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16 avril 2014 3 16 /04 /avril /2014 07:55

Bd Voltaire

Dominique Jamet

 

Si les dirigeants successifs de la France depuis vingt ans (ou du moins ceux qui se font passer pour des dirigeants mais qui sont dépassés par les événements dont ils feignent d’être les organisateurs) avaient eu un peu plus de jugeote et un peu plus d’avenir dans l’esprit, ils se seraient bien gardés de signer des traités qui nous imposaient des contraintes d’autant plus intenables qu’ils nous privaient simultanément des moyens d’y faire face.

Mais nos gouvernements – gauche folle et droite molle confondues – étaient également déconnectés des réalités et soucieux de faire figure de bons Européens, quitte à être de détestables Français.

L’encre des pactes passés avec le diable libéral n’était pas encore sèche que « la France » (entendez son gouvernement) qui s’était privée de la possibilité de dévaluer sa monnaie (puisqu’elle n’avait plus de monnaie), de protéger ses frontières (puisqu’elle ne les contrôlait plus), de relancer la croissance (puisqu’elle s’était engagée à la rigueur budgétaire), frappait pour la première fois à la porte de la Commission de Bruxelles pour demander à être dispensée de tenir la parole qu’elle venait de donner. À la honte d’avoir abdiqué sa souveraineté, elle ajoutait la honte de renier ses engagements.

Comme le système fonctionnait, on a cru à Paris que Bruxelles et Berlin, respectivement capitale politique et capitale économique de la France, se laisseraient indéfiniment attendrir par nos beaux yeux.

La belle époque est finie. La semaine dernière sur les bords de la Spree, cette semaine dans la ville du Manneken-Pis, les ministres de l’Économie et des Finances puis les conseillers de l’Élysée se sont inutilement humiliés devant leurs interlocuteurs. Mme Merkel puis M. Barroso, nos maîtres, nous ont rappelés à nos obligations.

Du coup, M. Valls, confronté à son premier échec, a promis qu’il tiendrait le cap avec lequel il avait cru pouvoir ruser. Comment ? Au prix de quels nouveaux impôts, de quelles nouvelles économies ? Cette fois, nous touchons le fond.

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15 avril 2014 2 15 /04 /avril /2014 08:26

Bd Voltaire Dominique Jamet

 

J’ai beau suivre de près, dans nos médias et grâce à eux, la suite des événements qui se sont déroulés en Ukraine ces derniers mois, j’avoue avoir parfois du mal à les comprendre et j’aimerais que l’on m’explique.

J’aimerais que l’on m’explique pourquoi un soulèvement armé contre un président régulièrement élu (quoi que l’on pense, du reste, de M. Ianoukovitch) est légitime et admirable, et pourquoi un soulèvement armé contre un gouvernement issu de l’insurrection et constitué sous la pression de la rue sans autre forme de procès est suspect et condamnable.

J’aimerais que l’on m’explique pourquoi des hommes surgis du néant, armés et cagoulés, vêtus et équipés de neuf, sont des champions de la liberté dès lors qu’ils se regroupent derrière un drapeau jaune et bleu, et pourquoi des hommes armés et cagoulés, vêtus et équipés de neuf sont de vils provocateurs dès lors qu’ils arborent un drapeau bleu blanc rouge ou des médailles aux rubans orange et noir.

J’aimerais que l’on m’explique pourquoi il est sans importance que certains groupes révolutionnaires se réclament de partis et de héros nazis ou pro-nazis, et pourquoi il est choquant que certains miliciens pro-russes cultivent la nostalgie du bon vieux temps de l’Union soviétique.

J’aimerais que l’on m’explique pourquoi un oligarque gorgé de vols et de rapines a droit de cité s’il soutient la très belle et très corrompue Ioulia Timochenko, et pourquoi un oligarque gorgé de rapines et de vols ne mérite que de voir ses avoirs gelés et d’être arrêté s’il s’aventure à l’étranger au cas où il serait proche du fruste et cupide Ianoukovitch.

J’aimerais que l’on m’explique pourquoi un Ukrainien qui se sent proche, non seulement géographiquement mais affectivement, de la Russie dont ses ancêtres ont partagé le destin pendant quelques siècles est un imbécile, un demeuré, un homme qui n’a rien compris à l’histoire, et pourquoi un Ukrainien qui défend l’indépendance aussi neuve que fragile de son pays est dans le vrai.

J’aimerais que l’on m’explique pourquoi il faudrait écarter toute solution qui passerait par des référendums et des autonomies régionales, et pourquoi il faudrait préférer à cette voie celle de la guerre civile ou de la guerre étrangère.

J’aimerais que l’on m’explique pourquoi les gesticulations politiques, diplomatiques et militaires de l’OTAN sont justifiées, et pourquoi il est scandaleux que la Russie ait massé des troupes russes en territoire russe sans être jusqu’ici passée aux actes.

J’aimerais que l’on m’explique pourquoi, lorsque Vladimir Poutine – chef d’un État mitoyen de l’Ukraine – déclare qu’il n’admettrait pas que les Ukrainiens pro-russes soient maltraités, il commet le crime d’ingérence, et pourquoi, lorsque le vice-président américain Joe Biden annonce sa venue à Kiev pour y assurer le gouvernement local de l’appui des États-Unis, il ne fait que ce qu’il doit faire.

J’aimerais que l’on m’explique pourquoi on essaie de nous faire croire qu’en Ukraine les forces du Bien ont levé le drapeau de la liberté pour combattre l’empire du Mal.

J’aimerais que l’on m’explique… mais je plaisante, car je n’ai besoin d’aucune explication. On a mis en marche, une fois de plus, le rouleau compresseur du bourrage de crâne et les commentaires biaisés de la crise ukrainienne se passent de sous-titres. Ils parlent tout seuls.

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14 avril 2014 1 14 /04 /avril /2014 23:15

 

    Le Point.fr - Publié le 14/04/2014 à 06:40 - Modifié le 14/04/2014 à 06:44 

 

La garde rapprochée des ministres du gouvernement Ayrault se serait réparti 12 millions d'euros de primes en 2013. Charles Consigny clame son indignation.        

 

 

Margaret Thatcher, qui nous manque, qui a su redresser la Grande-Bretagne pendant qu'on s'enfonçait dans le jack-languisme, avait le sens de la formule et savait calmer les ardeurs des collectivistes à tout crin. "Le socialisme s'arrête là où s'arrête l'argent des autres", disait-elle comme un sniper atteint sa cible du premier coup. Au pouvoir, la gauche s'est toujours comportée avec l'argent des autres comme si c'était le sien. Quel que soit le contexte, quels que soient les résultats de sa politique, quel que soit le niveau de pauvreté du peuple. L'année dernière, rien que pour les membres des cabinets ministériels, c'est-à-dire une part infime des gens qui nous gouvernent mal et chèrement, ça a coûté 12 millions d'euros. Si le Conseil d'État était saisi de l'affaire, il annulerait rétroactivement ces versements au nom d'un bilan coût-avantage défavorable à la puissance publique. Personnellement, je pense que ça mérite la correctionnelle pour soustraction frauduleuse de la chose d'autrui, c'est-à-dire le vol.

Ainsi que le révèle Le Figaro, qui s'est tapé les 100 pages de tableaux du dernier "jaune budgétaire" annexé au projet de loi de finances 2014, autrement dit un document à la forme la plus obscure possible pour tenter d'en dissimuler le fond, "les ministres les plus généreux ont distribué par collaborateur plus de 3 500 euros mensuel de revenus bruts complémentaires. Plus de deux smic par mois, en somme. En plus du salaire, donc. Et il ne s'agit là que d'une moyenne". Comprenez que des gens qui ont augmenté les impôts de 60 milliards depuis 2012, qui n'ont pas su faire baisser le chômage, ni la dette, ni le déficit commercial, ni la délinquance, et qui ne réforment rien sérieusement, attendant les bras ballants une reprise qui ne vient pas au nom d'une absurde conception cyclique de l'économie, bref, qui administrent le pays comme le capitaine du Titanic manoeuvrait son paquebot, ces gens-là estiment être fondés à se verser les uns les autres l'argent qu'ils prennent sur les travailleurs et qu'ils ne donnent pas aux pauvres.

Qu'ils aillent faire un tour dans le privé !

J'entends toujours les membres des cabinets ministériels m'expliquer qu'ils sont bien payés parce qu'ils travaillent beaucoup, qu'ils subissent un stress très important et dorment peu. Ils ne vont pas jusqu'à affirmer devant moi qu'ils font cela pour le bien du pays, reconnaissant que c'est avant tout leur petite carrière qui les préoccupe (et il faut dire que, sur un CV, ça fait toujours bien, où qu'on souhaite aller par la suite). Il faudrait que ces gens aillent dans n'importe quelle entreprise normale, ce qu'ils n'ont souvent jamais fait de leur vie, et ils s'apercevraient que n'importe quel job, payé deux ou trois fois moins pour les mêmes diplôme et expérience, demande qu'on travaille beaucoup, qu'on subisse un stress très important et qu'on dorme peu. La vérité, c'est que les cabinets ministériels, lieux de toutes les cooptations et de toutes les incompétences, sont des îlots en dehors du réel pour normaliens et sciences-pistes des beaux quartiers de Paris. Le poisson pourrit toujours par la tête, disait Mao Tsé-toung, leur grand inspirateur.

 

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14 avril 2014 1 14 /04 /avril /2014 23:01

 

COMMUNIQUE DE PRESSE
de Jacques MYARD
Député de la Nation
Maire de Maisons-Laffitte
Président du Cercle Nation et République


 

Le 14 AVRIL 2014


A/S : EURO : L'AVEU DE CHRISTIAN NOYER !

L'entretien de Christian Noyer , gouverneur de la Banque de France dans le Figaro de ce jour constitue une démonstration sans appel de l'inadaptation structurelle et congénitale de l'euro , c'est la quadrature du cercle d'une monnaie plaquée sur des économies hétérogènes et divergentes !

C'est un aveu complet !

C. Noyer déclare " L'euro est anormalement fort .... La baisse du change est plus facile à invoquer qu'à orchestrer " et il ajoute " La zone euro présente un excédent de ses paiements courants avec le reste du monde... elle est compétitive globalement ... en ayant une demande intérieure trop faible en raison des ajustements massifs dans les pays de la périphérie " Sic !

Malheureusement il oublie de dire que tout cela est imputable à l'Allemagne qui a des excédents commerciaux records et qui tire l'euro à la hausse ! C'est aussi simple que cela !

Faire baisser l'euro est-elle la solution ? Certes mais à qui cela profitera t -il ? A l'Allemagne qui y gagnera encore plus de compétivité commerciale et qui tirera l'euro à la hausse , c'est une évidence !

En réalité il est impossible d'avoir un taux de change qui puisse être adapté à tous les pays de la zone . L'Allemagne peut vivre et exporter avec un euro valant 1,5 $ , la France avec la parité $ et la Grèce avec une monnaie à 0,5 $ , le reste n'est que littérature pour eurobéats et autres utopistes !

Une solution à court terme et rapide serait que l'Allemagne sorte de l'euro , sa monnaie se renchérirait rapidement , sa balance commerciale se réajusterait ainsi que sa balance des paiements ... et l'euro baisserait .

La meilleure solution serait que les Etats de la zone admettent que l'utopie a assez fait de dégats et que le système soit collectivement démonté avant qu'il n'implose !

Mais pour cela , il faudrait que la raison l'emporte sur la passion idéologique !


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13 avril 2014 7 13 /04 /avril /2014 23:26
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12 avril 2014 6 12 /04 /avril /2014 07:14

C'est François Hollande qui ne voulait pas s’entourer de personnes «condamnées par la justice». .....


Le Monde

C'est une petite musique sourde mais insistante. Pas un article de presse sur le duel entre Jean-Christophe Cambadélis et Harlem Désir pour la direction du PS sans commentaires critiques de lecteurs sur Internet concernant les condamnations judiciaires de ces deux candidats au poste de premier secrétaire. Au point que certains cadres et militants du PS s'interrogent sur les risques politiques de leur désignation.

Les deux responsables socialistes ont chacun un passé judiciaire remontant à des affaires très anciennes. En 1998, M. Désir a écopé de dix-huit mois de prison avec sursis et 30 000 francs d'amende pour "recel d'abus de confiance ". En cause, son emploi fictif comme formateur dans une association lilloise entre novembre 1986 et octobre 1987, alors que l'actuel n° 2 du Parti socialiste occupait la présidence de SOS-Racisme.

M. Cambadélis, lui, a été reconnu coupable en 2006 dans l'affaire des emplois fictifs de la Mutuelle nationale des étudiants de France (MNEF). Condamné à six mois de prison avec sursis et 20 000 euros d'amende, il avait été rémunéré par la mutuelle proche du PS entre 1991 et 1995, à hauteur de quelque 620 500 francs au titre d'une activité fictive de conseil.

En 2000, le député de Paris avait déjà été condamné à cinq mois de prison avec sursis et 100 000 francs d'amende pour un emploi de complaisance de 1993 à 1995 dans une société gestionnaire de foyers de travailleurs immigrés dirigée par un ancien cadre du Front national. Une affaire d'autant plus embarrassante à l'époque que, quelques années auparavant, le responsable socialiste s'était fait connaître en lançant un "Manifeste contre le FN".

Si ces dossiers désormais anciens ont été totalement soldés par la justice, ils n'en restent pas moins une tache dans le CV des deux prétendants à la direction du PS et un handicap dans leurs campagnes axées chacune sur la "rénovation" des pratiques politiques.

"Bien sûr, que ça fait un peu désordre, c'est la limite d'avoir un discours sur la morale et la rénovation… Mais ces affaires remontent à plus de trente ans, c'est de l'histoire très ancienne, même si, aujourd'hui avec Internet, rien ne s'oublie", reconnaît un responsable socialiste. Par le passé, son dossier judiciaire a déjà porté préjudice à M. Cambadélis. Le député estime qu'il n'a "pas pu être premier secrétaire du PS" en 1997, lors de la nomination de Lionel Jospin à Matignon, à cause notamment de l'affaire de la MNEF.

Polémique

Aucun des deux candidats n'est donc à l'abri, une fois installé à la tête du PS, d'une prise à partie publique sur ses vieilles "casseroles". En septembre 2011, la députée UMP des Bouches-du-Rhône, Valérie Boyer, avait provoqué une polémique en qualifiant, dans les couloirs de l'Assemblée nationale, Harlem Désir de "repris de justice".

En juin 2012, Jean-Christophe Cambadélis, en passe de déclarer sa candidature, avait été interpellé sur la règle édictée pendant la campagne présidentielle par François Hollande. Celle-ci voulait qu'il ne s'entoure pas de personnes "jugées et condamnées". "Défaut de contrat de travail, c'est tout à fait secondaire et tout à fait privé (…) Moi, je pense que le problème qu'il faut poser est celui de l'inéligibilité", avait répondu M. Cambadélis le secrétaire national du PS, dont les condamnations n'ont jamais été assorties de l'interdiction de se présenter au suffrage universel.

Si jusqu'à présent, la campagne entre les deux concurrents est restée fair-play en apparence, chacun n'hésite pas à se servir des affaires de l'autre pour tenter de l'affaiblir. Sur son site Internet, la biographie de Jean-Christophe Cambadélis n'oublie pas de rappeler par exemple qu'il a été "accusé d'emploi fictif le même jour qu'Harlem Désir". "Ce serait trop imprudent de nommer "Camba" à la tête du PS, on ne sait pas ce qui pourrait sortir au bout de quelques mois", souffle, de son côté, un partisan de M. Désir, estimant qu'on ne peut pas comparer "la petite affaire d'Harlem" et "les grosses affaires" de M. Cambadélis, "ce sont des sommes d'argent et des contextes politiques tout à fait différents".

 

Bastien Bonnefous

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11 avril 2014 5 11 /04 /avril /2014 08:45

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Le 10 avril 2014
À « trop de souffrance, pas assez d’espérance », Valls répond par adolescence, inconséquence, intransigeance, manque de prudence et de bienséance.
        

Comme dirait ma grand-mère, où ont-ils encore déniché ce Rossignol-là ? Sauf que cette fois, c’est « une » Rossignol. Laurence, de son prénom, secrétaire d’Etat à la Famille et aux personnes âgées depuis mercredi.

« Trop de souffrance, pas assez d’espérance, telle est la situation de la France » déclamait Valls mardi dernier devant l’Assemblée. Un petit poème si joli qu’il a sans doute eu envie de continuer : « … et avec une parfaite incohérence, avons décidé de mettre les familles en transe, en leur refourguant Laurence ».

Car donner la famille à Laurence Rossignol, c’est un peu comme confier le ministère de la Défense à un objecteur de conscience. Un pied de nez, pour dire ça gentiment. Évoquant les Français en colère, Valls dit avoir « entendu leur voix ». Mais il ne l’a visiblement pas écoutée.

D’aucuns diront – les plus charitables ou les plus optimistes – que ça aurait pu être pire. Après tout, en novembre 2012, Laurence Rossignol, sur son blog, avait défendu la position de François Hollande quant à l’objection de conscience des maires. Selon elle, on pouvait comprendre cette objection attendu que « le mariage pour tous était une révolution anthropologique et pas une anecdote ».

Ça aurait pu être pire, mais pour l’apaisement, ça aurait pu être aussi mille fois mieux. D’abord parce que les déclarations inopinées de Laurence Rossignol, féministe à gauche de la gauche, fleurent un peu le patchouli soviétique éventé, mettant en cause sur France 2 l’emprise des parents sur les enfants (« Les enfants n’appartiennent pas à leurs parents ») ou prétendant sur Twitter sonder le cerveau de ses adversaires (« Dans les cerveaux de ceux qui ne veulent pas que les enfants voient Tomboy, je vois des choses très laides et pas claires »).

Ensuite parce qu’à l’instar de nombre de membres de ce gouvernement, qui font les difficiles avec la nourriture ou se prennent pour Pierre Cosso sur son scooter dans la Boum 2, Laurence Rossignol est une grande enfant : elle joue en ligne, au Sénat, sur son iPad en plein débat sur le mariage pour tous – les « révolutions anthropologiques », apparemment, ça la rase un peu – et elle s’essaie à faire de l’humour provocateur en mode « teenager » sur Twitter — donc en toute discrétion — avec pour tête de turc privilégiée la Manif pour tous et plus généralement la France supposée « conservatrice ».

Après Monsieur Petites-blagues, voici Madame Petites-vannes. Les bons mots succèdent aux dessins comiques : « Le grenelle de la famille LMPT le 8 mars à la Mutu c’est un peu comme la Gay Pride à Chartres le dimanche de Pentecôte » ou encore, quelques jours avant sa nomination, ce « retweet » assorti d’un smiley hilare à propos de la pollution : « Contre les particules, on devrait essayer la guillotine. Ça a déjà marché par le passé je vous signale ». Tordant. On transpose, pour voir, à propos du travail au noir ? « Contre le Black, on devrait essayer le fouet. Ça a déjà marché par le passé je vous signale »… non, pas très drôle en fait. Gamine de 56 ans, elle ne saisit pas ce que le spectacle d’une sénatrice raillant les persécutions dont un segment de la population, quel qu’il soit, a fait l’objet en raison de ses origines peut avoir de choquant.

À « trop de souffrance, pas assez d’espérance », Valls répond par adolescence, inconséquence, intransigeance, manque de prudence et de bienséance. Sans vouloir être alarmiste pour la suite, le dictionnaire des rimes suggère aussi « rance », « déshérence », « déliquescence ».

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Published by voxpop - dans La France en résistance
11 avril 2014 5 11 /04 /avril /2014 08:05

Ils ne sont pas sectaires...


 

http://www.youtube.com/embed/cBYexWvCQJE

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9 avril 2014 3 09 /04 /avril /2014 07:50

UN HOMME DE PAROLE !!!!


Bd Voltaire

Robert Ménard

 

Candidat aux élections municipales à Béziers, j’avais promis, si j’étais élu, de consacrer 100 % de mes forces, de mon énergie et de mon temps à ma ville. Elle le mérite et elle en a besoin. Élu à la mairie, contre toutes les prévisions et en dépit de l’hostilité des vieux partis qui nous ont fait tant de mal, la moindre honnêteté veut que je tienne l’engagement que j’avais pris.

C’est le cœur serré mais la conscience tranquille que je vous annonce aujourd’hui, amis et fidèles de Boulevard Voltaire, ma décision de quitter le site que j’ai créé il y a un an et demi, qui a duré et grandi grâce à vous, à votre attachement, à votre soutien, mais aussi grâce au travail et au talent de ceux et de celles qui l’ont fait vivre jour après jour et qui, d’ores et déjà, en ont fait l’un des plus beaux succès de presse enregistrés dans notre pays ces dernières années.

Cette prise de distance ne signifie en aucune manière que les raisons qui ont justifié la naissance de Boulevard Voltaire ne sont plus, et moins encore que je me désolidarise de l’esprit de liberté et de non-conformisme qui est notre marque et fait notre originalité. Plus que jamais, nous avons un besoin vital de lieux de débats, de discussions, de confrontations sans exclusive d’aucun point de vue, fût-il contraire à nos idées et à nos convictions.

La liberté d’expression est chez nous constamment ignorée, bousculée ou bafouée par ceux-là mêmes qui, par profession, devraient l’incarner. Convaincus sans doute de personnifier le vrai, le juste et le bien – en un mot la morale – trop de mes confrères (ou faut-il dire ex-confrères ?) tranchent, jugent et condamnent sans se donner le temps de réfléchir et la peine de s’informer. J’ai encore eu maintes occasions de le constater tout au long de la campagne électorale que je viens de mener jusqu’à la victoire de ma liste et de la démocratie.

Que vous dire encore, à l’heure où, en quittant Boulevard Voltaire, je fais sans doute mes adieux au journalisme ? Au temps où j’étais président de Reporters sans frontières, j’ai rencontré des hommes et des femmes prêts à risquer leur liberté et même leur vie ; à Boulevard Voltaire, j’ai côtoyé des hommes et des femmes sans calculs, sans arrière-pensées, sans prudence, sans plan de carrière, prêts à mettre en péril leur confort et en jeu leur réputation pour ce petit rien essentiel, sans lequel nous ne pouvons respirer, et qui s’appelle la vérité.

Je laisse Boulevard Voltaire en de bonnes mains, celles de l’équipe qui, autour de Dominique Jamet, d’Emmanuelle Duverger, de Denis Cheyrouze, co-fondateurs du site, et de tous ses collaborateurs et contributeurs, a toute ma confiance et a su gagner la vôtre. Ils sauront animer, améliorer et faire progresser cette petite entreprise qui n’a pas peur des grandes.

Je leur passe le relais en toute tranquillité et en toute amitié. Même là où m’appellent désormais les fonctions que j’ai souhaitées, je ne serai jamais loin ni d’eux ni de vous. Longue vie à Boulevard Voltaire !

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Published by voxpop - dans La France en résistance
8 avril 2014 2 08 /04 /avril /2014 09:18

 

Le Point.fr - Publié le 08/04/2014 à 07:52

Oui (1179 votants)

 

29.4%

 

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70,6 %

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J'ai plus envie de me croire à Kaboul dans ma ville,

J'ai plus envie de l'incivisme, plus envie de la médiocrité comme religion, plus envie du manque d'ambition comme profession de foi.

J'ai plus envie de relativiser. >>>>