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4 février 2014 2 04 /02 /février /2014 08:19

BD Voltaire , P. Bilger

 

Avec la théorie du genre et, même si les démentis des ministres sont sincères, il y a une aspiration de ceux qui nous gouvernent à faire de l’école et de l’enseignement tout autre chose que ce qu’ils devraient être. Apprendre, lire, écrire, calculer, s’imprégner de notre Histoire de France, se former à la passion des grands auteurs et de la littérature, apprivoiser les langues étrangères, autant d’objectifs et d’ambitions qui, pour être d’une heureuse banalité, sont aujourd’hui peu ou prou relégués au profit d’une éducation même plus civique mais bouleversante, destinée à constituer les établissements pour des lieux d’expérimentation et d’indifférenciation des sexes.

Dans 600 écoles de dix académies, si on n’apprend pas aux garçons à devenir des filles, les nouveaux ABCD de l’éducation, de la grande section de maternelle au CM2, s’assignent pour but de lutter contre les stéréotypes filles-garçons. « Nous voulons tout de même qu’il y ait égalité entre les hommes et les femmes au sein de la société, dans le choix d’un métier », a déclaré Vincent Peillon (Le Parisien).

Soit, mais si une telle ambition est légitime, incombe-t-il à l’école de superposer sans cesse à ses missions fondamentales de plus en plus négligées des prises de conscience et des ateliers vecteurs d’une bouillie éthique et sociale difficilement assimilable ? L’enseignement est-il voué à diffuser une certaine conception de la morale qui se résume peu ou prou à un féminisme même plus raisonnable ? Serait-il absurde de laisser aux parents, aux familles, aux vies amoureuses et à l’influence aussi bien forte que subtile des hommes et des femmes dans leurs relations quotidiennes, la charge, l’honneur de se faire progresser, d’avancer en lucidité, en égalité ?

[...]

Avec ces insensibles ou ostensibles dérives, je perçois l’émergence, dans la démocratie selon François Hollande, d’îlots de totalitarisme mou, d’un caporalisme collectif qui s’en donne d’autant plus à cœur joie qu’à défaut de changer le monde, de réformer la France, le pouvoir n’a plus que la ressource de s’en prendre aux « fondamentaux », aux permanences, aux stabilités, à l’ordre, aux évidences de la nature.

Il y a de manière dévastatrice, sur tous les plans, une obsession de rupture. Si, en effet, parfois le naturel mérite d’être amendé ou complété par le culturel, nous n’en sommes plus là avec ce gouvernement. Pourquoi a-t-il une telle hantise devant ce qui coule de source, ce qui a été admis durant des siècles, ce qui a fait ses preuves et qui autorise une politique digne de ce nom ? Pourquoi la nature et ses leçons inspirent-elles autant de dégoût à ce pouvoir ? Parce que ce qui est proche, accessible, irréfutable, légitime fait peur ? Qu’on met le désordre et l’agitation là où on peut ? Que, dépassé par la nature, on a pris le parti de lui faire la peau ? Que la culture est un beau mot qui à force d’être exploité tourne à vide mais qu’on prétend s’en servir comme arme de guerre contre l’intolérable pesanteur des comportements et des déterminismes parce que ceux-ci seraient en eux-mêmes pervers ?

Parce que cette gauche ne sait plus quoi faire pour se faire remarquer. Alors elle change l’insupportable cohérence née du passé et du pragmatisme.

[...]

J’écoute, je lis Vincent Peillon et Najat Vallaud-Belkacem. Le premier : « La lutte contre les stéréotypes de genre – les opinions toutes faites sur les femmes et les hommes – et l’homophobie doit être menée avec force à tous les niveaux d’enseignement. » La seconde : « La théorie du genre, qui explique "l’identité sexuelle" des individus autant par le contexte socio-culturel que par la biologie, a pour vertu d’aborder la question des inadmissibles inégalités persistantes entre les hommes et les femmes ou encore de l’homosexualité et de faire œuvre de pédagogie sur ces sujets. »

Pourquoi pas ? Mais il y a des politiques et des ministres pour cela. Ce prêchi-prêcha n’a pas sa place à l’école.

[...] L’école, les petits enfants et les enseignants sont embarqués dans un processus qui vise à déconstruire et à troubler. Le progressisme niais non seulement accable mais fait perdre son temps à un service public qui devrait pouvoir se concentrer sur l’essentiel.

Le naturel, partout, est chassé au galop.

Je suis contre « le redressement de la nature humaine » dont ce pouvoir s’est fait une dangereuse spécialité.

Extrait de : Contre le RNH !

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2 février 2014 7 02 /02 /février /2014 19:10

La Metro compte 40 vice-présidents

(dont 7 nouveaux)

 

 
 
 

 

 

 

Suite à la fusion des Communautés de communes du Sud Grenoblois (CCSG) et des Balcons Sud de Chartreuse (CCBSC) dans la Communauté d'agglomération de Grenoble Alpes Métropole (la Métro), la loi stipulait que les vice-présidents de ces trois intercommunalités soient maintenus dans leurs fonctions. Mais le président (socialiste) de la Métro, Marc BAÏETTO, en a décidé autrement et a trouvé juste d'ajouter 7 nouveaux vice-présidents (tous issus de l'ancienne Métro). Ainsi, la nouvelle Métro ne compte pas moins de 40 vice-présidents !

Alors que l'heure devrait être aux économies et à la disette budgétaire, le coût de ce cadeau électoral s'élève, pour 4 mois de mandat (de janvier à avril 2014), à 43 624 euros bruts (1558 euros bruts X 7 X 4 mois). Les contribuables de l'agglomération grenobloise apprécieront ces cadeaux entre amis, en pleine période de crise économique et sociale.

Aussi, la majorité de gauche de la Métro (PS/PCF/Go Citoyenneté) s'est montrée très imaginative pour attribuer un thème de travail (délégations) à chacun des 40 vice-présidents. Par exemple, il y a désormais à la Métro un vice-président chargé des sentiers et un autre chargé de l'aménagement des sentiers. Il ne faudra pas s'étonner que les citoyens n'aient plus confiance dans la politique et dans les personnalités politiques pour gouverner.

Au regard de cette situation particulièrement atypique, on constate des incohérences dans les priorités de la Métro au niveau de ses politiques publiques : Deux vice-présidents pour s'occuper exclusivement des sentiers de l'agglomération grenobloise mais un seul vice-président chargé des déplacements alors que les bouchons sont une préoccupation bien plus importante pour les habitants que les sentiers.

 

 

 

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2 février 2014 7 02 /02 /février /2014 15:52

http://www.lepoint.fr/invites-du-point/monseigneur-di-falco/video-monseigneur-di-falco-occupez-vous-de-vos-oignons-02-02-2014-1787085_803.php

 

Par

Monseigneur di Falco revient cette semaine sur un droit fondamental : la liberté d'expression. Les croyants, toutes religions confondues, traversent une époque où, au nom de la laïcité, leur parole est restreinte. "Mêlez-vous de ce qui vous regarde", "votre regard est biaisé de par votre religion", voilà le genre de commentaires auquel monseigneur di Falco doit régulièrement faire face. Cette liberté, qui fait référence à l'article 11 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, doit-elle être bafouée au nom de la laïcité ? "Cette liberté d'expression n'est-elle réservée qu'aux non-croyants ?" s'interroge l'évêque.

Un rappel chiffré : il existe près de six milliards de croyants. Notre boulanger, notre banquier, notre voisin "fréquentent l'Église" ou le maire que nous avons élu "s'est peut-être marié à l'église". La personne croyante posséderait alors moins le droit d'émettre son avis sur des sujets tels que "le mariage, l'euthanasie, le racisme". Le pape François, dans un de ses écrits, souligne la place de la religion dans l'opinion publique. Il serait paradoxal de la laisser au seul espace privé. La religion "transmet ses valeurs" et cela n'aurait pas de sens si elle ne cherchait pas à "laisser quelque chose de meilleur après notre passage". Alors les croyants doivent-ils vraiment "trier" leurs propos en fonction de la confession religieuse de leur interlocuteur ?

REGARDEZ la vidéo de monseigneur di Falco

 

 

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2 février 2014 7 02 /02 /février /2014 15:22

Vincent Peillon est un "mauvais ministre de l'Education nationale" pour 62% des Français, selon un sondage BVA pour Le Parisien/Aujourd'hui en France de dimanche.

afp.com/Alain Jocard

Vincent Peillon est un "mauvais ministre de l'Education nationale" pour 62% des Français, selon un sondage BVA pour Le Parisien/Aujourd'hui en France de dimanche. 

http://deliv.lexpress.fr/5/express/POLITIQUE_RG/L20/1999478725/x20/ExpressRoularta/1113_ADVIDEUM_INREAD_BACKFILL_XPR_ACTU/testinread.html/55756c306a6c4b587572734142696451?_RM_EMPTY_&

En butte ces derniers jours aux rumeurs à propos d'un prétendu enseignement de la "théorie du genre" conduisant certains élèves à boycotter l'école, Vincent Peillon pâtit globalement d'une image négative dans l'opinion, selon cette enquête réalisée en fin de semaine. 

Seuls 37% des personnes interrogées jugent qu'il est un "bon ministre". Ils sont 52% à avoir une mauvaise opinion de lui, contre 31% qui en ont une bonne opinion et 17% qui ne le connaissent pas assez pour exprimer un avis. 

L'image d'un "intello"

Une majorité de 54% estime qu'il est "plutôt moins bon" que ses prédécesseurs de la présidence Sarkozy, contre 41% qui le jugent "plutôt meilleur". Auprès de ceux qui disent le connaître, Vincent Peillon a l'image d'un "intello" (pour 65%), "ayant des convictions profondes" (61%), mais "orgueilleux" (54%) et "jouant trop perso" (50%). 

Sondage réalisé les 30 et 31 janvier auprès d'un échantillon de 994 personnes représentatif de la population française majeure (méthode des quotas). 


En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/politique/vincent-peillon-mauvais-ministre-de-l-education-pour-62-des-francais_1319648.html#8X0yDaR2rDRu7Cfv.99

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2 février 2014 7 02 /02 /février /2014 15:14

Le Point.fr - Publié le 02/02/2014 à 12:29 - Modifié le 02/02/2014 à 14:53

Le mouvement anti-mariage gay s'est élancé de la capitale contre la "familiphobie". La formule prendra-t-elle aussi bien que l'an dernier ?

 

Un peu moins d'un an après les grandes manifestations qui avaient entouré l'adoption de la loi Taubira sur le mariage gay et une semaine après la mobilisation fourre-tout de Jour de colère, les manifestants de Manif pour tous défilent dimanche depuis 13 heures dans les rues de Paris et de Lyon. Au risque de mettre à cran le gouvernement socialiste, lassé de devoir faire face à ce mouvement de contestation qui n'en finit plus et inquiet des éventuels débordements que pourrait susciter cette nouvelle manifestation.

Les récentes polémiques autour de l'amendement sur la loi Veil et de la "théorie du genre" ont exacerbé les tensions. La Manif pour tous surfe aussi sur le rejet du rapport Lunacek, sur lequel les députés européens doivent se prononcer à partir de lundi. Des associations étrangères partenaires du collectif français appellent d'ailleurs à manifester ce même jour (à Madrid, Rome, Varsovie...), permettant à la Manif pour tous de revendiquer l'organisation de "la première Manif européenne". Le Point.fr vous propose de vivre en live le déroulement de la Manif pour tous à Paris.

14 h 30. Henri Guaino est finalement venu manifester, discrètement, en milieu de cortège, plutôt qu'en tête avec les autres élus. Le député UMP accuse le gouvernement socialiste de "pratiquer la politique de la provocation et d'attiser toutes les divisions".

14 h 15. Douze militants du mouvement étudiant d'extrême droite GUD (Groupe union défense) ont été arrêtés à Paris alors qu'ils s'apprêtaient à rejoindre le cortège de la Manif pour tous, indique un porte-parole de la préfecture de police de Paris. "Ils ont été conduits au commissariat à des fins de vérification d'identité", déclare cette source, confirmant une information du Monde.

14 h 5. Sur le parcours, on remarque des initiatives plus ou moins étranges. Des "Gavroche" reprennent le chant de la comédie musicale Les misérables, et on a même droit à une "zone de silence" (plus de slogans, plus de chants, plus de bruit) à l'approche des Invalides et du ministère des Affaires étrangères.

14 heures. "En 2017, il faudra revoir cette loi du mariage pour tous, il faudra en même temps préciser dans le préambule qu'il n'y a pas de droit à l'enfant", confie au Point.fr Claude Goasguen.

13 h 55. Le dispositif de sécurité entourant la Manif pour tous est impressionnant. On dénombre plus de 1 500 policiers tout au long du parcours.


 

13 h 50. Parallèlement à la mobilisation française, l'association espagnole HazteOir organise une manifestation à Madrid. Beaucoup moins de monde qu'à Paris, mais le but, disent les organisateurs, est de faire un geste pour montrer que l'Espagne est "solidaire" de la Manif pour tous.

13 h 35. "Nous sommes de retour", hurlent les animateurs alors que le cortège est parti depuis une vingtaine de minutes. "Est-ce que vous êtes prêts à défendre le droit de l'enfant, et non pas le droit à l'enfant ?" demandent-ils.

13 h 30. Un organisateur assure que deux huissiers mandatés par la Manif pour tous sont présents sur le cortège.

13 h 25. Dans une ambiance bon enfant, les manifestants brandissent des pancartes où sont inscrits leurs départements ou villes d'origine : Dordogne, Bretagne, Parthenay, Normandie, Marcq-en-Baroeul, Nîmes. Sur une banderole, on peut lire : "Famille : éducation, solidarité, dignité". Les premiers slogans fusent : "Hollande, ta loi, on n'en veut pas !" ou "Peillon, démission !"


 

13 h 20. Le cortège vient de partir. Les forces de l'ordre sont présentes en force tout au long du parcours, notamment aux abords de l'Assemblée nationale. Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls a averti qu'il ne tolérerait "aucun débordement".

13 h 15. Comme à son habitude, Marion Maréchal Le Pen, députée FN, a fait le déplacement, accompagnée de Wallerand de Saint-Just, le candidat FN à la mairie de Paris. Du côté de l'UMP, on aperçoit l'inimitable Christine Boutin et plusieurs dizaines d'élus du parti. On compte notamment Claude Goasguen (maire du 16e arrondissement et député de Paris), Philippe Goujon (maire du 15e arrondissement de Paris), Philippe Gosselin (député de la Manche et maire ).

13 heures. Le cortège parisien de la Manif pour tous est prêt à s'élancer sous le soleil de la place de l'École militaire déjà bien remplie. "On est toujours là, on ne lâche rien", scandent des milliers de manifestants. Le point de dispersion est prévu à la place Denfert-Rochereau.

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2 février 2014 7 02 /02 /février /2014 08:51

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2 février 2014 7 02 /02 /février /2014 08:28
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1 février 2014 6 01 /02 /février /2014 08:29
Bd Voltaire Eli Veugnol

 

    
Le 1 février 2014
          
             
   

De mémoire de sondeur, de journaliste, d’historien, de tout ce qu’on veut, on avait rarement vu chef d’État aussi vilipendé en France. Avec des lambeaux de popularité se promenant quelque part entre 15 et 20 % (le plancher des aveugles), François Hollande est devenu en quelques mois le Président des quelques-uns. Pas étonnant, puisqu’il sert depuis son élection les intérêts de lobbies microscopiques, auxquels il vend des lois sur commande.

N’ayant rien à offrir pour sortir la France de l’ornière, le Président a ouvert en grand la boîte de Pandore des lois sociétales, et jette tous les jours des morceaux d’IVG, d’euthanasie, de PMA, de déconstruction de la complémentarité des sexes aux coteries qui lui mordent les mollets. LGBT, Act Up, le Planning familial ou même les Femen, qui ont donné leur portrait à la Marianne des timbres-poste, sont devenus les principales sources d’inspiration du pouvoir. Tandis que l’affaire Dieudonné montrait l’influence de la LICRA et du CRIF sur le ministre de l’Intérieur.

Selon une récente enquête autocensurée par le Centre de recherches politiques de Sciences Po, mais déterrée par Valeurs actuelles, 50 % des Français souhaitent à leur tête « un homme fort qui n’a pas à se préoccuper du Parlement ni des élections ». La traduction est limpide : un homme à poigne, qui ne soit pas à la merci des intérêts partisans et communautaristes. L’exact opposé de François Hollande.

Évidemment, tout cela fait une écrasante majorité de mécontents. Divisant pour mieux régner, le régime désigne donc à la vindicte médiatique les ennemis à abattre les uns après les autres : La Manif pour tous ? Tous des homophobes ! Les bonnets rouges ? Tous des factieux ! Les fans de Dieudonné ? Tous des antisémites ! Naguère érigée, par une gauche caviar draguant ses votes, en victime d’une société discriminante, la gauche kebab s’est soudain réveillée bourreau.

Tous ces Français, à leur façon, ont été confrontés au même ennemi : le mensonge d’État. Mensonge de lois niant la filiation humaine, niant la complémentarité des sexes, niant la détresse de la femme avortant, niant la dignité humaine. Mensonge d’un discours niant la réalité du chômage, de la surfiscalité ou de la croissance. Mensonge d’une justice politique niant la liberté d’expression.

Et puis, par un Jour de colère, toutes les composantes du peuple ont décidé d’unir leurs forces. Las d’être battus en détails, ceux que la gauche avait toujours montés les uns contre les autres se sont rassemblés spontanément contre ce pouvoir oppresseur, et on a vu des Français de tous horizons se serrer sous le même drapeau, gueuler d’une seule voix la Marseillaise, comme au temps où le pays réunissait dans un même creuset tous ses enfants pour œuvrer à sa libération.

Banlieues et bourgeois, Français de la première et de la onzième heure, ouvriers, artisans, paysans, croyants et athées, républicains et monarchistes, petits patrons à deux pas d’un drapeau de la CGT… Tous se sont retrouvés autour d’un vœu commun : Hollande démission. Il faut remonter à des temps immémoriaux pour trouver trace d’une manifestation demandant expressément le départ du chef de l’État. Au plus fort de Mai 68, la jeunesse bourgeoise et désœuvrée n’aspirait qu’à jouir sans entrave.

Opposants au libéralisme sociétal ou au libéralisme économique, ils ont commencé à prendre conscience qu’ils combattent les deux faces d’un même mal. Que c’est précisément ce libéralisme sociétal, fondé sur l’individualisme, qui offre au marché des proies isolées, des consommateurs égocentrés manipulables à loisir. Et que la mère de toutes les crises est celle des valeurs. Si l’échec économique de François Hollande est patent, l’Histoire retiendra qu’il a incarné l’absence de morale au sommet de l’État.

Nombreux sont ceux qui veulent en finir avec ce président qui a fraudé l’ISF en refusant de déclarer ses revenus avec sa concubine notoire. Avec ce président qui camoufle ses frasques sexuelles derrière le paravent fallacieux de la vie privée, financée à grand renfort d’argent public. Avec ce président qui a jugé bon de préciser, dans un communiqué digne d’un adolescent prépubère, que c’était lui qui avait largué sa copine, et non l’inverse. Avec ce président qui fait tomber des blagounettes de sa bouche incontinente comme autant de marques de mépris pour ceux qui souffrent.

On compare souvent Hollande à Louis XVI réparant ses serrures pendant que le peuple gronde ; écrivant dans son carnet, à la date du 14 juillet 1789 : aujourd’hui, rien 1 ; confondant révolte et révolution. Tout les sépare pourtant : placé sur le trône par naissance, Louis XVI a notamment payé une trop grande compassion pour ses sujets. Hissé par sa vanité à l’Élysée, Hollande n’est au contraire qu’absence d’affect pour le peuple. Il le pourfend et, étonné de le voir se défendre, le traite avec tout l’autoritarisme de ceux qui sont sans autorité.

Notes:

  1. Légende de propagande républicaine. En réalité, c’est sur son journal de chasse que Louis XVI écrivit, à la date du 14 juillet 1789, « rien », comme il le faisait à chaque fois en absence de gibier ou simplement de chasse. Ce journal de chasse fut vendu par Marcel Jeanson en 1987. Il est aujourd’hui aux Archives Nationales.
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1 février 2014 6 01 /02 /février /2014 07:46

Si vous avez des difficultés à afficher ce message, rendez-vous sur cette page.

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Manifestation à Paris

RDV à 13H place de l'Ecole Militaire

Arrivée / Animation à partir de 15H place Denfert Rochereau

+ d'infos : www.lamanifpourtous.fr

 

Manifestation à Lyon

RDV à 14H Place Bellecour

+ d'infos : http://www.lmpt-69.fr 

 

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31 janvier 2014 5 31 /01 /janvier /2014 08:40
Bd Voltaire Philippe Bilger

 

Le 31 janvier 2014

Entretien réalisé par Emmanuelle Duverger.

Les préfets, dans une note confidentielle révélée par Le Canard enchaîné, ont exposé le ras-le-bol de la police qui estime que l’institution judiciaire sabote son travail. Comprenez-vous cette exaspération ?

Je la comprends, même si cette hostilité et cette réclamation ne sont pas nouvelles. Pour n’importe quel citoyen, l’état du pays est morose et le pessimisme que dénoncent les policiers ne fait que refléter un sentiment général de délitement et d’exaspération civique. Bien sûr, on peut s’en prendre à certaines pratiques judiciaires, mais je ne crois pas que les policiers aient raison de focaliser sur les magistrats. Tout simplement car les magistrats eux-mêmes sont insérés dans un tissu de délitement judiciaire et pénal considérable. C’est le grand problème depuis 20 mois : on a, d’une part, une absence de politique pénale véritable (et celle de Christiane Taubira est inexistante) et, d’autre part, des propositions parlementaires extrêmement dangereuses car elles ne visent qu’à favoriser l’État de droit au service des transgresseurs quand on aurait pu espérer que l’État de droit soit aussi perçu comme une arme au service de la majorité honorable.

L’Europe est animée par la même mansuétude humaniste dangereuse et, au fond, la France est sur cette même ligne cohérente et infiniment néfaste. En ce qui concerne le ministre de l’Intérieur, les policiers n’ont pas tort de contester son action puisque, en dépit de sa volonté d’étouffer administrativement Dieudonné – ce qui n’était ni urgent ni capital –, son bilan est très mauvais pour 2013. On ne peut pas dire que Manuel Valls ait réussi pour l’instant à endiguer la montée de la délinquance et de la criminalité… Le couple Valls-Taubira, qui intéresse au premier plan la tranquillité publique et la sécurité de nos concitoyens, est profondément connecté sur ce que j’appellerai une politique d’échec et je dirai même presque plus, de mansuétude idéologique, en dépit d’oppositions apparentes.

Les policiers semblent regretter que les arbitrages soient toujours rendus en faveur du ministre de la Justice qui, selon eux, menace l’équilibre pénal.

Clairement, il n’y a rien à faire avec ce pouvoir. J’espérais beaucoup du président Hollande qui, contre toute logique, continue de donner des gages permanents à un humanisme idéologique et dévastateur. Il ne faut pourtant pas se tromper : derrière l’apparente opposition entre Valls et Taubira existe une profonde connivence entre les deux. Chaque fois que Valls a donné l’impression de s’opposer à Taubira, il rentrait dans la niche ministérielle dès le lendemain et l’aval permanent donné à Taubira par le président de la République n’y a pas été pour rien… Autrement dit, derrière l’apparent antagonisme existe une solidarité fondamentale pour le pire en ce qui concerne l’insécurité et la justice.

Comment expliquer cette politique qui favorise le laxisme ?

Pour la première fois, je suis habité par un pessimisme presque structurel car je constate des tendances lourdes, aussi bien sur le plan européen que sur le plan national, qui vont dans le sens d’un État de droit uniquement au service des transgresseurs. Tout va dans la même direction. Ce qui est dramatique, c’est que toutes les mesures actuellement imposées par l’Europe, comme ce statut de la personne soupçonnée – comme si on n’avait pas assez de mesures dans ce domaine-là –, vont continuer à désarmer la démocratie. On considère qu’au fond, elle ne peut se défendre que si elle se renie. Alors que c’est l’inverse. Au fond, une démocratie a le droit de se défendre et peut le faire sans se renier. On assiste à un mouvement irréversible, inéluctable vers un État de droit européen et national qui est aux antipodes de ce qu’exigerait véritablement une lutte humaine efficace contre l’insécurité et pour la justice. Je suis très pessimiste parce que je ne vois pas, jusqu’en 2017, comment arrêter ce terrible mouvement qui paraît presque inéluctable. C’est en cela que le double acquittement de Jacques Maire 1 pose au sein de cette mansuétude dogmatique une interrogation radicalement différente par rapport au climat dominant. Aujourd’hui, on se demande s’il ne serait pas bon de pouvoir remettre en cause des acquittements qui sont à l’évidence scandaleux car on a découvert a posteriori la preuve absolue de la culpabilité d’une personne. Je sais bien que le pouvoir actuel ne fera rien et ne modifiera pas la loi, mais c’est déjà beaucoup qu’on puisse introduire au sein de ce monde de douceur une pierre lestée de réalité et de vigueur.

Les préfets s’obstinent à faire des notes, pas seulement sur l’insécurité d’ailleurs, mais ils ne sont pas écoutés car le pouvoir n’a besoin d’entendre que ce qui sert sa vision dogmatique et parfois socialiste.

Que pensez-vous de l’attitude de Manuel Valls face à la Manif pour tous de dimanche prochain quand il affiche un objectif de procéder à un maximum d’interpellations ?

C’est une pratique idéologique du ministère de l’Intérieur. C’est très préoccupant de la part d’un Manuel Valls que j’avais pu apprécier lors de la primaire socialiste car il paraissait être habité par une forme de réalisme non dogmatique. Évidemment, aujourd’hui, il a les victoires qu’il peut : Dieudonné et l’étouffement administratif ; la Manif pour tous et tout ce qui vient contredire l’opinion dominante d’un pouvoir. C’est très facile. Dans ce jusqu’auboutisme qu’il affiche pour des sujets qui n’ont rien de fondamental, je vois la preuve décisive de l’échec sur l’essentiel. Quelqu’un qui réussirait profondément sa mission ministérielle n’aurait pas besoin de s’attaquer d’une manière aussi vigoureuse et inégalitaire à certains troubles en en laissant prospérer d’autres. Sur le plan de l’équité républicaine, il y a là quelque chose de profondément choquant. Je suis partisan de la répression de tous les troubles et de tous les désordres, mais en les mettant chacun à leur place.

Notes:

  1. Vingt-sept ans après le meurtre non élucidé de Nelly Haderer à Nancy (Meurthe-et-Moselle), des traces de l’ADN d’un suspect, Jacques Maire, définitivement acquitté en 2008 dans cette affaire, au terme de son troisième procès, ont été retrouvées sur le jean de la victime. Il ne pourra plus être inquiété.
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J'ai plus envie de me croire à Kaboul dans ma ville,

J'ai plus envie de l'incivisme, plus envie de la médiocrité comme religion, plus envie du manque d'ambition comme profession de foi.

J'ai plus envie de relativiser. >>>>