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11 mars 2013 1 11 /03 /mars /2013 15:39

 

 

 

 

            En quelques mois de présidence, M. Hollande nous a présenté un éventail de ses «connaissances historiques», à travers ces dates: 8 mai 1945, 01.11.1954, 17.10.1961, 19.03.1962 et 05.07.1962. Jamais, un de ses prédécesseurs ne s'était autant étalé que lui à ce sujet. A chacune de ces dates, il nous donne sa version des faits. Pour cela, il se répand en déclarations, en commentaires, en messages, en discours avec, en apothéose, celui du 20.12.2012 à Alger. Certes, on peut comprendre les coutumes diplomatiques mais, tout de même: «L'Algérie est aujourd'hui un pays respecté sur la scène internationale...», «L'Algérie est un pays dynamique, dont les ressources sont considérables...», «L'Algérie est un pays jeune...», «L'Algérie est un pays courageux...». Le comble s'est produit au Parlement européen, lorsque F. Hollande, à propos du terrorisme qui occupe le Mali et de la position de l'Algérie, déclarait, le 05.02.2013: «Je veux dire ici combien l'Algérie a souffert pendant des années et des années du terrorisme, et que, s'il y a un pays qui, ici est la victime de la barbarie, c'est bien l'Algérie...». Que pratiquaient le «FLN» et l' «ALN», en Algérie, du 01.01.1954 à juin 1964, sinon la barbarie, à l'encontre de tous ceux qui refusaient leur dictature, à l'encontre des civils, des enfants...Ce n'est pas de la sorte que M. Hollande écrira une nouvelle page «simple et grave!», en n'explorant qu'un versant de la montagne! A l'exception du 01.11.1954, pour les autres dates, De Gaulle était successivement président du Gouvernement provisoire de la République française puis président de la République française. F. Hollande ne le cite jamais lors de ces dates historiques, mais, il n'est pas le seul. Et pourtant, c'est un témoin principal au ban de l'histoire.

 

           

F. Hollande et la falsification de l'Histoire

 

 

Le 01.11.1954 et les Faits:

 

            Ce jour-là dit de la «Toussaint rouge». Chronologiquement, la guerre d'Algérie débute le 31.10.1954 à 23h00, avec l'assassinat délibéré de Georges-Samuel Azoulay qui avait refusé aux 4 terroristes du «FLN» de les conduire à une poudrière à Oran; il est encore aujourd'hui la victime-symbole des ignorés de l'histoire. Puis, à 23h45, blessé, Laurent François sera achevé devant la gendarmerie de Cassaigne. Le 01.11.154, à 08h00 du matin, l'instituteur Guy Monnerot -dont l'histoire sera médiatisée- sera à son tour assassiné. Par la suite, seront assassinés le caïd Ben Hadj Sadok, l'agent de police Haroun Ahmed Ben Amar et quatre appelés: Pierre Audat, Eugène Cochet, André Marquet et le lieutenant Gérard Darneaud. Parmi ces 9 victimes, 4 Français d'Algérie (juif, chrétien et musulman) et 5 métropolitains: tout un symbole qui sombrera dans la quotidienneté de cette guerre et, bien après le soi-disant cessez-le-Feu.

Bobard:

 

            Le 01.11.2012, dans un message adressé au président de la République algérienne démocratique et populaire «RADP» (*), A. Bouteflika, F. Hollande note: «A l'occasion du 1er novembre (1954), j'ai le plaisir de vous adresser à vous-même ainsi qu'au peuple algérien, mes vœux très sincères et amicaux. En cette année du cinquantenaire de l'indépendance algérienne, je me réjouis de la vigueur renouvelée de nos relations qui se manifeste à travers les nombreux domaines dans lesquels coopèrent nos deux pays.». Un message à l'unisson et à la gloire du «FLN».

            (*) En 1984, Ferhat Abbas, ancien président du «GPRA» constatait que: «Notre République algérienne a été affublée d'un appendice, celui de «démocratie populaire», ce qui veut dire en clair, qu'elle n'est ni démocratique ni populaire...».

 

Le 17.10.1961 et les Faits:

 

            La Fédération de France du «FLN» décide, le 25.08.1958, d'ouvrir un second front en France même, sur l'ensemble du territoire, alors étiquetée «Wilaya 7». Outre la guerre fratricide contre le «MNA», le «FLN» exécute en métropole des sabotages, des attaques contre des objectifs économiques, militaires ou politiques, mais également des tortures et des assassinats. Ainsi de 01/1956 à 12/1961, dans sa lutte fratricide, le «FLN» tuera 3.889 Algériens et en blessera 7.678 (Source: L. Joxe, ministre d'Etat chargé des Affaires algériennes). Les assassinats perpétrés contre les métropolitains, du 01.01.1956 au 23.01.1962 s'élèvent à: 150 tués et 649 blessés; Militaires tués 16 et 140 blessés; Policiers tués 53 (dont 21 en 1961) et 279 blessés. (Source: Ministère de l'Intérieur). Il faut préciser que les policiers reçurent l'ordre de protéger les Algériens des actions du «FLN», face à l'augmentation très forte de tués, notamment en 1961. En 11/1961, Paulette Péju,  avait écrit ce livre: «Le 17.10.1961 des Algériens» qui sera très vite autocensuré à la demande insistante de A. Ben Bella et de H. Boumediene qui s'opposeront ainsi à la «Fédération de France du FLN»; cette dernière, partisan du «GPRA» ne pouvait que nuire à l'ALN de l'extérieur. Face aux exactions et aux meurtres qui se poursuivent en France du fait du «FLN», depuis 06/1962, cela malgré le cessez-le-feu (19.03.1962 à 12h00), A. Ben Bella reconnaît que: «Cette Fédération (Fédération de France du «FLN») séquestre dans les caves, elle soumet à la torture les Algériens qui se refusent à payer leur cotisation; elle continue à employer en temps de paix des méthodes de guerre...». Il est notoire que des travailleurs Algériens vivaient dans des taudis, tout comme était connu le fait qu'ils étaient rançonnés par le «FLN»; refuser de s'acquitter de cette contribution forcée leur offrait le choix, entre l'égorgement ou une balle dans la nuque. Le 06.01.1998, un rapport sur les archives de la préfecture de police relatives à la «manifestation du 17.10.1961», est présenté à Jean-Pierre Chevènement par un groupe de travail qui annonce 32 morts.

 

Bobard:

 

            Le 17.10.2011, avec l'historien Benjamin Stora,  accompagné de Faouzi Lamdaoui et de Abdelkader (*) Arif, F. Hollande jette une fleur par dessus le Pont de Clichy puis, il explique sa motivation: «Je voulais être là, fidèle à la promesse que j'avais faite. Je suis venu témoigner de ma solidarité aux enfants, petits-enfants de ces familles endeuillées par ce drame.». (*) Abdelkader est son véritable prénom. Je rappelle que F. Hollande, le 14.10.2011, avait été le 3.008ème signataire de la pétition annoncée par le responsable de «Médiapart», Edwy Plenel qui, avait lancé: «Un Appel à la reconnaissance officielle de la tragédie du 17.10.1961 à Paris.». De nouveau, dans un communiqué du 17.10.2012 qu'il signe, F. Hollande écrit: «Le 17.10.1961, des Algériens qui manifestaient pour le droit à l'indépendance ont été tués lors d'une sanglante répression. La République reconnaît avec lucidité ces faits. 51 ans après cette tragédie, je rends hommage à la mémoire des victimes.». A chacune de ses interventions, F. Hollande occulte les victimes du «FLN».  Le 26.03.2012, 12 sénateurs (trices) «EELV», écologistes, déposent une proposition de résolution, n° 484, visant à la reconnaissance de la responsabilité de la République française dans les événements (curieusement, il ne s'agit plus, en la circonstance, de guerre: Loi n° 99-882 du 18.10.1999) du 17.10.1961. Exposé des motifs: «...L'action des forces de l'ordre fut d'une violence extrême: ces hommes furent molestés (des milliers de travailleurs algériens), torturés et massacrés. Le bilan officiel, témoin de la censure de l'Etat sur cette tragédie, s'établit à 2 morts...(contre-vérité: voir plus haut). Les travaux historiques (lesquels et par qui?) estiment aujourd'hui à entre 100 et 200 le nombre des victimes de cette répression...Aujourd'hui encore, pour l'Etat français, le bilan officiel reste inchangé. On ne constitue pas la démocratie sur des mensonges et des falsifications. (Cette phrase relève d'un culot rare de la part de sénateurs qu' «on n'élit pas à l'aune de leurs connaissances en histoire.», il est vrai et, comme le souligne, plus bas, l'historien M. Winock). On ne bâtit pas l'amitié entre deux peuples en refusant de reconnaître sa responsabilité dans un massacre..(et les autres massacres) .Proposition de résolution:...Invite en conséquence le Gouvernement à reconnaître la responsabilité de la République française dans les événements du 17.10.1961. Souhaite en outre que soit créé un lieu de souvenir à la mémoire des victimes du 17.10.1961...»- Le 24.10.2012, le Sénat, sous la signature de son président, Jean-Pierre Bel, adopte la résolution n° 14: «Considérant les travaux historiques et scientifiques (lesquels et par qui?) qui établissent la réalité des violences et meurtres (Meurtres: qu'elle est l'instance qui a qualifié ces homicides volontaires qui auraient été commis par les forces de police?). commis à l'encontre de ressortissants algériens à Paris et dans ses environs lors de la manifestation du 17.10.1961; souhaite que la France reconnaisse ces faits; souhaite la réalisation d'un lieu du souvenir à la mémoire des victimes.»-

 

 

 

 

Le 18.03. et le 19.03.1962 et les Faits:

 

            A la suite des négociations officielles à Evian, entre le «FLN» et le gouvernement français, deux documents sont sur la table, dès le 07.03.1962: l'un «l'Accord de cessez-le-feu en Algérie» -publié au «JORF» et non signé par les parties; il est le seul à porter la mention «Accord», l'autre étant intitulé «Déclarations gouvernementales du 19.03.1962 relatives à L'Algérie». L'article 1 de l' «Accord» stipule: «Il sera mis fin aux opérations militaires et à toute action armée sur l'ensemble du territoire algérien le 19.03.1962 à 12h00», et, l'article 11 de cet accord -que nombreux sont ceux à vouloir effacer de leur mémoire- précise: «Tous les prisonniers faits au combat par chacune des parties au moment de l'entrée en vigueur du cessez-le-feu seront libérés...». Quant au second document, composé de 93 pages, il sera signé, page après page, par le représentant du «FLN», Krim Belkacem, et par les représentants du gouvernement français: Louis Joxe, Robert Buron et Jean de Broglie. Chacun de ces documents étant bien distinct avec leur portée respective et spécifique. Comme le souligne l'historien Xavier Yacono -parmi tant d'autres français comme algériens, ils n'auront très vite que «la valeur d'un chiffon de papier». Le cessez-le-feu est, sur le terrain, unilatéral; l'armée française reste l'arme au pied sur ordre de De Gaulle. Ainsi, l'après 19 mars comptabilisera plus de victimes qu'en 7 ans 4 mois et 18 jours.

 

            En 05/1962, dans un rapport officiel à l'ONU, le contrôleur général aux Armées, Christan Bourdoncle de Saint-Salvy, note: «Les crimes de guerre commis en Algérie depuis le 19.03.1962 sont sans précédent depuis la dernière guerre mondiale, dépassant tout ce qui avait pu être constaté en Asie ou en Afrique noire...». Le 17.05.1962, le quotidien l' «Aurore» relève les propos de Robert Buron, encore sur le terrain en Algérie: «..En nombre inchiffrables, les Musulmans «compromis» à nos côtés étaient massacrés. Il y avait des victimes européennes, mais les Français de souche étaient surtout rançonnés ou ruinés par le saccage et l'incendie. Le passages des Huns!...C'est Dunkerque en pire qui se prépare.». Le 22.09.1981, le président socialiste de la République française, François Mitterrand, avec réalisme et sagesse, déclarait: «S'il s'agit de décider qu'une date doit être officialisée pour célébrer le souvenir de la guerre d'Algérie, cela ne peut être le 19 mars parce qu'il y aura confusion dans la mémoire d'un peuple.». Quant à l'ancien Ministre de l'Algérie, Robert Lacoste, il lâchera: «De Gaulle a terminé la guerre d'Algérie comme un charcutier...». Le 05.05.1989, lors d'un entretien avec l'ancien porte-parole du «FLN», Redha Malek, le diplomate et négociateurs à Evian, Bruno de Leusse, à propos du 19.03.1962, lâche: «On ne fête pas Waterloo!»; un peu plus tard, à ce propos, R. Malek écrira: «J'ai trouvé le jugement excessif, mais il décrivait sans doute le sentiment dominant.». En 10/1999 (confirmé par «La Croix» du 17.06.200), à propos de la répression contre le «GIA», A. Bouteflika rappelle: «Nous ne faisons pas les mêmes erreurs qu'en 1962 où, pour un Harki, on a éliminé des familles et parfois des villages entiers...».

 

Bobard:

 

            L'enfumage: La journée nationale du souvenir et du recueillement à la mémoire des morts civils et militaires de la guerre d'Algérie et des combats du Maroc et de Tunisie est fixée au 19 mars, jour anniversaire du cessez-le-feu proclamé le 19.03.1962 en Algérie, mettant fin à 10 ans de guerre en Afrique du Nord. La «FNACA» et le «PCF» s'empressent de surcroît, de comptabiliser 30.000 soldats français morts...En ce jour anniversaire du cessez-le-feu, on amalgame la Tunisie (indépendante le 20.05.1956) et le Maroc (indépendant le 03.03.1956); on comptabilise 10 ans de combat et 30.000 morts...En 2007, F. Hollande adresse un courrier à la Fédération nationale des anciens combattants d'Algérie «FNACA» dans lequel il promet qu' «il y aurait la reconnaissance du 19 mars et l'abrogation du 5 décembre...». Le 19.03.2011, à Tulle, à l'occasion de la commémoration du 19 mars à laquelle il participe, F. Hollande précise: «Le 19 mars est incontestablement la date la plus significative pour les anciens combattants de la guerre d'Algérie.». Le 26.03.2012, dans une lettre adressée à Gérard Perrin  -«rapatrié» d'Algérie-, F. Hollande note: «Je crois effectivement utile que la France présente des excuses officielles au peuple algérien...Il fallut attendre, ensuite, le 19.03.1962 pour que la France accepte le principe de l'indépendance de l'Algérie, via les Accords d'Evian, après huit années de guerre (en réalité 7 ans 4 mois et 18 jours mais elle se prolongera, dans les faits, jusqu'en 1964, n'épargnant ni militaires ni civils, tués ou disparus) et de nombreux événements -action de l'OAS, tentative de putsch des généraux-, dont la fameuse semaine des barricades à Alger...». Hollande a la mémoire particulièrement sélective, refaisant l'histoire a posteriori, omettant l'existence du «FLN»...coupable de rien...Il est vrai que M. Hollande, le 08.07.2006, avait signé un accord de partenariat avec le «FLN», une grande faveur pour ce parti tant décrié en Algérie dont le secrétaire général, Abdelaziz Belkadem est «Une barbe «FLN», un islamiste.

 

Le 03.07.1962, déclaration officielle de l'indépendance de l'Algérie et les Faits:

 

            Le 03.07.1962, De Gaulle déclare: «Par le scrutin d'autodétermination du 01.07.1962, le peuple algérien s'est prononcé pour l'indépendance de l'Algérie coopérant avec la France. En conséquence, les rapports entre la France et l'Algérie étant désormais fondés sur les conditions établis par les déclarations gouvernementales du 19.03.1962 (et non les «accords d'Evian»), le président de la République française déclare que la France reconnaît solennellement l'indépendance de l'Algérie.» («JORF» du 04.07.1962).

            Le 04.07.2012, le docteur d'Etat algérien en sociologie et professeur à l'université Mentouri de Constantine, Abdelmadjid Merdaci, lors d'un entretien avec Mélanie Matarese, soutient que: «l'indépendance de l'Algérie devrait être célébrée le 3 juillet, non le 5...Cette reconnaissance formelle de l'indépendance algérienne devait être consacrée ce 3 juillet par les messages des dirigeants de la grande majorité des Etats membres des Nations-Unies. Sur le strict plan historique, ce fait ne peut être contesté: l'Algérie est devenue un Etat souverain et indépendant à la date du 03.07.1962», puis il précise que: «C'est le gouvernement de A. Ben Bella qui inscrit en 1963 la journée du 5 juillet comme celle de l'indépendance de l'Algérie au motif de la charge symbolique attachée à la prise d'Alger le 05.07.1830...A. Ben Bella et ses alliés, qui avaient exprimé des réserves sur les «accords d'Evian», engageaient ainsi l'exclusion de la reconnaissance officielle et, partant, de la mémoire collective, ceux qui, notamment au sein du «GPRA», avaient eu la lourde charge de la conduite de la guerre et des négociations. L'Algérie bégaie très vite son histoire et la décision politique d'effacer le 3 juillet -rappelons que la journée du 19.03.1962 fut, elle aussi occultée avant d'être réhabilitée en 1984- a placé le pays dans une situation ubuesque de non-droit. Puisque si l'on s'en tient à la date du 5 juillet comme celle de l'indépendance, l'Algérie devient un objet politique et constitutionnel sous vide juridique les 3 et 4 juillet!...Au moment ou plusieurs facteurs concourent au retour critique sur ce passé, il est nécessaire de noter que l'une des questions les plus lourdes et les plus difficiles à traiter demeure celle du sourd consentement des Algériens aux manipulations, aux occultations et aux mensonges. De ce point de vue, la journée du 5 juillet reste celle d'une insoutenable forfaiture...Comment justifier que la chute de la régence puisse devenir un symbole national algérien?».

 

Bobard:

 

 

 

            F. Hollande voulait marquer un coup à l'occasion du cinquantenaire de l'indépendance de l'Algérie, le 05.07.2012. Pour cela, il proposera à A. Bouteflika d'envoyer une délégation française de haut niveau pour assister aux cérémonies. Bouteflika lui répondra: «Non!»..

            Le 05.07.2012 (???), F. Hollande adresse ce message au président de la «RADP», A. Bouteflika: «Le 05.07.1962, l'Algérie célèbre la fin de son long combat pour l'indépendance. En ce cinquantième anniversaire de la naissance de la République algérienne démocratique et populaire, les Français s'associent à l'émotion de tous les Algériens. J'ai bien entendu votre appel, le 8 mai dernier, à une lecture objective de l'histoire, loin des guerres de mémoire et des enjeux conjoncturels. Français et Algériens partagent une même responsabilité, celle de se dire la vérité. Ils le doivent à leurs aînés mais aussi à leur jeunesse. La France considère qu'il y a la place désormais pour un regard lucide et responsable de son passé colonial si douloureux...Je vous prie d'agréer, Monsieur le Président, l'expression de ma très haute considération. Bien à vous. F. Hollande à son Excellence, Monsieur Abdelaziz Bouteflika, président de la «RADP».».

 

 

BEN BELLA et les Faits:

 

            Ben Bella Mohamed dit Ahmed (25.12.1918-11.04.2012). Lors de sa déposition, le 12.05.1950, après le hold-up de la grande poste d'Oran le 05.04.1949, il dénoncera ses «camarades» avec une telle précision que des centaines de membres de l'Organisation spéciale «OS» seront arrêtés. Arrêté le 22.10.1956, il aura la possibilité de s'évader de la prison de la Santé, en 06/1957; il n'est alors pas question pour lui de repartir au front où l'on «purge» à tout va et, il restera bien au chaud en France. Libéré le 18.03.1962. Le 06.06.1962, il constitue un Bureau politique composé de membres du «Groupe de Tlemcen» dont H. Boumediene, «habilité à assumer la direction du pays et de prendre en main les destinées du pays». Très vite, il luttera contre le «GPRA» présidé par B. Ben Khedda «un abîme de saleté» puis il dénoncera, dès 04/1962 les «accords humiliants», «plate-forme du néo-colonialisme et entrave à la révolution» et «qui ne sont tout de même pas le coran». Ben Bella enverra Boumediene guerroyer contre les opposants de l' «intérieur»-ceux qui réclamant la paix, la démocratie, la liberté d'expression, du travail-, puis purger la Kabylie; pendant ce temps, Ben Bella s'installera à Oran, peinard. Au final, plus de 1.500 morts.  Le 28.09.1962, il devient président du Conseil et chef du gouvernement de l'Algérie indépendante. Le 24.01.1963, face au correspondant de «Europe 1», il reconnaître le massacre des Harkis et, le 03.06.1963, il dénonce: «les actes criminels contre les Harkis...Nous avons 130.000 Harkis en Algérie..». Ben Bella poursuivra tous les opposants à son régime dictatorial et, mènera une campagnes contre les Kabyles qui fera plus de 400 morts. Le 08.09.1963, la Constitution est adoptée avec pour devise «Révolution par le peuple et pour le peuple» et, Ben Bella sera donc à la tête d'un régime constitutionnel de gouvernement par le Parti (unique, le «FLN»). A propos de ce régime, Ferhat Abbas écrira: «Le socialisme stalinien mis en place par Ben Bella et, pratique par Boumediene, a paralysé l'évolution de l'Algérie.». Le 17.09.1963, il confie à Philippe Herreman du «Monde»: «Voulez-vous que je vous dise? Je suis la seule chance de l'Algérie!». Cette Constitution, il la suspendra le 03.10.1963, s'attribuant les pleins pouvoirs jusqu'au 19.06.1965, date de sa destitution.  Il décide de la création de «cours révolutionnaires», autrement dit de tribunaux d'exception, afin de juger les «contre-révolutionnaires».  Avant son arrestation, 3.000 prisonniers pour délit d'opinions sont torturés et croupissent dans des prisons. Le 19.06.1965, avec la complicité active de A. Bouteflika, H. Boumediene le. renverse et, dès lors, cette journée sera baptisée journée nationale du «redressement populaire», devenant officiellement au calendrier algérien, fête nationale chômée et payée; il en sera ainsi jusqu'en 02/2005, date à laquelle A. Bouteflika la supprimera. Lors de son arrestation, 2 milliards d'anciens francs, en pièces d'or et en devises étrangères sont découverts dans sa chambre; ce qui fera écrire à F. Abbas, en 1984: «Une chambre à coucher, fût-elle présidentielle, est devenue une succursale du Trésor!». Dans un entretien publié par «L'Humanité», le 01.10.2002, il affirme que: «Lors de ma présidence, j'ai tout fait pour combattre la culture de la haine et de la vengeance...». Avec vue sur la campagne présidentielle, Hollande rencontre in-extremis A. Ben Bella, le 08.12.2010, à défaut d'être reçu par A. Bouteflika et son Premier ministre, alors qu'il est en quête de stature présidentielle donc internationale. 

 

Bobard

 

            Le 12.04.2012, suite au décès de Ben Bella, F. Hollande est la seule personnalité étrangère, et française, a manifesté ses condoléances au peuple algérien, en ces termes: «A. Ben Bella, restera pour les Français et pour les Algériens, l'un des symboles d'une étape historique décisive de nos deux pays. 50 ans après l'indépendance de l'Algérie, et, quelques semaines après l'anniversaire des accords d'Evian, je forme le vœu que les peuples algérien et français puissent s'engager dans une nouvelle ère de coopération.».

 

 

La Politique, l'Idéologie et la liberté d'expression muselée ne font pas l'Histoire

 

            Dans une étude intitulée «Les troubles de la mémoire française» publiée dans l'ouvrage «La guerre d'Algérie et les Français», sous la direction de Jean-Pierre Rioux, en 1990, l'historien Robert Frank souligne: «...pour les membres de la «FNACA, il s'agit de célébrer en ce jour (19 mars) la «paix retrouvée», c'est-à-dire le soulagement, la «libération»» des soldats du contingent qui voyaient ainsi la fin de la «sale guerre». C'est implicitement saluer la victoire de tous ceux qui ont milité pour la fin de la guerre d'Algérie: d'où l'attachement des communistes au choix de cette date. C'est, dans ces conditions marquer la victoire d'un camp français sur l'autre. Mais, cette victoire dans le cadre de la guerre franco-française vide le 19 mars de sa substance commémorative, bien plus sûrement que les déchirements suscités par le 08.05.1945. Les partisans du 8 mai fêtent au moins une victoire qui donne un sens à leur guerre. Ceux du 19 mars veulent une célébration qui fasse remarquer que la guerre d'Algérie n'en avait pas. Une guerre sans cause est une guerre sans message, et la remémoration d'une guerre sans message ne peut se transformer en véritable commémoration. Les survivants peuvent célébrer le fait de n'être point morts pour rien. Mais, en honorant la mémoire de leurs camarades tués, ils posent implicitement l'affreuse question, la plus taboue par définition: pourquoi sont-ils morts? La guerre n'a duré que pour rendre plus vain leur sacrifice. C'est parce que cette question est au fond insoutenable que cette guerre est incommémorable.».

 

            Dans «La nouvelle revue d'histoire» n° 8 de 09/2003, Jean-Pierre Péroncel-Hugoz, diplômé des sciences politiques, ancien correspondant du quotidien «Le Monde», s'interrogeait: «Et d'abord lâcher ce truc que j'ai sur l'estomac, que nombre de Français ont eux aussi mais n'osent pas exprimer, sur cette terre de soi-disant liberté totale d'expression, de peur qu'on les taxe aussitôt de colonialisme, d'impérialisme, d'arabophobie, de racisme, voire de nazisme; mais, pourquoi donc les Algériens qui répètent à l'envie avoir conservé un si mauvais souvenir des 132 de colonisation française, qui ne cesse à tout bout de champs de convoquer les, les martyrs, la mémoire, le devoir de mémoire et autres concepts en vogue, pour accabler les Français d'hier, d'aujourd'hui et, sans doute bientôt, de demain, mais pourquoi donc donnent-ils l'impression en même temps, tous ces Algériens, ou peu s'en faut, qu'ils veulent s'installer en France? Pourquoi, dès l'indépendance obtenue, en 1962, au lieu de rester chez eux, de s'y retrousser les manches et de travailler à construire à leur guise leur pays enfin délivré des horreurs du colonialisme, les Algériens ont commencé à émigrer chez nous, et ça n'a jamais cessé, quitte à nous traiter de tous les noms quand on les interroge sur cet engouement, complètement illogique aux yeux de cette ancienne métropole d'où vinrent, paraît-il, tant de maux?». En mars 2013, y-a-t-il quelque chose à retrancher ou à ajouter de ce texte?-

 

NON à l'Histoire Officielle

 

            Dans une tribune intitulée «Non à l'histoire officielle», publiée dans le quotidien «Sud-Ouest», le 23.01.2012, l'historien, spécialiste de l'histoire de la République française, Michel Winock, ancien militant de l'Union de la gauche socialiste puis du «PSU», soulignait que: «L'histoire officielle est le propre des Etats totalitaires qui, dans leur volonté absolue de tout contrôler, veulent aussi assujettir le passé à leurs intérêts du moment. Dans son célèbre roman «1984», George Orwell imagine dans l'Etat de Big Brother un ministère de la Vérité qui rectifie jour après jour les articles des journaux et autres sources de l'histoire afin d'accorder les événements d'hier à la politique d'aujourd'hui. C'est ainsi que les Etats fascistes et communistes remaquillaient les photos d'archives pour en faire disparaître les personnes limogées, bannies ou liquidées. Mais dans un régime de liberté comme le nôtre, l'Etat ne peut prétendre détenir la vérité. Les historiens non plus, du reste, qui ne produisent pas davantage d'histoire officielle. La connaissance du passé est toujours imparfaite, incomplète et susceptible d'enrichissement. Même sur des faits indiscutables, les historiens peuvent n'être pas d'accord sur l'interprétation à leur donner. A mesure que les questions deviennent plus complexes, un accord unanime est rarement possible. De cette confrontation entre chercheurs, on se rapproche d'une vérité, mais celle-ci est toujours partielle. Si l'Université, le Collège de France, l'Institut ne sont pas, pour ces raisons, habilités à sceller une histoire définitive à laquelle chacun doit se soumettre, que dire de parlementaires, que l'on n'élit pas à l'aune de leurs connaissances en histoire? En 2009, le Parlement européen, plus modeste que nos élus du Palais-Bourbon, rappelait que «les interprétations politiques officielles de faits historiques ne doivent pas être imposées par des décisions majoritaires des Parlements» et qu' «un Parlement ne peut légiférer sur le passé». Nos sénateurs pourraient méditer cette mise en garde avant de ratifier une proposition de loi qui n'est pas de leur compétence.». Mais qu'importe pour l'Etat socialiste: après la décision du Conseil constitutionnel n° 2012-657 DC du 29.11.2012, l'Assemblée nationale et le Sénat puis le président de la République promulgue la loi dont la teneur suit: Article 1: La République française institue une journée nationale du souvenir et de recueillement à la mémoire des victimes civils et militaires de la guerre d'Algérie et des combats du Maroc en Tunisie et au Maroc. Article 2: Cette journée, ni fériée ni chômée, est fixées au 19 mars...

Curieusement, les historiens, les collectifs qui s'indignaient qu'une Loi d'Etat dise l'Histoire se sont volatilisés, partis s'ébrouer ailleurs! Il n'y a plus personne pour s'indigner comme ceux-là l'ont fait à propos de l'article 4 de la loi n° 2005-158 du 23.02.2005, accordant «un rôle positif de la présence française notamment en Afrique du Nord.  Volatilisés Max Gallo, Pierre Nora, etc.

 

 

La Repentance

 


 

            Voici quelques réflexions et analyses émanant de Français et d'Algériens qui expriment l'incompatibilité de l'Histoire avec la repentance. Le 25.09.2001, lors d'un entretien avec le journaliste du «Monde», Philippe Bernard, à la question: «Pensez-vous que la France se devait d'exprimer une forme de repentance?», l'ancien ministres des Armées, Pierre Messmer, répond: «Ma réponse est non, catégoriquement non! Les regrets sont à exprimer d'abord par le «FLN» qui a massacré les Harkis. Nous, nous n'avons massacré personne...».  Le quotidien «Le Monde» du 13.12.2005, rapportait les propos de Bernard Poignant: «De grâce, pas de repentance à répétition, pas d'anachronisme pour chaque événement, pas d'exception pour qui que ce soit: les peuples portent en eux le meilleur et le pire.». Le 04.11.2009, le maire socialiste de Quimper, B. Poignant, à propos de l'identité nationale, rappelle: «L'Histoire de France est libre de recherche, elle doit être apprise dans la vérité et non dans la repentir...». Le 06.03.2012, face au journaliste, J-P. Elkabach, -caméléon qui change de couleur au gré de celle des partis au Gouvernement-, l'ancien ministre des Affaires étrangères, Hubert Védrine, précise: «Je suis contre la repentance..Je suis pour l'honnêteté et la vérité historique...la lucidité. La repentance est instrumentalisée...». Le 05.07.2012, lors d'un entretien sur «l'Histoire est instrumentalisée en Algérie», à la question: «Et que reste-il de la colonisation?», l'historien algérien, Mohammed Larbi, répond: «Qu'on le veuille ou non, que cela fasse plaisir ou pas, l'entrée de l'Algérie dans la modernité s'est faite dans la colonisation. Quant aux dirigeants, quand ils parlent de repentance et tiennent des discours anti-France, c'est parce que cela fait l'unanimité et masque les divisions du pays.».

 

 

 

            En 03/2012, paraissait le livre de l'Algérien, Kaddour Riad -exilé en France depuis 1991- «Putain d'Indépendance», récit d'une révolution confisquée dans lequel, il nous fait comprendre que l'heure est venue de traverser la Méditerranée, seule façon pour lui de garder son indépendance et de faire en sorte que son roman ne se termine sans lui. (Son ouvrage ne sera pas publié en Algérie). Dans «Le Quotidien d'Algérie» du 14.09.2012, Aït Benali Boubekeur note: «Enfin, il va de soi que le verrouillage de la vie politique, dès l'indépendance, a débouché sur des dérives diverses...». L'écrivain algérien, Karim Akouche, réfugié au Canada, dans son ouvrage «Allah au pays des enfants perdus», publié en 10/2012, invite le lecteur à partager le chaos vécu par les jeunes Algériens d'aujourd'hui: «Le savoir n'a plus cours. La bureaucratie est érigée en éthique et la corruption en morale politique. Tout me dégoûte ici! 50 ans après l'indépendance, sommes-nous en Absurdistan?...Les signes de corruption sont visibles partout en Algérie...Si Kafka revenait au monde, l'Algérie serait son sujet de prédilection...L'Algérie sombre, hélas, dans la décrépitude.». Le 10.11.2012, le romancier algérien, Bachir Mefti, dans son livre «Fantômes de la ville assassinée», fait le point sur la situation algérienne: «Ce que nous vivons aujourd'hui est plus dangereux, plus sournois. Nous vivons l'époque de l'assassinat moral...La violence des armes de la guerre de libération nationale n'a pas encore été discutée. Le régime d'après l'indépendance a tout fait pour éviter le débat sur cette question..». En Algérie, on écrit, on hurle «50 ans, barakat» mais, cette alarme ne semble avoir guère d'écho. Ainsi, aujourd'hui toujours, les libertés individuelles et collectives sont confisquées en Algérie, le peuple martyr prend dès lors la route de l'exil vers le pays de l'ex-colonisateur qui semble devenir l'issue salvatrice de bons nombres d'Algériens.

 

 

 

 

 

            Le 17.12.2012, peu avant sa visite officielle à Alger, F. Hollande était l'objet d'un «Factum politique à l'usage du Président F. Hollande en visite d'Etat à Alger», signé par Abdelkader Dehbi, «simple citoyen algérien que j'ai la fierté d'être.», comme il se décrit lui-même. (Le Quotidien d'Alger):

«Votre visite imminente au pouvoir politique en place à Alger, que vous savez illégitime et mafieux à plus d'un titre, me donne l'occasion à travers ce factum politique, de m'adresser aussi, à une opinion publique française trop souvent abusée par les mensonges, les manipulations ou les silences, d'une désinformation sournoisement orchestrée par les médias, les lobbies autres relais de l'Ordre dominant, dont la France officielle est partie intégrante; un Ordre dominant, usurpant le statut de «Communauté Internationale» pour mieux dissimuler sa vraie nature d'idéologie hégémonique impérialiste, sioniste et raciste, fondée sur les postulats détestables de l'exploitation, du bellicisme et de l'exclusion; un Ordre dominant, parfaitement conscient des nouvelles données géostratégiques, doublées d'une conjoncture de crise économique persistante annonçant la fin prochaine de sa suprématie...Vous permettrez donc, monsieur le Président...de vous dire crûment combien votre visite à Alger, tout autant que les visites officielles de vos deux prédécesseurs -M. Chirac en 2003 et M. Sarkozy en 2007- ou celles d'autres leaders européens, étasuniens ou de l'OTAN, témoigne une fois de plus, de la grave crise morale qui gangrène aujourd'hui plus que jamais auparavant, les puissances occidentales dont la France en particulier, volontiers donneuse de leçons de démocratie, de liberté, voire d'éthique politique...en tant que ces visites d'officiels occidentaux, sont perçues par une large frange du peuple algérien, comme de véritables forfaitures politiques et morales faisant hypocritement l'impasse, pour de basses considérations d'intérêts -pas toujours d'ordre public d'ailleurs- sur les terribles préjudices humains et matériels infligés au peuple algérien...».

 

            Le 19.12.2012, à 13h00, François Hollande atterrissait à Alger à l'occasion de sa visite officielle. Sur cette aérodrome, bâti par la France, le président de la République algérienne démocratique et populaire «RADP», Abdelaziz Bouteflika, ne portait ni chéchia, ni djellaba, ni babouches, mais bien un costume occidental avec cravate. Il est venu à la rencontre du chef de l'Etat français, non pas à dos de mulet mais en automobile, après avoir parcouru les routes construites en commun par les Algériens et les Français d'avant l'indépendance. F. Hollande s'est exprimé en français devant les parlementaires algériens et, tout au long de son parcours il a vu et fréquenté des bâtiments qui ont tous été construits durant «l'occupation française». Dès son arrivée, le personnel diplomatique a dû rappeler à sa concubine, qui s'était placée entre les deux chefs d'Etat, le protocole de circonstance. Le président algérien, quant à lui, paraissait en bonne forme, après un séjour et un suivi à l'hôpital militaire français du Val-de-Grâce que l'on aurait pu croire rédempteur. Le «colonialisme» a conservé son côté positif ! F. Hollande était accompagné d'un aréopage de «lèche babouches» que de nombreux journaux qualifiaient comme tels, d'un historien, B. Stora...spécialiste unique de l'Algérie, de J-P. Elkabbach, -non pas en tant que journaliste mais, en tant qu' «invité» de M. Hollande- caméléon qui vire de couleur au gré de celles des gouvernements en place. M. Hollande se recueillera devant la plaque de Maurice Audin, membre du parti communiste et traître à la France, et y déposera une gerbe. Par contre, il déambulera au cimetière chrétien, dans y déposer la moindre gerbe. F. Hollande, l'homme de la confusion, de la division et de l'indécision. En tout cas, pas plus les Algériens que A. Bouteflika ne sont dupes de ses combinaisons.

 

            Auparavant, F. Hollande, avait tenté, subrepticement de s'approprier des «clefs d'Alger» voire du canon dit de «Baba Merzoug», pour offrir en cadeau à son ami Bouteflika. Il s'agit du patrimoine français et donc, d'un projet illégal. Heureusement quelques «résistants» déposeront une requête auprès du tribunal. Ce 19.12.2012, parmi les contrats en attente de signatures, celui de l'installation de l'usine Renault à Tiaret, près d'Oran, prévu pour cinq années: au moment de le signer, les Algériens objecteront que leur Gouvernement en a décidé autrement, ainsi il ne sera signé que pour une durée de trois ans...

 

 

DELENCLOS Michel  -Chercheur en histoire. Auteur de «19 mars 1962? Waterloo!», livre ouvert à M. le président de la République, Mmes. MM. Les députés, sénateurs, maires et citoyens de France», Ed. L'Harmattan, 12/2012.

 

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11 mars 2013 1 11 /03 /mars /2013 14:33
Fiscalité: le patron de Dassault Systèmes songe à partir

 

Par lefigaro.fr, Avec AFP Mis à jour le 11/03/2013 à 14:30 | publié le 11/03/2013 à 12:36

Le directeur général de l'éditeur de logiciels pour l'industrie Dassault Systèmes, Bernard Charlès, réfléchit à quitter la France, en raison d'une fiscalité trop lourde.

Le directeur général de l'éditeur de logiciels pour l'industrie Dassault Systèmes * Bernard Charlès réfléchit à quitter la France, en raison d'une fiscalité trop lourde, déclare-t-il dans un entretien au Monde daté de mardi.

Votre conseil d'administration vous a proposé de quitter la France. Où en est votre réflexion? lui demande-t-on. «Elle avance, mais à ce jour, je n'ai pris aucune décision. J'étudie la question sous tous ses aspects», a-t-il répondu. Et d'ajouter: «Pour être clair, cela ne concerne pas la taxation à 75% des revenus au-delà de 1 million d'euros, même si je pense qu'au-dessus d'un certain seuil, c'est confiscatoire.»

 

Il a expliqué que sa décision de vendre ses actions Dassault Systèmes en décembre dernier pour 28 millions d'euros n'était pas un signe avant-coureur de son départ prochain. «J'ai réalisé cette opération pour payer des impôts liés au rachat d'autres titres qui venaient à échéance. Il m'a fallu d'ailleurs vendre plus de titres que ceux que j'ai acquis. Cela illustre bien le poids de la fiscalité, qui va aller encore en augmentant», a fustigé Bernard Charlès. Mais «ma réponse est claire: si je ne peux plus distribuer des “lopins de terre”, c'est-à-dire une part de capital de l'entreprise, je partirai», a-t-il menacé.

Des dirigeants de Dassault Systèmes sont déjà partis

Bernard Charlès a indiqué que des dirigeants de Dassault Systèmes sont déjà partis. «Je ne vous dirai pas combien ont quitté la France, pas plus que le nombre de dirigeants qui y songent.» Pour lui, «résider en France devient lourdement handicapant. Plus largement nos embauches du top management vont nécessairement se faire ailleurs qu'en France.»

De façon générale, «ma préoccupation concerne l'alourdissement de la fiscalité sur le capital, les stock-options et les actions gratuites. Permettre aux cadres d'être actionnaires de leur société, c'est leur offrir une part de rêve» pour garder les meilleurs talents et éviter qu'ils rejoignent la concurrence, avance Bernard Charlès.

Il s'en est pris au gouvernement estimant que «ceux qui arrêtent ces mesures n'ont pas conscience des conséquences sur le secteur de la high-tech (...). Il faut savoir que, du côté de Munich, l'Allemagne favorise les start-up. Et que dire des États-Unis ou de la Corée.»

* Dassault Systèmes est une filiale du groupe Dassault propriétaire du Figaro

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10 mars 2013 7 10 /03 /mars /2013 09:09

mahometans

 

 

Boulevard Voltaire
Pascal
Hilout

Rédacteur à Riposte Laïque.

 

Le débat autour de la question islamique continue et c’est tant mieux. Dans un premier temps, Yacine Zerkoun expliquait qu’il ne fallait pas toucher au cœur de l’islam, confirmant ainsi la crainte des musulmans de voir leur religion mise à nu. Pour M. Zerkoun, dans le Coran, tout est bon. J’y vois une sacralisation de la violence, telle qu’elle s’est inscrite dans l’histoire et dans la géographie, depuis les razzias de Mahomet jusqu’au 11 septembre 2001.

Dans un deuxième article, M. Zerkoun fait des concessions : il est disposé à sacrifier une partie des citoyens musulmans pour sauver l’islam. Une manœuvre des plus classiques : toutes les générations ont su trouver des boucs malodorants chargés de racheter les ignominies prescrites par Allah et exécutées par son prophète.

À travers ces deux articles, notre défenseur de l’islam démontre qu’il a plus de respect pour le Coran et Mahomet qu’il n’en a pour leurs victimes — vecteurs — reproducteurs. L’islam mène inéluctablement à ce type d’attitude et de comportements. En arabe, islam signifie « soumission confiante aux décrets d’Allah ». Le Coran et Mahomet font d’ailleurs fi de l’expérience judéo-chrétienne pour revenir à un archétype aussi barbare qu’Abraham.

Par amour d’un dieu avide de sang, ce patriarche s’était montré décidé à sacrifier un enfant. À ce propos, le bain de sang planétaire qu’offrent les musulmans à Allah tous les ans est tout à fait éclairant. Il nous rappelle l’emprise et la fascination que la mort et la violence ont toujours exercées sur notre humanité. Allah est seigneur de la vie très courte et de la mort éternelle. La mort est de toute puissance. Mahomet est l’annonciateur de ces lapalissades. Son enseignement tautologique est toujours vrai, quoi que vous fassiez.

L’islam rappelle aux musulmans la vanité de la vie ici-bas pour mieux valoriser l’outre-tombe. Et c’est à travers la terreur que nous inspire la mort et sa violence que l’islam impose son ordre. Ordre constitué avant tout de règles restrictives.

C’est à notre liberté que l’islam s’attaque en premier. Chaque fois que ses adeptes arrivent au pouvoir, ils réactivent les différentes gradations de menaces que fait peser l’ordre islamique sur les êtres humains : pas de caricature, pas d’offense à la religion, pas de dancings, pas de mariage avec les non-musulmans, pas d’alcool, pas de produits du terroir, pas de représentation du nu, pas de cheveux féminins au vent, pas de visages féminins à découvert, pas de regards féminins sans grillage, pas de… sinon humiliation, intimidation, châtiment, flagellation, amputation et mise à mort sur la place publique.

Mais avant d’en arriver là, n’oublions surtout pas que l’islam fait déjà sa loi dans nos quartiers populaires. Ses ghettos matrimoniaux, sexuels, vestimentaires, commerciaux et sépulcraux sont déjà mis en œuvre. Et c’est ainsi que les musulmans sont bien partis pour vivre à part et à l’écart sans que jamais le vivre-ensemble ne soit possible ni nécessaire.

Adieu le creuset de fusion que la France a toujours été, la belle France qui m’a tant fait rêver !

Pascal Hilout, le 9 mars 2013
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9 mars 2013 6 09 /03 /mars /2013 23:12

 

  • 9 mars 2013
  • Le Figaro
  • Jean d'Ormesson
  • * Membre de l’Académie française.

Le gouvernement se contente de colmater les brèches. Il agit au jour le jour. Un coup à droite, un coup à gauche. À hue et à dia. La tapisserie de Pénélope qui défait la nuit ce qu’elle a tissé le jour
Les derniers mots de Benoît XVI en tant que pape ont une dignité et une grandeur qui contrastent avec le désenchantement du monde

Il n’est pas permis de dire que c’était mieux avant. Avec ses totalitarismes, avec ses deux guerres mondiales, avec le goulag et la Shoah, avec les drames à répétition de la fin du colonialisme, avec le Cambodge et le Rwanda, avec la crise de 1929, avec la montée inexorable du chômage et la crainte d’un retour aux désastres de l’inflation qui avait frappé l’Allemagne dans les années 1920, avec le doute soudain jeté sur la marche de l’histoire, le XXe siècle ne laissera pas le souvenir d’une époque estimable et heureuse.

Le XIXe siècle a été un siècle, à beaucoup d’égards, injuste et cruel, mais il était au moins porté par l’espérance. Le mot qui revient le plus souvent chez Hugo est le mot aurore et le communisme de Karl Marx promettait à l’humanité des lendemains qui chantent. Le monde vivait à crédit. On sait ce que sont devenues ces espérances.

La science a poursuivi depuis cent ans son parcours éblouissant. Elle a jeté la lumière sur les mystères de notre passé. Elle a augmenté de façon spectaculaire notre espérance de vie. Nous souffrons moins. Nous vivons mieux. Mais, avec le nucléaire, avec le clonage, avec ses succès innombrables, la science, et du même coup le progrès, sans cesser de faire envie et de susciter l’admiration, commencent aussi à faire peur. En Europe au moins, et en France, la foi et l’espoir en l’avenir semblent en avoir pris un coup. Hier encore si gais, si insouciants, si charmants, les Français sont devenus un des peuples les plus pessimistes de la planète. Comme les Grecs, comme les Italiens, comme les Espagnols, ils ne croient plus à grand-chose.

Ils ne croient plus à la politique. Ils ne font plus confiance à leurs dirigeants. Élu contre Nicolas Sarkozy abandonné par beaucoup de ses partisans, François Hollande n’a pas tardé à le rejoindre et à le dépasser dans l’impopularité. À deux mois de la fin de sa première année de pouvoir, il est soutenu par une minorité qui se situe entre un Français sur quatre et un Français sur trois. Il a beaucoup promis pour se faire élire. Il ne pourra pas tenir les promesses à tout va dont il est maintenant prisonnier. Lui et ses ministres n’ont pas cessé d’annoncer dur comme fer l’inversion dans l’année de la courbe du chômage et le retour à un déficit de 3 % du PIB. Voilà déjà qu’ils préparent une opinion, dès le début plutôt méfiante et plus lucide qu’eux-mêmes, à la constatation d’un échec prévisible. On poursuivra la politique de la parole triomphante et de la fuite en avant. On reportera à plus tard les succès impossibles.

Le pouvoir rejette volontiers sur ses prédécesseurs la responsabilité de ses échecs. Il est vrai qu’il n’est pas le seul responsable. Il a hérité d’une situation difficile. La crise a frappé le monde entier, et l’Europe en particulier. Mais il a longtemps nié la crise avant de s’en prévaloir et le moins qu’on puisse dire est que sa politique n’est pas faite pour arranger les choses. L’incohérence, la contradiction, le bricolage élevé à la hauteur d’une institution, les bévues à répétition sont visibles à l’oeil nu. La Cour des comptes, présidée par un socialiste, le rapport Gallois, qui n’est pas le fait de l’opposition, les prises de position d’un Pascal Lamy et de tant d’hommes et de femmes de gauche autant que de droite suffisent à établir que la voie tracée par le pouvoir n’est pas la bonne. En dépit des objurgations pathétiques d’un premier ministre qui traite de défaitistes ceux qui ne pensent pas comme lui, personne n’en doute plus. Le coût du travail est trop cher. Les impôts sont trop lourds. L’administration est trop pesante. Les petites et moyennes entreprises souffrent plus encore que les groupes plus puissants. Les plans sociaux se multiplient. L’automobile va très mal. Les agriculteurs n’en peuvent plus. Les librairies disparaissent. Les acteurs de l’économie sont découragés. Et ce ne sont pas les grands cirques du crédit d’impôt ou des contrats de générations − illustration de la manie de faire compliqué au lieu de faire simple − qui leur rendront confiance. Bien plus que l’exode des grosses fortunes, la fuite des jeunes cerveaux prend des allures de débâcle. La France, hier si riche, a le sentiment d’être ruinée. Les Français ne vont pas bien. Ils ont peur de l’avenir.

Ce n’est pas seulement dans le domaine économique et social que la situation se dégrade. Le moral est atteint. Malgré les promesses et les rodomontades, Marseille et la Corse sont, sinon à feu et à sang, du moins minées par la violence. L’État impartial se fait attendre. Proclamée à grand renfort de tambours et de trompettes, la moralisation du monde politique est une blague. Les réformes nécessaires sont repoussées de mois en mois. Chaque jour apporte son lot de scandales et d’horreurs. La télévision et la radio égrènent sans fin des nouvelles consternantes. L’école, gloire de la France républicaine, décline inexorablement. Responsable d’un scandale planétaire récent, Dominique Strauss-Kahn est traité de telle façon que le coupable semble presque apparaître en même temps comme une victime paradoxale et piégée. Surenchères d’intrigues. Tourbillons d’ignominie. Enfoncé, Valmont. Dépassé, le bon vieux Sade, amusement des familles. Nous nous sentons trop souvent cernés et comme aspirés par un océan de bassesse et de médiocrité. Il y a quelque chose de pourri, non dans le royaume du Danemark, mais dans notre sacrée République. L’idée d’un déclin irrémédiable se fraye un chemin en nous.

La crise que nous vivons n’est pas seulement économique et sociale. Ses racines vont plus loin. Parce que les promesses jetées au vent de l’ambition ne pourront pas être tenues, il faut changer de politique. Mais il y a plus grave encore : au point où nous en sommes arrivés de méfiance et de dégoût, il faut quelque chose qu’il est impossible d’appeler autrement qu’une espèce de réforme − lâchons les mots qui auraient soulevé l’ironie il y a encore quelques années − intellectuelle et morale.

Pour

plusieurs générations successives, l’Europe a été une grande espérance. Avec aux postes clés de notre gouvernement d’écartèlement plusieurs adversaires déclarés du traité de Maastricht si cher à François Mitterrand, la voici au point mort. Elle reposait sur une idée fondamentale : la réconciliation franco-allemande après trois guerres atroces. Le couple franco-allemand est en train de tanguer. On voit bien, un peu partout, un mouvement en train de se dessiner contre l’euro et contre l’Europe. Sortir de l’euro, renoncer à avancer vers une Europe unie serait une catastrophe pire que toutes les autres. Les États d’une Europe désunie ne pèseraient pas lourd entre les États-Unis et la Chine. Les ennemis aujourd’hui de l’Europe − le clown Beppe Grillo en Italie ; en France, Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen − traduisent des aspirations et des rejets trop réels. Mais les voies qu’ils préconisent seraient pires que les échecs qu’ils dénoncent.

Accablé de problèmes qu’il a beaucoup contribué à rendre insolubles, le drame de notre gouvernement est qu’il est incapable de faire face aux engagements matériels et moraux qu’il a pris avec légèreté. Tout le monde, et lui le premier, savait que 2013 serait une année terrible. Nous y voilà. Et aussi mal armés que possible. François Hollande a deux qualités qui se retournent hélas ! contre lui : il est habile − trop habile − et il est optimiste − trop optimiste. Il croit que la politique, même par gros temps, consiste à naviguer au jugé entre les opinions différentes et à concilier les contraires. Et il est persuadé que les crises ont un terme et que la situation finira bien par se retourner. Il est au moins douteux que la crise se termine et que la situation se retourne en 2013 − ni peut-être en 2014. Il n’est pas sûr que les Français, et même les électeurs de gauche, attendent avec patience cette fin de crise hypothétique et ce retournement improbable.

Ce qui manque aux Français, c’est ce fameux cap, si longtemps réclamé par la nation et enfin fixé, mais dans la contradiction, dans le flou et en vain, par François Hollande. Ce qui manque aux Français, c’est l’espérance. Parce que ce qui manque au pouvoir, c’est une vision de l’avenir. Le gouvernement se contente de colmater les brèches. Il agit au jour le jour. Un coup à droite, un coup à gauche. À hue et à dia. La tapisserie de Pénélope qui défait la nuit ce qu’elle a tissé le jour. Un stop and go perpétuel. Hésitations et impulsions. Impréparation et improvisation. Le pays acceptera-t-il encore longtemps cette navigation à vue et cette absence de grand dessein ? Ce que veulent les Français dans ce monde unifié qu’on le veuille ou non, si complexe, si difficile, c’est de savoir où ils vont. Ils n’en ont plus la moindre idée. Ils avancent en aveugles dans une forêt obscure.

Il y a comme un symbole de notre temps dans la renonciation de Benoît XVI. Le Pape n’avait plus la force de faire face à la masse des problèmes qu’il avait à résoudre. Il s’est retiré. Non seulement les catholiques, mais tous les hommes de bonne volonté ont été frappés d’une espèce de stupeur et de terreur sacrée devant ce retrait volontaire, si éloigné du déferlement des appétits déchaînés autour de nous. Les derniers mots de Benoît XVI en tant que pape ont une dignité et une grandeur qui contrastent avec le désenchantement du monde. Il a souhaité à chacun d’expérimenter la joie de mettre le Christ au centre de sa vie. Sur cette Terre où nous sommes tous de passage, beaucoup croient au Christ, mais beaucoup n’y croient pas. Au-delà de toute distinction religieuse, l’essentiel, pour éviter le désespoir et la médiocrité, est de s’appuyer sur quelque chose de plus grand que l’argent, que l’ambition sans frein, que la réussite immédiate, que l’égoïsme quotidien, que la bassesse de l’intérêt personnel. Ce qui importe, dans ce monde où règnent la violence et l’injustice, c’est de rendre aux gens − et d’abord aux jeunes gens − un peu de cette espérance en l’avenir qui est en train de disparaître.

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9 mars 2013 6 09 /03 /mars /2013 18:33
Aucune indulgence aux bourreaux !

« La pire des barbarie, c’est de donner la parole aux bourreaux ».
 
  
Lettre ouverte adressée aux médias par Alexandre Arcady concernant l'affaire Merah / France 3. 
 
Pourquoi les bourreaux fascinent davantage que les victimes ?
Depuis « Portier de nuit », au cinéma, la fascination pour le bourreau est souvent au-devant de la scène tant à la télévision que sur le grand écran et en littérature.
 
Pour être en phase avec notre actualité, France 3, chaîne du service public, ce qui n’est pas accessoire, a décidé de programmer à la date anniversaire de la tuerie, un documentaire sur Mohamed Merah en interrogeant, entre autres, la famille proche du tueur de Toulouse et de Montauban. Les familles des victimes, encore accablées de douleur, s’insurgent avec raison et demandent au Président de France Télévisions de déprogrammer ce reportage. 
Je ne connais pas le contenu de ce programme mais j’entends la publicité qui lui est déjà faite pour créer l’évènement et je m’interroge sur cette fascination que provoquent les bourreaux dans les médias. 
Sous le prétexte de vérité ne dissimule t’on pas une sorte de voyeurisme détourné et d’autant plus répugnant ? 
Je pense à cette phrase de Jean-Luc Godard : « La pire des barbarie, c’est de donner la parole aux bourreaux ». 
La recherche de la « vérité » n’est pas une excuse face à la barbarie et par reflexe humaniste, on en viendra sans doute à tenter de comprendre comment des hommes sont devenus si monstrueux, on finira par leur trouver des circonstances atténuantes, voire de bonnes raisons… 
Aller tuer à bout portant une petite fille ou un soldat désarmé, avec une caméra accrochée à son blouson, ne mérite aucun pardon. C'est simplement, le visage hideux de l'abjection. 
Pourquoi fallait-il aller interroger la famille proche de cet assassin ? 
Pour comprendre ? Pour apprendre ? 
Mais quoi exactement ? 
Pourquoi fallait-il que les médias diffusent en boucle les images de ce voyou aux multiples passeports, faisant des pirouettes en voiture ? 
Pour nous dire qu’il est comme nous ? Qu’il nous ressemble ? 
Non, je ne ressemble pas à Merah, ni à ses proches qui trouveront naturellement les mots pour excuser ses actions. 
Je refuse qu’on puisse accorder une quelconque indulgence aux bourreaux, ceux d’hier, les nazis les plus abjects, comme ceux d’aujourd’hui : les fondamentalistes du 11 septembre, les bouchers du GIA, les meurtriers de Casablanca, de Madrid, ou de Londres. 
Non, je ne ressemble pas à Fofana, ni à ces barbares, les tueurs d'Ilan Halimi. 
Il faut que les journalistes, les auteurs et les cinéastes s’interrogent sur leur responsabilité. 
Réaliser un reportage, écrire un livre ou faire un film sur les assassins met inévitablement en lumière les assassins au risque d’en faire des héros. 
Ne voit-on pas, depuis le drame de Toulouse une multitude de jeunes revendiquer haut et fort le nom de Mohamed Merah ? 
France 3, qui s'apprête - coïncidence - à financer un film sur le supplice d'Ilan Halimi, vu du côté de ses assassins, devrait s'interroger sur ses choix. 
Humaniser les barbares, ceux qui veulent tout, tout de suite, face à Ilan Halimi, c’est choisir, quoiqu’on dise, la voie de la compréhension, de la compassion. Humaniser Merah face à Myriam Monsenego c’est vouloir charger la société de tous les maux et c’est le faire au mépris des victimes. 
Quand l’immonde Merah a tué, il l’a fait de sang froid, il a rattrapé des enfants qui fuyaient la mort et il a filmé leur exécution. Nous sommes là au-delà de l’atroce. 
Quand les barbares humilient, torturent, mutilent, puis tuent Ilan Halimi au prétexte qu’étant un juif, il est riche ou que toute une communauté derrière lui va payer, cet assassinat, non plus, ne mérite aucune excuse, aucun pardon. 
Il suffit. Je me fous des justifications, des enfances difficiles, de la méchanceté de la société et du fatras de la bien-pensante. 
Merah comme Fofana, sont complices dans l’abominable. Ils sont faits de chair et d’os, ils ont un cœur, des mains, peut être même un cerveau, mais ce n’est pas la société qui a levé leur bras, tenu leur main quand ils ont donné la mort. 
J'ai plus à apprendre des faibles que des amis des assassins. 
Je ne veux entendre que la douleur des victimes et de ceux qui leur survivent.
J'ai plus à apprendre et à m'enrichir de la force des parents de Myriam, de Mme Sandler, de la maman d'Ilan, de ce qu'ils ont subi et de ce qu'ils trouvent en eux, pour vivre encore. Ma compassion n'est pas extensible à l'infini, et je ne perds pas mes repères. 
Quant à ceux qui construisent la légende des bourreaux au prétexte de roman, de film ou d'information, qu'ils s'arrangent avec leur conscience. 
Alexandre Arcady
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8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 15:28
  • 8 mars 2013
  • Le Figaro
  • par Paul-Henri du Limbert
Droite : un programme à écrire

L’UMP donne parfois l’impression d’être en vacances. Certes, ses responsables s’offrent régulièrement une critique en règle du hollandisme, mais un peu comme on s’adonne à un aimable passe-temps. Il y a deux explications à cette apathie. La première, c’est la défaite du printemps, qui donne à la droite une longue perspective d’opposition. Mais il y a également à l’UMP un sentiment dangereux qui s’installe au fur et à mesure que la gauche au pouvoir exhibe ses insuffisances. La droite n’est pas loin de penser que, pour s’assurer la victoire demain, il lui suffit de tracer à la craie sur les murs la succession des jours. Le fruit, disent-ils, tombera tout seul. En est-on si sûr ? Le sondage que Le Figaro publie aujourd’hui devrait inquiéter l’UMP. Il n’indique aucun regain en sa faveur. Le phénomène n’est guère surprenant. Qu’a-t-on vu et entendu à l’UMP depuis dix mois ? Un duel fratricide, des coups en dessous de la ceinture, une histoire de Cocoe, des débats sur le « revote », sur de lointaines primaires, et des déclarations contradictoires sur le droit d’inventaire. Rien de fameux, donc, et rien, surtout, qui donne spontanément envie aux électeurs de droite de mettre un bulletin UMP dans une urne aux prochaines élections. La droite a le devoir de s’atteler dès aujourd’hui à un projet qui tienne compte des préoccupations majeures des Français, au premier rang desquelles figure la surfiscalité. Il ne suffit pas de dire que François Hollande est le maestro de l’impôt, il faut s’engager concrètement à baisser les prélèvements. Il ne suffit pas de dire, non plus, que Christiane Taubira est l’incarnation du laxisme, il faut expliquer comment on rebâtira un arsenal judiciaire digne de ce nom, quitte à aller plus loin que ce qui fut fait entre 2007 et 2012. Il ne suffit pas de dire, enfin, que les 35 heures sont une calamité, il faut se donner pour programme le retour aux 39 heures. En refondant son projet, l’opposition n’a pas à avoir peur d’elle-même. Lorsqu’on entend JeanLuc Mélenchon dénoncer la supposée « droitisation » de François Hollande, l’UMP commettrait une erreur si elle n’assumait pas de défendre des valeurs réellement de droite. Puisque ce sont les siennes.

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8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 08:37

 

 

  • 8 mars 2013
  • Le Figaro
  • IVAN IV RIOUFOL irioufol@lefigaro.fr ir (1) Laurent Artur du Plessis, « Le monde s’embrase », Éd. Jean-Cyrille Godefroyblog.lefigaro.fr/rioufol
Parce qu’un journaliste, Laurent Obertone, aligne des faits dans un livre décrivant l’ensauvagement de la société ( La France, orange mécanique), voilà les autocenseurs qui se déchaînent. Invité samedi dernier sur France 2, le jeune auteur a notamment été accusé, par un confrère siégeant derrière sa table, d’avoir écrit un manifeste raciste. En fait, ce dernier a surtout laissé voir la supériorité morale qui habite ceux qui, comme lui, ont choisi de juger les relaps. Or, cet exercice manichéen d’autocontentement et de diabolisation de l’autre ne suffit pas pour décrédibiliser une thèse qui dérange. Ce que ce journaliste de télévision n’a pas voulu entendre, c’est-à-dire le poids de la « diversité » dans l’insécurité, est ce que le conformisme de sa profession redoute de décrire. Les carriéristes en font le plus souvent une interdiction de dire. Elle est un non-sens.

La défiance des Français vis-à-vis des journalistes (trois sondés sur quatre les jugent coupés des réalités) vient en partie de ces procureurs que produit le système médiatique. Les gardiens de la pensée canalisée - Canal + est une pouponnière qui vient même de fournir le nouveau directeur de Sciences Po Paris - voient une profanation du vivre ensemble dans la description de ses échecs. Ils usent de l’insulte ou de la moquerie pour tenter de faire taire le salaud qui ne respecte par leurs croyances. Ils chassent en meute et exhibent leur vertu. Mais ils cautionnent un dénégationnisme qui fait honte à ceux qui estiment que le journalisme doit approcher les réalités au plus près. Ils ne diront rien, par exemple, de l’antisémitisme et du racisme des cités. Les bons sentiments, qui font obstacle à la description des faits, portent en eux un aveuglement qui les discrédite.

N’en déplaise aux inquisiteurs, ce qui se passe en France devient odieux. Sans jamais citer le profil des protagonistes, Le Monde (28-2-13) révèle ainsi le racket qui se systématise en Seine-SaintDenis sur les rénovations liées à la « politique de la ville ». Au prétexte de protéger leur territoire, les caïds en viennent aux armes pour soutirer des fonds aux entreprises, dépêchées pour améliorer l’habitat social des quartiers pauvres. Toutefois, ni les élus ni les sociétés rackettées (Vinci, Eiffage, Bouygues, ISS Espaces verts) n’osent porter plainte, ni même protester. La préfecture ne s’est décidée à réagir qu’après des coups de feu tirés contre trois ouvriers, blessés, d’une entreprise de BTP. Comment ne pas s’indigner de cette soumission imposée par cette nouvelle mafia ?

Cette même passivité devient insupportable quand, à Marseille, plongée dans l’insécurité du multiculturalisme, elle incite des élus locaux au clientélisme afin d’acheter leur réélection. C’est ce qui est reproché à la députée PS des Bouches-du-Rhône, Sylvie Andrieux, qui comparaît depuis lundi devant le tribunal correctionnel pour répondre de détournements de fonds publics (740 000 euros). Comme le relate Le Figaro de lundi, les subventions distribuées finançaient le train de vie de quelques voyous des cités, devenus responsables associatifs et agents électoraux. L’un d’eux a pu s’offrir une Mercedes tandis qu’un autre se versait 5 500 euros par mois. Or ces pratiques sont de celles qui se retrouvent plus généralement quand il s’agit plus prosaïquement d’acheter la paix civile, menacée par la guerre intérieure. La menace de la guerre La guerre : un mot qui heurte la pensée médiatique. Aseptisée, elle n’envisage ni conflits, ni fractures, ni tensions. Ni, moins encore, le choc des civilisations qui risque de conduire à une troisième guerre mondiale dont l’Occident serait, via Israël, une des cibles (1). Rien n’est compréhensible dans l’approche quotidienne de la « fait-diversité », quand les ressentiments contre la république, la laïcité ou les Français euxmêmes deviennent des explications irrecevables. Dans ce politiquement correct qui s’est insinué jusqu’au gouvernement, l’heureux paradoxe est d’observer le langage clair de Jean-Yves Le Drian et Manuels Valls. Le ministre de la Défense est derrière le chef d’étatmajor des armées, l’amiral Édouard Guillaud, quand ce dernier assure, rendant compte de la guerre au Mali : « Nous sommes en train de casser les reins d’al-Qaida au Maghreb islamique. » Le ministre de l’Intérieur ne se contente plus de parler « d’un ennemi extérieur, mais aussi intérieur » , quand celui-ci prend pour cibles les forces de l’ordre ou a pour visage Mohamed Merah. Il dénonce également, depuis peu, le « fascisme islamique » responsable du détournement des printemps arabes. Ces lucidités sont trop rares pour ne pas être encouragées.

Cependant, ce fascisme islamique (qui pourrait aussi bien être désigné comme islamo-communisme ou nazislamisme), qui s’en prend prioritairement aux musulmans, n’est pas relégué aux frontières de l’Europe. Il se dissimule dans des cités françaises. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle le directeur de Charlie Hebdo, Charb, est aujourd’hui flanqué d’une escouade de gardes du corps, d’autant qu’al-Qaida a mis, ces jours-ci, sa tête à prix comme pour dix autres personnalités en Occident, dont Salman Rushdie. Pour sa part, le philosophe Robert Redeker, coupable d’avoir critiqué Mahomet dans un article pour Le Figaro en 2006, continue de vivre sous protection policière depuis cette date. Faudrait-il prendre son parti de ces situations inadmissibles, voire d’en rendre responsables ceux qui les endurent ? Ce sont les ennemis de la démocratie qui doivent être harcelés, et non les rares qui bousculent les médias quand le choeur récite : « Couvrez ce sein que je ne saurais voir. » Renforcer la Défense En réalité, jamais le monde ni la nation n’ont été aussi instables et menacés. Mais si la France des sans-culottes, habitée par ses idéaux, partait à la bataille en chantant : « Aux armes, citoyens ! », c’est une France de couches-culottes, geignant comme des enfants trop gâtés, qui entonne : « Vos larmes, citoyens ! » Cette faiblesse, encouragée par l’angélisme médiatique et ses chérubins, doit être combattue. Comme doit être évité, dans l’immédiat, le désarmement du pays. S’il est une leçon à tirer de la guerre que mène l’armée française au Mali, où elle vient de perdre un quatrième homme, c’est de ne pas réduire le budget de la Défense, alors que le reste du monde s’engage dans une course à l’armement. « Nos chars sont dans un tel état que tirer correctement relève du miracle » , confiait dernièrement un officier. Cette insoutenable légèreté n’a que trop duré.

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7 mars 2013 4 07 /03 /mars /2013 14:17

 

 ENFIN !
 

 

latribune.fr | 07/03/2013, 13:10 - 375 mots

Plus de la moitié des Français préfère désormais que l'exécutif réduise le nombre de fonctionnaires plutôt que d'augmenter les impôts pour réduire les dépenses publiques. Cette préférence n'est plus l'apanage des sympathisants de droite. Les partisans de l'impôt restent quant à eux à un niveau constant.

 

Un indice pour le gouvernement qui se prépare à mettre en place un nouveau budget d'austérité en 2014 sous l'oeil de Bruxelles, après avoir revu à la baisse son objectif de déficit à moins de 3% du Produit intérieur brut (PIB) il y a quelques jours. Pour réduire la dépense publique, 54% des Français privilégient une diminution des dépenses de l'État en limitant le nombre des fonctionnaires, selon un baromètre de l'institut de sondage BVA. Seulement 8% des personnes interrogées se prononcent pour une hausse des impôts et 37% d'entre elles disent ne vouloir ni de l'un ni de l'autre.

La réduction du nombre de fonctionnaires a de plus en plus la cote

Le nombre de personnes favorables à une hausse des impôts reste constant depuis trois ans. En 2010, 9% des Français réclamaient une augmentation de la pression fiscale pour renflouer les caisses de l'État. En revanche, le souhait de voir les dépenses publiques réduites grâce à la diminution du nombre des fonctionnaires augmente. Il y a trois ans, 49% des Français souhaitaient que cette voie soient empruntée, soit cinq points de moins qu'aujourd'hui.

L'idée fait son chemin à gauche

Cette volonté de réduire le nombre de fonctionnaires pour alléger la dépense publique n'est plus l'appanage des partisans de la droite. Si, sans suprise, 77% des personnes interrogées de sensibilité de droite se déclarent favorables à une réduction des dépenses via la réduction du nombre des fonctionnaires, l'idée gagne du terrain à gauche avec 34% d'opinions favorables. La part de ceux qui ne veulent ni d'une réduction des dépenses publiques ni d'une hausse des impôts se réduit pour ne plus rassembler que 37% de l'échantillon sondé, contre 40% en 2010.

Le reflet d'un sentiment d'injustice de la part des classes moyennes du secteur privé

Selon Gaël Sliman, de l'institut de sondage BVA, cette montée en puissance des partisans de la réduction du nombre de fonctionnaires trouve sa source dans les dernières évolutions politiques. Les Français auraient en effet l'impression que la gauche de François Hollande, à travers ses arbitrages au moment de la mise en place de son plan de réduction des dépenses à la fin de l'année 2012, a favorisé les personnes touchées par la précarité et les salariés du secteur public au détriment des classes moyennes du secteur privé.

 

 

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7 mars 2013 4 07 /03 /mars /2013 09:03

 Boulevard Voltaire

Marie

Ecrivain, musicienne, sculpteur.
Delarue

Ouvrez la page Wikipedia consacrée à l’Arabie saoudite et rendez-vous à la rubrique « Droits de l’homme ». Vous y lirez ceci : « Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. » Et pour cause.

L’Arabie saoudite, notre grand ami devant l‘Eternel et le grand ami des Occidentaux en général, ne connaît pas les droits de l’homme et encore moins ceux de la femme. C’est un pays qui carbure au libéralisme sauvage et au salafisme. Un truc qui, sous prétexte d’en revenir à la pureté des origines, remet au goût du jour la barbarie la plus moyenâgeuse au service des pétrodollars.

Le droit commun saoudien est sévère. Comme dans ces coins ensoleillés d’Afrique où le soldat français, arrière petit-fils du colonisateur honni, est prié d’apporter aujourd’hui la civilisation des Blancs, les femmes adultères sont lapidées, les femmes violées sont fouettées, les voleurs ont la main coupée. Rien que de banal, me direz-vous. Sauf que les Saoudiens sont un peu plus raffinés.

Dans cette contrée amie des puissants qui bavent d’envie devant son économie florissante, nombre de crimes sont passibles de la peine capitale. Principalement l’assassinat, le viol, et l’attaque à main armée. En 2012, 76 personnes y ont été exécutées (chiffres du ministère de l’Intérieur saoudien). C’est 33 de plus qu’aux États-Unis la même année. Les États-Unis comptent environ 314 millions d’habitants, l’Arabie Saoudite seulement 28 millions. Autant dire que les bourreaux n’y chôment pas.

Les Américains, grands amoureux de la technologie, utilisent des méthodes qui évitent de se salir les mains ou d’éclabousser les murs : chaise électrique, injection létale, chambre à gaz, pendaison et, accessoirement seulement, le peloton d’exécution. Les Saoudiens sont plus humains : ils décapitent. Au sabre. C’est du bio, du naturel. Ce qui n’empêche toutefois pas la sophistication car leur découpage ne s’arrête pas là. Sont en effet également prononcées des peines de crucifixion. Non pas à la place mais en plus de la décapitation. Pour ceux que la méthode intéresse : on décapite le condamné au sabre, puis on ramasse la tête, on la replace sur le corps où elle est sommairement recousue, et enfin l’on suspend le paquet ficelé à un mât.

Sept jeunes gens, tous mineurs, qui avaient cambriolé une bijouterie, viennent d’être condamnés à mort. Six passeront devant le peloton d’exécution. Le septième, Sarhan al-Mashayeh, sera crucifié pendant trois jours. Le bon roi Abdallah a signé la sentence. Les associations humanitaires ayant toussé, on a retardé l’exécution d’une semaine. Le temps sans doute que l’ineffable BHL ait fini de se gratter pour savoir s’il intervient. Ou pas. Mais il est vrai qu’il a tant à faire avec l’Iran…

Marie Delarue, le 6 mars 2013
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7 mars 2013 4 07 /03 /mars /2013 08:57

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Chers amis,
A l'Assemblée Nationale, la loi permettant le mariage entre personnes de même sexe ainsi que l'adoption a été adoptée en première lecture, faisant fi d'un authentique débat citoyen.

Avant la grande manifestation du 24 mars à Paris,

La mobilisation ne doit pas faiblir !
Tous pour le mariage
membre du Collectif La Manif pour tous s'associe aux
ETATS GENERAUX DE LA FAMILLE
Samedi 9 mars à TOULON,
Salle de l'UPV (Place de la liberté) Entrée libre - préinscription :

Organisés par l'AEC et l'OSP de Frejus-Toulon, en partenariat avec les AFC



C'est une étape locale importante pour
• nourrir le débat
• fournir des arguments à nos sénateurs qui examineront le texte au mois d'avril.
• Réaliser un livre blanc, contenant les interventions
L'entrée des Etats généraux de la famille est libre...
Grâce à vos DONS. soutenez l'organisation de cette journée !
Votre aide permettra aussi la réalisation et la diffusion d'un LIVRE BLANC auprès des Sénateurs qui discuteront le projet de loi dès le 4 avril.
Après les Etats généraux de l'enfant à Lyon au mois de janvier, il s'agit de mesurer les conséquences de la loi Taubira sur la famille et la société. A l'heure où l'on nous répète qu'il y a plusieurs manières de "faire famille", des experts s'interrogent sur ce modèle en crise.
Juristes, économistes, philosophes et sociologues, attentifs à une certaine écologie de la famille, fondée sur le mariage homme/femme, se penchent sur ce qui demeure un modèle d'avenir !




Manifestation à Paris

Dimanche 24 mars aura lieu la Grande Manifestation à Paris sur les Champs-Elysées.
Après le mépris réservé aux 700 000 pétitionnaires du CESE, le mot d’ordre est : Non à la Loi Taubira !

Prévoyez votre dimanche et réservez vos billets !
Ici les infos sur le transport : www.lamanifpourtous.fr/organiser-ses-transports-pour-le-24
Pour préparer ce grand événement, les portes-paroles de La Manif’ pour tous ont entamé un grand tour de France.
Ne ratez pas leur passage et allez rejoindre leurs meetings !
Toutes les infos ici :
www.lamanifpourtous.fr/les-prochains-meetings-en-region


Continuez à participer au succès de la pétition

- en diffusant le site à vos contacts

- en téléchargeant la pétition au format papier pour faire signer les personnes sans internet.

- en soutenant financièrement le collectif

 

Louis-Marie GUITTON,
Coordinateur du Collectif « Tous pour le Mariage »
tous-pour-le-mariage.fr

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J'ai plus envie de relativiser. >>>>