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30 janvier 2014 4 30 /01 /janvier /2014 14:53

le Point.fr - Publié le 30/01/2014 à 12:35

Une majorité de Français sont inquiets de tomber dans la précarité. La peur du déclassement n'épargne personne.   

 

 

La situation financière des Français se fragilise puisque près d'une personne sur trois rencontre des difficultés pour boucler ses fins de mois, selon une étude LH2 pour CA Com sur le pouvoir d'achat publiée jeudi par BFM Business. Ainsi, 31 % des Français déclarent avoir des revenus insuffisants pour finir la fin du mois, en hausse de 8 points sur six mois. Ils sont également 20 % à être contraints de puiser dans leurs économies et 11 % à s'en sortir avec une aide extérieure ou un crédit (respectivement + 6 et + 3 points sur un an).

Parmi les foyers concernés, près d'un sur deux (49 %) a des revenus nets mensuels inférieurs à 1 200 euros, 42 % sont des familles nombreuses (5 personnes et plus) et 40 % sont jeunes (18/24 ans). En outre, plus de six Français sur dix (63 %) sont inquiets de basculer un jour dans la précarité, dont un quart (24 %) sont même très inquiets. La peur du déclassement domine chez 76 % des ouvriers, 69 % des salariés du privé et 69 % des femmes, mais n'épargne pas non plus les catégories les plus favorisées.

Le loisir et l'habillement touchés

Plus d'un Français sur deux (55 %) a le sentiment de devoir se contenter de l'essentiel, voire d'un peu moins. La proportion des personnes devant renoncer à des dépenses de base en santé, alimentation ou logement poursuit d'ailleurs sa progression (18 %, + 6 points par rapport à juin 2013, + 10 points en un an). Par ailleurs, une large majorité de Français (78 %) ressent l'augmentation de la pression fiscale. Parmi eux, sept sur dix (71 %) disent penser à renoncer à certaines dépenses pour équilibrer leur budget.

Les principaux postes de dépenses potentiellement touchés par ces réductions budgétaires sont les loisirs (64 % des citations), l'habillement (43 %), les nouvelles technologies (36 %) et les transports (20 %). "La baisse du pouvoir d'achat s'inscrit comme une réalité dans le quotidien des Français, qui doivent faire des concessions pour vivre. (...) Aujourd'hui, ils font des compromis sur des dépenses essentielles", a expliqué Rodolphe Bonnasse, le directeur du groupe de communication CA Com, qui a commandé l'étude.

 

Ce sondage a été réalisé du 10 au 11 janvier sur un échantillon représentatif (méthode des quotas) de 1 055 personnes par téléphone.


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30 janvier 2014 4 30 /01 /janvier /2014 08:08
Bd Voltaire Gabrielle Cluzelle

 

boycott
Le 30 janvier 2014
Vincent Peillon a demandé aux responsables d’établissement de convoquer les parents boycotteurs.
       
         

« Théorie du genre : des élèves absents du fait d’une étrange rumeur », titrait mardi Le Figaro. Le phénomène toucherait les quatre coins de la France. Le 24 janvier, 86 élèves turcs, gitans et maghrébins sur 240 étaient ainsi absents de certaine école strasbourgeoise de zone prioritaire. La rumeur viendrait de Farida Belghoul, personnage haut en couleur et initiatrice en son temps de la Marche des beurs, qui a fait de la théorie du genre à l’école son cheval de bataille. Depuis le début de l’année, elle appelle les parents à montrer leur désaccord par un boycott de l’école une fois par mois.

Au gouvernement, dans les rectorats, chez les syndicats de professeurs, on ouvre de grands yeux indignés : Quooooiiii ? Mais quelle « étrange rumeur » ! Najat Belkacem affirme sans ciller que la théorie du genre n’existe pas, Vincent Peillon soutient, lui, qu’il la refuse (penser, à l’avenir, à accorder ses violons : elle n’existe pas ou on la refuse ?), et Anne-Marie Haller, secrétaire départementale de l’UNSA dans le Bas-Rhin, remarque quant à elle que « cette campagne a touché un public crédule et peu éduqué ». Ben merci pour lui, ça lui ira droit au cœur. Il faut le savoir, les Turcs, les Gitans, les Maghrébins deviennent « un public crédule et peu éduqué » dès lors qu’ils ne sont plus LA chose des socialistes et qu’ils ne gobent plus leur bonne parole.

Puis on sort la grosse artillerie : Vincent Peillon a demandé aux responsables d’établissement de convoquer les parents boycotteurs, parce que l’absentéisme à l’école, on veut bien le tolérer s’il est le fruit de la négligence, de l’indifférence ou du laxisme des parents, mais certainement pas de leur vigilance en matière d’éducation. On répand sur toutes les ondes que Farida Belghoul est une « proche » d’Alain Soral, désherbant très efficace qui évite en général toute repousse. Enfin, on explique à l’Assemblée, comme l’a fait Vincent Peillon, que cette rumeur vient de « ceux qui veulent semer la division et la haine dans les écoles », quand on ne fait que « promouvoir les valeurs de la République et l’égalité entre les hommes et les femmes », par ce dispositif « ABCD de l’égalité » mis en place dans plusieurs écoles depuis la rentrée. Le saint homme. Qui oublie, hélas, un détail : Internet. Cet outil, qui archive, conserve et permet de retrouver très vite tout document et rend le mensonge moins commode. C’est agaçant, je le conçois.

Cette « étrange rumeur » n’est pas tombée de la planète Mars, ni sortie du cerveau diabolique d’un clone d’Alain Soral. En août 2011, Najat Belkacem répondait à 20 Minutes qui lui demandait en quoi la « théorie du genre » pouvait aider à changer la société…

La théorie du genre, qui explique “l’identité sexuelle” des individus autant par le contexte socio-culturel que par la biologie, a pour vertu d’aborder la question des inadmissibles inégalités persistantes entre les hommes et les femmes ou encore de l’homosexualité, et de faire œuvre de pédagogie sur ces sujets.

Aujourd’hui, elle veut donc sans doute dire que la théorie du genre n’existe « plus » ? Plus en l’état, disons, depuis que l’on a pensé, eu égard aux remous provoqués par le mariage gay, qu’il valait mieux y aller mollo ? Step by step. D’abord, l’ABCD de l’égalité, puis après, on verra ?

Et quand, dans le rapport du Syndicat de profs SNUipp, commandé par Vincent Peillon et remis en mai dernier, intitulé Éduquer contre l’homophobie dès l’école primaire, on trouve, dans la bibliographie pour enfants, Mademoiselle Zazie a-t-elle un zizi ?, Mehdi met du rouge à lèvres ou encore, dans le chapitre « Chausser les lunettes du genre », Papa porte une robe…, on peut se demander, sans être exagérément paranoïaque, si l’étude du port de la robe par les petits garçons au XIXe prévue par l’« ABCD de l’égalité » est tout à fait innocente, et si l’enjeu de tout cela se borne au louable partage des tâches ménagères ou à la légitime accession des femmes au monde du travail…

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29 janvier 2014 3 29 /01 /janvier /2014 22:07

LE MONDE | 29.01.2014 à 11h11 • Mis à jour le 29.01.2014 à 17h14 | Par Marie Charrel et Denis Cosnard

 Les IDE, ces mouvements internationaux de capitaux réalisés en vue de créer, développer ou maintenir une filiale à l'étranger, ont crû de 11 % sur l'ensemble de la planète en 2013, pour s'établir à 1 461 milliards de dollars. | AFP/PHILIPPE DESMAZES

 

Les nouveaux investissements directs étrangers (IDE) en France ont chuté de 77 % en 2013, pour tomber à 5,7 milliards de dollars, soit 4,1 milliards d'euros, selon les données publiées mardi 28 janvier par la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced).

Ces chiffres, qui raviront les tenants de la thèse du déclin français, sont d'autant plus inquiétants qu'en moyenne, les IDE, ces mouvements internationaux de capitaux réalisés en vue de créer, développer ou maintenir une filiale à l'étranger, ont crû de 11 % sur l'ensemble de la planète, pour s'établir à 1 461 milliards de dollars. « Ils ont enfin retrouvé leur niveau d'avant-crise », souligne les experts de la Cnuced.

Sans surprise, les Etats-Unis restent la première destination des IDE (159 milliards de dollars), désormais talonnés de près par la Chine (127 milliards), tandis que la Russie arrive en troisième position (94 milliards).

 TABLEAU CONTRASTÉ

Si le rapport souligne que cette tendance est encourageante, il rappelle que le tableau reste néanmoins contrasté, en particuliers dans les pays développés. En moyenne, les IDE ont en effet augmenté de 12 % dans ces derniers, et même de 61 % au Japon (2,8 milliards de dollars). Mais ils ont en revanche diminué de 28 % en Australie (40 milliards) et 75 % en Nouvelle-Zélande (500 millions).

L'Union européenne est à première vue bien placée, avec une hausse de 37,7 % sur l'année, confirmant que le Vieux Continent est enfin sur la voie de la reprise. L'Allemagne, où le produit intérieur brut (PIB) a crû de 0,4 % en 2013, selon les premières estimations, a ainsi vu les investissements directs quasiment quadrupler sur son territoire par rapport à 2012 (32,3 milliards de dollars). En Espagne, ils ont progressé de 37 % (37,1 milliards), tandis que l'Italie, où ils étaient tombés à 100 millions de dollars seulement en 2012, peu se féliciter d'avoir enfin vu les capitaux revenir (9,9 milliards).

Mais les pays qui ont le plus profité du retour des investissements ces derniers mois sont l'Irlande, la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg. « Des pays à la fiscalité accueillante, et offrant un environnement très favorable aux établissements et organismes financiers tels que les Fonds commun de créances », souligne le rapport. Ces derniers, également connus sous le nom de special purpose vehicle (SPV), sont régulièrement utilisés dans les opérations de déconsolidation via, par exemple, des opérations de titrisation. Après avoir reculé de près de 169 milliards de dollars en 2012, les IDE vers ces quatre pays ont ainsi rebondi à 100 milliards de dollars en 2013.

APPEL DU PIED

Dans ce tableau, la France fait donc figure d'exception, avec un recul de 77 %. Une tendance inquiétante, confirmant les chiffres publiés lundi 27 janvier par la société Trendeo, qui traque les annonces de création et de destruction d'emploi. En 2013, 263 fermetures de sites industriels ont été annoncées. Pire : les créations d'usines se font également trop rares : 124 seulement en 2013 (– 28 %), le plus faible niveau depuis que Trendeo a commencé à collecter ces données, en 2009.

Lire par ailleurs : Les usines françaises malades du sous-investissement

Certes, l'année 2013 a bien été marquée par quelques bonnes nouvelles en la matière. L'américain Massey Ferguson a ainsi inauguré en novembre à Beauvais (Oise) une nouvelle usine de cabines de tracteurs. Le japonais Kubota a aussi annoncé en décembre 2013 son intention d'investir 40 millions d'euros dans le Nord, afin de construire lui aussi une usine de tracteurs.

Mais l'actualité de ces derniers mois a surtout été dominée par le bras de fer entre Arnaud Montebourg, le ministre du redressement productif, et le patron de Titan, Maurice Taylor, à propos du site de production de pneus Goodyear d'Amiens-Nord. M. Taylor a violemment critiqué le piètre accueil réservé aux investisseurs souhaitant s'installer sur le territoire français. Sur l'année, plusieurs usines importantes, comme celle de PSA Peugeot Citroën à Aulnay (Seine-Saint-Denis) ont également mis la clé sous la porte

Le président François Hollande semble conscient du problème. Lors de ses voeux au corps diplomatique, le 17 janvier, il a ainsi déclaré aux ambassadeurs présents : « Les investissements étrangers sont les bienvenus en France. Si vous connaissez des entreprises qui hésitent entre plusieurs pays, je vous fais confiance pour leur dire que c'est en France qu'il faut venir. » Pas sûr qu'un tel appel du pied suffise…

 

  • Marie Charrel
    Journaliste au Monde
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29 janvier 2014 3 29 /01 /janvier /2014 07:48
Agoravox

Vrais chiffres chômage décembre 2013, 27700 demandeurs d’emploi de plus, malgré 299600 radiations

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324 500 demandeurs d'emploi de + en 1 an, soit une moyenne de +27 041 par mois.

+ 39,6 % de radiations administratives en 1 seul mois !! + 32,8% sur un an ! du jamais vu.

94 480 offres d'emplois (majoritairement précaires) pour environ 9 500 000 chômeurs et travailleurs précaires et intermittents, y compris les invisibles (détails en bas de page)

Toujours 1 inscrit sur 2 qui ne perçoit aucune indémnité de Pole emploi.

Seuls 2 chômeurs sur 10, sortent des listes pour "reprise d'emploi déclarée".

 

Radiations des listes A,B,C,(D,E) de Pôle Emploi par motifs, décembre 2013 :
 
- Défauts d'Actualisation : 193 300, 41,3 % des sorties des listes.

- Radiations Administratives (les punis) : 60 300, 12,9 % des sorties.

- Autres Cas ( les morts, suicidés, emprisonnés .. ) : 46 000 et 9,8 % des sorties.
 
soit 299 600 radiés des listes (64 %) pour autres motifs que :
 
- Stages parking : 41 800, 8,9 % des sorties.

- Arrêts maladie, maternité etc : 32 300, 6,9 % des sorties.
 
- Reprises d'emploi déclarées : 94 200, ne représentent que 20,1 % des sorties des listes de pôle emploi.
 
Demandeurs d'emploi par catégories :

A : 3 303 200 +0,3 % ( + 5,7 % sur 1 an )
B : 645 400 +0,8 % ( + 4,8 % sur 1 an ) travailleurs pauvres moins de 78 heures
C : 949 500 +0,7% ( + 8,1 % sur 1 an ) travailleurs pauvres de + de 78 heures
D : 281 700 -0,3 % ( + 6,9 % sur 1 an ) stages parking, occupationnels etc
E : 384 700 +1,7% ( + 7,8 % sur 1 an ) contrats aidés etc

TOTAL : 5 563 700 ( données corrigées ), hors DOM TOM, soit + 6,2 % sur 1 an, soit 27 700 chômeurs de + par rapport à Novembre.
 
TOTAL, dom-tom compris : 5 961 600 ( page 15 du rapport de la DARES, lien en bas de page )

Quelques chiffres qui parlent :


Chômage Longue durée (entre 2 et 3 ans) : + 17,3 % sur 1 an


Chômage Très Longue Durée + de 3 ans : + 18,1 % sur 1 an

 

Chômage des 50 ans et +, + 11,6 % sur 1 an

+ d'1 chomeur inscrit à pôle emploi sur 2 (51,7 %) ne perçoit AUCUNE INDEMNITE, ni ARE (allocation retour à l'emploi), ni allocation de solidarité (ASS, AER ...)

Offres d'emploi dispo, dernier chiffre connu : 113 709.

Le + scandaleux, LES INVISIBLES, complètement en dehors des statistiques
 
Ne sont pas comptés dans ces 5 961 600 demandeurs d'emploi et travailleurs pauvres occasionnels :
 
1 417 800 foyers bénéficiaires du RSA, en effet sur 2 290 000 environ de foyers (dernier chiffre connu) , seuls 872 200 sont inscrits à Pôle Emploi, les autres bénéficient d'autres suivis (associations, collectivités locales, etc.) en sachant qu'un foyer bénéficiaire, comporte parfois + d'un demandeur d'emploi en son sein, donc si on parle en nombre d'individus c'est pire.
 
+ 1 000 000 au bas mot, sur les environs 2 millions de bénéficiaires de l'AAH ou d'une pension d'invalidité, ne sont pas inscrits à Pôle emploi, malgré une aptitude et un désir d' accès à emploi adapté.
 
+ d'1 million de SANS-DROITS, principalement :
 
- des jeunes de moins de 25 ans, primo demandeurs d'emploi, qui comme vous le savez n'ont même pas droit au RSA. (quasi unique en Europe)
 
- des sans droits, pour motif, dépassement des plafonds de ressources dans le foyer, exemple, votre conjoint(e) perçoit 650€ d'allocation chomage, ou 790€ d'allocation adulte handicapé, vous n'aurez même pas droit au RSA, car vous dépasserez le plafond couple qui est de 621€ par mois, si vous ètes NON SDF.

- des bénéficiaires de pensions de reversions (veufs, veuves) de 55 ans et +, qui dépassent les plafonds du RSA, et qui n'ont pas encore l'age pour prendre la retraite ou encore percevoir le minimum vieillesse "ASPA" ( 67 ans) ASPA récupérable sur le patrimoine, au décès.

- des bénéficiaires de pensions alimentaires qui dépassent les plafonds du RSA (plafonds 2 fois inférieurs aux seuils de pauvreté, une véritable honte)

- on peut également évoquer, des étudiants, boursiers ou non, qui cherchent des petits jobs alimentaires, qui sont donc bien demandeurs d'emploi, en concurrence avec les autres (même si beaucoup sont aussi exploités en stages sous payés, voir gratuits)
 
- on peut évoquer enfin, des auto-entrepreneurs, qui ne gagnent rien ou presque, et sont demandeurs d'emploi en parallèle.

 - on peut parler également de retraités qui cherchent un emploi car leur retraite ne couvre pas les charges fixes pour survivre ( loyer, énergie, assurances, voiture, téléphone, eau, nourriture, santé (lunettes, dentiste ..) incalculable


Faites le calcul vous même, on arrive au total, à + de 9,5 MILLIONS demandeurs d'emploi en France, et travailleurs pauvres occasionnels.
 
Sources : Rapport complet de la DARES de 20 pages (et non pas le simple communiqué de presse envoyé aux médias) : http://travail-emploi.gouv.fr/IMG/p...

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29 janvier 2014 3 29 /01 /janvier /2014 07:43

Figaro 

Pimlico Plumbers, une entreprise de plomberie londonienne, a mis en ligne, ce mardi, des offres d'emploi pour des plombiers francophones. Le dirigeant de l'entreprise, Charles Mullins, a expliqué au quotidien The Telegraph s'être résolu à ces embauches pour faire face à l'afflux d'exilés fiscaux français. Selon le patron, le nombre de demandes d'interventions provenant de clients français a plus que doublé depuis un an et l'annonce par le président de la République d'une taxe à 75% pour les salaires supérieurs à un million d'euros.

Dans ces conditions, ses techniciens lui expliquaient de plus en plus fréquemment rencontrer des difficultés pour communiquer avec ces nouveaux clients, peu familier des termes techniques de «pressure valve» (soupape de pression) ou autre «U-bend» (siphon).

«Plus l'économie française s'enfonce, mieux notre activité se porte»

L'arrivée massive depuis deux ans de ménages français dans les beaux quartiers de Londres de Mayfair, South Kensington ou encore Chelsea, est saluée par tous les prestataires de services londoniens. «Plus l'économie française s'enfonce, mieux notre activité se porte», a ainsi expliqué au Telegraph Charles Mullins. Il envisage d'embaucher encore d'autres Français si la tendance se poursuivait. Ces plombiers pourraient être payés entre 120.000 et 150.000 livres par an, soit plus de 150.000 euros par an.

 

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29 janvier 2014 3 29 /01 /janvier /2014 07:08

" Du courage plutôt que de l'intelligence "

28/01/2014 05:35

 

     

 « Les hommes politiques manquent de courage plutôt que d'intelligence ! » C'est Patrice Duceau qui le dit. Le président de la CGPME (confédération des petites et moyennes entreprises) ne voit pas d'amélioration en vue sur le front du chômage. « C'est un phénomène qui tend à devenir structurel. Quand l'économie ralentit, le chômage augmente. Quand elle repart, le chômage diminue un peu, mais sans jamais revenir à son niveau antérieur. En cause, les gains de productivité qui accompagnent chaque sortie de crise. »
Dans ce contexte, pas de miracle à attendre du « pacte de croissance » proposé par le président de la République sur le thème : des créations d'emplois contre des baisses de charges.
« Si un retour d'activité se manifeste, les entreprises se préoccuperont d'abord de reconstituer leurs fonds propres. Ensuite elles investiront pour améliorer leur compétitivité. La création d'emplois n'interviendra qu'à la marge. »
Et pour que ce retour d'activité se manifeste, encore faudrait-il que les baisses de charges promises ne soient pas compensées par une ponction supplémentaire sur les ménages. « Baisser les charges, ça veut dire supprimer les dépenses publiques auxquelles elles étaient destinées. Est-on prêt, du côté des pouvoirs publics mais aussi des syndicats, à tailler dans les prestations sociales, à réduire les effectifs de fonctionnaires, en particulier dans les collectivités territoriales, à assouplir la réglementation du travail ? » Face au nouveau discours social démocrate, les plus fortes résistances pourraient bien se rencontrer ailleurs que dans le monde patronal.

Rendre le système plus juste

Rétablir un minimum d'équité entres les intermittents du spectacle et les autres salariés

Les intermittents du spectacle versent 240 millions € de cotisations et "récoltent" 1,2 milliards d'€ soit 5 € touchés pour 1 € payé. 100 000 personnes sont à l'origine de près du quart du déficit d'un régime qui compte pourtant plus de 2,5 millions de personnes indemnisées ! Cette situation profondément injuste, est devenue intenable financièrement.

La CGPME propose de rétablir un minimum d'équité avec les autres salariés en scindant le régime actuel en deux. Ainsi les "techniciens du spectacle" pourraient être soumis au droit commun tandis que les "artistes" verraient la durée minimale d’activité exigée pour rentrer dans le régime portée de 507 heures sur 10 mois à 600 heures sur 12 mois, et ce dans la droite ligne d’une recommandation émanant d’un rapport sénatorial.

Instaurer une "cotisation exceptionnelle de solidarité interprofessionnelle"

30% de l'emploi salarié en France ne contribue pas à l'UNEDIC. Ainsi les agents publics sont exemptés de contribution alors que leur statut même les assure contre le chômage. A l'inverse, les salariés du privé sont assujettis à des prélèvements qui permettent, notamment de financer l'emploi public. La solidarité ne joue donc aujourd'hui que dans un seul sens. Ceux qui risquent d'avoir un jour à affronter la perte de leur emploi sont pénalisés financièrement tandis que ceux qui ne connaissent pas ce risque sont exonérés de cotisations.

La CGPME propose d'instaurer une "cotisation exceptionnelle de solidarité interprofessionnelle" assise sur le traitement des salariés relevant des fonctions publiques et ce afin de contribuer à rétablir l'équilibre financier du régime.

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27 janvier 2014 1 27 /01 /janvier /2014 18:41

  Francetvinfo

Le chômage augmente de 0,3% en décembre, pas d'inversion de la courbe en 2013

Avec 10 200 chômeurs de catégorie A en plus, le mois de décembre n'a pas permis au gouvernement de tenir son pari d'inverser la courbe du chômage d'ici à la fin 2013.

Mis à jour le 27/01/2014 | 18:09 , publié le 27/01/2014 | 17:58

C'était le moment de vérité pour François Hollande. Le chef de l'Etat avait parié sur l'inversion de la courbe du chômage fin 2013, mais les chiffres de Pôle emploi, publiés lundi 27 janvier, lui donnent tort : le nombre de demandeurs d'emploi de catégorie A a augmenté de 0,3% en décembre, avec 10 200 chômeurs supplémentaires. Sur un an, le chômage croît donc de 5,7%. Au total, la France compte 3 303 200 demandeurs d'emploi de catégorie A.

Le nombre de demandeurs d’emploi des catégories B et C, en hausse également, s’établit à 1 594 900. Au total, le nombre de demandeurs d’emploi des catégories A, B et C s’élève à 4 898 100 en France métropolitaine, une hausse de 6% sur un an.

Ces chiffres empêchent donc le chef de l'Etat d'atteindre l'objectif qu'il s'était fixé lors de ses précédents vœux présidentiels, le 31 décembre 2012. Alors que la plupart des prévisions indiquaient le contraire, le président a martelé, pendant une année entière, que l'inversion de la courbe du chômage d'ici à la fin 2013 était possible, comptant notamment sur les emplois aidés.

"Stabiliser ne suffit pas"

L'exécutif avait déjà préparé le terrain avant cette annonce négative, en mettant en avant la "stabilisation" des chiffres du chômage, misant désormais sur 2014 et le "pacte de responsabilité". Depuis la Turquie, quelques heures avant la publication des chiffres de Pôle Emploi, François Hollande a ainsi évoqué les chiffres du chômage : "Stabiliser, c'est ce que nous avons fait, ne suffit pas".

La veille déjà, le ministre du Travail Michel Sapin avait laissé entendre que l'inversion ne serait pas au rendez-vous : "On s'oriente vers une situation (...) de stabilisation, c'est déjà considérable". Il a fait valoir que la hausse du chômage avait néanmoins été endiguée l'an dernier et que le chômage des jeunes reculait "depuis huit mois". "L'année 2013 aura été une année de bataille menée avec efficacité contre la montée du chômage", a assuré le ministre, devançant les critiques de ceux qui vont "gloser".

"L'économie doit prendre le relais de la création d'emplois"

Pour faire face aux critiques, le gouvernement compte désormais sur les entreprises et sur le pacte de responsabilité, chantier pour lequel patronat et syndicats ont été reçus lundi à Matignon, le jour même de la publication des (mauvais) chiffres de Pôle Emploi. Maintenant, "l'économie doit prendre le relais de la création d'emplois" a ainsi indiqué Michel Sapin.

Les prévisionnistes ont déjà tempéré l'espérance gouvernementale pour 2014. Vu la faiblesse de la croissance, l'Unédic pense que cette année, 63 200 demandeurs d'emploi sans activité supplémentaires devraient pousser la porte de Pôle emploi. Selon l'Insee, le taux de chômage devrait continuer à grimper pour atteindre 10,6% dans l'hexagone fin juin.

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27 janvier 2014 1 27 /01 /janvier /2014 08:40

Gabrielle Cluzel

Bd Voltaire

 

Dimanche, de la Bastille aux Invalides, c’était Jour de colère. Alors ils sont tous venus, la carpe et le lapin, de Sarcelles à Versailles, avec leur colère en bandoulière, sous une pluie assortie à leur humeur. 17.000 selon la police, 160.000 selon les organisateurs. Des organisateurs que personne ne connaît. Car aucun parti politique, aucun mouvement d’envergure, ni bonnets rouges ni LMPT, n’a appelé à manifester. Le succès n’en est que plus inattendu, déconcertant, inquiétant… À cette manif un peu foutraque, pas de « tenue correcte », ni de carton d’invitation exigé à l’entrée. On y vient dans son jus, comme on est, avec la pancarte qu’on s’est bricolée sur un coin de table. Suffit d’être en colère. C’est le principe.

Beaucoup de jeunes, énormément de jeunes. Derrière la banderole « lycéens et étudiants en colère », il y a les Hommen. Une trentaine de jeunes gens marchent symboliquement enchaînés par un homme casqué en scooter… Au-dessus de leur pantalon coloré, ils sont torse nu, certains grelottent, mais ils crient pour se tenir chaud. Dans la foule qui marche, les slogans sont souvent drôles, parfois graveleux, actualité oblige. Hasard de manif, des mères de familles cathos marchent derrière un « Pendant que la France part en c… Hollande promène les siennes ». Si vous croyez que ça dérange les petites dames… La respectabilité, le bon goût, l’impression que l’on va faire au 20 h sur les médias de bon aloi, on finit par s’en battre les roupettes, justement. Parce que quoi qu’on fasse, quoi qu’on dise, on aura toujours tout faux. Parce que même en mettant un tutu rose, en faisant les pointes devant la caméra, en ayant l’air jeune, sympa, sexy et ouvert d’esprit, on sera toujours un facho. Parce que quand la maison brûle, on ne fait pas taire le p’tit gars qui crie « au feu » avec vous, sous prétexte qu’il mettrait ses coudes sur la table ou aurait fait une quenelle au lycée.

Car des quenelliers, il y en avait quelques-uns. Et même des quenelliers « de la diversité ». Mais quel était donc le ciment de cette manif bigarrée ? Quel était donc l’improbable point commun entre Renaud Camus, Christine Boutin, des militants LMPT et des aficionados de Dieudonné venus de la banlieue ? La détestation de Hollande, bien sûr… Et surtout une immense soif de liberté d’expression. Quand un jour l’étau se sera desserré – s’il se desserre un jour –, n’ayez crainte, tout ce monde-là se remettra sur la gueule. Mais en attendant, ils partagent leur colère. Hollande, au moins, aura réussi ça. Le « vivre ensemble » pour des populations aux antipodes. La cohésion négative. Aux fenêtres des « beaux quartiers », comme dit Aragon, des électeurs d’Anne Hidalgo leur font parfois des « doigts ». Puis rentrent en fermant soigneusement les rideaux. Comme si cette colère qu’ils méprisent leur faisait vaguement peur.

À l’arrivée, place Vauban, les orateurs n’en sont pas. Mais dans leurs discours, ils déballent leurs tripes… Le chômage, l’exclusion, la famille persécutée, les impôts. La mère de famille succède à l’étudiant, le chômeur au petit patron. Hollande ne veut pas les entendre ? Eux ne veulent plus le voir. Il faut qu’il parte. Démocratiquement. Avec l’énergie un peu folle du désespoir. Car ils croient avoir trouvé la faille, le biais, l’issue de secours : l’article 68 de la Constitution qui permet aux deux Assemblées d’engager la procédure de destitution du président de la République pour « manquement grave ». Et pour convaincre les députés, Béatrice Bourges entame une grève de la faim au Mur pour la Paix, sur le Champ-de-Mars. Jusqu’au départ de Hollande. Portée par la colère de ces milliers de manifestants.

À 18 h, l’ordre de dispersion est lancé. À 18 h 10, les forces de l’ordre bloquent les avenues donnant sur la place et balancent les premiers gaz lacrymogènes. Pour apaiser la colère, sans doute ? Les grands médias, eux, n’ont rien vu, rien entendu. Quelle manif ? Quelle colère ? Préfèrent parler du dîner de gala à Bombay de madame Trierweiler que du jeûne de madame Bourges.

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27 janvier 2014 1 27 /01 /janvier /2014 08:30

Bd Voltaire

Marie delarue

 

Chef-d’œuvre de concision pour indécis pathologique, le communiqué AFP du président de la République annonçant la fin de la Première dame figurera sans aucun doute dans les annales. De psychiatrie et de sociologie, rubriques « moi, surmoi, rupture, vengeance ».

« JE fais savoir que J’AI mis fin à la vie commune que JE partageais avec Valérie Trierweiler. » Signé : François Hollande.

Hollande ou l’ego surdimensionné : Je… Je… Je… Moi président… Moi amant… Moi et tout pour ma gueule, en somme. Les conseillers en communication ont dû en bouffer leur chapeau.

Comment peut-on être aussi mufle ? se demandent toutes les femmes de France, plaquées ou non. Certes, il peut y avoir pire encore dans le registre de la lâcheté et de la goujaterie : la rupture par texto, mais bon… « J’ai mis fin », autrement dit, ramasse ton tablier et tire-toi. Un peu comme la bonniche qu’on vire après l’avoir engrossée : va donc voir ailleurs si j’y suis.

À part l’adjectif qui se rapporte à la vie, il n’y a rien de « commun » dans cette déclaration. Signe d’une personnalité affectivement immature, monsieur le Président semble ignorer l’usage du « nous ». Infirme de l’empathie, il l’ignore dans sa vie privée comme dans sa vie publique. Pas étonnant alors qu’il soit incapable de prendre en compte l’avis de ses concitoyens ou de ses partenaires européens, se dit le Français en songeant à son tiers provisionnel.

Tout individu normalement constitué de se demander alors quel goujat se cache sous ce tas de bonhomie satisfaite, quel butor derrière cette face de ravi de la crèche. Peut-être alors faut-il lire ce communiqué autrement…

Et si pépère, fidèle à sa pâte molle, avait cédé une fois encore aux injonctions de sa furieuse compagne : « Tu me largues, tu assumes. Pas question que je cautionne. »

Acte manqué ou acte assumé, François Hollande a tout fait pour se faire pincer. Semé partout son casque et ses petits cailloux pour qu’on le surprenne en flagrant délit d’adultère. Si l’on en croit le photographe de Closer, ce dernier n’a fait que suivre l’ange gardien de Julie Gayet. Un brave garçon qui, depuis un an (à nos frais ?) veille sur la sécurité de la maîtresse du Président jusque dans la ruelle du lit.

Dans sa vie personnelle comme en politique, François Hollande a tout fait pour que les circonstances décident à sa place. Nul doute alors que Valérie Trierweiler ait âprement négocié sa sortie.

François Mitterrand, grand cavaleur devant l’Éternel, avait la reconnaissance du bas-ventre… On ne va pas tarder à savoir jusqu’où va celle de François Hollande.

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24 janvier 2014 5 24 /01 /janvier /2014 07:52
Bd Voltaire

Georges Michel

    
Le 24 janvier 2014
     

Ce petit billet s’adresse plus particulièrement à mes amis parisiens qui pensent qu’en province, on ne s’amuse pas. Je voudrais leur narrer la visite de notre Tartarin national à Carpentras la semaine dernière. En effet, après avoir chassé, non pas les casquettes mais les quenelles, l’Homme, entouré d’une nuée de porteurs, protégé par plus de policiers qu’il n’en fallait pour protéger le Général au temps du Petit-Clamart, a donc débarqué matinalement dans la capitale du Comtat le 17 janvier dernier. C’est dommage d’avoir raté cela, vraiment. Le maire, socialiste bien propre sur lui, avait mis son plus joli costume d’élève obéissant. Vous pensez, cette visite à deux mois des élections, une véritable aubaine, lui qui semble avoir un pied en dehors de la mairie et l’autre sur une plaque d’égout.

Le prétexte de cette visite – ne riez pas, chers amis Parisiens – était la signature de la convention police nationale-police municipale. Non, non, je ne plaisante pas : un ministre, rien que ça, pour une cérémonie qui aurait pu être présidée par le préfet, voire le sous-préfet. S’il les fait toutes, ces cérémonies, Manu, il peut prendre un abonnement à l’Etap Hotel, économies obligent, et les parapheurs vont s’accumuler sur le bureau Place Beauvau ! Projetons-nous un siècle en arrière et imaginons Clemenceau – son modèle, paraît-il -, imaginons le Tigre, donc, prendre le PLM de nuit pour débarquer dès potron-minet à Carpentras, la moustache en bataille, pour présider à l’ombre des vespasiennes de Topaze la signature d’un protocole entre le chef de la brigade de gendarmerie (moustache en bataille, idem) et le garde champêtre (moustache en bataille, idem). Cela laisse songeur…

En réalité, il s’agissait de venir chasser la « bête immonde ». Qui de mieux, pour cela, que Tartarin ? Eh oui, car la démocratie est en danger dans le Comtat, vous ne le saviez pas. Cette tarasque des temps modernes incarnée par le FN menace de prendre la mairie. Traduisez : les électeurs risquent de ne pas voter comme « il faut », qué malheur !

Après la signature du précieux parchemin, notre Tigrou a parcouru la ville, telle la reine de Saba allant faire son marché : c’est vrai que c’était bien le jour. Il ne manquait plus que les nains, les lévriers et les plumes d’autruche. Évidemment, la fête fut un peu gâchée par des opposants qui, suprême offense, osèrent crier tout haut leur opposition au pouvoir en place. On vit même une jeune fille se faire garroter par des policiers (les images sont facilement trouvables sur le Net). Comme quoi, en province, on n’a rien à vous envier, vous, les Parisiens.

Ah, une dernière chose encore à propos de cette visite. Vous savez, en province et plus particulièrement en Provence, on rit d’un rien, paraît-il. Figurez-vous qu’avec tous ces policiers entourant notre ministre ou chassant l’opposant à travers la vieille ville, un chapardeur a trouvé le moyen de voler la caisse d’un marchand sur le marché.

Allez, « a l’an que ven », comme on dit au pays de Mistral !

PS : cela ne s’invente pas, un mien ami vient de m’apprendre que le voleur à l’étalage a été rattrapé par un affidé de la bête immonde. J’espère qu’il n’aura pas d’ennuis avec la justice (le rattrapeur, pas le rattrapé)…

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J'ai plus envie de relativiser. >>>>