ailleurs eu que Maurras, que la plupart des hommes politiques connaissent comme l'incarnation du mal mais citent sans jamais l'avoir lu, pour affirmer : "Qu'est-ce que la République ? Les partis ou rien".

Croire que la France est en république quand seuls les partis la dirigent, et à plus forte raison quand un seul parti détient tout le pouvoir, est donc la négation de la république et de la démocratie, autre mot qui signifie que la souveraineté et la légitimité ne sont détenues que par le peuple et pas par un parti ou à plus forte raison un homme seul.

Le général de Gaulle a voulu restaurer la République et la Démocratie en instaurant un président élu directement par le peuple "au suffrage universel", qui devait équilibrer par le grand pouvoir que lui confère la Constitution le poids nocif des partis qui ne sont jamais que des conglomérats d'intérêts politiques et financiers. Un homme intègre, "au dessus des partis" et s'efforçant de protéger et de traduire les aspirations profondes du peuple pour orienter l'action nécessaire des partis et de leurs élus politiques dans un sens conforme à la volonté populaire. Lui le fut. Ses successeurs immédiats plus ou moins. Mitterrand prétendit l'être et l'on peut considérer qu'après la folle période du socialisme délirant des gouvernements Mauroy et Fabius (Bérégovoy déjà moins mais il l'a payé de sa vie) la cohabitation fut sa manière de respecter les institutions de la Vème République gaullienne. Chirac fut l'incarnation de l'Etat de droite, mais sa tendance profondément radical-socialiste tempérait les choses. Sarkozy revint vers la démocratie républicaine avec son "ouverture" qui voulait associer la gauche au gouvernement de droite sorti des élections. On peut le critiquer, je suis le premier à le faire, mais l'intention était incontestablement gaullienne. À gauche, quelques-uns comme Claude Allègre et Fadela Amara comprirent la sincérité de la démarche. D'autres comme Kouchner, Besson, Jouyet, Bockel, acceptèrent plus ou moins honnêtement les règles du jeu. Il n'y eut guère que Martin Hirsh pour trahir la démarche républicaine de Sarkozy dès le début.

Hollande est arrivé au pouvoir porté par une "primaire" qui en a fait le héros du PS. La primaire est une forme de démocratie partisane qui est l'antithèse de la démocratie vraie puisqu'elle aboutit toujours à faire désigner celui qui sera le moins nocif pour la carrière politique future des autres têtes des listes internes au parti. Donc, de fait, le plus mauvais des candidats. Mais porté par tout l'appareil et le poids politique et financier du parti, il a de fortes chances d'être élu quand même - ce qui fut le cas de Hollande - avec une contrepartie : distribuer tous les postes au personnel du parti, les plus juteux allant à ses amis ou alliés.

Nous avons donc un pouvoir détenu par un seul homme et son parti, exactement dans le cadre de l'idéologie politique maurassienne : la République c'est un parti ou rien. Autant dire que depuis la prise du pouvoir par les socialistes, nous ne sommes plus en République, "pouvoir du peuple, par le peuple, pour le peuple" (Constitution).

Hollande nuit gravement.jpg
Les politiques socialistes ne se gênent pas pour présenter, chaque fois que l'occasion leur en est donnée, un bilan élogieux de leurs vingt-deux mois de pouvoir. Leur dithyrambique autosatisfaction ne résiste pas à une analyse comparative avec le long catalogue à la Prévert des promesses de début 2012 du président en campagne. C'en est au point que l'on peut parler de faillite généralisée de leur programme. À les écouter à l'époque, en quelques semaines la France allait retrouver avec eux au pouvoir la prospérité du Luxembourg, la sécurité de la Suisse, l'énergie et les performances de l'Allemagne, la joie de vivre de l'Italie... On est loin de tout ça...

Tout juste arrivés au pouvoir en mai 2012, leur premier souci a été de défaire toutes les réformes que Sarkozy et ses gouvernements d'ouverture avaient commencé à mettre en place. Le fragile et sans doute insuffisant effort de reconstruction de notre économie, mise à mal en 2008 par la crise mondiale provoquée par les amis trilatéralistes, bilderbergers et maçons de Hollande et Valls, vola en éclats. Et la France commença à plonger pour en arriver au point où elle en est aujourd'hui : "mise sous surveillance renforcée" par l'Europe. Une humiliation que les socialistes tentent de dissimuler et de minimiser en attirant l'attention des Français sur les turpitudes fantasmées de l'UMP et de l'ancien président, en attendant - une fois l'UMP et Sarkozy neutralisés -, de s'occuper du FN.

La seule chose qu'ils ont réussie, c'est de faire passer en force des mesures sociétales régressives accompagnées d'un système de coercition médiatique et politique qui n'a qu'un objectif : assurer leur maintien au pouvoir qui leur procure puissance, richesse personnelle et impunité en les plaçant au-dessus des lois. Ils nous volent par leurs impôts, nous mentent sans vergogne, nous imposent des transformation sociétales dont nous ne voulons pas, réduisent la France à un champ clos socialiste ou les immigrants jouent le rôle des supplétifs chargés de terroriser les Français par leur nombre et leur agressivité islamique pour qu'ils restent dociles à la doxa socialiste.

Nous sommes entrés en douce en dictature.

Les 60 engagements, les 170 et quelques promesses de Hollande en témoignent : Aucun et aucune n'a de rapport avec la liberté, pourtant en tête des trois valeurs fondamentales de la République. L'égalité est mentionnée, notamment dans l'engagement n° 25 sur l'égalité des carrières et des traitements entre hommes et femmes, implicitement dans d'autres promesses, de même que la fraternité, nous y reviendrons.

Mais rien sur la liberté. Curieux, non ?

Maurice D.

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15 mars 2014 6 15 /03 /mars /2014 15:27

La Chronique d'Éric Zemmour du 14 mars 2014 en vidéo : on a été très frappé d'entendre Manuel Valls dire, sur RTL, qu'il ne savait pas que Nicolas Sarkozy était sur écoute, alors que Jean-Marc Ayrault a dit qu'il était au courant. Surprenant !

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15 mars 2014 6 15 /03 /mars /2014 15:20

 

 

 

Alors que le Vénézuela devrait vivre dans l’opulence grâce aux premières réserves de pétrole au monde, le pays ne connait que pauvreté, pénuries, assistanat de masse et décrépitude économique. Entre deux répressions de la population par la force, le gouvernement en est réduit à appeler au pillage des quelques entreprises privées qui existent encore dans ce pays qui nous montre avec éclat que le socialisme ne marche pas…

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14 mars 2014 5 14 /03 /mars /2014 23:32

Bonjour !

Jeanne d’Arc mais aussi Saint Louis et Clovis sont supprimés des manuels d’Histoire de vos enfants ! Quant à Louis XIV et Napoléon ils sont à peine évoqués…

La raison de cette amnésie d’Etat ? Le  ministre de l’Education nationale souhaite « arracher l'élève à tous les déterminismes, familial, ethnique, social, intellectuel » (Le Figaro, 02/09/2013).

Vincent Peillon ne veut donc pas seulement imposer la théorie du genre à la jeunesse, il est également déterminé à la couper de ses racines pour faire de la France un « melting-pot » laïcard et multiculturel.

Allez-vous laisser cet apprenti sorcier continuer ses expériences avec vos enfants ? Pas question ! Trop c’est trop !

Alors réagissez dès maintenant en exigeant le retrait des nouveaux manuels d’Histoire. Signez la sommation adressée à Vincent Peillon : http://petit.io/petition/avenir-de-la-culture/ecole-stop-au-memoricide

Cela fait des mois que le militant Peillon utilise le ministère de l’Education nationale comme centre de propagande.

Derrière l’homme à l’allure de gendre idéal, se cache un idéologue fanatique.

Le ministre de l’Education nationale n’a qu’un seul objectif : faire table rase du passé afin de construire un individu nouveau, totalement façonné par les principes de 1789 !

Pour cela il veut effacer toute trace de civilisation chrétienne! Vous pensez que j’exagère ?

Alors lisez ce qu’il a écrit en 2010 :

« Il faut (…) une religion universelle : ce sera la laïcité. Il lui faut aussi son temple ou son église : ce sera l’école. Enfin, il lui faut son nouveau clergé : ce seront les hussards noirs de la République. » (Vincent Peillon, Une religion pour la République, édition du Seuil, 2010, p. 39)

Vous avez bien lu. Peillon partage l’idéologie de Robespierre et adhère aux méthodes de Lénine.

Comme aux plus belles heures de l’Union Soviétique, il efface les portraits de ceux qui font « désordre » sur la photo officielle !

Adieu Clovis, dont le baptême a été l’acte fondateur de la France, et Jeanne d’Arc qui a libéré le pays de l’envahisseur.

A la place vos enfants apprendront l’histoire de nos ancêtres les Zimbabwéens  et se nourriront des exploits d’Abdel Kader…

…ils oublieront les Capétiens mais seront incollables sur l’empire Monomatapa !

Ce gouvernement est en train de produire le pire « mémoricide » de toute l’histoire de France !

Privés de toute référence à leur passé, les petits Français pourront ainsi être conduits docilement vers l’avenir orwellien que leur prépare Peillon et ses camarades…

C’est donc pour vos enfants que vous devez réagir ! Signez la sommation exigeant le retrait  des nouveaux manuels d’Histoire : http://petit.io/petition/avenir-de-la-culture/ecole-stop-au-memoricide

Agissons ensemble pour la défense de notre culture française et chrétienne.

 

François PY
Chargé de communication
Avenir de la Culture

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14 mars 2014 5 14 /03 /mars /2014 08:12

Bd Voltaire

Christian Vanneste

 

Il y a quelque chose de pourri au royaume de France, qui d’ailleurs est une République. Faire confiance est devenu un luxe inaccessible. Un an pratiquement après qu’un ministre a menti, les yeux dans les yeux, en bloc et en détail aux Français et à leurs représentants, voici qu’un autre remet ça. L’arrogante Mme Taubira, au regard souverain et au verbe haut, a chu de son piédestal. Balbutiant, hésitant, bafouillant, elle a tenté de dire qu’elle avait menti à l’insu de son plein gré, puisqu’elle avait été avertie très récemment de l’ouverture d’une information concernant Nicolas Sarkozy, mais pas vraiment des écoutes dont il était l’objet depuis un an, et encore moins de leur contenu. Le juge n’aurait lui-même pas informé le parquet lors de leur déclenchement.

Panique ou impudence ? Mme Taubira brandissait pour preuve des lettres qui démentaient ce qu’elle affirmait de façon péremptoire. Avec un aplomb retrouvé, le garde des Sceaux et le Premier ministre – qui s’étaient, cette fois, entendus sur les éléments de langage, c’est-à-dire sur ce qu’il s’agit de faire croire aux imbéciles qui les écoutent – ont essayé de retourner le gant. Le retard de la remontée de l’information prouverait l’indépendance de la justice. Ben voyons : un juge, que personne n’a élu, va mettre sous écoute un ancien président de la République, et ni le parquet, ni le ministre, ni l’actuel locataire de l’Élysée ne seraient prévenus…

Les soupçons porteraient sur des faits très graves, violation du secret de l’instruction et trafic d’influence. On aura mesuré à l’insistance de la dame sur la noirceur du crime tout le respect qu’elle nourrit pour la présomption d’innocence dès lors qu’il s’agit d’un adversaire politique. Les accusations infondées de l’opposition témoigneraient du vice qui est le sien et qu’elle projette sur une gauche incapable de ces turpitudes. Depuis vingt mois, nous sommes passés de la nuit à la lumière, et la droite ne s’en est pas aperçue. Les Français auront traduit : « Ne les croyez pas. Ils sont plus pourris que nous. »

Après les mécomptes de l’UMP, et la manœuvre de Copé appelant les autres partis à la transparence pour se dédouaner, on a eu le choc de l’affaire Buisson, le voleur volé, enregistrant Sarkozy, trahissant sa confiance, mais peut-être parce qu’il ne lui faisait aucun crédit. Que le garde des Sceaux, qui par son titre même symbolise la garantie de nos institutions, soit pris en flagrant délit de mensonge et de dissimulation achève de peindre un paysage désolé, une République en ruine, une société où les politiciens sont suspectés de faire des affaires douteuses, où croire en la parole de quelqu’un devient une aventure téméraire et où la justice, érigée à tort en pouvoir dans les discours, est plus que jamais elle-même suspecte. Mme Taubira, ex-indépendantiste, auteur d’une loi partiale qui stigmatise notre histoire, d’une autre loi qui porte atteinte à l’institution familiale, doit évidemment démissionner d’un poste ministériel qui exige des personnalités d’une altitude morale exceptionnelle. Mais lorsqu’un corps est gangrené, l’amputation d’un membre ne suffit pas.

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J'ai plus envie de me croire à Kaboul dans ma ville,

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J'ai plus envie de relativiser. >>>>