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8 février 2014 6 08 /02 /février /2014 12:25

etrangers
Bd Voltaire, Marie Delarue
Le 8 février 2014
Le gouvernement actuel de la France est l’un des plus dangereux qui soient.
       
        

On se souvient peut-être du scandale déclenché, en novembre dernier, par le fameux « rapport sur l’intégration » mis en ligne sur le site de Matignon ? Un rapport vite retiré après que le Premier ministre, interpellé à l’Assemblée, eut assuré qu’il s’agissait d’une erreur de manipulation. Au pire, une affreuse « bourde », à en croire la presse.

« Ce n’est pas parce que je reçois des rapports que c’est forcément la position du gouvernement », expliquait alors Jean-Marc Ayrault. Sur un ton aigre, le président Hollande en remettait une couche : « Ce n’est pas du tout la position du gouvernement. » Propos repris aussitôt par le caporal Valls : « Dans les rapports produits, qui n’engagent pas le gouvernement, il y a des choses inacceptables. »

Il faut dire que les rapports (en fait, au nombre de cinq) étaient d’un genre que l’on nomme « explosif ». Du retrait de l’interdiction du voile à l’école en passant par l’enseignement des langues africaines et autres « cultures d’origine » à l’égal du français, les propositions étaient tellement énormes qu’on a bien voulu croire nos politiques : tout cela était l’œuvre de fous – juré craché –, jamais ils n’auraient de pareilles idées !

Et puis voilà qu’on apprend (par i>Télé) que le gouvernement de M. Ayrault vient de recevoir sa nouvelle feuille de route pour « lutter contre les discriminations ». Elle comprend 44 propositions, parfaitement conformes à l’esprit des fameux rapports dont on nous avait pourtant juré qu’ils relevaient du fantasme. Soit tout ce qu’il faut pour liquider ce qui reste encore de l’identité culturelle française. Malika Sorel-Sutter en a fait l’analyse pour Le Figaro. Elle est terrifiante.

Il est difficile de caricaturer Malika Sorel-Sutter — ancien membre du collège du Haut Conseil à l’intégration et de sa mission Laïcité — en furie d’extrême droite confite dans l’eau du bénitier. Ce qu’elle dit est mesuré, réfléchi, pesé : « Contrairement aux dénégations qui avaient été formulées en décembre par le pouvoir politique, la publication des cinq rapports sur le site de Matignon correspondait bien à une intention politique de fond. » Si quelques mots ont été changés, « la philosophie est la même », à savoir « attribuer la responsabilité de l’échec de l’intégration aux Français qui entraveraient la réussite des immigrés et de leurs descendants ».

Les propositions sur le voile ou l’enseignement des langues étrangères ont simplement été reformulées et les nouvelles directives basées sur la « discrimination positive » ne vont pas non plus dans le sens de l’intégration des immigrés et de leurs enfants, mais bien dans celui d’une adaptation nécessaire et obligatoire de la population de souche à ces « nouveaux publics ». La feuille de route prévoit en effet des mesures de « testing » généralisées qui seront assorties de la mise en place d’un « Label Diversité » pour toutes les administrations publiques. Ainsi « de nombreuses mesures sont destinées à donner la préférence aux personnes d’origine extra-européenne. Ce qui se traduira mécaniquement par le fait que des Français de souche européenne seront mis de côté uniquement parce qu’ils ne sont pas de la bonne ascendance biologique. C’est du racisme anti-Français », dit Malika Sorel-Sutter, qui affirme : « Oui, le pouvoir bascule vers la préférence étrangère ! »

Sans confusion possible, il s’agit d’en finir avec le modèle républicain d’intégration et de faire table rase de l’identité française au profit d’un communautarisme d’intérêts.

« Nous ne sommes plus du tout dans une approche politique d’égalité des moyens, mais dans une politique d’égalité des droits. C’est la consécration de la déresponsabilisation totale des immigrés et de leurs descendants », dit Malika Sorel-Sutter. Le projet idéologique du gouvernement est « clairement affiché » : « Il s’agit de rééduquer les Français en leur inculquant ce que la bien-pensance identifie comme la pensée juste […] Nous sommes confrontés à une volonté de changer le peuple au travers du changement en profondeur de tout son référentiel culturel. »

On croyait les utopies criminelles, celles prônant l’avènement de l’Homme nouveau par le socialisme ou l’eugénisme et l’holocauste, mortes avec le XXe siècle. Erreur. Elles n’ont fait que s’offrir le visage du bien. Le gouvernement actuel de la France est l’un des plus dangereux qui soient : bouffi d’idéologie mortifère, explosant de bonne conscience, acharné à la destruction de siècles d’histoire pour nourrir un rêve auquel tous, autour de nous, ont renoncé.

« Notre modèle d’intégration garantissait la concorde civile. Son abandon engage officiellement la France sur la voie de la libanisation », conclut Malika Sorel-Sutter. Il est à craindre qu’elle ait raison.

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8 février 2014 6 08 /02 /février /2014 12:20

 

Ludivine de La Rochere

 

Notre sociétéLa Manif pour tous "réagira" si le gouvernement reprend les mêmes projets sur la famille "en les saucissonnant", a déclaré vendredi Ludovine de La Rochère, après que le Premier ministre eut dit jeudi qu'il était prêt à examiner dès 2014 des aménagements proposés par le Parlement.

"Nous allons demander un rendez-vous à Jean-Marc Ayrault, a annoncé sur RTL la présidente de La Manif pour tous, Ludovine de La Rochère, car nous sommes dans le dialogue".  "Si nécessaire, nous serons dans la rue", a-t-elle ajouté, sans pour autant fixer de date.

Ludovine de La Rochère a expliqué que le "statut du beau-parent lui posait problème" en demandant au gouvernement "de ne pas faire n'importe quoi avec la famille car celle-ci n'appartient à personne". Pour la présidente de La Manif pour tous, "il n'y a pas besoin d'un statut du beau-parent". Ce statut, selon ses défenseurs, permettrait de reconnaître des droits et des devoirs aux adultes qui élèvent des enfants qui ne sont pas les leurs.
 
Mardi, Ludovine de La Rochère avait estimé que la décision du gouvernement de ne pas présenter cette année son texte sur la famille, combattu dimanche dans les rues de Paris et de Lyon par au moins 100.000 personnes, était "une première victoire pour les enfants et pour les familles".

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8 février 2014 6 08 /02 /février /2014 12:06

Une action prioritaire !


 

Une apparition surprise comme le président les aime. s'est rendu ce vendredi soir à Trappes (Yvelines) à un match d'improvisation théâtrale entre deux collèges de la ville en présence du comédien .

 

Ce dernier, qui a grandi à Trappes, où il a démarré sa carrière de comédien dans les matches d'improvisation du Déclic Théâtre, a lui-même révélé sur Twitter la visite surprise du chef de l'Etat.

«@fhollande est venu voir un match d'impro théâtrale à Trappes! Merci à la Fond. Culture & Diversité et Déclic Théâtre» a ainsi tweeté le comédien peu après 23 heures.

L'Elysée a confirmé une demi-heure plus tard en tweetant, depuis le compte officiel de François Hollande : «Belle soirée à Trappes pour le concours d'improvisation théâtrale avec des collégiens de talent»



Le chef de l'Etat a assisté à cette quatrième édition du «Trophée Culture et Diversité», au cours de laquelle se sont affrontés les élèves des collèges Gustave-Courbet et Youri-Gagarine de Trappes, a rapporté la Fondation Culture et Diversité, organisatrice de l'événement.

Cette sortie n'avait pas été annoncée par la présidence de la République. Elle n'est pas sans rappeler la visite incognito qu'il avait faite début décembre dans les locaux de l'association «Aire de famille», qui vient en aide aux jeunes parents en difficulté, dans le XIXe arrondissement de Paris.
Le choix de Trappes n'est sans doute pas anodin.

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8 février 2014 6 08 /02 /février /2014 07:32

immigration-france    Leparisien.

Matignon veut faciliter l’accès des immigrés à la fonction publique. Pas facile, à lire notre sondage BVA - i>télé -
« le Parisien » - « Aujourd’hui en France ».

HENRI VERNET | Publié le 07.02.2014, 22h11 | Mise à jour : 08.02.2014, 07h07

Jean-Marc Ayrault le 21 janvier 2014 à l'Assemblée nationale à Paris | Joel Saget
                         1/2

 

 

 

Comment traiter le dossier ultrasensible de l’intégration des personnes étrangères ? En décembre, un rapport remis à Matignon avait déclenché une vive polémique. En cause, l’une de ses mesures phares proposait un retour partiel du voile à l’école, en contradiction avec la loi.

 

Jean-Marc Ayrault avait vite enterré le texte.

Mardi prochain, le Premier ministre présentera à Matignon de nouvelles propositions, en partie dévoilées par i>télé. S’il n’y est plus question de voile, certaines mesures soulèvent déjà des critiques, à droite et même parfois à gauche. Dans ce dispositif, figurent notamment l’apprentissage de langues comme l’arabe, le mandarin (chinois) ou l’hindi, des modalités facilitant l’accès des populations d’origine immigrée aux emplois publics, ou encore, plus symbolique, l’entrée au Panthéon de personnages historiques d’origine étrangère.

En clair, même si les mots de quotas ou de discrimination positive à l’américaine ne sont pas prononcés, ces concepts inspirent cet ensemble de propositions (dont Matignon n’a pas encore précisé lesquelles seront retenues mardi). La , qui campait jusque-là sur son modèle d’intégration républicaine, se rapprocherait du modèle anglo-saxon, qui fait la part belle aux communautarismes.

Mais voilà, notre sondage BVA pour i>télé et Le Parisien-Aujourd'hui en France montre que les Français sont nettement opposés au principe de discrimination positive : 67 % des personnes interrogées sont contre. Les plus hostiles étant les sympathisants de droite (à 83 %). Ceux de gauche sont plus partagés (48 % pour, 49 % contre). « C’est un renversement de situation par rapport à ce que nous enregistrions il y a neuf ans », commente Céline Bracq, de BVA.

Autre enseignement de notre sondage, qui devrait être scruté au moment où Matignon fourbit ses mesures : une large majorité de sondés (77 %) estiment que c’est aux personnes d’origine étrangère elles-mêmes de s’intégrer, plutôt qu’à la société de faciliter leur intégration. Plus étonnant, et plus gênant pour l’équipe au pouvoir, ce point de vue est partagé à droite (à 95 %) comme à gauche (à 56 %).
 
« Cela va dans le sens d’autres enquêtes d’opinion qui montrent que les Français pensent quasi unanimement qu’il est indispensable que les étrangers venant vivre en adoptent les habitudes de vie de notre pays », reprend Céline Bracq. Une certitude, le débat sur l’intégration, d’autant plus brûlant en période électorale, ne manquera pas de rebondir mardi.

* Sondage BVA pour i>télé - CQFD et « le Parisien » - « Aujourd’hui en France », réalisé les 6 et 7 février 2014 auprès d’un échantillon de 973 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. Méthode des quotas.

 

LeParisien.fr

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7 février 2014 5 07 /02 /février /2014 23:20

latribune.fr  |  26/11/2013, 8:45  -  199  mots

Dans le dernier rapport du Conseil d'orientation des retraites, (COR), il apparaît que les cotisations des agents de l'Etat ne permettent de financer qu'un quart du montant total des pensions de retraite touchées par les ayants droit en 2013, d'après les informations du Figaro.

+5,5% en 2011, +4,2% en 2012, +1,7% en 2013...

Conséquence, la différence est comblée par l'Etat qui contribue ainsi à hauteur de 73% de ce montant. Ce qui va représenter la somme de 37,3 milliards d'euros sur l'ensemble de l'année 2013. Un montant qui a augmenté ces dernières années selon le Figaro puisque la hausse aurait été de 5,5 % en 2011, de 4,2% en 2012 et de 1,7 % cette année.

A noter que selon le rapport du COR, le régime des salariés du privé est financé à hauteur de 82,9% par les cotisations salariales.

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7 février 2014 5 07 /02 /février /2014 23:13

latribune.fr  |  16/12/2013, 7:25  - 

                                    

"Je proposerai que pour tous les nouveaux entrants, le statut à vie ne soit garanti que pour les fonctionnaires exerçant des fonctions régaliennes." C'est ce qu'a déclaré l'ancien ministre du travail Xavier Bertrand (UMP), au Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI.

"Il faudra garantir les 21 ans de sa retraite"

Selon l'actuel maire de Saint-Quentin, cela permettrait de réduire la dépense publique. de manière immédiate.

Quand vous recrutez un fonctionnaire (...) vous savez pertinemment qu'il faudra aujourd'hui pendant 42 ans garantir son traitement, mais aussi qu'il faudra garantir les 21 ans de sa retraite et parfois même si c'est un homme, les 10 ans de pension de réversion de sa veuve.

"Il n'est pas possible de garder les six derniers mois pour le calcul de la retraite"

Et Xavier Bertrand a également exprimé son souhait de revenir sur le mode de calcul des retraites. "Il n'est pas possible de garder les six derniers mois pour le calcul de la retraite alors que dans le privé, c'est les 25 meilleures années."

Et d'après lui, il faudrait aussi "engager le passage de 62 à 65 ans (NDLR : de l'âge légal, ), ce qui fera chaque année 9 milliards d'euros" d'économie.

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7 février 2014 5 07 /02 /février /2014 22:55

Challenges >Economie>

Le gouvernement va instaurer une prime variable qui dépendra de l’engagement professionnel et de la manière de servir des fonctionnaires. Les syndicats crient au scandale. Il n'y a pas de quoi.

Le mérite individuel aura-t-il enfin droit de cité chez les fonctionnaires? Le gouvernement s’apprête à publier le décret officialisant le nouveau régime de primes de ses agents. Il sera composé d’une part fixe liée à la fonction occupée et d’une part variable, liée "à l’engagement professionnel et à la manière de servir", et basée sur un entretien personnel.

Les modalités d’application restent toutefois encore imprécises. Un projet de circulaire a été présenté, le 22 janvier, aux syndicats… qui ont claqué la porte avant la fin de la réunion. Pourtant, ils n’ont pas vraiment de quoi s’inquiéter : la valorisation de la performance individuelle, honnie par les centrales, n’est clairement pas au centre de la réforme.

La rémunération au mérite dans la fonction publique est une vieille lune. Déjà en 1946, Maurice Thorez, patron du Parti communiste et ministre de la fonction publique, déclarait: "il est essentiel que la notation exprime la valeur réelle et inégale des agents". Puis, un décret de février 1959 devait en théorie permettre de moduler les primes. Dans les faits, il n’a jamais été appliqué.

Le flop de la prime Sarkozy-Woerth

La tentative la plus récente a été menée par Nicolas Sarkozy et son ministre du budget, Eric Woerth. Mais leur Prime de fonction et de résultat (PFR), instaurée en 2008, a fait un bide complet. A peine 70.000 agents sont concernés par ce régime destiné avant tout aux cadres. Surtout, il n’est pas pleinement utilisé. En théorie, la part variable devait représenter 40% de la PFR.

"Dans les faits, la part vraiment liée aux résultats individuels des agents oscille à peine entre 3 et 5%, 10% dans les cas vraiment exceptionnels", décrypte un haut fonctionnaire. Et cela ne risque pas de grimper avec le nouveau système préparé par le gouvernement : la part théorique du variable est d’ores et déjà plafonnée à 15% pour les cadres de catégorie A au lieu de 40% (25% pour certains postes plus élevés dits A+).

Un système pas assez motivant

Comment expliquer de telles réticences? Il y a d’abord un problème culturel et idéologique: une grande partie des agents et des directeurs restent hostiles au principe même du mérite individuel. Une question de moyens ensuite: "la PFR a souffert d’un manque de crédits budgétaires qui auraient permis d’accorder des sommes significatives aux agents les plus méritants, explique un directeur. Faute de moyens, le système n’est pas très motivant."

La PFR était censée remplacer les quelques 1.700 régimes indemnitaires qui coexistent au sein de l’Etat. Mais elle a été très diversement appliquée, comme le souligne un rapport d’octobre 2013 réalisé par plusieurs inspections générales ministérielles: "contrairement à l’un des objectifs initiaux qui lui avait été assignés, la PFR n’a pas eu d’effet sur la transparence et l’harmonisation des régimes indemnitaires, puisque chaque administration continue à fixer le niveau indemnitaire des agents en fonction de sa stratégie propre et de sa capacité financière." Certains ministères ont clairement trainé les pieds, comme l’écologie. D’autres ont joué le jeu à l’instar de Bercy et d’Éric Woerth qui se voulait en pointe sur le sujet.

Promouvoir le mérite collectif

Le ministère des finances a d’ailleurs essayé de promouvoir une forme d’intéressement collectif passant par l’attribution d’objectifs plus ou moins chiffrés à chaque service. Mais les sommes mobilisées pour chaque agent ne dépassaient pas 150 euros par an. Difficile de mobiliser les foules avec si peu. Woerth voulait aller jusqu’à 350 euros mais, en échange, il entendait donner le pouvoir aux chefs de service de ne pas accorder cette prime collective à leurs éventuels moutons noirs. Les syndicats, qui redoutent le syndrome du chefaillon, ont dit niet.

Aujourd’hui, le gouvernement souhaite de nouveau promouvoir le mérite collectif. Mais les crédits font toujours défaut. D’autant que Bercy a utilisé le peu de marges de manœuvre disponibles pour augmenter de manière uniforme les agents du bas de l’échelle (catégorie C) : au 1er février, 1,6 millions de fonctionnaires verront ainsi leurs salaires augmenter de 30 euros par mois. 

 

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7 février 2014 5 07 /02 /février /2014 22:35

 

ENQUETE-Alors que dans le privé de plus en plus de salariés doivent sacrifier leurs RTT pour sauver leurs emplois, des  privilégiés, surtout dans le secteur public, restent en dessous de la durée hebdomadaire légale.

Les Français travaillent-ils moins que leurs voisins européens ? Oui, si l'on en croit les statistiques. La durée annuelle du travail dans l'Hexagone plafonne à 1.681 heures selon Eurostat, contre 1.864 en moyenne en Europe. Ce n'est guère mieux si l'on prend la durée hebdomadaire habituelle (avec les heures supplémentaires régulières, mais hors congés et RTT). Un concept jugé plus fiable par le ministère du Travail, qui a publié une étude en juillet : les salariés français à temps plein travaillent 39,5 heures par semaine, contre 40,4 dans l'Union européenne, soit un piteux 21e rang sur 27.

Mais, peu à peu, la France rattrape son retard : depuis 2003, la durée du travail remonte, qu'elle soit hebdomadaire (de 38,9 à 39,5 heures) ou annuelle (de 1.621 à 1.681 heures). De nombreuses mesures ont été prises par la droite pour pousser les Français à travailler plus : hausse des contingents légaux d'heures supplémentaires, exonérations sociales et fiscales (abrogées en 2012 par le gouvernement Ayrault), dispositifs de rachat de jours de congés, assouplissement des comptes épargne-temps… Et à la faveur de la crise, de plus en plus d'entreprises privées reviennent sur les accords de RTT. Pourtant, certaines exceptions perdurent : de nombreux salariés continuent à travailler moins de 35 heures par semaine ou à bénéficier de plus de congés, comme l'a pointé la Cour des comptes dans ses rapports. Sans surprise, la plupart appartiennent à la sphère publique.

EDF et le sparadrap des 32 heures

Le gouvernement Jospin en avait fait sa vitrine sociale. L'électricien devait être en pointe sur la réduction du temps de travail. Le PDG de l'époque, François Roussely, a non seulement appliqué les 35 heures, mais il a inventé les "32 heures collectives" : si la moitié d'une équipe est volontaire pour les 32 heures, la direction offre une carotte financière en payant les salariés 34 heures au lieu de 32. Sinon, les volontaires peuvent passer individuellement aux 32 heures, mais en acceptant une baisse de salaire équivalente.

Combien d'agents sont concernés ? Selon le document de référence de 2012, "11,6% du personnel d'EDF et d'ERDF ont opté pour une réduction collective ou individuelle du temps de travail avec une compensation partielle ou pas de perte de salaire". Mais la direction n'a pas souhaité nous répondre sur ce sujet sensible. Depuis la transformation d'EDF en société anonyme et l'ouverture à la concurrence, les 32 heures ne sont plus en odeur de sainteté. Le PDG, Henri Proglio, a lancé d'énièmes négociations pour remettre à plat l'organisation du temps de travail, comme l'y a engagé la Cour des comptes dans un référé publié le 16 septembre. Les magistrats de la rue Cambon dénoncent la complexité du système et le manque de contrôle de la durée du travail (1.500 à 1.548 heures par an), qui reste inférieure à la norme des industries électriques et gazières (1.570 heures).

Ça roule pour les conducteurs de la RATP

Le grand public connaît surtout le régime spécial de retraite des agents "roulants" de la RATP, qui leur permet – jusqu'en 2017 – de partir dès 50 ans. Mais ces derniers ont également l'avantage d'être soumis à un régime de temps de travail très favorable : 33 heures hebdomadaires. La Cour des comptes a également pointé, il y a quelques années, le coût du moindre nombre de jours de présence des conducteurs du métro parisien, en le comparant à Berlin, notamment. Le nombre de jours de présence s'élevait à 177 sur le réseau parisien, contre 191 sur le réseau berlinois. Il semblerait que les choses se soient équilibrées puisque la RATP, interrogée sur les derniers chiffres, indique 190 jours de présence pour 2012. Toutefois, aux dernières nouvelles, le temps de pause reste inclus dans les 33 heures, tout comme le temps de trajet pour "dégarage" le matin ou "garage" le soir. Ce qui n'est pas le cas pour les conducteurs du U-Bahn allemand.

Des aiguilleurs en service 24 heures par semaine

Les contrôleurs aériens ont préservé l'essentiel : un accord sur le temps de travail hebdomadaire de 32 heures, dont pas moins de 8 heures de pauses prises sur place… Pour ce qui est des congés, leurs agendas se sont notablement remplis après un rapport au vitriol de la Cour des comptes. En particulier, les agents ne bénéficient plus, depuis juin 2010, de jours de "clairance". Cet anglicisme cachait un dispositif permettant aux aiguilleurs du ciel de rentrer chez eux si les effectifs étaient suffisants pour traiter le trafic. En pratique, une formidable machine à générer des journées de RTT officieuses. Près de 70 jours par an en moyenne, selon la rue Cambon. Les congés dans les tours de contrôle ont aussi diminué, mais les aiguilleurs en conservent 56 jours. "Ceux-ci ont des contraintes particulières liées aux services 24 heures sur 24 et aux jours fériés", justifie la Direction générale de l'aviation civile. Mais il subsiste un flou sur le nombre total de jours de repos, qui peut varier d'un aéroport à l'autre.

La boîte noire du Parlement

Evaluer le temps de travail des agents de l'Assemblée nationale relève du parcours du combattant. Impossible de parler à un responsable administratif, la communication se contente de courriels lapidaires et la présidence renvoie aux questeurs, qui ne répondent pas. En fait, les agents disposent de leur propre statut défini par un règlement interne. Aucune référence à une durée légale n'y figure. Les horaires et les congés varient au gré des services et des directeurs, la seule règle étant que "le rythme de travail doit en toutes circonstances s'adapter à celui de l'activité parlementaire" : séances le week-end ou la nuit, sessions extraordinaires l'été, mais aussi vacances pour cause d'élections. "Généralement, on bénéficie d'une dizaine de semaines de congés, témoigne un fonctionnaire. Mais les administrateurs ou les agents du service des comptes rendus ont souvent plus de mal à les poser que les secrétaires ou les jardiniers." Contrairement à l'Assemblée, le Sénat, lui, a fini par introduire une référence à la durée légale en 2010, sous l'impulsion du président Gérard Larcher. Mais certains agents bénéficient toujours de 1 à 6 semaines d'allégements en plus des congés payés. En théorie, c'est ensuite aux directeurs de s'assurer que les 1607 heures sont effectuées, que ce soit sur 41 ou 47 semaines.

Congés en pagaille dans les collectivités locales

C'est l'un des charmes de notre folklore local : les élus ont pris la fâcheuse habitude de ne pas respecter la durée légale, censée atteindre 1607 heures par an. La chambre régionale des comptes d'Ile-de-France s'est fait une spécialité de les débusquer. Après avoir épinglé Saint-Ouen et ses 1540 heures annuelles, les magistrats ont récemment ciblé le maire communiste de Nanterre, Patrick Jarry. Dans sa commune, le temps de travail effectif n'atteint en moyenne que 1550 heures. Ses employés bénéficient de 28 jours de congés au lieu des 25 réglementaires, d'une journée du maire, d'une autre au titre de la Journée de la femme (pour le personnel féminin uniquement!), des jours selon l'ancienneté, sans oublier des petits bonus : 8 jours pour un mariage, 3 pour celui des frères et sœurs et 1 pour les autres membres de la famille. Bien sûr, ces pratiques ne sont pas l'apanage des élus franciliens. Au conseil régional de Languedoc-Roussillon, dirigé jusqu'en 2010 par feu Georges Frêche, le temps de travail effectif a plafonné à 1560 heures entre 2005 et 2009 en raison de l'attribution de 6 jours de congés exceptionnels "de manière à prendre en compte de façon équitable et globalement cohérente les sujétions et contraintes du personnel de l'administration régionale".

L'exception parisienne

C'est une exception peu connue : les fonctionnaires de Paris – à la fois ville et département – disposent d'un statut à part des autres collectivités. Mais tout aussi avantageux en matière de temps de travail. Héritage des années RPR, la ville accorde 8 jours de congés supplémentaires dits "du maire" et "d'hiver" ainsi qu'un neuvième aux mères de famille pour la Fête des mères. Résultat : la durée du travail oscille entre 1525 et 1550 heures par an. Et encore, ce maximum ne concerne que 40% des agents. Les autres ont droit à des "contreparties horaires" pour "sujétions particulières", selon un accord conclu par Bertrand Delanoë en 2001. Ainsi, les 250 égoutiers de la ville ne travaillent que 32 heures pour des raisons de pénibilité, et les éboueurs 33 heures. Des filières plus "tranquilles" en profitent aussi, comme les agents des piscines (33 heures), des bibliothèques ou des musées (34 heures), contraints d'être là le soir ou le week-end. Le personnel des crèches (34 heures) est aussi privilégié, car il est au contact des enfants. La mairie assume cette politique, "qui correspond aux valeurs de la ville", mais assure tenir la masse salariale. "Elle pèse 30% du budget, plutôt moins que dans les autres collectivités et les effectifs sont stables depuis 2008", justifie le DRH, Thierry Le Goff.

Les tournées express des éboueurs

Il porte bien son nom. Le "fini-parti", en vogue dans les services de collecte des déchets, permet aux agents de quitter leur poste dès lors que la tournée est achevée. Un système coûteux, jugé sévèrement par la Cour des comptes en 2011 : "Il encourage parfois une mauvaise qualité du travail rendu, augmente le risque d'accidents et consacre une certaine iniquité par rapport aux autres agents municipaux."

A Marseille, on le rend responsable de la saleté des trottoirs. "Mon éboueur démarre à 5 heures et part à 9 heures en faisant la moitié du travail, grogne un élu. Et il complète ses fins de mois en tenant le bar du coin!" La communauté urbaine assure s'être attaquée au problème : hausse du nombre de tournées, mise en place de GPS sur les engins et contrôle accru des agents. "Mais le temps de travail n'a pas augmenté et la collecte est aussi mal faite", peste un agent municipal.

Le "fini-parti" pose aussi problème à Lyon. En 2012, le vice-président de la communauté urbaine, Thierry Philip, a mis les pieds dans le plat : les rippeurs, qui manipulent les bacs et les conteneurs, ne travailleraient en moyenne que 800 heures par an et les chauffeurs 1.200 heures, ce que contestent les syndicats. Depuis, la direction marche sur des œufs. Elle promet une remise en plat d'ici à 2014 : "Une étude ergonomique devra permettre de mieux appréhender la pénibilité de ces métiers et d'identifier des scénarios d'évolution des cycles de travail intégrant la fin du “fini-parti”."

La Macif assure

Les cadres de la mutuelle font incontestablement figure de privilégiés au sein du secteur privé. La plupart des entreprises se sont alignées sur un régime de 35 heures et 25 jours de congés accompagnés de RTT pour les cadres au forfait; leur nombre est plus élevé dans les grands groupes, jusqu'à un maximum de deux par mois. La Macif, elle, offre un statut particulier, confirmé par un contrat d'entreprise en 2006. Fait rarissime, cette convention prévoit une base de seulement 31h30 pour les employés. Les cadres, eux, travaillent bien 35 heures par semaine, mais… ils profitent aussi de cet accord. Résultat : 22 jours de RTT leur sont octroyés pour compenser cette différence de temps de travail. Avec leurs 28 jours de congés payés, ils disposent donc de 10 semaines de repos par an. Les non-cadres, avec leurs 31h30 par semaine, doivent se contenter de "seulement" 26 jours de congés payés. Les concurrents directs ne sont pas aussi généreux. Ainsi, la Maif applique le régime normal et n'accorde que quelques jours de repos sur les années anniversaires de présence dans l'entreprise : 5 jours pour la dixième année d'ancienneté, 10 jours pour les 20 ans et 15 pour les 30 ans.

David Bensoussan et Jean-Baptiste Diebold

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Published by voxpop - dans La France en résistance
7 février 2014 5 07 /02 /février /2014 08:45
lefigaro.fr

 

 

INTERVIEW - Malika Sorel-Sutter, spécialiste des questions d'intégration, décrypte la nouvelle feuille de route du gouvernement avec 44 propositions pour lutter contre les discriminations.

 

Malika Sorel-Sutter est ancien membre du collège du Haut Conseil à l'Intégration et de sa mission Laïcité. Elle est administrateur de l'association de Défense et de géopolitique Géostratégies 2000. Elle est notamment l'auteur d'«Immigration, intégration: le langage de vérité». Fayard/Mille et une nuits, 2011

Les 5 rapports sur l'intégration remis au Premier ministre en décembre 2013 avaient suscité un tollé. Itélé a révélé ce mercredi soir la nouvelle feuille de route du gouvernement avec 44 propositions pour lutter contre les discriminations. S'agit-il d'un projet réellement nouveau ou d'un retour aux rapports qui ont fait scandale en décembre 2013?

Malika Sorel-Sutter: L'habillage est différent, mais la philosophie est la même. Elle consiste à attribuer la responsabilité de l'échec de l'intégration aux Français qui entraveraient la réussite des immigrés et de leurs descendants et c'est à ce titre qu'il convient de lutter contre les discriminations. La feuille de route s'ouvre en rappelant qu'elle vient après le rapport Tuot et les cinq rapports remis au Premier ministre et qu'elle s'inscrit, en quelque sorte, dans la continuité. C'est une manière de rappeler sa filiation. C'est bien la preuve que, contrairement aux dénégations qui avaient été formulées en décembre par le pouvoir politique, la publication des cinq rapports sur le site de Matignon correspondait bien à une intention politique de fond.

«La décision d'autoriser ou non le voile reposerait désormais sur les épaules des chefs d'établissements.»

Dans cette feuille de route, on retrouve notamment ce qui avait choqué dans les cinq rapports au sujet de l'enseignement des langues étrangères, alors qu'il faudrait se focaliser sur la transmission de la langue française. Nous savons en effet que c'est l'une des raisons majeures de la sur-représentation des enfants de l'immigration dans l'échec scolaire comme en attestent, une nouvelle fois, les dernières enquêtes Pisa et comme cela est également mentionné dans la feuille de route. La langue participe aussi, par ailleurs, à la transmission de la culture.

Les précédents rapports prévoyaient de revenir sur l'interdiction du port du voile à l'école. Qu'en est-il de cette mesure?

L'abrogation de la loi de 2004 sur l'interdiction du voile à l'école n'est plus mentionnée, mais la feuille de route s'aligne sur la décision récente du Conseil d'État qui consiste en quelque sorte à abroger la loi Chatel sur l'accompagnement des mères voilées dans le cadre des sorties scolaires. La décision d'autoriser ou non le voile reposerait désormais sur les épaules des chefs d'établissements. Nous revenons à la case départ, lorsque Lionel Jospin s'était tourné vers le Conseil d'État.

Quelles sont les éventuelles mesures nouvelles? Prennent-elles le contre-pied des précédents rapports?

Les mesures qui n'apparaissaient pas dans les précédents rapports ne sont en aucun cas des mesures qui

«Il y a bien une volonté de surveillance généralisée au travers de plusieurs mesures»

auraient pu prétendre faire partie d'une quelconque politique d'intégration. Ainsi en est-il de la mesure 39 qui consiste à renforcer l'offre publique de médias multilingues, ou encore de la création d'un office franco-maghrébin pour la jeunesse, qui aurait vocation à devenir «un organisme public». De même, la feuille de route mentionne l'«accompagnement individualisé des primo-arrivants par des référents de l'OFII, dans une dynamique d'accès le plus rapide au droit commun (éducation, emploi, logement, droits sociaux…)». Comme chacun sait et comme en atteste le niveau de sa dette, la France est immensément riche!

La feuille de route prévoit notamment des mesures de «testing». De quoi s'agit-il exactement? Existe-t-il un risque de dérive vers un système de surveillance généralisée?

Clairement, il y a bien une volonté de surveillance généralisée au travers de plusieurs mesures dont la mesure 17, qui consiste à effectuer du «testing» auprès des milieux médicaux pour traquer les éventuels refus de soins. De même pour la mesure 26, qui stipule que l'État doit s'assurer que la fonction publique incarne bien «la diversité de la société française dans toutes ses composantes et à tous les niveaux de responsabilité.»

«Des Français de souche européenne seront mis de côté uniquement parce qu'ils ne sont pas de la bonne ascendance biologique. C'est du racisme anti-Français.»

Au sein de l'administration, l'une des pistes développées dans la feuille de route consisterait à «ouvrir et élargir les concours à des populations pour lesquelles la fonction publique reste trop souvent méconnue». Peut-on parler de discrimination positive?

Oui, le pouvoir bascule vers la préférence étrangère. Cela se lit très bien au travers de plusieurs mesures comme, entre autres, la mesure 29: «Cette démarche conduira le gouvernement à promouvoir l'obtention du Label Diversité par l'ensemble des administrations publiques (...). A retenir en particulier: la mise en place de classes préparatoires intégrées, la formation des membres de jury de concours sur les stéréotypes, le développement des recrutements hors concours (...)» De nombreuses mesures sont destinées à donner la préférence aux personnes d'origine extra-européenne. Ce qui se traduira mécaniquement par le fait que des Français de souche européenne seront mis de côté uniquement parce qu'ils ne sont pas de la bonne ascendance biologique. C'est du racisme anti-Français.

Le gouvernement est-il tout simplement en train d'enterrer sans le dire le modèle républicain d'intégration au profit d'un modèle de type multiculturaliste?

Le mot «discrimination» apparaît 73 fois et le mot «droits» 60 fois, tandis que le mot «devoir» apparaît moins de 10 fois. L'axe du rapport est énoncé dans la feuille de route: «il ne doit plus y avoir de confusion entre intégration et immigration». Or, ces deux sujets sont inséparables si l'on souhaite véritablement conduire une politique d'intégration! Nous ne sommes plus du tout dans une approche politique d'égalité des moyens, mais dans une politique d'égalité des droits. C'est la consécration de la déresponsabilisation totale des immigrés et de leurs descendants. Clairement, le modèle français d'intégration, qui prend en compte l'existence d'une identité culturelle française, disparaît. Il convient de permettre à toutes les cultures présentes sur le sol français d'être prises en considération et cela va très loin, puisque la feuille de route veut mettre en route: «le développement d'un dispositif d'observation de la présence des langues des migrants dans les différents secteurs de la vie sociale, économique et culturelle de notre pays».

«Le projet est clairement affiché. Il s'agit de rééduquer les Français en leur inculquant ce que la bien-pensance identifie comme la pensée juste.»

En toute cohérence avec la politique conduite depuis le début de ce quinquennat, un étranger qui foule le sol français est appelé à devenir français quasiment automatiquement. Il n'y a donc plus de processus d'intégration. D'ailleurs, la Direction de l'accueil et de l'intégration a déjà été transformée en Direction Générale des Étrangers en France. Dès l'entrée en matière, la feuille de route rappelle que «La politique de naturalisation a été profondément remaniée» par le biais de «la circulaire d'octobre 2012 et l'instruction de juin 2013 (…) et les décrets d'août 2013 modifiant les conditions d'instruction des dossiers de demandes de naturalisations par les préfectures, en visant une meilleure harmonisation et une plus grande efficacité.» Le Figaro avait récemment fait état dans ses colonnes de l'augmentation des régularisations de clandestins et des naturalisations. Rappelons également que ces circulaires et autres décrets émanent du ministère de l'Intérieur.

Le modèle républicain est pourtant plébiscité par la majorité des français. Comme expliquez-vous ce renoncement? Quel est le projet idéologique du gouvernement?

Le projet est clairement affiché. Il s'agit de rééduquer les Français en leur inculquant ce que la bien-pensance identifie comme la pensée juste. En conséquence, «des plans de formation du personnel éducatif en matière de lutte contre les discriminations devront être déployés». De même pour «les professionnels du secteur médico-social» et «les agents de Pôle Emploi». Nous sommes confrontés à une volonté de changer le peuple au travers du changement en profondeur de tout son référentiel culturel. Il n'y a d'ailleurs pas que dans ce domaine de l'intégration que cette idéologie est à l'oeuvre. Nous la voyons également se déployer dans le registre de l'égalité hommes/femmes avec les fameux ABCD de l'égalité qui ne sont pas autre chose, par certains aspects, qu'une entreprise de lavage de cerveau des enfants. Pour avoir travaillé sur cette question de l'égalité hommes/femmes, je peux dire que, là aussi, le gouvernement fait fausse route.

Face au défi de la mondialisation, notre modèle ne doit-il pas nécessairement s'adapter?

«L'abandon du modèle républicain engage officiellement la France sur la voie de la libanisation.»

En réalité, le modèle d'intégration français n'a jamais vraiment été appliqué pour l'immigration extra-européenne. Depuis les années 80, les élites politiques ont versé dans l'accommodement de nos principes républicains. Peu à peu, Ils les ont vidés de leur contenu, et pour faire diversion ont tout de même continué à s'y référer. En outre, il n'y a eu aucune volonté de réduire de manière drastique les flux migratoires. Or ils constituent l'un des vecteurs principaux du ré-enracinement des enfants de l'immigration dans la culture de leurs pays d'origine. La feuille de route n'aborde absolument pas ce point crucial sur lequel il est urgent d'agir. Alors que ces enfants avaient besoin, plus encore que les autres, de la transmission de la culture française, les ministres de l'Éducation successifs ont le plus souvent engagé des réformes qui se sont traduites sur le terrain, donc entre les murs de l'école, par une dépréciation d'exigences. La droite qui a longtemps gouverné durant ces trente dernières années doit faire son examen de conscience et renouer avec la défense des intérêts de la France et de son peuple. Notre modèle d'intégration garantissait la concorde civile. Son abandon engage officiellement la France sur la voie de la libanisation.

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Published by voxpop - dans La France en résistance
6 février 2014 4 06 /02 /février /2014 17:49

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Le Point.fr (avec AFP)

 

Selon le baromètre de février TNS Sofres/Sopra group/Le Figaro Magazine publié jeudi, le président de la République plonge encore. Il perd trois points de confiance, tandis que la proportion de ceux qui ne lui font pas confiance augmente de deux points pour culminer à 78 %. 3 % ne se prononcent pas. Encore plus préoccupant pour la majorité, plus de la moitié des personnes interrogées (51 %, + 5 points) ne lui fait "pas du tout confiance

 

François Hollande n'est même plus nettement majoritaire parmi les sympathisants socialistes (49 % lui font confiance, 48 % non). En un mois, il recule de sept points à gauche, sans rien gagner à droite où il reste dans les profondeurs : Seuls 1 % des sympathisants UMP lui font confiance...

Signe de la mauvaise santé du gouvernement, même le ministre de l'Intérieur Manuel Valls dérape. Il perd sept points de cote d'avenir, chutant au niveau de Nicolas Sarkozy (- 1), ex-aequo avec lui.

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J'ai plus envie de me croire à Kaboul dans ma ville,

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