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31 janvier 2014 5 31 /01 /janvier /2014 08:05
Bd Voltaire Eli Veugnol

 

    
Le 31 janvier 2014
          
       
         

Voilà ce qu’il en coûte, de vouloir rééduquer les masses contre leur gré. Depuis lundi, Vincent Peillon s’ingénie à éteindre le feu qu’il a lui-même allumé : lettre aux directeurs d’école, convocation aux parents récalcitrants, et reprise en boucle que l’enseignement de la théorie du genre à l’école n’est qu’une « instrumentalisation qui vient de l’extrême droite négationniste ». À y regarder de plus près, cette « extrême droite » a un drôle de visage : celui de Farida Belghoul, ancienne de la Marche des Beurs, fondatrice d’une association aidant les jeunes de banlieues en difficulté scolaire. Évidemment, vous n’entendrez pas souvent son nom dans la bouche de l’establishment : exemplaire ou non, le Maghrébin est gommé dès lors qu’il ne correspond plus à la bien-pensance de gauche.

Pour ce qui est du « négationniste », cette arlésienne qui nous ramène aux heures les plus sombres de notre histoire, quelques exemples en vrac : le film Tomboy, primé à Berlin en 2011 par un Award LGBT, dans lequel une fillette de 10 ans se fait passer pour un garçon et partage une aventure amoureuse avec une autre, déjà visionné par des dizaines de milliers d’écoliers sans l’accord de leurs parents ; l’expérimentation de crèches neutres, soutenue par Najat Vallaud-Belkacem ; l’intervention dans nombre d’écoles de militants LGBT ; la promotion par Vincent Peillon de la Ligne Azur, site Internet destiné aux collégiens sur lequel on peut lire : « L’identité de genre, c’est le sentiment d’être un homme ou une femme. Pour certains, le sexe biologique coïncide avec ce ressenti. Par exemple, une femme au corps féminin se sentira femme. Pour d’autres, sexe génital et identité de genre ne correspondront pas. » Bref, je vous le demande : qui est le négationniste ?

Alors évidemment, nos duettistes Najat et Vincent ont un peu maquillé les choses. Exit le terme « genre », place à « l’égalité », une manœuvre utilisée naguère lors du mariage pour tous, afin d’endormir tout à fait les consciences qui somnolaient déjà. Car il faut bien comprendre que la loi Taubira est la mère de toutes ces innovations pédagogiques. Dès lors qu’on stipule une égalité pure et parfaite entre un couple formé d’un homme et d’une femme et un couple formé de deux femmes ou de deux hommes, pourquoi le cacher aux enfants ? Najat Belkacem est logique avec elle-même quand elle affirme qu’« il faut que dès le plus jeune âge, chacun comprenne qu’il existe plusieurs types d’orientation sexuelle ».

Logique, mais totalitaire. Plutôt que d’aider le pouième d’adolescents qui se pose la question de l’homosexualité, la ministre instille le doute chez tous les autres dès le plus jeune âge. Beau progrès ! Franchement, quand on voit les livres recommandés par le SNUipp, principal syndicat d’enseignants du primaire, on se pince pour y croire : Papa porte une robe, La nouvelle robe de Bill… J’en suggère un autre, tenez : Comment foutre le bordel là où tout allait bien ? Plutôt que d’inculquer de force aux enfants leur ABCD, Vincent et Najat feraient mieux de faire en sorte que tous maîtrisent leur alphabet. La vraie égalité, c’est celle qui permet à tous de savoir lire, écrire et compter. Pas de parvenir à la parité chez les maçons et les puéricultrices…

Il est en tout cas piquant de voir notre icône de l’égalitarisme indifférencié ― qui, vu comme elle se pomponne, n’a visiblement pas de problème avec sa féminité, merci pour elle ! ― se faire reprendre de volée par une femme de culture musulmane connaissant les écoles de quartier comme sa poche. Piquant et symptomatique. Ce qui se passe sous les yeux des médias lobotomisés est un tremblement de terre politique : la gauche est en train de perdre le vote musulman qui l’a portée au pouvoir.

Oui, Vincent et Najat ont scellé définitivement l’alliance des religions contre leur idéologie. Un peu lents au démarrage, les musulmans perçoivent toutes les implications de la loi Taubira pour leurs enfants. Après leur participation massive au Jour de colère, ils devraient rejoindre en nombre les bataillons de la Manif pour tous, et prendre toute leur part dans les débats sociétaux. Vincent Peillon « aurait pu avoir l’amabilité de nous consulter », a ainsi déclaré le Conseil français du culte musulman (CFCM) au sujet de l’ABCD de l’égalité. Ce même Vincent Peillon qui affirmait il y a quelques mois qu’« on ne pourra jamais construire un pays de liberté avec la religion catholique ». Alors avec les musulmans, pensez !

Le pouvoir a donc réussi à fâcher tout le monde. Y compris ses derniers soutiens : les médias ! Un article de la loi sur l’égalité femmes-hommes prévoit en effet une formation obligatoire à l’égalité des sexes dans la formation des journalistes. La conférence des écoles de journalisme (Sciences Po, CFJ, CUEJ, CELSA…) a dénoncé une « ingérence du pouvoir », et ironisé ainsi : « Il nous manque juste le nombre d’heures et les intervenants. » Ils commencent à comprendre.

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31 janvier 2014 5 31 /01 /janvier /2014 07:42
Bd Voltaire Gabrielle Cluzelle

vel-dhiv
Le 31 janvier 2014
Qui donc va-t-on trouver à faire passer devant le juge ? Un élève de CE2, pour avoir jeté son papier de Malabar vers un CRS ?
       
         

Manif pour tous dans moins de 72 heures et le parcours parisien n’est toujours pas fixé. L’organisation s’est vu refuser par cinq fois ses propositions par une préfecture de police qui n’en démord pas : la manifestation devra se terminer aux Invalides, un point c’est tout. Pour les spécialistes, l’explication est simple : c’est un piège, comme l’ont vu les manifestants de Jour de colère dimanche dernier, faits comme des rats, toutes les issues ayant été bloquées moins de dix minutes après la dissolution officielle.

On lit dans la presse que l’objectif serait de « réaliser un maximum d’interpellations ». En effet, nous explique-t-on sérieusement, « mis en difficulté sur ses résultats dans la lutte contre la délinquance, Manuel Valls a à cœur de démontrer qu’il sait maintenir l’ordre lors des mouvements de rue ». Autrement dit, pour se faire pardonner ces 13.000 vols, 2.000 agressions, 200 viols quotidiens contre lesquels il est impuissant, ces banlieues où les flics ne peuvent plus aller, il va aller faire un peu de bilan chez les braves gens. Comme ces contrôleurs de train de banlieue qui verbalisent avec des airs graves la petite dame dont la carte de réduction famille nombreuse est périmée depuis un mois, en évitant les échalas à capuche qui prennent le tourniquet d’entrée pour un cheval d’arçon. Il est des métiers où l’on doit mettre au point des stratégies pour survivre.

Mais il va falloir quand même ramer pour remplir le tableau de chasse : car si l’on part du postulat que Jour de colère a drainé les radicaux des opposants au mariage gay, la France des salauds, selon le journaliste Frédéric Haziza, « une nébuleuse de la haine […], des antisémites, des intégristes, des négationnistes, des fanatiques, des anti-IVG, des racistes, des homophobes, l’ultra-droite, des adeptes de la quenelle, des esprits buissonisés », comme l’a délicatement dit à l’Assemblée nationale le député Matthias Fekl, la moisson, après 260 interpellations, est assez maigre : un Aymeric, un Barthélémy, un Loïc et un Louis-Marie (étudiant en 2e année de médecine à 18 ans, on sent la racaille, hein ?) condamnés à deux mois de sursis pour avoir, « sans les atteindre », projeté une barrière de chantier en direction d’un cordon de gendarmes mobiles ; un Hugues condamné à la même sanction pour avoir lancé des pétards vers les forces de l’ordre. Une Sybille de terminale ES soupçonnée d’avoir jeté une cannette vers les gendarmes dont la procédure a été finalement annulée. Même en étant très, très craintif, on a quand même du mal à se faire peur avec ça.

Si, donc, dimanche, défile cette fois la frange modérée, qui donc va-t-on trouver à faire passer devant le juge ? Un élève de CE2, pour avoir jeté son papier de Malabar vers un CRS ?

Mais ce qui compte, bien sûr, n’est pas le résultat, c’est l’effet d’annonce. L’effet d’annonce à chaud. La masse d’interpellations en vrac dont on pourra livrer le chiffre à l’AFP assorti d’assertions invérifiables, et que — l’AFP étant parole d’évangile — toute la presse reprendra. Mais où se cache donc ce policier grièvement blessé dont lefigaro.fr parlait dimanche soir, avant de préciser deux jours plus tard qu’aucun des dix-neuf policiers blessés n’avait été hospitalisé ? C’est grave, ça ! Ils l’ont donc laissé crever sur le trottoir, ce pauvre garçon ? Ou bien il n’a jamais existé ? Et d’ailleurs, ces policiers blessés mais non hospitalisés, de quoi souffrent-ils, au juste ?

Alors les organisateurs de La Manif pour tous tentent de prévenir. Des avocats clairement identifiables, des huissiers pour constater. Cela suffira-t-il ? Pas certain. Car la seule parade que Valls ait trouvée pour dissimuler le nombre des manifestants est de mettre en avant celui des interpellés.

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30 janvier 2014 4 30 /01 /janvier /2014 15:16
                                                                                   


> > >
1958-2013
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Du lait, du beurre et des oeufs

1958 :
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Tu vas chercher du lait chez le crémier, qui te dit bonjour, avec ton bidon en alu, et tu prends du beurre, fait avec du lait de vache, coupé à la motte.
> > > Puis tu demandes une douzaine oeufs qu'il sort d'un grand compotier en verre.
> > > Tu paies avec le sourire de la crémière, et tu sors sous un grand soleil.
> > > Le tout a demandé 10 minutes.

2013 :
> > > Tu prends un caddie de merde dont une roue est coincée et qui le fait aller dans tous les sens, sauf celui que tu veux.
> > > Tu passes par la porte qui devrait tourner mais qui est arrêtée par ce qu'un benêt l'a poussée, puis tu cherches le rayon crémerie où tu te les gèles, pour choisir parmi 12 marques le beurre qui devrait être fait à base de lait de la communauté. Et tu cherches la date limite...
> > > Pour le lait :
> > >
Tu dois choisir avec des vitamines, bio, allégé, très allégé, nourrissons, enfants, malades, ou mieux en promo avec la date dessus et la composition....
> > > Pour les 12 ½ufs:
> > > Tu cherches la date de la ponte, le nom de la société et surtout tu vérifies qu'aucun ½uf n'est fêlé ou cassé, et paf !!! tu te mets plein de jaune sur le pantalon !!!

> > >  

Tu fais la queue à la caisse, la grosse dame devant toi a pris un article en promo qui n'a pas de code barre... Alors tu attends, et tu attends...,
> > > Puis toujours avec ce foutu caddie de merde, tu sors pour chercher ton véhicule sous la pluie, tu ne le retrouves pas car tu as oublié le N° de l'allée....

> > >
Enfin après avoir chargé la voiture, il faut reporter l'engin pourri et là, tu vas t'apercevoir qu'il est impossible de récupérer ta pièce de 1 euro...
> > > Tu reviens à ta voiture sous la pluie qui a redoublé...
> > > Cela fait plus d'une heure que tu es parti.

> > >  

Faire un voyage en avion.

1958 :

Tu voyages dans un avion d'Air France. On te donne à manger et t'invite à boire ce que tu veux, le tout servi par de belles hôtesses de l'air, et ton siège est tellement large qu'on peut s'asseoir à deux.

2013 :
> > > Tu entres dans l'avion en continuant d'attacher ton ceinturon qu'on t'a fait retirer à la douane, pour passer le contrôle.
> > > Tu t'assois sur ton siège, et si tu éternues un peu trop fort, tu mets un coup de coude à ton voisin.
> > > Si tu as soif, le steward t'apporte la carte et les prix sont ahurissants.

 

……..etc …etc ….

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30 janvier 2014 4 30 /01 /janvier /2014 15:03

Le Point Nicolas Baverez

  

   

 

 

François Hollande, lors de ses voeux puis de la conférence de presse du 14 janvier, a annoncé un tournant à 180 degrés de sa politique économique. Il a prononcé l'acte de décès de la stratégie appliquée depuis son élection, qui a provoqué un désastre sans précédent depuis la relance à contre-courant de 1981. La France, comme vient de le souligner le FMI, passe à côté de la reprise des pays développés, l'activité stagnant à moins de 1 % alors qu'elle est réévaluée partout ailleurs (2,8 % pour les États-Unis, 2,4 % pour le Royaume-Uni, 1,8 % en Allemagne). Loin de s'inverser, la courbe du chômage continue à progresser et atteindra en 2014 plus de 11 % contre 5 % en Allemagne, 6 % aux États-Unis et 7 % au Royaume-Uni. En dépit d'un choc fiscal de 3,5 % du PIB en trois ans, la dette publique dépassera 95 % du PIB fin 2014.

Après vingt mois placés sous le signe du déni, le quinquennat de François Hollande a commencé en janvier 2014. Mais il risque de s'achever très vite si le tournant de la compétitivité échoue. Les conditions de son succès sont au nombre de quatre : la cohérence de la nouvelle ligne ; son application rapide via une batterie de mesures opérationnelles ; la mobilisation des forces économiques et sociales ; et un changement de gouvernement, car nul n'a jamais engagé un programme de redressement avec les responsables de la faillite. Force est de constater qu'aucune de ces conditions n'est pour l'heure remplie.

Pour ce qui est de la ligne stratégique, la valse hollandaise a repris dès le 15 janvier, selon sa chorégraphie habituelle : un pas dans la bonne direction, un demi-tour à gauche, deux pas en arrière. Le changement de cap n'était pas plus tôt annoncé que la litanie des voeux a fourni l'occasion d'autant de renoncements : les baisses de dépenses excluent l'éducation, les fonctionnaires qui se sont vu promettre par le Premier ministre que les réformes ne se feraient pas "sur leur dos", les départements, qui - Corrèze oblige - ont été sanctuarisés. L'indispensable baisse des impôts a été annoncée pour 2015, avant d'être soumise à un feu roulant de conditions suspensives concernant la croissance et les baisses de dépenses qui la réduisent à un voeu pieux. Enfin, la réforme du marché du travail est mort-née avec le refus de toucher aux règles de l'assurance-chômage afin d'amadouer les syndicats.

La plus grande confusion préside à la préparation du plan opérationnel. Le flou est à son comble pour ce qui est du pacte de responsabilité. Le financement des 30 milliards de baisses de charges correspondant aux cotisations familiales acquittées par les entreprises reste inconnu. Les contreparties demandées aux entreprises répondent à une logique purement politique et sont irréalistes compte tenu de leur situation, marquée par l'effondrement historique de leur taux de marge (27,7 %), les sureffectifs (200 000 à 250 000 personnes), la stagnation de l'activité, et par une fiscalité qui reste dissuasive. Les baisses de dépenses sont dans les limbes, dans leur montant comme dans leur répartition.

Orgie. L'objectif est limpide : les dépenses publiques qui s'élèvent à 1 125 milliards d'euros doivent être diminuées de 50 milliards en trois ans pour être ramenées à 1 075 milliards en 2017. Les chiffres avancés sont trompeurs, car ils comptabilisent, comme dans le budget de 2014, la moindre progression des dépenses en économies ; par ailleurs, ils intègrent des mesures déjà annoncées dont la réalisation est très aléatoire. Enfin, l'improbable "Airbus de la transition énergétique" se heurte frontalement tant au caractère malthusien des objectifs retenus par la France (la réduction de moitié de la consommation d'énergie d'ici à 2050 et la diminution de la part du nucléaire de 75 à 50 % de la production d'électricité) qu'à la divergence radicale de la France et de l'Allemagne en matière de bouquet énergétique, de réseaux, de fonctionnement du marché européen et de contenu de la transition énergétique.

Du point de vue des forces politiques et sociales, François Hollande se trouve dans la situation paradoxale de n'être soutenu que par le patronat, tandis que syndicats et opposition misent sur son échec. Un échec dont la probabilité est renforcée par le contraste entre la nouvelle donne économique et l'immobilisme politique. Le symbole en est donné par le Conseil stratégique de la dépense publique, qui réunit tous ceux qui ont orchestré l'orgie de dépenses et d'impôts supplémentaires. Comment peut-on attendre du ministre du Budget qu'il diminue les dépenses alors qu'il nie la responsabilité de la hausse des impôts dans l'effondrement de la croissance et les 11 milliards d'euros de moins-values fiscales en 2013 ? Qui peut croire que le ministre du Travail, qui a promis l'inversion de la courbe du chômage par la seule multiplication des emplois aidés dans le secteur public, parviendra à convaincre les entreprises d'embaucher ? Qui est plus mal placée pour améliorer l'efficacité des services publics que la ministre de la Réforme de l'État, qui a supprimé le jour de carence des fonctionnaires qui avait pourtant réduit l'absentéisme de 40 % et économisé 160 millions d'euros ?

L'agence Moody's exprime parfaitement les doutes que concentre la France, qui est plus que jamais l'homme malade de l'Europe, suscitant l'inquiétude de ses citoyens, des marchés financiers, de nos partenaires et de nos alliés. La notation Aa1 est maintenue sous perspective négative, avec l'annonce d'une dégradation prochaine si le pacte de responsabilité n'est pas mis en oeuvre ou si la dette dérape vers 100 % du PIB. Cette stabilité résulte uniquement de facteurs extérieurs : le faible niveau des taux d'intérêt en raison des politiques monétaires expansionnistes des États-Unis et du Japon ; la réduction des tensions financières dans la zone euro, qui réduit l'exposition aux dettes des pays périphériques. En revanche, Moody's souligne l'aggravation des faiblesses propres de notre pays : la chute de la compétitivité, de l'innovation et des exportations, donc de la croissance potentielle ; la dégradation structurelle des finances publiques du fait de la dérive des dépenses et du refus de l'impôt lié à une fiscalité excessive ; l'absence de réforme du marché du travail, la faiblesse de la concurrence sur les marchés des biens et services ; enfin, la montée de la violence politique et sociale.

La clarification peine à s'inscrire durablement dans les mots et plus encore à se traduire dans les actes. Son plus grand ennemi est François Hollande, du fait du rapport biaisé qu'il entretient avec la réalité. Dans l'ordre de la politique et du symbole qui est le sien, il pense avoir fait l'essentiel en changeant de discours. Dans l'ordre de l'action et de l'histoire, tout reste à faire. Mais peut-il vraiment le faire alors qu'il en récuse l'existence ?

 

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30 janvier 2014 4 30 /01 /janvier /2014 14:53

le Point.fr - Publié le 30/01/2014 à 12:35

Une majorité de Français sont inquiets de tomber dans la précarité. La peur du déclassement n'épargne personne.   

 

 

La situation financière des Français se fragilise puisque près d'une personne sur trois rencontre des difficultés pour boucler ses fins de mois, selon une étude LH2 pour CA Com sur le pouvoir d'achat publiée jeudi par BFM Business. Ainsi, 31 % des Français déclarent avoir des revenus insuffisants pour finir la fin du mois, en hausse de 8 points sur six mois. Ils sont également 20 % à être contraints de puiser dans leurs économies et 11 % à s'en sortir avec une aide extérieure ou un crédit (respectivement + 6 et + 3 points sur un an).

Parmi les foyers concernés, près d'un sur deux (49 %) a des revenus nets mensuels inférieurs à 1 200 euros, 42 % sont des familles nombreuses (5 personnes et plus) et 40 % sont jeunes (18/24 ans). En outre, plus de six Français sur dix (63 %) sont inquiets de basculer un jour dans la précarité, dont un quart (24 %) sont même très inquiets. La peur du déclassement domine chez 76 % des ouvriers, 69 % des salariés du privé et 69 % des femmes, mais n'épargne pas non plus les catégories les plus favorisées.

Le loisir et l'habillement touchés

Plus d'un Français sur deux (55 %) a le sentiment de devoir se contenter de l'essentiel, voire d'un peu moins. La proportion des personnes devant renoncer à des dépenses de base en santé, alimentation ou logement poursuit d'ailleurs sa progression (18 %, + 6 points par rapport à juin 2013, + 10 points en un an). Par ailleurs, une large majorité de Français (78 %) ressent l'augmentation de la pression fiscale. Parmi eux, sept sur dix (71 %) disent penser à renoncer à certaines dépenses pour équilibrer leur budget.

Les principaux postes de dépenses potentiellement touchés par ces réductions budgétaires sont les loisirs (64 % des citations), l'habillement (43 %), les nouvelles technologies (36 %) et les transports (20 %). "La baisse du pouvoir d'achat s'inscrit comme une réalité dans le quotidien des Français, qui doivent faire des concessions pour vivre. (...) Aujourd'hui, ils font des compromis sur des dépenses essentielles", a expliqué Rodolphe Bonnasse, le directeur du groupe de communication CA Com, qui a commandé l'étude.

 

Ce sondage a été réalisé du 10 au 11 janvier sur un échantillon représentatif (méthode des quotas) de 1 055 personnes par téléphone.


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30 janvier 2014 4 30 /01 /janvier /2014 08:08
Bd Voltaire Gabrielle Cluzelle

 

boycott
Le 30 janvier 2014
Vincent Peillon a demandé aux responsables d’établissement de convoquer les parents boycotteurs.
       
         

« Théorie du genre : des élèves absents du fait d’une étrange rumeur », titrait mardi Le Figaro. Le phénomène toucherait les quatre coins de la France. Le 24 janvier, 86 élèves turcs, gitans et maghrébins sur 240 étaient ainsi absents de certaine école strasbourgeoise de zone prioritaire. La rumeur viendrait de Farida Belghoul, personnage haut en couleur et initiatrice en son temps de la Marche des beurs, qui a fait de la théorie du genre à l’école son cheval de bataille. Depuis le début de l’année, elle appelle les parents à montrer leur désaccord par un boycott de l’école une fois par mois.

Au gouvernement, dans les rectorats, chez les syndicats de professeurs, on ouvre de grands yeux indignés : Quooooiiii ? Mais quelle « étrange rumeur » ! Najat Belkacem affirme sans ciller que la théorie du genre n’existe pas, Vincent Peillon soutient, lui, qu’il la refuse (penser, à l’avenir, à accorder ses violons : elle n’existe pas ou on la refuse ?), et Anne-Marie Haller, secrétaire départementale de l’UNSA dans le Bas-Rhin, remarque quant à elle que « cette campagne a touché un public crédule et peu éduqué ». Ben merci pour lui, ça lui ira droit au cœur. Il faut le savoir, les Turcs, les Gitans, les Maghrébins deviennent « un public crédule et peu éduqué » dès lors qu’ils ne sont plus LA chose des socialistes et qu’ils ne gobent plus leur bonne parole.

Puis on sort la grosse artillerie : Vincent Peillon a demandé aux responsables d’établissement de convoquer les parents boycotteurs, parce que l’absentéisme à l’école, on veut bien le tolérer s’il est le fruit de la négligence, de l’indifférence ou du laxisme des parents, mais certainement pas de leur vigilance en matière d’éducation. On répand sur toutes les ondes que Farida Belghoul est une « proche » d’Alain Soral, désherbant très efficace qui évite en général toute repousse. Enfin, on explique à l’Assemblée, comme l’a fait Vincent Peillon, que cette rumeur vient de « ceux qui veulent semer la division et la haine dans les écoles », quand on ne fait que « promouvoir les valeurs de la République et l’égalité entre les hommes et les femmes », par ce dispositif « ABCD de l’égalité » mis en place dans plusieurs écoles depuis la rentrée. Le saint homme. Qui oublie, hélas, un détail : Internet. Cet outil, qui archive, conserve et permet de retrouver très vite tout document et rend le mensonge moins commode. C’est agaçant, je le conçois.

Cette « étrange rumeur » n’est pas tombée de la planète Mars, ni sortie du cerveau diabolique d’un clone d’Alain Soral. En août 2011, Najat Belkacem répondait à 20 Minutes qui lui demandait en quoi la « théorie du genre » pouvait aider à changer la société…

La théorie du genre, qui explique “l’identité sexuelle” des individus autant par le contexte socio-culturel que par la biologie, a pour vertu d’aborder la question des inadmissibles inégalités persistantes entre les hommes et les femmes ou encore de l’homosexualité, et de faire œuvre de pédagogie sur ces sujets.

Aujourd’hui, elle veut donc sans doute dire que la théorie du genre n’existe « plus » ? Plus en l’état, disons, depuis que l’on a pensé, eu égard aux remous provoqués par le mariage gay, qu’il valait mieux y aller mollo ? Step by step. D’abord, l’ABCD de l’égalité, puis après, on verra ?

Et quand, dans le rapport du Syndicat de profs SNUipp, commandé par Vincent Peillon et remis en mai dernier, intitulé Éduquer contre l’homophobie dès l’école primaire, on trouve, dans la bibliographie pour enfants, Mademoiselle Zazie a-t-elle un zizi ?, Mehdi met du rouge à lèvres ou encore, dans le chapitre « Chausser les lunettes du genre », Papa porte une robe…, on peut se demander, sans être exagérément paranoïaque, si l’étude du port de la robe par les petits garçons au XIXe prévue par l’« ABCD de l’égalité » est tout à fait innocente, et si l’enjeu de tout cela se borne au louable partage des tâches ménagères ou à la légitime accession des femmes au monde du travail…

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29 janvier 2014 3 29 /01 /janvier /2014 22:07

LE MONDE | 29.01.2014 à 11h11 • Mis à jour le 29.01.2014 à 17h14 | Par Marie Charrel et Denis Cosnard

 Les IDE, ces mouvements internationaux de capitaux réalisés en vue de créer, développer ou maintenir une filiale à l'étranger, ont crû de 11 % sur l'ensemble de la planète en 2013, pour s'établir à 1 461 milliards de dollars. | AFP/PHILIPPE DESMAZES

 

Les nouveaux investissements directs étrangers (IDE) en France ont chuté de 77 % en 2013, pour tomber à 5,7 milliards de dollars, soit 4,1 milliards d'euros, selon les données publiées mardi 28 janvier par la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced).

Ces chiffres, qui raviront les tenants de la thèse du déclin français, sont d'autant plus inquiétants qu'en moyenne, les IDE, ces mouvements internationaux de capitaux réalisés en vue de créer, développer ou maintenir une filiale à l'étranger, ont crû de 11 % sur l'ensemble de la planète, pour s'établir à 1 461 milliards de dollars. « Ils ont enfin retrouvé leur niveau d'avant-crise », souligne les experts de la Cnuced.

Sans surprise, les Etats-Unis restent la première destination des IDE (159 milliards de dollars), désormais talonnés de près par la Chine (127 milliards), tandis que la Russie arrive en troisième position (94 milliards).

 TABLEAU CONTRASTÉ

Si le rapport souligne que cette tendance est encourageante, il rappelle que le tableau reste néanmoins contrasté, en particuliers dans les pays développés. En moyenne, les IDE ont en effet augmenté de 12 % dans ces derniers, et même de 61 % au Japon (2,8 milliards de dollars). Mais ils ont en revanche diminué de 28 % en Australie (40 milliards) et 75 % en Nouvelle-Zélande (500 millions).

L'Union européenne est à première vue bien placée, avec une hausse de 37,7 % sur l'année, confirmant que le Vieux Continent est enfin sur la voie de la reprise. L'Allemagne, où le produit intérieur brut (PIB) a crû de 0,4 % en 2013, selon les premières estimations, a ainsi vu les investissements directs quasiment quadrupler sur son territoire par rapport à 2012 (32,3 milliards de dollars). En Espagne, ils ont progressé de 37 % (37,1 milliards), tandis que l'Italie, où ils étaient tombés à 100 millions de dollars seulement en 2012, peu se féliciter d'avoir enfin vu les capitaux revenir (9,9 milliards).

Mais les pays qui ont le plus profité du retour des investissements ces derniers mois sont l'Irlande, la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg. « Des pays à la fiscalité accueillante, et offrant un environnement très favorable aux établissements et organismes financiers tels que les Fonds commun de créances », souligne le rapport. Ces derniers, également connus sous le nom de special purpose vehicle (SPV), sont régulièrement utilisés dans les opérations de déconsolidation via, par exemple, des opérations de titrisation. Après avoir reculé de près de 169 milliards de dollars en 2012, les IDE vers ces quatre pays ont ainsi rebondi à 100 milliards de dollars en 2013.

APPEL DU PIED

Dans ce tableau, la France fait donc figure d'exception, avec un recul de 77 %. Une tendance inquiétante, confirmant les chiffres publiés lundi 27 janvier par la société Trendeo, qui traque les annonces de création et de destruction d'emploi. En 2013, 263 fermetures de sites industriels ont été annoncées. Pire : les créations d'usines se font également trop rares : 124 seulement en 2013 (– 28 %), le plus faible niveau depuis que Trendeo a commencé à collecter ces données, en 2009.

Lire par ailleurs : Les usines françaises malades du sous-investissement

Certes, l'année 2013 a bien été marquée par quelques bonnes nouvelles en la matière. L'américain Massey Ferguson a ainsi inauguré en novembre à Beauvais (Oise) une nouvelle usine de cabines de tracteurs. Le japonais Kubota a aussi annoncé en décembre 2013 son intention d'investir 40 millions d'euros dans le Nord, afin de construire lui aussi une usine de tracteurs.

Mais l'actualité de ces derniers mois a surtout été dominée par le bras de fer entre Arnaud Montebourg, le ministre du redressement productif, et le patron de Titan, Maurice Taylor, à propos du site de production de pneus Goodyear d'Amiens-Nord. M. Taylor a violemment critiqué le piètre accueil réservé aux investisseurs souhaitant s'installer sur le territoire français. Sur l'année, plusieurs usines importantes, comme celle de PSA Peugeot Citroën à Aulnay (Seine-Saint-Denis) ont également mis la clé sous la porte

Le président François Hollande semble conscient du problème. Lors de ses voeux au corps diplomatique, le 17 janvier, il a ainsi déclaré aux ambassadeurs présents : « Les investissements étrangers sont les bienvenus en France. Si vous connaissez des entreprises qui hésitent entre plusieurs pays, je vous fais confiance pour leur dire que c'est en France qu'il faut venir. » Pas sûr qu'un tel appel du pied suffise…

 

  • Marie Charrel
    Journaliste au Monde
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29 janvier 2014 3 29 /01 /janvier /2014 07:48
Agoravox

Vrais chiffres chômage décembre 2013, 27700 demandeurs d’emploi de plus, malgré 299600 radiations

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324 500 demandeurs d'emploi de + en 1 an, soit une moyenne de +27 041 par mois.

+ 39,6 % de radiations administratives en 1 seul mois !! + 32,8% sur un an ! du jamais vu.

94 480 offres d'emplois (majoritairement précaires) pour environ 9 500 000 chômeurs et travailleurs précaires et intermittents, y compris les invisibles (détails en bas de page)

Toujours 1 inscrit sur 2 qui ne perçoit aucune indémnité de Pole emploi.

Seuls 2 chômeurs sur 10, sortent des listes pour "reprise d'emploi déclarée".

 

Radiations des listes A,B,C,(D,E) de Pôle Emploi par motifs, décembre 2013 :
 
- Défauts d'Actualisation : 193 300, 41,3 % des sorties des listes.

- Radiations Administratives (les punis) : 60 300, 12,9 % des sorties.

- Autres Cas ( les morts, suicidés, emprisonnés .. ) : 46 000 et 9,8 % des sorties.
 
soit 299 600 radiés des listes (64 %) pour autres motifs que :
 
- Stages parking : 41 800, 8,9 % des sorties.

- Arrêts maladie, maternité etc : 32 300, 6,9 % des sorties.
 
- Reprises d'emploi déclarées : 94 200, ne représentent que 20,1 % des sorties des listes de pôle emploi.
 
Demandeurs d'emploi par catégories :

A : 3 303 200 +0,3 % ( + 5,7 % sur 1 an )
B : 645 400 +0,8 % ( + 4,8 % sur 1 an ) travailleurs pauvres moins de 78 heures
C : 949 500 +0,7% ( + 8,1 % sur 1 an ) travailleurs pauvres de + de 78 heures
D : 281 700 -0,3 % ( + 6,9 % sur 1 an ) stages parking, occupationnels etc
E : 384 700 +1,7% ( + 7,8 % sur 1 an ) contrats aidés etc

TOTAL : 5 563 700 ( données corrigées ), hors DOM TOM, soit + 6,2 % sur 1 an, soit 27 700 chômeurs de + par rapport à Novembre.
 
TOTAL, dom-tom compris : 5 961 600 ( page 15 du rapport de la DARES, lien en bas de page )

Quelques chiffres qui parlent :


Chômage Longue durée (entre 2 et 3 ans) : + 17,3 % sur 1 an


Chômage Très Longue Durée + de 3 ans : + 18,1 % sur 1 an

 

Chômage des 50 ans et +, + 11,6 % sur 1 an

+ d'1 chomeur inscrit à pôle emploi sur 2 (51,7 %) ne perçoit AUCUNE INDEMNITE, ni ARE (allocation retour à l'emploi), ni allocation de solidarité (ASS, AER ...)

Offres d'emploi dispo, dernier chiffre connu : 113 709.

Le + scandaleux, LES INVISIBLES, complètement en dehors des statistiques
 
Ne sont pas comptés dans ces 5 961 600 demandeurs d'emploi et travailleurs pauvres occasionnels :
 
1 417 800 foyers bénéficiaires du RSA, en effet sur 2 290 000 environ de foyers (dernier chiffre connu) , seuls 872 200 sont inscrits à Pôle Emploi, les autres bénéficient d'autres suivis (associations, collectivités locales, etc.) en sachant qu'un foyer bénéficiaire, comporte parfois + d'un demandeur d'emploi en son sein, donc si on parle en nombre d'individus c'est pire.
 
+ 1 000 000 au bas mot, sur les environs 2 millions de bénéficiaires de l'AAH ou d'une pension d'invalidité, ne sont pas inscrits à Pôle emploi, malgré une aptitude et un désir d' accès à emploi adapté.
 
+ d'1 million de SANS-DROITS, principalement :
 
- des jeunes de moins de 25 ans, primo demandeurs d'emploi, qui comme vous le savez n'ont même pas droit au RSA. (quasi unique en Europe)
 
- des sans droits, pour motif, dépassement des plafonds de ressources dans le foyer, exemple, votre conjoint(e) perçoit 650€ d'allocation chomage, ou 790€ d'allocation adulte handicapé, vous n'aurez même pas droit au RSA, car vous dépasserez le plafond couple qui est de 621€ par mois, si vous ètes NON SDF.

- des bénéficiaires de pensions de reversions (veufs, veuves) de 55 ans et +, qui dépassent les plafonds du RSA, et qui n'ont pas encore l'age pour prendre la retraite ou encore percevoir le minimum vieillesse "ASPA" ( 67 ans) ASPA récupérable sur le patrimoine, au décès.

- des bénéficiaires de pensions alimentaires qui dépassent les plafonds du RSA (plafonds 2 fois inférieurs aux seuils de pauvreté, une véritable honte)

- on peut également évoquer, des étudiants, boursiers ou non, qui cherchent des petits jobs alimentaires, qui sont donc bien demandeurs d'emploi, en concurrence avec les autres (même si beaucoup sont aussi exploités en stages sous payés, voir gratuits)
 
- on peut évoquer enfin, des auto-entrepreneurs, qui ne gagnent rien ou presque, et sont demandeurs d'emploi en parallèle.

 - on peut parler également de retraités qui cherchent un emploi car leur retraite ne couvre pas les charges fixes pour survivre ( loyer, énergie, assurances, voiture, téléphone, eau, nourriture, santé (lunettes, dentiste ..) incalculable


Faites le calcul vous même, on arrive au total, à + de 9,5 MILLIONS demandeurs d'emploi en France, et travailleurs pauvres occasionnels.
 
Sources : Rapport complet de la DARES de 20 pages (et non pas le simple communiqué de presse envoyé aux médias) : http://travail-emploi.gouv.fr/IMG/p...

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29 janvier 2014 3 29 /01 /janvier /2014 07:43

Figaro 

Pimlico Plumbers, une entreprise de plomberie londonienne, a mis en ligne, ce mardi, des offres d'emploi pour des plombiers francophones. Le dirigeant de l'entreprise, Charles Mullins, a expliqué au quotidien The Telegraph s'être résolu à ces embauches pour faire face à l'afflux d'exilés fiscaux français. Selon le patron, le nombre de demandes d'interventions provenant de clients français a plus que doublé depuis un an et l'annonce par le président de la République d'une taxe à 75% pour les salaires supérieurs à un million d'euros.

Dans ces conditions, ses techniciens lui expliquaient de plus en plus fréquemment rencontrer des difficultés pour communiquer avec ces nouveaux clients, peu familier des termes techniques de «pressure valve» (soupape de pression) ou autre «U-bend» (siphon).

«Plus l'économie française s'enfonce, mieux notre activité se porte»

L'arrivée massive depuis deux ans de ménages français dans les beaux quartiers de Londres de Mayfair, South Kensington ou encore Chelsea, est saluée par tous les prestataires de services londoniens. «Plus l'économie française s'enfonce, mieux notre activité se porte», a ainsi expliqué au Telegraph Charles Mullins. Il envisage d'embaucher encore d'autres Français si la tendance se poursuivait. Ces plombiers pourraient être payés entre 120.000 et 150.000 livres par an, soit plus de 150.000 euros par an.

 

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29 janvier 2014 3 29 /01 /janvier /2014 07:08

" Du courage plutôt que de l'intelligence "

28/01/2014 05:35

 

     

 « Les hommes politiques manquent de courage plutôt que d'intelligence ! » C'est Patrice Duceau qui le dit. Le président de la CGPME (confédération des petites et moyennes entreprises) ne voit pas d'amélioration en vue sur le front du chômage. « C'est un phénomène qui tend à devenir structurel. Quand l'économie ralentit, le chômage augmente. Quand elle repart, le chômage diminue un peu, mais sans jamais revenir à son niveau antérieur. En cause, les gains de productivité qui accompagnent chaque sortie de crise. »
Dans ce contexte, pas de miracle à attendre du « pacte de croissance » proposé par le président de la République sur le thème : des créations d'emplois contre des baisses de charges.
« Si un retour d'activité se manifeste, les entreprises se préoccuperont d'abord de reconstituer leurs fonds propres. Ensuite elles investiront pour améliorer leur compétitivité. La création d'emplois n'interviendra qu'à la marge. »
Et pour que ce retour d'activité se manifeste, encore faudrait-il que les baisses de charges promises ne soient pas compensées par une ponction supplémentaire sur les ménages. « Baisser les charges, ça veut dire supprimer les dépenses publiques auxquelles elles étaient destinées. Est-on prêt, du côté des pouvoirs publics mais aussi des syndicats, à tailler dans les prestations sociales, à réduire les effectifs de fonctionnaires, en particulier dans les collectivités territoriales, à assouplir la réglementation du travail ? » Face au nouveau discours social démocrate, les plus fortes résistances pourraient bien se rencontrer ailleurs que dans le monde patronal.

Rendre le système plus juste

Rétablir un minimum d'équité entres les intermittents du spectacle et les autres salariés

Les intermittents du spectacle versent 240 millions € de cotisations et "récoltent" 1,2 milliards d'€ soit 5 € touchés pour 1 € payé. 100 000 personnes sont à l'origine de près du quart du déficit d'un régime qui compte pourtant plus de 2,5 millions de personnes indemnisées ! Cette situation profondément injuste, est devenue intenable financièrement.

La CGPME propose de rétablir un minimum d'équité avec les autres salariés en scindant le régime actuel en deux. Ainsi les "techniciens du spectacle" pourraient être soumis au droit commun tandis que les "artistes" verraient la durée minimale d’activité exigée pour rentrer dans le régime portée de 507 heures sur 10 mois à 600 heures sur 12 mois, et ce dans la droite ligne d’une recommandation émanant d’un rapport sénatorial.

Instaurer une "cotisation exceptionnelle de solidarité interprofessionnelle"

30% de l'emploi salarié en France ne contribue pas à l'UNEDIC. Ainsi les agents publics sont exemptés de contribution alors que leur statut même les assure contre le chômage. A l'inverse, les salariés du privé sont assujettis à des prélèvements qui permettent, notamment de financer l'emploi public. La solidarité ne joue donc aujourd'hui que dans un seul sens. Ceux qui risquent d'avoir un jour à affronter la perte de leur emploi sont pénalisés financièrement tandis que ceux qui ne connaissent pas ce risque sont exonérés de cotisations.

La CGPME propose d'instaurer une "cotisation exceptionnelle de solidarité interprofessionnelle" assise sur le traitement des salariés relevant des fonctions publiques et ce afin de contribuer à rétablir l'équilibre financier du régime.

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