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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 09:12
Boulevard Voltaire

Robert Ménard

Journaliste.
Fondateur de Reporters sans frontières.

 

Une poignée de Français ou de résidents en France aux côtés des islamistes maliens, d’autres encore en Somalie, au Yémen ou au Sahel, des dizaines acheminées en Syrie grâce à des filières : Manuel Valls ne cache pas la réalité du djihadisme né en France. Il va même plus loin, dénonçant un antisémitisme « très vivant », né dans les « quartiers populaires ».

Enfin ! Il était temps que les socialistes cessent de tourner autour du pot quand, à l’exemple du chef de l’État, ils ne parlent que de « terrorisme » sans préciser qu’il est islamiste. Toujours par peur, disent-ils, de montrer du doigt, de « stigmatiser ». Il était temps de désigner les véritables porteurs de la haine à l’égard des Juifs : ces « groupes radicaux liés à un salafisme, qui veulent prendre possession de nos quartiers » comme le dit le ministre de l’Intérieur.

Mais alors, que fait-on ? Comment combat-on les prêches incendiaires d’imams appointés par des gouvernements étrangers, les sites internet appelant à la haine, les prisons transformées en véritables creusets de l’islamisme le plus radical, ces groupes paramilitaires qui organisent des camps d’entrainement amateurs sous couvert d’autodéfense, d’entretien physique ou de paint ball ?

En commençant par nommer les choses, en n’ayant plus peur des mots. Oui, il y a un problème de violence, de menaces, de terrorisme liés spécifiquement à l’islamisme le plus dur. Oui, une partie de la jeunesse musulmane de nos banlieues est séduite par ce discours, détestant du même coup démocratie, femmes et Juifs. Non, les problèmes de pauvreté ou d’intégration ne suffisent pas à expliquer ces dérives. Oui, on a raison d’avoir peur d’un islam lu et vécu comme un nouveau traité de savoir vivre à l’usage des jeunes générations.

Aussi, quand Manuel Valls explique que la présence de l’islam en France est « un formidable atout » pour qu’il fasse « la démonstration qu’ [il] est totalement compatible avec la démocratie, la laïcité, l’égalité homme-femme », on a envie de lui répondre que la démonstration en question est loin d’être faite. Pourtant, les occasions n’ont pas manqué. Je n’ai pas souvenir d’avoir vu des milliers et encore moins des dizaines de milliers de musulmans dans la rue pour protester, s’indigner, se révolter contre les assassinats de Montauban et de Toulouse par un certain Mohamed Merah. Dommage.

Robert Ménard, le 13 mars 2013
 

 
Comment nous faut-il interpréter cette absence d'indignation, de révolte ????
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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 09:02

barbarie

 

Joris
Karl

Journaliste.

 

En Tunisie, on entend des petites phrases plutôt inquiétantes. Dimanche, par exemple, dans le journal Le Maghreb, Habib Ellouze, un des membres du parti islamiste « modéré » Ennahda, a qualifié l’excision en Afrique… d’opération « esthétique ». C’est une façon de voir !

Certes, survivance des temps barbares, l’amputation des parties génitales a toujours existé. Sous l’Empire romain, des hommes se tranchaient les bourses en l’hommage de la grande déesse Cybèle et bien plus tard, en France, des médecins de la Belle Époque préconisaient l’ablation du clitoris pour « calmer les troubles nerveux » et combattre l’onanisme ! L’excision viendrait quant à elle de l’Égypte antique : en ce temps-là, on offrait les parties excisées au Nil sacré…

L’objectif non avoué de cette punition suprême est aussi de priver la femme de plaisir. Si on tranchait aussi massivement les bijoux de famille de ces messieurs, la « communauté internationale » banderait bien plus fort (ses muscles) pour éradiquer l’atroce phénomène… Seulement voilà, ce sont des femmes, très souvent noires de surcroît, ça intéresse moins. Pourtant, cet acte de barbarie concernerait 130 millions de femmes dans le monde, essentiellement en Afrique mais aussi en Égypte, en Indonésie et dans les communautés immigrées en Occident.

Comment peut-on infliger une telle torture à des êtres humains ? Eh bien, ça commence comme un conte de fée mais la fin est plutôt gore.

 

En France, les petites filles d’origine africaine sont nombreuses à pouvoir témoigner. Au début, il y a un prétexte : on va visiter la famille restée au pays. Les enfants se font une joie de passer les vacances loin des HLM. Là-bas, tout se passe bien… jusqu’au « jour J », comme nous l’explique une jeune femme victime à la fin des années 1990 : « Il y a quelque chose de bizarre dans l’air. On vous gâte, on est gentil avec vous. Mais les regards sont fuyants. Et puis soudain, on vous emmène dans une pièce, des mains de femmes puissantes, vos propres tantes, vous allongent sur une table, vous écartent vos petites cuisses… » Quelques secondes s’écoulent à peine et une lame de rasoir brille dans les yeux de la gamine. Dans ce cas, c’est sa propre grand-mère qui donne un coup bref comme l’éternité. Une douleur raz de marée. Un bout de chair qui tombe au sol. Des jouissances futures qui n’auront jamais lieu. Une vie de pondeuse pour horizon. Il faut que la tradition perdure.

Pratique ignoble encore justifiée par ce député qui a du avaler un Coran de travers : « Dans les pays chauds, on transpire beaucoup et, en effectuant cette excision, la femme sent moins mauvais et ne risque pas d’être rejetée par l’homme. » Au pays de Bourguiba, le camp laïque s’insurge, par la voix de Nadia Chaabane, à la tribune de l’Assemblée constituante : « Il est inacceptable qu’un député valorise un crime contre la femme. » La Tunisie est sur une bien mauvaise pente…

Joris Karl, le 13 mars 2013
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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 08:50
 
  
 
 
                                                                       
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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 08:35
  • 13 mars 2013
  • Le Figaro
  • ALAIN-GÉRARD SLAMA agslama@lefigaro.fr

Pour permettre à l’avion France de décoller, les pilotes et le personnel savent en principe ce qu’il faut faire : ne pas surcharger l’appareil, remplir les réservoirs, respecter les indications de la tour de contrôle avant de se lancer sur une piste encombrée, serrer les freins tout en faisant donner aux moteurs le maximum de puissance, et surveiller constamment le tableau de bord. À défaut, nul n’ignore que ce sera le décrochage, et le crash.

La métaphore n’est pas de pure forme. Car l’opinion, dépassée par la complexité et la gravité de la crise, tend à ressembler de plus en plus, dans ses relations avec le pouvoir, au passager qui remet son sort entre les mains du pilote. Elle ressemble à ces passagers qui, tandis que l’avion tangue, les roues accrochées au sol, choisissent de ne pas voir et, enfoncés dans leur fauteuil, se laissent distraire de leur inquiétude par les apéritifs et autres zakouskis proposés, comme autant de dérivatifs, par l’équipage. Après la catastrophe, il sera un peu tard pour dire que l’avion, affrété par une compagnie au bord de la faillite, et choisie précisément pour ses faibles tarifs, n’avait pas été révisé suffisamment, et qu’il était resté en pilotage automatique en dépit de conditions atmosphériques défavorables.

Il sera un peu tard, aussi, pour faire tomber tout le poids de la faute sur le pilote et sur la compagnie. Car dans le désastre, les passagers auront eu, eux aussi, leur part de responsabilité : ils auront beau dire qu’ils ont été abusés, ils se sont faits les complices de leurs arnaqueurs en focalisant leur demande sur le seul critère du prix le plus bas ; ils ont préféré les facilités d’une apparence, celle de la compétitivité des prix par rapport à la compétitivité des matériels et des services rendus. L’attachement aux 35 heures, le refus de différer l’âge de la retraite, la place disproportionnée donnée aux dérivatifs hédonistes des réformes sociétales s’appuient aujourd’hui moins sur une idéologie que sur une préférence pour un style de vie, un mode de consommation, également partagés par les syndicats et par l’opinion.

Certes – pour prolonger la comparaison – le pilote de l’Élysée est désormais conscient du danger. Les passagers voient clairement qu’il se passe quelque chose d’anormal. Le problème est que, plus l’inquiétude monte, plus la demande de sécurité est grande, et plus grande est la difficulté de dire la vérité sans provoquer la panique. Plus la peur paralyse les comportements, plus il est téméraire de croire qu’on pourra faire évoluer les habitudes. François Hollande avait certainement cette objection à l’esprit quand il a décidé d’entreprendre, il y a quelques jours, une tournée des « territoires », commencée à Blois et poursuivie à Dijon. Or ce n’est pas en promettant une aide financière, de surcroît exorbitante, aux implantations de jeunes médecins ou un soutien public, ruineux, au bâtiment ; ce n’est pas non plus en annonçant une nouvelle réforme des structures intercommunales, un nouvel avatar de la « démocratie de proximité », qui entretient les réflexes corporatistes et identitaires au lieu de favoriser les décisions courageuses, bref, ce n’est pas en s’obstinant à contourner le clash qu’il évitera le crash.

À bien des égards, le vocabulaire de la « constance », de l’« endurance » et de l’« espérance » auquel il a eu recours vaut mieux que celui de la « rupture ». On n’obtient rien d’un peuple quand on exige de lui qu’il rompe avec ses habitudes. Il ne s’agit pas de briser ce qui est, mais au contraire de prendre la hauteur nécessaire pour en renouer les fils, et s’adapter. La logomachie du « monde nouveau » a été à l’origine des 35 heures et de l’idéologie de la décroissance. Il n’en reste pas moins que, en associant, parmi ses préoccupations cardinales, « la lutte contre le chômage, la compétitivité de nos entreprises et le financement de nos retraites » , François Hollande ne peut ignorer qu’il glisse une notion de « compétitivité » qui est la condition des deux autres. Et que mieux vaudrait le dire. Plutôt que de répandre sans limites la manne des subventions, d’aggraver les prétextes à accroître les effectifs de la fonction publique territoriale et d’appeler le plus grand nombre à une participation qui a seulement, dans notre avion, les apparences de la démocratie, le devoir du politique est d’alléger les charges de ceux qui ont le goût d’entreprendre et qui se veulent, sans attendre, responsables dans le secteur de l’économie. Ils sont, dans notre pays, beaucoup plus nombreux qu’on ne le pense, et s’ils partent à l’étranger, ce n’est pas le fait de l’esprit de lucre, mais de la déception et de l’impatience.

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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 08:04

 

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 Quand les chefs d’entreprise estiment être des boucs émissaires, l’emploi redevient une variable d’ajustement et les salariés, la première victime…

 

  • 13 mars 2013
  • Le Figaro
  • YANN LE GALÈS
UNE CONDAMNATION sans appel ! Selon le dernier baromètre Ifop-Fiducial sur les très petites entreprises, François Hollande et Jean-Marc Ayrault ont perdu au début de l’année la confiance des petits patrons. Les dirigeants des entreprises de moins de 20 salariés ne sont en effet plus que 17 % à faire confiance au gouvernement, contre 20 % il y a trois mois. Pis, moins d’un sur dix pense que l’exécutif pourra inverser la courbe du chômage, freiner les départs à l’étranger des jeunes diplômés et des créateurs de start-up ou stopper l’exil fiscal des plus riches. Une chute de confiance spectaculaire comparée à juillet où près d’un patron de TPE sur trois avait, juste après l’élection de François Hollande, une opinion positive de l’action gouvernementale.

Une stratégie anti-entreprise

Depuis, le chef de l’État a mis en oeuvre sa politique anti-entreprise et presque tous les indicateurs ont plongé dans le rouge. Pour plus de neuf sur dix, les mesures prises ces derniers mois ne donnent ainsi tout bonnement pas envie de devenir chef d’entreprise et éloignent même les investisseurs potentiels. Les petits patrons, découragés entre autres par les 20 milliards d’euros de hausse d’impôts qui ont frappé depuis l’été les sociétés et les particuliers, condamnent majoritairement l’absence de stratégie en faveur des entreprises. Plus de sept sur dix redoutent même que l’explosion de la fiscalité ne pousse les Français à travailler de plus en plus au noir. Autre conséquence de cet alourdissement de la fiscalité, ils sont une large majorité à renoncer à investir. Un sur deux va même carrément stopper d’embaucher.

Les nombreux déplacements d’explication sur le terrain n’y changent rien, les petits patrons jugent les membres du gouvernement bien incapables d’expliquer leur politique. Que ce soit en matière de réduction des déficits ou d’emploi. Ils ne sont ainsi qu’une minorité (37 %) à connaître l’accord sur l’emploi conclu le 11 janvier entre les organisations patronales et les syndicats. Et quand ils le connaissent, ils le réduisent très majoritairement à un effet d’annonce, ne voyant pas le côté « flexibilité » du compromis trouvé. Plus de 80 % des petits patrons estiment que la surtaxation des CDD, une des mesures phares de l’accord, aura un impact négatif.

Le climat de défiance actuel est d’autant plus fort que les patrons de TPE ne tablent pas sur une amélioration de leurs activités. Plus d’un sur quatre ne prévoit aucune embellie avant 2015 et ceux qui envisagent d’embaucher se font de plus en plus rares : seulement 7 % au dernier pointage. Quand les chefs d’entreprise estiment être des boucs émissaires, l’emploi redevient une variable d’ajustement et les salariés, la première victime…

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12 mars 2013 2 12 /03 /mars /2013 19:14

 

Un homme brutalisé par le service d’ordre de François Hollande pour lui avoir rappelé ses promesses

Par Pierre de Bellerive le 11 mar, 2013 @ 20:04 ndf.fr

 Alors que François Hollande avait choisi Dijon pour visiter les quartiers « sensibles », un homme qui tentait de l’interpeller sur ses promesses de campagne, a été brutalement repoussé par le service d’ordre du chef de l’État. L’homme qui demandait « Monsieur Hollande, elles sont où les promesses ? », a été pris au col et entraîné sans ménagement par les gardes du corps de François Hollande. Avis à ceux qui souhaiteraient rappeler au Président de la République ses promesses…

Une Française refuse d’être prise en photo avec lui, une autre le sermonne sur le mariage…

Par Eric Martin le 12 mar, 2013 @ 18:54  ndf.fr

 

Une femme à qui il propose de prendre une pose refuse le cliché devant la caméra de France Télévisions. « Non, pas de photo », lui déclare-t-elle avant d’ajouter : « On vous voit assez à la télé. » « Pas assez », lui rétorque alors François Hollande, un brin crispé. Quelques instants plus tard, une femme rappelle au Président que les partisans du mariage (qui manifestaient à l’occasion de sa venue) sont nombreux. Il ferait presque de la peine…

 

Manifestation contre le mariage pour tous durant la visite de François Hollande à Dijon

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Ils étaient environ 300 personnes à manifester lundi 11 mars 2013 en fin d'après-midi à Dijon contre le mariage pour tous. Une manifestation s'est déroulée rue de la Préfecture, où était François Hollande. Les CRS sont intervenus pour la contenir.

·         Par Christophe Tarrisse

·         Publié le 11/03/2013 | 19:21, mis à jour le 12/03/2013 | 09:48 Bourgogne France 3 fr

 

 

 

 

 

 

 

 

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12 mars 2013 2 12 /03 /mars /2013 09:05

 

Un vrai délice !

 


 

Boulevard Voltaire

 

Gabrielle
Cluzel

Ecrivain, journaliste.

 

Le dernier sondage d’Ipsos pour Le Point est formel, 64 % des Français ne font plus confiance au chef de l’État. Certains disent que c’est un coup dur pour le Président. Il ne se débrouille pourtant pas si mal : continuer à séduire 31 % d’électeurs (les autres ne se prononçant pas) malgré les pleins cageots de nouveaux chômeurs, de nouveaux impôts, de nouveaux cafouillages, de nouveaux petits copains amnistiés ou arrosés que l’on nous balance à la face tous les matins, moi je dis respect.

Quoi qu’il en soit, nombreux sont les Français, dit-on, à appeler de leurs vœux le retour de Sarko, oubliant déjà à quel point celui-ci avait pu les horripiler. Il faut dire que le président bling-bling conduisait nos affaires comme une belle jaguar rouge, enfoncé au fond du siège en cuir avec une main déterminée sur le volant, l’autre, paternaliste, sur la cuisse de la France : « Détends-toi, chérie, je contrôle tout. » Prodigieusement agaçant mais plus rassurant, somme toute, que notre nouveau chauffeur terriblement normal, avec sa petite auto qui ne passera pas le contrôle technique, son GPS qui ne trouve jamais la liaison satellite, sa conduite hésitante et ses atermoiements dans les carrefours : « Tu me dis quand ça passe au vert ? Et si on faisait demi-tour à gauche, dans l’impasse ? »

Dire que l’on trouvait le monsieur passablement grotesque avec ses « Si tu reviens, j’annule tout » et autres « avec Carla, c’est du sérieux ». Mais nous ignorions alors que le Vaudeville de Sarko, c’était beau comme du Claudel à côté de ce qu’allait nous jouer son successeur ; que Carla était en fait une femme de devoir discrète et collet monté, une exemplaire tante Yvonne.

On pensait que l’homme à la Rolex s’était coupé de la France d’en bas, qu’il ne savait plus l’écouter. Le président à la Swatch l’entend très bien, mais l’envoie se faire voir chez les Grecs : vous voulez du boulot ? Vous reprendrez bien du mariage homo !
Alors voilà, on s’essuierait presque le coin de l’œil. Grand Dieu, si on avait eu conscience alors de notre bonheur… Car c’est comme ça, quand on tombe en Sylla, on finit toujours par trouver que Charybde, tout compte fait, relevait du jacuzzi cinq étoiles.

Mais faut-il vraiment nous flageller mes frères, quand la vérité est sûrement ailleurs ? La France ne roule ni en jaguar ni en BX mais elle est sagement assise dans un bus collectif entre la Grèce et l’Italie, un car qui fonce droit dans le mur sans qu’aucun président n’ait d’autre pouvoir qu’agiter son petit mouchoir blanc sur le bord de la route pour lui dire adieu.

Gabrielle Cluzel, le 12 mars 2013
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12 mars 2013 2 12 /03 /mars /2013 08:49
  • 12 mars 2013
  • Le Figaro
  • YVES DE KERDREL ydekerdrel@lefigaro.fr  
 

Quelle audace ! Jean-Marc Ayrault vient d’adresser à ses ministres les fameuses lettres de cadrage pour préparer le budget de la France pour 2014. Et le premier ministre, se faisant violence, a demandé à son gouvernement de trouver non pas 4, mais 5 milliards d’euros d’économies. Ce n’est pas vraiment ce que l’on peut appeler une « révolution copernicienne ». Ce n’est pas ces quelques milliards qui vont améliorer la compétitivité de l’État. Ce n’est pas cette goutte d’eau qui va permettre de réduire notre déficit budgétaire, la gabegie des dépenses publiques et cette dette insupportable qui dépasse les 1 800 milliards d’euros.

D’autant qu’il ne s’agit pas de vraies économies, mais de simples transferts. Sur ces 5 milliards d’économies, les deux tiers vont servir à financer des dépenses nouvelles liées au plan antipauvreté ou aux contrats aidés et aux contrats de génération. Si Jean-Marc Ayrault était vraiment audacieux, il ferait tout simplement appel au bon sens des Français qui, eux, ne manquent pas d’idées pour réduire les dépenses publiques. Si Jean-Marc Ayrault voulait faire des économies, il ouvrirait dans chaque mairie un « cahier de doléances » dans lequel chaque Français viendrait écrire ses idées pour faire des économies. Exactement comme David Cameron, le premier ministre britannique, l’a fait lorsqu’il est arrivé au 10 Downing Street.

Pour gagner du temps et être tout aussi efficace, le locataire de Matignon peut aussi se procurer 60 Milliards d’économies !*, le dernier livre écrit par Agnès Verdier-Molinié, cette talentueuse essayiste qui dirige la Fondation Ifrap (Institut français pour la recherche sur les administrations et les politiques publiques). À force de travail de fourmi, de ténacité et de vérifications, celle-ci a identifié et recensé pas moins de 60 milliards d’euros de surcoûts de production au sein de nos services publics. Des surcoûts qu’il n’est pas difficile de réduire, comme le fait n’importe quelle entreprise pour améliorer sa compétitivité, mais aussi son agilité et, in fine, pour vivre mieux.

Il s’agit bien de 60 milliards d’euros par an. Ce qui n’a rien à voir avec les micro-efforts demandés par Jérôme Cahuzac et Jean-Marc Ayrault aux différents ministres à l’occasion de ces lettres de cadrage. Cela n’a pas davantage à voir avec les 60 milliards d’euros que le gouvernement veut tenter d’économiser sur l’ensemble du quinquennat de François Hollande. Non, ce que propose Agnès Verdier-Molinié, c’est une véritable réorganisation de nos services publics, de notre administration et de nos collectivités locales. Non pas comme l’imaginent certains pour en réduire les prestations ou les prérogatives. Mais à l’inverse pour en améliorer le fonctionnement et la qualité au profit des usagers.

Pour parler chiffres, notre essayiste a calculé que les services publics coûtaient en France 27,7 % de la richesse nationale, alors qu’ils coûtent trois points de moins dans les autres pays européens et 11 % de moins dans les nations appartenant à l’OCDE. Vit-on mieux pour autant en France? Disposet-on de plus de crèches ? Attend-on moins à la Poste ? Nos trains arriventils plus à l’heure ? Non. C’est bien cela le problème. Même François Hollande l’a reconnu, lors de sa conférence de presse du 15 novembre dernier, en déclarant : «On ne vit pas mieux avec 57% de dépenses publiques qu’avec 52 % (rapportées au PIB de la France). »

Reste l’éternelle question, une fois que ce constat a été dressé : comment faire ? C’est tout l’intérêt du livre d’Agnès Verdier-Molinié. Puisqu’elle ne se contente pas de dire : dépensez moins ! Mais elle donne toutes les pistes au million d’euros près pour réduire nos dépenses publiques de 60 milliards d’euros par an à l’horizon 2017. Sans entrer dans tous les détails, cela consiste d’abord à améliorer la compétitivité de l’État en ne remplaçant pas les 700 000 fonctionnaires qui vont partir en retraite en cinq ans et en réajustant les avantages de la fonction publique ; de quoi générer 18,5 milliards d’euros d’économies annuelles. Cela passe ensuite par une réduction drastique des coûts de fonctionnement des collectivités locales qui se traduiraient, à partir de 2021, par 11,6 milliards d’euros d’économies chaque année. Cela nécessite enfin de réduire de 29,9 milliards d’euros le coût annuel du modèle social.

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Published by voxpop - dans La France en résistance
12 mars 2013 2 12 /03 /mars /2013 08:24

 

 

 

  • 12 mars 2013
  • Le Figaro
  • ALAIN BARLUET

Trois responsables du dossier sahélien ont été brutalement remplacés. Une « purge » sans précédent en pleine guerre.

L’un des diplomates démis avait dénoncé au Mali « une corruption gangrenant (...) toutes les sphères, jusqu’au plus haut niveau » Dans les longs couloirs du Quai, on soupire en voyant les caméras comme aimantées par Jean-yves Le Drian

à partir de la page 1 DIPLOMATIE Le petit monde des diplomates du Quai d’Orsay travaillant sur l’Afrique est en émoi. Sur fond de guerre au Mali, l’éviction par Laurent Fabius, fin février, du sous-directeur en charge de ce pays, Laurent Bigot, a « surpris et choqué », selon plusieurs sources au ministère des Affaires étrangères. D’autant plus que cet événement est survenu après la mise à l’écart, pour diverses raisons, de plusieurs diplomates intervenant sur le même continent. Quelques semaines plus tôt, Jean Félix-Paganon, représentant spécial pour le Sahel, nommé en juin 2012, a été remplacé. Et en octobre dernier, Élisabeth Barbier, responsable depuis peu de la Direction AfriqueOcéan Indien (DAOI) du Quai d’Orsay, était évincée de son poste pour incompatibilité d’humeur avec le ministre. Elle est désormais ambassadeur en Afrique du Sud.

Des départs forcés qui ont été motivés chacun par « des raisons particulières », relativise-t-on dans l’entourage de Laurent Fabius. Ces décisions, en particulier celles concernant Bigot et Paganon, s’inscrivent pourtant dans un contexte global où le déclenchement anticipé des opérations militaires a intensifié les débats au ministère des Affaires étrangères, remis en cause des équilibres internes et suscité chez les diplomates des interrogations et des attentes sur leur rôle dans le règlement de la crise. L’actualité malienne a bousculé le Quai d’Orsay face à des militaires tenant le haut du pavé. Elle a aussi commencé à faire bouger - dans la douleur - les lignes traditionnelles des modes d’action du « Département » sur le continent africain.

Retour sur des mots qui fâchent et des portes qui claquent. Supprimée récemment de plusieurs sites Internet mais toujours visible sur YouTube, une vidéo tournée en juillet 2012 montre le diplomate Laurent Bigot,  

 à l’époque responsable de l’Afrique de l’Ouest, tenant des propos plutôt décapants sur le Mali. Filmé lors d’une conférence à l’Institut français des relations internationales (Ifri), ce très bon connaisseur du terrain met les pieds dans le plat en dénonçant notamment « une corruption gangrenant depuis de longues années toutes les sphères jusqu’au plus haut niveau ». Il évoque aussi « une démocratie de façade » et souligne que, si « l’État malien s’est effondré sur lui-même », les déterminants de la crise, eux, demeurent.

Des propos tenus « à titre personnel », mais qui n’en reviennent pas moins à contester la politique menée depuis des années vis-à-vis du Sahel. Car pour Bigot, le problème ne se limite pas au « cas emblématique » du Mali. Le Burkina-Faso, dit-il, « est le prochain sur la liste à risquer de s’effondrer ». Autant de déclarations qui, on s’en doute, ont suscité de fortes irritations à Bamako, à Ouagadougou et dans plusieurs capitales de la région. « Laurent Bigot était devenu gênant », commente un chercheur spécialisé sur l’Afrique.

 

 

Cette vidéo est l’un des éléments à charge retenus par Laurent Fabius contre Laurent Bigot pour précipiter son limogeage. Sollicité par Le Figaro, l’ex-sous-directeur d’Afrique occidentale a déploré avoir été « débarqué brutalement » mais n’a pas souhaité s’exprimer. Au Quai d’Orsay, on ne réagit pas officiellement même si, dans l’entourage du ministre, on souligne que « le débat est sain, mais franchir la ligne rouge de la déloyauté lorsque les décisions sont prises est inacceptable ». Avant le déclenchement de l’opération « Serval », Laurent Bigot s’était montré sceptique sur une approche purement militaire de la crise au Sahel.

 

 

 

Une « task force » pour reprendre la main

Simple mise au pas d’un haut fonctionnaire par son ministre, plus prompt à « user de la cravache que son prédécesseur », comme l’affirme un diplomate ? Résurgence de vieux clivages, comme ceux qui opposent militaires et diplomates, zélotes du « sécuritaire » et partisans du « développement » ? « Tout le monde est bien conscient qu’il n’y a pas de développement sans sécurité ni de sécurité sans développement », tempère un collègue de Laurent Bigot. Différences d’approches, de méthodes, de réseaux ? Autant de pistes, suggérées par les diplomates eux-mêmes qui, par-delà les cas individuels, ramènent aux arcanes des relations franco-africaines.

Depuis son arrivée à l’Élysée, François Hollande, qui connaît peu le continent, a affiché sa défiance à l’égard de tout ce qui pouvait évoquer, de près ou de loin, la Françafrique. On note, par exemple, la montée en puissance aux postes clés de spécialistes de l’Afrique de l’Est anglophone, notamment des « swahilistes » (du nom de la culture partagée par les peuples de la côte africaine orientale, NDLR), au détriment de l’Afrique de l’Ouest. C’est le cas notamment de Jean-Christophe Belliard, le nouveau patron de la DAOI, ex-ambassadeur à Madagascar, et de Laurent Viguier, en poste à Nairobi de 2003 à 2007, pressenti pour succéder à Laurent Bigot.

L’intervention militaire française au Mali a encore fait évoluer la donne. « On est passé brusquement du préventif au curatif », résume un diplomate. Dans le triangle décisionnel dont la pointe est à l’Élysée, la Défense a pris du poids, politiquement et médiatiquement, par rapport aux Affaires étrangères. Dans les longs couloirs du Quai, on soupire en voyant les caméras de télévision comme aimantées par Jean-Yves Le Drian. « En même temps, se console un diplomate, chacun sait que l’action armée ne permettra pas, à elle seule, de gagner la paix ». « Les vrais débats, résume une autre source, concernent la coordination de tous les protagonistes, le lancement d’un processus politique inclusif, l’effet d’entraînement sur l’État malien et les moyens pour que l’aide ne soit pas déversée en vain ».

Soucieux de remonter en ligne, Laurent Fabius s’est donc attaqué au vaste chantier de l’après-guerre en réorganisant l’ordre de bataille de ses équipes. Face à la crise multidimensionnelle du Sahel, les structures administratives ont montré leur limite : Mali, Mauritanie, Niger, Algérie, n’appartiennent pas aux mêmes directions du Quai. Sur le modèle anglo-saxon, une « task force » a été mise en place. Ce groupe de travail interministériel (Affaires étrangères, Défense, Intérieur…) réunit chaque semaine, à des niveaux variables, des représentants de tous les intervenants sur le dossier malien. Laurent Fabius prône aussi une diplomatie « démultipliée » incluant, par exemple, la coopération décentralisée. Il réunira ainsi les acteurs du dossier sahélien le 19 mars, à Lyon, autour des collectivités territoriales, françaises et maliennes. De nouvelles pièces dans le dispositif mis en place par le Quai pour lancer un chantier qui s’annonce long et ardu - et pour reprendre la main.

 

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11 mars 2013 1 11 /03 /mars /2013 22:38



COMMUNIQUE DE PRESSE
de Jacques MYARD
Député de la Nation
Maire de Maisons-Laffitte
Président du Cercle Nation et République


 

Le 10 Mars 2013


A/S : Apologie Irresponsable d'une mère porteuse !

Un grand quotidien avide de sensationnel vient de publier les confessions d'une femme de 24 ans qui clame " Je n'ai pas honte d'être une mère porteuse ."

Il s'agit là d'une véritable apologie de la marchandisation du corps humain qui viole fondamentalement l'étique de notre société .

Cet entretien médiatique est doublement irresponsable .

Il est tout d'abord inadmissible qu'en s'appuyant sur la liberté de la presse , qui nous est chère , un journal puisse vanter un acte qui tombe directement sous le coup du code pénal .

De la même manière , il n'est pas tolérable qu'une femme puisse se vanter d'un tel acte qui est la négation même de la fonction de mère et de la dignité humaine .

Une société sans tabous sans repères est une société perdue car plus rien ne choque , tout devient permis , c'est la naissance de la jungle , attention au retour de baton , car trop c'est trop !

Jacques Myard demande à la ministre de la Justice de saisir le Procureur de la République pour que soient diligentées les poursuites contre toutes les personnes en cause y compris les médias qui dévoient ainsi la liberté de la presse en faisant l'apologie d'un acte révoltant sanctionné par le code pénal !

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Published by voxpop - dans La France en résistance

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J'ai plus envie de me croire à Kaboul dans ma ville,

J'ai plus envie de l'incivisme, plus envie de la médiocrité comme religion, plus envie du manque d'ambition comme profession de foi.

J'ai plus envie de relativiser. >>>>