Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
5 janvier 2013 6 05 /01 /janvier /2013 10:04

Alain Finkielkraut 

5 janv. 2013

Le Figaro

PROPOS RECUEILLIS PAR JACQUES DE SAINT VICTOR

ZoomSignetsPartagerImprimerÉcouter

 

« Que reste-t-il de ce grand exercice de civilisation qu’était le sport ? » LA FRANCE ASSUME MAL D’AVOIR UNE IDENTITÉ, COMME SI LE DISCOURS IDENTITAIRE CONDUISAIT DE TOUTE FAÇON AU FASCISME » « Je plaide pour qu’on cesse d’user à tort et à travers des mots qui se terminent par “phobe” »

FRACTURES sociales, sport, « droitisation » du débat politique, le philosophe Alain Finkielkraut analyse le climat qui règne aujourd’hui en France, avant d’évoquer les chantiers qui s’ouvrent, selon lui, pour 2013

 

 J’aime regarder des matchs, mais que reste-t-il de ce grand exercice de maîtrise de soi, de soumission à la règle, de civilisation qu’était le sport quand les champions sont transformés en hommessandwichs et que, sous l’oeil des caméras, ils crachent sans arrêt, hurlent pour manifester leur dépit, s’autocélèbrent en toute immodestie dès qu’ils ont marqué un but ou un point ? En quoi cette dérive serait-elle plus accentuée en France ? Pensez aux commentaires qui ont accompagné le « coup de boule » de Zinédine Zidane. Il a été encensé par Jacques Chirac, par des écrivains, et par Djamel Debbouze qui en a fait l’emblème de l’antiracisme. Et l’on peut voir aujourd’hui une sculpture de cet exploit sur le parvis de Beaubourg. Mais Zidane, qui avait en effet été provoqué, est loin d’être le pire. Autrefois, on pouvait penser que les joueurs de football représentaient la France ; ils reflètent maintenant les déchirures de la société française. L’équipe de France renvoie à notre pays l’image de sa crise profonde. Dans les années 1980, on ne leur demandait pas de chanter La Marseillaise parce que l’appartenance allait de soi. Elle est devenue problématique, d’où l’importance qu’on attache au test de l’hymne national et au comportement des joueurs sur le terrain comme en dehors. Aiment-ils la France ou sont-ils à l’image d’une France qui ne s’aime pas ? Telle est la question. Le nouveau sélectionneur national est en train d’améliorer les choses. Mais le contraste reste flagrant avec l’équipe italienne. Vous y voyez l’expression d’une haine de soi qui caractériserait la France contemporaine ? En réalité, la France assume mal d’avoir une identité, comme si le discours identitaire conduisait nécessairement au fascisme. Il existe aujourd’hui, il faut le dire, un sentiment antifrançais en France. Des gens nés sur notre territoire, français euxmêmes, désignent leurs compatriotes comme des « Gaulois », des « Babtous », des « faces de craie ». Cette haine montante plonge beaucoup de commentateurs dans l’embarras car elle contredit leur vision du monde. Ils lui opposent donc une fin de non-recevoir en dénonçant la « droitisation » du débat public. Pour n’être pas contraints de penser à nouveaux frais par la mauvaise nouvelle idéologique, ils marquent d’infamie ceux qui la propagent. Assiste-t-on, comme on dit, à une « droitisation » croissante du débat politique ? On accuse ceux qui s’inquiètent de la montée de sentiments antifrançais en France de « droitiser » le débat. Ils parlent, dit-on, comme le Front national. On reproduit ainsi la logique qui avait cours dans les années 1950 à propos du goulag. Dénoncer l’oppression stalinienne, c’était tenir le même langage que les réactionnaires et c’était affaiblir, du même coup, le camp du progrès. J’ai une idée trop camusienne de la gauche pour me résigner à la voir redevenir le parti de l’aveuglement volontaire. Il faut regarder les choses en face car c’est, au bout du compte, la dénégation qui profite aux populistes. Les gens iront vers ces derniers si les autres, avec les meilleures intentions, continuent de se bander les yeux. Cette montée du populisme vous semble-t-elle un danger pour 2013 ? Il faut s’entendre sur le mot populisme. Si on dénonce comme « populiste » la compréhension pour ces Français qui fuient les « quartiers populaires », alors on fait fausse route. Nous connaissions le séparatisme des riches. Logements sociaux ou pas, ils vivent entre eux ou, en tout cas, ils recherchent la quiétude. Voici venir le séparatisme des pauvres. Des pauvres se séparent d’autres pauvres non parce qu’ils sont racistes, mais parce qu’ils veulent la sécurité, que les courses de moto les empêchent de dormir et qu’ils aspirent à la meilleure scolarité possible pour leurs enfants. Pire que tous les populismes est, à mes yeux, le mépris « grandjournalesque » de ce peuple-là. J’ai vu aux « Guignols » la marionnette du frère de l’un des otages du Mali supplier les ravisseurs de l’enlever, tellement il se morfondait en Ardèche dans la compagnie des hérissons. Autrement dit, il y a une France qui bouge : celle du rap et des bobos, de Sexion d’Assaut et de Yann Barthès, le reste est un désert d’ennui et de bêtise. Je pense exactement le contraire. Toutefois le discours populiste a bien une réalité politique, c’est le discours de la démagogie… Vous avez raison. C’est pourquoi je n’aime pas du tout l’expression « droite décomplexée ». Autant je m’insurge contre le mot « droitisation », autant je me méfie des personnes décomplexées, qu’elles soient de droite ou de gauche. Il faut avoir des complexes. La honte est civilisatrice. La honte, c’est le début de la conscience morale. Quand on est en charge des affaires de l’État, il faut se surveiller sans cesse. Il faut brider ses élans, il faut redoubler de scrupule et d’exactitude, notamment sur la question identitaire. Notre devoir est de regarder la réalité en face, de combattre le nouvel antisémitisme et les racismes d’où qu’ils viennent mais nous devons en même temps nous garder des pièges de la généralisation. La vie est un perpétuel combat contre la facilité. Parmi les grandes réformes qui vont marquer l’année, il y a celle dite du « mariage pour tous ». Y voyez-vous un progrès ou une régression ? Ma religion, si j’ose dire, n’est pas faite. Le grand rabbin Gilles Bernheim rappelle très justement que « le mariage n’est pas uniquement la reconnaissance d’un amour, c’est une institution qui articule l’alliance de l’homme et de la femme avec la succession des générations » . Grâce au progrès de la technologie et au nom de l’égalité, certains voudraient aujourd’hui briser cette articulation. Peut-être ont-ils raison. Et je comprends ceux des couples homosexuels qui aspirent à la reconnaissance publique de leur union. Tout ce que je demande, c’est un peu d’humilité et de prudence car il s’agit de changer de modèle anthropologique, ce qui n’est pas rien. La question préjudicielle que pose ce débat, c’est de savoir dans quelle démocratie nous voulons vivre. Soit la démocratie est un théâtre où des êtres qui ne sont pas des dieux confrontent leurs perspectives ; soit elle est un mouvement, une force irrésistible, une marche triomphale. Soit, autrement dit, elle est recherche en commun du sens ; soit elle incarne le sens de l’histoire et ne tolère aucune opposition. Je ne peux pas me résoudre à cette seconde hypothèse. Je plaide donc pour qu’on cesse d’user à tort et à travers des mots qui se terminent par « phobe ». Si la tempérance revient, la discussion sur le mariage pour tous pourra vraiment commencer. Quel chantier vous semble le plus important pour les mois à venir ? C’est celui de l’enseignement. La gauche, après la droite, succombe au fétichisme de la technique, à la superstition du progrès. On nous invite à nous remettre au numérique pour combattre l’échec scolaire. C’est une idée absurde, car l’apprentissage est une incorporation, alors que le numérique est une mise à disposition. Or lorsque les choses sont à disposition, vous n’avez encore rien appris. Les élèves sont tentés de tout confondre : au lieu d’apprendre, ils cliquent. Donc, loin d’être une solution, le numérique est un véritable problème ; il devrait venir après l’enseignement. S’il en tient lieu, il le dévaste, car il est une dispense d’apprentissage. L’orthographe des élèves est mauvaise, on le sait. Mais si vous avez un correcteur à l’intérieur de votre ordinateur, vous n’avez plus à vous soucier de votre orthographe, donc de la logique même de ce que vous dites. J’ajoute que la culture s’est déposée dans les livres. Un grand spécialiste d’Internet, Derrick de Kerckhove, souligne bien que le livre est « un lieu de repos pour les mots écrits ». Là en effet les « mots ont un domicile fixe. Ailleurs, ils bougent, ils courent, ils sont fluides et malléables ». L’école devrait ramener les élèves aux livres. Au lieu de cela elle quitte l’univers du livre pour ne surtout pas dépayser les digital natives. Et la République numérique part en guerre contre l’élitisme républicain. Des écrans partout, mais nulle part des notes, des devoirs, des redoublements : la dernière réforme est l’ultime capitulation.

 

Partager cet article
Repost0
Published by voxpop - dans La France en résistance
5 janvier 2013 6 05 /01 /janvier /2013 09:45

 

Le Figaro

NATACHA POLONY

ZoomSignetsPartagerImprimerÉcouter

 

chronique

En cette nouvelle année, le président de la République a adressé ses voeux à la nation. Il a répété, à cette occasion, que toute son énergie était concentrée sur l’inversion de la courbe du chômage. Nous partageons tous cet objectif, tant le chômage de masse est aujourd’hui la cause principale du délitement du corps social, du creusement des déficits et du déséquilibre majeur entre les générations. Mais quelques jours à sillonner la France pendant ces fêtes, à observer et interroger des artisans, des plus simples aux plus prestigieux, donnaient une autre dimension à ce problème crucial.

L’artisanat et le petit commerce sont pourvoyeurs d’emplois dans un pays dont l’art de vivre s’est fondé sur le plaisir du beau et du bon, sur l’agrégation de petites patries aux identités incarnées dans des produits, des objets et les hommes qui les créent. Et certes, qui écoute ces petits patrons les entend déplorer les charges trop élevées qui pèsent sur les embauches. Oui, tel propriétaire d’un magasin de jouets de centre-ville expliquera comment une marque rachetée par un groupe financier étranger a augmenté de 40 % ses prix pour tenir compte des marges arrière que lui réclamera la grande distribution. Autrement dit, le petit commerçant financera les baisses de prix consenties à ceux qui vont l’asphyxier. Oui, tout cela relève de la réalité ordinaire.

Mais

le discours que l’on entend le plus, de la part de patrons qui n’ont rien de méchants exploiteurs en quête de performance, mêle inquiétude et étonnement : les jeunes qu’ils reçoivent, disent-ils, n’ont, sauf exception, pas la moindre idée de ce que peut être l’investissement dans un métier. Alors même qu’ils ont la chance de ne pas travailler à la chaîne, à la caisse d’un supermarché ou dans des domaines où le management moderne a effacé tout sens de la tâche accomplie, ils sont devenus de petits fonctionnaires du profit. Élevés dans le culte des loisirs et de la rentabilité, par des adultes qui ont accepté toutes les déshumanisations d’une société de consommation aveugle, ils sont consommateurs de leur propre vie. La passion leur est interdite ; celle du travail bien fait relève de la blague.

Comment en arrive-t-on là ? À produire des jeunes gens qui regardent leur montre à 18 heures? Qui ne comprennent pas que leurs aînés aient pu sacrifier leurs soirées ou leurs fins de semaine, non pas pour enrichir un patron, mais par amour d’un métier que l’on voulait exercer dans toute sa plénitude ? Il serait sans doute temps de nous interroger sur les messages inconscients que nous avons envoyés à cette jeunesse pour la priver d’un des plus grands bonheurs, la fierté de s’accomplir dans une tâche gratifiante. Mais depuis l’enfance, dans les familles ou à l’école, nous avons fait de l’apprentissage une épreuve, une corvée, quand c’est la plus grande des richesses. Nous avons appris à nos enfants les calculs d’apothicaire, et nous nous étonnons que le baccalauréat et les diplômes qui suivent, qui devaient couronner la fin des études et l’acquisition du savoir, ne soient plus que des bouts de papier que l’on obtient pour décrocher un poste bien rémunéré. Nous leur avons appris les droits et la revendication et nous nous étonnons qu’ils ne connaissent pas la vocation. Mais il n’est pas de société qui tienne sans cet investissement de ceux qui le peuvent, de ceux qui exercent des métiers où l’on peut s’accomplir ; et ils sont plus nombreux qu’on ne le croit, tant il est vrai que toute tâche, même balayer une cour, peut être faite bêtement ou intelligemment.

Sans doute devrions-nous tous relire ces lignes, tirées de Citadelle, de Saint-Exupéry, et les enseigner à nos enfants, pour leur rendre le bien que nous leur devons : la passion. « Et j’ai appris ceci qui est essentiel : à savoir qu’il importe de bâtir d’abord le navire et de harnacher la caravane et de construire le temple qui dure plus que l’homme. Et désormais les voilà qui s’échangent dans la joie contre plus précieux qu’eux-mêmes. Mais n’espère rien de l’homme s’il travaille pour sa propre vie et non pour son éternité. (…) Et je passai devant mon savetier à la jambe unique occupé d’embellir de filigranes d’or ses babouches et je compris bien, malgré qu’il n’eût plus de voix, qu’il chantait : “Qu’y a-t-il, savetier, qui te rend si joyeux ?”. Mais je n’écoutai point la réponse, sachant qu’il se tromperait et me parlerait de l’argent gagné ou du repas qui l’attendait ou du repos. Ne sachant point que son bonheur était de se transfigurer en babouches d’or. » Qui sont-ils, les savetiers de la République ?

 

Partager cet article
Repost0
Published by voxpop - dans La France en résistance
5 janvier 2013 6 05 /01 /janvier /2013 09:28

 

  • 5 janv. 2013
  • Le Figaro
  • par Paul-Henri du Limbert phdulimbert@lefigaro.fr
Le Grand Inquisiteur
L’ÉDITORIAL DE PAUL-HENRI DU LIMBERT

Ce gouvernement comptait déjà un grand imprécateur, Arnaud Montebourg, voilà qu’apparaît un grand inquisiteur. Il a pour nom Vincent Peillon, ministre de l’Éducation nationale, qui installe tranquillement les gros canons de la « morale laïque » contre les établissements catholiques. De quoi se sont-ils rendus coupables pour mériter une telle campagne d’intimidation ? D’avoir simplement rappelé, par la voix du secrétaire général de l’enseignement catholique Éric de Labarre, que l’Église est hostile au projet de loi sur le mariage homosexuel et qu’un sujet aussi fondamental mérite bien un débat. Rien de plus, rien de moins. Pour paralyser de frayeur l’adversaire, Vincent Peillon utilise un argument qui confine au terrorisme intellectuel. Si on le comprend bien, critiquer le « mariage pour tous » revient ipso facto à faire le lit de l’homophobie. Or, l’homophobie est un délit. Qui veut débattre du mariage homosexuel est donc un délinquant en puissance. CQFD. Et qu’importe si les organisateurs du mouvement se défendent à juste titre de toute homophobie et se désolidarisent ostensiblement de ceux, très minoritaires, qui ici ou là se répandent en propos délétères sur les homosexuels ! Si Vincent Peillon voulait jeter dans la rue, le 13 janvier prochain, les gros bataillons des opposants au projet gouvernemental, il ne s’y prendrait pas autrement. Ceux qui hésitaient à aller manifester ont désormais une raison supplémentaire de le faire. Elle se résume en peu de mots : défense de la liberté d’expression. Le ministre invoque « le principe de neutralité » auquel doit se plier l’enseignement catholique. Ne lui ordonne-t-il pas plutôt une soumission muette et quasi consentante ? Il s’agit de la deuxième faute politique du ministre de l’Éducation nationale. La première avait consisté à défendre, dans le cadre de ses fonctions, la dépénalisation du cannabis. Un sujet sur lequel il aurait pu, pour le coup, faire preuve d’un minimum de « neutralité ». François Hollande gagnerait à rappeler à l’ordre ses ministres, qu’ils soient imprécateurs ou inquisiteurs. La social-démocratie apaisée qu’il appelle de ses voeux doit oublier et Fouquier-Tinville et le petit père Combes.

Partager cet article
Repost0
Published by voxpop - dans La France en résistance
4 janvier 2013 5 04 /01 /janvier /2013 21:47
Qu’a donc fait l’islamiste Tareq Oubrou pour mériter la légion d’honneur (à part vouloir instaurer la charia ) ?

Jean-Patrick Grumberg pour www.Dreuz.info


infos-bordeaux.fr
Publié le 1 janvier 2013 dans
 Actualités, Politique
L’islamiste Tareq Oubrou, nommé Chevalier de la Légion d’honneur

 

Institué par Napoléon Bonaparte le 19 mai 1802, l’ordre national de la Légion d’honneur récompense « les mérites éminents militaires ou civils rendus à la Nation ».  Parmi les 681 personnes distinguées cette année, les bordelais auront la surprise de voir Tareq Oubrou, promu au grade de chevalier.

Membre d’une des organisations les plus radicales de l’islam en France (UOIF : Union des organisations islamiques de France), dont la devise est « Le Coran est notre Constitution », Tareq Oubrou est également l’ancien président de l’association « Imams de France ».

Tareq OubrouNé au Maroc, il est un grand admirateur du fondateur des frères musulmans, Hassan Al Banna. Il y a plusieurs années, lors d’une conférence publique, Tareq Oubrou déclarait : «L’Islam touche à tous les domaines de la vie. Comme le veut le Coran, C’est un Etat, c’est un pays, dans le sens géographique, c’est à dire qu’il regroupe toute la communauté dans une géographie où il n’y a pas de frontières. La frontière entre deux pays musulmans est une hérésie méprisable par l’Islam… La politique des Musulmans ce n’est pas la politique des autres, la politique des autres est construite sur le mensonge ».

Si un de nos lecteurs connait « les mérites éminents militaires ou civils rendus à la Nation » par Tareq Oubrou*, qu’il n’hésite pas à contacter la rédaction d’Infos-Bordeaux.

* Photo prise il y a quelques années.

 

[cc] Infos Bordeaux, 2010-2012, Dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d´origine [http://www.infos-bordeaux.fr/].
Partager cet article
Repost0
Published by voxpop - dans La France en résistance
4 janvier 2013 5 04 /01 /janvier /2013 19:05

MERCI Monsieur Wauquiez, pour votre clairvoyance et votre mise en garde au regard de cette dérive inacceptable à l'encontre des chrétiens à laquelle se livrent nombre de ministres du gouvernement !

Peillon cherche à faire culpabiliser les chrétiens

Par Delphine de Mallevoüe

Mis à jour le 04/01/2013 à 18:38 | publié le 04/01/2013 à 18:33 

«Au lieu d'être le projet de tolérance dont se réclament ses défenseurs, cette réforme est d'abord la réforme du rejet, du mépris et de la haine à l'égard des religions», accuse Laurent Wauquiez. 


INTERVIEW - Laurent Wauquiez s'insurge contre les propos «scandaleux» du ministre de l'Éducation, qui a tancé vendredi l'enseignement catholique pour ses prises de position sur le mariage gay.

Député (UMP) de la Haute-Loire, Laurent Wauquiez a été ministre chargé des Affaires européennes puis ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche. Conseiller politique de l'UMP depuis 2009, il a fondé La Droite sociale, un club de réflexion de parlementaires voué à faire entendre la sensibilité sociale au sein de la droite.

LE FIGARO. - Comment réagissez-vous aux déclarations de Vincent Peillon?


Laurent WAUQUIEZ. - C'est parfaitement scandaleux de laisser croire que la vision de la famille dans l'enseignement catholique serait responsable de suicides chez les jeunes homos. Cela relève au mieux de l'ignorance, au pire du mépris pour l'enseignement catholique. C'est une grande manipulation politique qui cherche à faire culpabiliser les chrétiens et à faire croire que l'opposition au mariage homo et à l'adoption est le fait d'une minorité.


Les débats autour du mariage homosexuel donnent jour, selon vous, à une «cathophobie intolérable», que dénoncez-vous précisément?

La volonté de rejeter tout rapport avec les religions est très frappante depuis ce nouveau gouvernement socialiste. Tout particulièrement avec les chrétiens, à en juger par la violence et la cristallisation dont ils font l'objet dans les débats sur le «mariage pour tous». Au lieu d'être le projet de tolérance dont se réclament ses défenseurs, cette réforme est d'abord la réforme du rejet, du mépris et de la haine à l'égard des religions.

 

Vous vous scandalisez que l'on réduise l'opposition au projet aux seuls catholiques…

Le mariage homosexuel et l'homoparentalité, c'est un sujet pour tous et pour toutes les religions. Les juifs, les musulmans, les protestants s'y opposent. Or le gouvernement marque une volonté scandaleuse de réduire l'opposition à un seul groupe réactionnaire qui serait les cathos. Bien commode.

 

Vous accusez particulièrement certains ministres, que leur reprochez-vous?

Les lignes rouges ont été franchies de manière inacceptable avec l'attitude insultante de plusieurs membres du gouvernement et du rapporteur socialiste du projet de loi qui, lors des auditions, a accusé les religions d'un «défaut d'intelligence». Passons sur le ridicule dont s'est couverte Cécile Duflot avec son intention de réquisitionner les biens de l'Église pour loger les sans-abri. Le plus inacceptable vient de la ministre déléguée aux Personnes âgées et à l'Autonomie, Michèle Delaunay, qui a relayé un tweet outrageant et discriminant («Aujourd'hui les catholiques condamneraient la sainte Famille: un mari qui n'était pas le père, une mère vierge…», NDLR). Elle insulte juste la foi de millions de Français. Dans quelle république est-on si un ministre se permet ce genre de dérive? Sommes-nous condamnés à devoir tout accepter? Stop, ça suffit!

 

C'est ça la cathophobie?

Jamais on n'aurait accepté ces propos sur l'islam ou sur les juifs. Tout le monde l'aurait aussitôt taxée d'antisémitisme ou de racisme. Toutes les religions ont droit à un égal et même respect. Nous devons être très vigilants avec ce sectarisme et cette intolérance. Cette attitude est un vrai dévoiement de la vision de la laïcité car, pour ces responsables politiques, l'idéal serait d'extirper toute forme de religion de la société or la laïcité est tout le contraire: c'est le respect de toutes les religions.

 

C'est le point de vue de l'homme politique ou une conviction personnelle?

Les religions sont une richesse pour notre société, elles font partie de notre histoire et de notre civilisation. Si je tire la sonnette d'alarme, ce n'est pas en tant que croyant mais en tant qu'élu car je crois sincèrement que c'est une vraie dérive pour la société et la République.

 

Que demandez-vous au gouvernement?

Un seuil intolérable a été franchi et cela mérite des éclaircissements de la part de Jean-Marc Ayrault. Il doit rappeler à l'ordre ses ministres et faire un geste de respect et de dialogue avec les religions.

LIRE AUSSI:

» Mariage gay: Peillon recadre l'enseignement catholique

» Mariage gay: le non de l'enseignement catholique 

Partager cet article
Repost0
Published by voxpop - dans La France en résistance
2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 18:07

 

N'emporte dans tes bagages

que les meilleurs souvenirs de 2012...


 
 Laisse les mauvais moments

aux objets perdus.


 
La durée de ton voyage sera d’exactement

12 mois.

   
Tes
 prochaines escales seront :

Santé, Amour, Joie, Harmonie,

Prospérité et Paix.

 


 
Le Commandant de bord te propose le

menu suivant

servi durant le vol :

Cocktail de l'amitié- 


Suprême de bonne santé- 


Gratinée de prospérité- 


Plateau d'excellentes nouvelles-

 
Salade de réussite- 


Bûche du bonheur-

  
Le tout accompagné de bulles d'éclats

de rires.

  Bon et agréable voyage

à bord du vol 2013!

Partager cet article
Repost0
Published by voxpop - dans La France en résistance
2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 17:38

NKM exprime à haute voix le sentiment des quelques 11 millions de Français qui devant leurs télés attendaient autre chose que ce message tellement creux !

 

Le Point.fr - Publié le 02/01/2013 à 11:50

L'ex-ministre UMP Nathalie Kosciusko-Morizet a jugé mercredi que les voeux du

président François Hollande "manquaient de contenu" et traduisaient

"un manque de respect" vis-à-vis des Français. Interrogée sur France Inter,

la députée de l'Essonne y a vu une "occasion ratée".

"J'ai trouvé d'une certaine manière que ce n'était pas très correct

d'aller voir les Français pour leur dire si peu de choses", a-t-elle lâché.

"C'était un manque de respect, finalement, à l'attention des Français.

Il y a beaucoup de Français qui se sentent trompés par la politique

menée par François Hollande, par le fait qu'il ne se passe pas grand-chose.

Il ne faudrait pas qu'ils finissent par se sentir humiliés.

Trouver si peu dans un discours de voeux, c'est un problème", a-t-elle ajouté.

Selon Nathalie Kosciusko-Morizet, "ça manquait de contenu, ça manquait de messages".

"On attend un message fort du président de la République."


Et c'était un message pré-enregistré ....

Voir


Click here to find out more!
Partager cet article
Repost0
Published by voxpop - dans La France en résistance
2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 09:40

Je voudrais croire en la capacité de discernement des Français au regard du PS manipulateur et cynique, si bien mis à nu dans cet article.

 

2 janv. 2013  ·        Le Figaro  ·        Jean-Claude Pacitto

ZoomSignetsPartagerImprimerÉcouter

L’auteur, enseignant-chercheur à l’université Paris-Est, dénonce le clientélisme, et non la recherche d’une justice sociale, de l’actuelle majorité.

Le PS a favorisé l’idéologie multiculturaliste et sa conception ethnique de la citoyenneté, régression sans précédent qui se pare des beaux habits de la diversité

La droite fait une erreur d’interprétation majeure lorsqu’elle souligne le caractère idéologique de la politique menée par la majorité socialiste. Fruit improbable de l’union du mitterrandisme et du trotskisme, le PS n’a, à vrai dire, aucune idéologie si ce n’est celle de suivre l’air du temps et de rebaptiser progrès les dérèglements de la société. Le seul objectif du PS, c’est le pouvoir pour le pouvoir et l’habillage idéologique n’est qu’une habile manoeuvre visant à occulter les vrais objectifs de ce parti car, à la vérité, et c’est ce que les leaders de la droite appréhendent mal, le PS n’est pas un parti comme les autres. Le PS est d’abord et avant tout le point de convergence de multiples réseaux qui lui fournissent des militants mais surtout des relais dans la société civile, relais qui permettent d’influencer des pans entiers du corps social. Sorte de maison d’accueil de ces réseaux divers et variés (des syndicats au lobby LGBT), le PS fidélise ces multiples contributions par sa formidable capacité rétributive, en faisant accéder à des postes de responsabilité nombre de personnalités issues de ces réseaux. Ce clientélisme passe aussi par le vote de lois visant à conforter tel ou tel réseau et on ne le voit que trop bien en ce moment.

La politique économique du gouvernement vise, en ciblant démagogiquement quelques milliers de personnes que l’on livre à la vindicte publique, à faire oublier que pendant ce temps on ne touche pas aux tares du système. À savoir la persistance d’un système de retraite profondément injuste, que l’on ne s’attaque évidemment pas au régime des intermittents du spectacle, que l’on préfère s’attaquer «aux comités Théodule» qu’à nombre d’agences gouvernementales, dont le coût supporté par la collectivité est régulièrement pointé par diverses institutions, et que l’on ne remet pas en cause la gestion quelque peu surréaliste des effectifs de la fonction publique locale.

La seule finalité de toutes les politiques économiques socialistes, c’est bien de faire vivre ce système clientéliste et en aucun cas de viser à une quelconque justice sociale. Coupés du peuple depuis des décennies, les oligarques socialistes ont toujours préféré à une politique visant à accroître les salaires celle de l’assistanat.

Plus profondément, c’est la République qui est atteinte dans ses fondements mêmes. Toute l’habileté du PS consiste à faire croire qu’il combat les privilèges alors qu’il ne fait que les conforter, mais suprême habileté de sa part, c’est lui qui définit ce qu’est un privilège.

Au-delà du seul domaine économique, le cynisme du PS est à l’oeuvre dans la conduite des politiques vis-à-vis de l’immigration. Pendant longtemps les représentants de la droite ont cru que ces politiques étaient déterminées par l’humanisme ou l’angélisme des socialistes. Mais on se souvient du tremblement de terre qu’avait provoqué le fameux rapport de Terra Nova. Ce rapport révélait le rôle électoral que l’on entendait faire jouer à l’immigration, en d’autres termes que l’immigration devenait une arme électorale. Les socialistes, bien renseignés en cela par l’exemple américain, en connaissent la condition: le communautarisme permet de provoquer des réflexes de vote collectif. Le PS a favorisé l’idéologie multiculturaliste et sa conception ethnique de la citoyenneté, régression sans précédent qui se pare des beaux habits de la diversité.

De la même façon, personne n’est dupe sur les objectifs véritables du droit de vote des étrangers: non pas faire accéder ces personnes à la citoyenneté mais permettre aux socialistes de conserver leurs positions de pouvoir acquises dans les collectivités locales. La maîtrise du pouvoir local est la clef de voûte du système socialiste.

 

Le PS a pourtant sous-estimé la capacité de discernement des Français. S’il fait encore quelque peu illusion sur les questions économiques, le PS ne fait plus guère illusion sur les questions sociétales où il apparaît de plus en plus comme un parti manipulateur, bref comme un parti parfaitement cynique.

 

Partager cet article
Repost0
Published by voxpop - dans La France en résistance
31 décembre 2012 1 31 /12 /décembre /2012 09:52

La vraie leçon des Sages

ZoomSignetsPartagerImprimerÉcouter

Travail d’amateur ! Voilà, en résumé, ce que dit le Conseil constitutionnel dans sa décision d’annuler la fameuse taxe à 75 % sur les revenus de plus d’un million d’euros. Une taxe taillée à la hache, méconnaissant le principe élémentaire de l’imposition par foyer et non par individu, le tout créant des disparités absurdes et injustifiables entre contribuables. Une taxe surtout marquée du sceau de l’improvisation, comme l’avait été son idée même, brandie inopinément par François Hollande au coeur de la campagne pour ratisser sur sa gauche. S’agissant de la mesure la plus visible, la plus symbolique, la plus emblématique du programme socialiste, voilà qui ne fait pas très sérieux. Mais là n’est pas l’essentiel. Ce qu’il faut surtout retenir des décisions du Conseil constitutionnel, c’est la censure impitoyable de tout ce qui s’apparente à une spoliation fiscale. Car, dans sa chasse aux « nantis », le gouvernement, emporté par son enthousiasme, y a été de bon coeur. Jusqu’à surtaxer des bénéfices non distribués ou des plus-values virtuelles, dont les contribuables n’ont pas touché un euro. Avec pour résultat de faire payer, dans certains cas, davantage d’impôts que de revenus réellement perçus ! Autant que la taxe à 75 %, c’est aussi toutes ces folies que le Conseil constitutionnel vient de jeter aux orties. Ce faisant, les Sages n’ont jamais si bien porté leur nom. Contrairement à ce que prétend le gouvernement, derrière leur argumentaire technique, ils rappellent avec solennité que la fiscalité confiscatoire n’a pas droit de cité en France. Ce qui, depuis six mois, ne saute pas aux yeux et fait fuir ceux qui refusent de reverser à l’État l’essentiel de ce qu’ils gagnent. Et qui, vu de l’étranger, agit comme un véritable repoussoir pour les investisseurs. À travers sa cruelle leçon de droit fiscal, le Conseil constitutionnel rend un inestimable service à la France. Le gouvernement serait bien inspiré de la retenir.

Partager cet article
Repost0
Published by voxpop - dans La France en résistance
31 décembre 2012 1 31 /12 /décembre /2012 09:33

 

 

 


Voir la vidéo

.........

.........

Je veux le dire avec force : face à la crise, il n'y a pas de fatalité.

Bien sûr, il y a une crise internationale qui rend la situation critique dans tous

les pays occidentaux. Mais il y a aussi des réponses pour en sortir.

Nicolas Sarkozy, d'ailleurs, avait montré la voie. Il avait protégé les Français

et préparé la sortie de crise avec des réformes courageuses. Par comparaison

avec le pouvoir actuel, les Françaises et Français sont en train de reconnaître

ce que nous lui devons.

Cet élan réformateur a été brisé net le 6 mai dernier par l'arrivée au pouvoir

de François Hollande.

Le gouvernement, depuis, collectionne les décisions les plus néfastes

pour notre économie, pour notre équilibre social, pour notre rayonnement

international. La gauche ajoute de la crise à la crise.

Nous, nous savons qu'une autre politique est possible.

Nous savons qu'avec du courage, avec de la fermeté, de la générosité,

nous pouvons écrire une autre histoire pour notre pays !

  • Notre économie peut redevenir compétitive et créer des emplois en France,
  • si l'on fait enfin confiance à ceux qui travaillent, qui créent, 
  • qui investissent ;
  • Notre modèle social peut retrouver sa vitalité, 
  • s'il est fondé sur l'équilibre des droits et des devoirs et non sur l'assistanat ;
  • Nos villes et nos villages peuvent retrouver la sécurité, 
  • si la culture de l'excuse laisse place à la fermeté ;
  • Nos écoles peuvent retrouver l'excellence et le respect de l'autorité, 
  • si l'on tourne la page de l'égalitarisme ;
  • Notre société peut en finir avec les clivages mortifères 
  • si nos gouvernants arrêtent d'instrumentaliser les questions de société 
  • et de mépriser les familles ;
  • Notre pays peut renouer avec l'idéal républicain, si l'on affiche 
  • une tolérance zéro face au communautarisme et si l'on 
  • maîtrise vraiment l'immigration.
Partager cet article
Repost0
Published by voxpop - dans La France en résistance

Bienvenue

  • : Le blog de voxpop
  • : Immigration en France : Etat des lieux, réflexion et charte de vote. La France en résistance
  • Contact

CHOISIR 

LA  FRANCE

 

RESISTANCE !

Capture-d-ecran--316-.png 

J'ai plus envie de me croire à Kaboul dans ma ville,

J'ai plus envie de l'incivisme, plus envie de la médiocrité comme religion, plus envie du manque d'ambition comme profession de foi.

J'ai plus envie de relativiser. >>>>