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27 janvier 2014 1 27 /01 /janvier /2014 18:41

  Francetvinfo

Le chômage augmente de 0,3% en décembre, pas d'inversion de la courbe en 2013

Avec 10 200 chômeurs de catégorie A en plus, le mois de décembre n'a pas permis au gouvernement de tenir son pari d'inverser la courbe du chômage d'ici à la fin 2013.

Mis à jour le 27/01/2014 | 18:09 , publié le 27/01/2014 | 17:58

C'était le moment de vérité pour François Hollande. Le chef de l'Etat avait parié sur l'inversion de la courbe du chômage fin 2013, mais les chiffres de Pôle emploi, publiés lundi 27 janvier, lui donnent tort : le nombre de demandeurs d'emploi de catégorie A a augmenté de 0,3% en décembre, avec 10 200 chômeurs supplémentaires. Sur un an, le chômage croît donc de 5,7%. Au total, la France compte 3 303 200 demandeurs d'emploi de catégorie A.

Le nombre de demandeurs d’emploi des catégories B et C, en hausse également, s’établit à 1 594 900. Au total, le nombre de demandeurs d’emploi des catégories A, B et C s’élève à 4 898 100 en France métropolitaine, une hausse de 6% sur un an.

Ces chiffres empêchent donc le chef de l'Etat d'atteindre l'objectif qu'il s'était fixé lors de ses précédents vœux présidentiels, le 31 décembre 2012. Alors que la plupart des prévisions indiquaient le contraire, le président a martelé, pendant une année entière, que l'inversion de la courbe du chômage d'ici à la fin 2013 était possible, comptant notamment sur les emplois aidés.

"Stabiliser ne suffit pas"

L'exécutif avait déjà préparé le terrain avant cette annonce négative, en mettant en avant la "stabilisation" des chiffres du chômage, misant désormais sur 2014 et le "pacte de responsabilité". Depuis la Turquie, quelques heures avant la publication des chiffres de Pôle Emploi, François Hollande a ainsi évoqué les chiffres du chômage : "Stabiliser, c'est ce que nous avons fait, ne suffit pas".

La veille déjà, le ministre du Travail Michel Sapin avait laissé entendre que l'inversion ne serait pas au rendez-vous : "On s'oriente vers une situation (...) de stabilisation, c'est déjà considérable". Il a fait valoir que la hausse du chômage avait néanmoins été endiguée l'an dernier et que le chômage des jeunes reculait "depuis huit mois". "L'année 2013 aura été une année de bataille menée avec efficacité contre la montée du chômage", a assuré le ministre, devançant les critiques de ceux qui vont "gloser".

"L'économie doit prendre le relais de la création d'emplois"

Pour faire face aux critiques, le gouvernement compte désormais sur les entreprises et sur le pacte de responsabilité, chantier pour lequel patronat et syndicats ont été reçus lundi à Matignon, le jour même de la publication des (mauvais) chiffres de Pôle Emploi. Maintenant, "l'économie doit prendre le relais de la création d'emplois" a ainsi indiqué Michel Sapin.

Les prévisionnistes ont déjà tempéré l'espérance gouvernementale pour 2014. Vu la faiblesse de la croissance, l'Unédic pense que cette année, 63 200 demandeurs d'emploi sans activité supplémentaires devraient pousser la porte de Pôle emploi. Selon l'Insee, le taux de chômage devrait continuer à grimper pour atteindre 10,6% dans l'hexagone fin juin.

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27 janvier 2014 1 27 /01 /janvier /2014 08:40

Gabrielle Cluzel

Bd Voltaire

 

Dimanche, de la Bastille aux Invalides, c’était Jour de colère. Alors ils sont tous venus, la carpe et le lapin, de Sarcelles à Versailles, avec leur colère en bandoulière, sous une pluie assortie à leur humeur. 17.000 selon la police, 160.000 selon les organisateurs. Des organisateurs que personne ne connaît. Car aucun parti politique, aucun mouvement d’envergure, ni bonnets rouges ni LMPT, n’a appelé à manifester. Le succès n’en est que plus inattendu, déconcertant, inquiétant… À cette manif un peu foutraque, pas de « tenue correcte », ni de carton d’invitation exigé à l’entrée. On y vient dans son jus, comme on est, avec la pancarte qu’on s’est bricolée sur un coin de table. Suffit d’être en colère. C’est le principe.

Beaucoup de jeunes, énormément de jeunes. Derrière la banderole « lycéens et étudiants en colère », il y a les Hommen. Une trentaine de jeunes gens marchent symboliquement enchaînés par un homme casqué en scooter… Au-dessus de leur pantalon coloré, ils sont torse nu, certains grelottent, mais ils crient pour se tenir chaud. Dans la foule qui marche, les slogans sont souvent drôles, parfois graveleux, actualité oblige. Hasard de manif, des mères de familles cathos marchent derrière un « Pendant que la France part en c… Hollande promène les siennes ». Si vous croyez que ça dérange les petites dames… La respectabilité, le bon goût, l’impression que l’on va faire au 20 h sur les médias de bon aloi, on finit par s’en battre les roupettes, justement. Parce que quoi qu’on fasse, quoi qu’on dise, on aura toujours tout faux. Parce que même en mettant un tutu rose, en faisant les pointes devant la caméra, en ayant l’air jeune, sympa, sexy et ouvert d’esprit, on sera toujours un facho. Parce que quand la maison brûle, on ne fait pas taire le p’tit gars qui crie « au feu » avec vous, sous prétexte qu’il mettrait ses coudes sur la table ou aurait fait une quenelle au lycée.

Car des quenelliers, il y en avait quelques-uns. Et même des quenelliers « de la diversité ». Mais quel était donc le ciment de cette manif bigarrée ? Quel était donc l’improbable point commun entre Renaud Camus, Christine Boutin, des militants LMPT et des aficionados de Dieudonné venus de la banlieue ? La détestation de Hollande, bien sûr… Et surtout une immense soif de liberté d’expression. Quand un jour l’étau se sera desserré – s’il se desserre un jour –, n’ayez crainte, tout ce monde-là se remettra sur la gueule. Mais en attendant, ils partagent leur colère. Hollande, au moins, aura réussi ça. Le « vivre ensemble » pour des populations aux antipodes. La cohésion négative. Aux fenêtres des « beaux quartiers », comme dit Aragon, des électeurs d’Anne Hidalgo leur font parfois des « doigts ». Puis rentrent en fermant soigneusement les rideaux. Comme si cette colère qu’ils méprisent leur faisait vaguement peur.

À l’arrivée, place Vauban, les orateurs n’en sont pas. Mais dans leurs discours, ils déballent leurs tripes… Le chômage, l’exclusion, la famille persécutée, les impôts. La mère de famille succède à l’étudiant, le chômeur au petit patron. Hollande ne veut pas les entendre ? Eux ne veulent plus le voir. Il faut qu’il parte. Démocratiquement. Avec l’énergie un peu folle du désespoir. Car ils croient avoir trouvé la faille, le biais, l’issue de secours : l’article 68 de la Constitution qui permet aux deux Assemblées d’engager la procédure de destitution du président de la République pour « manquement grave ». Et pour convaincre les députés, Béatrice Bourges entame une grève de la faim au Mur pour la Paix, sur le Champ-de-Mars. Jusqu’au départ de Hollande. Portée par la colère de ces milliers de manifestants.

À 18 h, l’ordre de dispersion est lancé. À 18 h 10, les forces de l’ordre bloquent les avenues donnant sur la place et balancent les premiers gaz lacrymogènes. Pour apaiser la colère, sans doute ? Les grands médias, eux, n’ont rien vu, rien entendu. Quelle manif ? Quelle colère ? Préfèrent parler du dîner de gala à Bombay de madame Trierweiler que du jeûne de madame Bourges.

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27 janvier 2014 1 27 /01 /janvier /2014 08:30

Bd Voltaire

Marie delarue

 

Chef-d’œuvre de concision pour indécis pathologique, le communiqué AFP du président de la République annonçant la fin de la Première dame figurera sans aucun doute dans les annales. De psychiatrie et de sociologie, rubriques « moi, surmoi, rupture, vengeance ».

« JE fais savoir que J’AI mis fin à la vie commune que JE partageais avec Valérie Trierweiler. » Signé : François Hollande.

Hollande ou l’ego surdimensionné : Je… Je… Je… Moi président… Moi amant… Moi et tout pour ma gueule, en somme. Les conseillers en communication ont dû en bouffer leur chapeau.

Comment peut-on être aussi mufle ? se demandent toutes les femmes de France, plaquées ou non. Certes, il peut y avoir pire encore dans le registre de la lâcheté et de la goujaterie : la rupture par texto, mais bon… « J’ai mis fin », autrement dit, ramasse ton tablier et tire-toi. Un peu comme la bonniche qu’on vire après l’avoir engrossée : va donc voir ailleurs si j’y suis.

À part l’adjectif qui se rapporte à la vie, il n’y a rien de « commun » dans cette déclaration. Signe d’une personnalité affectivement immature, monsieur le Président semble ignorer l’usage du « nous ». Infirme de l’empathie, il l’ignore dans sa vie privée comme dans sa vie publique. Pas étonnant alors qu’il soit incapable de prendre en compte l’avis de ses concitoyens ou de ses partenaires européens, se dit le Français en songeant à son tiers provisionnel.

Tout individu normalement constitué de se demander alors quel goujat se cache sous ce tas de bonhomie satisfaite, quel butor derrière cette face de ravi de la crèche. Peut-être alors faut-il lire ce communiqué autrement…

Et si pépère, fidèle à sa pâte molle, avait cédé une fois encore aux injonctions de sa furieuse compagne : « Tu me largues, tu assumes. Pas question que je cautionne. »

Acte manqué ou acte assumé, François Hollande a tout fait pour se faire pincer. Semé partout son casque et ses petits cailloux pour qu’on le surprenne en flagrant délit d’adultère. Si l’on en croit le photographe de Closer, ce dernier n’a fait que suivre l’ange gardien de Julie Gayet. Un brave garçon qui, depuis un an (à nos frais ?) veille sur la sécurité de la maîtresse du Président jusque dans la ruelle du lit.

Dans sa vie personnelle comme en politique, François Hollande a tout fait pour que les circonstances décident à sa place. Nul doute alors que Valérie Trierweiler ait âprement négocié sa sortie.

François Mitterrand, grand cavaleur devant l’Éternel, avait la reconnaissance du bas-ventre… On ne va pas tarder à savoir jusqu’où va celle de François Hollande.

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24 janvier 2014 5 24 /01 /janvier /2014 07:52
Bd Voltaire

Georges Michel

    
Le 24 janvier 2014
     

Ce petit billet s’adresse plus particulièrement à mes amis parisiens qui pensent qu’en province, on ne s’amuse pas. Je voudrais leur narrer la visite de notre Tartarin national à Carpentras la semaine dernière. En effet, après avoir chassé, non pas les casquettes mais les quenelles, l’Homme, entouré d’une nuée de porteurs, protégé par plus de policiers qu’il n’en fallait pour protéger le Général au temps du Petit-Clamart, a donc débarqué matinalement dans la capitale du Comtat le 17 janvier dernier. C’est dommage d’avoir raté cela, vraiment. Le maire, socialiste bien propre sur lui, avait mis son plus joli costume d’élève obéissant. Vous pensez, cette visite à deux mois des élections, une véritable aubaine, lui qui semble avoir un pied en dehors de la mairie et l’autre sur une plaque d’égout.

Le prétexte de cette visite – ne riez pas, chers amis Parisiens – était la signature de la convention police nationale-police municipale. Non, non, je ne plaisante pas : un ministre, rien que ça, pour une cérémonie qui aurait pu être présidée par le préfet, voire le sous-préfet. S’il les fait toutes, ces cérémonies, Manu, il peut prendre un abonnement à l’Etap Hotel, économies obligent, et les parapheurs vont s’accumuler sur le bureau Place Beauvau ! Projetons-nous un siècle en arrière et imaginons Clemenceau – son modèle, paraît-il -, imaginons le Tigre, donc, prendre le PLM de nuit pour débarquer dès potron-minet à Carpentras, la moustache en bataille, pour présider à l’ombre des vespasiennes de Topaze la signature d’un protocole entre le chef de la brigade de gendarmerie (moustache en bataille, idem) et le garde champêtre (moustache en bataille, idem). Cela laisse songeur…

En réalité, il s’agissait de venir chasser la « bête immonde ». Qui de mieux, pour cela, que Tartarin ? Eh oui, car la démocratie est en danger dans le Comtat, vous ne le saviez pas. Cette tarasque des temps modernes incarnée par le FN menace de prendre la mairie. Traduisez : les électeurs risquent de ne pas voter comme « il faut », qué malheur !

Après la signature du précieux parchemin, notre Tigrou a parcouru la ville, telle la reine de Saba allant faire son marché : c’est vrai que c’était bien le jour. Il ne manquait plus que les nains, les lévriers et les plumes d’autruche. Évidemment, la fête fut un peu gâchée par des opposants qui, suprême offense, osèrent crier tout haut leur opposition au pouvoir en place. On vit même une jeune fille se faire garroter par des policiers (les images sont facilement trouvables sur le Net). Comme quoi, en province, on n’a rien à vous envier, vous, les Parisiens.

Ah, une dernière chose encore à propos de cette visite. Vous savez, en province et plus particulièrement en Provence, on rit d’un rien, paraît-il. Figurez-vous qu’avec tous ces policiers entourant notre ministre ou chassant l’opposant à travers la vieille ville, un chapardeur a trouvé le moyen de voler la caisse d’un marchand sur le marché.

Allez, « a l’an que ven », comme on dit au pays de Mistral !

PS : cela ne s’invente pas, un mien ami vient de m’apprendre que le voleur à l’étalage a été rattrapé par un affidé de la bête immonde. J’espère qu’il n’aura pas d’ennuis avec la justice (le rattrapeur, pas le rattrapé)…

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23 janvier 2014 4 23 /01 /janvier /2014 23:21

LE MONDE | 23.01.2014 à 11h28 • Mis à jour le 23.01.2014 à 18h32 | Par Laurent Borredon

 

 

On ne se refait pas. Jeudi 23 janvier, quelques instants avant que l'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) ne présente les chiffres des crimes et délits constatés par les policiers et les gendarmes en 2013, Manuel Valls était en Seine-et-Marne, « afin de féliciter les enquêteurs pour le démantèlement d'un important réseau de cambrioleurs ». Un déplacement improvisé par le ministre de l'intérieur mercredi après-midi, pour obtenir quelques séquences pour les télévisions. L'image de l'action, face au mur des résultats.

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23 janvier 2014 4 23 /01 /janvier /2014 14:50

Le Point.fr              

Avant la fin du mois, Manuel Valls présentera un bilan de sa politique d'immigration. Mais le débat est déjà ouvert avec les révélations jeudi matin par Le Figaro de chiffres issus du logiciel de la police aux frontières. Car, selon le quotidien, en matière de lutte contre les sans-papiers, le gouvernement aurait nettement levé le pied par rapport à 2012. "Régularisation en hausse, expulsions en baisse", titre le quotidien qui souligne que les éloignements forcés seraient passés de 1 850 en moyenne chaque mois en 2012, à 1 750 en 2013, soit un écart annuel d'un millier.

Des chiffres que conteste le ministère de l'Intérieur : selon lui, quelque 21 000 étrangers en situation irrégulière ont été visés par un "éloignement contraint" en 2013. "Le chiffre des retours dits contraints en métropole en 2013 sera supérieur au chiffre constaté en 2007, 2008, 2009, 2010, 2011", souligne le communiqué du ministère.

Une bataille de chiffres qui, selon le ministère, tient à la manipulation du cabinet précédent : en 2012, le nombre total des expulsions avait atteint un record de plus de 36 000. Toutefois, ce chiffre englobait les "éloignements contraints" et les "éloignements aidés" essentiellement de Roms roumains et bulgares. "Les statistiques de l'éloignement entre 2008 et 2012 ont été artificiellement gonflées - dans le cadre de la politique du chiffre - notamment par la prise en compte du retour subventionné de ressortissants de l'Union européenne", peut-on lire dans le communiqué.

"Appel d'air" ?

Or, Manuel Valls a fortement réduit les "aides au retour", versées aux étrangers et notamment aux Roms qui acceptent de rentrer dans leur pays, depuis le 1er février 2013. "Ces retours aidés, près de 8 500 en 2012, n'étaient d'aucune efficacité en matière de gestion des flux migratoires" et "incitaient ces ressortissants à venir en France pour bénéficier de cet avantage lucratif, coûteux pour les finances publiques et inédit en Europe", plaide l'Intérieur.

En matière de régularisation de sans-papiers, le ministère ne réagit pas aux affirmations du Figaro qui affirme que 46 000 cartes de séjour ont été distribuées en 2013, soit une hausse de 30 % par rapport à 2012. Selon le député UMP Guillaume Larrivé cité par le quotidien, cette hausse est la traduction directe de la circulaire de Manuel Valls du 28 novembre 2012 qui clarifiait les critères de régularisation. Une circulaire qui, selon lui, aurait créé un "appel d'air". L'Intérieur réplique en mettant en avant que plus de 200 filières d'immigration clandestine ont été démantelées en 2013, soit une hausse de 14 %.

 

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23 janvier 2014 4 23 /01 /janvier /2014 14:44
  

Manuel Valls agace prodigieusement Marine Le Pen. La patronne du FN s'est livrée, jeudi matin sur BFM TV, à une diatribe virulente contre le ministre de l'Intérieur, coupable à ses yeux de deux méfaits majeurs : être impuissant face à la délinquance et mener campagne contre le FN avec les moyens du ministère de l'Intérieur.

"On ne peut pas tout faire, hein ! Aller soutenir les candidats du PS et faire baisser la délinquance", s'est exclamé Mme Le Pen, qui pointe d'abord l'envolée des cambriolages : un "délit" qui entraîne de graves souffrances psychologiques, c'est le viol de l'intimité", a-t-elle déploré. Puis d'accuser la politique de Valls en matière d'immigration et de répression : "L'ouverture totale des frontières en France a entraîné l'arrivée de mafias, de réseaux étrangers (...) Ça fait des années qu'on adapte le nombre de personnes qui sont condamnées au nombre de places de prison", au lieu de faire le contraire.

"Un homme inquiétant"

Mais le pire est à venir aux yeux de Marine Le Pen qui égrène le nom des villes où s'est rendu dernièrement le ministre de l'Intérieur : Forbach (où la tête de liste FN est le vice-président du parti Florian Philippot) Sorgues ou encore Carpentras. Dimanche, le ministre de l'Intérieur sera à Hénin-Beaumont, où un autre ténor du Front, Steeve Briois, se présente et a des chances de l'emporter.

Une ultime provocation pour la présidente du FN qui, questionnée sur le nombre de villes qu'elle espère enlever aux municipales, explose : "Vous savez quoi ? Suivez Valls. Il fait la tournée des villes qu'on va gagner. (...) C'est un scandale !" D'autant que, pointe Marine Le Pen, "il est le ministre des élections et qu'on attendrait de lui de l'"impartialité".

Décidément très remontée, la présidente du FN fait également de Manuel Valls un épouvantail pour les libertés publiques, ce qui de la part du parti d'extrême droite ne manque pas de piquant. "Il veut limiter la liberté sur Internet, sur Twitter, ceci fait de cet homme un adversaire des libertés publiques, un adversaire de la démocratie et un homme éminemment inquiétant", lance la patronne du FN, évoquant notamment l'affaire Dieudonné.

 

 

 

 

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23 janvier 2014 4 23 /01 /janvier /2014 14:27

LONDRES (Reuters) - Le secteur privé de la zone euro a débuté 2014 sur un rythme plus élevé que prévu, avec pour seul point noir la France qui reste en contraction en janvier pour le troisième mois consécutif, selon l'enquête mensuelle de Markit publiée jeudi.

L'indice PMI composite, établi à partir des réponses de milliers d'entreprises de la zone euro et considéré comme un bon baromètre de l'activité, a atteint 53,2 dans sa version préliminaire de janvier contre 52,1 en décembre, dépassant le consensus établi par Reuters qui était de 52,4.

À son plus haut depuis la mi-2011, il s'inscrit ainsi pour le septième mois consécutif au-dessus de la barre de 50 à partir de laquelle il rend compte d'une croissance.

L'indice du secteur des services a progressé à 51,9 contre 51,0, à comparer à un consensus de 51,4, et celui du secteur manufacturier a atteint 53,9, un plus haut de 32 mois, contre 52,7 en décembre - dépassant les estimations des 39 économistes interrogés par Reuters.

"La reprise de l'Eurozone continue de s'intensifier en janvier. La hausse de l'indice PMI permet de miser sur une croissance du PIB de la région de l'ordre de 0,4% à 0,5% au premier trimestre", a déclaré Chris Williamson, chef économiste à Markit.

Une enquête Reuters publiée la semaine dernière donnait une prévision de croissance de 0,2% pour la zone euro sur les trois premiers mois de l'année.

L'ÉCART FRANCE-ALLEMAGNE TOUJOURS PRÉOCCUPANT

Pour autant, les indices préliminaires de Markit montrent que si la croissance accélère en Allemagne, à l'instar des pays dits de la périphérie, l'activité continue de se contracter en France, même à un rythme moindre et plus modéré que prévu.

"Tandis que l'Allemagne mène l'expansion de la zone euro, la France pourrait continuer à freiner la reprise de la région au cours des mois à venir", a noté Chris Williamson.

L'indice PMI composite de la France, repassé en novembre sous la barre de 50, est ressorti à 48,5 en janvier contre 47,3 en décembre. L'indice du secteur des services est remonté à 48,6 contre 47,8, et celui du secteur manufacturier à 48,8 contre 47,0, dépassant dans les deux cas le consensus établi par Reuters.

Pour Chris Williamson, les chefs d'entreprises français restent inquiets pour les mois à venir. "Ils s'inquiètent de la situation politique, du manque de réformes et des moyens par lesquels le gouvernement veut relancer l'économie", a-t-il dit à Reuters.

En Allemagne, l'indice Flash PMI composite a atteint 55,9 contre 55,0 en décembre, marquant un neuvième mois de croissance pour le secteur privé.

L'indice du secteur manufacturier a grimpé à un plus haut depuis mai 2011 de 56,3, contre 54,3 en décembre, alors que l'indice des services n'a que légèrement progressé à 53,6 contre 53,5.

Selon Chris Williamson, ces données laissent espérer une croissance de 0,6% ou 0,7% en Allemagne au premier trimestre, menée par le secteur manufacturier en plein essor.

"La croissance trimestrielle allemande devrait compenser l'état stationnaire de l'économie française", a-t-il relevé.

Même si elle s'intensifie, la reprise dans la zone euro reste fragile, note encore Markit. Les entreprises ont globalement continué de réduire leurs effectifs et les prix de vente ont encore baissé sous l'effet d'une demande toujours faible, alimentant les craintes de pressions déflationnistes.

Un point encourageant en revanche a été les entrées de commandes, en hausse pour le sixième mois d'affilée avec un sous-indice en progression à 52,2, égalant le plus haut de 30 mois atteint en décembre et de bon augure pour l'activité en février.

L'enquête de Markit a été réalisée à partir de données recueillies du 13 au 22 janvier. Les indices définitifs seront publiés le 3 février pour le secteur manufacturier et le 5 février pour les services et le composite.

Véronique Tison pour le service français

 

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23 janvier 2014 4 23 /01 /janvier /2014 08:37


 
Amène la flèche sur le département de ton choix, puis sur la circonscription et enfin sur le canton. Le nom du député s'affiche alors.
Clique sur son nom (il est enregistré par ordre alphabétique), tu verras sa photo et ensuite tu pourras voir son activité à l'Assemblée Nationale.
C'est très intéressant et édifiant ! C'est pas triste pour certains !    
 
Clic ici => http://www.nosdeputes.fr/circonscription

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23 janvier 2014 4 23 /01 /janvier /2014 08:26

Bd Voltaire

Marie Delarue

 

Quatre réunions entre « partenaires sociaux » pour régler le déficit de l’assurance chômage : 40 milliards ou presque à éponger à l’horizon 2017. En quatre fois : 28 janvier, 13 et 27 février, 13 mars. M’étonnerait que ça suffise…

Le déficit de l’UNEDIC est un serpent de mer. Toujours dénoncé, jamais résorbé. Et pour cause : pas question de s’attaquer aux vrais problèmes, c’est-à-dire aux « branches » pourries qui mettent le système en péril.

En effet, à la base d’un régime qui se prétend fondé sur la solidarité, on trouve l’éternelle maladie française : une répartition des charges – ceux qui cotisent – et des profits – ceux qui sont indemnisés – scandaleusement inéquitable.

La dette cumulée du régime atteint actuellement 17,8 milliards d’euros. Si les règles demeurent inchangées, et en se basant sur les prévisions de croissance auxquelles l’ensemble des économistes s’accordent (0,8 % en 2014, puis 1,1 %, 1,4 % et 1,6 % les trois années suivantes), le déficit continuerait à « se creuser de près de 5 milliards par an, pour atteindre 37,8 milliards fin 2017 », lit-on dans Les Échos.

« C’est intenable, la dette deviendrait même supérieure aux recettes », a déclaré Jean-François Pilliard, du MEDEF. À quoi les syndicats répondent que le mirifique « pacte de responsabilité » lancé par François Hollande arrangera cela et même mieux : « Le déficit est conjoncturel, pas structurel. À ce stade, il faut l’assumer collectivement », disent la CFDT et FO. Pour la CGT, dont on connaît les talents à sauver l’emploi : « On fait le pari de la reprise. » Et tous en chœur d’assurer : « Si le MEDEF crée, comme promis, 1 million d’emplois avec le “pacte de responsabilité”, il n’y aura plus de déficit ! » Bref, yaka… vocabulaire de la pensée magique.

« On dirait que je serais votre singe et que j’aurais pondu un œuf », disait mon petit cousin en entrant dans la ronde. Merveilleux imaginaire des enfants qui jouent à « on dirait que tu serais ». Et merveilleux imaginaire des syndicats et des politiques qui feignent de croire que la France vit sous le climat du miracle quotidien, pays béni des Dieux où les déficits se comblent à l’eau de rose.

« Assumer collectivement » : la voilà, la supercherie. Il n’y a rien de collectif là-dedans. Pour faire simple : les CDI banquent pour les autres, particulièrement pour les intérimaires, les précaires et surtout les intermittents du spectacle dont le régime spécifique enfonce depuis dix ans l’UNEDIC (1 milliard de déficit annuel pour cette seule branche). Les chiffres sont parlants. Intermittents : 240 millions de cotisations versées, 1,2 milliard d’allocations perçues. C’est 5 fois plus. Les CDD touchent 3,6 fois plus qu’ils ne versent, les intérimaires 2,5, et les CDI… moitié moins ! Le solde cotisations-allocations des salariés en CDI atteignait, en 2012, + 11 milliards d’euros.

Maintes fois dénoncé par la Cour des comptes, le régime outrageusement privilégié des intermittents (trois mois et demi de travail ouvrent droit à huit mois d’indemnisation) doit absolument être réformé. « Tout indique pourtant qu’il n’en sera rien [...] On est parti pour ne pas y toucher », disent en chœur politiques et syndicats.

Et ce n’est pas la nouvelle Julie du président qui le poussera à prendre de front une profession traditionnellement acquise à la gauche.

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Capture-d-ecran--316-.png 

J'ai plus envie de me croire à Kaboul dans ma ville,

J'ai plus envie de l'incivisme, plus envie de la médiocrité comme religion, plus envie du manque d'ambition comme profession de foi.

J'ai plus envie de relativiser. >>>>