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15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 07:36
  • 15 mars 2013
  • Le Figaro

Le conseiller régional et ancien député* s’insurge contre la loi d’amnistie exonérant les délits commis dans le cadre d’actions syndicales.

En soutenant ce texte, le gouvernement va en fait rendre beaucoup plus difficiles les rapports entre partenaires sociaux et va creuser un peu plus le fossé entre citoyens et syndicalistes

Alors que la croissance est en panne et l’économie en berne, à l’heure où les plans sociaux se multiplient et où l’inquiétude grandit chez les chefs d’entreprise, au moment où les salariés ont besoin d’être rassurés, le gouvernement vient de démontrer, une fois de plus, l’incohérence de son projet. En effet, le vote par le Sénat de la loi d’amnistie exonérant l’ensemble des délits commis dans le cadre d’actions syndicales n’est rien d’autre qu’une oeuvre de saccage de l’état de droit.Le droit français permet aux employés en désaccord avec leur employeur d’utiliser des moyens de revendications et de pressions légaux, tant qu’ils s’exercent pacifiquement. La négociation sociale est ainsi devenue un art et le syndicalisme un métier pour tous ceux qui au quotidien en sont les représentants. Mais si négocier avec fermeté est un droit, menacer la partie adverse ou ses biens doit rester sévèrement punissable. Or ce texte voté au Sénat est un encouragement aux comportements délictueux et un appel aux débordements. Car cette amnistie risque d’ouvrir très largement la porte à une escalade vers plus de violence. L’expression démocratique doit rester pacifique et respectueuse des autres et de l’espace public. La justice ne peut pas tolérer les dérapages, les débordements ou la destruction sous couvert de conduire une lutte idéologique ou politique.

Et le Parlement, n’en déplaise à M. Mélenchon et à quelques-uns de ces amis du Front de gauche, n’est pas là pour effacer les délits commis par les casseurs et les fauteurs de troubles lors des manifestations. Pourquoi dès lors faut-il à tout prix amnistier les syndicalistes ?

Nul ne découvre aujourd’hui la politisation du monde syndical dans notre pays. Car si, depuis la nuit des temps on nous vante la qualité d’un dialogue social appuyé sur la notion de neutralité politique, personne n’est dupe en réalité. En France, la paix sociale s’achète, son prix se négocie sur un marché qui lui est propre et où l’intérêt général n’est malheureusement pas toujours le seul à rentrer en considération. Il en a, diront certains, toujours été ainsi, et il est vrai que nul n’a véritablement pris la peine de s’émouvoir de la reconversion dorée de M. François Chérèque, leader de la CFDT, nommé par le gouvernement de Jean-Marc Ayrault au sein d’un grand corps d’inspection de l’État puis installé à la tête de la fondation Terra Nova, think-tank officiel du Parti socialiste.

La dernière campagne présidentielle est certes passée par là et aura sans doute permis de mettre un terme à l’hypocrisie manifeste que constituait la neutralité politique des grandes formations syndicales. Bernard Thibault a clairement appelé à l’époque à faire battre Nicolas Sarkozy. Et ce message a été relayé sur le terrain par les dizaines de milliers de militants de la CGT. François Hollande a profité du soutien des militants syndicaux pour gagner l’élection présidentielle. Et une fois élu, il les a laissé tomber. « Moi, président, je ferai annuler l’ensemble des décisions de justice rendues contre des militants syndicaux » , reconnaissons que si elle avait été prononcée en ces termes, l’effet produit par la fameuse tirade de François Hollande n’aurait peut-être pas été le même. C’est pourtant exactement ce qui est en cause ici.

À l’heure où le dialogue avec les syndicats semble rompu, au lendemain de déclarations de Bernard Thibault laissant entendre qu’il regrette son soutien à François Hollande, le gouvernement socialiste cherche à redorer son image auprès des formations syndicales par de basses manoeuvres clientélistes. À l’approche des élections municipales, il faut continuer à rouler dans la farine « made in Solférino », les alliés verts et communistes, afin d’éviter l’éclatement des majorités locales. Et quoi de mieux pour cela que de faire croire aux syndicalistes qu’ils seront désormais au-dessus des lois, que l’on pourra blanchir les plus violents et amnistier les faits les plus graves.

En soutenant ce texte, le gouvernement va en fait rendre beaucoup plus difficiles les rapports entre partenaires sociaux et va creuser un peu plus le fossé entre citoyens et syndicalistes. S’il était confirmé par un vote favorable à l’Assemblée nationale, ce concept d’amnistie sociale marquerait un coup d’arrêt au dialogue social en légitimant la violence comme mode d’action et d’expression. Cette simple idée, essence du projet de loi, est totalement inacceptable. Car elle démontrerait que désormais, le clientélisme électoral tient lieu de démarche politique assumée et revendiquée. * Auteur en 2011 du rapport, interdit de publication, sur le financement des syndicats.

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15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 07:23

Le vice-président de l’institut Presaje* en appelle à un sursaut de la responsabilité individuelle.

À la culture de l’excuse il faut ajouter désormais la religion des “droits à...”

Pourquoi le ciel est-il tombé sur nos têtes insuffisamment emmitouflées en ce mois de mars ? À qui la faute ? À la nature qui « reprend ses droits », comme on le dit souvent ? À la météo ? Aux divers responsables des transports qui se sont laissés surprendre par cet enneigement ravageur ?

Il est évidemment trop tôt pour prononcer des sentences péremptoires, avec tous les risques d’injustice que cela comporterait. Mais il faudra bien, le moment venu, faire les comptes. Et ne pas se borner, comme il y a deux ans, à invoquer l’épaisseur inhabituelle des flocons ! Le problème, c’est que la recherche de responsabilité (la vraie, l’individuelle) a largement dérivé, ces dernières années, au profit d’un concept plus « adapté », si l’on peut dire : le concept de « responsabilité collective. »

L’ennui,

c’est que ce report sur la responsabilité dite collective ne constitue nullement un cas isolé : il prolifère. Même question pour l’autre affaire installée à la une des journaux : l’affaire de la viande de cheval. Encore une fois, évitons les conclusions prématurées. Mais on peut déjà se demander comment on a pu laisser s’incruster, tranquillement, une somme incroyable de « vices cachés » dans la filière agroalimentaire. La réponse n’est ni technique ni même juridique, mais « sociétale » : l’impératif de responsabilité n’occupe plus la place qu’il devrait occuper, chez les acteurs économiques comme chez les « contrôleurs » de tout acabit. On connaît l’échappatoire habituelle : l’inculpé dira le plus souvent « qu’il ne savait pas ». Ce qui est exactement le contraire de ce que nous enseigne notre socle culturel gréco-latin. « Le coupable est responsable de son ignorance » , disait Aristote.

Souvenons-nous de l’affaire Laetitia, début 2011. En Loire-Atlantique, suite à l’élargissement imprudent d’un détenu réputé notoirement dangereux, les inspecteurs chargés de l’enquête durant les premières semaines de « l’affaire » ont affirmé qu’ils avaient bien repéré des erreurs, mais que la responsabilité des « dysfonctionnements » était collective. Comment ne pas comprendre la perplexité qui s’installait alors chez nos concitoyens ? cause le système de sécurité (comme s’il n’y avait pas de hiérarchie en charge) cela ressemble fort à un déni de responsabilité.

Transportons-nous dans le domaine de la sécurité, débouchant fréquemment sur les juridictions pénales. L’auteur libéral Alain Laurent a trouvé un allié inespéré en la personne de Lionel Jospin, stigmatisant le recours aux excuses « sociologiques » à propos de la délinquance des banlieues : « On peut dire que c’est le chômage, le cadre urbain ou le défaut d’intégration, mais cela ne supprime pas la responsabilité individuelle. »

Cette déclaration date de 1999. Le virus de l’excuse a-t-il régressé depuis lors ? Non, il gagne maintenant le domaine politique. La disparition récente de Stéphane Hessel a suscité un petit sursaut médiatique à son fameux opuscule sur les « indignés ». Sans nier l’aspect initialement sympathique de ce cri, force est de constater qu’il a rapidement dégénéré en une énumération de tous les maux affligeant ou menaçant les opprimés, les sans-papiers, les sous-payés, et de façon générale toutes les « victimes » de la société capitaliste, sans autre précision. Sauf quand il s’agit des terroristes - immigrés ou non - vis-à-vis desquels nous ne sommes pas gentils : l’auteur nous incite à mieux comprendre leur colère et ses débordements !..

Nous atteignons là le sommet de ce que Pascal Bruckner dénonce fréquemment et fort opportunément la « culture de l’excuse » . Qu’il s’agisse de la responsabilité civile, sociale, pénale ou politique, le déclin du concept de responsabilité est patent. Initialement conçu comme le truchement principal de l’« autonomie de la volonté » si cher à Emmanuel Kant, notre droit tend désormais à privilégier la responsabilité collective… et distributive.

vie professionnelle n’est pas satisfaisante ? C’est la faute à la société. L’Assurance-maladie est gravement déficitaire ? Qu’y puis-je ? N’ai-je pas droit à la santé ? Et le défilé aux guichets s’allonge jour après jour : droit à l’éducation, droit au repos, plus récemment droit à l’enfant… À l’évidence, le consommateur moyen ne fait aucun rapprochement entre sa dépense et l’équilibre des comptes macroéconomiques. À la culture de l’excuse il faut ajouter désormais la religion des « droits à… »

La responsabilité ne figure pas au fronton des mairies. Mais qui peut nier son rôle irremplaçable dans le maintien de notre tradition républicaine ?

Restaurons-la ! *Prospective, recherches et études appliquées à la justice et l’économie

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15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 07:14

 

  • 15 mars 2013
  • Le Figaro
  • IVAN RIOUFOL irioufol@lefigaro.fr

 

L’inébranlable optimisme de François Hollande, qui offre un même visage reposé et amusé tandis qu’il s’effondre, ne rassure pas sur la crédibilité de sa politique. « Je ne crains rien, ni ne redoute rien » , a-t-il répliqué, lundi, après avoir été interpellé par des mécontents, à Dijon. Cependant, une incertitude s’est installée dans le pays. La France n’est plus dirigée, sinon par un président qui semble suivre, comme les 115 cardinaux du conclave, d’impénétrables voix intérieures. Lui font-elles croire aux miracles ? La réalité est que la majorité, qui n’ose avouer l’obsolescence du socialisme, est incapable de définir un cap. Le gouvernement dit vouloir faire 5 milliards d’économies pour 2014, mais financera les coûteux emplois subventionnés qui alourdiront ses charges. Le chef de l’État annonce « des choix courageux » sur les retraites, mais il a rétabli le départ à 60 ans pour certains salariés. Où est la logique du hollandisme, dans sa « culture du compromis » qui le pousse au zigzag ? « Hollande doit avoir un langage clair » , conseille Gérard Collomb, le maire (PS) mieux dire.

Reste que l’UMP, sonnée par sa guerre Copé-Fillon, ne tient pas son rôle d’opposition. La motion de censure qu’elle déposera mercredi ne peut faire oublier son manque de pugnacité contre un gouvernement qui se fait des crocs-enjambe. L’ombre de Nicolas Sarkozy, qui laisse entendre qu’il pourrait revenir en cas de catastrophe, semble avoir découragé les candidats. Leurs coups font rarement mouche. Faut-il rappeler ce que l’ancien président aura subi de la part de la gauche et de ses médias déchaînés ? Une frustration s’est installée dans l’opinion. Elle pourrait être le moteur de la deuxième manifestation du 24 mars, organisée par l’humoriste catholique Frigide Barjot, qui s’est vu refuser les Champs-Élysées par la Préfecture. Au refus réitéré du mariage gay pourrait s’adjoindre un rejet de la politique de Hollande, qui produit 1000 chômeurs par jour et une insécurité croissante, mais aussi de sa conception plus générale de la société. 

  Les atteintes à la laïcité, perpétrées par un islamisme conquérant et intouchable, irritent également les Français. D’autant que la république se laisse souvent déborder par les surenchères et les intimidations.

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15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 06:39

Pour les retraités du PUBLIC, pas de problème,

tout "baigne"

comme c'est bizarre !


Les partenaires sociaux sont parvenus mercredi 13 mars à un accord qui devrait permettre de réduire le déficit du régime de retraite complémentaire Agirc-Arrco. Ce texte prévoit d'augmenter les cotisations des employeurs et des salariés à partir du 1er janvier 2014 et de limiter les pensions des retraités dès le 1er avril 2013. En voici les principaux points.

L'Entreprise avec AFP, publié le 14/03/2013 à 11:00

 

Le protocole d'accord sur le financement des retraites complémentaires Agirc-Arcco, auquel sont parvenus le patronat et les syndicats hier soir mercredi 13 mars, prévoit de limiter d'un point de moins que l'inflation la revalorisations des pensions de 11 millions de retraités, et d'augmenter les cotisations des entreprises et de 18 millions de salariés. En voici les principaux points:

Augmentation des cotisations

Les cotisations augmenteront à partir du 1er janvier 2014, via le taux contractuel qui permet de calculer les cotisations et ouvre des droits aux retraités. Celui-ci sera augmenté de 0,1 point en 2014 et de 0,1 point supplémentaire en 2015. Cette hausse de cotisation Agirc-Arcco sera acquittée à hauteur de 40% par les salariés et de 60% par les employeurs.

Par ailleurs à partir de 2016, les entreprises de plus de 9 salariés verseront leurs cotisations chaque mois et non chaque trimestre comme actuellement, ce qui permettra des gains de trésorerie pour les caisses de retraite.

"Désindexation" des pensions

Au 1er avril 2013, la valeur du point Agirc (base de calcul des pensions des cadres du privé) passera de 0,4330 euros à 0,4352, soit une revalorisation de 0,5%, et une augmentation sur l'année de 0,95%.

Dans le m^me temps, la valeur du point Arrco (salariés du privé), passera de 1,2414 euros à 1,2472 euros, soit une revalorisation de 0,8%, et une augmentation sur l'année de 1,17%.

L'inflation est prévue à 1,75% pour 2013.

Les pensions seront à nouveau "sous-indexées" par rapport à l'inflation (moins un point) en 2014 puis en 2015, mais elles ne pourront pas diminuer (si la hausse des prix est inférieure à 1% par exemple).

Droits de retraite des chômeurs

Des négociations tripartites seront engagées par les partenaires sociaux avec l'Etat et l'Unedic au sujet des droits accordés aux chômeurs sans contrepartie financière.

Pensions de reversion

Un groupe de travail planchera en 2013 sur les paramètres des pensions de réversion (proratisation en fonction des années de mariage, etc.)

Des réunions paritaires seront organisées début 2014 pour prendre des mesures sur la base de ses conclusions.

Avenir des régimes de retraite

Cette hausse des cotisations, accompagnée d'une désindexation des pensions de retraite devrait permettre de "regonfler" les caisses de 25 milliards d'euros d'ici 2017. Mais cela ne sera pas suffisant pour garantir l'avenir. En 2014, un groupe de travail sera chargé d'étudier la consolidation des régimes de retraite complémentaire, notamment en examinant la convergence des paramètres de gestion de l'Agirc et de l'Arrco.

Puis, en 2015, des réunions paritaires prendront des mesures sur la base des travaux de ce groupe de travail.

Les partenaires sociaux prévoient par ailleurs de se revoir chaque année pour analyser l'évolution financière des régimes, évaluer l'impact des mesures prévues dans cet accord et actualiser leurs projections.

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14 mars 2013 4 14 /03 /mars /2013 21:04

 

COMMUNIQUE DE PRESSEde Jacques MYARDDéputé de la NationMaire de Maisons-LaffittePrésident du Cercle Nation et République


 

Le 14 Mars 2013


Laurent Fabius a annoncé ce matin que la France et le Royaume-Uni allaient demander aux Etats de l’Union européenne la levée de l’embargo sur la livraison des armes aux forces de l’opposition syrienne .

Il a précisé au demeurant que s’il n’y a pas un accord européen, la France comme l’Angleterre agiraient en toute indépendance.

Il justifie cette décision par le fait que la Russie, l’Iran livraient des armes au régime syrien de Bachar El Assad.

Il convient de rappeler que la Qatar et l’Arabie Saoudite livrent des armes à l’opposition !

Cette décision est lourde de conséquences car elle conduit inexorablement à l’internationalisation du conflit avec des risques majeurs sur l’équilibre instable de la poudrière du Proche et Moyen-Orient.

De surcroît, des renseignements convergents confirment malheureusement que les opposants et « l’armée de libération » sont composées de djihadistes dont les intentions sont de créer un régime fondé exclusivement sur la charia.

La guerre civile en Syrie est accompagnée d’un cortège d’horreurs qui révoltent tout homme civilisé.

Il n’en demeure pas moins qu’avant d’ouvrir la boîte de Pandore par une internationalisation hasardeuse qui va faire tomber le peuple syrien de Charybde en Scylla, il faut y réfléchir à deux fois.

Jacques Myard demande au gouvernement de s’expliquer devant le Parlement sur cette politique aventureuse.

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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 23:41

Le Monde.fr | 13.03.2013 à 22h45 Par Jean-Baptiste Chastand

 

 

Sans enthousiasme, patronat et syndicats ont fini par s'entendre sur un sauvetage des régimes de retraite complémentaire des salariés du privé (Agirc, Association générale des institutions de retraite des cadres et Arrco, Association pour le régime de retraite complémentaire des salariés), mercredi 13 mars. Au bout d'une longue séance de négociation, trois syndicats (CFDT, FO et CFTC) ont laissé entendre qu'ils pourraient accepter le dernier texte patronal, même si leur décision sera formellement prise dans les prochains jours par leurs instances de direction. La CGT et la CGC devraient s'opposer au texte, mais trois signatures suffisent pour le faire entrer en vigueur.

 

L'accord final prévoit que les pensions complémentaires n'augmentent que de 0,5 % pour l'Agirc (cadres) et de 0,8 % pour l'Arrco (non-cadres), le 1er avril. Et ce alors que l'inflation a atteint 1 % en janvier en rythme annuel, selon les chiffres publiés mercredi par l'Insee. En 2014 et 2015, les pensions augmenteront à nouveau d'un point de moins que l'inflation. Des mesures de réduction du pouvoir d'achat des retraités qui rapporteront 2,3 milliards en 2017. Parallèlement, une hausse des cotisations de 0,25 point en deux ans devrait permettre de dégager 1,3 milliard d'euros. Ces cotisations sont payées à 60 % par les entreprises et à 40 % par les salariés.

"Sans accord, le déficit aurait atteint 8,6 milliards d'euros en 2017. Il sera réduit à 5,5 milliards avec ces mesures. Nous avons éloigné le danger d'une dizaine d'années", a expliqué Jean-François Pilliard, président de la commission protection sociale du Medef. Les deux régimes complémentaires peuvent en effet encore compter sur leurs réserves accumulées lors de périodes plus fastes, mais celles-ci fondent à vue d'œil, puisque les déficits des deux régimes ont dépassé les 4,5 milliards d'euros en 2012. Sans les mesures décidées mercredi, l'Agirc aurait épuisé la totalité de ses réserves en 2017, l'Arrco en 2020.

DES MESURES "INÉVITABLES DANS LE CONTEXTE ACTUEL", SELON LE MEDEF

"Ces mesures auront une efficacité relative : on repousse l'échéance de seulement quelques années", a contesté Jean-Louis Malys, le négociateur de la CFDT, tout en laissant entendre qu'il ne s'opposerait pas au texte parce qu'il permet de sauver temporairement les régimes. Les deux autres signataires fortement probables, FO et la CFTC se sont montrés tout aussi peu enthousiastes à l'idée d'entériner une diminution du niveau de vie des retraités, même s'ils se félicitaient d'avoir obtenu "des avancées", par une hausse des cotisations. "Toutes ces décisions n'appellent pas la joie et le bonheur, mais elles sont inévitables dans le contexte actuel", a défendu M. Pilliard, pour le Medef.

La CGT a justifié son refus d'entériner le texte au nom du maintien du niveau de vie des seniors. "Nous ne souhaitons pas abaisser le pouvoir d'achat des retraités", a défendu son négociateur, Eric Aubin, même s'il s'est félicité "d'avoir fait bouger les positions patronales au cours de la négociation". De con côté, la CGC a refusé de signer l'accord, parce qu'il prévoit une différence de revalorisation des pensions entre retraités cadres et non-cadres. "L'effort demandé aux classes moyennes est particulièrement important. Ce n'est pas dans mon mandat", a estimé Danielle Karniewicz, la négociatrice du syndicat des cadres.

Jean-Baptiste Chastand

 
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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 18:34

ENTÊTE DF

La Droite forte se mobilise et vous invite à rejoindre les cortèges de "la Manif pour tous" contre le mariage homosexuel, l'homoparentalité et contre l'homophobie

Dimanche 24 mars à Paris sur les Champs-Elysées

Retrouvez toutes les informations sur la manifestation et les transports mis en place sur le site de la Manif pour tous.

Manif pour tous
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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 18:24

 

Première victoire contre le droit de vote des étrangers

 

 

François Hollande a finalement décidé de ne pas inclure le droit de vote des étrangers dans la réforme constitutionnelle présentée ce matin en conseil des ministres.


Vous avez été près de 300 000 à signer notre pétition contre le droite de vote des étrangers. Cette extraordinaire mobilisation aura permis de faire reculer le gouvernement.


Le 29 janvier dernier, le premier ministre, Jean-Marc Ayrault avait annoncé qu'il allait reprendre l'initiative et consulter et négocier avec les parlementaires pour tenter de rassembler la majorité des 3/5 nécessaire pour l'adoption de ce texte.


Pour atteindre ce triste objectif, il ne manquait que 30 voix au gouvernement. Certaines déclarations de parlementaires "centristes", comme Yves Jego, favorables au droit de vote des étrangers, apparaissaient, malheureusement, pour le Premier ministre comme un encouragement. C'est ainsi, que ses conseillers se sont lancés dans une réelle campagne de marchandage, espérant ainsi convaincre d'autres parlementaires de droite ou du centre de voter leur texte.


Heureusement, notre action et la formidable pression que nous avons réussi, ensemble, à faire peser sur les parlementaires "hésitants" aura été déterminante.
Tous sont, finalement, restés fidèles à notre modèle républicain qui fait le lien entre la citoyenneté et la nationalité et considère que la citoyenneté française s'incarne dans le droit de vote et que l'on ne peut donc pas brader le droit de vote.


L'abandon (sûrement temporaire) de cette mesure par François Hollande ne doit, cependant pas, nous conduire à baisser la garde. De nombreux parlementaires de gauche ont déjà fait part de leur volonté de trouver un moyen de relancer le débat sur cette question. Nous devons rester extrêmement vigilants et mobilisés. D'autant plus que la nocivité de la politique gouvernementale, en la matière, ne se limite pas à cette seule question  ; le laxisme judiciaire incarné par Mme Taubira, ministre de la justice conduira fatalement à une hausse de la délinquance, les mesures prises par M. Valls, ministre de l'intérieur, pour faciliter l'immigration ne feront qu'aggraver la situation de notre pays, en renforçant le communautarisme. Contre tout cela, nous devons continuer à défendre notre pays et son modèle républicain.


Merci encore pour votre soutien et votre engagement à nos côtés. Nous avons prouvé qu'ensemble, en agissant de façon coordonnée, nous pouvions faire reculer le gouvernement.


Si vous souhaitez nous soutenir dans ces futurs combats et nous permettre d'imprimer du matériel militant afin de mobiliser les français et de faire pression sur les parlementaires, vous pouvez nous adresser un don, via paypal ou par chèque (à l'ordre de l'UNI) adressé à l'UNI, 34 rue Emile Landrin 92100 Boulogne-Billancourt. Vous recevrez un reçu fiscal vous permettant de déduire 66 % du montant de votre don de vos impôts. Chaque aide, même la plus modeste, est préciseuse.


Merci de votre soutien.

Olivier Vial
Président de l'UNI.

 

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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 09:44

 

Hamid
Zanaz

Essayiste et journaliste algérien.

 

Monsieur le Président,

Notre compatriote Albert Camus nous a déjà prévenu : « Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde. » Je crains, monsieur le Président, que par la façon dont vous qualifiez les soldats d’Allah capturés au nord du Mali, vous n’ajoutiez au malheur de la laïcité, déjà assez malmenée.

« Nos concitoyens perdus », avez-vous dit ! Je ne sais pas s’ils sont concitoyens de quiconque, ni s’ils sont vraiment perdus… Ce sont des djihadistes qui « combattront dans le sentier de Dieu, ils tueront et seront tués… » et, vous savez pourquoi, monsieur le Président ? Pour que « la parole d’Allah reste la plus haute ». Ils ne sont pas de jeunes égarés, ils connaissent très bien leur but : l’instauration de la loi coranique par la force. Ils accomplissaient leur devoir religieux, kalachnikov à la main : le djihad fi sabil Allah, la guerre sainte pour la gloire d’Allah.

Vous avez raison, monsieur le Président, de dire que la lutte contre le terrorisme devrait se faire partout, mais vous oubliez de préciser à vos concitoyens la nature de ce terrorisme ! Cette barbarie a un nom, monsieur le Président : l’idéologie islamique dont l’essence n’est autre que le combat contre tout ce qui n’est pas islamique. « Si tu es témoin d’un usage non islamique, dit le prophète, mets-y fin par la force. Si tu n’as pas le pouvoir de le faire cesser, condamne-le verbalement. Sinon, condamne-le dans ton cœur. » « N’obéis donc pas aux infidèles, dit encore Allah dans son livre, et avec ceci [le Coran], lutte contre eux vigoureusement. »

Sont-ils « travaillés par des milieux extrémistes et fondamentalistes », comme vous le dites, monsieur le Président, ou ont-ils tout ce qu’il faut comme versets et hadiths pour « mener le djihad contre les mécréants » et pour « être rude à leur égard » comme vous pourriez le lire dans le Coran ?

Permettez-moi, monsieur le premier magistrat de la République, de vous rappeler que vos « concitoyens perdus » ne reconnaissent ni la République ni ses valeurs : ils ont d’autres références, un autre genre d’État, enseignés et semi-appliqués sur les territoires perdus de votre République.

 

Vous, président de la République, vous ne devez pas légitimer l’instinct tribal au détriment de la culture universelle.

Vous, président de la République, vous ne devez pas laisser le communautarisme s’installer dans la République.

Vous, président de la République, quand un fleuve est pollué, vous devez remonter à la source de la contamination.

Vous, président de la République, vous devez libérer les territoires perdus de la République.

Vous, président de la République laïque, vous ne devez pas financer les lieux de culte.

Vous, président de la République, vous avez le devoir de protéger les femmes d’origine arabe, pas leur culture islamique misogyne.
Vous, président de la République, vous devez interdire à vos ministres de se balader dans les mosquées pour une raison ou une autre.

Vous, président de la République, vous ne devez pas voir en la barbarie une culture. Vous devez savoir qu’il y a des « spiritualités » meurtrières.

Vous, président de République, vous devez savoir que l’islamisme est une idéologie meurtrière et non pas une frustration mal orientée.

Hamid Zanaz, le 13 mars 2013
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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 09:32

 

 

Adrien
Abauzit

Ecrivain et juriste.

 

Interrogé par Marc-Olivier Fogiel le 28 février 2013 au micro de RTL, Charles Aznavour a profité de l’occasion pour délivrer le fond de sa pensée sur l’immigration :

« Je suis devenu français d’abord dans ma tête, dans mon cœur, dans ma manière d’être, dans ma langue. Je suis devenu français. C’est-à-dire que j’ai abandonné une grande partie de mon arménité pour être français. » Puis, a-t-il ajouté : « Il faut le faire ou il faut partir. »

Charles Aznavour ne dit pas qu’il faut aimer la France ou la quitter. Charles Aznavour dit mieux : il faut la ressentir dans toutes les fibres de son être ou alors la quitter, discours que le FN lui-même n’ose plus tenir du fait de l’orwellisation de la France.

Charles Aznavour voit juste. La réalité de l’immigration en France est la suivante :

• D’un côté, des Français d’origine immigrée qui sont de véritables chances pour la France. Parfaitement acculturés, parfaitement fondus dans les traditions, les mœurs et les codes sociaux français, ils sont parfois même bien plus patriotes que les bobos de souche des Inrocks ou les têtes à claque du Mouvement des Jeunes Socialistes (MJS).

• Et de l’autre côté, des individus haineux pour qui la France est un objet de ressentiment, un pays de gwers, de babtous et de boloss, voué à être pillé et contre-colonisé pour expier son passé.

Si, dans le passé, l’immigration a pu être une chance pour la France, elle est aujourd’hui pour elle une catastrophe, la menant droit à la guerre civile (tradition nationale). Certains parlent de France « remplacée ». Il y a du vrai. Mais le terme de « kosovarisée » nous paraît plus juste, car il sous-entend que le choc entre les codes sociaux des Français de souche et ceux des immigrés non acculturés puisse se terminer en un violent conflit qui ne déplairait pas à une oligarchie soucieuse de détourner d’elle la colère populaire.

Cette vérité crève les yeux. Nul besoin de sondage, de chiffre ou d’enquête bidon menée par un sociologue du CNRS payé pour nous dire que la réalité n’est pas la réalité. Il suffit de voir et d’écouter. La France marche sur un volcan. Et elle n’échappera à l’éruption que si l’immigration est immédiatement stoppée et si ceux qui sont hostiles à notre pays sont arraisonnés, pour ne pas dire mis hors d’état de nuire.

Évidemment, tout ceci n’est que fiction pour nos classes politiques et médiatiques, qui, prises de panique, préfèrent se réfugier dans un déni de réalité suicidaire.

L’auteur de ces lignes n’est pas naïf. Il sait que, pour ce texte, il sera insulté et diffamé. Il sait très bien que des bobos complètement ringards, complètement vierges de la souffrance que partagent des millions de Français, viendront, pour plastronner et ainsi combler leur déficit de virilité, l’accuser de fascisme, de racisme et autres joyeusetés.

Mais au point où il en est, où la France en est, l’auteur de ces lignes n’en a cure (pour rester poli). Et puis qu’a-t-il à craindre si ce n’est être mis dans le même sac que Charles Aznavour ?

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Published by voxpop - dans La France en résistance

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J'ai plus envie de me croire à Kaboul dans ma ville,

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