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6 février 2014 4 06 /02 /février /2014 08:54

Bd  Voltaire

 

Certains en rêvent, d’autres font mine de s’en inquiéter pour mieux organiser la répression. Et si c’était le retour des années 30 ? Et si un nouveau 6 février était dans l’air ? N’en avons-nous pas tous les ingrédients ? Crise économique, incapacité des gouvernements successifs à la juguler, surdité du pays légal, corruption des élites de droite comme de gauche… Mais faut-il le souhaiter ? Ne l’oublions pas, le 6 février fut un échec, ou l’aurait été, plutôt, si un objectif bien défini lui avait été assigné. Or, tel ne fut pas le cas. Ce qui, évidemment, ne retire rien au sacrifice de ceux qui sont tombés, cette nuit-là, « contre les voleurs et le régime abject ».

L’histoire ne se répète pas, et ces manifestations qui se succèdent contre Hollande et le pouvoir socialiste, ce « dégoût » maintenant assumé des Français pour leur classe politique dans son ensemble, qu’a révélé la dernière enquête du CEVIPOF, n’ont ni ligues puissantes pour leur donner une traduction politique ni même trouvé encore de mot d’ordre pour cristalliser la colère autre qu’un « Hollande dégage ! », fourre-tout de tous les mécontentements. Leur éparpillement est l’expression tant du ras-le-bol profond de la société française que de l’incapacité, pour l’heure, à lui trouver un débouché concret.

Pourtant, la crise qui s’annonce est sans commune mesure avec celle des années 30, parce que ce sont la société française et la cohésion nationale qui sont désormais atteintes en plein cœur. À l’augmentation continue du chômage et à la désindustrialisation accélérée du pays s’ajoutent l’immigration galopante, l’inflation préméditée des naturalisations, la baisse drastique des reconduites à la frontière, l’augmentation continue de l’insécurité, l’angélisme judiciaire prôné par les autorités elles-mêmes, la promotion du communautarisme, la destruction méthodique de la famille, l’endoctrinement honteux des enfants au sein de l’école, la banalisation de l’avortement, la promotion de l’euthanasie… Partout où le citoyen tourne son regard, c’est pour assister à la destruction systématique de ses repères fondamentaux — anthropologiques, culturels, religieux, économiques, sociaux —, comme si, avec la complicité passive d’une droite honteuse, idéologiquement passée à l’adversaire, la gauche, avec ce cynisme candide, ce mélange d’idéologie autiste et de mensonge éhonté qui la caractérisent, avait décidé de faire de la société française un champ de ruines. Quant au FN, il semble ne pas toujours comprendre la radicalité des enjeux : passé de la dédiabolisation à la normalisation, il donne parfois l’impression de ne plus aspirer qu’à la respectabilité politicienne. Or, le pays réel attend autre chose.

Si l’avenir du pays ne peut (plus) dépendre d’une émeute, il convient toutefois de méditer la leçon du 6 février 1934 : la capacité d’absorption d’un peuple a ses limites, qu’il s’agisse de corruption, de cynisme, de mensonge et, aujourd’hui, de la destruction systématique de la civilisation qui le fait être. La gauche elle-même commence à s’en apercevoir, d’où son recul, purement tactique, sur la loi anti-famille, après le succès de la Manif pour tous du 2 février. Mais soyons-en certains : elle n’a renoncé à rien. Nul ne sait la forme que prendra la révolte du pays réel. Mais comme, cette fois-ci, c’est sa survie même qui est en jeu, il n’aura plus droit à l’échec. Vaincre sera alors pour lui la meilleure façon d’honorer ceux qui sont morts debout, en citoyens, il y a 80 ans.

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6 février 2014 4 06 /02 /février /2014 08:46
Bd Voltaire G. Cluzelle

 

lmpt
Le 6 février 2014
On ne peut continuer à voter pour un candidat qui ne cesse de trahir, même s’il est de sa famille politique naturelle.
            

Alors que, sous la pression de la rue, le gouvernement français battait en retraite et reportait son projet de loi famille, le « rapport Lunacek », du nom de la députée autrichienne écologiste et coprésidente de l’intergroupe LGBT qui en est à l’origine, était tranquillement voté au Parlement européen. Ce texte, qui entend lutter contre l’homophobie et les discriminations liées à « l’identité de genre », comprend notamment « la reconnaissance mutuelle des effets de tous les actes d’état civil à travers l’Union », autrement dit l’obligation faite aux pays réfractaires de reconnaître ce qui a été légalisé par d’autres qu’eux.

Le Monde évoque l’affaire : « La feuille de route anti-homophobie de l’UE qui affole la Manif pour tous ». Cette Manif pour tous, alors, qui s’affole d’un rien ! Des petits êtres émotifs qui démarrent au quart de tour alors que, nous explique Le Monde avec des airs supérieurs, ce « texte qui suscite un grand nombre de fantasmes » n’est qu’une « feuille de route », un « rapport d’initiative », autrement dit pas grand-chose. Ben alors, pourquoi l’a-t-on votée ? Une feuille de route, ce n’est pas une feuille d’impasse, c’est bien pour aller quelque part ?

La « rumeur » s’étant sérieusement rapprochée jusqu’à devenir audible du clampin moyen, on a décidé de déplacer la ligne de front. Au-delà de la frontière, plus personne n’entendra le bruit du canon et on pourra continuer d’avancer. Dans un écran de fumée, le grand brouillard pour tous, car de vous à moi, le Parlement européen, son idiome, ses instances, ses textes pléthoriques, ses bataillons d’élus anonymes, qui a le temps, l’envie et les capacités de s’y intéresser ? Pour mieux revenir, évidemment. Claude Bartolone vient de le dire : sitôt débarrassé de cette plaie que sont les électeurs, sitôt les municipales passées, on remettra l’ouvrage sur le métier. Et si cela renâcle encore dans les rangs, on invoquera l’Europe avec des airs impuissants. Ce que l’Europe veut, Dieu le veut, n’est-ce pas ?

Cette fois, les élus de l’UMP ont marché droit. Assaillis de courriers, dit-on, ils se sont résolus à se désolidariser de leur groupe européen (le PPE), pour voter contre Lunacek. Preuve que la Manif pour tous joue à plein un rôle de garde-fou, de conscience, de contrôle, que lui autorise son indépendance. Mais c’est fatigant. Fatigant de jouer le gendarme qui court avec son bâton derrière un guignol folâtre toujours avide de prendre la tangente. Jusqu’à quand les familles devront-elles défiler dans la rue le dimanche plutôt que jouer au Monopoly ou ramasser des champignons ? Jusqu’à quand devront-elles éplucher elles-mêmes des projets, des feuilles de route, des rapports d’initiative auxquels elles ne comprennent que couic, pour vérifier que leur élu, qui leur a déjà joué des tours pendables, ne leur fait pas un coup tordu ?

La vérité est que l’on ne peut continuer à voter pour un candidat, même s’il est de sa famille politique naturelle, qui ne cesse de trahir en partant du postulat qu’on le tiendra à l’œil, de la même façon qu’une jeune fille de bonne famille ne se marie pas avec un coureur de jupons sous prétexte qu’il est de son milieu en se disant que ce n’est pas grave, elle n’aura qu’à surveiller sa boîte mail. Un Raffarin, cela faisait chic, en mars dernier, sur le podium de la Manif pour tous, mais déjà le monsieur a flanché : il n’y aura pas d’« abrogation » du mariage pour tous en cas de retour au pouvoir de l’UMP, mais une « réécriture ».

Alors si la Manif pour tous a vocation à devenir un garde-fou, elle doit assumer cela, pour être crédible, avec honnêteté, pas avec la facilité d’un conservatisme respectable. Elle doit se garder d’avoir avec l’UMP les indulgences d’une femme trompée qui craint, si elle divorce, de perdre son confort. C’est l’honnêteté de tous les politiques, individuellement, sans souci des clivages, qu’elle doit passer au crible de ses exigences.

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5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 16:38

 

Pape Diouf est candidat à la mairie de Marseille, alors que François Hollande, qui l'a reçu, souhaitait qu'il rejoigne Patrick Mennucci. Perdu.

   

L'ancien président de l'Olympique de Marseille doit officiellement annoncer sa candidature aux municipales dans la cité phocéenne lors d'une conférence de presse ce mardi à 11 heures. Le Point et Le Canard enchaîné avaient annoncé il y a quatre mois que l'ancien journaliste sportif devenu agent de joueurs puis dirigeant avait été sollicité par Sébastien Barles, le patron d'Europe Écologie-Les Verts (EELV) dans la capitale phocéenne, afin qu'il soit tête de liste aux prochaines élections municipales à Marseille. C'est désormais chose faite.

Pape Diouf a pris le temps de la réflexion et consulté beaucoup de monde. Il conduira une liste de personnalités issues de la société civile. Elle a d'ores et déjà reçu le soutien du MoDem et d'une partie des écologistes d'EELV en rupture avec la direction nationale. Si EELV a désormais son propre candidat, une importante minorité a décidé de ne pas soutenir le candidat officiel, le député européen Karim Zéribi. À l'instar de Barles et de ses troupes qui se rangent désormais du côté de Pape Diouf. Selon nos informations, Daniel Cohn-Bendit, qui a encouragé Pape Diouf à solliciter les suffrages des électeurs, devrait descendre sur la Canebière pour participer à des meetings communs.

"À part le poste de maire, il lui a tout proposé"

Le MoDem local, représenté par Jean-Luc Bennahmias et Christophe Madrolle, deux anciens Verts, est également favorable à la démarche de Diouf. "Ce n'est pas un candidat du MoDem, mais nous soutiendrons ses listes." Pape Diouf a tenu la présidence informée de sa démarche. Après avoir été reçu par le secrétaire général de l'Élysée, Pierre-René Lemas, il y a quelques semaines, c'est le président François Hollande qu'il a rencontré hier.

Selon les proches de Pape Diouf, François Hollande l'a encouragé à se ranger sous la bannière socialiste en trouvant une place de choix sur les listes de Patrick Mennucci. Mais l'ancien patron de l'OM a décliné l'offre. Comme il l'avait fait quelques semaines auparavant lors d'une rencontre avec le vainqueur de la primaire socialiste. "À part le poste de maire, il lui a tout proposé. Mennucci était désabusé", persifle un camarade de la fédé locale.

Le président de la République s'intéresse de près à l'élection municipale marseillaise. Les responsables du MoDem reçus récemment à l'Élysée ont également eu droit à une discussion sur le sujet. Depuis que Patrick Mennucci a été adoubé par les militants socialistes, les électeurs voient défiler les ministres, et l'État laisse filer les dépenses pour des tas de projets dont certains n'existent que le temps de la campagne des municipales. À l'Élysée, le président de la République avait décoré Pape Diouf de la Légion d'honneur en octobre dernier. Reste à ce dernier à rééditer le coup de Robert Vigouroux qui avait damé le pion aux partis traditionnels pour, une fois élu, se ranger sous la bannière de la majorité présidentielle.

Commentaires

Il est le président des socialistes français, c'est tout

Le président de la République a pour mission de "bien gérer" la France, d'être et de demeurer le président de tous les Français. Il n'a pas à intervenir comme cela dans le choix des candidats des municipales Marseille ou ailleurs.
ce gars-là est président des socialistes français, un point c'est tout. Enfin ce qui lui reste de soutiens socialistes !
Ce n'est pas le mien en tout cas.

 

C'est lamentable

Une partie des Français a élu un politicien qui fait un travail de militant local et non de président de la république

cet homme n'a aucune mission aucune vision pour notre pays ! Sa seule préoccupation c'est de gagner Marseille à la droite pour se pavaner le jour des résultats des municipales même si ailleurs c'est la déconfiture ! C'est encore une de ses combines politiciennes ! On n'en peut plus !

 

 

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4 février 2014 2 04 /02 /février /2014 19:27

Atlantico

 

Le début d'année s'avère être très difficile pour François Hollande. Récemment malmené par le recul gouvernemental sur la loi famille, voilà qu'un nouveau sondage vient l'enfoncer. Ainsi, une étude Ifop-Paris Match vient annoncer que la cote de popularité du président de la République subit une baisse de trois points. Ainsi, seulement 23% des personnes interrogées approuvant son action dans le tableau de bord politique. Le chef de l'Etat égale ainsi son plus bas niveau depuis le début de son quinquennat, d'après l'institut de sondage qui ajoute que "le virage de sa politique économique, suggéré par l'annonce du pacte de responsabilité, semble avoir effrayé ses partisans, à l'extérieur comme à l'intérieur de la majorité présidentielle."

Dans le détail, le constat est encore plus inquiétant puisque quelques 30% des sympathisants d'Europe Ecologie-Les Verts approuvent l'action du président de la République, soit une chute vertigineuse de 11 points. En outre, les sympathisants du Front de Gauche ne sont que 25% à aller dans la direction de François Hollande, soit une lourde baisse de 14 points. Par ailleurs, 49% des personnes sondées ont jugé que le chef de l'Etat défend bien les intérêts de la France à l'étranger, soit une baisse de 5 points.

Ce sondage a été réalisé du 31 janvier au 1er février auprès d'un échantillon de 1.007 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

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4 février 2014 2 04 /02 /février /2014 08:33

 

Bd Voltaire

Je suis née en Iran, et j’avais 12 ans, en 1979, quand les ayatollahs ont pris le pouvoir. Je suis à présent française, et j’exprime, chaque fois que je le peux, mon amour de ce pays, de son peuple, qui a souvent montré aux autres le chemin de la liberté.

 

Je suis arrivée en France en 1985, j’avais 17 ans, et je redécouvrais le plaisir de ne plus porter ce voile qu’on m’imposait depuis 6 ans. Mes parents et moi n’avons jamais formulé la moindre récrimination, mais seulement des remerciements à ce magnifique pays, qui nous faisait l’honneur de nous accueillir.

Pour moi, la France, c’est aussi la beauté et la richesse de sa langue, et l’unité de sa République. Ma vision, c’est qu’un Breton se sente chez lui en Alsace, un Marseillais chez lui à Lille, un Basque chez lui dans le Jura, et qu’une Française née en Iran se sente chez elle partout dans l’Hexagone. Cela grâce, entre autres, à l’unité de la langue française sur l’ensemble du territoire.

C’est pourquoi, quand je vois une banderole, en tête de la Manif pour tous, avec ces mots, écrits en français et en arabe : « Les Français musulmans disent non au mariage homosexuel », je suis indignée à plusieurs titres.

Je le suis d’abord par le bilinguisme, dans un contexte où ce gouvernement, en préparant la ratification des langues régionales et minoritaires, veut, pour complaire à l’Union européenne, faire éclater le socle républicain, dont l’unité linguistique est un pilier. Certains régionalistes en seront ravis. Mais il faut être bien aveugle pour ne pas penser que l’arabe sera de plus en plus la deuxième langue dans certains départements français.

Quand je vois des tracts syndicaux ou politiques, voire des textes administratifs rédigés en arabe, je me dis qu’on est bien loin du témoignage du regretté Cavanna qui, dans ses livres, nous racontait que ses parents italiens lui interdisaient de parler leur langue dans la rue et lui imposaient le français. C’était cela, l’assimilation, et c’est ce qui a marché en France pour réussir à intégrer des strates de différentes immigrations, dont j’ai eu l’honneur de faire partie.

Je suis également indignée, en tant que femme, par cette banderole. Quelle crédibilité accorder, pour défendre la famille, à des personnes qui n’ont jamais condamné le mariage polygame, souvent imposé à des mineures ? Ces Français musulmans défendent donc les prérogatives de la famille musulmane, où l’homosexualité n’est pas tolérée, et absolument pas la conception de la famille française, d’une grande tolérance sur cette question.

Mais le pire n’est pas là. J’ai vécu l’enfer que les islamistes ont fait subir au peuple iranien. Je n’oublierai jamais cette Gardienne de la révolution qui, avec une punaise, a planté sur le front de mon amie un voile qui tenait mal. J’ai encore en tête des centaines de scènes de cauchemar, comme ce hammam réservé aux seules femmes, bombardé lors de la guerre Iran-Irak. Elles étaient encore vivantes et criaient sous les décombres. Les islamistes, plutôt que de les secourir, ont fait recouvrir le bâtiment par les pelleteuses, pour que les voisins ne voient pas des créatures impures et indécentes apparaître.

Alors, quand je vois des chrétiens français suffisamment candides pour laisser des musulmans, dont je connais les objectifs, prendre la tête d’une manifestation, je l’avoue, mon inquiétude est grande. Croient-ils vraiment, sous prétexte que des musulmans protestent contre le mariage pour tous, ou contre la théorie du genre, qu’ils sont – comme le disait Frigide Barjot au congrès de l’UOIF – l’espérance des Français ?

Mes amis catholiques me font penser à ces gens de gauche qui, il y a 35 ans, collaboraient avec l’ayatollah Khomeiny pour faire partir le shah. La plupart ont été exécutés, quand la victoire de la Révolution islamique était assurée. Je crois savoir de quoi je parle, et la progression de l’islam que je constate, tous les jours en France – et cette banderole me le confirme —, me rappelle trop ce que j’ai vécu en Iran dans mon enfance.

J’étais justement venue en France pour ne plus connaître cela…

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4 février 2014 2 04 /02 /février /2014 08:19

BD Voltaire , P. Bilger

 

Avec la théorie du genre et, même si les démentis des ministres sont sincères, il y a une aspiration de ceux qui nous gouvernent à faire de l’école et de l’enseignement tout autre chose que ce qu’ils devraient être. Apprendre, lire, écrire, calculer, s’imprégner de notre Histoire de France, se former à la passion des grands auteurs et de la littérature, apprivoiser les langues étrangères, autant d’objectifs et d’ambitions qui, pour être d’une heureuse banalité, sont aujourd’hui peu ou prou relégués au profit d’une éducation même plus civique mais bouleversante, destinée à constituer les établissements pour des lieux d’expérimentation et d’indifférenciation des sexes.

Dans 600 écoles de dix académies, si on n’apprend pas aux garçons à devenir des filles, les nouveaux ABCD de l’éducation, de la grande section de maternelle au CM2, s’assignent pour but de lutter contre les stéréotypes filles-garçons. « Nous voulons tout de même qu’il y ait égalité entre les hommes et les femmes au sein de la société, dans le choix d’un métier », a déclaré Vincent Peillon (Le Parisien).

Soit, mais si une telle ambition est légitime, incombe-t-il à l’école de superposer sans cesse à ses missions fondamentales de plus en plus négligées des prises de conscience et des ateliers vecteurs d’une bouillie éthique et sociale difficilement assimilable ? L’enseignement est-il voué à diffuser une certaine conception de la morale qui se résume peu ou prou à un féminisme même plus raisonnable ? Serait-il absurde de laisser aux parents, aux familles, aux vies amoureuses et à l’influence aussi bien forte que subtile des hommes et des femmes dans leurs relations quotidiennes, la charge, l’honneur de se faire progresser, d’avancer en lucidité, en égalité ?

[...]

Avec ces insensibles ou ostensibles dérives, je perçois l’émergence, dans la démocratie selon François Hollande, d’îlots de totalitarisme mou, d’un caporalisme collectif qui s’en donne d’autant plus à cœur joie qu’à défaut de changer le monde, de réformer la France, le pouvoir n’a plus que la ressource de s’en prendre aux « fondamentaux », aux permanences, aux stabilités, à l’ordre, aux évidences de la nature.

Il y a de manière dévastatrice, sur tous les plans, une obsession de rupture. Si, en effet, parfois le naturel mérite d’être amendé ou complété par le culturel, nous n’en sommes plus là avec ce gouvernement. Pourquoi a-t-il une telle hantise devant ce qui coule de source, ce qui a été admis durant des siècles, ce qui a fait ses preuves et qui autorise une politique digne de ce nom ? Pourquoi la nature et ses leçons inspirent-elles autant de dégoût à ce pouvoir ? Parce que ce qui est proche, accessible, irréfutable, légitime fait peur ? Qu’on met le désordre et l’agitation là où on peut ? Que, dépassé par la nature, on a pris le parti de lui faire la peau ? Que la culture est un beau mot qui à force d’être exploité tourne à vide mais qu’on prétend s’en servir comme arme de guerre contre l’intolérable pesanteur des comportements et des déterminismes parce que ceux-ci seraient en eux-mêmes pervers ?

Parce que cette gauche ne sait plus quoi faire pour se faire remarquer. Alors elle change l’insupportable cohérence née du passé et du pragmatisme.

[...]

J’écoute, je lis Vincent Peillon et Najat Vallaud-Belkacem. Le premier : « La lutte contre les stéréotypes de genre – les opinions toutes faites sur les femmes et les hommes – et l’homophobie doit être menée avec force à tous les niveaux d’enseignement. » La seconde : « La théorie du genre, qui explique "l’identité sexuelle" des individus autant par le contexte socio-culturel que par la biologie, a pour vertu d’aborder la question des inadmissibles inégalités persistantes entre les hommes et les femmes ou encore de l’homosexualité et de faire œuvre de pédagogie sur ces sujets. »

Pourquoi pas ? Mais il y a des politiques et des ministres pour cela. Ce prêchi-prêcha n’a pas sa place à l’école.

[...] L’école, les petits enfants et les enseignants sont embarqués dans un processus qui vise à déconstruire et à troubler. Le progressisme niais non seulement accable mais fait perdre son temps à un service public qui devrait pouvoir se concentrer sur l’essentiel.

Le naturel, partout, est chassé au galop.

Je suis contre « le redressement de la nature humaine » dont ce pouvoir s’est fait une dangereuse spécialité.

Extrait de : Contre le RNH !

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3 février 2014 1 03 /02 /février /2014 08:04

Bd Voltaire

C Vanneste

 

Les cireurs de pompes présidentielles dans les médias célèbrent les nerfs froids d’un président qui a mis fin à cet insupportable relent monarchique qu’était la Première dame de France. C’est tout juste s’ils ne le féliciteraient pas pour cette décision historique et républicaine. La plupart des gens de bon sens, et même des journaleux de gauche, si le locataire de l’Élysée et de la Lanterne était « de droite », verraient davantage dans ce lamentable vaudeville une goujaterie phallocrate et un manquement dramatique à la dignité d’une fonction aussi essentielle au pays et à son image. Les mauvais esprits pourraient même estimer que l’installation officielle d’une favorite tandis qu’une autre était déjà en réserve rappelait au contraire la monarchie, côté boudoir.

D’ailleurs, lorsqu’on impose le « mariage pour tous » et qu’on s’en exonère soi-même pour donner libre cours à ses élans (on va dire sentimentaux), c’est qu’on a tendance à s’octroyer quelques privilèges. Enfin, il y a quand même quelque chose de royal, si j’ose dire, dans le comportement présidentiel. C’est le roi des menteurs. Après Ségolène et les quatre enfants issus du couple, il n’a pas craint de parler de Valérie comme de la femme de sa vie. Quelle formule élégante à l’adresse de la mère de ses enfants qui venait, logiquement, de le mettre à la porte !

Le fait important se situe dans l’aveu présidentiel. Dans les cafés du commerce, il est coutumier de dire que les politiques sont tous des menteurs. Ceux qui le disent souhaitent toutefois que ce ne soit pas absolument vrai, et que ce soit même faux pour l’élu qu’ils connaissent et auquel ils apportent leurs suffrages. Dans le cas de M. Hollande s’applique la formule « Il ment comme il respire ». Le mensonge est chez lui structurel, et il l’a même institutionnalisé. Qu’il n’ait aucun principe est aujourd’hui une évidence. Il a d’ailleurs exactement le même comportement dans sa vie privée et dans sa vie publique : mensonge et mépris pour ceux ou celles qui lui ont fait confiance.

Ce qu’il a fait à la Première dame est assez semblable à ce qu’il a fait au peuple français. Il a été élu contre une politique dont il niait la nécessité et pour établir plus de justice sociale au profit du plus grand nombre. Rattrapé par une crise dont il négligeait la réalité, il est contraint de faire de manière compliquée et un peu dissimulée ce qu’il prétendait condamnable : allonger la durée de cotisation, faciliter les licenciements, baisser les charges, sans autre contrepartie que le recul de la politique familiale. Il voulait inverser la courbe du chômage. Il l’a stabilisée à grands renforts d’emplois subventionnés et de radiations.

Dans la plupart des grandes démocraties du monde, la chose qu’on pardonne le moins aux gouvernants est le mensonge. Un président américain n’y aurait pas survécu. Et c’est bien légitime, car le moteur de la démocratie est la confiance. Lincoln disait : « On peut tromper une partie du peuple tout le temps, ou tromper tout le peuple une partie du temps, mais on ne peut tromper tout le peuple tout le temps. » C’est pourtant ce que tente M. Hollande, et c’est la raison pour laquelle, favorite ou pas, nous sommes bel et bien en monarchie puisque nous subissons le roi des menteurs.

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2 février 2014 7 02 /02 /février /2014 19:10

La Metro compte 40 vice-présidents

(dont 7 nouveaux)

 

 
 
 

 

 

 

Suite à la fusion des Communautés de communes du Sud Grenoblois (CCSG) et des Balcons Sud de Chartreuse (CCBSC) dans la Communauté d'agglomération de Grenoble Alpes Métropole (la Métro), la loi stipulait que les vice-présidents de ces trois intercommunalités soient maintenus dans leurs fonctions. Mais le président (socialiste) de la Métro, Marc BAÏETTO, en a décidé autrement et a trouvé juste d'ajouter 7 nouveaux vice-présidents (tous issus de l'ancienne Métro). Ainsi, la nouvelle Métro ne compte pas moins de 40 vice-présidents !

Alors que l'heure devrait être aux économies et à la disette budgétaire, le coût de ce cadeau électoral s'élève, pour 4 mois de mandat (de janvier à avril 2014), à 43 624 euros bruts (1558 euros bruts X 7 X 4 mois). Les contribuables de l'agglomération grenobloise apprécieront ces cadeaux entre amis, en pleine période de crise économique et sociale.

Aussi, la majorité de gauche de la Métro (PS/PCF/Go Citoyenneté) s'est montrée très imaginative pour attribuer un thème de travail (délégations) à chacun des 40 vice-présidents. Par exemple, il y a désormais à la Métro un vice-président chargé des sentiers et un autre chargé de l'aménagement des sentiers. Il ne faudra pas s'étonner que les citoyens n'aient plus confiance dans la politique et dans les personnalités politiques pour gouverner.

Au regard de cette situation particulièrement atypique, on constate des incohérences dans les priorités de la Métro au niveau de ses politiques publiques : Deux vice-présidents pour s'occuper exclusivement des sentiers de l'agglomération grenobloise mais un seul vice-président chargé des déplacements alors que les bouchons sont une préoccupation bien plus importante pour les habitants que les sentiers.

 

 

 

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2 février 2014 7 02 /02 /février /2014 15:52

http://www.lepoint.fr/invites-du-point/monseigneur-di-falco/video-monseigneur-di-falco-occupez-vous-de-vos-oignons-02-02-2014-1787085_803.php

 

Par

Monseigneur di Falco revient cette semaine sur un droit fondamental : la liberté d'expression. Les croyants, toutes religions confondues, traversent une époque où, au nom de la laïcité, leur parole est restreinte. "Mêlez-vous de ce qui vous regarde", "votre regard est biaisé de par votre religion", voilà le genre de commentaires auquel monseigneur di Falco doit régulièrement faire face. Cette liberté, qui fait référence à l'article 11 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, doit-elle être bafouée au nom de la laïcité ? "Cette liberté d'expression n'est-elle réservée qu'aux non-croyants ?" s'interroge l'évêque.

Un rappel chiffré : il existe près de six milliards de croyants. Notre boulanger, notre banquier, notre voisin "fréquentent l'Église" ou le maire que nous avons élu "s'est peut-être marié à l'église". La personne croyante posséderait alors moins le droit d'émettre son avis sur des sujets tels que "le mariage, l'euthanasie, le racisme". Le pape François, dans un de ses écrits, souligne la place de la religion dans l'opinion publique. Il serait paradoxal de la laisser au seul espace privé. La religion "transmet ses valeurs" et cela n'aurait pas de sens si elle ne cherchait pas à "laisser quelque chose de meilleur après notre passage". Alors les croyants doivent-ils vraiment "trier" leurs propos en fonction de la confession religieuse de leur interlocuteur ?

REGARDEZ la vidéo de monseigneur di Falco

 

 

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2 février 2014 7 02 /02 /février /2014 15:22

Vincent Peillon est un "mauvais ministre de l'Education nationale" pour 62% des Français, selon un sondage BVA pour Le Parisien/Aujourd'hui en France de dimanche.

afp.com/Alain Jocard

Vincent Peillon est un "mauvais ministre de l'Education nationale" pour 62% des Français, selon un sondage BVA pour Le Parisien/Aujourd'hui en France de dimanche. 

http://deliv.lexpress.fr/5/express/POLITIQUE_RG/L20/1999478725/x20/ExpressRoularta/1113_ADVIDEUM_INREAD_BACKFILL_XPR_ACTU/testinread.html/55756c306a6c4b587572734142696451?_RM_EMPTY_&

En butte ces derniers jours aux rumeurs à propos d'un prétendu enseignement de la "théorie du genre" conduisant certains élèves à boycotter l'école, Vincent Peillon pâtit globalement d'une image négative dans l'opinion, selon cette enquête réalisée en fin de semaine. 

Seuls 37% des personnes interrogées jugent qu'il est un "bon ministre". Ils sont 52% à avoir une mauvaise opinion de lui, contre 31% qui en ont une bonne opinion et 17% qui ne le connaissent pas assez pour exprimer un avis. 

L'image d'un "intello"

Une majorité de 54% estime qu'il est "plutôt moins bon" que ses prédécesseurs de la présidence Sarkozy, contre 41% qui le jugent "plutôt meilleur". Auprès de ceux qui disent le connaître, Vincent Peillon a l'image d'un "intello" (pour 65%), "ayant des convictions profondes" (61%), mais "orgueilleux" (54%) et "jouant trop perso" (50%). 

Sondage réalisé les 30 et 31 janvier auprès d'un échantillon de 994 personnes représentatif de la population française majeure (méthode des quotas). 


En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/politique/vincent-peillon-mauvais-ministre-de-l-education-pour-62-des-francais_1319648.html#8X0yDaR2rDRu7Cfv.99

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J'ai plus envie de me croire à Kaboul dans ma ville,

J'ai plus envie de l'incivisme, plus envie de la médiocrité comme religion, plus envie du manque d'ambition comme profession de foi.

J'ai plus envie de relativiser. >>>>