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12 mai 2014 1 12 /05 /mai /2014 15:17

Le Point.fr (avec l'AFP)

 

Il y a tant d'instituts de sondages en France et tant d'enquêtes réalisées sur la popularité de nos hommes politiques que l'on a souvent l'impression d'entendre le même refrain. Après BVA, l'Ipsos, et l'Ifop, voici maintenant le son de cloche d'OpinionWay pour Clai-Metronews-LCI. Il est conforme à la musique déjà jouée. François Hollande enregistre une nouvelle baisse de sa cote de satisfaction (18 %, - 5). Le chef de l'État enregistre un nouveau record car jusqu'ici, pour OpinionWay, il n'était jamais tombé sous la barre des 22 %. Plus grave, il entraîne dans sa chute son nouveau Premier ministre. La cote de Manuel Valls s'effrite de 4 points à 43 %. Celui-ci suscite désormais le mécontentement de 51 % des personnes interrogées (+ 8).

La comparaison avec Nicolas Sarkozy est cruelle pour son successeur. Au même moment de son mandat, l'ancien président atteignait 41 % de satisfaction, plus du double de ce qu'obtient aujourd'hui François Hollande. Une question résume à elle seule le désarroi des Français : 33 % des électeurs qui se sont prononcés pour Hollande au premier tour de la dernière présidentielle pensent que les choses changent en France. Et 67 % estiment que rien ne change.

 

Le sondage a été réalisé par téléphone du 5 au 7 mai auprès d'un échantillon représentatif de 1 011 personnes âgées de 18 ans et plus selon la méthode des quotas.

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12 mai 2014 1 12 /05 /mai /2014 10:17

Le Point

François Kersaudy a lu et décortiqué l'interview que Valéry Giscard d'Estaing a donnée au "Point". Un cocktail de lucidité, d'intelligence et de clarté.

 

Le concert de mépris, de médisance et de caricature médiatique qui a suivi l'interview de Valéry Giscard d'Estaing ne pouvait qu'inciter à lire ses véritables propos dans Le Point. Outre que l'on souhaite à beaucoup de critiques d'être capables de formuler à 88 ans des jugements aussi lucides sur le passé, le présent et l'avenir, force est d'admettre qu'il n'est pas sans intérêt de connaître les opinions du seul président économiste qu'ait connu la Ve République - celui-là même qui avait surmonté en son temps un double choc pétrolier d'ampleur abyssale, sans pour autant plonger son pays dans la récession et le chômage. Reprenons l'essentiel de ses propos :

"Le pacte de responsabilité contient toujours cette idée que l'État peut et doit contrôler la création d'emplois. C'est une hérésie !"

Difficile de le contredire : l'État sait créer des emplois publics aux frais du contribuable et des emplois d'avenir sans lendemain, il peut décourager l'embauche par des lois et règlements aberrants, mais il est incapable de se substituer à l'entreprise privée pour créer de véritables emplois productifs et créateurs de richesses. La double influence d'une propagande marxiste trop bien ingérée et d'un keynésianisme trop mal digéré (1) a englué depuis trente-trois ans notre pays dans une impasse économique, que les bonnes âmes mal inspirées continuent à appeler "modèle français", et les mauvaises langues bien informées "préférence pour le chômage".

"Les succès de l'économie soviétique !"

"Après le double traumatisme de la guerre et de la défaite, notre pays s'est retrouvé plus à gauche qu'il ne l'était dans sa structure profonde. L'OPA des communistes sur la Résistance, qu'ils n'avaient pourtant rejointe que tardivement, a encore précipité le mouvement. Tout cela a profondément marqué notre fonctionnement politique, économique et social. Je me souviens qu'à l'Ena nos professeurs célébraient souvent avec admiration les succès de l'économie soviétique."

Rien n'est plus vrai : à Sciences Po, vingt ans plus tard, ils le faisaient encore - avec en prime un cours sur le génie de Mao Zedong et les fabuleuses réalisations des Cent-Fleurs, du Grand Bond en avant et de la Révolution culturelle... On pouvait espérer que, depuis lors, les cours d'économie dispensés au lycée mettraient un peu de bon sens dans ce fatras idéologique, mais si l'optimisme doit être tempéré à cet égard, c'est que l'on entend bien trop de lycéens parler de leur "prof d'éco trotskiste qui radote sur les suppôts du grand capital à la solde de l'impérialisme américain exploiteur du prolétariat en lutte".

"Pendant mon septennat, il n'y a pas eu une seule intervention politique ni une écoute téléphonique contre un de mes concurrents. Il n'y a pas eu non plus de suicide à l'Élysée."

N'exagérons rien : il y a tout de même eu l'affaire Boulin et l'affaire de Broglie, pas très loin de l'Élysée. Il est vrai par contre que les maîtresses et les familles parallèles des présidents n'étaient pas entretenues aux frais du contribuable, et que les ministres s'abstenaient de faire des discours moralisateurs tout en jonglant avec l'argent public et en dissimulant leur magot en Suisse...

La mode est à la compassion

"Je n'étais pas convaincu qu'il fallait supprimer la peine de mort. J'ai toujours été du côté des victimes. [...] Au fil du temps, la peine de mort ne s'appliquait plus qu'aux cas les plus abominables, et je croyais en son caractère dissuasif. Ce que m'avait notamment confirmé Edgar Faure, grand avocat, pourtant très libéral, après une rencontre avec un détenu à Fresnes. Ne l'oubliez pas : ce n'était pas le chef de l'État mais la justice qui condamnait à la peine de mort. Le président n'avait qu'un droit de grâce."

Comme De Gaulle et Pompidou avant lui, le président Giscard d'Estaing était un pur produit de son époque : c'était un temps où l'article 2 de la Convention européenne des droits de l'homme de 1950 autorisait la peine de mort ; un temps où l'écrasante majorité du peuple français considérait qu'au-delà d'un certain degré de noirceur dans le crime on avait forfait à son droit à la vie ; un temps où l'on était persuadé de protéger les futures victimes grâce à un remède souverain contre la récidive ; un temps où personne ne versait une larme sur l'exécution de Landru ou du docteur Petiot ; un temps où l'opinion mondiale n'aurait pas compris que les chefs nazis jugés à Nuremberg soient admis à faire valoir leurs droits à la retraite plutôt que d'être pendus haut et court ; un temps où les truands tentés par l'assassinat de sang-froid ne disaient jamais "de toute façon, je n'ai rien à perdre", car ils avaient toujours quelque chose à perdre : leur tête, à laquelle beaucoup avaient la faiblesse de tenir. (2)

De nos jours, au nom des mêmes droits de l'homme, la mode est à la compassion pour les criminels les plus féroces, qui peuvent même se payer le luxe d'agresser leurs gardiens en prison et de récidiver à la sortie. C'est au nom de cet angélisme "moderne" que nos compatriotes auront le privilège de croiser un jour dans la rue - ou sur leur palier - quelques victimes de la société comme Francis Heaulme ou Youssouf Fofana. Les héros de l'abolitionnisme se contenteront de changer de trottoir - ou de palier - en espérant courageusement que la récidive frappera plutôt leur voisin. C'est le progrès...

Tout ce qui faisait notre force est en panne

"On mesure aujourd'hui les limites de l'Union européenne telle qu'elle a été construite lors du traité de Nice. [...] On ne peut pas diriger une organisation avec 28 pays dont chaque représentant veut parler plus haut que l'autre. L'égalité entre les petits et les grands États n'est pas réaliste. Chypre ne pèse pas autant que l'Allemagne. C'est pourquoi on a tant de mal à avancer. L'Europe à 28 va évoluer pour devenir une sorte d'ONU régionale à vocation commerciale."

En d'autres termes, un immense couloir de libre circulation, sans frontières, sans protections douanières, sans politique économique, étrangère, sociale, fiscale ou militaire communes - "une machine à caqueter", pour reprendre le vocabulaire gaullien. Mais même Jean Monnet et Robert Schuman auraient sans doute été effarés par cet aboutissement démesuré de leur idéal - et il n'est pas certain que l'entrée de la Turquie et du Kosovo dans cet édifice bariolé aurait été de nature à les rassurer...

"Tout ce qui faisait notre force, tel notre système éducatif, est en panne. Il ne permet plus de réussir au mérite, il est même de plus en plus inégalitaire. Les 35 heures ont cassé la valeur du travail. On passe son temps à prendre des vacances les unes après les autres. [...] Et la France est, de tous les pays industrialisés, libéraux ou socialistes, celui qui a l'âge de la retraite le plus bas, même pour des tâches qui ne sont pas particulièrement pénibles. [...] J'observe de nombreux signaux de décadence. [...] Autant de symptômes d'affaiblissement."

Difficile à contester, mais plusieurs de ces concepts sont devenus inintelligibles pour nos ministres en général, et pour leur président en particulier : "panne du système éducatif", "réussite au mérite", "valeur du travail", "signaux de décadence" et "symptômes d'affaiblissement" ont été éclipsés par "loisirs", "allocations", "obligations d'embauche", "théorie du genre" et "compte pénibilité".  En 1981, le réaliste qu'était Giscard d'Estaing avait été chassé de l'Élysée par un illusionniste qui prétendait changer la vie ; trente-trois ans plus tard, il retrouve à l'Élysée un somnambule qui croit réenchanter le rêve. Sa perplexité est aussi visible que compréhensible.

Bien sûr, en tant que président, VGE a fait des erreurs - qui n'en fait pas ? En tant que romancier, on peut également lui préférer Jean d'Ormesson. Mais il est difficile de nier qu'à l'approche de sa neuvième décennie, Giscard reste un témoin lucide à la barre de l'histoire...

 

(1) Ceux qui reliront Keynes dans des traductions acceptables constateront que, contrairement à ce qui est enseigné en France, le noble lord prônait un déficit budgétaire destiné aux investissements productifs à moyen et long terme, et non une distribution d'argent public sans contrôles ni contreparties. Également oubliée chez nous cette affirmation dans Means to Prosperity : "Il ne faut pas s'étonner que la fiscalité puisse être suffisamment élevée pour être contre-productive, et qu'avec le temps [...], la réduction de l'impôt puisse avoir de meilleures chances d'équilibrer le budget que son augmentation."

 

(2) Mais les statistiques sont impuissantes à comptabiliser ceux qui se sont abstenus de passer à l'acte dans ce souci de conservation élémentaire.

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12 mai 2014 1 12 /05 /mai /2014 09:47

 

Le Point

   

Cette semaine, monseigneur di Falco a décidé de revenir sur les événements tragiques qui se déroulent à l'heure actuelle en Syrie et en Égypte. L'évêque de Gap et d'Embrun souhaite partager son indignation devant "les barbares qui torturent, violent, assassinent au nom de Dieu". Pour lui, ces personnes sont "la honte et le déshonneur de l'islam".

Par ailleurs, monseigneur di Falco déplore la crucifixion de certains chrétiens qui refusent de prononcer la profession de foi islamique, la shahada. Il évoque des détails terribles : les barbares joueraient avec les têtes des crucifiés. Les bébés ainsi que les femmes enceintes seraient accrochés aux arbres avec leurs cordons ombilicaux. Comme au pape François, ces actes ne lui inspirent que les larmes et la prière. "Si nous nous taisons, ce sont les pierres qui crieront." C'est au nom de cette phrase prononcée par le Christ que s'exprime monseigneur di Falco.

Si nous nous taisons, "nous risquons fort de payer notre indifférence", souligne l'évêque.

 

 

REGARDEZ monseigneur di Falco évoque la Syrie :

 

http://www.lepoint.fr/invites-du-point/monseigneur-di-falco/monseigneur-di-falco-les-barbares-en-syrie-sont-la-honte-et-le-deshonneur-de-l-islam-11-05-2014-1821274_803.php

 

 

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11 mai 2014 7 11 /05 /mai /2014 08:13

MInurne

 

Il y eut les Trente Glorieuses... La fin de la 2ème guerre mondiale, le baby boom, l'espoir d'un monde meilleur, le progrès, la reconstruction, le travail en abondance, l'ascenseur social...

Même si tout était un peu obscurci par l'instabilité gouvernementale de la IVème République et les dernières et dramatiques convulsions coloniales, cette période restera dans l'histoire comme un "remake" des années folles. Un genre de décompression après la guerre...

Et puis, à partir des années 70 / 80, tout se grippe et surviennent alors les Trente Piteuses, pour reprendre la terminologie pertinente de Nicolas Baverez.

La France se met à délirer et divaguer, s'éloignant des valeurs qui l'avaient forgée, dépensant à tout va, jusqu'à construire un pseudo "modèle français" qui se révêle n'être qu'imprévoyance, impéritie, manque de stratégie et de vision à long terme, dépenses inconsidérées, faiblesses coupables et abdication devant les revendications syndicales, corporatistes, catégorielles et même communautaristes.

Aujourd'hui, dirigée qui plus est par des toquards incompétents, la France s'écroule. La France se meurt, annoncent certains. Les anciens ne reconnaissent plus la Patrie qu'ils ont aimée, les autres, obnubilés par une vie professionnelle de plus en plus difficile et aléatoire, se sentent plus concernés par leur propre précarité que par l'affaiblissement de la France, ignorant hélas que ces deux drames sont étroitement liés. Quant aux plus jeunes, intoxiqués et décervelés par le "prêt-à-penser" dans lequel ils macèrent depuis leur tendre enfance, ils ont évacué depuis longtemps la religion pour la remplacer par un dogme prétendument humaniste et internationaliste, forgé sur l'idée fixe et confuse que la France se doit d'être un abri pour tous les damnés de la terre en général et pour la racaille africaine en particulier. Sans imaginer un seul instant qu'ils payeront cher un jour cet abandon des intérêts supérieurs de leur Patrie. Mais l'idée de "Patrie" elle-même a été diabolisée, comme tant autres, pour complaire à l'idéologie triomphante.

D'où vient donc la racine de ce mal qui blesse, meurtrit et menace de détruire notre pauvre pays ?

 

LA FRACTURE DE MAI 68


Fin des années 60... La France s'ennuie et elle doute. Elle a rajeuni, les baby-boomers ont l'âge des monômes. Survient mai 68 et le renversement général des valeurs, "il est interdit d'interdire", "il faut jouir sans entraves", "ne pas perdre sa vie à la gagner".
L'économiste René Dumont lance l'écologie politique, ignorant comment ce concept - initialement juste et plutôt intelligent - sera un jour dévoyé et retourné contre son propre pays.

On prône naïvement le "retour à la terre" et on applaudit le développement des "communautés", imitation imbécile et mélange raté entre communes chinoises et kholkozes israëliens. On rejette vigoureusement la "société de consommation" (dont on continue pourtant de profiter au maximum !) et on se bat pour "sauver le Larzac", préférant privilégier la production de quelques fromages de chèvres à l'entraînement militaire ("oh horreur") qui permettrait peut-être d'empêcher une nouvelle débacle. 

Les "patrons" sont cloués au pilori, le "capitalisme sauvage" est déclaré source de tous les malheurs des hommes. Mais on fait sans vergogne l'apologie du communisme, et de toutes ses déviances mortifères, de Staline à Mao, en passant par Castro, Tito et même Ceaucescu ! Le criminel Che Guevara devient un héros mondial, sa gueule d'ange exterminateur reproduite sur les T-shirts de la jeunesse dorée. Et bien évidemment on conspue les USA "impérialistes et totalitaires" qui vont pourtant bientôt lancer une nouvelle révolution industrielle, celle de la micro-informatique et d'internet... 

On "relativise" toutes choses, n'hésitant pas à utiliser tous les anachronismes possibles. On refait le monde à coup de café du commerce, on vote des "lois mémorielles" (ce que même le III° Reich n'avait osé faire), on réécrit l'histoire aussi, à l'occasion. Pourquoi se gêner ?...

ENDOCTRINEMENT


C'est l'endoctrinement général dès l'âge de 6 ans, par une Education Nationale sérieusement noyautée par les trotskystes gauchistes.

A partir de 1970, les jeunes universitaires les moins doués s'engouffrent dans l'enseignement public. "Pour 3 raisons" disaient-ils alors, en ricanant : "juillet, août et septembre !". Exit l'instituteur admirable, hussard de la III° République, la décadence peut commencer. Avec l'idée bien arrêtée d'en faire le moins possible, de bénéficier de la sécurité de l'emploi, de prendre 4 mois de vacances par an, (si possible aller à Katmandou en 2 CV un "must", avec le Cap Nord) et de pomper le plus d'argent possible. De l'argent public, cela va de soi, car l'argent privé, c'est forcément du vol !

Quelques prétendus intellos ayant mal digéré Proudhon et  Marx, enseignent doctement la théorie de la plus-value, symbole du "vol perpétré au détriment de la classe ouvrière". Le tout ficelé dans une idéologie marxisante et haineuse de l'entreprise et des entrepreneurs, c'est à dire du risque, du courage et de l'innovation. 

Ce processus détestable ne s'est pas imposé d'emblée, mais progressivement. Il émerge d'abord lentement et insidieusement sous Pompidou et Giscard, mais s'épanouit véritablement en 1981 avec l'élection de Mitterrand. C'est alors l'apologie du "service public", des "nationalisations" et même la promotion du "Temps Libre" qui obtient même un ministère de ce nom !

On notera avec intérêt que Mitterrand - qui n'aimait pas les riches et l'argent, antienne reprise par son clone insipide trente années plus tard - fut à l'origine de la création d'une machinerie particulièrement efficace pour financer l'oeuvre destructrice du PS et de ses dirigeants. J'ai nommé la société Urba Graco autour de laquelle orbitaient un grand nombre de satellites bidon plus ou moins avouables.

COMMUNICATION ET PROPAGANDE


Simultanément au noyautage de l'Education Nationale, le basculement à gauche des médias fut tout aussi pervers et insidieux. Normal. L'Education Nationale ayant fait son oeuvre et formaté des générations d'élèves à la bien-pensance marxisante, les étudiants en sciences dites "humaines" (lettres, sociologie, histoire...) qui n'optèrent pas pour l'enseignement se précipitèrent dans la "communication". Un mot magique, qui fleurait bon la modernité et qui allait devenir l'arme absolue de la "boboïtude".

L'oeuvre destructrice des valeurs de bon sens pouvait donc continuer, une autoroute s'offrait à la future "élite". 

En libéralisant télés et les radios, Mitterrand n'ouvrait pas seulement la voie à la concurrence, mais il libérait de fait les forces destructrices du bourrage de crâne institutionnel et médiatique, tout en se félicitant - comble de cynisme - d'avoir supprimé le monopole d'état audiovisuel ! 
Quand on ne parle pas politique (en utilisant les "éléments de langage" propres à bien éduquer le peuple), on abrutit le téléspectateur avec des émissions débiles, tendance qui connait aujourd'hui son paroxysme avec la téléréalité et les variétés insipides et bétifiantes.

Simultanément, on refait l'histoire, on la torture, on la "plie" et on la "fige" pour qu'elle cadre dans le dogme des idéologies officielles et politiquement correctes. On créée des lois mémorielles. Mépriser la France étant devenu à la mode, le "must" devient de mépriser aussi son histoire, c'est à dire ce qui fait le coeur même de notre culture.

La France n'est plus la "terre des arts, des armes et des lois" de du Bellay, mais un pays douteux, sournois, impérialiste, violent, colonialiste, esclavagiste et même collabo pour l'histoire la plus récente. On lui cherche des poux dans la tête et le moindre de ses écarts est érigé en circonstance aggravante. Tout en trouvant toujours des circonstances atténuantes aux exactions des peuples du Sud, ex-colonisés ou ex-esclavagistes.

Le CRAN, cette organisation moralement subversive - en attendant mieux - se permet même aujourd'hui de demander des "réparations" à certains descendants de famille nantaises prétendument impliquées dans la traite négrière il y a plusieurs siècles.

En représailles, Minurne propose de réclamer à tous les allogènes sub-sahariens vivant en France une indemnité forfaitaire réparatrice pour avoir dévoré nos missionnaires. Indemnité égale au montant des subventions que la France leur accorde un peu trop généreusement...

GOUVERNER SANS PREVOIR


Quand survient la chute de l'empire soviétique que personne, et surtout pas le président de l'époque, n'avait vu venir, on se précipite bêtement pour ouvrir le giron de l'Europe alors balbutiante aux ex-pays socialistes de l'Europe de l'Est, allant même jusqu'à envisager d'y accueillir la Turquie !

L'Allemagne de Kohl fait son affaire de la Prusse - c'est bien normal, elle chérissait depuis 1945 le rêve fou de la réunification - et décrète courageusement la partité DM / OstMark. Pendant que le reste de l'Union se charge d'embarquer à son bord le maximum des autres pays d'Europe de l'Est, craignant stupidement la résurgence d'un nouvel Empire Central, commettant ainsi une erreur d'appréciation de plus d'un siècle d'histoire.

Une erreur qui nous coûtera cher et qu'il nous appartient maintenant corriger. Et ce sera bougrement difficile !

Les ayatollahs unis de l'enseignement et des médias ont presque gagné leur combat destructeur. Big Brother ne se contente pas de nous regarder, il nous écoute et nous censure quand notre discours sort de la ligne officielle. S'exprimer simplement et librement est devenu impossible (relire le "point Godwin").

Un vocabulaire spécial est imaginé pour discréditer toute analyse libre intégrant les notions interdites de culture, de religion, de nation... On exige de la France, au nom sacro-saint "du pays des droits de l'homme", qu'elle fasse repentance, mais il convient de se taire sur les habitudes moyenageuses de la plupart des pays rongés par un islam sectaire, violent et impérialiste. "Pour ne pas stigmatiser" une population.

Voici comment le CRAN déja cité plus haut traite notre ami Eric Zemmour, le diabolisant et demandant sa peau, pour avoir "osé" commenter publiquement, librement et avec pertinence les dernières statistiques sur l'explosion de la violence.


Pendant que ce travail de sape s'organisait à tous les niveaux de la société, ce qu'on appelait jadis le "Tiers Monde" commençait - à l'instar de ce qu'avait réussi le Japon dans l'immédiat après-guerre - à mettre en place les leviers de son développement économique. On notera d'ailleurs à ce sujet que les mêmes bonnes âmes qui versaient dans les années soixante des larmes de crocodile sur ces "pauvres pays d'Afrique et d'Asie du Sud Est, minés par la famine et la misère", furent les premiers à critiquer l'émergence de leur développement, les accusant de pratiquer le fameux "dumping social". Ignorant ainsi superbement que le développement de l'ère industrielle dans l'Europe du XIX° siècle ne fut pas de tout repos pour les enfants qu'on envoyait à la mine dès l'âge de 12 ans, ni pour les ouvriers qui travaillaient 12 heures par jour, 6 jours par semaine, sans protection sociale, et dans des conditions de travail que plus personne n'accepterait aujourd'hui. Preuve, si besoin était, de la capacité de réforme et d'adaptation du sysrème capitaliste, qui est, à l'image de ce que disait Churchill à propos de la démocratie, "le pire système à l'exclusion de tous les autres qui ont été essayés".

"Gouverner, c'est prévoir" disait Emile de Girardin il y a plus d'un siècle. Hélas, il faut bien reconnaître que les générations d'imbéciles incompétents qui nous gouvernent aujourd'hui, formatés par l'ENA, ont complètement oublié cette ardente obligation.

Gouverner, pour Hollande (comme ce fut le cas pour Chirac un autre de ses modèles), c'est ne rien faire, faire semblant, et surtout, surtout, préparer sa réélection pour profiter le plus longtemps possible des faveurs et des prébendes de la république. Mitterrand, qui n'était pas non plus un as de la prévision stratégique, s'en remettait à sa cartomancienne préférée.
Hollande, complètement déconnecté des réalités et impuissant à gouverner croit encore - contre toute logique - à sa bonne étoile, et qu'il conduise la France à la ruine est le moindre de ses soucis.
Comme il l'a dit à Bourdin lundi sur RMC, il n'a plus "rien à perdre". Même s'il s'est repris ensuite, réalisant l'énormité de sa sortie, cet acte manqué est dramatiquement explicite : il n'y a pas de commandant sur le France.

En réalité, c'est peut-être le peuple de France, aujourd'hui, qui n'a "plus rien à perdre"...

Nous soutiendrons donc toutes les initiatives visant à écourter ce qui reste des 3 ans de ce détestable qunquennat. 
Il y va de la survie de la France.

Marc Le Stahler

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11 mai 2014 7 11 /05 /mai /2014 07:51

Le Dauphiné

Lorsqu’il quitte le gouvernement, il est d’usage qu’un ministre attende un peu avant d’écrire un livre pour vanter son action. La précipitation est toujours mauvaise conseillère.

Cette règle, Michel Sapin lui tord le cou. Il fait mieux. Ou pire. Le récent ministre des Finances sort cette semaine un bouquin sur les deux ans qu’il a passés juste avant à la tête du ministère du Travail. Michel Sapin c’est le Lucky Luke du gouvernement, il écrit plus vite que son ombre…

Dans “L’Écume et l’océan”, le ministre nage à contre-courant des statistiques. L’inversion de la courbe du chômage avant fin 2013 ? Ce n’était pas une promesse mais un cap. Fixé avec une boussole détraquée sans doute… D’ailleurs question lutte contre le chômage, “l’objectif a été atteint” : ce sont les outils de mesure du marché du travail qui ne sont pas adaptés. La ficelle est vieille comme le monde : pour faire tomber la fièvre, il suffit de casser le thermomètre.

À propos des mauvais chiffres de Pôle emploi, ils sont qualifiés “d’indicateur précaire”. Comme les emplois du même nom… Et si l’accord de sécurisation de l’emploi est passé inaperçu, c’est à cause de Benoît XVI dont le renoncement surprise a occulté tout le reste. Bref, même le Vatican s’est mis en travers de sa route.

L’argument papal est très injuste : on ne le savait pas mais avec Michel Sapin, c’est tous les jours Noël.

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10 mai 2014 6 10 /05 /mai /2014 08:10

En Italie l'immigration  c'est 900 € par mois et par immigré  ! Et en France ?

Plus que jamais la France ne peut se permettre d'accueillir la misère du monde !

Geler le point d'indice , geler les pensions de retraite , FACILE ,

geler l'immigration ? M. Valls aurait il des oeillères ?


 

 

Nous alimentons un débat extrêmement nocif pour la démocratie et pour les partis démocratiques. Ce sont des fantasmes. La réalité des choses, c’est qu’il n’y a pas d’Europe passoire.

Ainsi s’exprimait Vincent Peillon il y quelques jours sur LCI.

Presque au même moment avait lieu à Rome une réunion entre le chef du gouvernement Matteo Renzi (Parti démocrate, gauche), le ministre de l’Intérieur Angelino Alfano (NCD, nouveau centre droit), les autorités militaires et les services de police, sur le sujet fantasmatique des débarquements d’immigrés africains en Sicile. Le directeur central de la police des frontières Giovanni Pinto a brossé un tableau extrêmement sombre de la situation.

L’opération « Mare Nostrum », financée sur le budget de la Défense italienne – malgré les promesses faites par l’agence européenne FRONTEX –, mise sur pied par les autorités italiennes peu après le naufrage de 366 immigrés clandestins au large de Lampedusa le 3 octobre 2013, doit cesser, dit-il. Cette opération a, certes, permis de sauver des vies (près de 30.000 depuis mi-octobre) et de parer à l’urgence sanitaire de ces immigrés qui proviennent à 90 % de la Libye, mais elle a constitué un formidable appel d’air pour la population libyenne dont le pays est toujours incontrôlable.

On compte, en effet, 15 fois plus d’arrivées au premier trimestre 2014 qu’au premier trimestre 2013, pour le plus grand bonheur des passeurs tunisiens. Cela ne va donc pas s’arrêter, et cela coûte, aux Italiens, 900 euros par mois et par immigré, quand la retraite minimum est de 400 euros mensuels, et le taux de chômage des jeunes – non indemnisés – à 42 %.

De plus, le 3 avril dernier, le Parlement a adopté l’abolition du délit de clandestinité, projet de loi ratifié par la gauche… et la droite de Forza Italia (Berlusconi) au grand dam de La Ligue du Nord et de Fratelli d’Italia (droite). Tout est donc en place pour une véritable catastrophe migratoire : les autorités italiennes estiment jusqu’à 800.000 le nombre d’immigrés en attente d’un passage vers les côtes italiennes… d’où ils pourront gagner la France ou l’Allemagne.

Dans le même temps, les centres d’accueil et d’hébergement des réfugiés sont au bord de l’explosion, les caisses sont vides, les populations (notamment siciliennes) exaspérées et apeurées, les autorités locales (toutes tendances politiques confondues) ne savent plus comment gérer une situation. Début mai, le maire de la ville de Modica, en Sicile, a lancé l’alarme sanitaire : des cas de SIDA, de gale et de tuberculose ont été recensés chez les nouveaux arrivants.

Don Beniamino Sacco, quant à lui, ne décolère pas. Prêtre, il s’occupe depuis 25 ans d’aider les familles en difficulté, et fulmine dans les colonnes d’Il Tempo : « La véritable urgence, ce ne sont pas les migrants qui arrivent sur nos côtes, mais les familles qui, non seulement n’arrivent pas à tenir jusqu’à la fin du mois, mais qui ne savent même pas comment affronter le mois. »

Une situation dont l’Europe ne veut pas entendre parler, et qu’elle a reléguée, ivre de son impuissance, au rang de… fantasme.

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9 mai 2014 5 09 /05 /mai /2014 15:07

RTL

http://www.rtl.fr/emission/la-chronique-d-eric-zemmour/voir/en-matiere-de-delinquance-notre-etat-fait-illusion-7771745056

 

Dans sa chronique, Éric Zemmour a estimé que "seules les sociétés homogènes comme le Japon, ayant refusé de longue date l'immigration de masse, et protégées par des barrières naturelles (...), échappent à cette violence de la rue". "Notre territoire (...) renoue dans les villes, mais aussi dans les campagnes, avec les grandes razzias", ajoutait le chroniqueur avant de dénoncer "des bandes de Tchétchènes, de Roms, de Kosovars, de Maghrébins, d'Africains, qui dévalisent, violentent ou dépouillent". "Il vient de franchir une ligne jaune", a estimé le Cran, dans un communiqué. La chronique, diffusée mardi, était toujours disponible vendredi sur le site de RTL.

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7 mai 2014 3 07 /05 /mai /2014 18:38

Comment jeter notre argent par les fenêtres !

Pas de soucis, il y a les retraités du privé que l'on peut taxer sans modération !

 

 

Pourquoidocteur

Julien Prioux

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Le gouvernement avait rédigé un décret pour autoriser l’Avastin en traitement de la DMLA. Imposer un médicament pour raison économique n'est pas autorisé en Europe, a rappelé le Conseil d'Etat. 

En mars 2014, Le Parisien indiquait que la ministre de la Santé, Marisol Touraine, avait soumis au Conseil d’Etat un projet de décret concernant l’anticancéreux Avastin (Roche). Ce médicament devait être bientôt autorisé dans le traitement de la DMLA, une maladie de l'œil qui résulte d'une détérioration graduelle de la macula, petite zone située au centre de la rétine qui permet de voir avec précision les détails et les couleurs. Ce décret devait être publié parce que ce produit offre une solution alternative et économique au Lucentis (Novartis), seule spécialité autorisée pour le moment dans cette pathologie. Si le traitement par Lucentis coûte 900€ par injection, son « concurrent » n’en demande que 30€. En proposant ce décret, la ministre de la Santé forçait en fait la main au laboratoire suisse Roche. Ce dernier n'a en effet pas demandé l'autorisation de la prescription de l’Avastin dans le traitement de la DMLA. Mais ce mercredi, Le Parisien indique que le « décret Avastin » serait peut-être « mort-né. »

Avis défavorable du Conseil d'Etat 
Selon leurs informations, l'avis confidentiel du Conseil d'Etat sur ce texte aurait été rendu. Et à la surprise de bon nombre d'acteurs dans ce dossier, il serait défavorable. Côté motivations, les magistrats auraient estimé qu'imposer un médicament pour raison économique est contraire à la réglementation européenne.
Néanmoins, comme le précise Le Parisien, le ministère de la Santé pourrait ne pas respecter cette décision car il s'agit d'un simple avis qui n'a aucune force contraignante pour le gouvernement. Et c'est peut-être vers cette option que pourrait se diriger le ministère de la Santé. Hier, la commission de la réglementation de la Caisse nationale d'assurance maladie s'est prononcée sur un nouveau projet de décret. Cette fois-ci, l'Avastin pourrait voir le jour avec une recommandation temporaire d'utilisation (RTU) pour « raison de santé publique. » Seul problème pour cette commission, dans cette pathologie, un autre médicament existe déjà (Lucentis). La santé publique n'est donc pas menacée.

Plus de 400 millions d'euros "gaspillés" tous les ans
Pourtant, récemment, le syndicat de la médecine générale (SMG) rappelait dans une lettre ouverte au président de la République que 400 millions d'euros étaient "gaspillés" tous les ans à cause de ce blocage. « Dans les circonstances graves que vit la France, il paraît impensable de gaspiller en pure perte quelque 400 millions d’euros par an », expliquait le syndicat. Lucentis caracole en effet en tête des médicaments les plus remboursés. Il est le premier poste de dépenses de médicament de l'Assurance maladie avec 438 millions d'euros remboursés en 2013.
Enfin, parmi ses autres requêtes, le SMG demandait aussi la saisie de l’Autorité de la concurrence pour ouvrir une enquête « sur le soupçon d’entente illicite entre les groupes Roche et Novartis, en vue de bloquer la mise en marché de l’Avastin sous forme de préparation ophtalmologique. » L'autorité de la concurrence a déjà mené, en avril, des perquisitions dans les locaux des deux laboratoires.

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7 mai 2014 3 07 /05 /mai /2014 08:49

Le Point

S. Le FOL

 

Si la France peine à se réformer, c'est parce que sa classe politique et sa technostructure demeurent méfiantes à l'égard de la société civile et hostiles à l'initiative privée. Subsiste dans notre République jacobine une "obsession antilibérale", comme l'explique Nicolas Lecaussin dans un pamphlet au vitriol (*). Raymond Boudon et Jean-François Revel le disaient déjà il y a vingt ans, mais leur constat n'a cessé de gagner en pertinence.

 

Parmi les causes de cette allergie, il y a la surreprésentation de notre fonction publique, non seulement dans l'économie

 

(90 fonctionnaires pour 1 000 habitants contre 50 pour 1 000 en Allemagne), mais surtout à l'Assemblée nationale. Sur les 280 nouveaux députés élus en 2012, Nicolas Lecaussin a dénombré 175 fonctionnaires ou cadres d'entreprises publiques (63 % du total). Les chefs d'entreprise, eux, se comptent sur les doigts d'une main : 5 sur 280 !

 

En Grande-Bretagne, ces derniers représentent 25 % des élus et la part des élus issus du secteur public est, quant à elle, fort modeste : 9 %.

Ainsi constitué, notre appareil législatif est "naturellement porté à prendre des mesures étatistes", selon Lecaussin. Manuel Valls ne le sait que trop. On pourrait lui faire la même remarque que Mitterrand à Chaban-Delmas en 1969 : "Quand je vous regarde, je ne doute pas de votre sincérité, mais quand je regarde votre majorité, je doute de votre réussite

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7 mai 2014 3 07 /05 /mai /2014 08:43

Bd Voltaire

 

Ils ne se gênent même plus. La démocratie en lambeaux, le peuple se réfugiant de plus en plus dans une abstention nihiliste, pourquoi hésiteraient-ils ? Bientôt, ce sera la grande opération de charcutage de nos territoires qu’on va transformer en « euro-régions ». Problème : le temps que la réforme se fasse, même au pas de charge, il y a l’élection régionale de 2015 qui pointe son museau. Et là encore, le désastre est inévitable pour le gourou Hollande et sa secte coupée du réel.

Alors oui, le Président a osé. Invité ce mardi sur BFM, il a évoqué l’idée de repousser les scrutins de 2015… en 2016. Les nouvelles élections départementales, prévues initialement pour 2014, seraient donc retardées en tout de deux ans, et les régionales d’un an. Avec, à la clef, une année sans élection pour le Président : « Si c’est 2016, ça permettrait d’avoir le temps. Je pense que ça serait intelligent de faire des élections régionales et départementales avec le nouveau découpage », a annoncé un François Hollande apparemment en mode autiste. Ou comment éviter un naufrage définitif en agissant comme un vulgaire despote oriental.

Valérie Pécresse, qui à l’UMP en connaît un rayon, a parlé de « république bananière » !

Comment cela pourrait-il nous étonner, nous, peuple français, qui avions dit non au traité européen en 2005, et qui fûmes désavoués par le président Sarkozy dès sa prise de pouvoir. Nous n’avons rien dit ou presque, nous avons, comme toujours depuis trente ans, avalé notre salive et fait profil bas. Quand le gouvernement Ayrault a imposé l’inutile réforme du mariage gay, des millions d’entre nous sont sortis dans la rue. Vous croyez que ça les a inquiétés ? En privé, me dit-on, ça les faisait plutôt ricaner…Ils ont fait de même, quasiment sans consulter, avec les absurdes nouveaux rythmes scolaires. Par chance, la contrainte économique pour les collectivités locales est en train de faire avorter cette réforme.

Pendant ce temps-là, dans une sombre ambiance de fin de règne, les ex-ministres – Zéro, Duflop et consorts – ont retrouvé leur siège de député, comme si de rien n’était. Ils n’ont pas jugé utile de repasser par la case élection, voyez-vous. Les partielles auraient été mortelles, on s’en doute.

Le rêve démocratique de la Ve République, où s’alternaient scrutins et recours fréquent au référendum, semble évanoui. Aussi sournoise qu’un cancer, l’hydre européenne a tué dans l’œuf toutes les velléités populaires, et ses fidèles serviteurs – les « gouverneurs de provinces », sorte de sous-préfets du vide – appliquent aveuglément les consignes. Le suffrage universel sera peu à peu noyé avec l’eau du bain. Les élections, quand elles auront lieu, ne seront plus que des « consultations ». Faites confiance aux sondages. Ceux qui viennent de sortir vous l’affirment, chers Français : « Vous plébiscitez Valls, vous aimez l’euro, vous détestez l’État-providence. » Puisqu’on vous le dit. Hollande va repousser les régionales. Un jour, ils repousseront la présidentielle. Mais ce jour-là, pour vous, il sera trop tard.

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