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13 février 2014 4 13 /02 /février /2014 08:55

Le Point

 

Par et

Didier Renard, entrepreneur et tout premier élève français de la Singularity University, adresse quelques suggestions à François Hollande, actuellement dans la Silicon Valley.
Didier Renard a une double casquette. Il dirige Tasker Cloud Services, une start-up spécialisée dans l'informatique décentralisée qu'il a créée à Lille. Mais, surtout, ce diplômé de l'Inseec et de l'ESCP, passé par IBM et le Crédit agricole, a été le tout premier diplômé français de la Singularity University, une université créée en 2009 sur le campus californien de la Nasa, à proximité de Caltech et de Stanford, et qui veut prévoir le monde de dans 30 ans (lire notre reportage dans Le Point en kiosque ce jeudi). Didier Renard pense que les élites françaises doivent revoir totalement leur manière d'appréhender la nouveauté. Voici la lettre ouverte qu'il envoie au président de la République, actuellement en visite aux États-Unis.

 

 

"Monsieur le Président,

Profitant de votre visite en Silicon Valley, je me permets en toute modestie de vous livrer non pas des réflexions personnelles qui n'auraient que peu d'intérêt mais des principes directeurs et des faits relatifs aux nouvelles technologies et de l'humanité dont je sais que vous pensez qu'elles seront centrales dans l'évolution du monde en général et de la France en particulier.

1. Ne pensez pas linéaire mais exponentiel. Les cycles de création et d'adoption des nouvelles technologies sont en accélération constante. La téléphonie mobile n'est pas une exception mais un marqueur.

2. Les technologies de l'information et de la communication ne sont qu'un aspect de la révolution en cours, qui, couplées avec les nanotechnologies, la biotechnologie, la robotique et la maîtrise de la physique quantique, va modifier radicalement le quotidien de tout à chacun.

3. Ne pensez pas continu, mais intégrez d'incontournables moments de rupture (comme l'explique Nassim Nicholas Taleb et son ouvrage Le Cygne noir : notre monde aujourd'hui ne se déduit pas plus du passé mais plutôt des fractales de Mandelbrot où un infime changement des conditions initiales suffit à tout changer.

4. Les impacts économiques, sociaux, démographiques et culturels des innovations technologiques du futur proche seront lourds et pénibles. Coué n'est pas suffisant pour appréhender le XXIe siècle.

5. Si vous voulez savoir ce que seront les technologies disponibles à tous dans 10 ans et leurs impacts, il faut absolument s'informer de ce qui se prépare dans les laboratoires du monde entier. La plupart des informations sont publiques.

6. Partez du principe que nos concurrents et alliés de ce monde global (États-Unis, Chine, Brésil, Corée du Sud, Japon, et maintenant Afrique) ne resteront pas immobiles. Les nouvelles technologies ont leur temple dans la Silicon Valley comme vous l'avez constaté, rien ne laisse présager que cela change prochainement, et si tel devait être le cas, le centre du monde se déplacerait sans doute davantage vers le Pacifique que vers l'Atlantique.

 

Pourquoi y a-t-il urgence ?

1. À très court terme, l'espérance de vie va augmenter de façon drastique. Le directeur de l'innovation de Google, Ray Kurzweil, espère très sérieusement vivre 800 ans... Le clonage d'organes vitaux est pour bientôt. Cela aura des conséquences majeures en termes de financement du système des retraites et d'assurance maladie.

2. Le génome personnel en une journée et pour un euro est en chemin. Cela aura pour conséquence de devoir revoir l'ensemble du système de santé, qui de curatif va basculer dans le préventif. Cela comporte quelques risques (celui de l'eugénisme), mais aussi de formidables opportunités d'économies possibles pour notre système de santé.

3. Avant la fin de votre mandat, nous commencerons à voir les effets visibles et durables du réchauffement climatique, ce qui aura des conséquences drastiques sur les solidarités internationales comme sur les plans d'urbanisme : nos villes doivent être intelligentes pour favoriser le vivre ensemble et la création de richesse,

4. En effet, il y a aujourd'hui 200 000 habitants de plus chaque jour sur la planète et ce chiffre est en croissance. Comment redéfinir notre politique d'attraction des talents ?

 

Voici mes solutions concrètes

 

Les talents existent en France. Il est urgent de les retenir, de les fédérer, de leur donner une vision, de l'espoir, de l'envie et des moyens. Pour cela, je vous propose de :

- Favoriser l'émergence de sociétés de capital-risque pour financer les jeunes pousses.

- Revisiter les pôles de compétitivité pour non plus seulement mettre en contact entreprises/universités et laboratoires publics mais pour créer de véritables synergies entre entrepreneurs, ingénieurs et investisseurs. Pourquoi ne pas créer un incubateur dans chaque faculté et IUT ?

- Décentralisez l'innovation. À l'instar de l'expérience Euratechnologies, favorisez la création de grands campus multidisciplinaires à la Google dans le Grand Paris mais aussi en régions.

- Favoriser l'émergence d'écosystèmes, par exemple dans les domaines des jeux vidéo et du traitement de l'image, décodage du génome, robo/nanotechnologies, textiles intelligents, intercommunication des objets...

- Le financement doit être principalement privé, et l'argent public un levier. Les hauts fonctionnaires devraient effectuer des stages dans des start-up (et pourquoi pas un incubateur à l'Ena ?)

- Les start-up doivent être mieux considérées. Pourquoi ne pas enfin réserver certaines commandes publiques aux start-up, à travers le Small Business Act, comme cela est en vigueur aux États-Unis ? Outre-Atlantique, la grande majorité des quarante plus grosses entreprises ont été créées au cours des cinquante dernières années : c'est l'inverse en France.

- Et sans doute, celle qui me tient le plus à coeur, développons le droit à l'échec. Par la loi sur les faillites, par la loi bancaire et par la communication et la culture au quotidien. L'échec est le coeur de l'innovation, et non le principe de précaution. Ceux qui osent méritent le respect de tous. Ce sont eux qui changent le monde. Aidons-les !

 

Qu'en dites-vous ? Si vous n'avez pas le temps, je comprendrai. Mais je préfère que vous me répondiez personnellement plutôt qu'à travers un de vos conseillers, car je ne veux pas que ces propositions aboutissent dans un rapport vite oublié et jamais appliqué.

 

Très respectueusement,

Didier Renard"

 

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Published by voxpop - dans La France en résistance
13 février 2014 4 13 /02 /février /2014 08:15

Bd Voltaire

C. Vanneste

Les Suisses ont une égale liberté de choisir ce que la Suisse doit faire, lorsqu’ils participent aux référendums régulièrement organisés. Le 9 février, ils ont eu à se prononcer sur l’immigration. Les Français n’osent même pas en rêver. La France ressemble de plus en plus au « nouveau despotisme » décrit dans De la démocratie en Amérique : « Une foule innombrables d’hommes semblables et égaux qui tournent sans repos sur eux-mêmes pour se procurer de petits et vulgaires plaisirs… Au-dessus… un pouvoir immense et tutélaire qui se charge seul d’assurer leur jouissance. » La confusion généralisée entre les sexes, les cultures, le citoyen et l’étranger efface les identités tandis que la dépense publique asphyxie le corps social et que les libertés fondamentales de penser, de s’exprimer, de circuler, d’enseigner sont écornées jour après jour.

La vraie démocratie repose sur la liberté de personnes capables de faire des choix rationnels à chaque niveau de subsidiarité, de la commune à l’État en sachant s’abstraire de toute préoccupation individualiste ou communautaire pour ne retenir que l’intérêt général ou, mieux, le bien commun. Ces personnes ne peuvent être des individus égoïstes, ni des « ego » sartriens, détachés de tout et capables du pire. Inscrits dans une famille, dans une nation, ils doivent pouvoir adhérer à la formule de Montesquieu : « Si je savais quelque chose utile à ma famille et qui ne le fût pas à ma patrie, je chercherais à l’oublier. Si je savais quelque chose utile à ma patrie, et qui fût préjudiciable à l’Europe, ou bien utile à l’Europe et préjudiciable au genre humain, je le regarderais comme un crime. » Seules des nations formées de ces citoyens responsables sont également libres de conduire leur destin, si elles demeurent souveraines, et non soumises à des oligarchies technocratiques.

Aux deux niveaux, de l’individu comme de l’État, l’identité fonde la liberté, parce qu’elle dessine les limites : celle de la personne qui s’accepte et s’affirme pour ce qu’elle est, celle de l’État à l’intérieur de ses frontières. La liberté de l’homme ne peut être sans limite, fondée sur la transgression des traditions ou de la nature. La liberté d’une nation, de même, a besoin de frontières qui garantissent son autonomie comme celle de ses voisins. Jean-Louis de Lolme disait que le Parlement britannique pouvait tout faire, sauf changer une femme en homme. La folie actuelle envisage que des lois puissent autoriser de satisfaire le fantasme du changement de sexe. Mais on ne sait plus très bien quel Parlement le décidera, ni qui il représentera, ni à quel groupe de pression il sera soumis.

La démesure, l’hybris des Grecs, détruit la liberté par les deux bouts : en bas, l’individu déresponsabilisé, ivre de droits et ignorant de ses devoirs, en haut, la tyrannie exercée par une caste agrippée au pouvoir et à ses privilèges, démagogue et dénuée de courage. La perte de l’identité, celle de la personne, celle de la nation, dissout le lien entre un citoyen structuré et une démocratie nationale forte : à la place de la première règne l’individu qui « s’éclate » en émotions, en pulsions justificatives, en besoins immédiats ; la disparition du sentiment d’appartenance à la seconde fait s’évaporer le patriotisme dans d’absurdes engagements dans des idéologies du lointain.

La liberté et la démocratie ne sont pas des abstractions. Ce sont des réalités vécues au quotidien, et qui ne peuvent l’être que par des acteurs en chair et en os, qui affirment ce qu’ils sont, comme ils reconnaissent l’identité des autres, ce qui est le plus sûr moyen de la réciprocité et de l’échange.

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12 février 2014 3 12 /02 /février /2014 14:50

GABEGIE !


 

Publiée le 14 févr. 2013

BFMB140213 - Ce matin dans l'émission Les Experts, animée pas Nicolas Doze, l'animateur a abordé la promotion du dernier numéro du magazine Challenges qui fait sa Une avec «Les planques de la Républiques !» afin de pointer du doigt tout les artifices qui coutent cher aux français au sein de l'Etat. Les chroniqueurs de l'émission font observer que plusieurs politiques nous coutent très cher.

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12 février 2014 3 12 /02 /février /2014 08:27

 

 

INIQUITE PUBLIC/PRIVE


Bd Voltaire

Marie Delarue

La publication du rapport annuel de la Cour des comptes est un rituel. Les sages y donnent leur avis sur les perspectives de nos finances publiques et dénoncent quelques sujets de scandale puisés dans les politiques publiques. Ainsi, chaque année, à la Chandeleur, la France indignée fait des « Oh ! », pousse des « Ah ! », et puis chacun s’en retourne veiller sur sa propre cassette. Comme si de rien n’était.

En ce mois de février 2014, Monsieur Migaud et ses collègues magistrats ont pris dans leur viseur les avantages en nature des employés de la SNCF, tout particulièrement les fameuses « facilités de circulation » (FC) et autres réductions dont bénéficient les agents et leurs familles. Ce n’est pas la première fois qu’ils se penchent sur le sujet, mais force est de constater que leurs précédentes alertes sont restées sans effet. La SNCF, qui court après les fonds pour entretenir son réseau, ne semble pas à court pour entretenir son personnel.

Objet de préoccupation des juges, donc, le montant exorbitant des largesses octroyées aux cheminots, familles élargies dont la définition s’étend aux ayants droits des salariés comme à ceux des retraités jusqu’à la deuxième génération : conjoints, concubins, partenaires de PACS, enfants et beaux-enfants, mais aussi les ascendants (parents et grands-parents) et ceux du conjoint. Soit 1,1 million de personnes concernées pour un coût qui dépasse les 100 millions d’euros. Seuls 21,5 % des heureux bénéficiaires des FC sont en activité (163.005 personnes), soit moins que les retraités (24,3 %), et seulement une petite moitié des ayants droits (54,1 %, soit 409.000 personnes). Coût direct : autour de 25 millions par an, auquel s’ajoute un manque à gagner estimé entre 50 et 100 millions d’euros.

La Cour des comptes avait déjà soulevé la question, « mais la sensibilité sociale du sujet freine toute tentative de simplification et a dissuadé jusqu’à présent toute réflexion sur la modernisation d’ensemble d’un dispositif vieux de 75 ans », nous dit-on. Seule modification opérée depuis 2010 : les FC ont été intégrées dans les revenus comme avantages en nature et, de ce fait, soumises à cotisations sociales. Oui, mais voilà… c’est la SNCF qui paie la part patronale ET la part salariale. On relève toutefois une baisse du nombre des bénéficiaires en activité sur les deux dernières années, mais dans le même temps celui des retraités a augmenté de 2,3 %.

Les « facilités de circulation » qui datent de 1938 étaient à l’origine une contrepartie aux efforts de mobilité et à la pénibilité du travail, raison également d’une retraite à moins de 55 ans (âge moyen actuel de départ à la retraite : 54,5 ans). Ce qui, du temps où le « chauffeur » enfournait huit tonnes de charbon dans la machine sur un Paris-Le Havre, pouvait se concevoir. Mais ces temps ont changé. Fini celui où l’on baptisait les monstres d’acier qui crachaient la vapeur, la Bête humaine est derrière nous. Et si tout le monde, à la SNCF, bénéficie des FC, tout le monde n’est pas « roulant » !

La Cour des comptes fait mine de lever un lièvre. Les Français s’indignent, les syndicats crient au scandale… et dans trois jours, on sera passé à autre chose. Rappelons-nous… Le 12 février 2013, la Cour des comptes dénonçait un même scandale : le tarif « très avantageux » (5 à 10 %) de l’électricité pour les quelques 300.000 foyers d’agents actifs et retraités d’EDF et GDF. Là encore, un « avantage acquis » qui remonte à 1946 et dont l’application ne connaît quasiment pas de limites. On notera aussi au passage que l’agent bénéficie également d’un « Club Med » maison, mer et montagne, financé par le pourcent prélevé sur les factures que vous et moi payons au prix fort.

Un an après, pensez-vous que quelque chose ait changé ? Bien sûr que non. Un texte est passé devant l’Assemblée nationale en octobre 2012 demandant à supprimer le tarif préférentiel en vigueur pour faire payer aux salariés EDF-GDF 50 % de leur consommation. Tollé dans les rangs de la gauche, indignée de cette « stigmatisation » et exigeant le « respect d’un accord d’entreprise historique »

Pensez-vous alors qu’on touchera aux avantages en nature des agents SNCF ? Assurément, pas davantage. Ainsi va la France.

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11 février 2014 2 11 /02 /février /2014 09:54

Christian Vanneste - Député du Nord, Conseiller Municipal de Tourcoing

Ce Dimanche, les Suisses votaient. Heureux citoyens d’une vraie démocratie, ils ont en effet le droit de décider des lois qui les régissent. Ils ne sont pas tenus de se prosterner devant les professionnels de la politique qui nous encombrent, et qui continuent à toiser le bon peuple malgré une incompétence coûteuse que l’alternance ne corrige même plus. Comme leur arrogance se diffuse dans le grand public, beaucoup de Français s’imaginent vivre dans un pays très démocratique, le Pays des Droits de l’Homme et toisent, eux aussi, les pays voisins. La votation suisse offre une sérieuse leçon aux uns et aux autres. D’abord, elle rappelle qu’avant les droits de l’homme, ceux qui interdisent de faire à autrui ce qu’on ne souhaite pas subir, cette règle d’or à la fois chrétienne et rationnelle, qui protège notamment les minorités, il y a les droits des citoyens qui fondent la démocratie, par exemple le droit de vote qui permet l’expression de la volonté générale. Ensuite, elle permet d’arrêter cette dérive qui consiste pour une oligarchie partisane,  à imposer au nom d’une lecture idéologique des Droits de l’Homme, une « préférence étrangère » qui prive le citoyen de ses droits. Les Droits de l’Homme sont des garanties qui constituent l’Etat de droit. Les Droits du Citoyen sont des pouvoirs, sans lesquels la démocratie deviendrait vide sens. C’est évidemment au citoyen de décider de la politique d’immigration, non à un comité Théodule, ni à la technocratie européenne.

> L’Union Du Centre ( SVP dans les cantons alémaniques) a réuni suffisamment de signatures pour que sa proposition d’initiative populaire « Contre l’immigration de masse » soit présentée au peuple. En 2002, la Suisse avait signé avec l’Union Européenne des accords qui organisaient la libre circulation entre elles. On avait minimisé leur conséquence pour l’immigration. De 80000 étrangers par an, au lieu de 8000 prévus, elle équivaut, en fait, à l’entrée annuelle en France de 650000 migrants. Un quart des habitants de la Confédération sont étrangers. Cette présence pose des problèmes de délinquance, de logement, de transport et de coût social. Elle exerce une pression à la baisse sur les salaires et à la hausse sur les loyers. La préférence nationale a donc été mise en avant par les partisans du oui, avec une limitation de l’immigration en fonction de quotas. Leurs adversaires se sont appuyés sur des arguments d’intérêt économique. La Suisse connaît le plus faible taux de chômage européen. Son immigration est essentiellement européenne et occupe des postes de travail qui ne seraient que difficilement pourvus par les Suisses. En outre, des sanctions de l’UE pourraient avoir des répercussions fâcheuses. Le débat a donc été centré sur l’intérêt des Suisses et non sur l’application culpabilisante de grands principes chargés de cacher les intérêts du marché. Cela nous change des tirades idéologiques et hypocrites de chez nous.
> La Suisse a voté OUI. Comme d’autres, elle a dit : « fuck the UE » et a ainsi exprimé par procuration la déception de beaucoup de « citoyens » de l’Union, fatigués par les exigences de la technocratie bruxelloise et la dissipation du rêve européen. Ils voulaient appartenir à un grand ensemble politique et économique capable d’améliorer le niveau de vie, d’être à la pointe du progrès, et aussi de les protéger. Ils ont un « machin » inexistant sur la scène politique mondiale, qui les soumet à de nombreuses règles tatillonnes et ne les protège nullement. Notamment les craintes légitimes devant une immigration de masse, un changement de population, si contraires aux intérêts des citoyens, mais tellement favorables à certains intérêts économiques, sont négligées par l’idéologie de la Commission bruxelloise. Elle a menacé la Suisse. Et la Suisse a quand même décidé souverainement de reprendre en mains son immigration. Que les Français, et notamment les frontaliers se rassurent. Le faible taux de chômage conduit inévitablement à une importation de main d’oeuvre. Simplement une limitation sera appliquée pour ne pas défavoriser les citoyens suisses en concurrence avec des étrangers. On aimerait que nos gouvernants puissent se vanter de n’avoir que 3,9% de chômeurs et qu’ils accordent aussi une préférence aux travailleurs français. Il est vrai qu’en Suisse, c’est le peuple qui se gouverne lui-même.
> En France, Malika Sorel a pu, au contraire, parler de préférence étrangère à propos des 44 propositions de la feuille de route, consacrée à l’intégration, et annoncée par J.M. Ayrault. L’immigration étant un fait qui s’impose de lui-même, il s’agit en effet d’intégrer les Français de plus vieille date à celle-ci, en les priant d’abandonner une partie de leur identité culturelle ou historique et d’accepter une « discrimination positive » en faveur des immigrants. Un tel projet qui bafoue l’égalité nous éloigne de la République. Les Français n’ont pas été consultés. Nous sommes très loin de la démocratie. C’est pourquoi beaucoup de Français doivent rêver d’être suisses, ce soir.
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Published by voxpop - dans La France en résistance
11 février 2014 2 11 /02 /février /2014 09:20

Bd Voltaire

P. Bilger

Étonnant, comme on ne se moque plus d’eux comme après la votation sur les minarets.

La Confédération helvétique vient de refuser, à 50,3 %, par une votation serrée, l’immigration de masse, et d’instaurer la préférence nationale.

Au-delà de l’inquiétude des Français sur leur sort en Suisse et celle des frontaliers affectés également, il me semble que plusieurs enseignements peuvent être tirés de ce résultat qui a surpris, paraît-il, les instances européennes.

D’abord, il n’est pas scandaleux ni irresponsable de consulter un pays sur un fait de société capital qui divise l’opinion publique. J’entends bien que la Suisse n’est pas la France et que ses votations, techniquement, ne sont pas soumises aux mêmes contraintes que nos référendums toujours désirés mais jamais concrétisés. En France, le peuple fait peur.

Ensuite, donner la parole aux citoyens fait surgir dans le débat politique et parfois politicien la dure réalité face à laquelle il ne convient plus de se payer de mots. Quand le leader du groupe socialiste au Parlement européen, Hannes Swoboda, déclare que « l’immigration n’est pas une menace mais un atout appréciable pour le développement économique », il formule un propos qui, irénique et optatif, n’a précisément plus la moindre influence sur l’immédiate et éprouvante quotidienneté des gens à tort ou à raison déstabilisés, voire pire, par un afflux d’immigrés, la Suisse ayant espéré en limiter le nombre mais vite dépassée sur ce plan.

Il y a un humanisme verbal et abstrait, un hommage formel à l’Europe et à ses bienfaits constatés ou prétendus qui n’ont plus la moindre chance d’entrer dans la tête non pas seulement des Suisses mais de beaucoup d’Européens dans les 28 États membres. Les discours changeront ou le raz-de-marée hostile à ce qui n’est plus un souffle, une espérance, un avenir mais une bureaucratie tatillonne se mêlant trop souvent de ce qui ne la regarde pas, s’amplifiera.

Enfin — et c’est sans doute le plus rassurant dans cette déconvenue —, cette victoire de justesse est signifiante. Alors que la démagogie aurait pu entraîner les votants en masse contre l’immigration de masse et en faveur de la préférence nationale, c’est au contraire sur le fil que cette cause l’a emporté. Cela démontre non seulement qu’il n’y a pas de débats impossibles, inconcevables en démocratie mais qu’ils n’entraînent pas forcément de la bêtise simpliste ou la répudiation des nuances. Certes, les vainqueurs peuvent se réjouir mais les vaincus, d’une certaine manière, sont trop nombreux pour ne pas leur donner mauvaise conscience.

Qu’on ne prenne plus les Suisses de haut ! Il est manifeste que notre République serait bousculée dans sa façade et ses pétitions de principe officielles et affichées si la démocratie directe venait en France troubler le ronron de ce pouvoir satisfait de sa majorité parlementaire même frondeuse. [...]

Extrait de : Le peuple de justesse

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Published by voxpop - dans La France en résistance
11 février 2014 2 11 /02 /février /2014 09:04

 

La rencontre de Hollande et d'Obama est celle de deux présidents minés par leur impopularité et leurs difficultés à imposer leurs choix

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Published by voxpop - dans La France en résistance
10 février 2014 1 10 /02 /février /2014 18:06

Le Point.fr
François Hollande est au tréfonds des sondages. Mais, pour Philippe Tesson, la Ve République lui permet de terminer tranquillement son mandat. Sauf si...

               

 

Peut-on gouverner avec seulement 19 % d'adhésion populaire ? Oui, on le peut. En France du moins, aujourd'hui, les institutions étant ce qu'elles sont, qui assurent au président de la République la durée de vie de cinq ans que prévoit son mandat. On peut même gouverner n'importe comment pendant tout ce temps, la preuve en étant d'ailleurs faite actuellement. Ainsi le permet la loi. On a beau faire (faire quoi ?), on a beau dire, François Hollande est au pouvoir pendant trois années encore si tel est son bon plaisir, sauf à démissionner. Même à 1 % d'adhésion populaire, il resterait légitime.

Légitime : le mot, toutefois, a plusieurs sens, selon que l'on considère la chose du point de vue du droit ou de la morale. Vaste débat qui a traversé l'histoire de l'humanité et auquel, dans nos sociétés prétendument éclairées, l'usage démocratique a apporté sa réponse. Soit, François Hollande a le droit pour lui. Cela ne nous empêche pas de proclamer qu'à nos yeux il n'a pas la morale pour lui et que par là même sa légitimité et son autorité sont entamées, s'il est vrai que l'autorité est fondée sur le consentement.

La morale et toutes les valeurs qui se réclament d'elle, c'est-à-dire la bienséance, l'honnêteté, le bon sens, la civilité, etc., devraient inviter François Hollande à remettre en question son mandat. Serait-il aveuglé au point de ne pas mesurer le discrédit dont il souffre aujourd'hui ? On ne peut pas le croire au vu des signes d'affolement qu'il donne dans sa gestion des affaires, ses virevoltes, ses reculades et ses esquives. Mais il ne faut pas rêver. L'insurrection n'est pas à nos portes et a-t-on jamais vu un chef d'État démissionner autrement que sous la pression irrésistible de la rue ?

Éclatement de la gauche ? Perspective d'une cohabitation ?

À défaut que s'avère cette hypothèse improbable et radicale, une échéance prochaine va permettre à François Hollande de trouver le prétexte à un geste politique indispensable, capable dans son esprit de restaurer son autorité. On veut parler des consultations électorales municipales et européennes, dont on attend généralement non seulement qu'elles confirment par le vote populaire le désaveu de sa politique, mais aussi que leur résultat impose par là même à Hollande, du fait d'une redistribution des forces, une révision profonde de sa stratégie. Sa légitimité lui en donnera pouvoir.

Quelle révision ? Si les prévisions électorales se confirment, les résultats lui imposeront un seul choix, celui auquel il prépare depuis un certain temps l'opinion, le pacte de responsabilité en est la preuve la plus éclatante : le recentrage de sa politique. Se posera alors le problème de sa majorité. D'autres que lui, et non des moindres, ont su lever avant lui cet obstacle, jusqu'à accepter un partage du pouvoir. On ne va pas être assez imprudent pour avancer un pronostic, tel que l'éclatement de la gauche ou la perspective d'une cohabitation, toutes hypothèses génératrices de confusion et de désordre. On veut seulement aujourd'hui lire une tendance. On veut surtout montrer qu'il est possible de gouverner avec seulement 19 % d'adhésion populaire, fût-ce au risque d'accentuer encore le déclin d'un pays et le désarroi d'un peuple.

 

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10 février 2014 1 10 /02 /février /2014 17:58

 

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10 février 2014 1 10 /02 /février /2014 08:30

Bd Voltaire

P. Bilger

 

Henri Guaino traite le président de la République de « petit monsieur » parce que celui-ci, dans un livre à paraître, a qualifié son comportement de « factieux » lors du débat et des manifestations liés au mariage pour tous.

Ce terme de factieux est très grave et renvoie une opposition politique on ne peut plus légitime dans la sphère des coups de force contre l’État et de l’incivisme.

Cette polémique – même si Henri Guaino ne les déteste pas d’initiative, notamment quand il quitte le plateau de « C à vous » parce qu’il ne supporte plus Jean-Luc Romero et l’arbitrage orienté de Patrick Cohen – n’aurait même pas été remarquée si elle ne s’inscrivait dans une tendance préoccupante.

Celle-ci montre le pouvoir socialiste et ses soutiens politiques en proie à une véritable démesure républicaine, voire, pour Manuel Valls, à la permanence d’un ton d’apocalypse, hier pour l’affaire Dieudonné et avant la manifestation massive et pacifique du 2 février. J’ai été plus qu’étonné par un entretien où le ministre de l’Intérieur, avant même la survenue du moindre incident, menaçait, se posait en défenseur farouche de la police comme si c’étaient ces citoyens-là qui allaient s’en prendre à elle et les dénonçait préventivement comme étant « contre la République et nos principes ». Heureusement que le président de la République a déclaré qu’on avait le droit de manifester en France !

Au soir de ce défilé dont on avait été contraint de reconnaître l’ampleur, comment Harlem Désir avait-il le front de reprocher à certains députés UMP d’avoir été présents dans cet immense mouvement démocratique ? [...]

Cette manière de susciter par un verbe comminatoire les orages qu’on prétend vouloir apaiser et le recours, pour faire peur, à l’atmosphère des années 30 définissent clairement une stratégie d’effervescence et de trouble dont on voudra imputer la responsabilité aux adversaires expulsés magiquement du processus démocratique.

Derrière toutes ces controverses, il y a la volonté perverse de faire peser sur l’opposition une présomption d’illégitimité comme si toute contradiction, toute manifestation, toute réaction étaient forcément inspirées par un dessein malfaisant et ne méritaient pas de s’insérer normalement dans le processus démocratique.

[...] Je crains que de plus en plus on fasse des opposants des ennemis de la République.


Factieux : qui exerce contre le pouvoir établi une opposition violente tendant à provoquer des troubles
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RESISTANCE !

Capture-d-ecran--316-.png 

J'ai plus envie de me croire à Kaboul dans ma ville,

J'ai plus envie de l'incivisme, plus envie de la médiocrité comme religion, plus envie du manque d'ambition comme profession de foi.

J'ai plus envie de relativiser. >>>>