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27 février 2014 4 27 /02 /février /2014 08:07
Bd Voltaire

D Jamet

gouvernement
Le 26 février 2014
L’exercice du gouvernement engage l’image, le prestige et le destin de la France. Il devrait être interdit aux amateurs.
       
         

Le ministre de l’Économie et des Finances en avait fixé et réaffirmé l’objectif à plusieurs reprises. Le déficit public de la France serait ramené au niveau symbolique de 3 % du PIB à l’horizon 2015. Très précisément, il serait encore de 3,6 % en 2014 pour s’établir à 2,8 % dès l’année suivante. L’alourdissement des impôts et la réduction de la dépense publique en étaient la garantie… Oui, mais les recettes attendues ne sont pas plus au rendez-vous que les économies annoncées. Des dépenses imprévues pourraient bien noircir encore le tableau. Bref, c’est plutôt aux alentours de 4 % (3,9 % au plus juste) que tournent les prévisions rendues publiques par la Commission de Bruxelles, et puisque nous sommes décidément de mauvais élèves, nos maîtres font planer sur notre pays la menace de sanctions.

Un million d’emplois, c’était le chiffre qu’avait laissé courir le président de la République, et qui devait être la contrepartie du considérable allégement des charges sociales pesant sur les entreprises. La courbe du chômage n’en menait pas large… Oui, mais le chef de l’État ne s’était sérieusement préoccupé ni des moyens par lesquels il obtiendrait les effets promis, ni des compensations qu’il faudrait trouver au trou creusé dans le montant des prestations sociales, ni du délai dans lequel les 50 milliards évoqués seraient réunis. Tous comptes faits, c’est entre 130.000 et 300.000 emplois « créés ou sauvegardés » (sic) que pourrait se solder le pacte de responsabilité, grande pensée du quinquennat. Si tout va bien.

L’intervention de l’armée française au Centrafrique serait de courte durée. C’est en tout cas l’engagement pris par le commandant en chef et son ministre de la Défense. Oui, mais… tout comme la gravité et l’ampleur de la crise, les responsables ont découvert en cours de route la difficulté et la complexité de l’opération Sangaris. Le niveau des effectifs et la durée de l’engagement français avaient été grandement sous-évalués. Bref, c’était une nouvelle preuve de la légèreté et de l’incapacité de ceux qui se sont fait fort, il y a deux ans, de gouverner notre pays.

Au Café du Commerce, on peut refaire le monde sur le zinc sans que cela tire à conséquence. Le ministère de la Parole, qui revient automatiquement à l’opposition, est celui de toutes les outrances, de toutes les démagogies, de toutes les solutions, de tous les miracles. Passer de la tribune au pouvoir, c’est passer du rêve à la réalité, de la parole aux actes, être confronté aux vrais problèmes, aux vrais gens, éventuellement aux vrais morts. L’exercice du gouvernement engage l’image, le prestige et le destin de la France. Il devrait être interdit aux amateurs.

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26 février 2014 3 26 /02 /février /2014 23:12
 

Posted: 25 Feb 2014 10:54 AM PST
> Le mythe brandi par la gauche n’en finit pas de se dissiper. L’épouvantail de l’extrême-droite, à force d’être agité par M.Valls à la suite de tant d’autres, perd ses derniers oripeaux et les fétus de paille qui lui restent ne parviennent plus à masquer la réalité. Des esprits dérangés peuvent compenser leurs fragilités en fantasmant sur la virilité nazie et ses démonstrations de force, bras en érection, symboles provocateurs, et tenues para-militaires, le vrai danger, la violence politique depuis longtemps se situe à l’exact opposé, dans les mouvements radicaux animés par des idées de gauche. La sévérité à l’encontre des premiers n’a d’égale que la mansuétude à l’égard des seconds. On sentait le Ministre de l’Intérieur mal à l’aise en commentant les violences commises par les gauchistes roses, rouges et verts de Nantes. Magasins saccagés, policiers agressés, équipement urbains vandalisés , voitures incendiées non par des nervis fascistes, mais par des manifestants de gauche au milieu desquels, une Ministre, Mme Duflot, loin de les désavouer, aurait aimé se trouver. Une quinzaine de ces excités ont été interpellés et une poignée d’entre eux condamnés dans l’urgence. A la fin du Jour de Colère, qui s’était déroulé dans le plus grand calme, la police, sur ordre, a empêché les manifestants de se disperser normalement et a provoqué des incidents sans commune mesure avec ceux de Nantes afin de brandir 250 arrestations. Une telle partialité chez les auto-proclamés défenseurs de la République doit inquiéter. Combien de ministres, de parlementaires de gauche ont-ils fait leurs armes, comme Jospin naguère, dans des mouvements d’extrême-gauche ?
> Or, la liste est longue des diatribes contre l’extrême-droite et le retour supposé des « années noires » à la suite d’attentats et de violences qui venaient au contraire de l’extrême-gauche, des sauvageons des quartiers sensibles ou encore de l’islamisme. Non seulement, il est temps de mettre fin à ce mensonge institutionnel, mais il faut désigner les vrais coupables qui ne sont pas sans lien avec le pouvoir actuel et sont même parfois ses alliés. La mort tragique, mais stupide, aussi,  de Clément Méric a révélé cette manipulation politicienne doublée de décisions partiales et arbitraires. La victime était un provocateur  violent qui agressait sans doute celui qui l’a tué en se défendant. Au sein d’Antifa ou avec Act up, il s’était déjà illustré lors d’actions contre les manifestants hostiles au « mariage » unisexe. Discours et articles ont accusé l’extrême-droite, et plusieurs mouvements ont été dissous sans la moindre équité. Ni les antifa, ni Act up n’ont été dissous, malgré leurs atteintes constantes à l’ordre public. Aujourd’hui, le Ministre de l’intérieur a accusé les Black Blocs, ces réseaux mobiles et bien organisés de casseurs anarchistes, très nombreux en Allemagne et qui n’hésitent pas à franchir les frontières. Ils avaient démontré leur capacité de nuisance à Strasbourg en Avril 2009 lors d’un sommet de l’OTAN, ou encore à Poitiers pour protester contre un transfert de prison. Ces groupes d’activistes sont connus. Pourquoi les laisse-t-on pénétrer sur le territoire, rejoindre des manifestations quand on a interpellé à Paris de simples Veilleurs portant un vêtement ou un drapeau de la « Manif »? La mémoire qui se complaît à rappeler les années 30 flanche bizarrement sur les racines beaucoup plus proches de ces groupuscules : en Allemagne, la Fraction Armée Rouge, ou bande à Baader, en France Action Directe, en Italie les Brigades Rouges. Dans les années 80, ces groupes se rapprochent. Ils ont dans leur sinistre bilan des enlèvements et des assassinats d’hommes politiques, de patrons, de militaires et de policiers. Ni par l’ampleur, ni par la continuité, ni par le nombre des victimes, il n’y a rien eu de semblable à l’extrême droite, en Europe depuis la seconde guerre mondiale. Ce qui a favorisé ce phénomène, c’est la complaisance intellectuelle et morale de la gauche à l’égard d’extrémistes auxquels ses discours ont apporté  justification et compréhension.
> La protection accordée à Cesare Battisti par François Mitterrand est révélatrice. Ce voyou devenu révolutionnaire a été condamné en Italie pour quatre assassinats. Mitterrand lui a accordé l’asile, et il a pu s’enfuir facilement en 2004 sous Chirac, Sarkozy étant Ministre de l’Intérieur, pour se réfugier au Brésil de Lulla. De la complaisance à la complicité, il n’y a qu’un pas et il a été franchi. Le choeur des Belles-âmes de gauche de Bedos à Delanoé en passant par l’inévitable BHL a défendu un assassin, parce que, comme eux, il était de gauche, du bon côté qui donne tous les droits.  Y compris celui de tuer un flic père de famille, sans doute ? A gauche, le show-bizz, le journalisme, l’intelligentsia soixante-huitarde se sont mobilisés pour défendre ce triste héros. François Hollande, qui, déjà, n’en ratait pas une, lui a rendu visite en prison. Dans « Génération Battisti, Guillaume Perrault analyse la trouble et troublante compromission de ceux qui « comptent » dans notre pays avec la dérive terroriste de gauche.  En dénonçant l’extrême-droite, en excusant l’extrême-gauche, les politiciens de gauche et parfois d’ailleurs entretiennent leur bonne conscience auréolée par l’idéologie dominante. Plus que les casseurs abrutis, ce sont eux les responsables et donc les coupables.
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26 février 2014 3 26 /02 /février /2014 23:01
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26 février 2014 3 26 /02 /février /2014 19:17
Les Echos.fr

Le nombre de chômeurs a progressé de 8.900 en janvier. C’est une nouvelle déconvenue pour le gouvernement, qui voit l’objectif d’une inversion continuer de se dérober et mise désormais tout sur le futur pacte de responsabilité.

Rien n’y fait. Les chiffres du chômage tombent, le constat reste : le gouvernement n’arrive désespérement pas à inverser la courbe du chômage. Après avoir perdu, avec la hausse enregistrée en novembre et décembre, son pari d’y parvenir avant fin 2013, François Hollande a subi une nouvelle déconvenue sur sa « priorité des priorités » avec l’annonce, cet après-midi, d’une nouvelle progression, en janvier, du nombre de chômeurs n’ayant pas du tout travaillé dans le mois (catégorie A), dont le total a progressé de 8.900 (+0,3 % sur un mois, +4,4 % sur un an), peu ou prou comme en décembre (+10.000).

Le léger mieux enregistré sur la croissance au quatrième trimestre ne se sera donc pas retrouvé, pour l’instant au moins, dans les chiffres de l’emploi. Surtout, après avoir estimé, après les baisses enregistrées en aout et octobre, que la France touchait enfin au but, le gouvernement se retrouve aujourd’hui confrontée à une troisième hausse mensuelle consécutive du chômage, ce qui ne lui était plus arrivé depuis le printemps 2013.

Le constat est le même en incluant les inscrits à Pôle Emploi ayant en partie travaillé dans le mois. En catégorie A,B et C, le nombre de demandeurs d’emploi a progressé en janvier de 23.600 (+0,5 %, +5,3 % sur un an). Comme quasi systématiquement, les plus de 50 ans ont été les plus touchés (+1 % en janvier) et le chômage de longue durée continue d'exploser (+1,1 %). Après une baisse quasi continue depuis l’été dernier, le chômage des moins de 25 ans s’est, lui, « contenté » de stagner en janvier.

Dans la matinée, la grande prudence affichée par le ministre du Travail, Michel Sapin, en marge d’un déplacement au Salon de l'agriculture, laissait présager d’une telle mauvaise nouvelle. « Il doit y avoir moins de chômeurs à la fin de l’année qu’au début. Il faut faire reculer le chômage », a-t-il déclaré, donnant ainsi l’impression de repousser à fin 2014 l’objectif initialement fixé pour fin 2013.

Alors que les contraintes budgétaires interdisent d’aller plus loin sur les contrats aidés, déjà abondants, le ministre compte poursuivre la lutte avec sa « boîte à outils » et a répété qu’ « on ne changera rien à la politique de l’emploi ». Cependant, a-t-il de suite souligné, « il faut un deuxième moteur : c’est la croissance », expliquant que « c’est le pacte de responsabilité qui peut faire la bascule. »

Vendredi, les partenaires sociaux se réuniront une première fois pour tenter de s’entendre sur les contreparties à la future baisse de charges promise par François Hollande pour relancer les créations d’emploi. Plus que jamais, l’exécutif mise dessus pour enfin inverser la courbe du chômage. Mais plus que jamais, il est se retrouve en position de faiblesse face à un patronat de plus en plus appelé à l’aide pour relancer des créations d’emploi qui manquent encore cruellement à l’appel.

Derek Perrotte
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26 février 2014 3 26 /02 /février /2014 09:25

Scènes de guerre, quartier saccagés, nantais outrés… Il fallait parler. Manuel Valls a donc pris la parole pour condamner de vraies violences, et il a eu raison sur un point : ces casseurs étaient en marge de la manifestation. L’immense majorité des manifestants a marché dans le calme contre un projet indécent et contestable, certains ont dû exprimer leur légitime colère après des mois et des mois de contestation ignorée, rien de plus.
En revanche la violence inouïe de fin de manifestation, nous savons à qui nous la devons en grande partie, et ne pas le reconnaître serait justement priver de leur légitimité ces manifestants.
« Cette violence venant de cette ultra-gauche, de ces Black Blocs […] est inadmissible et elle continuera à trouver une réponse particulièrement déterminée de la part de l’Etat ».

Alors d’une part, inutile de sortir les grands mots pour embobiner tout le monde, « l’ultra gauche » ou les « blacks blocs » ne sont autres que des antifas (altermondialistes, écolos ou socialistes à leurs heures), ces groupuscules qui profitent depuis quelques mois d’une complaisance scandaleuse de Manuel Valls, trop occupé sans doute à condamner des violences anti-républicaines imaginaires de quelques familles avec poussettes et ballons roses.
Ils avaient agi avec la même violence à Rennes ou à Paris récemment.

Et d’autre part, les beaux discours c’est bien, mais la « réponse particulièrement déterminée de la part de l’Etat », on se marre. 14 interpellations, et 5 condamnations. La belle affaire.

Pour simple comparaison, le 26 mai dernier, quelques canettes jetées avaient entraîné 350 interpellations. Le 26 janvier, même scénario, aucune autre violence en fin de manifestation que quelques pétards ou fumigènes : 256 interpellations.

Et samedi, à Nantes, 14 personnes interpellées. Les dégâts ? Un quartier saccagé : cocktails Molotov, boulons et pavés jetés sur les CRS, vitrines explosées et Abribus incendiés… bref, 300.000 euros de travaux.

La fermeté de Manuel Valls laisse rêveur, tant elle est aléatoire. « Je ne tolérerai aucun débordement » : étonnamment, c’est le genre de défi que se lance le ministre de l’Intérieur les jours de Manif pour tous uniquement… Ces jours où les manifestants suivent docilement les policiers venus les arrêter, laissant échapper une fois sur deux un « merci » en fin de garde-à-vue, rattrapés par leur bonne éducation…

Les punks à chien-anarchos-antifas à l’ennemi imaginaire mais à la violence bien rodée, c’est autre chose…

Certains rêvent de dissolution, elle est impossible.

Ces groupes n’existent pas. Être casseur d’extrême gauche est d’abord un « état d’esprit » : révolté contre tout ce qui représente l’ordre, et donc le « fascisme », du shampooing aux flics.

Alors évidemment, quand la police se présente, ils répondent avec des boulons ou des pavés, courent se réfugier dans une tente et ne présentent pas leurs papiers.

L’un des cinq condamnés l’avoue sans gêne : il ne savait pas quel était l’objet de la manifestation, mais « caillasser du CRS, ça soulage ». Propre, le combat. Un autre a écopé d’un an ferme, mais est reparti planter ses choux dans la ZAD. À 24 ans, il a déjà 29 condamnations à son actif.

Mais quand on accuse Manuel Valls de faiblesse, il répond rouge de colère : « Nous ne sommes complaisants avec personne ».

Pour que cessent ces violences il n’y a pas mille solutions : des interpellations massives, et des peines réelles. Alors si vraiment l’État est décidé à apporter une vraie réponse à ces violences, il faudrait peut-être commencer par laisser les CRS en famille les soirs de Veilleurs, et les envoyer en renfort les jours de manifs antifas…

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26 février 2014 3 26 /02 /février /2014 09:04
Bd Voltaire
Entretien avec Renaud Camus

Le 25 février 2014

Selon une enquête “Génération quoi ?”, initiée par France Télévisions, 46 % des 18-34 ans ne font plus confiance aux politiques (qu’ils trouvent corrompus et pour qui gauche et droite se valent). C’est inquiétant ?

Non, c’est assez rassurant sur le bon sens des sondés. La caste politique est un des groupes les plus déculturés, décivilisés, désélitisés de la société française. Elle est noyée dans la société du spectacle ou plus exactement du show-business et se confond avec elle, à un rang inférieur à celui des “artistes”. Rien n’est plus instructif à cet égard que de voir qui épouse qui, qui prend où ses maîtresses et ses amants, qui passe avec qui les fêtes de fin d’année. Après la présidence Jean Clavier, voici la présidence Gérard Jugnot. Pendant ce temps-là ces gens s’occupent (mal) de petites misères tandis que survient dans un silence imposé la plus formidable commotion de toute notre histoire, le Grand Remplacement.

Un tiers des 210.000 répondants envisagent que des emplois puissent être réservés aux Français. Cela vous étonne ?

Oui. Un tiers ça n’est pas beaucoup. D’autant que “Français”, ça ne veut absolument plus rien dire. La distinction entre Français et étrangers n’a plus aucun sens, elle ne sert plus qu’à dissimuler ce qui survient et à permettre aux sociologues de cour, si l’on peut risquer le pléonasme, de soutenir sans rire et même sans mentir qu’il y a de moins en moins d’étrangers — naturellement, puisqu’ils sont tous “français” ! Ils votent socialo-remplaciste avant de voter islamo-remplaçant, Union racaille, Mouvement slamiste, Fédération colonialiste, Rassemblement pour l’exploitation de la conquête. Le moment-clef de mon procès, vendredi dernier, fut celui où l’un de mes témoins, un jeune professeur d’origine marocaine mais français jusqu’au bout des ongles, lui, et même patriote, déclencha la fureur haineuse de l’avocat du Mrap pour avoir décrit ce qu’était sa réalité quotidienne en banlieue parisienne, à savoir que ses élèves rient quand il se déclare français, jugent qu’il est un traître s’il se reconnaît attaché à la patrie française, parlent des Français comme d’un groupe étranger et méprisable, estiment que dans dix ou quinze ans la France sera musulmane et voient la conquête en cours comme un juste dédommagement pour l’ancienne colonisation. Le concept de Français est devenu une fiction qui n’est plus tenable.

François Hollande a annoncé le transfert au Panthéon de Germaine Tillion, Geneviève de Gaulle-Anthonioz, Pierre Brossolette et Jean Zay. Faites-vous partie de ceux qui, comme Régis Debray, trouvent ces nominations trop policées, trop politiquement correctes ?

Germaine Tillion, au moment de la dite “affaire Camus”, il y a quatorze ans, est de ceux qui se sont acharnés contre moi, à l’aveugle, de confiance, en parfaite méconnaissance du dossier. J’imagine qu’elle ouvre grand la porte du Panthéon à Bernard-Henri Lévy, Josyane Savigneau ou Edwy Plenel. En revanche j’ai un peu connu Geneviève de Gaulle-Anthonioz, qui était une femme admirable. Aucune objection à Pierre Brossolette, certes. Jean Zay a beaucoup à se faire pardonner, mais beaucoup pour se faire pardonner.

Comment s’est passé votre procès vendredi dernier ? (Et quand le jugement sera-t-il rendu ?)

Cela dépend si on l’envisage du point de vue judiciaire ou du point de vue politique. Judiciairement, je n’ai pas la moindre idée de l’issue possible — le jugement doit être rendu le 3 avril. Je tiens tout de même à dire que le déroulement de la (très longue) audience faisait pleinement honneur à la justice : formalisme, politesse, pleine liberté à chacun de s’exprimer. Politiquement, il me semble que notre camp a pu marquer des points. L’adversaire remplaciste est enfermé dans des fictions verbeuses dont il est évident qu’elles ne tiennent plus debout. Pour les lecteurs que cela intéresserait, je me permets de donner deux liens où ils trouveront plus de détails : l’un à un article de L’Express, l’autre à mon propre journal.

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25 février 2014 2 25 /02 /février /2014 09:28

Parents prenez le temps de lire jusqu'au bout cette analyse édifiante !

Le mathématicien Jean-Pierre Demailly constate que les programmes scolaires sont devenus complètement incohérents. Brighelli l'a rencontré

Propos recueillis par

À la une du Point.fr

   

Littéraire de goût, de formation et de pratique, je ne me sens guère de légitimité pour parler des programmes de mathématiques et plus généralement de sciences à l'école.

J'ai donc demandé à Jean-Pierre Demailly, professeur de mathématiques à l'institut Fourier (Grenoble-I), membre de l'Académie des sciences, qui a collectionné (sans le faire exprès, je peux en témoigner) les plus hautes distinctions et qui est incidemment le président du Grip, ce laboratoire des méthodes intelligentes auquel Vincent Peillon, contrairement à ses prédécesseurs, n'accorde plus qu'une aumône, de donner son sentiment sur les programmes, de la maternelle au bac.

Le Grip, outre ses manuels d'apprentissage de lecture-écriture, édite plusieurs manuels d'apprentissage des mathématiques dont tous ceux qui les ont eus en main et les ont testés sur les chères têtes blondes ou brunes - moi-même, en l'occurrence, mais aussi Natacha Polony, qui en fait grand cas pour ses propres enfants - louent les vertus. Parents, grands-parents, éducateurs, instituteurs, je vous laisse juges des décisions qui s'imposent...

Jean-Paul Brighelli : Vous avez à maintes reprises alerté l'opinion et les services ministériels sur l'épidémie d'innumérisme et de dyscalculie qui frappe aujourd'hui les écoliers français.. Quelles en sont les causes ?  

Jean-Pierre Demailly : Les réformes successives du système éducatif français depuis la fin des années 1960 ont progressivement vidé les programmes scolaires de leur contenu. Les réformes ont surtout été pensées en termes de gestion des flux ou en termes budgétaires, et - pour autant qu'il y ait eu réellement un pilote dans l'avion - les responsables n'ont en général prêté qu'une attention très faible à la cohérence et à la pertinence de ce qui pouvait être enseigné. La situation est particulièrement catastrophique pour l'enseignement des mathématiques et des sciences physiques : il n'y a pratiquement aucun programme à quelque niveau que ce soit qui tienne encore vraiment debout dans notre pays ; on peut observer des incohérences et des lacunes majeures dans toutes les progressions scolaires, depuis la maternelle jusqu'aux classes préparatoires et à l'université.

 

Cela, c'est l'actualité. Mais d'où venons-nous, et où allons-nous - mathématiquement et pédagogiquement parlant ?

 

La France avait eu la chance, avec les grands fondateurs de l'école de la République, comme Pauline Kergomard, d'être l'un des premiers pays au monde à reconnaître le rôle fondamental des premiers apprentissages et de l'école maternelle, et ce dès les années 1880. À cet âge, le langage oral joue un rôle très important, mais les enfants peuvent aussi déjà s'exprimer par le dessin et diverses formes de graphie, préparant ainsi la lecture et l'apprentissage de la géométrie. La synergie des différentes activités joue un grand rôle - il est possible de faire du calcul à l'occasion des séances de gymnastique (mise en rang, etc.) ; la danse, les postures physiques aident à la latéralisation, indispensable à la lecture. On peut même arriver assez vite à des petits problèmes de calcul comme la division par 2, à l'occasion de problèmes de partage simples. Or les objectifs actuels de la maternelle tendent à nier tous ces apprentissages explicites (dessin, graphie, maîtrise du langage oral, calcul sur les petits nombres, premiers déchiffrages) au profit d'objectifs flous comme le "vivre ensemble", quand il ne s'agit pas de pseudo-cours ubuesques de sociologie ou de philosophie. Ainsi la question cruciale du sexe des anges semble être redevenue un des principaux sujets de préoccupation ces dernières semaines...

À l'école primaire, les premiers enjeux - et les enjeux premiers - sont la maîtrise de l'écriture-lecture et du calcul. Ces apprentissages fondamentaux ont hélas beaucoup souffert de la mise en place de méthodes, de programmes et de progressions d'enseignement inadaptés. Peu à peu, le savoir-faire des professeurs d'école s'est érodé, et aujourd'hui, sans en avoir conscience, une majorité d'entre eux se contente de pratiques sous-performantes, souvent à l'instigation de l'institution scolaire elle-même.

L'inefficience de l'apprentissage de la lecture a été fortement médiatisée, du fait de l'usage très répandu de méthodes idéovisuelles ou semi-globales désastreuses. Mais il faut savoir que l'enseignement du calcul et de la géométrie est aujourd'hui tout aussi catastrophique. La pratique de nos classes expérimentales SLECC a confirmé qu'il était beaucoup plus efficace d'apprendre la numération et les quatre opérations arithmétiques simultanément. Cet enseignement est indissociable de celui de la langue et des autres sciences, à travers la rédaction détaillée des solutions, la manipulation des unités de grandeur, la résolution permanente d'exercices, l'observation, la mesure... Or les programmes ignorent ces contraintes et continuent à étaler sur plusieurs années l'apprentissage des quatre opérations en les dissociant entre elles, et en les dissociant de leurs applications. Il faut signaler cependant que les savoirs fondamentaux ne constituent pas un but en eux-mêmes : il s'agit de former de futurs citoyens capables de s'exprimer clairement, de penser de manière rationnelle, de forger un regard critique sur les situations de la vie ; pour cela, il est nécessaire de s'appuyer sur une solide connaissance de l'environnement historique, géographique, scientifique et technologique de nos sociétés.

Sur des bases aussi incertaines, comment a-t-on cru pouvoir bâtir un collège (unique...) et un lycée qui se tiennent ? Mes collègues de prépas scientifiques déplorent (surtout cette année, où ils reçoivent les premiers produits, si je puis dire, de la réforme Chatel) l'impréparation de leurs élèves.

Le collège concentre aujourd'hui des difficultés majeures : beaucoup d'élèves sortent en effet du primaire avec un niveau catastrophique, parfois sans même maîtriser la lecture, et les classes sont donc souvent extrêmement hétérogènes. Le problème est aggravé par la structure rigide du collège unique, là où il faudrait davantage valoriser les aptitudes manuelles, artistiques ou sportives de certains élèves, en leur offrant des voies exigeantes en rapport avec leurs capacités et leurs intérêts. On a préféré niveler les programmes par le bas, condamnant les bons élèves, ou même les élèves moyens, à la sous-alimentation chronique ou à la paresse. Pis encore, les programmes de science sont devenus un galimatias incohérent où les objectifs parfois trop ambitieux semblent être là uniquement pour donner le change et masquer la faible rationalité des contenus. Le lien entre les sciences physiques et les mathématiques est constamment rompu.

On parle ainsi de pH en chimie en classe de 3e, alors que les élèves n'auront pas encore entendu parler de logarithmes, on n'hésite pas à introduire les tensions sinusoïdales, voire la notion très difficile de tension efficace, alors que seules les fonctions linéaires et affines sont au programme de mathématiques... Et cela devient presque pire au lycée : avec la réforme Chatel, les programmes de sciences ont été littéralement massacrés à la tronçonneuse ; il est vrai qu'ils étaient déjà très mauvais. En terminale S, où globalement les horaires de sciences sont très faibles par rapport à la glorieuse terminale C des années 1970, on n'hésitera donc pas à parler de "transferts quantiques d'énergie" ou de "temps et relativité restreinte". Cependant, ce n'est que d'extrême justesse, et à la suite d'une pétition des professeurs de mathématiques, que le calcul vectoriel en dimension 3 ne s'est pas retrouvé sabordé du programme ; il est donc déjà impossible d'espérer traiter en profondeur les aspects les plus élémentaires de la mécanique newtonienne !

Avec de telles bases, il n'est pas étonnant que l'on assiste en ce moment à un véritable massacre des formations supérieures, notamment celle des professeurs. La comparaison avec les pays asiatiques place aujourd'hui la France dans une situation de profond sinistre éducatif, et le pire semble à venir si le ministère de l'Éducation nationale ne reprend pas ses esprits.

 

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25 février 2014 2 25 /02 /février /2014 09:07

Par

À la une du Point.fr

 

  Faute d'autorité, le Premier ministre n'arrive pas à faire taire sa ministre du Logement qui vitupère tant qu'elle peut. Haro sur ces amants terribles             

Cécile Duflot vaut 2,3 % si l'on se réfère au score obtenu par Eva Joly, candidate des Verts à la présidentielle de 2012. C'est dire son peu d'importance en termes démocratiques. Mais pour conquérir le pouvoir, Hollande avait besoin d'elle et des voix de ses amis, ou du moins le croyait-il. Aussi le PS conclut-il avec les Verts une alliance électorale extravagante. Ceux-ci en effet allaient en tirer un bénéfice hors de proportion avec leur poids politique. Ce fut un jeu de dupes, d'autant plus suicidaire pour les socialistes qu'ils étaient en divergence totale avec les écologistes sur des sujets essentiels, l'avenir le dirait rapidement. Depuis bientôt deux ans, en effet, les ministres Verts sont le poil à gratter permanent de Jean-Marc Ayrault.

À l'origine, donc, une erreur politique due à un calcul électoral opportuniste et que la pusillanimité du président de la République et du Premier ministre n'ont pas su corriger par la suite. Et à l'arrivée, un désordre lamentable dont les incidents de Nantes samedi dernier sont un exemple éloquent. Duflot aurait eu tort de ne pas exploiter la faiblesse chronique d'un partenaire aussi médiocre. Que compte la solidarité gouvernementale pour elle, qui n'a en tête que la défense de ses intérêts à la fois idéologiques et personnels, en face d'un Hollande qui s'était engagé vis-à-vis d'elle à des réformes, dans le domaine énergétique notamment, sur lesquelles il est revenu ? À ambigüité, ambigüité et demie. Nous renvoyons dos à dos ces coquins, lui le fantoche et elle la chipie.

Le pacte de responsabilité est la dernière carte du président

Les sommations d'Ayrault à Duflot sont de pure forme. Ce n'est pas à un mois des municipales que le gouvernement et la majorité vont éclater. Mais après, ce sera autre chose, ce sera l'épreuve de vérité. Vérité : un drôle de mot si on le rapporte à Hollande, ce Guy Mollet des temps modernes qui se voulait le Mitterrand des temps à venir. Le recentrage d'opportunité, idéologique et politique, auquel se prépare le président de la République devrait provoquer automatiquement une recomposition politique propre à dissiper ces ambigüités dont chacun à gauche accuse l'autre. Du moins est-ce ce que l'on attend, à la condition que Hollande sache gouverner autrement que dans l'ambigüité. La logique voudrait que les Verts, et non seulement les Verts mais la gauche radicale, reprennent leur liberté vis-à-vis d'une solidarité qu'ils n'ont au demeurant jamais respectée que formellement. Cela devrait poser à Hollande le problème de sa majorité parlementaire. La résolution de ce problème se jouera sur le pacte de responsabilité, qui apparaît comme la dernière carte du président. C'est dire le caractère incertain des temps politiques de demain.

 

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25 février 2014 2 25 /02 /février /2014 08:45

Bd Voltaire

C. Vanneste

 

Du Capitole à la roche Tarpéienne, de la place Beauvau à l’Élysée, il n’y a qu’un pas. Manuel Valls a sans doute pensé suivre Sarkozy sur le second itinéraire, mais il a en fait pris le premier.

Le chouchou a chuté dans les sondages. L’explication en est simple. Il bénéficiait, à droite, d’un courant de sympathie pour tenir le discours ferme du premier flic de France. Mais il a révélé quatre faiblesses. La première appartient à la technique de communication. Sarkozy est un débatteur redoutable qui a rarement été dominé par ses contradicteurs, si ce n’est lors de la célèbre anaphore de Hollande. On se demande encore ce qui l’a retenu de faire un bon mot sur l’anticipation aventureuse et sur le narcissisme de la formule « Moâ président »… Philippot a éclaté Valls sur France 2. Devant le calme et la modestie de son opposant, Valls affichait un visage ulcéré qu’on lui voit souvent maintenant. Manque de technique, manque de maîtrise de soi, ça ne pardonne pas. « Le meilleur imprésario de Dieudonné », devenu incapable d’écouter son adversaire, assenait les poncifs de la gauche sur le Front national qui, l’un après l’autre, tombaient dans le vide.

La provocation éhontée des forces de l’ordre à l’issue de la manifestation du « Jour de colère », empêchant les manifestants de se disperser dans le calme, pour générer des incidents et procéder à 250 interpellations afin de pouvoir brandir le spectre d’une extrême droite factieuse, a également montré ce visage du manipulateur partisan quand beaucoup de Français avaient cru voir en lui le seul ministre républicain attaché à sa mission.

Et puis les résultats sont mauvais. Certes, il faut les prendre avec circonspection. Les manipulations existent. Néanmoins, l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales a souligné l’augmentation des cambriolages de 6,4 % en zone urbaine, et de 4,7 % en zone rurale. Les résidences secondaires ont été privilégiées avec une croissance de 17,7 % en zone gendarmerie. Les homicides volontaires sont moins nombreux, sauf à la campagne où ils ont progressé de 14,9 %. On parle de stagnation de la violence parce que son développement se ralentit. On oublie que la délinquance, contrairement à l’inflation, par exemple, n’a pas un potentiel de volume illimité. Elle agit sur une population limitée et il faut considérer toute croissance comme un échec. Les vols avec violence sont apparemment en recul, mais les autres augmentent. Leur lien avec l’immigration de l’est de l’Europe avait été établi par le ministre lui-même, lorsqu’il était sérieux. Entre sa politique d’immigration, d’intégration, et de naturalisations qui dément son discours apparemment ferme et le laxisme pénitentiaire de Mme Taubira, la délinquance a de beaux jours devant elle, et les Français le savent.

Enfin, M. Valls a pris la grosse tête. Lorgnant sans doute sur Matignon, il a commencé à écraser les plates-bandes de ses collègues, en faisant des annonces intempestives. Il a oublié qu’il agaçait déjà à gauche et que l’estime de la droite n’avait rien de profond. Les Français peuvent tolérer la présomption lorsqu’elle est suivie d’une certaine efficacité, comme Sarkozy en donnait au moins l’illusion. « Grand causeux, petit faiseux », ils n’aiment pas et le font payer au coupable. Or, c’est ainsi que M. Valls est désormais

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Published by voxpop - dans La France en résistance
25 février 2014 2 25 /02 /février /2014 08:33

Le 24 février 2014

Bd Voltaire

Marie Delarue

Ce sont vos impôts qui financent ces 2 milliards d’euros. Vous pourrez peut-être y songer au moment de mettre un bulletin dans l’urne municipale ?

Depuis qu’il a été élu, voilà 21 mois, « Moi, président » s’est fait une spécialité du pas de deux. Pas celui que font les danseurs étoile en collant seyant, levant haut leur partenaire comme on brandit le Saint-Sacrement. Non, celui de l’aboulique, le malade de la décision qui avance et qui recule pour mieux pour mieux que je t’embrasse. Et de fait, M. Hollande nous empapaoute avec une régularité de métronome.

S’il fait ainsi trois pas en avant et deux en arrière – ou l’inverse –, comme les pèlerins sur le chemin de Lhassa, ce n’est pas pour améliorer son jeu de jambes, on s’en doute. Non, c’est pour attirer dans son épuisette trouée toutes les catégories sociales qui l’ont porté sur le trône. Car François Hollande le sait bien : il ne doit son élection qu’à la détestation du Marsupilami Sarkozy et aux aventures de DSK-le-libidineux. Ces deux-là dégagés du paysage, le président de la République se retrouve là où il a toujours été : autour de 17 %.

Contraint, donc, de pratiquer le racolage intensif de l’électorat socialiste traditionnel, l’une des premières mesures du président élu fut ainsi de revenir sur le fameux « jour de carence » mis en place par le gouvernement Fillon pour les salariés de la fonction publique. On se souvient, en effet, de cette banale demi-mesure d’équité : jusqu’à cette date, un fonctionnaire malade (ou prétendu tel) était payé dès sa première heure d’absence, contrairement aux salariés du privé, qui ne le sont qu’à compter du quatrième jour. Certes, les grandes entreprises compensent souvent, mais rarement les PME.

L’absentéisme de nos fonctionnaires est en effet une plaie que dénoncent, là encore avec une régularité jamais démentie, nombre de rapports. Celui de la Cour des comptes, notamment, qui avait épinglé la ville et l’agglomération de Strasbourg : 22 jours d’absence par agent en moyenne en 1999, 38 jours en 2010, « soit près de sept semaines qui s’ajoutent aux congés habituels », nous rappelle le Point (20 février) qui se penche sur le sujet. Ainsi, « la ville et l’agglo accordent, dans leur grande générosité, 27 jours d’absence en moyenne à chaque employé pour raisons familiales ». Coût pour la collectivité : 40 millions d’euros en 2010.

Scandale. D’où l’instauration du fameux jour de carence. Et l’on s’aperçut, ô miracle, que sa mise en place avait fait baisser de 43 % les « arrêts maladie » d’une journée. Un hasard, assurément, puisque le père François, en pleine campagne de câlinothérapie, est revenu sitôt élu sur cette mesure.

Rappelant ces faits, Le Point publie aussi les résultats d’une enquête de la fondation iFRAP (un think tank analysant les performances de l’État) sur l’absentéisme dans la fonction publique. En tête des villes (de plus de 100.000 habitants, hors Paris) : Montpellier. Taux d’absentéisme : 17,48 %, près de 40 jours en moyenne par agent. Beaucoup de « malades » aux beaux jours. On ne dira jamais assez les ravages dus à la proximité de la mer et de la plage… On se souvient que, déjà, Georges Frêche, brave homme, avait décidé « de récompenser la présence plutôt que sanctionner les absences des fonctionnaires ».

À côté de ces tolérances très électoralistes, la directrice de l’iFRAP avance une autre explication : « Le régime de la fonction publique est très particulier. Ce n’est pas l’assurance maladie qui rembourse les indemnités journalières, mais les employeurs publics eux-mêmes […] De plus, les agents en maladie ordinaire sont indemnisés à 100 % pendant trois mois sans aucune formalité, et les contrôles sont moins nombreux. »

La fondation évalue « le surcoût annuel de l’absentéisme » autour de
2 milliards d’euros pour la France. Ce sont donc vos impôts, chers lecteurs, qui financent toute cette gabegie. Vous pourrez peut-être y songer au moment de mettre un bulletin dans l’urne municipale ?

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