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2 février 2014 7 02 /02 /février /2014 15:14

Le Point.fr - Publié le 02/02/2014 à 12:29 - Modifié le 02/02/2014 à 14:53

Le mouvement anti-mariage gay s'est élancé de la capitale contre la "familiphobie". La formule prendra-t-elle aussi bien que l'an dernier ?

 

Un peu moins d'un an après les grandes manifestations qui avaient entouré l'adoption de la loi Taubira sur le mariage gay et une semaine après la mobilisation fourre-tout de Jour de colère, les manifestants de Manif pour tous défilent dimanche depuis 13 heures dans les rues de Paris et de Lyon. Au risque de mettre à cran le gouvernement socialiste, lassé de devoir faire face à ce mouvement de contestation qui n'en finit plus et inquiet des éventuels débordements que pourrait susciter cette nouvelle manifestation.

Les récentes polémiques autour de l'amendement sur la loi Veil et de la "théorie du genre" ont exacerbé les tensions. La Manif pour tous surfe aussi sur le rejet du rapport Lunacek, sur lequel les députés européens doivent se prononcer à partir de lundi. Des associations étrangères partenaires du collectif français appellent d'ailleurs à manifester ce même jour (à Madrid, Rome, Varsovie...), permettant à la Manif pour tous de revendiquer l'organisation de "la première Manif européenne". Le Point.fr vous propose de vivre en live le déroulement de la Manif pour tous à Paris.

14 h 30. Henri Guaino est finalement venu manifester, discrètement, en milieu de cortège, plutôt qu'en tête avec les autres élus. Le député UMP accuse le gouvernement socialiste de "pratiquer la politique de la provocation et d'attiser toutes les divisions".

14 h 15. Douze militants du mouvement étudiant d'extrême droite GUD (Groupe union défense) ont été arrêtés à Paris alors qu'ils s'apprêtaient à rejoindre le cortège de la Manif pour tous, indique un porte-parole de la préfecture de police de Paris. "Ils ont été conduits au commissariat à des fins de vérification d'identité", déclare cette source, confirmant une information du Monde.

14 h 5. Sur le parcours, on remarque des initiatives plus ou moins étranges. Des "Gavroche" reprennent le chant de la comédie musicale Les misérables, et on a même droit à une "zone de silence" (plus de slogans, plus de chants, plus de bruit) à l'approche des Invalides et du ministère des Affaires étrangères.

14 heures. "En 2017, il faudra revoir cette loi du mariage pour tous, il faudra en même temps préciser dans le préambule qu'il n'y a pas de droit à l'enfant", confie au Point.fr Claude Goasguen.

13 h 55. Le dispositif de sécurité entourant la Manif pour tous est impressionnant. On dénombre plus de 1 500 policiers tout au long du parcours.


 

13 h 50. Parallèlement à la mobilisation française, l'association espagnole HazteOir organise une manifestation à Madrid. Beaucoup moins de monde qu'à Paris, mais le but, disent les organisateurs, est de faire un geste pour montrer que l'Espagne est "solidaire" de la Manif pour tous.

13 h 35. "Nous sommes de retour", hurlent les animateurs alors que le cortège est parti depuis une vingtaine de minutes. "Est-ce que vous êtes prêts à défendre le droit de l'enfant, et non pas le droit à l'enfant ?" demandent-ils.

13 h 30. Un organisateur assure que deux huissiers mandatés par la Manif pour tous sont présents sur le cortège.

13 h 25. Dans une ambiance bon enfant, les manifestants brandissent des pancartes où sont inscrits leurs départements ou villes d'origine : Dordogne, Bretagne, Parthenay, Normandie, Marcq-en-Baroeul, Nîmes. Sur une banderole, on peut lire : "Famille : éducation, solidarité, dignité". Les premiers slogans fusent : "Hollande, ta loi, on n'en veut pas !" ou "Peillon, démission !"


 

13 h 20. Le cortège vient de partir. Les forces de l'ordre sont présentes en force tout au long du parcours, notamment aux abords de l'Assemblée nationale. Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls a averti qu'il ne tolérerait "aucun débordement".

13 h 15. Comme à son habitude, Marion Maréchal Le Pen, députée FN, a fait le déplacement, accompagnée de Wallerand de Saint-Just, le candidat FN à la mairie de Paris. Du côté de l'UMP, on aperçoit l'inimitable Christine Boutin et plusieurs dizaines d'élus du parti. On compte notamment Claude Goasguen (maire du 16e arrondissement et député de Paris), Philippe Goujon (maire du 15e arrondissement de Paris), Philippe Gosselin (député de la Manche et maire ).

13 heures. Le cortège parisien de la Manif pour tous est prêt à s'élancer sous le soleil de la place de l'École militaire déjà bien remplie. "On est toujours là, on ne lâche rien", scandent des milliers de manifestants. Le point de dispersion est prévu à la place Denfert-Rochereau.

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Published by voxpop - dans La France en résistance
2 février 2014 7 02 /02 /février /2014 08:51

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2 février 2014 7 02 /02 /février /2014 08:28
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1 février 2014 6 01 /02 /février /2014 08:29
Bd Voltaire Eli Veugnol

 

    
Le 1 février 2014
          
             
   

De mémoire de sondeur, de journaliste, d’historien, de tout ce qu’on veut, on avait rarement vu chef d’État aussi vilipendé en France. Avec des lambeaux de popularité se promenant quelque part entre 15 et 20 % (le plancher des aveugles), François Hollande est devenu en quelques mois le Président des quelques-uns. Pas étonnant, puisqu’il sert depuis son élection les intérêts de lobbies microscopiques, auxquels il vend des lois sur commande.

N’ayant rien à offrir pour sortir la France de l’ornière, le Président a ouvert en grand la boîte de Pandore des lois sociétales, et jette tous les jours des morceaux d’IVG, d’euthanasie, de PMA, de déconstruction de la complémentarité des sexes aux coteries qui lui mordent les mollets. LGBT, Act Up, le Planning familial ou même les Femen, qui ont donné leur portrait à la Marianne des timbres-poste, sont devenus les principales sources d’inspiration du pouvoir. Tandis que l’affaire Dieudonné montrait l’influence de la LICRA et du CRIF sur le ministre de l’Intérieur.

Selon une récente enquête autocensurée par le Centre de recherches politiques de Sciences Po, mais déterrée par Valeurs actuelles, 50 % des Français souhaitent à leur tête « un homme fort qui n’a pas à se préoccuper du Parlement ni des élections ». La traduction est limpide : un homme à poigne, qui ne soit pas à la merci des intérêts partisans et communautaristes. L’exact opposé de François Hollande.

Évidemment, tout cela fait une écrasante majorité de mécontents. Divisant pour mieux régner, le régime désigne donc à la vindicte médiatique les ennemis à abattre les uns après les autres : La Manif pour tous ? Tous des homophobes ! Les bonnets rouges ? Tous des factieux ! Les fans de Dieudonné ? Tous des antisémites ! Naguère érigée, par une gauche caviar draguant ses votes, en victime d’une société discriminante, la gauche kebab s’est soudain réveillée bourreau.

Tous ces Français, à leur façon, ont été confrontés au même ennemi : le mensonge d’État. Mensonge de lois niant la filiation humaine, niant la complémentarité des sexes, niant la détresse de la femme avortant, niant la dignité humaine. Mensonge d’un discours niant la réalité du chômage, de la surfiscalité ou de la croissance. Mensonge d’une justice politique niant la liberté d’expression.

Et puis, par un Jour de colère, toutes les composantes du peuple ont décidé d’unir leurs forces. Las d’être battus en détails, ceux que la gauche avait toujours montés les uns contre les autres se sont rassemblés spontanément contre ce pouvoir oppresseur, et on a vu des Français de tous horizons se serrer sous le même drapeau, gueuler d’une seule voix la Marseillaise, comme au temps où le pays réunissait dans un même creuset tous ses enfants pour œuvrer à sa libération.

Banlieues et bourgeois, Français de la première et de la onzième heure, ouvriers, artisans, paysans, croyants et athées, républicains et monarchistes, petits patrons à deux pas d’un drapeau de la CGT… Tous se sont retrouvés autour d’un vœu commun : Hollande démission. Il faut remonter à des temps immémoriaux pour trouver trace d’une manifestation demandant expressément le départ du chef de l’État. Au plus fort de Mai 68, la jeunesse bourgeoise et désœuvrée n’aspirait qu’à jouir sans entrave.

Opposants au libéralisme sociétal ou au libéralisme économique, ils ont commencé à prendre conscience qu’ils combattent les deux faces d’un même mal. Que c’est précisément ce libéralisme sociétal, fondé sur l’individualisme, qui offre au marché des proies isolées, des consommateurs égocentrés manipulables à loisir. Et que la mère de toutes les crises est celle des valeurs. Si l’échec économique de François Hollande est patent, l’Histoire retiendra qu’il a incarné l’absence de morale au sommet de l’État.

Nombreux sont ceux qui veulent en finir avec ce président qui a fraudé l’ISF en refusant de déclarer ses revenus avec sa concubine notoire. Avec ce président qui camoufle ses frasques sexuelles derrière le paravent fallacieux de la vie privée, financée à grand renfort d’argent public. Avec ce président qui a jugé bon de préciser, dans un communiqué digne d’un adolescent prépubère, que c’était lui qui avait largué sa copine, et non l’inverse. Avec ce président qui fait tomber des blagounettes de sa bouche incontinente comme autant de marques de mépris pour ceux qui souffrent.

On compare souvent Hollande à Louis XVI réparant ses serrures pendant que le peuple gronde ; écrivant dans son carnet, à la date du 14 juillet 1789 : aujourd’hui, rien 1 ; confondant révolte et révolution. Tout les sépare pourtant : placé sur le trône par naissance, Louis XVI a notamment payé une trop grande compassion pour ses sujets. Hissé par sa vanité à l’Élysée, Hollande n’est au contraire qu’absence d’affect pour le peuple. Il le pourfend et, étonné de le voir se défendre, le traite avec tout l’autoritarisme de ceux qui sont sans autorité.

Notes:

  1. Légende de propagande républicaine. En réalité, c’est sur son journal de chasse que Louis XVI écrivit, à la date du 14 juillet 1789, « rien », comme il le faisait à chaque fois en absence de gibier ou simplement de chasse. Ce journal de chasse fut vendu par Marcel Jeanson en 1987. Il est aujourd’hui aux Archives Nationales.
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Published by voxpop - dans La France en résistance
1 février 2014 6 01 /02 /février /2014 07:46

Si vous avez des difficultés à afficher ce message, rendez-vous sur cette page.

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Manifestation à Paris

RDV à 13H place de l'Ecole Militaire

Arrivée / Animation à partir de 15H place Denfert Rochereau

+ d'infos : www.lamanifpourtous.fr

 

Manifestation à Lyon

RDV à 14H Place Bellecour

+ d'infos : http://www.lmpt-69.fr 

 

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31 janvier 2014 5 31 /01 /janvier /2014 08:40
Bd Voltaire Philippe Bilger

 

Le 31 janvier 2014

Entretien réalisé par Emmanuelle Duverger.

Les préfets, dans une note confidentielle révélée par Le Canard enchaîné, ont exposé le ras-le-bol de la police qui estime que l’institution judiciaire sabote son travail. Comprenez-vous cette exaspération ?

Je la comprends, même si cette hostilité et cette réclamation ne sont pas nouvelles. Pour n’importe quel citoyen, l’état du pays est morose et le pessimisme que dénoncent les policiers ne fait que refléter un sentiment général de délitement et d’exaspération civique. Bien sûr, on peut s’en prendre à certaines pratiques judiciaires, mais je ne crois pas que les policiers aient raison de focaliser sur les magistrats. Tout simplement car les magistrats eux-mêmes sont insérés dans un tissu de délitement judiciaire et pénal considérable. C’est le grand problème depuis 20 mois : on a, d’une part, une absence de politique pénale véritable (et celle de Christiane Taubira est inexistante) et, d’autre part, des propositions parlementaires extrêmement dangereuses car elles ne visent qu’à favoriser l’État de droit au service des transgresseurs quand on aurait pu espérer que l’État de droit soit aussi perçu comme une arme au service de la majorité honorable.

L’Europe est animée par la même mansuétude humaniste dangereuse et, au fond, la France est sur cette même ligne cohérente et infiniment néfaste. En ce qui concerne le ministre de l’Intérieur, les policiers n’ont pas tort de contester son action puisque, en dépit de sa volonté d’étouffer administrativement Dieudonné – ce qui n’était ni urgent ni capital –, son bilan est très mauvais pour 2013. On ne peut pas dire que Manuel Valls ait réussi pour l’instant à endiguer la montée de la délinquance et de la criminalité… Le couple Valls-Taubira, qui intéresse au premier plan la tranquillité publique et la sécurité de nos concitoyens, est profondément connecté sur ce que j’appellerai une politique d’échec et je dirai même presque plus, de mansuétude idéologique, en dépit d’oppositions apparentes.

Les policiers semblent regretter que les arbitrages soient toujours rendus en faveur du ministre de la Justice qui, selon eux, menace l’équilibre pénal.

Clairement, il n’y a rien à faire avec ce pouvoir. J’espérais beaucoup du président Hollande qui, contre toute logique, continue de donner des gages permanents à un humanisme idéologique et dévastateur. Il ne faut pourtant pas se tromper : derrière l’apparente opposition entre Valls et Taubira existe une profonde connivence entre les deux. Chaque fois que Valls a donné l’impression de s’opposer à Taubira, il rentrait dans la niche ministérielle dès le lendemain et l’aval permanent donné à Taubira par le président de la République n’y a pas été pour rien… Autrement dit, derrière l’apparent antagonisme existe une solidarité fondamentale pour le pire en ce qui concerne l’insécurité et la justice.

Comment expliquer cette politique qui favorise le laxisme ?

Pour la première fois, je suis habité par un pessimisme presque structurel car je constate des tendances lourdes, aussi bien sur le plan européen que sur le plan national, qui vont dans le sens d’un État de droit uniquement au service des transgresseurs. Tout va dans la même direction. Ce qui est dramatique, c’est que toutes les mesures actuellement imposées par l’Europe, comme ce statut de la personne soupçonnée – comme si on n’avait pas assez de mesures dans ce domaine-là –, vont continuer à désarmer la démocratie. On considère qu’au fond, elle ne peut se défendre que si elle se renie. Alors que c’est l’inverse. Au fond, une démocratie a le droit de se défendre et peut le faire sans se renier. On assiste à un mouvement irréversible, inéluctable vers un État de droit européen et national qui est aux antipodes de ce qu’exigerait véritablement une lutte humaine efficace contre l’insécurité et pour la justice. Je suis très pessimiste parce que je ne vois pas, jusqu’en 2017, comment arrêter ce terrible mouvement qui paraît presque inéluctable. C’est en cela que le double acquittement de Jacques Maire 1 pose au sein de cette mansuétude dogmatique une interrogation radicalement différente par rapport au climat dominant. Aujourd’hui, on se demande s’il ne serait pas bon de pouvoir remettre en cause des acquittements qui sont à l’évidence scandaleux car on a découvert a posteriori la preuve absolue de la culpabilité d’une personne. Je sais bien que le pouvoir actuel ne fera rien et ne modifiera pas la loi, mais c’est déjà beaucoup qu’on puisse introduire au sein de ce monde de douceur une pierre lestée de réalité et de vigueur.

Les préfets s’obstinent à faire des notes, pas seulement sur l’insécurité d’ailleurs, mais ils ne sont pas écoutés car le pouvoir n’a besoin d’entendre que ce qui sert sa vision dogmatique et parfois socialiste.

Que pensez-vous de l’attitude de Manuel Valls face à la Manif pour tous de dimanche prochain quand il affiche un objectif de procéder à un maximum d’interpellations ?

C’est une pratique idéologique du ministère de l’Intérieur. C’est très préoccupant de la part d’un Manuel Valls que j’avais pu apprécier lors de la primaire socialiste car il paraissait être habité par une forme de réalisme non dogmatique. Évidemment, aujourd’hui, il a les victoires qu’il peut : Dieudonné et l’étouffement administratif ; la Manif pour tous et tout ce qui vient contredire l’opinion dominante d’un pouvoir. C’est très facile. Dans ce jusqu’auboutisme qu’il affiche pour des sujets qui n’ont rien de fondamental, je vois la preuve décisive de l’échec sur l’essentiel. Quelqu’un qui réussirait profondément sa mission ministérielle n’aurait pas besoin de s’attaquer d’une manière aussi vigoureuse et inégalitaire à certains troubles en en laissant prospérer d’autres. Sur le plan de l’équité républicaine, il y a là quelque chose de profondément choquant. Je suis partisan de la répression de tous les troubles et de tous les désordres, mais en les mettant chacun à leur place.

Notes:

  1. Vingt-sept ans après le meurtre non élucidé de Nelly Haderer à Nancy (Meurthe-et-Moselle), des traces de l’ADN d’un suspect, Jacques Maire, définitivement acquitté en 2008 dans cette affaire, au terme de son troisième procès, ont été retrouvées sur le jean de la victime. Il ne pourra plus être inquiété.
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31 janvier 2014 5 31 /01 /janvier /2014 08:05
Bd Voltaire Eli Veugnol

 

    
Le 31 janvier 2014
          
       
         

Voilà ce qu’il en coûte, de vouloir rééduquer les masses contre leur gré. Depuis lundi, Vincent Peillon s’ingénie à éteindre le feu qu’il a lui-même allumé : lettre aux directeurs d’école, convocation aux parents récalcitrants, et reprise en boucle que l’enseignement de la théorie du genre à l’école n’est qu’une « instrumentalisation qui vient de l’extrême droite négationniste ». À y regarder de plus près, cette « extrême droite » a un drôle de visage : celui de Farida Belghoul, ancienne de la Marche des Beurs, fondatrice d’une association aidant les jeunes de banlieues en difficulté scolaire. Évidemment, vous n’entendrez pas souvent son nom dans la bouche de l’establishment : exemplaire ou non, le Maghrébin est gommé dès lors qu’il ne correspond plus à la bien-pensance de gauche.

Pour ce qui est du « négationniste », cette arlésienne qui nous ramène aux heures les plus sombres de notre histoire, quelques exemples en vrac : le film Tomboy, primé à Berlin en 2011 par un Award LGBT, dans lequel une fillette de 10 ans se fait passer pour un garçon et partage une aventure amoureuse avec une autre, déjà visionné par des dizaines de milliers d’écoliers sans l’accord de leurs parents ; l’expérimentation de crèches neutres, soutenue par Najat Vallaud-Belkacem ; l’intervention dans nombre d’écoles de militants LGBT ; la promotion par Vincent Peillon de la Ligne Azur, site Internet destiné aux collégiens sur lequel on peut lire : « L’identité de genre, c’est le sentiment d’être un homme ou une femme. Pour certains, le sexe biologique coïncide avec ce ressenti. Par exemple, une femme au corps féminin se sentira femme. Pour d’autres, sexe génital et identité de genre ne correspondront pas. » Bref, je vous le demande : qui est le négationniste ?

Alors évidemment, nos duettistes Najat et Vincent ont un peu maquillé les choses. Exit le terme « genre », place à « l’égalité », une manœuvre utilisée naguère lors du mariage pour tous, afin d’endormir tout à fait les consciences qui somnolaient déjà. Car il faut bien comprendre que la loi Taubira est la mère de toutes ces innovations pédagogiques. Dès lors qu’on stipule une égalité pure et parfaite entre un couple formé d’un homme et d’une femme et un couple formé de deux femmes ou de deux hommes, pourquoi le cacher aux enfants ? Najat Belkacem est logique avec elle-même quand elle affirme qu’« il faut que dès le plus jeune âge, chacun comprenne qu’il existe plusieurs types d’orientation sexuelle ».

Logique, mais totalitaire. Plutôt que d’aider le pouième d’adolescents qui se pose la question de l’homosexualité, la ministre instille le doute chez tous les autres dès le plus jeune âge. Beau progrès ! Franchement, quand on voit les livres recommandés par le SNUipp, principal syndicat d’enseignants du primaire, on se pince pour y croire : Papa porte une robe, La nouvelle robe de Bill… J’en suggère un autre, tenez : Comment foutre le bordel là où tout allait bien ? Plutôt que d’inculquer de force aux enfants leur ABCD, Vincent et Najat feraient mieux de faire en sorte que tous maîtrisent leur alphabet. La vraie égalité, c’est celle qui permet à tous de savoir lire, écrire et compter. Pas de parvenir à la parité chez les maçons et les puéricultrices…

Il est en tout cas piquant de voir notre icône de l’égalitarisme indifférencié ― qui, vu comme elle se pomponne, n’a visiblement pas de problème avec sa féminité, merci pour elle ! ― se faire reprendre de volée par une femme de culture musulmane connaissant les écoles de quartier comme sa poche. Piquant et symptomatique. Ce qui se passe sous les yeux des médias lobotomisés est un tremblement de terre politique : la gauche est en train de perdre le vote musulman qui l’a portée au pouvoir.

Oui, Vincent et Najat ont scellé définitivement l’alliance des religions contre leur idéologie. Un peu lents au démarrage, les musulmans perçoivent toutes les implications de la loi Taubira pour leurs enfants. Après leur participation massive au Jour de colère, ils devraient rejoindre en nombre les bataillons de la Manif pour tous, et prendre toute leur part dans les débats sociétaux. Vincent Peillon « aurait pu avoir l’amabilité de nous consulter », a ainsi déclaré le Conseil français du culte musulman (CFCM) au sujet de l’ABCD de l’égalité. Ce même Vincent Peillon qui affirmait il y a quelques mois qu’« on ne pourra jamais construire un pays de liberté avec la religion catholique ». Alors avec les musulmans, pensez !

Le pouvoir a donc réussi à fâcher tout le monde. Y compris ses derniers soutiens : les médias ! Un article de la loi sur l’égalité femmes-hommes prévoit en effet une formation obligatoire à l’égalité des sexes dans la formation des journalistes. La conférence des écoles de journalisme (Sciences Po, CFJ, CUEJ, CELSA…) a dénoncé une « ingérence du pouvoir », et ironisé ainsi : « Il nous manque juste le nombre d’heures et les intervenants. » Ils commencent à comprendre.

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Published by voxpop - dans La France en résistance
31 janvier 2014 5 31 /01 /janvier /2014 07:42
Bd Voltaire Gabrielle Cluzelle

vel-dhiv
Le 31 janvier 2014
Qui donc va-t-on trouver à faire passer devant le juge ? Un élève de CE2, pour avoir jeté son papier de Malabar vers un CRS ?
       
         

Manif pour tous dans moins de 72 heures et le parcours parisien n’est toujours pas fixé. L’organisation s’est vu refuser par cinq fois ses propositions par une préfecture de police qui n’en démord pas : la manifestation devra se terminer aux Invalides, un point c’est tout. Pour les spécialistes, l’explication est simple : c’est un piège, comme l’ont vu les manifestants de Jour de colère dimanche dernier, faits comme des rats, toutes les issues ayant été bloquées moins de dix minutes après la dissolution officielle.

On lit dans la presse que l’objectif serait de « réaliser un maximum d’interpellations ». En effet, nous explique-t-on sérieusement, « mis en difficulté sur ses résultats dans la lutte contre la délinquance, Manuel Valls a à cœur de démontrer qu’il sait maintenir l’ordre lors des mouvements de rue ». Autrement dit, pour se faire pardonner ces 13.000 vols, 2.000 agressions, 200 viols quotidiens contre lesquels il est impuissant, ces banlieues où les flics ne peuvent plus aller, il va aller faire un peu de bilan chez les braves gens. Comme ces contrôleurs de train de banlieue qui verbalisent avec des airs graves la petite dame dont la carte de réduction famille nombreuse est périmée depuis un mois, en évitant les échalas à capuche qui prennent le tourniquet d’entrée pour un cheval d’arçon. Il est des métiers où l’on doit mettre au point des stratégies pour survivre.

Mais il va falloir quand même ramer pour remplir le tableau de chasse : car si l’on part du postulat que Jour de colère a drainé les radicaux des opposants au mariage gay, la France des salauds, selon le journaliste Frédéric Haziza, « une nébuleuse de la haine […], des antisémites, des intégristes, des négationnistes, des fanatiques, des anti-IVG, des racistes, des homophobes, l’ultra-droite, des adeptes de la quenelle, des esprits buissonisés », comme l’a délicatement dit à l’Assemblée nationale le député Matthias Fekl, la moisson, après 260 interpellations, est assez maigre : un Aymeric, un Barthélémy, un Loïc et un Louis-Marie (étudiant en 2e année de médecine à 18 ans, on sent la racaille, hein ?) condamnés à deux mois de sursis pour avoir, « sans les atteindre », projeté une barrière de chantier en direction d’un cordon de gendarmes mobiles ; un Hugues condamné à la même sanction pour avoir lancé des pétards vers les forces de l’ordre. Une Sybille de terminale ES soupçonnée d’avoir jeté une cannette vers les gendarmes dont la procédure a été finalement annulée. Même en étant très, très craintif, on a quand même du mal à se faire peur avec ça.

Si, donc, dimanche, défile cette fois la frange modérée, qui donc va-t-on trouver à faire passer devant le juge ? Un élève de CE2, pour avoir jeté son papier de Malabar vers un CRS ?

Mais ce qui compte, bien sûr, n’est pas le résultat, c’est l’effet d’annonce. L’effet d’annonce à chaud. La masse d’interpellations en vrac dont on pourra livrer le chiffre à l’AFP assorti d’assertions invérifiables, et que — l’AFP étant parole d’évangile — toute la presse reprendra. Mais où se cache donc ce policier grièvement blessé dont lefigaro.fr parlait dimanche soir, avant de préciser deux jours plus tard qu’aucun des dix-neuf policiers blessés n’avait été hospitalisé ? C’est grave, ça ! Ils l’ont donc laissé crever sur le trottoir, ce pauvre garçon ? Ou bien il n’a jamais existé ? Et d’ailleurs, ces policiers blessés mais non hospitalisés, de quoi souffrent-ils, au juste ?

Alors les organisateurs de La Manif pour tous tentent de prévenir. Des avocats clairement identifiables, des huissiers pour constater. Cela suffira-t-il ? Pas certain. Car la seule parade que Valls ait trouvée pour dissimuler le nombre des manifestants est de mettre en avant celui des interpellés.

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30 janvier 2014 4 30 /01 /janvier /2014 15:16
                                                                                   


> > >
1958-2013
> > >

Du lait, du beurre et des oeufs

1958 :
> > >  

Tu vas chercher du lait chez le crémier, qui te dit bonjour, avec ton bidon en alu, et tu prends du beurre, fait avec du lait de vache, coupé à la motte.
> > > Puis tu demandes une douzaine oeufs qu'il sort d'un grand compotier en verre.
> > > Tu paies avec le sourire de la crémière, et tu sors sous un grand soleil.
> > > Le tout a demandé 10 minutes.

2013 :
> > > Tu prends un caddie de merde dont une roue est coincée et qui le fait aller dans tous les sens, sauf celui que tu veux.
> > > Tu passes par la porte qui devrait tourner mais qui est arrêtée par ce qu'un benêt l'a poussée, puis tu cherches le rayon crémerie où tu te les gèles, pour choisir parmi 12 marques le beurre qui devrait être fait à base de lait de la communauté. Et tu cherches la date limite...
> > > Pour le lait :
> > >
Tu dois choisir avec des vitamines, bio, allégé, très allégé, nourrissons, enfants, malades, ou mieux en promo avec la date dessus et la composition....
> > > Pour les 12 ½ufs:
> > > Tu cherches la date de la ponte, le nom de la société et surtout tu vérifies qu'aucun ½uf n'est fêlé ou cassé, et paf !!! tu te mets plein de jaune sur le pantalon !!!

> > >  

Tu fais la queue à la caisse, la grosse dame devant toi a pris un article en promo qui n'a pas de code barre... Alors tu attends, et tu attends...,
> > > Puis toujours avec ce foutu caddie de merde, tu sors pour chercher ton véhicule sous la pluie, tu ne le retrouves pas car tu as oublié le N° de l'allée....

> > >
Enfin après avoir chargé la voiture, il faut reporter l'engin pourri et là, tu vas t'apercevoir qu'il est impossible de récupérer ta pièce de 1 euro...
> > > Tu reviens à ta voiture sous la pluie qui a redoublé...
> > > Cela fait plus d'une heure que tu es parti.

> > >  

Faire un voyage en avion.

1958 :

Tu voyages dans un avion d'Air France. On te donne à manger et t'invite à boire ce que tu veux, le tout servi par de belles hôtesses de l'air, et ton siège est tellement large qu'on peut s'asseoir à deux.

2013 :
> > > Tu entres dans l'avion en continuant d'attacher ton ceinturon qu'on t'a fait retirer à la douane, pour passer le contrôle.
> > > Tu t'assois sur ton siège, et si tu éternues un peu trop fort, tu mets un coup de coude à ton voisin.
> > > Si tu as soif, le steward t'apporte la carte et les prix sont ahurissants.

 

……..etc …etc ….

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30 janvier 2014 4 30 /01 /janvier /2014 15:03

Le Point Nicolas Baverez

  

   

 

 

François Hollande, lors de ses voeux puis de la conférence de presse du 14 janvier, a annoncé un tournant à 180 degrés de sa politique économique. Il a prononcé l'acte de décès de la stratégie appliquée depuis son élection, qui a provoqué un désastre sans précédent depuis la relance à contre-courant de 1981. La France, comme vient de le souligner le FMI, passe à côté de la reprise des pays développés, l'activité stagnant à moins de 1 % alors qu'elle est réévaluée partout ailleurs (2,8 % pour les États-Unis, 2,4 % pour le Royaume-Uni, 1,8 % en Allemagne). Loin de s'inverser, la courbe du chômage continue à progresser et atteindra en 2014 plus de 11 % contre 5 % en Allemagne, 6 % aux États-Unis et 7 % au Royaume-Uni. En dépit d'un choc fiscal de 3,5 % du PIB en trois ans, la dette publique dépassera 95 % du PIB fin 2014.

Après vingt mois placés sous le signe du déni, le quinquennat de François Hollande a commencé en janvier 2014. Mais il risque de s'achever très vite si le tournant de la compétitivité échoue. Les conditions de son succès sont au nombre de quatre : la cohérence de la nouvelle ligne ; son application rapide via une batterie de mesures opérationnelles ; la mobilisation des forces économiques et sociales ; et un changement de gouvernement, car nul n'a jamais engagé un programme de redressement avec les responsables de la faillite. Force est de constater qu'aucune de ces conditions n'est pour l'heure remplie.

Pour ce qui est de la ligne stratégique, la valse hollandaise a repris dès le 15 janvier, selon sa chorégraphie habituelle : un pas dans la bonne direction, un demi-tour à gauche, deux pas en arrière. Le changement de cap n'était pas plus tôt annoncé que la litanie des voeux a fourni l'occasion d'autant de renoncements : les baisses de dépenses excluent l'éducation, les fonctionnaires qui se sont vu promettre par le Premier ministre que les réformes ne se feraient pas "sur leur dos", les départements, qui - Corrèze oblige - ont été sanctuarisés. L'indispensable baisse des impôts a été annoncée pour 2015, avant d'être soumise à un feu roulant de conditions suspensives concernant la croissance et les baisses de dépenses qui la réduisent à un voeu pieux. Enfin, la réforme du marché du travail est mort-née avec le refus de toucher aux règles de l'assurance-chômage afin d'amadouer les syndicats.

La plus grande confusion préside à la préparation du plan opérationnel. Le flou est à son comble pour ce qui est du pacte de responsabilité. Le financement des 30 milliards de baisses de charges correspondant aux cotisations familiales acquittées par les entreprises reste inconnu. Les contreparties demandées aux entreprises répondent à une logique purement politique et sont irréalistes compte tenu de leur situation, marquée par l'effondrement historique de leur taux de marge (27,7 %), les sureffectifs (200 000 à 250 000 personnes), la stagnation de l'activité, et par une fiscalité qui reste dissuasive. Les baisses de dépenses sont dans les limbes, dans leur montant comme dans leur répartition.

Orgie. L'objectif est limpide : les dépenses publiques qui s'élèvent à 1 125 milliards d'euros doivent être diminuées de 50 milliards en trois ans pour être ramenées à 1 075 milliards en 2017. Les chiffres avancés sont trompeurs, car ils comptabilisent, comme dans le budget de 2014, la moindre progression des dépenses en économies ; par ailleurs, ils intègrent des mesures déjà annoncées dont la réalisation est très aléatoire. Enfin, l'improbable "Airbus de la transition énergétique" se heurte frontalement tant au caractère malthusien des objectifs retenus par la France (la réduction de moitié de la consommation d'énergie d'ici à 2050 et la diminution de la part du nucléaire de 75 à 50 % de la production d'électricité) qu'à la divergence radicale de la France et de l'Allemagne en matière de bouquet énergétique, de réseaux, de fonctionnement du marché européen et de contenu de la transition énergétique.

Du point de vue des forces politiques et sociales, François Hollande se trouve dans la situation paradoxale de n'être soutenu que par le patronat, tandis que syndicats et opposition misent sur son échec. Un échec dont la probabilité est renforcée par le contraste entre la nouvelle donne économique et l'immobilisme politique. Le symbole en est donné par le Conseil stratégique de la dépense publique, qui réunit tous ceux qui ont orchestré l'orgie de dépenses et d'impôts supplémentaires. Comment peut-on attendre du ministre du Budget qu'il diminue les dépenses alors qu'il nie la responsabilité de la hausse des impôts dans l'effondrement de la croissance et les 11 milliards d'euros de moins-values fiscales en 2013 ? Qui peut croire que le ministre du Travail, qui a promis l'inversion de la courbe du chômage par la seule multiplication des emplois aidés dans le secteur public, parviendra à convaincre les entreprises d'embaucher ? Qui est plus mal placée pour améliorer l'efficacité des services publics que la ministre de la Réforme de l'État, qui a supprimé le jour de carence des fonctionnaires qui avait pourtant réduit l'absentéisme de 40 % et économisé 160 millions d'euros ?

L'agence Moody's exprime parfaitement les doutes que concentre la France, qui est plus que jamais l'homme malade de l'Europe, suscitant l'inquiétude de ses citoyens, des marchés financiers, de nos partenaires et de nos alliés. La notation Aa1 est maintenue sous perspective négative, avec l'annonce d'une dégradation prochaine si le pacte de responsabilité n'est pas mis en oeuvre ou si la dette dérape vers 100 % du PIB. Cette stabilité résulte uniquement de facteurs extérieurs : le faible niveau des taux d'intérêt en raison des politiques monétaires expansionnistes des États-Unis et du Japon ; la réduction des tensions financières dans la zone euro, qui réduit l'exposition aux dettes des pays périphériques. En revanche, Moody's souligne l'aggravation des faiblesses propres de notre pays : la chute de la compétitivité, de l'innovation et des exportations, donc de la croissance potentielle ; la dégradation structurelle des finances publiques du fait de la dérive des dépenses et du refus de l'impôt lié à une fiscalité excessive ; l'absence de réforme du marché du travail, la faiblesse de la concurrence sur les marchés des biens et services ; enfin, la montée de la violence politique et sociale.

La clarification peine à s'inscrire durablement dans les mots et plus encore à se traduire dans les actes. Son plus grand ennemi est François Hollande, du fait du rapport biaisé qu'il entretient avec la réalité. Dans l'ordre de la politique et du symbole qui est le sien, il pense avoir fait l'essentiel en changeant de discours. Dans l'ordre de l'action et de l'histoire, tout reste à faire. Mais peut-il vraiment le faire alors qu'il en récuse l'existence ?

 

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