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6 janvier 2013 7 06 /01 /janvier /2013 19:09

 

LA GAUCHE LIBERTICIDE.
Posted: 04 Jan 2013 10:20 PM PST
> En « tançant » l’enseignement catholique, Peillon révèle la nature de la gauche qui sévit dans notre pays. Héritière des Jacobins et de la Terreur, du laïcisme haineux et sectaire de la IIIe République jusqu’à la guerre de 1914-1918, la gauche n’est pas seulement un boulet économique, qui, au nom de la revanche sociale et de la guerre aux riches, tue la croissance et l’emploi, c’est aussi une force qui divise les Français et menace leurs libertés.
> Au nom d’une conception du progrès qui consiste à renverser les traditions et les principes, y compris ceux du bon sens, sur lesquels s’appuie notre société, la gauche a entrepris d’instituer un « mariage » entre personnes du même sexe. Non contente d’imposer une absurde révolution anthropologique à une partie importante des Français qui n’en veut pas, et de refuser un référendum à la majorité qui le souhaite, la gauche entend passer en force en faisant taire les opposants. La stratégie est simple : il s’agit d’ôter toute légitimité à la parole du contradicteur pour que la pensée unique soit effectivement la seule, de gré ou de force. Ce terrorisme intellectuel consiste donc à disqualifier tout adversaire. Ainsi lorsque le Secrétaire Général de l’Enseignement Catholique demande que le débat sur le « mariage » homosexuel soit suscité dans les établissements  de son ressort, le Ministre se fait censeur et prétend le lui interdire. Cette attitude est triplement scandaleuse.
> Elle l’est d’abord parce que l’enseignement privé, catholique à 95%, voit sa liberté reconnue par la Constitution et par la Loi. La liberté de conscience justifie que les parents aient le choix de l’école, notamment pour que les valeurs morales auxquelles ils sont attachés y soient respectées. Le besoin scolaire qui fonde l’association entre l’Etat et les établissements privés doit tenir compte de ce choix des parents. L’Ecole catholique n’est pas laïque, elle est confessionnelle. Que cette dimension n’intervienne pas dans le traitement des programmes n’empêche nullement les établissements de manifester leur Caractère Propre, lui aussi reconnu par la loi que semble ignorer le Ministre. C’est la raison pour laquelle le Secrétaire Général, beaucoup trop conciliant, comme c’est malheureusement l’habitude, n’avait pas à évoquer la neutralité d’une école qui doit l’être dans les disciplines d’enseignement, mais qui n’existe que parce qu’elle ne l’est pas sur les valeurs morales et religieuses. C’est au contraire à l’Etat à être prudent dès lors qu’il prétend imposer aux familles et aux enfants une idéologie  hostile au choix des parents. C’est ainsi que l’on passe de la démocratie au totalitarisme. La deuxième raison du scandale est précisément l’absence de neutralité de l’Etat. Il interdit aux uns de s’exprimer, mais il donne le champ libre aux autres. Le Porte-Parole du gouvernement, Mme Vallaud-Belkacem, a ainsi pu vanter les mérites du « mariage » homo devant une classe d’un collège de Fleury-les-Aubrais, dans le Loiret, le 15 Octobre dernier. Par ailleurs, plusieurs associations du lobby homosexuel, subventionnées, interviennent dans les établissements scolaires sous divers prétextes, notamment la lutte contre l’homophobie. C’est en ayant recours à la Justice que la Confédération Nationale des Associations Familiales Catholiques a pu mettre fin à des interventions de SOS Homophobie, manifestement contraires à la neutralité de l’enseignement laïque. Cette association bénéficiait cependant d’un agrément d’ »association éducative complémentaire » de l’enseignement public. Enfin, il est extraordinaire que le Ministre d’un gouvernement en proie à des difficultés budgétaires insurmontables et qui devrait remercier à chaque instant les parents d’élèves de l’enseignement privé, et néanmoins contribuables, pour les économies réalisées grâce à eux sur 20% des effectifs scolarisés, vienne en plus leur imposer son idéologie. Il faut rappeler, en effet, que si les enseignants sous contrat sont salariés de l’Etat, le fonctionnement des établissements est financé par le forfait d’externat qui représente déjà un gain pour l’argent public par rapport à ce que coûterait un élève scolarisé dans le public, et qu’enfin, la charge des bâtiments est supportée soit totalement , soit à 90% par les associations, à l’exception des établissements d’enseignement technique.
> La liberté religieuse, inséparable de la liberté de conscience, garantit le droit à l’expression des croyances et des valeurs qui en découlent. Il se trouve que toutes les grandes religions réprouvent l’homosexualité. Ce n’est nullement une spécificité catholique. Il n’y a donc aucune raison qu’une sorte de religion séculière vienne imposer ses dogmes au sein d’un enseignement qu’on prétendrait laïque ou neutre, tandis que les croyants se verraient imposer le silence dans les locaux dont ils ont la charge. Cette dérive, aujourd’hui évidente, a malheureusement été soutenue de manière irresponsable et en raison de son incompétence par le Ministre précédent. C’est lui qui a, notamment, approuvé l’introduction de l’absurde théorie du Genre dans l’enseignement. C’est lui encore qui a bloqué à 20% des parents la liberté de choisir l’établissement qui convient à leurs enfants, au mépris d’un principe qui a valeur constitutionnelle. La mollesse de l’enseignement catholique, la lâcheté et l’ignorance de la majorité précédente ont créé les conditions de ce coup de force ministériel d’aujourd’hui.
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6 janvier 2013 7 06 /01 /janvier /2013 18:46

Pour « La Croix »,

Le grand rabbin de France aime prendre la parole pour énoncer une position qui éclaire les débats de société et donne à penser, comme récemment sur le « mariage pour tous ». 

 

  Votre vision du monde est guidée par la Bible et les commentaires rabbiniques. Pourquoi avez-vous choisi, dans votre essai sur le mariage homosexuel, de ne pas mentionner  les interdits homosexuels inscrits  dans la Bible ?  

 G. B. :  La raison en est très simple : l’enjeu n’est pas ici l’homosexualité, mais le risque irréversible d’un brouillage des généalogies par substitution de la parentalité à la paternité et à la maternité. Mais aussi d’un brouillage du statut de l’enfant qui passe de celui de sujet à celui d’objet auquel chacun aurait « droit ».

 Quel est, selon vous, le véritable enjeu de société qui se dissimule derrière     la revendication du mariage pour tous ?  

 G. B. :  Un comportement, auparavant marginalisé, ne veut plus être toléré mais légitimé, ce qui est bien différent. D’où de nouveaux manuels scolaires qui n’incitent pas seulement l’enfant à respecter les homosexuels comme personnes, mais aussi à reconnaître le bien-fondé de leur comportement. L’exigence de légitimation générale semble traduire a fortiori une permissivité générale, donc le retrait de tout jugement. 

Dès lors, la supposée légitimation n’en est plus une, sur fond d’indifférence des options ; c’est, plutôt, toute l’ancienne légitimité du mariage en tant qu’institution reconnue par la société comme bonne pour son équilibre et sa pérennité qui se trouve effacée.

Aujourd’hui, la société balance étrangement entre ce qui est farouchement exclu, comme les références à la notion d’effort sur soi, à l’existence de hiérarchies morales, aux traditions et convenances, et une permissivité très forte qui procède du manque de courage, de l’incertitude ou de l’indifférence.

 La façon de mourir et le regard     sur la mort ont profondément évolué.     Que faudrait-il pour que chacun puisse mourir en paix et dignement ?  

G. B. : À l’heure où le débat sur la fin de vie se poursuit dans notre pays, où un mouvement important s’affirme en faveur d’une mort lucide, digne, dont on soit le sujet, on pense trop souvent que la seule façon d’arracher la mort à la maladie ou aux médecins et de la faire sienne est de demander l’acte qui tue, l’euthanasie. 

On réclame le « droit de mourir » en exigeant d’un tiers qu’il nous donne la mort si nous le décidons, sans aucune conscience de ce que représente cette demande pour autrui.

Mais il existe une tout autre façon d’être sujet, celle qui consiste à être lucide, responsable, conscient. Préparer sa mort, oser interpeller ses médecins à propos de ses peurs, laisser à ceux qui vont rester une parole de vie, une parole de bénédiction qui les aident à vivre sans nous. Et puis il est difficile de mourir dignement, lorsqu’on est pris dans une conspiration du silence, lorsque nos plus proches, dans l’angoisse, assistent impuissants et muets à notre lente disparition. 

Lorsqu’ils ne peuvent pas ou ne veulent pas nous accompagner. Comment se mettre en paix avec soi-même et les autres, dire au revoir, transmettre quelque chose de soi et de son expérience de vie, si tout le monde prend la fuite ou fait comme si on n’allait pas mourir ? La façon dont nous quittons ce monde dépend autant de la façon dont nous avons vécu que de l’attitude de ceux qui nous entourent.

 Recueilli par Martine de SAUTO

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6 janvier 2013 7 06 /01 /janvier /2013 17:09

 

C'est une évidence. Nous le constatons chaque jour; Périphrases, mots "SOFT" , pour ne pas appeler un chat un chat ! Pour travestir la Vérité trop crue.

 
 
On ne disait déjà plus:
 
- un aveugle mais un mal voyant
 
- un sourd mais un malentendant
 
-un handicapé mais une personne à
mobilité réduite
 
- une caissière mais une hôtesse de caisse
 
- un balayeur mais un technicien de surface
 
... et maintenant :
 
Ne dites plus : "clandestin"
mais "candidat à l'immigration" (Figaro)
 
Ne dites plus : "Gitans, rôdeurs"
mais "gens du voyage" (Tous les médias)
 
 
Ne dites plus : "clandestin, immigré illégal, sans-papiers"
mais "privés de papiers" (La Dépêche)
 
 
Ne dites plus : "quartier à majorité immigrée"
mais "quartier populaire" (Tous les médias)
 
Ne dites plus : "crimes, agressions, violences"
mais "actes de délinquance", "incivilités", "bêtises" (Le Parisien) ou
"faux-pas" (France 2) et, plus récemment, "les inconduites" (CNRS)
 
Ne dites plus : "émeutes" ou "guerre des gangs"
mais "incidents" (Tous les médias)
 
Ne dites plus : "immigration"
mais "mobilité européenne" (Frattini, commissaire européen)
 
Ne dites plus : "bandes"
mais "identités de quartier" (LCI)
 
Ne dites plus : "enfants d'immigrés"
mais "enfants issus de familles d'éducations éloignées"
 
Ne dites plus : "attraper les voleurs"
mais "lutter contre les délits d'appropriation" (Midi Libre)
 
 
Ne dites plus : "des vauriens font des graffitis"
mais des "graffeurs habillent la ville de couleurs"
 
 
Ne dites plus : "un voyou notoire"
mais "un individu défavorablement connu de la justice"
 
Ne dites plus : "mosquée"
mais "centre culturel et religieux"
 
 
Ne dites plus : "fusillade"
mais " bagarre par balles" (TF1)
 
 
Ne dites plus : "invasion"
mais "excès d'immigration" (Claude Guéant, ex ministre de l'intérieur)
 
MAIS SURTOUT…Ne dites plus :
 
"un Français attaché à son Pays, à sa Culture, à ses Traditions "
 
mais dites : "un RACISTE " ...
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5 janvier 2013 6 05 /01 /janvier /2013 23:10

 

L'ancien ministre PS Georgina Dufoix contre la dénaturation du mariage

Georgina Dufoix, ministre des Affaires sociales et de la Solidarité nationale de 1984 à 1986, Elle s'est convertie au protestantisme évangélique au début des années 1990, fait circuler ce message :

"Nous sommes aujourd'hui de plus en plus nombreux à prier pour les autorités (selon 1 Timothée 2) et à comprendre combien la prière peut changer l'atmosphère qui entoure nos responsables. Si je me permets de venir aujourd'hui vers vous, c'est parce qu'il y a, me semble-t-il, nécessité d'être plus vigilants encore.

[...] Première remarque
> > Le mariage civil, clef de la vie sociale et familiale, organise l'alliance entre un homme et une femme avec pour fonction de mettre au monde des enfants, de les élever dans un cadre stable, de protéger le plus faible, de s'engager à s'assister mutuellement si cela s’'avère nécessaire. Pour que deux personnes d'un même sexe puissent se « marier » il faudrait changer le code civil, et en faire disparaître tout ce qui traduit l'altérité entre un homme et une femme, et essentiellement les mots Père et Mère ; ceci pour tous les mariages: homme-femme ou 2 hommes, 2 femmes. Père et Mère seraient remplacés par le mot Parent qui, lui, est asexué. Nous deviendrions Parent1 ou Parent 2 ........!

Ne nous y trompons pas, derrière ce changement de mot, il y a, bien sur, la volonté de faire plaisir à une communauté, la communauté homosexuelle (LGBT). Mais il y a surtout un présupposé fondateur qui est celui de la philosophie du Genre(appelé en anglais The Gender Theory). Cette vision du monde refuse la différence entre homme et femme. Ceux qui la défendent voient dans l'altérité de l'homme et de la femme non pas une source de vie et de complémentarité, mais une source d'exploitation. Le féminin et le masculin deviennent de simple rôle que l'on peut choisir d'échanger, de parodier ou de changer. Cette théorie du genre est la base de la réflexion et de l'action de ceux qui demandent aujourd'hui de se « marier » et qui obligeraient tous les citoyens à rayer les mots de père et de mère de leur acte de mariage comme de leur livret de famille pour devenir Parent 1 ou 2 ou parent A et B .....! Derrière les mots se profile une vision du monde qui est, en fait, une construction intellectuelle combattant l'hétérosexualité en tant que norme sociale; une norme sociale qu'ils jugent imposée et dépassée puisque bâtie sur la différence sexuelle.

Deuxième remarque : la filiation. La filiation, ce n'est pas seulement d'indiquer par qui l'enfant sera élevé, c'est aussi, c'est surtout de permettre à l'enfant de savoir d'où il vient. Brouiller la chaine des générations conduirait la personne à se construire sans fondation. Quel affaiblissement!

Troisième remarque : l'adoption
> > Certains couples homosexuels élèvent déjà des enfants, mais ce serait tout à fait différent si une loi particulière autorisait l'adoption pour répondre à leur souhait d’avoir des enfants. Le sens profond de l'adoption est de donner un père et une mère à un enfant qui en est privé. Ce n'est pas de donner à des adultes un enfant pour répondre à leur désir. Le sens même de l'adoption serait renversé, passant du  « droit de l'enfant » à « un droit à l'enfant ». Ce serait un bouleversement : est-il en faveur des enfants ?

Enfin, il ne me semble pas juste qu'une minorité

 

impose à une majorité un changement de

 

civilisation aussi profond.

 

 

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Published by voxpop - dans La France en résistance
5 janvier 2013 6 05 /01 /janvier /2013 22:35
la France les intercepte, les rapatrie en métropole, leur offre des avocats,…. notre justice les loge, les nourrit , les relaxe … et leur offre même une indemnisation en prime !


90 000 euros d'indemnisation, c'est l'enveloppe que la justice «française» a décidé de verser à chacun des deux pirates somaliens acquittés en juin dernier, dans le procès de la prise d'otages du Ponant.

Le Ponant avait été arraisonné le 4 avril 2008 à l'entrée du Golfe d'Aden, et dérouté vers les côtes somaliennes.

Plusieurs dizaines d'hommes s'étaient relayés à bord pendant une semaine pour garder les 30 membres d'équipage.

Les otages avaient été libérés sains et saufs une semaine plus tard, contre une rançon de 2,15 millions de dollars versée par l'armateur, filiale de la CMA-CGM.

Les deux « acquittés » en question avaient pourtant été interpellés par les forces spéciales françaises, dans un 4X4 transportant des armes et une partie de la rançon.

Ils avaient été transférés en France quelques jours après la prise d'otages et viennent de passer quatre ans en prison.

Malgré tout cela, pas la moindre charge retenue contre eux, même pas la complicité !

Voir l'article :

http://www.20minutes.fr/societe/1036006-90000-euros-indemnites-acquittes-ponant >

Contribution à cet article :

..étant une ex otage du Ponant, je peux vous dire que ces personnes ne se sont pas fait braquer leur bateau de pêcheurs! Les pirates avaient déjà leur bateau et un bateau de pêche mère qu'ils avaient pris en otage quelques jours plus tôt! Ces personnes ont toutes eu un rôle dans la prise d'otage, en approvisionnement ou commerce et ont été capturées avec une partie de la rançon sur eux! Qu'on ne me dise pas qu'ils sont innocents! Pour information, ils touchent une indemnités, mais nous, ex otages, pour le moment rien n'a été décidé à notre sujet, il est fort probable que si nous sommes indemnisés un jour, ce sera beaucoup moins que pour eux! De plus, le statut d'otage n'étant pas reconnu, nous n'avons pas eu droit à un avocat commis d'office et devons donc payer des honoraires ! Eux en ont eu 2 chacun et gratos! Vous trouvez ça normal!!
Je suis vraiment outrée par cette nouvelle et la réaction de certaines personnes!
On commence à se demande qui sont les victimes dans cette histoire!

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5 janvier 2013 6 05 /01 /janvier /2013 10:04

Alain Finkielkraut 

5 janv. 2013

Le Figaro

PROPOS RECUEILLIS PAR JACQUES DE SAINT VICTOR

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« Que reste-t-il de ce grand exercice de civilisation qu’était le sport ? » LA FRANCE ASSUME MAL D’AVOIR UNE IDENTITÉ, COMME SI LE DISCOURS IDENTITAIRE CONDUISAIT DE TOUTE FAÇON AU FASCISME » « Je plaide pour qu’on cesse d’user à tort et à travers des mots qui se terminent par “phobe” »

FRACTURES sociales, sport, « droitisation » du débat politique, le philosophe Alain Finkielkraut analyse le climat qui règne aujourd’hui en France, avant d’évoquer les chantiers qui s’ouvrent, selon lui, pour 2013

 

 J’aime regarder des matchs, mais que reste-t-il de ce grand exercice de maîtrise de soi, de soumission à la règle, de civilisation qu’était le sport quand les champions sont transformés en hommessandwichs et que, sous l’oeil des caméras, ils crachent sans arrêt, hurlent pour manifester leur dépit, s’autocélèbrent en toute immodestie dès qu’ils ont marqué un but ou un point ? En quoi cette dérive serait-elle plus accentuée en France ? Pensez aux commentaires qui ont accompagné le « coup de boule » de Zinédine Zidane. Il a été encensé par Jacques Chirac, par des écrivains, et par Djamel Debbouze qui en a fait l’emblème de l’antiracisme. Et l’on peut voir aujourd’hui une sculpture de cet exploit sur le parvis de Beaubourg. Mais Zidane, qui avait en effet été provoqué, est loin d’être le pire. Autrefois, on pouvait penser que les joueurs de football représentaient la France ; ils reflètent maintenant les déchirures de la société française. L’équipe de France renvoie à notre pays l’image de sa crise profonde. Dans les années 1980, on ne leur demandait pas de chanter La Marseillaise parce que l’appartenance allait de soi. Elle est devenue problématique, d’où l’importance qu’on attache au test de l’hymne national et au comportement des joueurs sur le terrain comme en dehors. Aiment-ils la France ou sont-ils à l’image d’une France qui ne s’aime pas ? Telle est la question. Le nouveau sélectionneur national est en train d’améliorer les choses. Mais le contraste reste flagrant avec l’équipe italienne. Vous y voyez l’expression d’une haine de soi qui caractériserait la France contemporaine ? En réalité, la France assume mal d’avoir une identité, comme si le discours identitaire conduisait nécessairement au fascisme. Il existe aujourd’hui, il faut le dire, un sentiment antifrançais en France. Des gens nés sur notre territoire, français euxmêmes, désignent leurs compatriotes comme des « Gaulois », des « Babtous », des « faces de craie ». Cette haine montante plonge beaucoup de commentateurs dans l’embarras car elle contredit leur vision du monde. Ils lui opposent donc une fin de non-recevoir en dénonçant la « droitisation » du débat public. Pour n’être pas contraints de penser à nouveaux frais par la mauvaise nouvelle idéologique, ils marquent d’infamie ceux qui la propagent. Assiste-t-on, comme on dit, à une « droitisation » croissante du débat politique ? On accuse ceux qui s’inquiètent de la montée de sentiments antifrançais en France de « droitiser » le débat. Ils parlent, dit-on, comme le Front national. On reproduit ainsi la logique qui avait cours dans les années 1950 à propos du goulag. Dénoncer l’oppression stalinienne, c’était tenir le même langage que les réactionnaires et c’était affaiblir, du même coup, le camp du progrès. J’ai une idée trop camusienne de la gauche pour me résigner à la voir redevenir le parti de l’aveuglement volontaire. Il faut regarder les choses en face car c’est, au bout du compte, la dénégation qui profite aux populistes. Les gens iront vers ces derniers si les autres, avec les meilleures intentions, continuent de se bander les yeux. Cette montée du populisme vous semble-t-elle un danger pour 2013 ? Il faut s’entendre sur le mot populisme. Si on dénonce comme « populiste » la compréhension pour ces Français qui fuient les « quartiers populaires », alors on fait fausse route. Nous connaissions le séparatisme des riches. Logements sociaux ou pas, ils vivent entre eux ou, en tout cas, ils recherchent la quiétude. Voici venir le séparatisme des pauvres. Des pauvres se séparent d’autres pauvres non parce qu’ils sont racistes, mais parce qu’ils veulent la sécurité, que les courses de moto les empêchent de dormir et qu’ils aspirent à la meilleure scolarité possible pour leurs enfants. Pire que tous les populismes est, à mes yeux, le mépris « grandjournalesque » de ce peuple-là. J’ai vu aux « Guignols » la marionnette du frère de l’un des otages du Mali supplier les ravisseurs de l’enlever, tellement il se morfondait en Ardèche dans la compagnie des hérissons. Autrement dit, il y a une France qui bouge : celle du rap et des bobos, de Sexion d’Assaut et de Yann Barthès, le reste est un désert d’ennui et de bêtise. Je pense exactement le contraire. Toutefois le discours populiste a bien une réalité politique, c’est le discours de la démagogie… Vous avez raison. C’est pourquoi je n’aime pas du tout l’expression « droite décomplexée ». Autant je m’insurge contre le mot « droitisation », autant je me méfie des personnes décomplexées, qu’elles soient de droite ou de gauche. Il faut avoir des complexes. La honte est civilisatrice. La honte, c’est le début de la conscience morale. Quand on est en charge des affaires de l’État, il faut se surveiller sans cesse. Il faut brider ses élans, il faut redoubler de scrupule et d’exactitude, notamment sur la question identitaire. Notre devoir est de regarder la réalité en face, de combattre le nouvel antisémitisme et les racismes d’où qu’ils viennent mais nous devons en même temps nous garder des pièges de la généralisation. La vie est un perpétuel combat contre la facilité. Parmi les grandes réformes qui vont marquer l’année, il y a celle dite du « mariage pour tous ». Y voyez-vous un progrès ou une régression ? Ma religion, si j’ose dire, n’est pas faite. Le grand rabbin Gilles Bernheim rappelle très justement que « le mariage n’est pas uniquement la reconnaissance d’un amour, c’est une institution qui articule l’alliance de l’homme et de la femme avec la succession des générations » . Grâce au progrès de la technologie et au nom de l’égalité, certains voudraient aujourd’hui briser cette articulation. Peut-être ont-ils raison. Et je comprends ceux des couples homosexuels qui aspirent à la reconnaissance publique de leur union. Tout ce que je demande, c’est un peu d’humilité et de prudence car il s’agit de changer de modèle anthropologique, ce qui n’est pas rien. La question préjudicielle que pose ce débat, c’est de savoir dans quelle démocratie nous voulons vivre. Soit la démocratie est un théâtre où des êtres qui ne sont pas des dieux confrontent leurs perspectives ; soit elle est un mouvement, une force irrésistible, une marche triomphale. Soit, autrement dit, elle est recherche en commun du sens ; soit elle incarne le sens de l’histoire et ne tolère aucune opposition. Je ne peux pas me résoudre à cette seconde hypothèse. Je plaide donc pour qu’on cesse d’user à tort et à travers des mots qui se terminent par « phobe ». Si la tempérance revient, la discussion sur le mariage pour tous pourra vraiment commencer. Quel chantier vous semble le plus important pour les mois à venir ? C’est celui de l’enseignement. La gauche, après la droite, succombe au fétichisme de la technique, à la superstition du progrès. On nous invite à nous remettre au numérique pour combattre l’échec scolaire. C’est une idée absurde, car l’apprentissage est une incorporation, alors que le numérique est une mise à disposition. Or lorsque les choses sont à disposition, vous n’avez encore rien appris. Les élèves sont tentés de tout confondre : au lieu d’apprendre, ils cliquent. Donc, loin d’être une solution, le numérique est un véritable problème ; il devrait venir après l’enseignement. S’il en tient lieu, il le dévaste, car il est une dispense d’apprentissage. L’orthographe des élèves est mauvaise, on le sait. Mais si vous avez un correcteur à l’intérieur de votre ordinateur, vous n’avez plus à vous soucier de votre orthographe, donc de la logique même de ce que vous dites. J’ajoute que la culture s’est déposée dans les livres. Un grand spécialiste d’Internet, Derrick de Kerckhove, souligne bien que le livre est « un lieu de repos pour les mots écrits ». Là en effet les « mots ont un domicile fixe. Ailleurs, ils bougent, ils courent, ils sont fluides et malléables ». L’école devrait ramener les élèves aux livres. Au lieu de cela elle quitte l’univers du livre pour ne surtout pas dépayser les digital natives. Et la République numérique part en guerre contre l’élitisme républicain. Des écrans partout, mais nulle part des notes, des devoirs, des redoublements : la dernière réforme est l’ultime capitulation.

 

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5 janvier 2013 6 05 /01 /janvier /2013 09:45

 

Le Figaro

NATACHA POLONY

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chronique

En cette nouvelle année, le président de la République a adressé ses voeux à la nation. Il a répété, à cette occasion, que toute son énergie était concentrée sur l’inversion de la courbe du chômage. Nous partageons tous cet objectif, tant le chômage de masse est aujourd’hui la cause principale du délitement du corps social, du creusement des déficits et du déséquilibre majeur entre les générations. Mais quelques jours à sillonner la France pendant ces fêtes, à observer et interroger des artisans, des plus simples aux plus prestigieux, donnaient une autre dimension à ce problème crucial.

L’artisanat et le petit commerce sont pourvoyeurs d’emplois dans un pays dont l’art de vivre s’est fondé sur le plaisir du beau et du bon, sur l’agrégation de petites patries aux identités incarnées dans des produits, des objets et les hommes qui les créent. Et certes, qui écoute ces petits patrons les entend déplorer les charges trop élevées qui pèsent sur les embauches. Oui, tel propriétaire d’un magasin de jouets de centre-ville expliquera comment une marque rachetée par un groupe financier étranger a augmenté de 40 % ses prix pour tenir compte des marges arrière que lui réclamera la grande distribution. Autrement dit, le petit commerçant financera les baisses de prix consenties à ceux qui vont l’asphyxier. Oui, tout cela relève de la réalité ordinaire.

Mais

le discours que l’on entend le plus, de la part de patrons qui n’ont rien de méchants exploiteurs en quête de performance, mêle inquiétude et étonnement : les jeunes qu’ils reçoivent, disent-ils, n’ont, sauf exception, pas la moindre idée de ce que peut être l’investissement dans un métier. Alors même qu’ils ont la chance de ne pas travailler à la chaîne, à la caisse d’un supermarché ou dans des domaines où le management moderne a effacé tout sens de la tâche accomplie, ils sont devenus de petits fonctionnaires du profit. Élevés dans le culte des loisirs et de la rentabilité, par des adultes qui ont accepté toutes les déshumanisations d’une société de consommation aveugle, ils sont consommateurs de leur propre vie. La passion leur est interdite ; celle du travail bien fait relève de la blague.

Comment en arrive-t-on là ? À produire des jeunes gens qui regardent leur montre à 18 heures? Qui ne comprennent pas que leurs aînés aient pu sacrifier leurs soirées ou leurs fins de semaine, non pas pour enrichir un patron, mais par amour d’un métier que l’on voulait exercer dans toute sa plénitude ? Il serait sans doute temps de nous interroger sur les messages inconscients que nous avons envoyés à cette jeunesse pour la priver d’un des plus grands bonheurs, la fierté de s’accomplir dans une tâche gratifiante. Mais depuis l’enfance, dans les familles ou à l’école, nous avons fait de l’apprentissage une épreuve, une corvée, quand c’est la plus grande des richesses. Nous avons appris à nos enfants les calculs d’apothicaire, et nous nous étonnons que le baccalauréat et les diplômes qui suivent, qui devaient couronner la fin des études et l’acquisition du savoir, ne soient plus que des bouts de papier que l’on obtient pour décrocher un poste bien rémunéré. Nous leur avons appris les droits et la revendication et nous nous étonnons qu’ils ne connaissent pas la vocation. Mais il n’est pas de société qui tienne sans cet investissement de ceux qui le peuvent, de ceux qui exercent des métiers où l’on peut s’accomplir ; et ils sont plus nombreux qu’on ne le croit, tant il est vrai que toute tâche, même balayer une cour, peut être faite bêtement ou intelligemment.

Sans doute devrions-nous tous relire ces lignes, tirées de Citadelle, de Saint-Exupéry, et les enseigner à nos enfants, pour leur rendre le bien que nous leur devons : la passion. « Et j’ai appris ceci qui est essentiel : à savoir qu’il importe de bâtir d’abord le navire et de harnacher la caravane et de construire le temple qui dure plus que l’homme. Et désormais les voilà qui s’échangent dans la joie contre plus précieux qu’eux-mêmes. Mais n’espère rien de l’homme s’il travaille pour sa propre vie et non pour son éternité. (…) Et je passai devant mon savetier à la jambe unique occupé d’embellir de filigranes d’or ses babouches et je compris bien, malgré qu’il n’eût plus de voix, qu’il chantait : “Qu’y a-t-il, savetier, qui te rend si joyeux ?”. Mais je n’écoutai point la réponse, sachant qu’il se tromperait et me parlerait de l’argent gagné ou du repas qui l’attendait ou du repos. Ne sachant point que son bonheur était de se transfigurer en babouches d’or. » Qui sont-ils, les savetiers de la République ?

 

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5 janvier 2013 6 05 /01 /janvier /2013 09:28

 

  • 5 janv. 2013
  • Le Figaro
  • par Paul-Henri du Limbert phdulimbert@lefigaro.fr
Le Grand Inquisiteur
L’ÉDITORIAL DE PAUL-HENRI DU LIMBERT

Ce gouvernement comptait déjà un grand imprécateur, Arnaud Montebourg, voilà qu’apparaît un grand inquisiteur. Il a pour nom Vincent Peillon, ministre de l’Éducation nationale, qui installe tranquillement les gros canons de la « morale laïque » contre les établissements catholiques. De quoi se sont-ils rendus coupables pour mériter une telle campagne d’intimidation ? D’avoir simplement rappelé, par la voix du secrétaire général de l’enseignement catholique Éric de Labarre, que l’Église est hostile au projet de loi sur le mariage homosexuel et qu’un sujet aussi fondamental mérite bien un débat. Rien de plus, rien de moins. Pour paralyser de frayeur l’adversaire, Vincent Peillon utilise un argument qui confine au terrorisme intellectuel. Si on le comprend bien, critiquer le « mariage pour tous » revient ipso facto à faire le lit de l’homophobie. Or, l’homophobie est un délit. Qui veut débattre du mariage homosexuel est donc un délinquant en puissance. CQFD. Et qu’importe si les organisateurs du mouvement se défendent à juste titre de toute homophobie et se désolidarisent ostensiblement de ceux, très minoritaires, qui ici ou là se répandent en propos délétères sur les homosexuels ! Si Vincent Peillon voulait jeter dans la rue, le 13 janvier prochain, les gros bataillons des opposants au projet gouvernemental, il ne s’y prendrait pas autrement. Ceux qui hésitaient à aller manifester ont désormais une raison supplémentaire de le faire. Elle se résume en peu de mots : défense de la liberté d’expression. Le ministre invoque « le principe de neutralité » auquel doit se plier l’enseignement catholique. Ne lui ordonne-t-il pas plutôt une soumission muette et quasi consentante ? Il s’agit de la deuxième faute politique du ministre de l’Éducation nationale. La première avait consisté à défendre, dans le cadre de ses fonctions, la dépénalisation du cannabis. Un sujet sur lequel il aurait pu, pour le coup, faire preuve d’un minimum de « neutralité ». François Hollande gagnerait à rappeler à l’ordre ses ministres, qu’ils soient imprécateurs ou inquisiteurs. La social-démocratie apaisée qu’il appelle de ses voeux doit oublier et Fouquier-Tinville et le petit père Combes.

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4 janvier 2013 5 04 /01 /janvier /2013 21:47
Qu’a donc fait l’islamiste Tareq Oubrou pour mériter la légion d’honneur (à part vouloir instaurer la charia ) ?

Jean-Patrick Grumberg pour www.Dreuz.info


infos-bordeaux.fr
Publié le 1 janvier 2013 dans
 Actualités, Politique
L’islamiste Tareq Oubrou, nommé Chevalier de la Légion d’honneur

 

Institué par Napoléon Bonaparte le 19 mai 1802, l’ordre national de la Légion d’honneur récompense « les mérites éminents militaires ou civils rendus à la Nation ».  Parmi les 681 personnes distinguées cette année, les bordelais auront la surprise de voir Tareq Oubrou, promu au grade de chevalier.

Membre d’une des organisations les plus radicales de l’islam en France (UOIF : Union des organisations islamiques de France), dont la devise est « Le Coran est notre Constitution », Tareq Oubrou est également l’ancien président de l’association « Imams de France ».

Tareq OubrouNé au Maroc, il est un grand admirateur du fondateur des frères musulmans, Hassan Al Banna. Il y a plusieurs années, lors d’une conférence publique, Tareq Oubrou déclarait : «L’Islam touche à tous les domaines de la vie. Comme le veut le Coran, C’est un Etat, c’est un pays, dans le sens géographique, c’est à dire qu’il regroupe toute la communauté dans une géographie où il n’y a pas de frontières. La frontière entre deux pays musulmans est une hérésie méprisable par l’Islam… La politique des Musulmans ce n’est pas la politique des autres, la politique des autres est construite sur le mensonge ».

Si un de nos lecteurs connait « les mérites éminents militaires ou civils rendus à la Nation » par Tareq Oubrou*, qu’il n’hésite pas à contacter la rédaction d’Infos-Bordeaux.

* Photo prise il y a quelques années.

 

[cc] Infos Bordeaux, 2010-2012, Dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d´origine [http://www.infos-bordeaux.fr/].
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4 janvier 2013 5 04 /01 /janvier /2013 19:05

MERCI Monsieur Wauquiez, pour votre clairvoyance et votre mise en garde au regard de cette dérive inacceptable à l'encontre des chrétiens à laquelle se livrent nombre de ministres du gouvernement !

Peillon cherche à faire culpabiliser les chrétiens

Par Delphine de Mallevoüe

Mis à jour le 04/01/2013 à 18:38 | publié le 04/01/2013 à 18:33 

«Au lieu d'être le projet de tolérance dont se réclament ses défenseurs, cette réforme est d'abord la réforme du rejet, du mépris et de la haine à l'égard des religions», accuse Laurent Wauquiez. 


INTERVIEW - Laurent Wauquiez s'insurge contre les propos «scandaleux» du ministre de l'Éducation, qui a tancé vendredi l'enseignement catholique pour ses prises de position sur le mariage gay.

Député (UMP) de la Haute-Loire, Laurent Wauquiez a été ministre chargé des Affaires européennes puis ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche. Conseiller politique de l'UMP depuis 2009, il a fondé La Droite sociale, un club de réflexion de parlementaires voué à faire entendre la sensibilité sociale au sein de la droite.

LE FIGARO. - Comment réagissez-vous aux déclarations de Vincent Peillon?


Laurent WAUQUIEZ. - C'est parfaitement scandaleux de laisser croire que la vision de la famille dans l'enseignement catholique serait responsable de suicides chez les jeunes homos. Cela relève au mieux de l'ignorance, au pire du mépris pour l'enseignement catholique. C'est une grande manipulation politique qui cherche à faire culpabiliser les chrétiens et à faire croire que l'opposition au mariage homo et à l'adoption est le fait d'une minorité.


Les débats autour du mariage homosexuel donnent jour, selon vous, à une «cathophobie intolérable», que dénoncez-vous précisément?

La volonté de rejeter tout rapport avec les religions est très frappante depuis ce nouveau gouvernement socialiste. Tout particulièrement avec les chrétiens, à en juger par la violence et la cristallisation dont ils font l'objet dans les débats sur le «mariage pour tous». Au lieu d'être le projet de tolérance dont se réclament ses défenseurs, cette réforme est d'abord la réforme du rejet, du mépris et de la haine à l'égard des religions.

 

Vous vous scandalisez que l'on réduise l'opposition au projet aux seuls catholiques…

Le mariage homosexuel et l'homoparentalité, c'est un sujet pour tous et pour toutes les religions. Les juifs, les musulmans, les protestants s'y opposent. Or le gouvernement marque une volonté scandaleuse de réduire l'opposition à un seul groupe réactionnaire qui serait les cathos. Bien commode.

 

Vous accusez particulièrement certains ministres, que leur reprochez-vous?

Les lignes rouges ont été franchies de manière inacceptable avec l'attitude insultante de plusieurs membres du gouvernement et du rapporteur socialiste du projet de loi qui, lors des auditions, a accusé les religions d'un «défaut d'intelligence». Passons sur le ridicule dont s'est couverte Cécile Duflot avec son intention de réquisitionner les biens de l'Église pour loger les sans-abri. Le plus inacceptable vient de la ministre déléguée aux Personnes âgées et à l'Autonomie, Michèle Delaunay, qui a relayé un tweet outrageant et discriminant («Aujourd'hui les catholiques condamneraient la sainte Famille: un mari qui n'était pas le père, une mère vierge…», NDLR). Elle insulte juste la foi de millions de Français. Dans quelle république est-on si un ministre se permet ce genre de dérive? Sommes-nous condamnés à devoir tout accepter? Stop, ça suffit!

 

C'est ça la cathophobie?

Jamais on n'aurait accepté ces propos sur l'islam ou sur les juifs. Tout le monde l'aurait aussitôt taxée d'antisémitisme ou de racisme. Toutes les religions ont droit à un égal et même respect. Nous devons être très vigilants avec ce sectarisme et cette intolérance. Cette attitude est un vrai dévoiement de la vision de la laïcité car, pour ces responsables politiques, l'idéal serait d'extirper toute forme de religion de la société or la laïcité est tout le contraire: c'est le respect de toutes les religions.

 

C'est le point de vue de l'homme politique ou une conviction personnelle?

Les religions sont une richesse pour notre société, elles font partie de notre histoire et de notre civilisation. Si je tire la sonnette d'alarme, ce n'est pas en tant que croyant mais en tant qu'élu car je crois sincèrement que c'est une vraie dérive pour la société et la République.

 

Que demandez-vous au gouvernement?

Un seuil intolérable a été franchi et cela mérite des éclaircissements de la part de Jean-Marc Ayrault. Il doit rappeler à l'ordre ses ministres et faire un geste de respect et de dialogue avec les religions.

LIRE AUSSI:

» Mariage gay: Peillon recadre l'enseignement catholique

» Mariage gay: le non de l'enseignement catholique 

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