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24 février 2014 1 24 /02 /février /2014 23:46

 Le Point.fr    

 

Municipales 2014

Consultez notre site dédié aux municipales et toutes les informations liées à l'élection la plus appréciée des Français.


http://e.infos-lepoint.fr/miror.ashx?i=458460&m=2592&ue=364244071&e=sergefont%40hotmail.fr&CONSENTEMENT=1

 

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24 février 2014 1 24 /02 /février /2014 08:24

Bd Voltaire

Nicolas Gauthier

Si les Verts n’existaient pas, il ne faudrait surtout pas les inventer. Quoique… Étant donné l’actuelle conjoncture, les occasions de se taper la panse de rire ne sont pas si fréquentes. Ainsi, les manifestations de ce samedi dernier, à Nantes, contre la construction éventuelle et sans cesse repoussée de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

Comme souvent, le début du happening est toujours « bon enfant », comme généralement dit dans les médias. Soit un rassemblement de végétaliennes et de punks à chien, de stagiaires de l’Éducation nationale et de fanas du calendrier maya, de Bonnets rouges égarés et de joueurs de djembé. Et derrière, comme souvent et toujours, ceux qui veulent en découdre. Pourquoi pas, après tout. Prendre le pouvoir par tous les moyens, même légaux, le truc remonte à l’Action française du siècle dernier.

Mais, dans leur désir de bien faire, même en s’énervant un peu au passage, la fin de cortège aura néanmoins dévasté une dizaine de boutiques et blessé presque autant de policiers. Aussitôt, Manuel Valls, entre inspecteur Clouseau (La Panthère rose) et Adolfo Ramirez (Papy fait de la résistance), tape du poing sur la table en dénonçant « l’ultra-gauche », tandis que le Journal du Dimanche évoque une « manif écolo dégénérant en guérilla urbaine »…

Un peu comme dans les séries télévisées, qu’on ne comprend pas toujours lorsqu’on a manqué un épisode, c’est ici une saison entière qui nous a échappé. Car on pensait, à en croire ce brave Manu, que ce qui menaçait la France se résumait à une horde de barbares vêtus de Burberry, de Cyrillus et de carrés Hermès à clous, prête à en découdre à coups de poussettes ou de biberons, et pas loin de transformer leur imposante progéniture en bambins candidats à l’attentat-suicide. Bref, une gigantesque pignolade propre à repeindre les murs jusqu’au plafond.

Dans le genre hallucination collective – à côté, les apparitions de Fatima, c’est du Garcimore –, voilà que Cécile Duflot assure, en tant que ministre du gouvernement, dont elle est pourtant partie prenante : « Plutôt deux fois qu’une ! Je suis de cœur avec eux [ces manifestants, NDLR] et ils le savent ! » Les communistes avaient conceptualisé le soutien au gouvernement sans participation. Là, c’est la participation sans soutien.

En bonne logique, Jean-Marc Ayrault aurait dû taper du poing sur la table et congédier la chipie en chef. Nada et peau de zobi. Certes, le poids électoral des Verts aux prochaines échéances électorales, municipales ou européennes, n’est pas à négliger.

Pour les amateurs de prospective politicienne, cela peut aussi signifier que le CDD de Jean-Marc Ayrault arriverait à terme. Et qu’un remaniement ministériel pourrait bien pointer le bout du nez. Dans les gazettes, nos confrères s’agitent. Le nom de Claude Bartolone, président de l’Assemblée nationale, revient souvent. Quelle trouvaille ! Le changement pour maintenant ? Bartolone, et pourquoi pas le fantôme de Pierre Mauroy, tant qu’on y est…

À y mieux réfléchir, le problème de ce gouvernement n’est pas qu’il campe à gauche – ce qui est bien légitime, les urnes ayant parlé – mais qu’il mouline du vide à grand renfort de rien. Inaptes et ineptes, en d’autres termes.

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23 février 2014 7 23 /02 /février /2014 08:50

Bd Voltaire

C. Vanneste

 

Reverdy le disait : « En amour, il n’y a que des preuves d’amour. » Lorsque M. Hollande embrasse, avec plus d’empressement que Valérie naguère, le leader des pigeons, on se demande si le nom du volatile ne lui inspire pas l’idée qu’on peut prendre les enfants du bon Dieu pour des pigeons à rôtir. L’intensité du revirement gestuel est spectaculaire et apporte immédiatement trois informations capitales.

D’abord, le socialisme est une ineptie économique qui mène à la catastrophe. M. Hollande l’avoue piteusement en s’orientant vers la flexibilité et l’allégement du coût du travail.

Ensuite, les mesures qui ont été mises en œuvre et les discours tenus par son gouvernement et sous son autorité étaient néfastes à la santé économique du pays. Ils ont entraîné un recul calamiteux des investissements étrangers dans notre pays. Quand ceux-ci augmentaient de 11 % dans le monde, ils reculaient de 77 % chez nous en raison de la pression et de l’instabilité fiscales, de la complexité et de la rigueur de la réglementation et d’un discours public hostile aux entreprises.

Enfin, en révélant son ignorance et son irresponsabilité, M. Hollande, à 20 % d’opinions favorables, perd sa légitimité réelle. Le revirement déçoit et humilie le peuple de gauche. Les réformes sociétales provocatrices et hors de propos ont mobilisé la droite comme jamais, malgré la profonde nullité de l’UMP.

Comment restaurer la confiance qui est le carburant psychologique de la croissance quand on a installé pendant deux ans la défiance des investisseurs ? Une élection présidentielle anticipée avec un président capable, enfin, de lancer les réformes nécessaires au pays, au besoin à coup de référendums, plutôt que de pratiquer la stupide ouverture à gauche de Sarkozy, serait miraculeuse.

Un changement de gouvernement, après élections législatives anticipées, donnerait au Président une chance de se refaire, car les réformes créent toujours du mécontentement. La victoire de Mitterrand en 1988 et la défaite de Schröder en Allemagne le montrent bien. Un nouveau gouvernement de gauche sera insuffisant et accentuera le malaise et les divisions dans son camp. C’est pourtant ce vers quoi nous allons.

Quelles seront les armes à sa disposition ? Politiquement, elles seront limitées par la majorité elle-même en raison de ses divisions idéologiques et de son archaïsme doublé d’irréalisme sur les sujets économiques. Inexistante au Sénat, elle s’affaiblira à l’Assemblée. Après la raclée prévisible aux européennes et, sans doute, une montée de l’euroscepticisme. Le pays dont le redressement est le plus spectaculaire est le Royaume-Uni, hors de l’Euroland, et qui donnera peut-être le grand signal de la « dés-union ».

Le Premier ministre a lancé un grand chantier en vue d’une refonte de la dépense et de son financement. Bonne idée en 2012. Aveu d’inconduite et d’ignorance en 2014 ! On va donc en rester aux timides avancées sur le marché de l’emploi et à l’ersatz révisé « pacte de responsabilité » de la fausse TVA sociale mise en œuvre sournoisement avec maladresse sur son assiette et mauvaise évaluation de ses conséquences. Comment va-t-on financer la politique familiale ? Qui peut croire aux contreparties ? En quoi la baisse des charges, sans faire peser son financement sur les importations, contrairement à la TVA sociale, va-t-elle favoriser notre industrie  ?

La création d’une agence de plus, d’un nouveau « machin », de nouveaux fonctionnaires et de 200 millions d’euros de dépenses supplémentaires pour accueillir les capitaux étrangers montre qu’au-delà des gestes d’ouverture, les réflexes du socialisme technocratique restent les mêmes.

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23 février 2014 7 23 /02 /février /2014 08:34

Bd Voltaire

Gérard Hardy

 

Tout d’abord, un grand merci à nos athlètes pour leur belle participation. Voilà des femmes et des hommes qui, pour notre plus grand plaisir, ont mis sur la table face aux juges internationaux des années de travail, souvent l’engagement de toute une vie et qui ont su faire au mieux avec peu de moyens et assez peu de soutien. Voilà des athlètes qui se sont battus pour une médaille et pour porter un drapeau. Un état d’esprit à des années-lumière de celui de certains sportifs que nous ne nommerons pas ici, plus soucieux de leurs fins de mois et de leur préoccupations matérielles que de nos trois couleurs.

Bravo à l’armée française, dernier bastion d’excellence qui nous a fourni une part non négligeable de la délégation avec 22 sportifs de haut niveau issus du ministère de la Défense.

On citera parmi les plus visibles le sergent Martin Fourcade, son frère le caporal-chef Simon Fourcade et le caporal-chef Anaïs Bescond en biathlon, le première classe Célia Aymonier en ski de fond, le première classe Pierre Vaultier en snowboard ou encore le caporal-chef Steve Missilier, le caporal Anémone Marmottan en ski alpin et l’agent Maxime Châtaignier en patinage de vitesse…

On peut se demander pourquoi les médias français passent cette origine militaire de nos représentants sous silence. Il est vrai que pour nos esprits soixante-huitards, le sport, c’est bien, mais l’armée, ça pue.

Malheureusement, le sport n’est plus une priorité dans le civil et dans notre « Éducation nationale ». Les cours d’éducation physique et sportive dans notre enseignement sont désormais bien souvent réduits à des séances de découverte de telle ou telle activité sportive plus ou moins facultative. Nos élèves participent aujourd’hui à ces séances en dilettante, radio dans les oreilles et mains dans les poches, à leur rythme, à leur bon vouloir, sous le regard souvent désabusé d’un professeur qui a baissé les bras depuis longtemps. Le jeune Français ne cherche pas l’effort puisque tout lui est dû. En France, à l’effort on préfère le confort et la facilité. On ne peut s’étonner, dès lors, de la faiblesse de la délégation française à Sotchi. Là où la Russie ou l’Allemagne font l’effort, la France manque cruellement de ressource humaine.

On sait depuis toujours le caractère politique de ces manifestations sportives internationales. Le rendez-vous de Sotchi 2014 aura été une belle réussite de la Russie et de son président, malgré les tentatives de deux « Pussy Riot » et d’un transsexuel italien pour gêner aux entournures le pouvoir russe. Le coup médiatique n’a pas marché.

N’en déplaise à quelques journalistes mal habitués, ces Jeux olympiques ont été un réel succès dans leur organisation. Même si, à plusieurs reprises, certaines et certains d’entre eux ont tenté quelques critiques quant à leur installation « pas assez confortable », ils ont vite été repris par les athlètes eux-mêmes qui, pour leur part, n’ont eu que des mots flatteurs à l’égard de l’organisation russe. Sans doute les journalistes ont-ils d’autres exigences que les sportifs…

Il faut dire que si, au travers de ces Jeux, au milieu de ces athlètes, Vladimir Poutine, omniprésent, a soigné son image, il n’en est pas moins un véritable sportif et il aime cette ambiance. Tout le monde a en mémoire les images du président russe en kimono ou aux commandes d’un avion de chasse. Ça nous change, en France, du mou du bide en scooter qui nous sert de président ... 

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22 février 2014 6 22 /02 /février /2014 07:52

Bd Volaire

P. Bilger

 

Le syndrome du « comme tout le monde » nous atteint de plus en plus.

Le plat réalisme nous accable et la médiocrité nous guette à chaque coin de rue, de page, d’image, d’émission, d’audience. Avec quelle volupté on laisse la masse, dans ce qu’elle a de négatif et d’étriqué à cause de sa pesanteur collective, s’emparer de nous, des arts, de notre esprit, de notre perception et de notre vision du monde ! La solitude fait peur : elle nous séparerait de la chaleur ouatée et étouffante des autres […].

Il faut être, penser, agir, créer, écrire, rire et parler comme tout le monde. Il faut feindre d’aimer tout le monde pour mieux déchirer, dans le dos, par le sarcasme ou la dérision, les rivaux, les adversaires ou les copains d’un soir. Il faut se plonger dans la multitude, s’enivrer de pluriel pour se faire pardonner – et ce n’est pas gagné ! – même une très légère touche singulière […].

Le tribunal de grande instance d’Orléans vient de reconnaître « le préjudice d’affection » qu’auraient subi cinq fans de Michael Jackson à la suite du décès brutal de leur idole (Le Parisien). Quand j’ai lu cette information, d’abord je n’y ai pas cru, même si je connaissais leur avocat et son infinie ingéniosité juridique. Mais cela frôle le comble du grotesque. Des magistrats ne sont pas obligés de tomber dans tous les panneaux qu’on leur tend. Mais il convenait de greffer son raisonnement sur le délitement général. Puisque quelques égarés réclamaient justice pour n’importe quoi, plutôt que de les renvoyer au bon sens et à une certaine conception du ridicule et de l’allure, on s’engouffre, pour faire comme tout le monde, dans une adaptation désastreuse au fil du temps […].

Les personnalités publiques, les politiques, les présentateurs, pour ne pas évoquer les commentateurs sportifs qui se mettent parfois à quatre pour froisser le français, les accords et les liaisons, n’ont plus qu’une obsession et ils parviennent à l’assouvir avec une perfection dévastatrice : laisser aller comme tout le monde. J’entends déjà l’argumentation de ces dégradations qui répugnent à être des modèles. On veut être comme tout le monde. De l’absence de cravate pour les responsables politiques au dévoiement du vocabulaire, le principe est le même : ne pas se distinguer, célébrer l’abandon au relâché puisque, partagé par beaucoup, il mériterait sans cesse d’être cultivé. La tenue : un accident dans l’inéluctable déclin […].

La normalité de notre président de la République a vite fait long feu. Il ne s’agissait au fond que d’être, d’agir et de se comporter comme tout le monde. Quel que soit le registre. Hors de question que la force républicaine soit précisément, pour celui qui en a été investi, de nous porter haut par son exemple, de nous illustrer grâce à son aura, de nous conduire vers l’exceptionnel par rectitude et honneur. Il ne serait plus alors comme tout le monde. Non pas surgir au-dessus mais se fondre. Non pas susciter l’admiration même de ses adversaires mais, dans l’imitation d’un peuple mal connu dans ses désirs et méprisé dans ses exigences, se vautrer dans une grisaille qu’on aura beau qualifier de démocratique pour la rendre acceptable, elle demeurera sans âme ni élan.

Je pressens déjà ce qu’on va m’opposer. Par exemple, écrire à partir du réel et de l’humanité authentique pour accéder à l’universel, faire de son ego un miracle pour le monde, de sa vision et de son art un éblouissement pour beaucoup, donner par son style un style à notre destinée, quelle superbe entreprise, quel génie il faut être ! Proust n’est pas comme tout le monde.

Mais il n’y a plus de génies puisqu’il faut être comme tout le monde.

Extrait de : Comme tout le monde !

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21 février 2014 5 21 /02 /février /2014 08:59

Bd Voltaire G. Cluzel

 

Une sexagénaire admise pour une plaie au pied aux urgences de Cochin a été retrouvée morte dans la salle d’attente six heures plus tard. Pour le moment, nul ne peut dire si la victime serait encore en vie si elle avait été prise en charge plus tôt. Le fait est qu’un énorme serpent de mer revient tout de go sur la table : mais pourquoi règne-t-il un tel bobinard aux urgences ?

Car quiconque a eu besoin d’y recourir, un soir ou un week-end, le sait bien… Les couloirs y ressemblent à un quai de métro un jour de grève, les sas d’accueil à un dispensaire du siècle dernier : des enfants qui pleurent, des vieillards qui somnolent, des clochards qui s’agitent, des jeunes assis par terre… et un personnel soignant virevoltant qui fait de son mieux mais qui, gêné, préfère éviter les regards de ceux qui font les cent pas en regardant leur montre.

La vérité est qu’on trouve aux urgences un cocktail explosif des dysfonctionnements modernes, comme si, dans cet endroit où se jouent la vie et la mort, venaient converger tous les problèmes du pays.

Il y a, pêle-mêle, le sacro-saint principe de précaution, le parapluie, tellement grand qu’il tient du parasol, qu’ouvre le médecin de famille, la maîtresse, le prof de sport, et si intériorisé par tous qu’il a force d’obligation pour les parents : votre enfant est tombé ? Mieux vaut aller aux urgences. Et tant pis si vous attendez des heures pour vous entendre dire qu’il faut « le surveiller », ce que, merci bien, en parent à peu près responsable vous auriez fait sans qu’on vous le dise. Et tant pis si votre petiot, arrivé avec une bosse, repart avec une grippe doublée d’une gastro après un contact étroit et prolongé avec tous les miasmes de la région dans cette boîte de Petri qu’est une salle d’attente. Et tant pis si, dans l’intervalle, telle petite dame qui aurait dû être revue et dont on a, faute de temps, sous-estimé le diagnostic, ne l’a pas été.

Il y a l’esprit consumériste. Comme chez Sephora et Casto, on veut faire ses courses le soir et le dimanche. C’est la crise, madame, on ne peut pas aller consulter pendant les heures de service, que dirait le patron ? Alors, quand on se sent patraque, on va faire le « nocturne » – entendez les urgences.

Il y a enfin le déni de réalité : concernant d’abord le numerus clausus. Il visait, dit-on, à limiter le trou de la Sécu. Moins de médecins, moins de prescriptions, c’est mathématique. Parce que sans doute, moins de médecins, moins de malades, cela paraît logique, aussi ? Un numerus clausus que personne n’a cru bon d’ajuster à une donnée nouvelle : la féminisation galopante du métier et, de ce fait (les femmes, n’en défrise certains, étant comme cela), la recherche d’un rééquilibrage du métier avec la vie de famille, se traduisant par moins de gardes et de disponibilité : « Le cabinet ferme à 18 h ; pour les urgences, allez à l’hôpital ».

Un hôpital saturé, dont les salaires et les horaires n’attirent guère, et qui va donc chercher les praticiens qu’il n’a pas formés, la faute au numerus… à l’étranger, dans un marché de dupes réciproque : l’État les paie mal et les exploite, mais à terme, ils pourront visser leur plaque en libéral, sans plus de contrôle de l’État quant à leur formation.

Des médecins venus d’ailleurs, donc… Pour une population « venue d’ailleurs » très présente. C’est le deuxième déni. Car évidemment – AME, CMU et même « rien du tout », pour ceux qui sont arrivés l’avant-veille –, l’hôpital accueille tout un chacun sans distinction, dans une grande et belle tradition héritée des accueils religieux d’autrefois. Tout un chacun… s’il y a urgence. Mais ce n’est pas ainsi que tous le comprennent. Et trop de malades tuant le malade, les vraies urgences se mêlant aux fausses, il arrive, malgré tous les efforts d’arbitrage du corps médical, que telle vieille dame meure en silence, oubliée de tous dans un coin de salle d’attente.

Commentaire internaute ;

Bel article Gabrielle ! Etant passé il y a peu par les urgences de l'hôpital, j'ai pu constater la bonne volonté, le professionnalisme du personnel soignant. J'ai constaté aussi des disfonctionnements qui peuvent avoir de lourdes conséquences… Rappelons que les maires sont présidents d'office du conseil d'administration de l'hôpital. Pendant les campagnes électorales nous voyons nos élus de tout bord arpenter les marchés pour se faire remarquer. Combien vont incognito aux urgences pour voir comment cela fonctionne réellement, dénoncer ce qui ne va pas ? Que font nos députés cumulards ?... Par contre avec leur bouche en "cul de poule" qui caractérise les hypocrites, vous les entendez prôner le "vivre ensemble" à longueur de journée, jamais un mot sur le "mourir ensemble" par leur faute ou leur stupidité. Et bien entendu, ils continuent à mentir et à nous prendre pour des débiles…


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20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 22:12

Le Point.fr - Publié le 20/02/2014 à 11:41

En France, on entretient sur ces sujets une opacité de mauvais aloi. Mais on peut essayer..., et le résultat est effrayant... Enquête

      

Partons déjà d'une information méconnue fournie par Xavier Bertrand, qui fut pendant de nombreuses années ministre du Travail et des Affaires sociales dans les gouvernements Villepin et Fillon. Il connaissait parfaitement le problème quand il développait récemment l'idée qu'il faudrait cesser d'embaucher des fonctionnaires d'État pour des fonctions non régaliennes et quand il déclarait : "Un fonctionnaire, c'est 42 ans de carrière, 21 ans de retraite et 10 ans de réversion." (Source : Challenges du 19/12/2013.)

Un fonctionnaire moyen émarge donc au budget de l'État, directement ou indirectement, pendant 73 ans, ce qui est énorme, dont 31 ans de non-activité. On sait que les fonctionnaires, par rapport au privé, travaillent moins et moins longtemps, sont mieux payés, bénéficient de nombreux privilèges particuliers pendant leur carrière et partent à la retraite plus tôt. Ce que l'on sait moins, c'est que, contrairement au privé, leurs pensions de retraite sont indexées sur les augmentations de salaire des actifs et au minimum sur l'inflation ; et que, pour eux, la réversion au conjoint survivant est automatique, alors que, dans le privé, elle est soumise aux conditions de ressources du survivant.

Chaque embauche coûte 3,5 millions d'euros !

Ce fonctionnaire moyen, au final, combien va-t-il donc coûter au budget de l'État, en argent d'aujourd'hui ? Dans le privé, un employé qui gagne 2 000 euros net par mois sur 12 mois, soit 24 000 euros par an, coûte près du double à son employeur, 45 000 euros, sans compter la mutuelle et la prévoyance supplémentaire. Si l'on applique ce système à la fonction publique, sachant que le salaire moyen pour un employé ou un cadre intermédiaire y est de 2 160 euros net par mois en 2011 (source : Les Échos du 06/02/2012), on arrive à une charge totale de près de 49 000 euros par an. Si l'on tient compte des cotisations chômage que les fonctionnaires n'ont pas à payer, ce qui va baisser l'addition, et des cadres à responsabilité dont le salaire moyen est plus élevé (3 180 euros), ce qui va relever l'addition, on peut arrondir le coût annuel net moyen pour l'État patron, sans trop se tromper, à 48 000 euros par tête.

Multiplions par les fameuses 73 années : nous obtenons 3,5 millions d'euros, ce qui est précisément le chiffre d'Agnès Verdier-Molinié dans son livre Les Fonctionnaires contre l'État (Albin Michel, 2011). Celle qui dirige l'institut de recherche iFRAP et qui est sans doute la meilleure observatrice de la fonction publique française y écrit en effet : "Là où un grand nombre de nos voisins en Europe réduisent leurs effectifs, suppriment leurs statuts à vie ou les réservent aux agents ayant réellement des missions régaliennes, la France continue à embaucher à... 3,5 millions d'euros le poste de fonctionnaire pour une vie !"

Des milliards d'euros dépensés

Lorsque Vincent Peillon recrute 60 000 agents dans le mammouth de l'Éducation nationale, il engage l'État sur la somme colossale de 210 milliards d'euros (60 000 multiplié par 3,5 millions) et il augmente d'autant la dette de la France sur le long terme. Un formidable exploit ! Lorsque le maire de Paris, Bertrand Delanoë, recrute 10 000 fonctionnaires, il engage son électeur, le contribuable parisien, sur 35 milliards d'euros (pour "situer" ce chiffre, il faut avoir en tête que le budget annuel de la ville de Paris est de 8 milliards d'euros). Une exceptionnelle manoeuvre dépensière ! Lorsqu'un conseil général lambda recrute 800 fonctionnaires de plus, alors qu'il en a déjà trop, l'addition finale sera de 2,8 milliards d'euros. Enfin, quand le maire "normal" de votre ville "moyenne" de 40 000 habitants a recruté encore 300 fonctionnaires pendant son dernier mandat, il vous en coûtera finalement à vous, citoyen de cette ville, à vos héritiers et aux enfants de vos héritiers la modique somme de 1,4 milliard d'euros étalée sur 73 ans ! Une vertigineuse addition, dont l'État central prendra évidemment une quote-part, mais tout de même, c'est complètement fou !

En langage "normal", comment appelle-t-on cela ? De l'inconscience ? De la mégalomanie ? De l'irresponsabilité ? De l'incompétence ? Quand on sait qu'au cours des 30 dernières années, le nombre de fonctionnaires est passé de 3,86 à 5,3 millions (chiffre au 31 décembre 2007), ne serait-ce pas plutôt un hold-up contre la France, un vol à main armée contre les Français, un véritable crime contre l'économie ? Combien de temps va-t-on laisser encore impunis ces crimes contre l'économie ?

 

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20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 12:00

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Najat Vallaud-Belkacem à Grenoble demain!

Attention!

Dernière minute!
Changement d'heure pour accueillir notre ministre Najat Vallaud-Belkacem demain.


RV devant le musée , 5 place Lavalette entre 18h30 et 18h45, pour être prêts pour sa sortie à 19h.


Rassemblement autour des thèmes:
- Nos enfants ne sont pas des cobayes
- les parents sont les premiers éducateurs de leurs enfants
- Les femmes ne veulent pas être des hommes comme les autres.
A demain

https://dub121.afx.ms/att/GetInline.aspx?messageid=2cd4fc27-9a04-11e3-b196-001e0bcc4968&attindex=1&cp=-1&attdepth=1&imgsrc=cid%3a2.2195345467%40web171704.mail.ir2.yahoo.com&cid=de5decb7ff751d3a&shared=1&hm__login=sergefont&hm__domain=hotmail.fr&ip=10.111.10.8&d=d2386&mf=0&hm__ts=Thu%2c%2020%20Feb%202014%2010%3a58%3a12%20GMT&st=sergefont%25hotmail.fr%407&hm__ha=01_856aa9a064c3a2c15e786360f94654ed817a98209d01e9aec178e9a2bb38a885&oneredir=1

Infos locales
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Infos nationales
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20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 07:37

Bd Voltaire

Dominique Jamet

 

Mais qu’allait faire le président de la République française ce mardi matin à la Grande Mosquée de Paris ? Ses dévotions ? On ne sache pas que François Hollande se soit récemment converti à l’islam. Eût-ce été le cas, le vendredi était un jour plus indiqué, et plus encore s’il avait coïncidé avec l’une des grandes fêtes du calendrier musulman.

Passant dans le quartier, et disposant par chance d’un moment libre entre deux rendez-vous, le chef de l’État avait-il seulement saisi cette occasion de marquer que son cœur – de pierre pour les diverses Églises chrétiennes, plein de sympathie pour nos concitoyens de confession israélite – débordait de tendresse pour les quelques millions de fidèles qui, français ou demeurant en France, sont adeptes de la religion professée par Mahomet ?

Mais non. L’escapade, on ne peut plus officielle, de François Hollande ne devait rien au hasard. En présence du recteur de la mosquée, Dalil Boubakeur, du ministre des Anciens combattants, de représentants de la communauté musulmane et des familles concernées, M. Hollande était venu dévoiler deux plaques de marbre vert rendant hommage aux unités musulmanes ayant combattu au sein de l’armée française pendant les deux guerres mondiales, au prix de cent mille vies humaines.

Au premier abord, donc, rien que d’honorable, et même d’émouvant, dans l’affirmation solennelle, par le premier des Français, de la reconnaissance nationale au sacrifice de ces hommes. Et pourtant, le diable étant, comme on sait, dans les détails, ne se cacherait-il pas dans une démarche apparemment empreinte des intentions les plus pures ?

Il est toujours scabreux, lorsque l’on préside aux destinées d’une République qui ne cesse de proclamer son attachement à la laïcité, d’honorer particulièrement telle ou telle catégorie de la population en raison de son appartenance à telle ou telle communauté idéologique ou religieuse. Est-il opportun et juste, s’agissant de ceux qui, venus de tout l’Empire, ont combattu sous nos drapeaux et sous notre uniforme, de distinguer entre les frères d’armes ceux qui étaient d’origine métropolitaine et de nationalité française et ceux qui ne l’étaient pas, et de séparer dans la mort ceux qui étaient au coude à coude dans le combat ?

Mais surtout, et Manuel Gomez le soulignait ici même, il est pour le moins discutable de se souvenir de préférence de tous ceux qui, mobilisés, recrutés de force ou obligeamment prêtés à la France par des pays sous protectorat, sont venus à nos côtés sans en avoir toujours fait le choix et sans avoir pleine conscience de ce qu’ils faisaient, et de n’avoir jamais un mot ni une pensée pour ceux qui, confrontés à l’insurrection, à la guerre civile, à la guerre d’indépendance, avaient définitivement opté pour la France et sont véritablement morts pour la patrie. L’hommage justement rendu aux goumiers ou aux tirailleurs sénégalais, mais à eux seuls, est une façon biaisée d’ensevelir un peu plus les harkis et leurs enfants dans l’oubli.

Il est vrai que ce n’est pas à cette clientèle-là que songeait l’ancien premier secrétaire du Parti socialiste en inaugurant les plaques dédiées à la mémoire des musulmans morts pour la France. À cinq semaines des élections municipales, trois mois avant les élections européennes, on s’inquiète sérieusement dans les hautes sphères du pouvoir du refroidissement des relations entre la gauche et une communauté numériquement importante qui avait massivement voté (à 86 % !) pour le candidat socialiste à l’élection présidentielle.

Les débats de ces derniers mois autour des questions de l’ordre, de la sécurité et de la famille ont clairement fait apparaître des fissures qui vont s’élargissant entre un gouvernement progressiste, moderniste, laxiste et une population largement attachée à des valeurs traditionnelles et conservatrices. Le déplacement de François Hollande dans le cinquième arrondissement de Paris était moins un geste de piété qu’une manœuvre politicienne. Notre président guerrier lançait l’opération de reconquête… De l’Algérie ? Non, de Mantes-la-Jolie et de Clichy-sous-Bois.

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20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 07:22

Le Monde.fr | 19.02.2014 à 20h03 • Mis à jour le 19.02.2014 à 20h17 | Par Françoise Fressoz

 

A l'approche des élections municipales et européennes, Henri Guaino sent monter dans le pays « une immense colère » et met en garde contre un rejet massif de l'Europe. « Je sens vis-à-vis de l'Europe beaucoup de déception, d'amertume et de colère », a déclaré, mercredi 19 février, l'ancien conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, lors de l'émission « Questions d'info » sur LCP en partenariat avec Le Monde, France Info et l'AFP.

Evoquant un risque de déflation en Europe, le député UMP des Yvelines s'en est pris à la politique de la Banque centrale européenne, qu'il juge trop prudente. « Est-ce que la Banque centrale est prête à racheter massivement, comme l'ont fait ses homologues anglaise, américaine, les dettes publiques ? Jamais dans l'histoire on n'a pu gérer un cycle de désendettement sans recourir à un instrument monétaire. Si on ne le fait pas, le désendettement provoque forcément de la dépression, car vous réglez le problème des dettes en ruinant les actifs », s'est-il inquiété.

Interrogé sur la sanglante répression en Ukraine, Henri Guaino a déploré l'impuissance de l'Europe. « En se construisant, l'Europe n'a pas voulu régler ses rapports avec le monde russe. Aujourd'hui, nous le payons très cher, a-t-il déploré, en rejetant fermement l'appel du philosophe Bernard-Henri Lévy à boycotter les Jeux olympiques de Sotchi. La politique de la bonne conscience est la pire des politiques. »

 LE PACTE DE RESPONSABILITÉ : UNE « ÂNERIE »

Jugeant que le Front national pouvait devenir « un instrument de la colère populaire », Henri Guaino a estimé que l'UMP « préparait mal les élections européennes » de mai et a rendu hommage à son ancien patron, qui avait « su en 2007 réconcilier ceux qui avaient voté oui et ceux qui avaient voté non » aux référendums sur l'Europe.

« L'intelligence de Nicolas Sarkozy nous manque », a-t-il poursuivi, en qualifiant d'« ânerie » le pacte de responsabilité défendu par François Hollande. « Un matin, on se lève en disant : “il n'y a que la demande qui compte” ; le lendemain on se lève en disant : “il n'y a que l'offre qui compte”. C'est absurde. »

 

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