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21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 08:24

Après les bonnets rouges, voici venue la révolte des bonnets gris ! Nous avons fait un rêve fou et si tous les seniors, les retraités se donnaient la main afin de se faire entendre ? Le bonnet gris doit être le symbole de la solidarité inter-générationnelle mais aussi l’ébauche d’un mouvement qui ne veut pas laisser les retraités sur le bord de la route. N’oublions pas que les seniors sont les oubliés de la République et qu’ils vont être les seuls à ne pas avoir été entendus par le gouvernement ! Si souffler ses 65 bougies en 2013, ne fait pas de vous un croulant par contre cela fait de vous un pigeon! Rejoignez les bonnets gris pour faire passer nos justes revendications : 

Oui, pour certains, la vie commence à 60 ans, et c’est tant mieux par contre, il faut savoir que les retraités, ces fameux cheveux gris sont fortement impactés par la crise, jugez vous-mêmes ! Et le pire, c’est que personne n’en parle, aucune manifestation, aucun mouvement d’humeur, non rien…Alors si ne ne voulons ou ne pouvons pas descendre dans les rues, alors mobilisons nous sur le web et faisons nous enfin entendre ! Lisez cela, et vous verrez que la situation des retraités dans notre pays n’est pas su tout enviable : 

-La paupérisation des retraités est inéluctable, et personne ne dit rien ?

-10% des retraités sont au dessous du seuil de pauvreté, soit 964 euros ! Qui en parle ?

-Financer une partie de la maison de retraite de ses parents et consacrer 6% de ses revenus  à ses enfants, c’est normal ?

-600 000 personnes qui cumulent emploi et retraite dont 482 000 pour améliorer leur maigre retraite, c’est sain ?

-Un retraité homme touche en moyenne 1311€ et une femme 986€, c’est Byzance ?

-75% des retraités agricoles touchent une pension inférieure à 743€ !

-Une maison de retraite coûte en moyenne 1856€ et le pension moyenne est de 1256€, c’est cela l’égalité ?

-10 millions de retraités ont vu leurs cotisations pour financer le Sécurité Sociale augmenter, c’est l’équité ?

-Les mesures de la réforme des retraites vont entraîner une perte de pouvoir d’achat de dizaines d’euros chaque mois soit 2,3% de pouvoir d’achat pour les retraités contre seulement 0,3% pour les actifs !

- Les avantages fiscaux dont bénéficient les retraités représentent 1 375 euros par ménage, soit 12,5 milliards d’euros. Ceux dont profitent les actifs s’élèvent à 1 600 euros par ménage, soit 25,7 milliards d’euros. Alors arrêtons de les faire passer pour des profiteurs !

Effectivement, les seniors sont en forme, débordent de projets et d’envie mais il faut faire comprendre à nos dirigeants, aux acteurs économiques qu’ils n’ont pas perdu la tête et qu’ils ne se laisseront pas faire, sans rien dire, sous prétexte que la situation est difficile! Des efforts, ils en ont fait, non seulement toute leurs vies mais encore maintenant alors qu’on les laisse vivre une retraite digne et tranquille !

Alors signez la pétition, vous êtes déjà plus de 5000 !

Signer la pétition : Soutenez les bonnets gris !

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20 janvier 2014 1 20 /01 /janvier /2014 20:52

      

Durée : 16min 26sec | Postée : Il y a 12 heures | Chaîne : Le journal de VDLRUssie par chapitre
 
Nous vous avions déjà présenté Xavier Kemlin lors d’une précédente édition. Homme libre et déterminé, ce chef d’entreprise atypique entend se présenter aux élections présidentielles de 2017. Sans attendre ni récompenses, ni reconnaissance, c’est au nom du service qu’il doit à son pays, la France, et à la défense de sa majorité silencieuse, qu’il pourchasse depuis plusieurs années de sa vindicte ceux qu’il nomme les « vrais responsables ». Il s’était fait connaitre du grand public en initiant de retentissant procès, notamment celui contre François Hollande et Valérie Trierweller pour détournement de fonds publics et fausse déclaration de patrimoine. Nous l’avons à nouveau rencontré et il nous a fait part de son opinion sur l’actualité française en nous livrant d’entrée de jeu son sentiment sur les relations énamourées du président de la république française.
 
Extrait Vidéo 1

 
Xavier Kemlin a ensuite rappelé l’une des fameuses et si nombreuses promesses non tenues par François Hollande. Une versatilité rendue possible par la désinformation opérée en continu par les grands médias français. Sa réflexion et ses expériences personnelles l’ont conduit à émettre des doutes quant à l’état de droit en France et à formuler sa propre conception de la fonction présidentielle.
 
Extrait Vidéo 2
 

À la veille de trois grandes manifestations parisienne, les 19, 26 janvier et 2 février prochain, Xavier Kemlin est revenu sur le sentiment de colère générale qui se développe en France. Homme d’action, il annonce d’ailleurs sa participation à toutes ces manifestations qui devraient rassembler les nombreux Français, qui ne supportent plus leur classe politique en général, les atteintes permanentes contre la famille, contre la liberté d’expression, la liberté d’entreprendre, l’identité française et la solidarité nationale. Entrepreneur ayant créé plus de 10.000 emplois, il nous a livré également  son sentiment sur le « Pacte de responsabilité » proposé aux entreprises par François Hollande, lors de sa conférence du 14 janvier dernier.
 
Extrait vidéo 3
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Published by voxpop - dans La France en résistance
20 janvier 2014 1 20 /01 /janvier /2014 17:40

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Published by voxpop - dans La France en résistance
20 janvier 2014 1 20 /01 /janvier /2014 07:07

  

"Ce gouvernement n'envisage la personne humaine que sous l'angle de l'utilité"

Le Point.fr - Publié le 18/01/2014 à 18:30 - Modifié le 19/01/2014 à 13:18

Une lettre ouverte au pape François dénonce le mépris dont sont victimes les catholiques en France. Rencontre avec l'une des rédactrices de ce texte.

  

Lancée quelques heures avant la conférence de presse de François Hollande, une pétition adressée au pape François a recueilli plus de 65 000 signatures en quatre jours. Elle dénonce la situation de "malaise" dans laquelle se trouveraient "les catholiques de France qui se sont levés en masse l'an dernier pour crier leur opposition à la loi dite du mariage pour tous [...] [et qui] n'ont pas été écoutés par Monsieur François Hollande". Elle pointe "une campagne médiatique de dénigrement d'une rare violence" contre eux : "Les catholiques de France sont las d'être un groupe religieux de qui l'on puisse se moquer en toute impunité." Le Point.fr a rencontré Julie Graziani, l'une des trois rédactrices de ce texte.

Le Point.fr : Peut-on adresser une pétition au pape ?

Julie Graziani : Nous n'avons jamais conçu ce texte comme une pétition, mais comme une supplique ou une lettre ouverte. Il se trouve que le site l'a affichée comme une pétition, mais ce n'était pas notre intention. Quoi qu'il en soit, et même si nous ne sommes pas spécialistes en droit canon, les canons 212 et 1417 précisent que l'on peut très bien s'adresser au pape directement, comme à n'importe quel évêque, tout comme le pape s'adresse directement aux fidèles. Et c'est d'ailleurs ce que fait le pape François très régulièrement et très simplement.

Que répondez-vous à ceux qui vous reprochent de court-circuiter les canaux habituels, en particulier les évêques ?

Nous n'avons pas la prétention de suggérer au pape une conduite ni de l'informer sur des choses qu'il sait déjà, mais de lui dire que les catholiques de France sont dans un profond désarroi. C'est un message qui est envoyé de la base, un cri d'alerte. Nous ne sommes soutenus par aucun mouvement et aucun parti et n'accepterons pas d'être récupérés ou instrumentalisés.

Qui êtes-vous ?

Nous sommes un groupe d'une centaine de chrétiens engagés dans la cité et âgés, pour la plupart, d'une trentaine à une quarantaine d'années. Nous échangeons régulièrement sur Internet pour débattre et proposer des initiatives. C'est ainsi que nous avons créé un collectif anti-Gleeden (un site de rencontre qui s'adresse aux personnes mariées, NDLR), qui a déposé une plainte au Jury de déontologie publicitaire. Il ne s'agit pas d'interdire l'adultère, bien entendu, mais nous estimons qu'on ne doit pas en faire la promotion dans l'espace public, surtout s'il est visité par des enfants et de jeunes adolescents.

Quelles sont vos revendications ?

Elles s'inscrivent dans le sillage de la contestation de la loi Taubira, qui a servi de catalyseur et de révélateur. Elles sont de deux ordres : d'abord, nous souhaitons que le gouvernement mène une politique plus respectueuse de la personne humaine, ce qui suppose que des droits fondamentaux, tels que le droit à la vie, bénéficient d'une réelle protection. À cet égard, nous voulons que le gouvernement fasse connaître sa position sur les réclamations de GPA et PMA, dont nous considérons qu'elles sont des pratiques de marchandisation des enfants. Et nous sommes inquiets, vigilants et prêts à nous mobiliser dans le cadre du débat à venir sur la fin de vie. Sur tous ces sujets, comme sur la théorie du "gender", qui se propage de façon insidieuse, nous voulons bénéficier d'une véritable liberté d'expression, quand bien même notre parole contredirait l'action gouvernementale.

Vous parlez également de "malaise". Qu'entendez-vous par là ?

Nous avons le sentiment d'être l'objet d'une campagne de dénigrement d'une rare violence qui s'est amplifiée depuis le vote de la loi Taubira. Nous sommes indignés par les attaques et les profanations d'églises encouragées par le silence du gouvernement, quand il ne s'en moque pas ouvertement. Nous n'acceptons pas que les catholiques soient le seul groupe dont on puisse se moquer en toute impunité. On en a marre de la petite catophobie ordinaire !

Cette lettre ouverte a été mise en ligne quelques heures avant la conférence de presse de François Hollande. Qu'avez-vous pensé de sa condamnation des actes anti-chrétiens qui visait en particulier les Femen ?

Nous apprécions cette condamnation d'actes odieux (le 20 décembre, une activiste a mimé un avortement devant l'autel de l'église de la Madeleine, NDLR), mais cette déclaration vient tardivement et du bout des lèvres. Surtout, elle vient quelques jours avant la visite au pape de François Hollande. C'est donc une déclaration de circonstance. Je note enfin que

 

le souverain pontife y a été qualifié d'"utile", ce qui est d'une condescendance stupéfiante, mais qui est, somme toute, révélateur d'un gouvernement qui n'envisage la personne humaine que sous l'angle de "l'utilité".

 

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Published by voxpop - dans La France en résistance
19 janvier 2014 7 19 /01 /janvier /2014 18:52
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Bien sûr, il faut combattre l’antisémitisme et le racisme. Mais pourquoi cet oubli constant des chrétiens ? Non contents d’être les plus persécutés dans le monde, leur sort n’intéresse pas davantage les autorités françaises. C’est peu dire qu’il existe deux poids deux mesures. Mais ce mépris est de plus en plus mal compris par les catholiques. Puisse le pape François, qui rencontrera François Hollande le 24 novembre, se montrer persuasif.
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19 janvier 2014 7 19 /01 /janvier /2014 18:28

 

Publiée le 10 mai 2012

 

Hilaire de Crémiers, directeur de Politique magazine, analyse en quoi la gauche et ses élus sont tous des fils et filles de bonnes familles et jouent la comédie en usant des mots comme peuple, pauvreté ou misère.

 

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19 janvier 2014 7 19 /01 /janvier /2014 09:23

  François Kersaudy Le Point

"Je suis social-démocrate", a clamé Hollande, six mois après l'avoir nié. Pur artifice de communicant, selon Kersaudy, qui dénonce des propositions vides.

              

En mars 2012, deux mois avant l'élection présidentielle, j'écrivais dans le courrier des lecteurs du Figaro : "Les sarkophages reprochent au président ses quelques centimètres en moins, sa visite au Fouquet's, son hyperactivité, sa proximité avec les riches, la crise économique mondiale et bien sûr son appartenance à la droite. Ils s'apercevront trop tard que François Hollande n'est guère plus grand, qu'il ne dîne pas au McDonald's, que l'hypoactivité a ses inconvénients, que la détestation des riches ne fait pas un programme, qu'une politique de gribouille peut encore aggraver la crise et que, pour l'extrême gauche médiatique, un socialiste arrivé au pouvoir redevient un social traître." L'espace étant restreint, les rédacteurs du Figaro avaient coupé la fin : "Dès lors, le président normal regrettera très vite la sinécure de l'opposition - ce domaine douillet de toutes les postures et de tous les possibles." L'excision s'est avérée heureuse, car, en définitive, ma conclusion était erronée : le président normal ne regrette rien du tout, car le pouvoir étant une drogue dure et un puissant aphrodisiaque, François Hollande prépare fiévreusement sa réélection. C'est uniquement sous cet angle qu'il faut comprendre les méandres de ses discours - ou de ceux de ses communicants, ce qui revient au même.

Les vieilles recettes

Toute tentative de définir François Hollande comme un social-démocrate, un radical socialiste, un social libéral, un marxiste paléolithique ou un capitaliste honteux serait sans doute vouée à l'échec : comme son modèle François Mitterrand, il a été successivement tout ce qui pouvait favoriser sa carrière, l'amener au pouvoir et l'y maintenir. Au sein du parti, cet énarque bourgeois a commencé comme delorien, a continué comme équilibriste entre diverses factions opposées, puis est passé au discours de l'extrême gauche en vue des élections de 2012, ce qui explique les invectives à l'endroit des patrons, les "je n'aime pas les riches", le soutien obstiné au quadruple meurtrier d'extrême gauche Cesare Battisti, les yeux doux aux communistes et aux gauchistes recyclés dans l'écologie politique, la promesse de renégociation du traité de stabilité européen, la dénonciation du nucléaire, la négation de la crise mondiale, l'immigrationnisme débridé, la solidarité avec toutes les associations d'antiracistes sélectifs, la fascisation de l'adversaire à tout propos et hors de propos - bref, l'ensemble des marqueurs d'une gauche extrémiste restée très influente parmi les militants du Parti socialiste.

Propulsé au pouvoir grâce à deux hôtels - le Fouquet's et le Sofitel -, François Hollande est rattrapé presque aussitôt par les réalités : la crise mondiale n'était pas une invention sarkozienne, les gauchistes, les communistes et les écologistes ne lui feront pas de cadeaux, la France n'a pas les moyens d'abandonner le nucléaire, les médias ne sont plus aussi serviles que sous Mitterrand et l'égalitarisme en trompe-l'oeil ne nourrit pas le peuple. Ses premières mesures se veulent malgré tout résolument de gauche : taxation punitive, embauche de nouveaux fonctionnaires, renforcement de l'assistanat, "contrats de génération", retour feutré à la retraite anticipée, laxisme judiciaire, multiplication des emplois subventionnés dans le secteur public et les associations politisées, mépris de l'entreprise privée, provocations verbales à l'égard de l'Allemagne et détricotage de toutes les mesures prises par son prédécesseur, depuis la TVA anti-délocalisation jusqu'à la révision générale des politiques publiques, en passant par le conseiller territorial et l'unique jour de carence imposé dans la fonction publique. Il n'a pas fallu un an pour constater les résultats tristement prévisibles de ce fourre-tout gauchisant : fuite des riches, contraction de l'économie, rendement décroissant de la fiscalité, creusement du déficit, explosion de la délinquance, effondrement des investissements étrangers en France, dévalorisation continue de la valeur travail, perte de compétitivité, 62 000 fermetures d'entreprise en douze mois, hausse continue du chômage et baisse vertigineuse de la courbe de popularité du président normal.

Du déni au zigzag

Face à ce désastre d'ampleur quasi mitterrandienne, François Hollande semble avoir pris conscience d'une évidence jusqu'alors occultée par les oeillères de l'idéologie : ces entreprises, ces patrons et ces riches si dénoncés par la démagogie électorale socialiste sont en définitive les seuls à créer des emplois marchands producteurs de richesses, et si ces emplois comme ces richesses manquent à l'appel..., c'est "Pépère" (1) que l'opinion tiendra pour responsable ! Douloureuse révélation : moi président, je dépends pour ma réélection de la pérennité d'affreux entrepreneurs capitalistes grands et petits, sur lesquels je n'ai en fait aucune influence - sinon un pouvoir de nuisance par mes excès fiscaux et réglementaires ! Il faut donc faire travailler d'urgence les communicants et autres soutiers, chargés de garnir successivement la boîte à outils présidentielle de contrats aidés, de contrats de génération, d'un CICE et d'une pause fiscale (suivie d'une augmentation d'impôts)...

Pour diverses raisons, allant de la précipitation à l'improvisation, en passant par la complexification, tout cela fait pschitt, avec en prime une désagréable surprise : au lieu d'en accuser Sarkozy, les banques, la mondialisation, les riches, les patrons voyous, l'Allemagne, l'Europe, la Chine ou un complot sioniste international, les Français persistent à rendre leur président directement responsable de la dégradation économique. Là encore, cela semble injuste, car les électeurs auraient bien dû comprendre d'emblée, comme la grand-mère de Martine Aubry, que "quand c'est flou, il y a un loup". Mais tels sont les aléas de la démocratie : si le peuple se laisse aisément berner, il pardonne malaisément à l'illusionniste ; c'est pourquoi, avec la fin de l'année et l'impossible inversion de la courbe du chômage, la popularité de François Hollande, encore plombée par quelques gaffes retentissantes, a frôlé des abîmes aussi vertigineux qu'inquiétants pour sa réélection. Dans ce cas, une seule solution : refaire appel au ministère de la Parole...

"Coming out"

Les communicants, priés de faire à nouveau preuve d'imagination, ont donc rédigé une synthèse de tout ce qu'ils ont trouvé dans les enquêtes d'opinion, les discours de l'opposition, les confidences des ministres, les rapports de la Cour des comptes, les incitations pressantes de Bruxelles et les doléances des patrons exaspérés afin de concocter pour les deux discours présidentiels une nouvelle pâtée absorbable par le bon peuple, les médias et les agences de notation aux aguets. Devant l'urgence, ils ont fait très fort : le président normal s'est-il étranglé le 31 décembre et le 14 janvier en égrenant l'exact contraire de ce qu'il affirmait vingt mois plus tôt ? Peu probable : un politicien professionnel doit savoir retourner sa veste avec aplomb, avant de la remettre à l'endroit sans états d'âme. Alors, voici : "Les impôts sont devenus lourds, trop lourds" ; "Les abus et les excès de la Sécurité sociale" ; "Nous pouvons faire mieux en dépensant moins" ; "Pacte de responsabilité incluant une suppression des 30 milliards de cotisations patronales destinés aux prestations familiales" ; "Décentralisation"; "Réforme de l'État" ; "Choc de simplification" ; "La sécurité est la garantie de la liberté" ; "Je suis social-démocrate" (six mois seulement après le "je ne suis pas social-démocrate" de juillet 2013) ; "Il faut agir sur l'offre [...], qui crée la demande", et même : "Il ne peut y avoir de créations d'emploi dans la durée sans les entreprises" - ce qui est un peu redécouvrir l'eau chaude, mais représente une performance olympique pour l'ancien orateur incendiaire du Bourget...

Gros succès : les médias presque unanimes ont salué le "coming out" du président (sans trop se préoccuper de l'emploi habituel de cette expression américaine). Peut-être ont-ils été séduits par la maîtrise du discours, car, indéniablement, les poses, les accents, l'autosatisfaction, l'apparente franchise et les accès d'indignation feinte étaient mitterrandiens en diable, ce qui reste un gage de succès assuré dans le domaine rhétorique. Mais une fois soustrait à l'hypnose de cette "comédie jouée habilement" - comme l'admettait avec un brin d'admiration le député Bernard Accoyer -, le Français moyen va commencer à s'interroger sur ce qui se cache derrière l'écran des formulations : ainsi, les 30 milliards d'euros de baisse du coût du travail pour les entreprises incluront 20 milliards déjà bloqués par le CICE, une usine à gaz qui ne fait guère recette - et dont le premier bénéficiaire sera La Poste, qui ne compte pas exactement parmi les centaines de milliers de petites entreprises en difficulté !

Mais même avec cette astuce de présentation, il restera à trouver 10 milliards, dont on croit comprendre qu'ils seront financés par des économies : jusqu'à 50 milliards d'ici à 2017 ! Des économies sur quoi ? Certainement pas sur les 50 000 nouveaux "emplois d'avenir" et les 40 000 "contrats aidés", qui vont au contraire creuser le déficit. Les "excès et les abus" en matière de prestations sociales n'ont pas été clairement définis, car il ne faut stigmatiser personne, mais le président a ressorti quelques exemples archi-connus, comme la multiplication des prescriptions et la faible utilisation des médicaments génériques.

Des économies en s'attaquant enfin au mille-feuille local ? "Notre organisation territoriale devra être revue" ne signifie pas que les départements disparaîtront, seulement qu'ils devront "redéfinir leur avenir", ce qui ne devrait pas trop mécontenter les dignitaires locaux du PS ; si "le nombre des régions peut évoluer", il peut aussi ne pas le faire... Et en attendant, on ajoute une strate supplémentaire au mille-feuille : les métropoles !

Encore un pacte...

Il y a bien le fameux "pacte de responsabilité" conclu avec les entreprises, mais il devra obligatoirement avoir des contreparties immédiates. La première d'entre elles, la création d'un million d'emplois, est déjà totalement irréaliste : même moyennant un allègement aléatoire sur trois ans des charges qui les écrasent, les entreprises, grandes et petites, n'embaucheront jamais pour faire plaisir au président. Les "avantages acquis", le coût du smic, les 35 heures, les RTT, l'insécurité juridique, les méthodes irresponsables de syndicats violents et preneurs d'otages, le Code du travail obèse, les effets de seuil et le coup de grâce de la "pénibilité" font de toute nouvelle embauche un pari affreusement risqué, dans un pays où le principe de précaution est inscrit dans la Constitution... Si en outre l'entreprise a des carnets de commandes vides, une imposition record des profits à 65,7 %, des taux de marge historiquement bas et une compétitivité en berne, elle ne vivra même pas assez longtemps pour bénéficier de la possible réduction des charges. Quant à l'augmentation des salaires, tout le monde devrait savoir que, dans la situation actuelle de notre pays, une hausse de 1 % du smic provoque la destruction de 25 000 emplois... Et pour prendre acte de l'échec du pacte de responsabilité, on créera un "observatoire des contreparties", qui viendra s'ajouter au "conseil de l'attractivité", au "conseil stratégique de la dépense publique", et même au "conseil de simplification" - quatre nouveaux conclaves, avec présidents et fonctionnaires grassement rémunérés, appartements de fonction, parc de voitures, gardes du corps - et scooters si affinités...

Les silences pesants

Plutôt que de relever toutes les incohérences de ce remarquable "one-man-show", mentionnons plutôt les silences : qu'en est-il de la réduction à 50 % de la part du nucléaire imprudemment promise en mai 2012 ? Pourquoi notre économie subit-elle toujours le carcan des 35 heures, cette curiosité unique au monde qui a fait rire aux éclats les dirigeants chinois (2) et qui continue à saigner notre économie de 25 milliards d'euros chaque année ? Et que dire de l'ISF, cet "impôt imbécile" qui fait fuir entrepreneurs et investisseurs ? Que fait-on de toutes ces retraites anticipées qui nous classent parmi les plus fainéants de la terre, alors qu'ailleurs on travaille jusqu'à 65, 68 et même 70 ans ? La France peut-elle encore se permettre d'avoir cinq millions et demi de fonctionnaires, et de leur assurer jusqu'à 7,2 semaines de congés payés par an ? Que va-t-on faire de sérieux pour empêcher que 500 entreprises disparaissent tous les mois ? Combien de temps va-t-on arroser indistinctement de subventions le cinéma, le théâtre, le livre, les journaux et les buralistes, sans parler des dizaines de milliers d'associations folkloriques, communautaristes ou antiracistes, qui peuvent pousser l'ingratitude jusqu'à attaquer en justice un ministre de l'Intérieur socialiste ? Que faire dans les cas - de plus en plus nombreux - où ceux qui travaillent gagnent moins que ceux qui vivent uniquement des revenus de la redistribution ? Comment améliorer la situation des banlieues, si les trafiquants multicartes - armes, drogue et êtres humains - continuent à y déverser des milliers de malheureux que nous sommes incapables d'intégrer pour des raisons économiques, sociales, politiques, religieuses, éducatives et linguistiques ? Quid de l'aide médicale d'État, qui coûte 600 millions d'euros et attire chez nous les sheikhs du Golfe, les SDF brésiliens, les clandestins kosovars et les mafiosi géorgiens demandeurs de soins gratuits ? Pourquoi s'obstiner à accumuler chez nous un nombre croissant de mineurs étrangers isolés, qu'une humanité élémentaire commanderait de restituer à leurs familles ? Que va devenir cette justice débordée qui se mêle de tout, depuis la fin de vie jusqu'à l'immigration clandestine, en passant par la vente des entreprises, mais semble incapable de juger les criminels dans des délais décents ou de faire appliquer neuf condamnations successives pour antisémitisme et dix-sept décisions d'éloignement du territoire pour séjour illégal ?

Pourquoi ne pas avoir le courage de dire que les 33 milliards d'euros censés servir à la formation professionnelle sont largement détournés par les partenaires sociaux, alors qu'il y a au moins un million d'emplois non pourvus faute de qualifications adaptées ? Que faire d'une politique d'aide au logement inefficace qui coûte 40 milliards - et va en engloutir 600 millions de plus avec le vote de la garantie universelle des loyers ? Qu'est-ce qu'un pays où le Code général des impôts a 3 450 pages, où 1 % des foyers paye 40 % de l'impôt sur le revenu, 10 % en paient 80 %, et 53 % n'en paient pas du tout ? Le choc de simplification viendra-t-il effleurer les 265 autres impôts et taxes, ainsi que les 400 000 normes - record mondial absolu ? Pourquoi consulter les syndicats sur la réforme des impôts, plutôt que les cinéastes sur l'abandon de l'énergie nucléaire ? Où en est le projet délirant du Conseil d'analyse économique auprès du Premier ministre consistant à taxer les 57 % de Français propriétaires sur des loyers imaginaires fictivement perçus (3) ? Comment éviter que la surdose fiscale n'érige le travail au noir en sport national ? Quand va-t-on revoir sobrement un système d'instruction qui n'instruit plus vraiment et produit plus de 20 % d'illettrés ? Qui va nous dire enfin - à 200 000 près - combien il y a de fonctionnaires dans l'Éducation nationale, et combien d'entre eux se trouvent en face d'élèves plutôt que dans des bureaux, à leur domicile, en délégation dans d'obscures associations ou dans des congrès syndicaux internationaux à Hawaï ou à Rio ? Que penser d'un gouvernement dont le ministre de l'Intérieur tente de faire arrêter des délinquants que le ministre de la Justice s'efforce de faire libérer ? Comment endiguer la progression de l'islamisme radical sans oser le nommer ? Comment pacifier la République centrafricaine, alors que nous sommes hors d'état de pacifier nos prisons ? Pourquoi les communicants, qui ont pris soin d'inclure cette fois le couple franco-allemand dans le discours présidentiel, ont-ils fait une nouvelle bévue en oubliant le reste de l'Union européenne ?

L'action verbale

L'important reste que cinquante-cinq ans après les sociaux-démocrates allemands et trente-cinq ans après les communistes chinois, François Hollande reconnaît implicitement les futilités du discours marxisant, les dégâts du dirigisme étatique et les vertus de l'entreprise capitaliste. "Meglio tardi che mai !", diront les Hollandais d'Amsterdam qui parlent italien... (4) Mais, derrière la magie du verbe et les succès de communication, le plus gros reste à faire : réformer autrement qu'en paroles, affronter les ministres narcissiques, les baronnies régionales, les extrémistes de la revendication catégorielle, la base électorale des fonctionnaires et des assistés, les syndicats restés englués dans la lutte des classes, et surtout un Parti socialiste qui distingue toujours aussi mal valeurs de gauche et valeurs gauchistes, tradition d'accueil et immigration incontrôlée, éducation et instruction, travail productif et assistanat, communauté nationale et communautarisme sectaire, jeunes défavorisés et délinquants endurcis, tolérance et angélisme, refus du racisme et antiracisme agressif, droit de grève et gréviculture, islam et islamisme, égalité et égalitarisme, solidarité et démagogie, idéalisme et déni de réalité... Good luck, Mister President!


 

(1) Nom de code donné à François Hollande par ses gardes du corps. Plus familier, mais moins flingueur que le "Tonton" décerné à François Mitterrand.

(2) Déclarations au Figaro de l'ancien ambassadeur de Chine en France Wu Jianmin : "Lorsque j'ai raconté aux dirigeants chinois que le gouvernement avait promulgué la loi sur les 35 heures, ils ont ri et ne pouvaient plus s'arrêter. [...] Le travail crée la richesse. Avec les 35 heures, on a créé une mentalité d'assisté qui encourage la paresse. C'est ça qui faisait rire les dirigeants chinois." À rapprocher de la réponse du Premier ministre espagnol Zapatero, à qui l'on demandait s'il envisageait d'introduire les 35 heures dans son pays : "Vous voulez rire ?"

(3) Rapport du Conseil d'analyse économique : "Les loyers implicites - ceux que devraient payer les propriétaires occupants s'ils étaient locataires - échappent à l'impôt, alors qu'ils constituent un revenu du capital." Le CAE recommande de "taxer [ces] loyers implicites nets".

(4) Mieux vaut tard que jamais !

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Published by voxpop - dans La France en résistance
18 janvier 2014 6 18 /01 /janvier /2014 15:41

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Le rapport Pisani-Ferry qui a été remis à Najat Vallaud-Belkacem le 15 janvier vise à lutter contre les stéréotypes filles-garçons et ce dès le plus jeune âge.

Une partie des recommandations du rapport sont pleines de bon sens : encourager les filles à s’intéresser aux métiers technologiques (informatique,…), développer l’apprentissage dans les métiers fortement féminisés (secrétariat, service à la personne,…), encourager la pratique sportive chez les filles.

Mais le rapport insiste particulièrement sur des recommandations extrêmement étonnantes :

- Faire de la mixité des métiers de la petite enfance (personnel de crèches, assistantes maternelles) une priorité pour ne pas véhiculer le stéréotype que les femmes sont plus à même de garder les enfants que les hommes.

- Modifier les manuels scolaires pour y retrouver des représentations des hommes et des femmes dépourvus de tout stéréotype.

- Construire des parcours d’orientation en 3ème et seconde pour que les jeunes envisagent sérieusement des métiers non conformes à leur sexe.

- Créer des supports d’éducation pour expliquer aux parents que leur pratique éducative peuvent entraîner à leur insu, des risques sanitaires ( !) pour leurs enfants

Ceci est à rapprocher des déclarations faites par Jean-Marc Ayrault le 6 janvier dernier en fixant deux priorités pour l’année 2014 :

- Mettre en œuvre toutes les politiques nécessaires pour que les femmes travaillent autant que les hommes.

- Faire de la mixité des métiers une priorité, et tout particulièrement en ce qui concerne les métiers de la petite enfance.

Le gouvernement regarde avec fascination les pays nordiques comme « modèle » de ce qu’il conviendrait de faire en matière de lutte contre les stéréotypes.

Ils oublient de regarder les faits avec objectivité :

- Les pays Baltes où le taux d’activité des hommes et des femmes est identique ont un taux de natalité proche d’un enfant par femme seulement. A l’heure où le taux de natalité de la France fléchit, est-ce intelligent de se fixer ce type d’objectif ?

- La France a le plus fort taux de féminisation de ses cadres et dirigeants d’entreprise d’Europe. En France, 39% des cadres et dirigeants d’entreprise sont des femmes contre seulement 26% au Danemark, 24% en Suède et 17% en Finlande (source Eurostats 2008). Où serait le progrès pour les femmes de vouloir copier à tout prix la politique de ces pays nordiques ?

N’est-il pas temps d’arrêter de gouverner à coup d’idéologie et de réconcilier la politique avec le réel ?

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Published by voxpop - dans La France en résistance
18 janvier 2014 6 18 /01 /janvier /2014 15:30
AGORAVOX
L'auteur du "Meilleur des Mondes" porte plainte contre le gouvernement français pour plagiat de son roman de science-fiction décrivant un totalitarisme "doux" de citoyens conditionnés et anesthésiés.
 
A travers cette plainte "imaginaire" il est urgent de dénoncer les dérives égalitaires qui s'installent sournoisement (véhiculées entre autres par la théorie du genre) et détruisent petit à petit nos libertés.
 
Voici brossé le tableau apocalyptique vers lequel nos gouvernants nous dirigent imperceptiblement mais surement.
 

« — Offrez-leur encore une fois les fleurs et les livres. Les infirmières obéirent ; mais à l’approche des roses, à la simple vue de ces images gaiement coloriées du minet, du cocorico et du mouton noir qui fait bêê, bêê, les enfants se reculèrent avec horreur ; leurs hurlements s’accrurent soudain en intensité. — Observez, dit triomphalement le Directeur, observez. Les livres et les bruits intenses, les fleurs et les secousses électriques, déjà, dans l’esprit de l’enfant, ces couples étaient liés de façon compromettante ; et, au bout de deux cents répétitions de la même leçon ou d’une autre semblable, ils seraient mariés indissolublement. Ce que l’homme a uni, la nature est impuissante à le séparer. — Ils grandiront avec ce que les psychologues appelaient une haine « instinctive » des livres et des fleurs. Des réflexes inaltérablement conditionnés. Ils seront à l’abri des livres et de la botanique pendant toute leur vie. — » 

Aldous Huxley, Le Meilleur des Mondes

(Note : le titre du billet est fictif)

Sur l’incapacité congénitale et autruchière de nos politiques (surtout ceux en poste) à penser ne serait-ce que le prolongement d’une bête tendance linéaire, oui il y aurait fort à dire. De quelle tendance est-ce que je parle ? Peu ou prou, celle qui consiste à marcher résolument droit vers le mur ; celle qui consiste à accumuler loi après loi des propositions stupides visant à rendre par la force et contre leur gré les individus de plus en plus égaux et de moins en moins libres, exactement comme dans le roman d’anticipation cité, tout en leur rendant de plus en plus insupportable l’écart d’inégalité résiduelle. Voilà ce dont il est question aujourd’hui, il est question de cette fan(t)a(s)tique et œcuménique théorie du genre.

Tout commence il y a un peu plus d’un siècle. Mais la France, si elle s’est honorée très tôt dans l’abolition de d’esclavage, va à un rythme plutôt pépère sur le sujet des droits des femmes. Une fois l’égalité des droits enfin acquise, et la constitution saturée d’égalité homme-femme, on ne s’est pas arrêté en si bon chemin. On a commencé à en déverser un peu partout, comme dans le code du travail qui est bien plus volumineux et propice à épancher cette soif d’égalité. On s’est attaché à donner à la femme les mêmes chances, en espérant voir les mêmes résultats. Mais là hic : on butte sur un socle, l’objectif d’égalité parfaite est là, tout proche, à portée de main, mais impossible de l’atteindre complètement. Flûte alors ! Et chez nos voisins itou ! Qu’à cela ne tienne, fi des chartes, des jurisprudences et du droit des entreprises, on va sortir l’arme chimique* de la théorie du genre, inventée – pas si récemment d’ailleurs – aux US.

*Je dis « chimique » parce que la première grande réussite de cette théorie est d’avoir transformé un jeune garçon handicapé à la naissance en petite fille grâce aux hormones et de l’avoir quelques années plus tard conduit au suicide lui et son frère jumeau.

Elle dit, en gros, que si on n’arrive pas à réduire l’écart observé entre homme et femme, ce n’est pas du tout parce qu’il y aurait des différences biologiques, psychologiques et comportementales irréductibles, non non, c’est juste qu’il faut tout simplement changer notre définition de l’homme et de la femme

Bref, on le voit la théorie du genre est une locomotive folle qui est en train d’échapper complètement aux vraies féministes qui l’avaient lancée. Elle a été récupérée au passage par les lobbies gays, qui ont vu en elle le cheval de Troie leur permettant – il était temps ! – d’imposer leur(s) modèle(s) sur la même marche du podium que le modèle PME (père-mère-enfants) voire un peu plus haut si possible, car rien n’est jamais tout à fait égal en ce bas monde. Oui : si l’homme et la femme ne sont que constructions culturelles et éducatives, alors toute combinaison quelconque des éléments homme, femme fait une aussi bonne famille. Affirmer le contraire, c’est caca.

Comme je le dis toujours, ne nous arrêtons pas au milieu du chemin (c’est dangereux surtout s’il y a des voitures), allons jusqu’au bout des raisonnements et poussons cette théorie du genre dans ses retranchements les plus obscurs.

L’exercice consiste à lister d’une part ce qui se trame dans le domaine de la lutte contre les discriminations homme-femme, et on verra qu’il y a quelques d’excellentes choses, et aussi tout ce qui peut encore être imaginé au-delà d’un point que je qualifierais de « raisonnable et sain » ; c’est là que mon article deviendra tragicomique.

Les mesures de coercition égalitaire viennent bien sûr progressivement (vous vous rappelez la grenouille qu’on cuit à petit feu) ; je les décline en 5 catégories, celles qui n’existent pas encore, que je qualifierai d’hypothèses pures. Puis celles, bien réelles, qui se déclinent tout d’abord gentiment, comme des idées bien-pensantes sur les plateaux télé (phase 1), dans les blogs du Monde et les magazines féminins à la mode*. Puis les mesures seront testées dans les administrations et la fonction publique, vitrines de l’idéologie étatique (phase 2). Malgré l’absence de résultats positifs, on enclenchera la phase 3 qui est l’élargissement aux entreprises, aux écoles, aux crèches, aux lieux accueillant du public et tutti quanti. Enfin, lorsque les citoyens auront été bien déconstruits, on passera à la dernière phase 4 : la pénalisation des traitements inégalitaires dans la vie privée des gens, au sein mêmes des familles. Concrètement, oui, dans une volonté d’apaisement cela fonctionnera sur dénonciation. Mais assez de théorie, place à un avant-goût de la société égalitaire de demain.

 * Malin ! Car les femmes enceintes, jeunes mamans ou en mal avec leur corps sont des personnes vulnérables en manque cruel de conseils de tout genre, bref un public parfait pour semer la bonne parole.

ENFANCE

Imposer au père à celui des deux parents qui n’a pas donné naissance à l’enfant de prendre un congé parental lui aussi, sous peine de sanction financière : perte ou réduction des allocations (phase 4).

Expérimenter des crèches « asexuées » : pas de jouets classiques de type voitures ou poupées, de peur de constater qu’effectivement il y a une orientation naturelle de certains… (déjà en cours : phase 2). Les enfants ne joueront qu’avec des formes géométriques sans article devant (le carré, le triangle, le cercle… beurk !).

Les contes pour enfant mettant en scène des familles « traditionnelles » uniquement ne seront plus proposés en crèche, voire carrément interdits, ces dernières remplacées par des couples multiformes, des ruptures fréquentes, quelques des relations homosexuelles (phase 3). Et il ne faut suuuurtout pas que les images de petites filles aient l’air de petites filles !

Les parents qui refusent de soumettre leurs enfants aux cours obligatoires d’éducation sexuelle seront envoyés en prison (phase 4 en Allemagne et Espagne). Si les parents décident de scolariser leurs enfants à la maison, ils risquent tout simplement de se les faire « enlever » (phase 4 en Allemagne).

Il sera créé un corps « d’inspecteurs de l’égalité » qui viendront pratiquer des contrôles aléatoires au domicile des parents ayant choisi d’élever chez eux leurs nourrissons. Parents qui risqueront la perte les allocations si jamais – shocking ! – on découvrait dans les tiroirs du placard des vêtements bleu ou roses ; pire, si des petites voitures sont proposées au garçon, alors là on retirera carrément l’enfant à ces parents haineux (hypothèse). De quoi se plaignent-ils, tout enfant appartient à l’Etat (entendu récemment sur les bancs de l’A.N.) !

Enfin, un parent se faisant appeler « papa » ou « maman » par son enfant dans la rue pourra être conduit au poste pour une amende forfaitaire de 1500euros pour discrimination publique envers les couples de même sexe. (hypothèse)

ESPACE PUBLIC

Normes de construction des sanitaires pour imposer le même nombre de WC hommes et WC femmes dans tous les bâtiments administratifs ou accueillant du public (hypothèse). Au diable la sagesse populaire, on obligera par décret les femmes à uriner mois souvent, ou on les opérera de la vessie si c’est le prix de l’égalité !

Obligation pour les hommes d’uriner debout (phase 2 dans certains pays nordiques). Pour éviter toute récidive, on abattra les arbres sur les aires d’autoroute, trop propices aux épanchements virils.

Puisque les logos des toilettes (femme à jupe et homme avec chapeau/moustache, ou variantes) semblent perturber énormément certaines personnes qui y voient un vaste complot freudo-marxisto-machiste, supprimons-les carrément. Nous incluons également dans cette rubrique tous les panneaux du code de la route représentant des écoliers, des femmes, etc. (phase 1)

Instauration d’une amende de 2è classe pour tous ceux qui laisseraient leur place à une faible femme dans un transport en commun. Honte aux machos ! (hypothèse)

On aura enfin des prêtresses et des imamesses (quel joli mot !) (phase 1) ; on aura des vêtements unisexes pour les fonctionnaires (de bonnes idées à prendre chez nos amis les Khmers rouges)

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Enfin pour faire un clin d’œil à l’introduction de l’article, de nombreux fleuristes feront faillite et une taxe prohibitive sur les fleurs servira à payer des mesures pro-égalité. La bonne nouvelle, c’est qu’il sera discriminatoire pour mon coiffeur de pratiquer un prix différent pour les hommes et les femmes : c’est la mienne qui va être contente ! (hypothèse)

LANGAGE

Aaaahh le langage… querelle des anciens et des modernes. Depuis la féminisation des noms de professions (Madame la Ministre, phase 2), la grammaire est dans le viseur !

Modification de toutes les expressions de langage pouvant porter une discrimination, à commencer par les mots de père ou mère (phase 1/2) et leurs dérivés tentaculaires (il y en a partout dans la langue, quelle plaie !) ; en vrac : les femmes et les enfants d’abord / homme de main / homme à tout faire / barbapapa / pas mort d’homme / la mère de tous les vices / mère poule / remède de grand-mère / le père-Noël / l’instinct maternel / materner quelqu’un / école maternelle / prises mâles ou femelles / Ecole maternelle (phase 1) / maternité / investissement ou usage en père de famille / tel père tel fils, etc. Les dictionnaires récalcitrants perdront leur agrément scolaire. (hypothèse)

L’Homme pour désigner le genre humain ? Pouah ! Les noms latins de nos ancêtres préhistoriques ? Pouah ! (hypothèse)

A l’instar de nos amis anglo-saxons en avance sur tout, un genre neutre sera instauré* pour désigner tous les objets (dont les enfants avant qu’ils choisissentleur sexe). Pourquoi UN sac à main mais UNE voiture (phase 1) ? En attendant les censeurs se consoleront avec les participes passés et les petites parenthèses : « tout(e) femme** ou homme** enceint(e) devra suivre un(e) formation approprié(e) à l’égalité ». (phase 2/3)

*il existe déjà, c’est le masculin qui porte le neutre, mais peu importe…

**J’ai tiré au sort sur lequel des deux apparaîtrait en premier dans la phrase.

ENTREPRISES

Politique de quotas (phase 3), dans les fonctions électives puis dans les entreprises, avec lesquelles je suis plutôt en désaccord pour les raisons suivantes (précédent billet).

Stricte parité dans les effectifs des entreprises. Stricte, j’ai dit. En conséquence, aucune entreprise ne pourra avoir un nombre impair de salarié. Les embauches se feront par deux… Et vous pourrez très bien vous faire virer juste pour « équilibrer » le licenciement d’une personne de sexe opposé. (hypothèse) Attention à vous si vous organisez une réunion de travail entre 2 hommes et une femme.

Prisons (je mets ici à défaut d’une catégorie appropriée) : La mixité totale, bien sûr (hypothèse), afin d’empêcher des petits plaisantins de profiter indûment des facilités de changement de sexe ou de mariage bidon : ici ou ici.

ETAT CIVIL

Suppression du terme de Mademoiselle dans les papiers officiels (Phase 3)

Concernant les noms de familles lors du mariage, assez de la domination masculine : chacun gardera le sien, et les enfants auront un nouveau nom qui sera constitué de la moitié* du nom du père et de la moitié de la mère : on espère vivement que Mme DUBOIS et M. TROUVILLE n’auront que des chats … (Voir mon autre billet sur le sujet) (hypothèse)

autorisation de déclarer un enfant « sans sexe » (phase 4 en Allemagne dès le 1er Novembre !).

Les prénoms hermaphrodites/androgynes (Camille, Dominique, Térence, Noël, Claude, Lou, Jackie, Gwenaëll, Morgan, Sacha, Alex, tous les noms de voiture aussi, etc. **) seront largement répandus dans la presse people et les manuels d’école (phase 1). Avec à la clé une prime aux parents qui auront choisi un prénom qui « lutte contre les stéréotypes ». (hypothèse)

Il deviendra vite évident qu’il faudra interdire toute étude statistique demandant aux gens leur sexe. La CNIL y veillera soigneusement. (hypothèse) Vous imaginez, des statistiques de délinquance selon le sexe pourraient montrer que les femmes sont « naturellement » moins violentes, ce qui est une pure hérésie.

*Hélas on pourrait accoler les deux mais vous imaginez vite le problème au bout de 3 ou 4 générations…

**On me signale que Noël a été retiré de la liste pour une raison inconnue.

ART, PRESSE & SPECTACLE

Autant vous dire tout de suite que ça va chauffer pour les types comme John Gray (auteur du bestseller les hommes viennent de Mars et les femmes de Vénus) et un tel terroriste pourra s’estimer heureux si la Russie ou l’Equateur lui accorde l’asile politique. (hypothèse)

En littérature, cela va faire très, très mal, surtout dans les lettres classiques envahies à souhait de clichés nauséabonds (article). Il faudra censurer déprioriser des centaines de passages dans les classes de français. En définitive, l’ensemble de la peinture, de la sculpture classique n’est-il pas machiste et n’encourage-t-il pas l’homme à dire non aux travaux domestiques ? (hypothèse)

SPORT

On vient d’apprendre que le fameux match de tennis où une joueuse avait battu en 1973 un ancien champion retraité avait été truqué ! Honte aux journalistes vendus à l’ordre sexué qui ont osé publier ça. Il y a encore du chemin à faire et je propose désormais que les chaînes de sport doivent obligatoirement diffuser autant d’événements masculins que féminins. Non, mieux, toutes les disciplines seront mixtes, point barre. On imagine la rigolade pour des sports comme la boxe, l’haltérophilie… pour lesquels il faudra bien autoriser le « dopage pour tous » sans quoi les différences naturelles seraient trop « voyantes »… (hypothèse)

SEXUALITE

Ultime graal des sex-trémistes, la sexualité et sa douloureuse asymétrie. Que faire pour « normaliser » cette partie de la vie (plus très) privée où, quoi qu’on fasse, l’homme, parce qu’il pénètre la femme, se retrouve toujours en position plus ou moins dominante ? Et là, tenez-vous bien, nous sommes déjà entrés enphase 1. On commence à lire des choses, des gens qui disent que ça serait bien un jour de rendre symétriques les relations sexuelles. Quèsaco ? Concrètement, ils veulent promouvoir la sexualité orale et « manuelle », et supprimer le rapport sexuel traditionnel*.

– « Mais pour faire des enfants il faut bien encore en passer par la !? » Pas de panique, Madame Dubois, les enfants conçus à l’ancienne, c’est-à-dire hors Fécondation In Vitro, seront déclarés non-conformes » (hypothèse). Je m’arrête là, car l’avocat d’Aldous Huxley fronce les sourcils.

* Impossible ? On suggère bien aux adolescents de s’essayer aux rapports homosexuels (phase 2

FIN

Un jour la France entrera en guerre, et notre armée parfaitement mixte sera mise en déroute par une armée adverse 95% masculine, malgré les diverses menaces de procès qu’on leur aura envoyées (hypothèse).

*******

Que dire, que rajouter à ce tableau ? Juste qu’il y a des gens pour qui tout ceci est réellement un idéal de société, et que certains d’entre eux sont aux commandes de la France grâce à nos bulletins de vote…

Hervé Legourvière (HerveLE)

Note : le titre du post est fictif. 

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Published by voxpop - dans La France en résistance
17 janvier 2014 5 17 /01 /janvier /2014 07:54
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