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17 janvier 2014 5 17 /01 /janvier /2014 07:43
Entretien avec Xavier Raufer
Bd Voltaire

Le 17 janvier 2014

Huit Roumains, certains armés de haches, sont interpellés en flagrant délit lundi, alors qu’ils braquaient une bijouterie près des Champs-Élysées à Paris. S’ils n’en sont pas à leur coup d’essai, leur mode opératoire est relativement nouveau en France.

À Paris, c’est le second pillage par la même équipe. Le premier, c’était en octobre 2013, rue de la Paix. Notons d’abord l’insondable mépris qu’éprouvent ces malfaiteurs pour les instances françaises de répression : cette première attaque s’est produite à 200 mètres du ministère de la Justice et du bureau de Mme Taubira.

Mais ces attaques « smash and grab » (« fracasse et rafle ») sont fréquentes ailleurs en Europe, notamment à Londres depuis 2010. Chaque fois, cinq, six, voire 15 individus se ruent en meute sur une bijouterie, fracassant des vitrines devant des employés pétrifiés par la surprise et la primitive brutalité de l’acte, et fuient enfin comme une volée de moineaux, des bijoux ou des montres plein les poches. Il y a bien sûr des arrestations – inévitables avec un tel modus operandi, que ces bandits subissent avec fatalisme. Ils se débattent, certes, mais pas dans le genre farouche, tant pis si j’y laisse ma peau.

Ces interpellés étaient roumains de nationalité, en général issus de clans nomades criminalisés. De tels « smash and grab » sont fréquents en Europe depuis 2010 ; on sait qui sont les bandits et d’où ils viennent. Donc, en octobre 2013 à Paris, on est surpris de voir le porte-parole de la police tomber des nues devant la « nouveauté » de telles attaques, et l’impréparation flagrante des professionnels de la bijouterie-joaillerie devant de tels actes.

Les instances de répression et les syndicats professionnels devraient un jour réaliser qu’il n’y a plus de frontières en Europe, que les bandits entrent à leur guise dans une France sans frontières et que si un « smash and grab » advient à Londres, ce n’est qu’à deux heures en Eurostar de Paris et qu’ainsi, mieux vaut se préparer.

Quel amateurisme ! Certains d’entre eux restent coincés dans le sas de sécurité, ne pouvant plus ni entrer ni sortir… Qui sont ces gens ?

Les stratèges de telles opérations sont de grands professionnels, sachant où écouler les bijoux, comment couvrir leurs traces, etc. Les exécutants, les jeunes bandits du terrain, apprécient lucidement le risque. Les chefs comme les troupes connaissent le laxisme de la justice Taubira. Comme, en France, la police et la gendarmerie font encore leur boulot proprement, ces bandits savent leur arrestation probable, mais qu’ensuite la justice les élargira au nom de la « culture de l’excuse »… pauvres victimes de l’exclusion et du racisme… j’ai volé car j’avais faim… toute ma famille à nourrir… et autres bobards que les juges Taubira avalent goulûment.

Comment lutter contre de tels desperados, sans doute fort dangereux ?

Mais on sait très bien comment faire ! Preuve : les huit de lundi étaient repérés et suivis depuis leur arrivée sur le territoire français. Dès le flagrant délit manifeste, à la première vitrine attaquée à la hache, ils ont été cueillis par ceux qui les filaient et n’attendaient que ça. En France, le seul problème est un affligeant laxisme judiciaire. Désormais, pour notre justice, tous les prétextes sont bons pour élargir les malfaiteurs, y compris les auteurs de vols à main armée — et attaquer une bijouterie avec une hache est un vol à main armée.

Donc, pas besoin d’être grand criminologue pour prédire le futur, en liberté, de tels auteurs de « smash and grab » : ils réitéreront en France ou en Europe. Ce, selon la seule intangible loi criminologique, l’effet de déplacement, fondé sur un basique raisonnement coût-bénéfice : là ou cela rapporte le plus et où le risque carcéral est minime. Or, la France est un pays riche avec une justice « passoire ». Attendons sereinement les statistiques criminelles de l’année 2013. Les résultats du laxisme Taubira y apparaîtront de façon éclatante.

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15 janvier 2014 3 15 /01 /janvier /2014 14:02

 

À chaque instant ? Peste ! Et pourtant…

Le général de Gaulle est-il apparu une seule fois aux Français pendant les onze années de son règne autrement qu’en complet croisé ou, les grands jours, en uniforme ? Son nom, ses paroles, ses actes ont-ils figuré une seule fois dans une autre rubrique que celles de la politique ou de l’histoire ?

......

Homme public, homme d’État, chef d’État, un homme politique n’est jamais qu’un homme, je veux dire un être humain avec ses petitesses, ses faiblesses, ses failles, ses erreurs et même ses vices. Il peut avoir une vie sentimentale agitée, voire tumultueuse, il peut cultiver son droit au bonheur dans son petit jardin, mais le petit tas de secrets que, comme tout autre, il accumule au long de son existence, et qui n’appartient qu’à lui, doit rester ignoré de tous et confiné à l’intérieur d’un mur inviolé. En revanche, il doit se souvenir – il se doit de manifester, par sa manière de parler, de se tenir, d’être – qu’il incarne et qu’il représente la France, que c’est un choix auquel nul ne le contraignait et qui l’engage à tout instant.

 

Cravate de travers, cheveux teints et petite blague à deux sous dans le coin, les occasions n’avaient pas manqué de constater que François Hollande flottait dans le costume qu’il avait audacieusement endossé le 6 mai 2013. Nul n’avait imaginé qu’un président de la République ferait un jour la une d’un magazine people déguisé en livreur de pizza, qu’un président de la République (moralement) en caleçon serait et ferait de la France la risée du monde entier.

Qu’il inspire la sympathie ou cristallise les hostilités, un président de la République doit avoir le respect de lui-même s’il veut mériter celui des autres. En signant sans le lire son bail de location à l’Élysée, François Hollande semble n’avoir pas noté que celui-ci comportait moins de plaisirs que d’obligations.

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15 janvier 2014 3 15 /01 /janvier /2014 13:54

Le Point.fr - Publié le 14/01/2014 à 10:32 - Modifié le 14/01/2014 à 16:19

L'économiste Charles Gave a calculé le coût réel de la retraite du Premier ministre. 180 000 euros par an ! Matignon conteste ces chiffres.

Entrepreneur en finances internationales qui se partage entre Londres, Hong Kong et Paris, administrateur de SCOR et fondateur de l'Institut des libertés, Charles Gave s'était fait connaître en publiant il y a 10 ans un essai retentissant : Des lions menés par des ânes (éd. Robert Laffont). Un livre dont nous nous sommes fait récemment l'écho. Au printemps 2013, il met en ligne une petite étude pour son Institut des libertés, à partir d'éléments fournis par un correspondant, apparemment bien informé, sur la retraite dont devrait bénéficier Jean-Marc Ayrault quand il la prendra ainsi que sur le montant du capital que devrait posséder un entrepreneur indépendant pour pouvoir disposer d'une retraite identique.

Ayrault toujours officiellement professeur d'allemand depuis 1973

Voyons d'abord la retraite de Jean-Marc Ayrault : notre économiste et son correspondant ont des informations, mais pas toutes les informations, et pas aussi précises qu'ils le voudraient (de fait les calculs qui suivent ne sont pas précisément exacts, ils sont simplement très proches de la vérité), mais l'essentiel est là, dans le cumul de plusieurs retraites qu'ils ont ainsi établi : d'abord, 2 000 euros par mois comme ancien maire de Saint-Herblain, puis de Nantes ; 2 000 euros de plus comme ancien président du district de l'agglomération nantaise, puis de la communauté urbaine ; et 1 800 euros encore au titre de l'Éducation nationale, puisque Jean-Marc Ayrault est toujours officiellement "professeur d'allemand depuis 1973", selon sa dernière biographie officielle. Une carrière de professeur pour le moins fictive, mais prise en compte par l'administration si son fonctionnaire a continué à "cotiser", même s'il n'exerce plus, et même si les cotisations en question sont plus ou moins fictives et plutôt plus que moins. Mais passons ! C'est un autre débat.

Nous en sommes à 5 800 euros par mois auxquels il faut ajouter une retraite de conseiller général que nous allons oublier (impossible d'avoir des informations), mais surtout une pension "plein pot" d'ancien député, de 6 650 euros par mois, à quoi s'ajoutent 2 500 euros environ en tant qu'ancien président de groupe à l'Assemblée nationale. Soit un total de 14 950, arrondi à 15 000, soit 180 000 euros par an. Tout cela, bien entendu, sans compter sa retraite d'ex-Premier ministre, impossible à prévoir aujourd'hui... Arrivé à ce stade et dans l'hypothèse où Jean-Marc Ayrault, qui aura 64 ans le 25 janvier, bénéficierait de sa retraite pendant une vingtaine d'années, Charles Gave se pose la question de savoir de quelle fortune devrait disposer un indépendant non salarié et non fonctionnaire pour s'offrir pendant vingt ans une retraite identique de l'ordre de 180 000 euros par an, laquelle est, de plus, garantie par l'État français.

C'est là où nous retrouvons le calcul effectué par le conseil d'administration de PSA qui doit "provisionner" la retraite complémentaire de son dirigeant - c'est une dette pour l'entreprise - et prévoir ce qu'il faudra lui verser chaque année pendant une certaine durée fixée par la compagnie d'assurances de l'entreprise. Dans le cas de Philippe Varin, rappelons qu'il était question de provisionner sur 25 ans la somme de 21 millions d'euros qui incluait des charges sociales (beaucoup) et des taxes (de plus en plus).

"Ayrault est parfaitement protégé"

Alors, les 180 000 euros par an de Jean-Marc Ayrault, combien faut-il détenir à la banque pour s'offrir de pareils revenus pendant vingt ans, durée choisie par Charles Gave ? Voici sa réponse : "Les taux d'intérêt "longs" en France aujourd'hui sont aux alentours de 2 %. Pour que 2 % de mon capital me donnent 180 000 euros par an, il me faut faire une petite règle de trois : il faut que mon capital soit de 9 millions d'euros (2 % sur 9 millions = 180 000 euros)." Certes, raisonne Gave, mais nous sommes en France : pour un capital de 9 millions d'euros et, "prenant ma retraite en France, la moitié de mon revenu théorique servira à payer l'ISF et je n'aurai plus un revenu de 180 000, mais de 90 000 euros, sur lequel je paierai l'impôt sur le revenu au même titre que monsieur Ayrault."

Donc, calcule-t-il, "pour avoir le même revenu après impôt sur la fortune, si je veux vivre en France et si je veux que ma retraite soit également garantie par l'État français, il me faudrait un capital de 18 millions d'euros au moins." Mais ce n'est pas encore suffisant, la retraite de Jean-Marc Ayrault, comme toutes les retraites de la fonction publique, étant totalement indexée sur l'inflation, il faut encore plus de capital pour être dans une position symétrique : "Si les prix montent de 2 % par an, il faudra environ 36 ans pour que le niveau général des prix double. Donc, à 18 ans, conclut Charles Gave, je serai à peu près à 50 % d'une hausse contre laquelle monsieur Ayrault est parfaitement protégé, mais pas moi." Les 18 millions ne seront donc pas suffisants pour tenir une vingtaine d'années et "il me faudrait disposer d'au moins 50 % de plus, ce qui amène le capital requis pour que je vive aussi bien que notre cher Premier ministre à au moins 27 millions d'euros."

Charles Gave qui voit bien ce qui se passe autour de lui à Paris enfonce un peu plus le clou : "Arrondissons à trente pour tenir compte des voitures de fonction, des voyages gratuits et des autres menus avantages qui adouciront la dure vie de notre héros"... Autrement dit, si "notre Ayrault" était un entrepreneur du privé, vivant des revenus de ses affaires, la valeur actualisée de sa fortune devrait tourner autour de 30 millions d'euros, alors que pour notre élu et fonctionnaire, "ce sont les payeurs d'impôts qui vont lui assurer le niveau de vie auquel il a droit". Et tout cela, clairement, sans compter la énième retraite supplémentaire de conseiller général d'Ayrault non prévue dans notre calcul et surtout celle d'ex-Premier ministre, impossible à calculer actuellement. Un total qui finirait par dépasser largement les 200 000 euros.

"Les gens au pouvoir s'enrichissent de façon éhontée"

Gave, désabusé, constate que "ce calcul vaut pour messieurs Fabius, Jospin, Emmanuelli, etc., et bien entendu pour tous les dirigeants de l'ancienne majorité dont les talents incontestables n'ont pas été reconnus par les Français alors qu'ils nous ont amenés dans la situation florissante dans laquelle nous nous trouvons". L'économiste observe que les fonctionnaires/élus bénéficient de privilèges exorbitants et il estime que leur système de cumul de retraites payées par des impôts et des taxes, c'est-à-dire via le budget général de l'État, est non seulement anormal, mais abusif. Il lui paraît indispensable, et ce serait, selon lui, "un minimum absolu", que les bénéficiaires de ce système, pour commencer, payent au moins l'ISF sur ces sommes.

Enfin, écrit Charles Gave, "l'impression diffuse qui se dégage de tout cela est que les gens qui sont au pouvoir et qui contrôlent nos vies s'enrichissent de façon éhontée et souterraine et que, pour cacher leur turpitude, ils désignent à la vindicte publique les "riches", alors qu'eux-mêmes sont beaucoup, beaucoup plus "riches", non pas de l'argent qu'ils auraient gagné en jouant la croissance mais de l'argent qu'ils nous ponctionnent". Gérard Depardieu doit certainement doublement apprécier aujourd'hui d'avoir été insulté par Jean-Marc Ayrault. Quant à Philippe Varin, nous savons qu'il a renoncé à sa fameuse retraite complémentaire sous les coups de boutoir des "grandes gueules" médiatiques, faisant preuve ainsi d'une dignité bien mal partagée.

 

Le cabinet du Premier ministre nous demande d'apporter les précisions suivantes :

Le point.fr, dans l'article "L'exorbitante retraite d'Ayrault" publié le 14 janvier 2014, reproduit des allégations déjà maintes fois publiées et démenties. Le journaliste base exclusivement son article sur les travaux de M. Charles Gave, lequel s'appuie sur des calculs erronés qui cumulent des retraites théoriques de mandats. Or, l'écrêtement des rémunérations des élus et le choix des modes de cotisation aboutissent à des résultats bien différents. Une simple rigueur méthodologique, voire une simple vérification auprès du cabinet du Premier ministre, aurait permis de corriger ces informations.

Pour rappel,

Au titre d'ancien de l'Éducation nationale, le montant de la retraite de Jean-Marc Ayrault s'élève à 2 200 euros mensuels.

Au titre d'ancien député, il touchera, quand il n'aura plus d'activités, 5 500 euros nets en raison de ses 26 ans d'ancienneté.

Au titre d'ancien élu local, tous mandats confondus, et en raison de sa cotisation à l'Ircantec, il touchera, une fois qu'il n'aura plus d'activités, 700 euros.

 

  
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15 janvier 2014 3 15 /01 /janvier /2014 08:39
 Bd Voltaire
G Cluzel    

    
Le 14 janvier 2014
Il disait vouloir être un « président normal ». Mais un « président normal » n’est pas un « homme normal ».
       

Une des innombrables conséquences de l’affaire Julie Gayet ? Avoir montré les défaillances en matière de sécurité du Président. Le paparazzi par lequel le scandale est arrivé est formel : « Le Président est mal protégé. », « il n’y avait quasiment pas de sécurité autour du Président », « j’aurais pu attenter à sa vie ». Et le monsieur s’y connaît : il est également l’auteur, en 1994, des premières photos de Mazarine publiées par Paris Match ; un travail qui, dit-il, lui avait donné autrement plus de fil à retordre.

Le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, tout en démentant, se défausse prudemment : « Le Groupe de sécurité de la présidence de la République est autonome. Je n’ai pas à être au courant des déplacements du Président. S’il décide d’aller dans un endroit, c’est de sa responsabilité. » Autrement dit, si légèreté a été commise, elle est du seul fait du Président.

François Hollande s’est donc mis en danger comme, semble-t-il, aucun de ses prédécesseurs ne l’avait fait avant lui.

Tout cela, après tout, ne nous concernerait pas — François Hollande étant un grand garçon de 59 ans — s’il n’était, cela lui est sans doute sorti de l’esprit, président de la République. Et l’on en vient à partager l’avis de Jean-Luc Mélenchon : François Hollande n’est pas « habité par la fonction ». Non, la fonction ne l’habite pas, et il n’habite pas la fonction. Il y séjourne parfois, comme dans une location saisonnière, et puis il rend les clés. Parce que c’est trop lourd à porter. Il disait vouloir être un « président normal ». Mais un « président normal » n’est pas un « homme normal ». Il renonce en acceptant la charge — grandeur et servitude — à un mode de vie ordinaire. Il s’entoure de précautions, de garanties, de gardes du corps. Non pour lui-même, bien sûr, mais par respect pour ce qu’il représente, et donc pour la France.

« Ma personne n’est rien, mon principe est tout », disait le comte de Chambord, petit-fils de Charles X, quand il aspirait à monter sur le trône de France. Pour Hollande, c’est tout le contraire : son principe n’est rien, sa personne est tout. « Je ne suis pas un héros », se plaint-il comme Daniel Balavoine. Non mais laissez-le vivre, lâchez-le un peu ! S’il a cette fille dans la peau, il a quand même le droit d’aller la voir, non, sans un aréopage de baby-sitters ? Il est majeur et vacciné, et puis marre. Sauf que Daniel Balavoine, évidemment, n’avait pas les codes nucléaires. Pourvu que Hollande — ce que l’on peut être tête en l’air quand on est amoureux ! — ne se soit pas servi du petit papier comme pense-bête pour les croissants. Pourvu qu’il n’ait pas oublié la mallette noire comme une vulgaire pizza dans le coffre du scooter ou que, l’ayant confondue avec la trousse à maquillage de Julie, il ne l’ait pas laissée dans l’appart’, à la merci du premier mafioso corse venu.

Alors oui, Hollande a été léger. Léger mais, voyez-vous, pas vraiment coupable. Car derrière le « Gayetgate » – on vient de l’apprendre dans la presse –, il y aurait un complot. Comme du temps de Nafissatou planerait l’ombre de Sarkozy. Machiavélique personnage sans lequel les socialistes seraient, bien sûr, aussi chastes que des moines bénédictins… Bon. Si Hollande refuse d’habiter la fonction, il y en a au moins un qui est prêt à reprendre le bail.

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15 janvier 2014 3 15 /01 /janvier /2014 08:25

Bd Voltaire Renaud Camus

Impossible de ne pas vous interroger sur l’affaire Hollande/Gayet. Les médias ont-ils eu tort, comme on l’a beaucoup lu, de ne pas respecter la vie privée du président de la République ?

Absolument. C’est la fin d’une tradition française qui était tout à l’honneur de notre pays. Closer a réussi le tour de force de rendre Mme Trierweiler presque sympathique, ou en tout cas pitoyable, digne de pitié, ce qui n’était pas assuré au départ. Cela dit, les principaux responsables de la situation actuelle, ce sont tout de même le président de la République et elle — lui surtout. Ils ne sont pas mariés, leur union n’a aucun statut juridique. C’est bien entendu leur droit le plus strict mais alors pourquoi ont-ils imposé officiellement ce lien strictement privé aux Français et à la terre entière, président des États-Unis et empereur du Japon compris, qui n’en revenaient pas de cette muflerie ? C’est eux qui ont fait de leur vie privée quelque chose de public, en allant jusqu’à officialiser l’expression de Première Dame, First Lady, aussi purement américaine que la main sur le cœur de Nicolas Sarkozy pendant les hymnes nationaux ou que la syntaxe de nos prétendues “élites”, qui maintenant parlent anglais même en français. Première Dame est déjà absurde, en France, pour une épouse de président, mais devient grotesque pour une maîtresse. La télévision parlait sans rire, hier, du cabinet de Mme Trierweiler ! François Hollande ne peut pas reprocher aux Français de s’intéresser à Mlle Gayet si elle doit être présentée en leur nom à Vladimir Poutine ou au Saint-Père, si libéral.

On dit que nous sommes la risée de la presse étrangère : quelles conséquences cette affaire aura-t-elle pour la France ?

De toute façon la France est déjà la risée du monde entier, qui n’en croit pas ses yeux de la voir se laisser coloniser par ses anciens colonisés, et ses gouvernements encourager sur son sol la substitution ethnique.

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14 janvier 2014 2 14 /01 /janvier /2014 08:37

Bd Voltaire

Dominique Jamet

 

Rien n’est plus encombrant qu’un ami maladroit. À peine Closer avait-il paru, ajoutant aux innombrables sujets de mécontentement de soixante-cinq millions de Français un nouveau sujet de conversation, Jean-Christophe Cambadélis, ancien candidat malheureux – mais pas découragé – à la direction du PS, volait en bon gros ours au secours d’un président de la République en difficulté, son pavé à la main.

Oubliant dans l’émotion que son parti et ce gouvernement sont des pratiquants assidus de la diversion (mariage pour tous, montée du FN, affaire Taubira, alias de la banane, affaire Dieudonné, dite de la quenelle), Cambadélis soutenait avec ardeur la thèse que dans la situation où est notre pays, enlisé dans la crise, ployant sous le fardeau de sa dette, perdant pied sur tous les marchés, incapable jusqu’à présent d’inverser la courbe du chômage et de remonter la pente, ce n’était peut-être pas le moment d’étaler et de commenter, au défi du respect dû à sa vie privée, les frasques du chef de l’État. Le Président s’amuse, et alors ? La France a tant de problèmes, autrement plus graves, à affronter et à résoudre.

La chose n’est pas douteuse. Mais le problème, précisément, est qu’à entendre les propos du zélé défenseur de François Hollande, la première réaction qui venait à l’esprit était que celui qui a cherché et qui a réussi à devenir le premier des Français a autre chose et mieux à faire, alors qu’un vent mauvais souffle en tempête, que de courir le guilledou comme le jeune homme et le simple citoyen qu’il n’est plus.

Et quand on dit courir, le mot n’est peut-être pas le plus approprié. Pour accéder au pied-à-terre, situé à 150 mètres de son bureau, rue du Cirque (ça ne s’invente pas), qui était devenu le lieu d’élection de ses siestes crapuleuses et autres moments de détente, le Président n’avait en somme qu’à traverser l’avenue Marigny. D’autres auraient fait le trajet à pied. Mais, soucieux de préserver son incognito, c’est suivi d’un seul garde du corps qu’il aimait entre tous, pour sa grande bravoure et ses petits croissants, que notre facétieux chef de l’État avait choisi de se déguiser en livreur de pizza et de déjouer la curiosité des paparazzi en se faufilant dans la nuit parisienne au guidon de son scooter.

Au fur et à mesure que les médias diffusent de nouveaux détails sur ces discrètes escapades qui étaient apparemment bien connues d’un certain nombre d’initiés – journalistes ou policiers –, on est sidéré par l’imprudence et la légèreté des protagonistes de ce feuilleton qui oscille entre le ridicule et le sordide.

Jacques Chirac, nous dit-on, était déjà un familier de cette commode garçonnière que ses propriétaires, sans aucune arrière-pensée, sans aucune contrepartie, sans crainte de voir la chose s’ébruiter, sans en parler à qui que ce soit d’autre que leurs proches – dont un certain nombre, semble-t-il, se trouvent être des truands –, mettent si obligeamment à la disposition des chefs d’État. Entre Corréziens, on s’est refilé cette bonne adresse parisienne.

Depuis son élection, on voyait dans le Président « normal » une sorte de M. Perrichon, un peu balourd, un peu plan-plan, et par là même, d’une certaine manière, attendrissant. On le découvre sous les traits d’un de ces personnages de Feydeau, virtuoses de l’adultère bourgeois, obsédés du cinq à sexe, qui déploient mille ruses pour organiser leurs rendez-vous secrets et se prennent les pieds dans leurs combinaisons, leurs tapis, leurs intrigues et leurs beaux draps.

Des goûts et des couleurs… C’est à chacun de décider si François Hollande a encore l’âge et s’il a le physique de ce genre de fredaines. En revanche, il n’est pas douteux qu’elles s’accordent mal avec sa charge, plus mal encore avec les temps que nous vivons, qui font de celle-ci un emploi à temps plein. Pas de quoi fouetter une chatte, aurait dit feu Félix Faure. Oui, mais le président de la République, sous la Cinquième, n’est plus un dessus de cheminée à qui l’on ne demande que d’être décoratif. Ce n’est pas dans la rubrique des potins de la Commère qu’on souhaite qu’il fasse parler de lui.

L’affaire tombe du reste aussi mal que possible. À la veille de la conférence de presse où il devait présenter et préciser le contenu de son fameux pacte de responsabilité, on se demande si François Hollande va renouveler ou non son pacte de fidélité. Le Président devait dire dans quel délai il comptait résoudre le problème de l’emploi. On va surtout l’interroger sur l’emploi qu’il fait de son temps. Que ce soit dans son jardin secret, que ce soit dans le domaine public, une clarification s’impose.


Sa démission s'impose !!!

VOXPOP


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13 janvier 2014 1 13 /01 /janvier /2014 19:30

Philippe Tesson

À la une du Point.fr

Que les hommes politiques, au premier rang desquels le président de la République, aient droit au respect de leur vie privée, ainsi que le revendiquait François Hollande dans le communiqué qu'il faisait publier vendredi dernier, c'est évident. "Comme tout citoyen", ajoutait-il. C'est déjà un peu moins évident. C'est en tout cas un sujet de débat. Le président de la République n'est pas un citoyen comme les autres. La curiosité qu'inspirent les grands de ce monde ne date pas d'aujourd'hui, Louis XIV ne nous démentira pas, Saint-Simon non plus. Les hommes d'État exemplaires n'ont jamais détesté qu'on vantât leurs vertus. Alors pourquoi ferait-on silence sur les faiblesses de ceux qui sont moins sages, surtout lorsqu'elles sont vénielles, comme une libido un peu intempérante, est-ce un crime ?

Et puis tout se sait aujourd'hui, même ce qui est caché. Va-t-on interdire les réseaux sociaux, cette plaie insupportable dont l'usage est apparemment devenu indispensable à l'humanité tout entière ? Il y a belle lurette que la vie privée des hommes politiques est compromise. L'intérêt qu'on lui porte ne part pas forcément d'un mauvais sentiment. Les présidents de la République appartiennent à tout le monde. Ils sont de la famille. Ils le disent assez. On en connaît même un qui se prétend un homme normal. Un ami, quoi, un copain. On est en République, non ? Ils nous mettent à l'aise. On les aime bien, on aime bien savoir qui ils sont, d'où ils viennent, comment ils se portent, s'ils font de la bicyclette ou de la cuisine. Alors de là à s'intéresser à des caractéristiques plus intimes, il n'y a qu'un pas qui évidemment mène à une sorte de voyeurisme, mais c'était fatal, même si ce dérapage, et il faut l'avouer, n'est pas très délicat. Telle est la rançon de la familiarité.

Affaiblissement de son image

C'est pourquoi François Hollande aurait dû, dans son communiqué, soumettre le respect de la vie privée des hommes publics à une condition : c'est qu'ils ne l'exhibent pas inconsidérément et qu'ils la gèrent intelligemment. Or on conviendra que s'il n'a pas vraiment exhibé la sienne, contrairement à certains autres, il l'a gérée comme un idiot normal plus que comme un homme d'État soucieux de son rang, de sa fonction et de son devoir. Ce n'est pas là un jugement que nous portons sur son cursus sentimental, nous n'en aurons pas l'indiscrétion, c'est un constat que nous faisons sur l'étrange manière qu'il a de provoquer un imbroglio politique dès que sa vie amoureuse connaît un soubresaut. Ce fut d'abord le douloureux épisode de sa rupture avec Ségolène Royal, avec laquelle il était en compétition politique. Ce fut ensuite, au début du quinquennat, l'apparition publique d'une concubine dont les écarts de caractère provoquèrent dans l'opinion quelques interrogations de nature politique. Et c'est aujourd'hui une rocambolesque aventure galante qui pose des questions politiques : celle de sa désinvolture, celle de sa sécurité, celle de son intelligence et celle de l'affaiblissement de son image au moment où il a plus que jamais besoin de la restaurer. On n'entre pas ici dans l'intimité de sa vie privée, on constate simplement qu'il est par sa maladresse l'auteur d'une confusion entre sa vie privée et sa vie publique.

Cette confusion est infiniment regrettable. D'abord, elle provoque la risée de la plupart de nos "amis" étrangers. Chacun d'eux devrait pourtant balayer devant sa porte. Mais ainsi va le monde. Elle crée un malaise dans l'opinion française. Les sondages attestent d'une certaine indulgence dans le jugement populaire. Il est pourtant douteux que les caprices libertins du président contribuent à restaurer son crédit. Et enfin, les échéances qui l'attendent : demain une rencontre avec la presse, puis une visite à Obama, ensuite un voyage au Vatican, enfin une épineuse et décisive négociation avec le patronat, cela exige une disponibilité d'esprit, un sang-froid, une autorité, toutes qualités forcément mises à mal par les séquelles de ses fredaines qui donnent de lui une image d'inconséquence et de légèreté.

On repense au couplet "Moi, président de la République" qu'il avait décliné face à Sarkozy lors de la campagne. Cette arrogance ! Nous n'avons, depuis, cessé de le dire : ce n'était que hâblerie.

 

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Published by voxpop - dans La France en résistance
13 janvier 2014 1 13 /01 /janvier /2014 19:07

 

Le Point.fr - Publié le 13/01/2014 à 17:46 - Modifié le 13/01/2014 à 18:43

Les Français n'auraient plus confiance ni dans la droite, ni dans la gauche, trouvent qu'il y a "trop d'immigrés" et pensent qu'il est devenu plus dur de réussir.

La défiance vis-à-vis des politiques est généralisée, sauf pour les maires, qui voient leur cote remonter. ©

Les Français boudent toujours plus la politique et renvoient dos à dos gauche et droite traditionnelle, avec toutefois un penchant toujours plus marqué pour les thèses europhobes et anti-immigrés, révèle une enquête approfondie publiée lundi. L'étude annuelle d'OpinionWay pour le Centre de recherches de Sciences Po (Cevipof) dresse un tableau encore plus sombre de l'état de la société française que ceux des quatre-cinq dernières années, déjà alarmistes. Le "dégoût" pour la politique habiterait désormais 31 % des Français (23 % en décembre 2010), 36 % éprouvent de la "méfiance" et 1 % seulement "du respect". Invitées à décrire leur état d'esprit, les 1 800 personnes interrogées parlent de "morosité" (34 %), de "lassitude" (31 %). D'ailleurs, 72 % estiment que les jeunes ont aujourd'hui moins de chances de réussir dans la société que leurs parents.

Chercheur au Cevipof, Pascal Perrineau, qui présentait l'étude à la presse, y a vu "une progression de la sinistrose", qui s'accompagne d'"une dégradation relative du vivre-ensemble", la fréquentation de personnes d'une autre nationalité inspirant une méfiance croissante affectant 37 % de l'échantillon. Autre traduction de ce que le politologue a qualifié de "forme de dépression collective", 60 % affirment n'avoir confiance ni dans la droite, ni dans la gauche pour gouverner le pays, 8 points de plus qu'un an plus tôt. De toute façon, pour 73 % (63 % fin 2011), "les notions de droite de gauche ne veulent plus rien dire". Le désenchantement est criant à l'égard des responsables politiques. Pour 87 % des personnes interrogées, ils se préoccupent peu ou pas du tout de leur avis, une progression qui semble inexorable depuis quatre ans (on était à 81 % fin 2009).

Le maire inspire toujours confiance

Seul le maire, dont la cote ne cesse de se redresser depuis 2010, inspire majoritairement confiance (61 %). L'institution présidentielle (31 %) et le gouvernement (25 %) continuent de voir la confiance en eux s'éroder. La cote de confiance des partis politiques (11 %), des médias (23 %) et des syndicats (28 %) étant au plus bas, rien de surprenant à ce que 69 % des sondés (15 points de plus qu'un an auparavant !) jugent que la démocratie française ne fonctionne pas bien. Malgré tout, 63 % des Français pensent que voter aux élections est le moyen le plus efficace d'avoir prise sur les décisions, loin devant les manifs (32 %) et la grève (23 %).

Ce n'est donc pas un jeu de massacre. Ainsi encore, entre 67 % et 79 % des personnes interrogées font toujours confiance aux services de l'État (hôpitaux, armée, police, école, même si celle-ci perd six points en un an), devançant même les associations (65 %). Mais le repli sur l'Hexagone est net. Ils ne sont plus que 35 % à penser que l'appartenance de la France à l'Union européenne est "une bonne chose". Pour 32 %, c'est "une mauvaise chose" et pour 32 % encore, "une chose ni bonne ni mauvaise".

Autres symptômes de "durcissement", selon Pascal Perrineau, 67 % pensent qu'"il y a trop d'immigrés en France", 18 points de plus qu'il y a quatre ans, tandis que 50 % (+ 18 points là aussi) affirment qu'"il faudrait rétablir la peine de mort". Rien d'étonnant, donc, à ce que le Front national représente l'opposition autant que l'UMP (36 % chacun). Rien d'étonnant non plus à ce que Marine Le¨Pen (34 %) talonne Nicolas Sarkozy (36 %) pour ce qui est de la cote de confiance. François Hollande est à 20 %, Jean-François Copé à 13 %. Au plan économique enfin, le libéralisme est plébiscité, le contraire d'il y a deux ans. Pour 59 %, il faut faire confiance aux entreprises et leur donner plus de liberté.

http://www.lepoint.fr/societe/droitisation-et-pessimisme-l-etude-choc-de-sciences-po-13-01-2014-1779763_23.php

 

Sondage réalisé par Internet du 25 novembre au 12 décembre 2013 auprès d'un échantillon de 1 803 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus inscrite sur les listes électorales.

 

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Published by voxpop - dans La France en résistance
13 janvier 2014 1 13 /01 /janvier /2014 18:30
F Hollande l'égocentrique inconséquent,

néfaste pour les siens,
néfaste pour la France,

doit DEMISSIONNER !
voxpop


Par Les Echos | 13/01 | 17:50 | mis à jour à 17:57
Valérie Trierweiler reste hospitalisée, pour une durée indéterminée

La compagne de François Hollande, Valérie Trierweiler, a besoin de se reposer davantage et restera donc hospitalisée pour une durée indéterminée, a fait savoir lundi son cabinet.

Valérie Trierweiler, compagne de François Hollande, a besoin de se reposer davantage - AFP
Valérie Trierweiler, compagne de François Hollande, a besoin de se reposer davantage - AFP

Le calendrier de communication de François Hollande, qui doit s'exprimer demain mardi devant la presse , restera qu'on le veuille ou non, en partie au moins, sous le signe de cette affaire privée : la compagne du président, Valérie Trierweiler, a besoin de se reposer davantage et restera donc hospitalisée pour une durée indéterminée, a fait savoir lundi son cabinet.

La "Première dame" a été hospitalisée vendredi après la publication par le magazine Closer d'un article faisant état d' une liaison entre le président français et la comédienne Julie Gayet .

Cette liaison présumée pose la question du statut de la compagne de François Hollande.

"Les médecins considèrent qu'elle a besoin de davantage de repos, elle va donc rester hospitalisée. Les médecins décideront à quel moment elle pourra sortir", dit son entourage à l'Elysée, où le président donnera mardi une conférence de presse. "Elle a besoin de récupérer après le choc qu'elle a subi. Il lui faut de la tranquillité."

 

 

 

 

 

 

 

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Published by voxpop - dans La France en résistance
13 janvier 2014 1 13 /01 /janvier /2014 15:09
20/10/2013 à 10:14

L'évêque de Gap et d'Embrun répond à Vincent Peillon, qui souhaite éradiquer l'influence de l'Église catholique. Un plaidoyer pour la diversité.

 

 

http://www.lepoint.fr/invites-du-point/monseigneur-di-falco/video-monseigneur-di-falco-qui-conditionne-les-enfants-monsieur-peillon-13-10-2013-1743477_803.php

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