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24 avril 2014 4 24 /04 /avril /2014 07:58

Bd Voltaire

C Vanneste

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En face d’une immigration familiale qui vient avec ses mœurs et ses valeurs, la mauvaise conscience européenne saturée de culpabilité postcoloniale et de laïcité relativiste n’offre que le terrain vague de ses incertitudes. Elle n’a plus la force de transmettre, d’être la référence pour celui qui arrive. Elle recule sur les coutumes et les costumes. Elle doute de son enseignement. Elle cherche sa rédemption dans son effacement. Le christianisme se veut hospitalité, la laïcité, totale tolérance, la nation, oubli de son histoire. L’Europe se définit par son cosmopolitisme afin de se faire pardonner le nazisme. La France à la recherche de son identité est baptisée « conglomérat » et « métissage » par le ministre en charge de cette recherche.

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On n’enseignera plus le Cid, ni Tartuffe, ni Louis XIV, bref, on effacera l’essentiel, pour ne pas paraître raciste ou xénophobe. À force de savoir qu’avec la fin des colonies, on n’est plus chez soi chez les autres, on finit par ne plus se sentir chez soi à la maison.

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23 avril 2014 3 23 /04 /avril /2014 09:09

 

 

Le Point

Philippe TESSON

Après l'affaire Aquilino Morelle, Philippe Tesson conseille au chef de l'État de jouer les présidents croupions comme sous la IVe République

 

Que les tricheurs qui nous gouvernent se donnent des airs de vertu, cela est déjà insupportable. Qu'ils soient de surcroît inefficaces, cela est impardonnable. C'est ajouter l'insulte à l'injure, l'imposture morale au délit d'incompétence. François Hollande et les siens sont l'exemple de ce double crime. L'excès de notre langage est à la mesure de la médiocrité de leurs actes.

Médiocre est le mot qui convient. Il évoque la petitesse et la faiblesse, la velléité et le louvoiement, la combine et le mensonge. Leurs intentions ne sont pas franchement malhonnêtes. Mais ils ne sont pas à la hauteur de celles-ci. Elles sont polluées par leur sectarisme, leurs intérêts claniques, leur culture idéologique et au premier chef leurs ambitions concurrentes. Seule une autorité incontestable et digne de la fonction présidentielle serait venue à bout de ces pesanteurs et du désordre qu'elles créent. Elle fait défaut depuis deux ans.

La fragile conscience de Hollande

L'affaire Aquilino Morelle est révélatrice de ce pandémonium. Voici un homme, dont on apprend ce que l'on murmurait depuis longtemps, qui exerçait une influence considérable sur le président de la République au coeur de la forteresse de l'Élysée. Ses moeurs ridicules de parvenu aux frais de l'État ne sont que détails anecdotiques en regard du pouvoir dont on dit qu'il disposait sur la fragile conscience de François Hollande, s'il est vrai qu'on peut mettre à son actif l'assassinat de Jean-Marc Ayrault et la promotion de Manuel Valls, et autres faits d'armes politiques comme le célèbre discours du Bourget, fondateur de la politique hasardeuse menée par le chef de l'État durant ces deux dernières années.

Comment croire un instant que Hollande ignorait la vérité sur la nature de l'homme dont il avait fait son conseiller privilégié ? Le scandale est moins dans les compromissions supposées de Morelle en échange d'un plat de lentilles que dans l'éternel double langage de vertu et de roublardise que tient Hollande. Le scandale est surtout dans l'arrogance de ce dernier, sauf à le croire plus naïf qu'intelligent, une arrogance où se mêlent le déni orgueilleux de la réalité, le dédain des autres, l'assurance insolente de soi-même, le mépris de la fonction et une forme de cynisme vulgaire.

Le désaveu de Hollande

À bien l'analyser, cette phrase prononcée vendredi dernier par Hollande devant les syndicalistes de Michelin traduit son égocentrisme et son aveuglement : "Si le chômage ne baisse pas d'ici 2017, je n'ai, ou aucune raison d'être candidat, ou aucune chance d'être réélu." Qui le lui demandait ? Qui se préoccupe de son avenir ? Son ambition personnelle à l'échéance de 2017 est-elle le problème ? Qui doute un instant qu'il n'a pas la moindre chance d'être réélu s'il ne réalise pas ses promesses, notamment celle qui concerne l'emploi ? Est-il à ce point inconscient de ses échecs et de son discrédit pour continuer à se croire plus fort que la réalité ? Ne voit-il pas que tout lui a échappé : le peuple et sa propre majorité ? Pense-t-il que le Premier ministre qu'il vient de nommer, la main forcée, lui laisserait le bénéfice d'une amélioration de la situation de la France, si elle s'avérait ?

Il a eu le mauvais goût de dire cela devant des gens dont la fonction est de défendre les intérêts de travailleurs qui viennent de le désavouer et qui contestent son changement de cap politique. C'est non seulement un aveu de faiblesse et d'échec, c'est une demande de sursis et c'est une maladresse politique. Il ne lui reste qu'une issue : faire profil bas durant les trois ans qui viennent, laisser la responsabilité des affaires au gouvernement, à charge pour celui-ci de mener si faire se peut une politique contraire à celle qu'il avait annoncée, jouer les présidents croupions comme sous la IVe République dont il est l'héritier. En gardant le droit de dissoudre avec l'espoir incertain d'une cohabitation que la droite sera bien avisée de refuser. Puis disparaître de la circulation.

 

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23 avril 2014 3 23 /04 /avril /2014 07:31

Bd Voltaire

C. Vanneste

Des journalistes français ont été enlevés par des islamistes dans la zone contrôlée par les rebelles en Syrie. Après de longs mois de captivité très éprouvante, ils ont été libérés et ont retrouvé leurs familles. Chaque Français doit en éprouver une grande joie et être touché par l’émotion des retrouvailles. Mais la mise en scène présidentielle de leur accueil sur le sol national m’a profondément choqué. À travers les images destinées à émouvoir, à attirer la sympathie pour les otages – ce qui se comprend – mais aussi pour les responsables associés à cette libération, on pouvait mesurer l’abaissement inouï de notre pays.

Il y a d’abord l’ambiance générale. On étale la sentimentalité comme une vertu. On pleure, on s’épanche, on embrasse. Un grand pays devrait faire preuve de plus de dignité, d’une plus grande retenue dans l’émotion, d’une plus grande fermeté à l’encontre des preneurs d’otages. Exhiber ainsi sa faiblesse, c’est accroître la tentation pour tous les ravisseurs potentiels du monde, de commencer ou de recommencer tant l’opinion publique est sensible à ces enlèvements, notamment lorsqu’il s’agit de journalistes, dont les médias, par une solidarité compréhensible, vont sans cesse rappeler la situation. Il serait plus dissuasif de dire que celui qui s’en prend à un Français a peu de chances de demeurer impuni. La France a mis un certain temps pour récupérer Carlos, mais elle y est parvenue. Depuis que l’État n’est plus un père protecteur, mais une « Big Mother », les discours virils et les actions répressives sont plutôt mal venus. L’État n’est plus commandeur mais quémandeur.

Quémandeur, il l’est à plusieurs niveaux. Améliorer l’image, émouvoir, attirer la sympathie : telle est la manière peu glorieuse de faire semblant de gouverner aujourd’hui. Dans les libérations d’otages, une deuxième forme de mendicité intervient. « Un grand merci, mon bon monsieur », doit-on à chaque fois répéter au pays et à ses dirigeants qui ont permis ce que la France ne pouvait directement obtenir. Merci le Cameroun, merci la Turquie, merci le Qatar : autant de dépendances avouées, acceptables lorsqu’il s’agit d’un pays de la famille africaine francophone, mais qui ne le sont guère lorsque les États remerciés sont ceux-là mêmes qui entretiennent la guerre en Syrie.

Il est vrai que la politique internationale, à quelques exceptions africaines près, met constamment la France en état d’infériorité. Soit en robe de bure elle va demander une rallonge à la technocratie bruxelloise, soit elle se félicite qu’un pays étranger sauve son industrie par ses commandes contre transfert de technologie, ou préserve une entreprise par ses participations ou son rachat.

Dans le cas syrien, la France a tellement suivi les États-Unis et leurs alliés du Golfe (ces modèles des droits de l’homme) qu’elle a failli les précéder. Car, enfin, ce bon monsieur Hollande, qui va embrasser les otages à leur arrivée devant les caméras, est bien l’un des responsables politiques qui ont encouragé et certainement soutenu la rébellion contre le gouvernement Assad. Actuellement, l’armée loyaliste semble reconquérir le territoire, notamment le long de la frontière libanaise. Contre qui se bat-elle ? Pas contre des héros de la démocratie, mais contre des djihadistes pour la plupart étrangers à la Syrie et qui, comme par hasard, sont surtout puissants le long des frontières par lesquelles ils reçoivent armes et combattants et au-delà desquelles ils bénéficient du soutien réputé « humanitaire » auquel notre pays participe.

Qui va croire qu’aucune rançon n’a été versée ? Par qui et à qui ?
Il est évidemment honteux que notre pays soit objectivement complice de cette situation, et plus encore que ses dirigeants cherchent à tirer un quelconque bénéfice des conséquences d’une tragédie qu’ils ont contribué à déclencher.

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21 avril 2014 1 21 /04 /avril /2014 07:42

 

Bfmtv

Facebook: le site le plus consulté au bureau

Plus de la moitié du temps passé sur Internet au travail l'est à des fins personnelles, selon une étude d'Olféo. Parmi les sites les plus consultés au bureau figurent les réseaux sociaux comme Facebook ou Youtube mais aussi Le Bon coin, Wikipedia ou Amazon.

Zoner sur Internet. 58% du temps passé sur le web au travail est à usage personnel, selon l'étude Olfeo publiée jeudi, qui présente les tendances du surf au bureau, et leurs conséquences pour les entreprises. En 2013, cela représente 57 minutes par jour, sur 1h48 passée sur Internet sur le lieu de travail. En moyenne, un employé passe 11 minutes de plus sur Internet qu'en 2012.

L'impact pour les entreprises est également quantifié par cette étude annuelle. La chute de productivité causée par l’usage personnel d’Internet au bureau serait de 14%, soit 6,3 semaines par an passées à naviguer à des fins personnelles dans le cadre professionnel.

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20 avril 2014 7 20 /04 /avril /2014 23:38

Bd Voltaire

Patick Macré

 

Entendu le mardi 15 avril, sur France 2, dans l’émission « Télé Matin » : «back in the race »… un slogan choc pour le nouveau plan stratégique de PSA… Des prix « low cost » pour la griffe Citroën…

Mais les autres chaînes ne sont pas en reste. Qu’on en juge, pour cette seule journée :

Sur TF1 : « Unforgettable », sur Canal+ , « le before du Grand Journal », sur D8 « Friends » et « Black Death »… Passons sans insister sur « BFM Story » et « La Newsroom » de i>Télé, puisque nous pouvons aussi zapper sur « Charmed » ou « Super Hero Family », « Pimp My Ride », « Real Housewives » et autres « Swamp Brothers »… Cette fois, trop, c’est trop !

Cette fois-ci, le doute n’est plus permis, il y a bel et bien tentative de colonisation culturelle anglo-saxonne dans l’indifférence générale (hélas). Cette invasion ne doit rien au hasard, elle se fait avec la bénédiction des États-Unis via l’Europe de Maastricht.

Une accélération a été observée récemment à l’occasion des Jeux olympiques de Sotchi avec des médias qui « matraquaient » à longueur de journée que le second « run » de Jules Voltaire n’avait pas empêché une mauvaise journée pour le « short tracker » Thibaut Fauconnet et que Jérémy Pancras avait atteint sa « speed limit » pendant son « charity running »…

Certes, notre pauvre langue française en a vu d’autres : il fut un temps où « les commodités de la conversation » désignaient des fauteuils ; mais à l’époque, le feu de paille s’est éteint de lui-même, les « précieuses ridicules » étant passées par là… Merci Molière.

Ne soyons pas sectaires. Pour « bulldozer », par exemple, le mot n’existant pas dans notre langue, c’est le mot anglais qui a pris la place tout naturellement. Un prêté pour un rendu puisqu’il faut aussi noter que dans la langue anglaise, les mots se terminant par ion (satisfaction, constitution, etc.) ont été directement importés du français.

Là où le bât blesse, c’est qu’il est évident que nous sommes confrontés à une « novlangue » qui s’installe avec la complicité active du monde journalistique. Pour les « Trissotins » du microcosme, il est désormais devenu important de truffer son discours de mots anglais, faute de tomber dans la « ringardise »… Comme disait l’ami Audiard, « la maladie revient sur les poules [...] le tocsin va sonner dans Montmartre ».

Dans mon petit village de Bretagne, ce week-end, les rues ont été fléchées pour la « Run and Bike d’Albert » à l’occasion d’une « course à pied avec VTT ». Question : est-ce donc devenu une honte de parler français au sein de l’amicale laïque de mon patelin ?

Pendant ce temps-là, on signe dans le plus grand secret des accords transatlantiques porteurs de catastrophes pour les citoyens européens que nous sommes. Un autre « Grand Remplacement » est en marche, cher Renaud Camus, mais chut ! Dormez tranquilles, braves gens !

« C’est la goutte d’eau qui met le feu aux poudres ! », dirait le célèbre enquêteur Bérurier.

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20 avril 2014 7 20 /04 /avril /2014 23:03

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19 avril 2014 6 19 /04 /avril /2014 07:57

Bd Voltaire

 

Kozzi
Le 18 avril 2014
      
         

Aquilino Morelle, conseiller de François Hollande, est suspecté de conflit d’intérêts pour avoir pratiqué une activité de conseil de laboratoires pharmaceutiques alors qu’il était membre de l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS)… où François Hollande vient justement de faire embaucher Dominique Voynet (voir Boulevard Voltaire d’hier).

Il faisait face depuis trois jours «  à des insinuations et des allégations qui visent à mettre en cause [son] honneur ». Du coup, il a démissionné afin d’être « entièrement libre de répondre à ces attaques »…

Parce que les innocents, c’est bien connu, n’ont ni le droit de se défendre, ni celui de parler et encore moins de rendre coup pour coup… Seuls les coupables auraient toute liberté pour cela ? Déjà douteux, le personnage nous prend tous aussi, à l’évidence, pour des électeurs socialistes !

Car lui est un homme de gauche. Un vrai. Un donneur de leçons de morale, comme en juin 2011, sur France Info, où il insistait sur l’importance de la transparence : « Que chacun soit au clair avec lui-même et avec les autres. Il n’y a pas d’interdiction d’avoir un rapport avec l’industrie pharmaceutique pour un médecin [...]. En revanche, ce qui est obligatoire, c’est de rendre public cela [...]. Ce n’est pas un problème en soi, mais il faut que tout le monde le sache [...]. Des experts qui sont juge et partie, ce n’est plus possible. Il faut en finir avec ça… »

Car lui, la transparence, c’est son truc : sur sa page Facebook, il jure : « À aucun moment, je n’ai été en situation de conflit d’intérêts. [J’ai] respecté toutes les règles et toutes les procédures », car un « certain nombre d’activités annexes pour les fonctionnaires sont autorisées par la loi ».

HollandeMorelle001Seulement, comme l’a rappelé le site Mediapart, « il y a une loi qui interdit de travailler à l’IGAS et de travailler pour une société privée, qui plus est un laboratoire pharmaceutique. Or, c’est ce que fait Aquillino Morelle en 2007 »…

Lui jure que ses activités ont bel et bien été déclarées à l’IGAS ; malheureusement, celle-ci a aussitôt démenti : « Il n’y a pas eu de demande d’autorisation portant sur les activités d’expertise ou bien de consultation au bénéfice de l’industrie pharmaceutique dans les années récentes. Dans le cas particulier des activités extérieures de monsieur Aquilino Morelle, le service n’a retrouvé dans les archives que les autorisations portant sur une activité d’enseignement à l’université Paris I. »

Ah, la paperasserie ! Ça bouffe du temps, de l’énergie, de la place… et en plus, ça se paume !

Tout se perd, d’ailleurs… comme le « petit boulot » qu’Aquilino donnait depuis un an et demi à David Ysebaert, un auto-entrepreneur « cireur de souliers » (et non « de pompes », précise l’intéressé) qui cirait – 10 euros pour un cirage et 25 pour un glaçage – ses « trente paires de souliers de luxe faits sur mesure, pour son pied qui a une forme particulière. Des Davison, des Weston »… L’hebdomadaire Le Point s’étant gaussé de la chose, Aquilino a sur le champ « remercié » son cireur de souliers !

On a connu par le passé un « responsable, mais pas coupable » ; on a aujourd’hui un « innocent, mais démissionnaire quand même ! »… et demain, la « République irréprochable » nous offre quoi ?

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18 avril 2014 5 18 /04 /avril /2014 09:35

Bd Voltaire

 

 

L’affaire a été rondement menée. À peine Dominique Voynet a-t-elle rendu son mandat municipal à Montreuil (93) qu’elle vient d’être embauchée à l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS), nommée en Conseil des ministres « sur proposition du ministre des Affaires sociales et de la Santé et du ministre du Travail », comme l’a précisé l’Élysée.

Une nomination qui reste en travers de l’œsophage du président PS de l’Assemblée nationale et ancien président du conseil général de Seine-Saint-Denis Claude Bartolone, qui la brocarde sévèrement sur son blog : « Triste itinéraire d’une enfant gâtée de la République. Élue ou parachutée tour à tour dans le Jura, au Parlement européen, en Seine-Saint-Denis, puis défaite par les électeurs ou auto-démissionnée par certitude de l’être, madame Voynet, si prompte à critiquer la violence du “système”, restera certainement silencieuse quant à la manière dont elle vient d’en profiter goulûment. »

On sait les relations en général tendues entre socialistes et écologistes, mais entre Claude Bartolone et Dominique en Voynet en particulier, c’est de l’amour vache… et même vache folle !

D’autant que le « parrain » de la Seine-Saint-Denis, comme l’a surnommé l’intéressée en son temps, ajoute : « Au mieux, cette nomination apparaît comme le “golden parachute” d’une élue en mal d’électeurs. Au pire, elle procède d’un accord politique lui ayant permis de s’exfiltrer de Montreuil après avoir laissé cette ville en ruine et la gauche divisée comme jamais. »

Bon, ces deux-là ne nous feront pas un petit, on l’aura compris…

Pour se consoler, l’ancienne cheftaine des écologistes va pouvoir faire don de sa personne à l’IGAS sans craindre particulièrement les fins de mois difficiles ; même pour un ancien ministre, « la fourchette de rémunération d’un inspecteur général des affaires sociales est de 85.000 à 100.000 euros net annuels », indique l’IGAS. On survivrait à moins.

Et tant pis pour les quelques envieux qui rappellent fort désobligeamment ce qu’elle avait publié en automne dernier sur son blog – décidément, les blogs s’avèrent dangereux en politique ! –, pour justifier qu’elle ne briguerait pas un nouveau mandat municipal : « Je refuse de partir en campagne en promettant logements et jobs “à la mairie” à tour de bras ; de garantir à toute personne rencontrée dans la rue que sa demande, même injustifiée, sera traitée “en priorité” [...] ; de promettre à chaque dirigeant d’association évoquant sans pudeur l’imminence des élections une augmentation de sa subvention annuelle. »

Quant à « Moi Président », décidément, personne ne lui reconnaît enfin d’avoir prouvé en moins d’une semaine qu’il luttait avec efficacité contre le chômage, plaie de la France s’il en est depuis des décennies (pas que d’elle, d’ailleurs !) : après Harlem Désir, discriminé pour incompétence dans son ancien « job » (premier secrétaire du Parti socialiste) et sauvé in extremis par un secrétariat d’État, voilà une autre citoyenne qui aura échappé à Pôle emploi.

Comme quoi, si Dominique Voynet était sincèrement « dégoûtée par la politique », comme elle l’a clamé haut et fort en fin d’année dernière, la politique ne semble nullement dégoûtée d’elle !

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17 avril 2014 4 17 /04 /avril /2014 23:09
Le Point.fr
 

 

Les retraites seront gelées. Jusqu'à quand ? Au moins jusqu'à octobre 2015. Quelle bonne idée ! Et pourquoi ne pas les réduire comme en Grèce ou en Espagne au stade où on en est ? Non, Manuel Valls joue les grands protecteurs. Il désindexe, c'est tout. Ses airs de matamore cachent pourtant une invraisemblable désinvolture. Pas vraiment la sienne, mais celle de toute la gauche.

Voilà plus de quarante ans, depuis le Livre blanc de Michel Rocard (un des mentors de Valls) publié en 1991, que la gauche sait que le régime des retraites va dans le mur. Premier ministre, Lionel Jospin (autre mentor de Valls) n'ignorait rien de cela. Mais pour faire l'économie de réformes, il s'est contenté de créer le Fonds de réserve des retraites que, plus tard, Sarkozy et Fillon allaient siphonner. La gauche s'est toujours débrouillée pour éviter d'attaquer de front le régime des retraites.

Injustice

Et quand on dit "le" régime, c'est plutôt "les", car il en existe en France au moins une quarantaine. Le plus exigeant, le plus rigoureux, le plus dur est celui réservé aux salariés du privé. Autrement dit à ceux qui sont en première ligne dans la compétition mondiale. Ceux dont la carrière, surtout quand ils travaillent pour des PME, est prise dans la tourmente des délocalisations et des plans sociaux. Et que la gauche ignore superbement, s'agissant des retraites.

Elle leur préfère les fonctionnaires (État, collectivités locales, hôpitaux) et les employés protégés d'EDF, de la SNCF, de la RATP sans parler de l'Opéra ou de la Comédie -Française. Et pour cause, ces salariés (au premier rang desquels les enseignants) fournissent le gros de ses militants et de ses votes. Peu importe que leurs régimes de retraite soient bien plus avantageux que celui des salariés du privé. Les fonctionnaires partent avec 75 % de la moyenne de leurs six derniers traitements et la plupart des agents SNCF-EDF-RATP se retirent entre 52 et 57 ans. C'est l'histoire d'une injustice absolue qui va parfois se loger dans des détails insupportables : dans un couple, le régime de réversion des retraites est beaucoup plus avantageux dans le public que dans le privé.

Quand il est arrivé en 2012 au pouvoir, François Hollande, flammèche au vent, a parlé de rétablir la justice. Au lieu de cela, il a brouillé les pistes. Il a donné la retraite à soixante ans à ceux qui ont cotisé plus de quarante ans. Il a ouvert le chantier de la pénibilité. Inattaquable sur le plan des principes ! Mais uniquement source de dépenses pour les régimes de retraite quand il fallait réaliser des économies que l'on aurait pu faire en calant tous les Français sur le régime du privé.

Une longue incurie

Pour le reste, aucune prise de risque, la réforme Hollande prolonge ce qu'avait lancé la réforme Sarkozy de 2010 (on ira à 43 ans de cotisations). La droite est la seule à avoir changé un peu la donne pour tous (en repoussant l'âge de la retraite de 60 à 62 ans et la durée des cotisations de 37 ans ½ à 41 ans ½). Elle non plus pourtant n'a pas osé s'attaquer aux régimes spéciaux - ou si peu. Cette longue incurie oblige aujourd'hui le Premier ministre à recourir à une ficelle énorme : geler les retraites.

Il veut faire passer pour du courage, de la rigueur, ce qui relève de quarante ans de petites et grandes lâchetés. Car à chaque fois, dans les dernières décennies, lui et ses amis socialistes - tous courants confondus - se sont opposés violemment aux réformes de la droite. Et à aucun moment ils n'ont songé à s'inspirer de ce qu'ont fait les Suédois : un même système de retraite pour tous (fonctionnaires ou salariés du privé) ; chacun pouvant s'arrêter à partir de 61 ans et améliorer sa pension en travaillant au-delà. Cerise sur le gâteau, le système prévoit un peu de capitalisation. Cette réforme a été lancée par Ingvar Carlsson. Un social-démocrate. C'était en 1991, l'année du Livre blanc de Rocard...

 

 

 

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17 avril 2014 4 17 /04 /avril /2014 07:54
Bd Voltaire

 

boulevard-voltaire-Dieu-sauve-la-france
Le 17 avril 2014
Souhaitons un bon voyage à Manuel Valls, et rappelons-lui dès son retour que nous n’accepterons jamais la dissolution de la France chrétienne dans un rêve d’universalité destructeur.
         

Manuel Valls a annoncé qu’il se rendrait à Rome pour assister aux canonisations de Jean-Paul II et Jean XXIII. Les catholiques retiennent leur souffle : deux visites à Rome en quelques jours, il pourrait finir par être touché par la grâce… Les voies de Dieu sont impénétrables, après tout !

La décision est étonnante venant de la part de celui qui était un ministre des Cultes peu prompt à s’émouvoir d’une profanation d’église, d’une insulte antichrétienne ou des attaques récurrentes faites aux racines chrétiennes de la France…

Alors que les choses soient claires. Les catholiques sont heureux que la France soit officiellement représentée, mais ça ne leur arrachera pas leur bulletin de vote, il ne faudrait pas trop prendre les gens pour des idiots quand même. Soyons naïfs et laissons le doute planer, la raison est peut-être tout autre. Mais si toutefois la gauche tentait d’attirer à elle l’électorat catholique, ayant perdu les autres, il en faudra un peu plus !

Il faudrait, par exemple, renier le contenu du communiqué que le Parti socialiste (tiens donc…) avait rédigé lorsque François Fillon, alors Premier ministre, avait décidé d’assister à la béatification de ce même Jean-Paul II. Le PS avait trouvé la décision « particulièrement choquante ». Pourquoi ? Parce que la France serait une « République indivisible, laïque, démocratique et sociale [qui] assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction […] de religion ». À noter que l’on ne voit pas très bien en quoi le déplacement d’un officiel français à Rome rendrait les Français moins égaux, mais la notion d’égalité de gauche est parfois assez mystérieuse – rien de nouveau.

François Baroin avait à l’époque justifié ce déplacement en rappelant que « la France était la fille aînée de l’Église ». Le PS avait jugé l’explication « inadmissible et profondément déplacée »… Mais la droite avait beau jeu de se faire le rempart de la chrétienté alors qu’elle n’avait rien fait pour que soient inscrites dans la Constitution européenne les racines chrétiennes, et n’avait pas été capable de mettre les drapeaux en berne à la mort du pape aujourd’hui mis à l’honneur, quand même Fidel Castro se le permettait…

En bref, il faudra bien un jour que nos dirigeants, Manuel Valls inclus, comprennent que si leur République est laïque, la France, elle, est chrétienne. Ce n’est pas une revendication, c’est une vérité historique. Les catholiques de France n’attendent pas que leurs ministres fassent acte de foi même s’ils l’espèrent, ils réclament que la France reste la France, un combat dans lequel ils sont rejoints par nombre de Français, que ne rassemble sans doute pas la messe, mais au moins la défense d’un clocher !

Alors souhaitons un bon voyage à Manuel Valls, et rappelons-lui dès son retour que nous n’accepterons jamais la dissolution de la France chrétienne dans un rêve d’universalité destructeur. Un combat dans lequel l’Église de France doit être en première ligne, car c’est d’abord à elle que Jean-Paul II lançait son fameux : « France, fille aînée de l’Église, es-tu fidèle aux promesses de ton baptême ? »

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RESISTANCE !

Capture-d-ecran--316-.png 

J'ai plus envie de me croire à Kaboul dans ma ville,

J'ai plus envie de l'incivisme, plus envie de la médiocrité comme religion, plus envie du manque d'ambition comme profession de foi.

J'ai plus envie de relativiser. >>>>